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Accueil du site > Actualités > Economie > Taux d’intérêt de banque centrale si bas - c’est sans précédent (...)

Taux d’intérêt de banque centrale si bas - c’est sans précédent depuis deux siècles

 

Le système financier mondial n’a jamais vraiment surmonté la crise de 2008, et sa survie n’est assurée que parce que l’ensemble des monnaies fiduciaires ont été mises en gage pour l’assurer - un coup d’œil à l’histoire longue des taux d’intérêt de banque centrale suffit pour le découvrir.

Ce système s’avèrera-t-il stable, et qu’en sera-t-il de l’avenir des monnaies fiduciaires qui le garantissent  ? Seul l’avenir le dira, car la situation est véritablement sans précédent historique aucun.

J’ai trouvé matière à réflexion dans ce graphique retraçant l’évolution du taux d’intérêt de base de la Banque d’Angleterre.

JPEG

Taux officiel de la Banque d’Angleterre 1830-2020
Source : Resolution Foundation

Son avantage est de replacer dans la longue durée les évolutions récentes, notamment la crise financière commencée en 2007-2008.

On savait que la politique de "taux d’intérêt zéro" (ZIRP en anglais) – comme d’ailleurs l’"assouplissement quantitatif" (QE) – pratiquée par les principales Banques centrales s’écartait très fortement de l’ordinaire, et de tout ce qui a été classiquement considéré comme la "bonne gestion" d’une monnaie fiduciaire. 

Ce graphique montre à quel point cette politique est sans précédent.

Entre 1830 et 2008, le taux d’intérêt de base de la Banque d’Angleterre n’était jamais descendu en-dessous de 2%. Depuis 2008, il n’a jamais été remonté au-dessus de 2%, ni même de 1%. Pourquoi : parce que si la Banque d’Angleterre, la BCE, la Federal Bank américaine etc. faisaient une telle chose, la bulle de l’endettement mondial public et privé exploserait. Or une telle chose est politiquement impensable. C’est pourquoi ces taux ne seront jamais remontés à des niveaux adéquats à une "bonne gestion".

De deux choses l’une :

1. Soit nous sommes entrés dans une "nouvelle norme" soutenable, un nouveau système monétaire et financier qui est stable en lui-même et peut s’avérer durable dans le plein sens de ce terme – ses seules limites étant physiques la limitation des réserves en énergie fossile et les déséquilibres croissants que nous infligeons à la biosphère. Dans ce nouveau régime, comme le remarquait récemment Paul Jorion dans un entretien avec Le Média, l’endettement importe peu puisque le taux d’intérêt payé sur une obligation (publique ou privée) peut être maintenu aussi bas que nécessaire, au besoin en faisant acheter ces obligations par la banque centrale directement (comme la Federal Bank américaine) ou indirectement (comme la BCE européenne). La seule chose qui importe est bien sûr d’avoir le soutien de la Banque centrale, laquelle décide en dernier recours de qui aura à payer ce taux d’intérêt pratiquement nul, et qui devra payer un taux plus ordinaire – ce qui l’étouffera

2. Soit cette nouvelle norme n’est en réalité pas soutenable. Elle prendra fin à échéance autre que le "long terme", peut-être bien avant le pic des énergies fossiles ou les pires effondrements environnementaux, et puisqu’elle ne peut se terminer que par quelque suite d’événements catastrophiques équivalents à une perte de confiance massive dans les monnaies elles-mêmes, eh bien c’est ainsi qu’elle finira en effet. Si elle continue à durer douze ans après, c’est avant tout à cause de l’énormité de ce qui a été mis en gage de la survie et continuation "tel quel" du système financier mondial. Rien moins que la confiance en les principales monnaies fiduciaires au monde : dollar, euro, yuan, yen, livre, franc suisse, etc. (1)  !

Dans le premier cas, nous sommes face à un système de pouvoir nouveau, qui est aussi centralisé que le défunt pouvoir soviétique, tout en étant aussi inégal que le plus dur des capitalismes. Les nouveaux maîtres du monde, c’est-à-dire les Etats (Etats-Unis, Chine…) et systèmes d’Etats (UE) qui contrôlent l’une des principales monnaies, à la fois centralisent un pouvoir sans guère de précédent sur l’ensemble du système économique et l’utilisent pour maintenir voire renforcer des inégalités aiguës et même croissantes entre les 1% - voire en fait 0,1% - et les autres. Tant qu’ils n’iront pas "trop loin", tant qu’ils se souviendront que comme le dit l’adage "il faut tondre les moutons et non pas les écorcher", leur pouvoir restera sans doute pratiquement inattaquable (2)

Dans le deuxième cas, le système financier mondial est en réalité aussi stable qu’un ballon de baudruche qui gonfle indéfiniment, et la question est ce qui pourrait avancer ou retarder son éclatement. Question ouverte. Une partie de cette question pourrait être de savoir si la baudruche risque de rencontrer le chemin d’une aiguille, par exemple d’un substitut susceptible de "remplacer" les monnaies fiduciaires aux yeux des principaux détenteurs de capitaux – car c’est bien sûr avant tout leur opinion qui compte, non celle du pékin lambda. L’or est la solution classique, c’est une aiguille solide et qui a fait ses preuves. Mais elle est relativement immobile, c’est d’ailleurs un facteur connu puisque son interaction avec les monnaies fiduciaires dure depuis quelques générations déjà. Les monnaies décentralisées de pair à pair - au premier rang desquelles le bitcoin - c’est autre chose : l’aiguille est beaucoup plus petite, sa survie est tout sauf assurée s’agissant d’une tentative si novatrice. Mais elle est rapidement mobile et c’est un facteur très nouveau, dont l’interaction avec les monnaies fiduciaires est encore largement inconnue, et pourrait potentiellement s’avérer dévastatrice, surtout lorsque le système même des monnaies fiduciaires est fragilisé, devant supporter à lui seul le poids de la continuation à l’identique d’un système financier mondial profondément distordu et surchargé de dettes irremboursables.

En l’absence d’une aiguille, qu’elle soit dorée ou crypto, il faut peut-être imaginer que le ballon de baudruche puisse encore gonfler assez longtemps. Même s’il finit bien par exploser au final, et peut-être sans crier gare.

Dans les deux cas, la situation est véritablement sans précédent historique aucun.

 

(1) Ce sont bien les monnaies fiduciaires elles-mêmes qui servent de garantie au système financier mondial. On pourra en juger aux déclarations de Neel Kashkari, président de la Banque fédérale de Minneapolis et ancien responsable du programme de rachat d’actifs "à problèmes" par la Banque centrale américaine en 2008

- Que dites-vous à la personne qui se prépare à prendre ses clés de voiture et à aller retirer 3 000 dollars dans un automate bancaire  ?"

- Vous n’en avez pas besoin. Votre automate bancaire est en sécurité, votre banque est en sécurité, il y a assez de liquide dans le système financier et il y a une quantité infinie de liquide à la Réserve fédérale. Nous ferons quoi que ce soit qui sera nécessaire pour qu’il y ait assez de liquide dans le système bancaire

Notez que, même si le regard de M. Kashkari peut être un peu troublant, surtout quand il prononce les mots "quantité infinie de liquide", il a entièrement raison.

Il est tout à fait exact qu’il y a une quantité infinie de liquide à la Réserve fédérale américaine. Comme dans n’importe quelle autre Banque centrale.

En revanche, seulement environ 190 000 tonnes d’or ont été minées jusqu’ici, et seulement 21 millions de bitcoins seront minés au final.

"Une quantité infinie de liquide"

(2) Si l’option n°1 est vérifiée, c’est-à-dire si le système financier actuel peut se maintenir contre ou à travers les crises financières, alors la question de la stabilité du pouvoir des banques centrales, des Etats qui les contrôlent et de la classe sociale des 0,1% qui en profite est bien celle de savoir s’ils sauront « ne pas exagérer », c’est-à-dire tondre plutôt qu’écorcher. Les révoltes, les révolutions et les autres effondrements sociaux ne surviennent en général que si des gens suffisamment nombreux souffrent suffisamment. Cela peut déplaire, mais historiquement quand la situation est « supportable », que l’on peut se convaincre qu’elle est « normale, en fait » ou que l’on craint qu’elle empire, la résignation est l’attitude la plus commune.


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19 réactions à cet article    


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 3 janvier 12:13

    Nous sommes bien rentrer dans ce que vous décriviez dans le point 1, un super capitalisme et un super communisme combiné et s’appuyant sur un appareil sécuritaire de type fasciste.

    Tout ça pour nous cacher le fait que nous avons atteint le pic pétrolier et que les 75 ans de pseudo-démocratie rendu ludique par l’opulence de la société de consommation touchent à leur fin.

    Le réchauffement climatique, la lutte anti-terroriste et la crise sanitaire ont bon dos, on amplifie de faux problèmes pour camoufler les vrais problèmes et pour justifier le cloisonnement physique et l’emprisonnement psychique au nom des intérêts hors-sol et schizophrénique d’une minorité parasitaire.

    Le point 2 surviendra quand l’imposture et l’irréel seront sur la crète de la roche tarpéienne. 


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 3 janvier 21:44

      @Florian LeBaroudeur Cela fait un certain temps que l’on entend des gens répéterque nous avons atteint le pic pétrolier... 


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 4 janvier 09:47

      @Bernard Mitjavile Ces gens n’avaient pas prévu le pétrole de schiste et bien d’autres développements. C’est à peu près les mêmes qui nous affirment que les températures vont augmenter de 5° d’ici la fin du siècle ou que New York va être inondé (Gore). Peut être pourraient-ils faire preuve d’un peu de modestie dans leurs prévisions mais ce serait trop demander.


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 4 janvier 09:48

      @Bernard Mitjavile Ceci dit, je suis assez d’accord avec le fond de cet article.


    • Hamed 3 janvier 12:52

      Je crois Alexis que vous n’avez pas compris ce qui se passe sur le plan finacier et monétaire mondial. Vous essayez de décrire ce qui se passe avec soit ceci soit cela. En fait il n’y a rien de cela qui joue.

      Bien au contraire, tant la Fed américaine, que la BCE, la BoE et la BoJ tentent tant bien que mal riposter à la nouvelle structure mondiale qui leur st potentiellement négative. Et cela se comprend avec les nouveaux pays émergents, les BRICS dont au centre la Chine qui veut supplanter la 1ère puissance mondiale.

      Si les Etas-Unissont détrnés avant 2030 ou même dans les années 2030, au plus tard en 2040, que se passera-t-il ? Les USA passant en 2ème position ouvrant déjà la brèche pour l’Inde, ce sera le remue-ménage en Occident, ou si vous voulez le grand Bazar occidental.

      La Fed, la BCE, la BoE et la BoJ suivra alors la volonté de la Banque de Chine. Et c’est ça que vous ne comprenez pas. Et on comprend pourquoi les QE vont ensemble avec les taux directeurs nuls pour longtemps qui sont en fait une stratégie de défense pour retarder au maximum cette « échéance fatale ».

      Et on comprend aussi pourquoi il est imposé aux banques des taux négatifs parce qu’ils sont pour beaucoup financiarisés. Par conséquent, ils doivent investir sinon ils payent des droits pour les liquidités que les banques stockent auprès de leurs Banques centrales. 

      Donc, les quantitative easings n’ont pas été un choix depuis la crise financière de 2008, mais une nécessité. Il fallait sauver les système financier et monétaire occidental, mais il n’est pas sauvé pour autant. Il est en survie. Ce qui explique d’ailleurs les problèmes qui se posent aujourd’hui aux États-Unis et en Europe sur les programmes de relance. Trop de discussion et peu de mesures. Des programmes juste pour maintenir les économies occidentales sous perfusion.

      Voilà, je vous ai donné un peu une vision du monde telle qu’elle se joue sur le plan financier mondial. Dons une situation inédite et qui est extrêmement sensible pour l’avenir du monde. Et je vous ajoute même les Banquiers centraux aux USA, Europe, Japon donnent leur langue au chat.

      Lisez les document où Powell ou Draghi éctivent qu’ils évoluent dans une chambre noire. Et ils ont raison, elle est réellement sombre.


      • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 4 janvier 12:11

        @Hamed Il y a une façon beaucoup plus simple et réaliste de voir les choses. Les taux bas ou négatifs sont évidement quelque chose de bizarre. En fait, ils résultent d’une mauvaise gestion économique et financière des pays occidentaux qui dépensent plus qu’ils ne gagnent et donc s’endettent année après année tout en faisant marcher la planche à billet pour pouvoir continuer (BCE comme Fed) pour cacher leur mauvaise gestion ou corruption. C’est une situation à mon avis tout à fait malsaine malgré ce que disent nos dirigeants ou brillants énarques qui ne seraient pas capables de faire tourner une épicerie au fond du Massif central.


      • Bendidon Bendidon 3 janvier 14:55

        Bonjour Mr TOULET gentil votre article mais vous n’avez pas pigé ce qui se joue

        BIENVENUE Chez Mister GLOBAL

        https://youtu.be/Gb9UtHXyXZ0

        Note aux « bouchés » du site cette catherine Austin a une bonne tête de complotiste

        LOL

         smiley smiley smiley 


        • Zolko Zolko 3 janvier 17:22

          Dans le premier cas, nous sommes face à un système de pouvoir nouveau, qui est aussi centralisé que le défunt pouvoir soviétique (...) La seule chose qui importe est bien sûr d’avoir le soutien de la Banque centrale

           

          ben voilà, vous avez tout compris. Nous avons affaire à un nouveau régime politico-économique, centralisé et planifié, basé sur de la propagande grossière. Rien que le nom aurait du vous/nous mettre la puce à l’oreille : Union Européenne, Union Soviétique, Etats Unis d’Amérique, Royaume Uni ...dès qu’il y a le nom « uni » dedans il faut fuir.

           

          Ce sont les états-nations (Russie, Chine ... France ?) qui nous sauveront de cette dictature en marche. Mais ça va prendre environ 5-10 ans.


          • Le421... Résistant Le421 3 janvier 17:32

            Par contre, le prix des carburants...

            Enfin, c’est normal.

            Moins y’a de gens qui roulent, plus il faut augmenter le prix pour que la TIPP rentre !!

            Dans tous les cas, quand le prix du baril augmente, il faut monter le prix du gasoil.

            Pour limiter la consommation et diminuer la pollution, il faut monter le prix du gasoil.

            Pour que les gens passent à l’électrique, il faut monter le prix du gasoil.

            Quand les gens n’en achètent plus, pour que les taxes rentrent, il faut monter...etc.

            Dans tous les cas, il faut monter le prix du gasoil, y compris pour diminuer les odeurs dans les stations.

            Quelque chose me dit que...

            Mais je dois avoir beaucoup d’imagination.


            • Cyril22 3 janvier 20:25

              « seulement environ 190 000 tonnes d’or ont été minées jusqu’ici, et seulement 21 millions de bitcoins seront minés au final »

              Rien à voir entre du métal tangible et des octets virtuels.


              • zygzornifle zygzornifle 4 janvier 07:51

                Et pendant ce temps la majorité des Français s’appauvrissent ..... 


                • Réflexions du Miroir AlLusion 4 janvier 09:28

                  @Alexis,

                   Comme vous le dites au point (1), les Etats bénéficient de l’argent « venu d’ailleurs » au prix le plus bas. Si les taux d’intérêts qui à l’époque, étaient élevés à du 9% voir plus, la situation serait encore plus grave et demanderait encore plus de 4 ans pour se remettre sur pied après cet épisode Covid. Ce système a une tare en ne tient pas compte de ceux qui prêtent et qui espèrent un rendement de leur épargne. Le système déprécie l’argent mais ne tient pas compte de la dépréciation des potentiels matérialistes qu’il donne. « Très chère austérité », un de mes vieux billets que je devrais remettre à jour dans ses prolongements.

                   La planche à billet fonctionne à fond. Et comme tout, ce qui n’est pas rare perd de sa valeur. Si vous voulez dilué vos gains, morcelez vos actions. 

                   La déflation est parfois pire que l’inflation. Les gens n’achètent plus rien. Le Covid a fait apprendre la différence entre « essentiel » et « superflu ». La culture est passée dans le superflu. C’est Internet et le virtuel, les seuls gagnants dans l’époque actuelle. Le Covid a accentué ce problème. La productivité n’a pas diminuée, c’est la rentabilité de faire les choses ou non, qui s’est posée.

                   Les stocks sont énormes malgré les différentes diminutions de prix.

                   On attend les soldes demain pour voir si on va pouvoir les écouler. Les 30% de rabais initiaux sont devenus 50% et cela va encore descendre dans les petits commerces dans l’écrémage. Nous sommes dans un circuit où la mode est essentiel. Il faut avoir du cash pour acheter les nouvelles collections. Qui va se tenir hors de l’eau dans cette vague sinon les plus gros qui n’ont pas qu’un secteur d’activité ? 


                  • Eric F Eric F 4 janvier 17:57

                    @AlLusion
                    « La déflation est parfois pire que l’inflation » ... « On attend les soldes demain pour voir si on va pouvoir les écouler »
                    La multiplication des rabais pourrait constituer une forme de déflation, mais en réalité le prix de départ augmente et la marge davantage encore, par exemple les fringues fabriquées pour 2 euro en Asie sont vendues 10 euros ici.
                    Dans plein de domaines, il y a augmentation de la sophistication pour pousser les prix à la hausse, ainsi le prix des voitures neuves fait la culbute, une Clio se vend désormais au prix de la Mégane il y a peu. Les revenus ne suivent pas, donc soit les consommateurs prennent un crédit (l’endettement augmente, les taux sont faibles mais il faut rembourser le capital), soit les ventes baissent, soit il y a des opérations de bradage avec « effet d’aubaine » qui profite aux uns et dissuade les autres d’acheter pour ne pas se faire avoir. Qui achète désormais sans ristourne ?


                  • Réflexions du Miroir AlLusion 4 janvier 19:25

                    @Eric F,
                     Bien d’accord. Pourquoi en Asie (souvent la Chine), c’est 2 euros et pas plus ?
                     C’est qu’il n’y a(vait) pas les mêmes règles de sécurité pour produire. Je dis a(vait) parce que la Chine n’est plus vraiment l’usine du monde. Elle produit toutes les matières premières essentielles à tous les engins technologiques de ce que nous appelons l’énergie verte. Regardez ce feuilletons qui en parle.
                     Si on devait vendre au même prix, ce serait la bérézina.
                     Il faudrait diminuer les salaires plutôt que les augmenter.
                     Qui achète sans ristourne ?
                     Peu de monde, j’en conviens. Mais quand j’ai besoin de quelque chose, je n’attends pas. J’achète pour combler mon besoin. 
                     Pas de marchand de tapis, chez moi.
                     Il faut du cashflow pour les entreprises si elles veulent investir dans le futur.
                     Faite la comparaison entre une voiture chinoise et une voiture européenne.
                     Constater que malgré la différence de prix, il y a encore beaucoup de voitures européennes qui circulent en Asie. Les voitures allemandes, Mercedes pour ne pas les nommer, ont encore une renommée qui transpire dans les autres pays. Jusque quand ? Bonne question...


                  • Eric F Eric F 5 janvier 09:44

                    @AlLusion
                    La différence du cours de la monnaie est l’une de des données essentielles de la « compétitivité » des pays émergents, en parité de pouvoir d’achat, la différence serait divisée par trois.

                    "malgré la différence de prix, il y a encore beaucoup de voitures européennes qui circulent en Asie. Les voitures allemandes, Mercedes pour ne pas les nommer, ont encore une renommée qui transpire dans les autres pays. Jusque quand ? Bonne question..."

                    Il s’y vend des voitures de haut luxe fabriquées en Europe, mais la plupart de la production des voitures vendues en Chine par les constructeurs européens est faite en Chine :
                    Vollkswagen est le premier producteur en Chine, il y fabrique davantage qu’en Europe,
                    Geely, important groupe chinois, est devenu le plus gros actionnaire de Mercedes (10%) ; Mercedes construit des classes C en chine pour l’Asie ; Mercedes propriétaire de Smart a délocalisé la production de la Smart depuis l’Alsace vers la Chine
                    Quant à la plus luxueuse voiture des constructeurs français, la DS9, elle est fabriquée en Chine et réimportée en France et Europe.


                  • perlseb 4 janvier 18:02

                    Ceux qui manipulent les taux décident des crises. Et les crises ne sont pas une mauvaise chose pour tout le monde si les riches deviennent plus riches.

                    La crise sociale du covid ne fait que commencer. Elle va mettre sur le carreau une part importante de ce qui reste de classe moyenne (commerçants, restaurateurs, industrie du spectacle, tourisme, salles de sport, transports, ...). Mais rassurez-vous, les banques peuvent prêter plus facilement qu’avant (et mettre une épée de Damoclès sur tous ces « perdants »).

                    Manipuler les taux de manière micrométrique permettra d’étaler les faillites et de cuire la grenouille de manière très progressive. Le but est de prendre les biens de ceux qui en ont encore (tout le reste est déjà partagé entre milliardaires) tout en évitant une révolte organisée de pauvres idiots qui décideraient d’unir leur force. Il faut donc au maximum les dissocier, les éloigner les uns des autres, un virus (ou la peur d’un virus), ça serait pas mal.

                    A terme, on sera revenu à l’ancien régime mais avec une technique qui rendra enfin pérenne les inégalités extrêmes : soit en permettant de mieux contrôler la masse des gueux, soit carrément en les éliminant avec des vrais virus ou des faux vaccins. Quand l’intelligence artificielle permettra de se passer de tous les humains, matière grise comprise, vous n’aurez plus besoin (en tant que milliardaire) de cette masse informe qui pollue vos terres.

                    La crise va fortement accroître les tensions au sein de la masse. Il y aura toujours les larbins inconditionnels qui voudront remettre de l’ordre en mettant en place des « nouveaux » chefs encore plus autoritaires (ils seront largement aidés par les milliardaires) et les utopiques de toujours qui ont compris que ce sont nos propres chefs qui nous ont mis dans la m.... et qu’il faut par conséquent apprendre à s’en passer « définitivement ». Une telle lutte pourrait dédouaner les milliardaires de l’effondrement qu’ils nous planifient, mais attention, il faut qu’elle se fasse sans trop polluer. A l’arme blanche, ça serait parfait, sinon, virus et vaccins.


                    • Réflexions du Miroir AlLusion 4 janvier 19:28

                      @perlseb,
                       Si vous vous souvenez, il y a une époque où la parité entre les monnaies étaient fixes.
                       Je ne connais pas pour d’autres monnaies, mais le dollar était à 50FB et ne fluctuait plus. Nixon a changé la donne.
                       Le risque de fluctuation des monnaies dans les échanges internationaux doit dès lors être pris en comte dans le prix de vente.
                        


                    • perlseb 4 janvier 20:06

                      @AlLusion
                      Depuis ce temps (1971), les états-uniens peuvent imprimer autant de dollars qu’ils le veulent avec une dévaluation très faible car elle est supportée par le monde entier. La seule chose, s’assurer avec des canons que le dollar reste la monnaie mondiale (Irak, Libye).
                      Mais avec ce PQ, ils peuvent acheter les cerveaux (intéressés) du monde, les entreprises des autres pays, etc... La monnaie est une vaste escroquerie : certains actionnaires n’ont qu’à attendre 1 mois pour gagner un million, d’autres pourront travailler toute leur vie et ne gagneront jamais cette somme. Tant que les gens aiment l’argent, je ne vois pas pourquoi ceux qui en profitent réellement se priveraient de tondre. Et supprimer l’argent ne veut pas dire revenir au troc : il faut réfléchir à ce qu’est réellement la valeur et ne « rémunérer » que la création de valeur : ce ne sont pas les rentiers qui la créent.


                    • Sinbuck Sinbuck 6 janvier 21:37

                      Belle démonstration du seuil arbitraire des 2% comme toutes décisions capitaliste et financière orientées depuis 200 ans en fait.

                      Maintenant, suite au krack de 2008 et surtout impulsé par la crise sanitaire, il y a une stratégie nouvelle, néo-libérale, qui considère que les taux d’intérêt de la monnaie fiduciaire soit proche de 0 et donc qu’il n’est plus de sens pour le futur puisque les comptes courant eux-mêmes des particuliers sont finalement EXISTANT comme écriture NUMÉRIQUE du solde. En fait, le capitalisme d’Adam Smith nous a conduit à ses limites actuelles, i.e. la décohérence du système économique (monnaie fiduciaire) et du système financier (monnaie numérique, codée, cryptée).

                      En fait je pense que c’est une décision courageuse des BCE pour « casser » le système actuel et le remplacer par une « dématérialisation » complète de l’unité (dollar, euro, yuan, bitcoin...) monétaire. Le futur des quantités monétaires échangées au sein du système financier ET du système économique seront NUMÉRIQUE, i.e. des contrats d’échange basés sur la technologie blockchain d’écriture de comptes et de cryptographie des données.

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