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Accueil du site > Actualités > Economie > Travailler moins pour vivre mieux : pour un Nouveau Contrat (...)

Travailler moins pour vivre mieux : pour un Nouveau Contrat Social

Dans la première partie de cet article, on s’était posé la question de ce qu’est le Travail humain, de ce qu’il signifie et de sa fin inéluctable lorsque les machines, « intelligentes » ou non, seront capables de tout faire ou presque à notre place. Dans cette seconde partie, en se basant sur Le Livre noir du libéralisme de Pierre Larrouturou (éd. du Rocher, sept. 2007), on se livre à une critique impitoyable de l’ultralibéralisme (ou du capitalisme financier spéculatif mondialisé, c’est comme vous voulez) et on démontre, programme à l’appui, qu’un autre monde est possible, réaliste et crédible, alternatif à l’altermondialisme illusoire prôné par l’extrême gauche. Comme dans la première partie, pour rester dans un cadre hexagonal, on ne se prive pas de ne pas prendre au sérieux le slogan « Travailler plus pour gagner plus » de notre omniprésident de la droite décomplexée et encore moins de fustiger l’autisme aprogrammatique et électoraliste des éléphants roses du PS, tous courants confondus. Enfin, on joue à se faire peur en évoquant ce qui pourrait se produire dans l’hypothèse (pas du tout d’école) où l’ultralibéralisme mondialisé s’écroulait incessamment sous peu, victime de ses excès et aveuglements court-termistes. Aux armes citoyens ! Sortez vos cheffaillons !

Le Livre noir du libéralisme

Nous n’en sommes pas encore à la fin du Travail, même si celle-ci se rapproche. Voyons donc où nous en sommes ici et maintenant.

Pierre Larrouturou, dans son dernier livre Le Livre noir du libéralisme, préfacé par Michel Rocard (éd. du Rocher 2007) fait un bilan implacable des ravages que le néolibéralisme (y compris celui appliqué par les pseudo-socialistes). Crises boursières, chômage, précarité, Sécurité sociale, retraites, éducation, salaires : tout y passe. C’est accablant.

Pour vous donner une idée du contenu de cet excellent ouvrage passé quasi-inaperçu au milieu de la déferlante de médiocres bouquins socialo-socialistes pro ou anti-Ségolène Royal dont le point commun est l’absence de toute proposition politique constituant une alternative crédible au néolibéralisme, lisez simplement la présentation qui figure sur la 4e de couverture :

"Chiffres à l’appui, Pierre Larrouturou démonte les mécanismes et les dangers du libéralisme : dans tous les pays qui ont mis en place une politique de ce type, États-Unis et Chine compris, la précarité explose, le niveau de vie des salariés diminue, l’accès à la santé est de plus en plus difficile. Et la croissance ne se maintient qu’au prix d’un endettement privé qui atteint un niveau insoutenable. Non seulement le libéralisme n’est pas la panacée, mais il peut, assez vite, nous mener à la catastrophe. ’La crise des années 30 est devant nous’, affirment certains économistes.

Qu’en est-il pour la France ? Sur le chômage et les retraites, l’auteur dénonce les mensonges du bilan affiché par l’UMP. De façon très argumentée, il démasque les impasses et les dangers de la stratégie économique de Nicolas Sarkozy.

Loin des idées répandues par la droite, Larrouturou met en évidence les performances françaises en termes de compétitivité et dessine un nouveau contrat social. Car, si le système économique mondial menace de s’effondrer, il y a urgence à construire une alternative. Si la gauche ne le fait pas, n’est-elle pas complice du système ?

Pierre Larrouturou est entré au PS après le 21 avril 2002. Ce qu’il raconte sur le fonctionnement réel de la rue de Solférino ne fera pas plaisir à tout le monde... Là aussi, l’analyse est sans tabou et pourrait conduire au pessimisme. Mais Larrouturou ne se contente pas de critiquer : il propose des solutions et un véritable plan d’action".

Ce livre est préfacé par Michel Rocard, ex-Premier ministre socialiste : "Pierre Larrouturou exprime le savoir considérable qu’il a accumulé sur l’état de l’économie contemporaine, et c’est déjà très important. Il crie aussi son angoisse. Et je partage cette angoisse".

Pour vous situer Pierre Larrouturou, dès 1993, il a lancé le débat sur la semaine de quatre jours (qui n’a rien à voir avec les pitoyables 35 heures) en compagnie de Gilles de Robien (UDF) ; ses réflexions sur la réduction du temps de travail ont ainsi été à l’origine de la très timide loi Robien : c’est dire s’il n’est pas sectaire. Dès 1999, cet Européen convaincu s’est fait l’avocat d’un véritable traité de l’Europe sociale, pressentant longtemps avant les éléphants roses autistiques de la rue de Solférino que le TCE ne pourrait qu’être rejeté s’il n’était pas sérieusement amendé dans un sens plus social. Bien entendu les hiérarques socialistes ne l’ont pas écouté, avec les conséquences qu’on sait...

La semaine de quatre jours contre les 35 heures

Quelques chiffres français depuis trente ans, pour commencer : "Depuis 1974, le total des heures travaillées (tous secteurs confondus) est passé de 41 milliards d’heures à 36,9 milliards" (source : Insee). Pendant la même période, la population active est passée de 22,3 à 27,2 millions d’individus. Etant donné que l’économie française a produit 76 % de plus avec 10 % de travail en moins, Larrouturou fait ce constat incontestable : "La demande de travail nécessaire à l’économie a baissé de 10 %, mais le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 %. Un écart de 33 % s’est creusé entre l’offre et la demande de travail. [...] Si dans le même temps la durée du travail avait baissé de 33 %, le chômage serait resté à son faible niveau de 1974". Or la durée de travail pour un emploi à temps plein a très peu baissé en trente ans, tandis qu’augmentait sans cesse le nombre d’emplois précaires. Larrouturou en tire les conclusions : "C’est donc un ’partage du travail’ assez sauvage qui s’est mis en place : 4 millions de personnes font 0 heure par semaine (les chômeurs) ; 19 millions travaillent plein pot (parfois trop) ; 4 millions sont à temps partiel (via les CDD ou l’intérim)".

En attendant la fin du Travail et dans une perspective égalitaire, il est évident qu’il faut modifier en profondeur ce partage de l’activité laborieuse. C’est ce que Larrouturou se propose de faire en instaurant la semaine de quatre jours. Pour information, depuis 1993, 400 entreprises (comme par exemple Fleury-Michon ou Mamie Nova) sont déjà passées à quatre jours sans rien perdre en productivité et en embauchant (10 à 15 % de nouveaux CDI à temps complet sans augmentation des coûts de production ni des bas salaires) : ce n’est donc pas une utopie née dans le cerveau embrumé d’un doux rêveur !

L’instauration de cette semaine de quatre jours, il propose de la faire par référendum et en trois temps qu’il a baptisé "4-4-42", le premier "4" correspondant à la semaine de 4 jours à la carte avec activation de systèmes de formation professionnelle si nécessaire ; le 2e "4" désigne la possibilité de prendre 4 années sabatiques au cours de sa vie professionnelle ; enfin, le "42" correspond à 42 années de cotisations pour les plus jeunes (y compris les 4 sabatiques).

Pour que cette mesure soit efficace, il faut repecter un bon timing dans l’ouverture de plusieurs chantiers : celui du financement des créations d’emploi, par exemple, en dispensant du paiement des cotisations chômage, les entreprises qui passeraient à 4 jours en créant un minimum de 10 % de CDI ; et ceux de l’amélioration de la formation, de la lutte contre la précarité en favorisant les regroupements d’employeurs, en développant la polyvalence et en instaurant la Sécurité sociale professionnelle, et enfin en réorganisant le travail "à la carte" afin que cette mesure puisse s’adapter souplement aux diverses branches professionnelles.

Cette semaine de 4 jours à la carte pourrait se décliner selon 9 grandes modalités différentes : 4 jours sur 5 pour la plupart des salariés, ou encore 1 semaine de libre sur 5, 1 week-end de 4 jours toutes les 2 semaines, 4 jours sur 5 1/2 ou 4 jours sur 6 dans la distribution, 4 jours sur 7 dans les hôpitaux ou les transports, 1 mois sur cinq pour les chercheurs ou les informaticiens, 1 an sabatique tous les 5 ans, alternance de semaines de 3 jours et de semaines de 5 jours (pour les routiers par ex.), et... tout ce que l’on veut et peu imaginer et négocier.

Et encore une fois, cette réforme n’a strictement rien à voir avec les 35 heures, lesquelles n’ont été qu’une mesure discriminatoire, inégalitaire, inefficace, bordelique et peu créatrice d’emplois. D’ailleurs, dès 1998, Larrouturou avait dénoncé les 35 heures dans son livre 35 heures, le double piège... sans être entendu par les éléphants roses. En effet, presque tout sépare la semaine de 4 jours des 35 heures. Voici la liste des différences entre les deux en 7 points :

1) les 35 heures ont été imposées arbitrairement, alors que par le référendum 4-4-42, cette loi serait négociée à la carte avec les partenaires sociaux ;

2) la loi des 35 heures a été adoptée sans réel débat alors que le référendum 4-4-42 ferait l’objet d’un débat public ;

3) les 35 heures sont un leurre puisque la durée réelle du travail peut rester à 38 ou 40 heures et plus, alors qu’avec le 4-4-42 la durée réelle doit impérativement passer à 32 heures "à la carte" en moyenne ;

4) dans le cadre des 35 heures, les exonérations fiscales ne sont pas conditionnées à la création d’emplois, alors qu’avec le 4-4-42, les exonérations n’affecteront que les entreprises ayant créé au moins 10 % de CDI nouveaux ;

5) la loi des 35 heures n’intègre pas la question des retraites, alors que le référendum 4-4-42 le fait, permettant ainsi de sortir du couple infernal chômage-retraite ;

6) la loi des 35 heures ne fait aucun lien avec d’autres problèmes de société qu’elle prétend pourtant résoudre, alors qu’avec le référendum 4-4-42, "le même jour aurait lieu un référendum sur la citoyenneté. Des négociations sont engagées en parallèle sur l’accès à la formation, la lutte contre la précarité puis sur l’évolution des rythmes scolaires", etc.

7) le bilan des 35 heures n’a vraiment rien d’enthousiasmant. Cette loi n’a créé qu’environ 350 000 emplois et n’a profité qu’à très peu de travailleurs, alors que la totalité de la réforme 4-4-42 pourrait créer environ 2 millions d’actifs cotisants de plus tout en rééquilibrant profondément les rythmes de vie de l’ensemble des citoyens.

La semaine de 32 heures, c’est donc tout à fait faisable et ça ne coûterait pratiquement rien. Il suffit de le vouloir. Seul un vrai parti social-démocrate authentiquement réformiste et décidé à s’attaquer au chômage, à la précarité et aux inégalités serait capable de faire cette proposition révolutionnaire, mais pas violente ni ennemie de l’économie de marché et de la démocratie. Autant dire que ce n’est pas l’actuel PS comateux. Désespérant... à moins d’un salutaire et rapide sursaut ? Car ce genre de mesure, ça urge.

Les 32 heures, ce n’est pas assez et ce n’est pas une panacée...

Bien entendu, une mesure comme le 4-4-42, dont 68 % des Français sont persuadés qu’elle serait créatrice de très nombreux emplois selon un sondage CSA/La Vie de mai 1997 (alors que 69 % pensaient que les 35 heures ne créeraient que peu ou pas d’emplois), ne saurait suffire à vaincre le chômage et la précarité, étant donné que l’emploi salarié "traditionnel" est inéluctablement voué à s’amenuiser.

C’est la raison pour laquelle Larrouturou adosse cette mesure à 19 autres propositions pour un Nouveau Contrat Social : faire adopter un Traité de l’Europe sociale pour éviter le dumping intra-européen ; réunir un nouveau Bretton Woods pour éviter la grave crise monétaire qui menace ; négocier des montants compensatoires avec la Chine ; activer le Fonds de réserve des retraites pour financer une vraie politique du logement ; mettre en place une vraie politique de l’énergie (isolation, etc.) ; investir dans les énergies renouvelables autant qu’on l’a fait dans le nucléaire ; développer le tourisme, très créateur d’emplois sur tout le territoire ; aider à la création, à la formation et accompagner les créateurs d’entreprises ; exonérer de charges les 2 premiers emplois ; créer un Smal Business Act pour favoriser la croissance des PME ; instaurer un impôt européen sur les bénéfices et/ou une écotaxe ; mener une vraie politique de recherche publique et privée ; imposer des bonus-malus anti-précarité négociés branche par branche ; simplifier réellement le Code du travail et le faire respecter strictement ; sécuriser les chômeurs comme cela se fait au Danemark ; investir dans l’intelligence en créant un Plan Europe-Université ; instituer une école des parents ; abonner chaque enfant à un petit journal dès qu’il est âgé d’un 1 et demi, afin que tous aient accès à l’écriture et à la lecture, et imposer un cahier des charges culturel aux chaînes de télé.

C’est énorme, infaisable pensez-vous ? Pas plus que ce qu’ont réalisé les hommes de bonne volonté, de droite et de gauche, lorsqu’ils ont élaboré et mis en œuvre le programme du Conseil national de la Résistance dans une France ruinée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce qui nous a permis de vivre dans la paix et la prospérité jusqu’à ce que le néolibéralisme décide de tout casser.

C’est donc faisable. Il suffit de le vouloir. Il faut pour cela que de vrais partis de gauche émergent sur les décombres du socialisme européen. En France, il faut que le PS explose ou implose, et qu’un nouveau parti, loin des tiédeurs floues et molles du MoDem, propose le Nouveau Contrat Social de Larrouturou. Chiche ?

Le barrage, les bulles et la bombe chinoise

En attendant la fin définitive du travail (qui est une échéance assez lointaine, mais à laquelle il faudra quand même nous préparer progressivement), il y a urgence à réorganiser nos sociétés malades de l’ultralibéralisme.

Dans Les Echos de janvier 2007, le professeur d’Harvard Jeff Frieden et le prix simili-Nobel d’économie Joseph Stieglitz tiraient la sonnette d’alarme et affirmaient que le niveau d’inégalité des revenus, de précarité de l’emploi et d’endettement public et privé des Etats-Unis (140 % du PIB lors du Krach de 1929, plus de 220 % aujourd’hui, brrr...) n’était plus soutenable et que, vu la mondialisation de l’économie, on pourrait très vite assister à l’effondrement du capitalisme planétaire.

Cette dette est, selon le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria, semblable à un barrage sur lequel une infernale pression s’accumule ; en 2006, il se demandait combien de temps encore ce barrage pourrait tenir avant d’être emporté par les flots de liquidités des capitaux erratiques et des bulles spéculatives des marchés financiers devenus fous.

Selon Les Echos (janvier 2007 toujours), si le barrage s’effondrait, "l’océan de liquidités céderait instantanément la place à un bain de sang" en Extrême-Orient. La bombe à retardement chinoise est en effet bien amorcée, nourrie par toutes les bulles spéculatives possibles sur fond de terribles tensions sociales et de misère paysanne et ouvrière galopante et de course au surarmement. Une grosse récession aux Etats-Unis, premier client de la Chine, ferait exploser cette bombe, et les stratèges géopolitiques estiment que dans ces circonstances, la dictature chinoise fuirait en avant dans un nationalisme anti-Taïwannais belliqueux : "Taïwan jouera au XXIe siècle le rôle qu’a joué l’Alsace-Lorraine en Europe au siècle dernier". Terrifiant. Et une seule cause fondamentale à cela : les ravages de l’ultralibéralisme, du capitalisme financier et spéculatif mondialisé.

En attendant la fin du Travail...

En attendant la fin du travail, il y a du pain sur la planche et de quoi se retrousser les manches citoyennes pour tenter d’éviter ces catastrophes. Cela ne se fera pas sans l’instauration d’un nouvel ordre, d’abord européen, puis mondial, qui devrait ressembler au Nouveau Contrat Social de Larrouturou. Si l’humanité parvient à se tirer d’affaire sans trop de casse économique et écologique, il lui restera à se demander que faire de son temps quand les robots travailleront à sa place. Commencer par réparer les dégâts causés à la Terre par la folie industrielle capitalistique, sans doute. Et puis rêver. Contempler le ciel étoilé et les splendeurs de la nature. Créer des œuvres artistiques. Jouir de l’instant présent. Imaginer d’autres possibles, l’esprit enfin libéré du fardeau torturant du Travail non choisi.

Autre chose que l’inepte "travailler plus pour gagner plus" de Sarkozy.


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128 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 11:24

    @ Tous

    Vous pouvez lire la première partie de cet article ici : Travailler moins pour vivre mieux, du début à la fin du Travail.


    • aurelien aurelien 15 janvier 2008 14:13

      Ci-joint un article à l’époque refusé par le comité omniscient, faussement démocratique et vachement centriste Agora Vox, et posté peu après sur Oulala.net :

      Travailler moins vivre mieux... !

       

       


    • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 12:53

      @ Dom22

      Eh oui, les Anglais ont été parmi les premiers à bien dérouiller lorsque le tsunami néolibéral s’est écrasé sur la planète. Faut dire que Mamie Thatcher n’y allait pas avec le dos de la cuiller quand elle osait publiquement dire : « Society does not exist, only individuals do ». Rien de tel pour bouziller toutes les solidarités. Elle a bien réussi, l’affreuse boutiquière ultralibérale...


      • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 13:42

        @ Dom22

        « Réel clivage entre la droite et la gauche » en France ? Je n’en suis pas si sûr au niveau des appareils politiques. Il n’y a qu’à voir avec quelle facilité Sarko a débauché les « experts en économie » du PS - et parmi eux ceux-là même, comme Besson, qui avaient mitonné le programme de Démagolène Déloyale. Ce qu’il faudrait vraiment, c’est que le PS explose ou implose. Par contre, quand on lit le bouquin de Larrouturou, on se rend compte qu’à la base, oui, il y a énormément de gens de gauche déboussolés par la trahison du PS, et je suis sûr que si le référendum que propose Larrouturou était proposé à nos concitoyens, il obtiendrait sans peine la majorité des voix. Il y a une très grosse attente populaire vis-à-vis de la gauche de gouvernement. Elle est malheureusement aux abonnés absents.


      • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 14:23

        @ Dom22

        Larrouturou a un horrible soupçon : devant la réticence des éléphants roses à élaborer quelque programme réellement que ce soit, il les soupçonne de ne vouloir gagner que les élections locales pour se faire des fromages et laisser à la droite la tâche de faire le « sale boulot » au niveau national. Si c’est pas ça ça y ressemble fortement.

        Bon, pour ne pas désespérer totalement, je copie-colle le dernier paragraphe du bouquin :

        « Au boulot les socialistes » !

        Les statuts sont les statuts. Si nous sommes des milliers à signer l’appel, si nous sommes au moins 5000 à l’intérieur du PS ou 100 000 à l’extérieur, la direction sera obligée de nous écouter ! Et le PS se remettra au travail début 2008.

        S’il vous plaît, ne restez pas spectateurs !.

        Signez tous la pétition pour l’organisation d’un référendum pour les 32 heures hebdomadaires et le Nouveau Contral Social !


      • Gilles Gilles 13 décembre 2007 15:23

        Dom22

        « l’action de sarko sera bénéfique ; il va faire de tels dégats qu’ils en réveillerons l’opinion »

        Oui mais ce qui compte c’est surtout ce qu’en penseras l’opinion, et donc, la façon comment lui seront présentés les résultats. Un Sarko en forme peut très bien arriver à faire passer des vessies pour des lanternes à une majorité de votants. On l’a vu avec les stats sur la délinquance, sur le chômage (que même le BIT renie et donne un chiffre de 0,6% supérieur, en hausse en plus), les contrats libyens et chinois........

        Plus l’effet placebo. A force de dire que tout va mieux, sans contradicteurs (courtisanisés), et bien, on le croit ! Même si pour nous la pilule passe mal, on croit que ça pourrait aller mieux puisque le contexte globale est meilleure. Ya plus qu’à travailler plus !

        D’autant plus, si par miracle la croissance reprend, il aura assez de thune pour acheter la paix sociale, et là il deviendra un dieu...à charge pour son successeur de ce démerder avec ce leg trompeur. Si en plus se sont des socialos qui hérite de la merde, alors là, sûr que le passif leur sera mis sur le dos.

        Mais peut être que les socialos seraient en fin de compte contents d’hériter d’un pays expurgé du social..... on est pas sortis de la mouise

        PS : quand je dis socialo, je fais référence au PS, pas aux vrais socialistes.


      • Gilles Gilles 13 décembre 2007 17:49

        C’est vrai Dom qu’à ce rythme, ce serait de la SF s’il ne se fait pas détester assez vite. D’ailleurs j’entends de plus en plus de gens ayant voté pour lui qui commencent à flipper de ce qu’il fait. Même parmi l’UMP des députés osent le critiquer

        Mais bon, il est capable de changer de stratégie quand le vent tournera salement

        Qu’en au gouvernement fantôme (ou contre gouvernement), à l’image de ce qui se fait chez les British, se serait pas mal en effet et permettrait de montrer que l’opposition à des idées et sait comment les mettre en oeuvre. Mais pour l’instant je vois mal le PS. Ils seraient capables de commencer par s’étriper pour des postes...fantômes. Quant au Modem.....il lui faudrait d’abord recruter


      • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 14:36

        @ Parkway

        Laissons les éléphants et la gazelle se suicider et s’entretuer. La coquille vide du PS n’en sera que plus remplissable.

        En passant et pour rigoler, sur les fils de discussions de ces deux articles, de bonne et même miraculeuse tenue intellectuelle vu les standards d’Agoravox en la matière (à l’exception du pauvre troll Lerma), personne n’a l’idée de plusser ou moinsser les contributions à part un ou deux minables. C’est édifiant pour la décérébration de certains qui n’ont rien d’autre à foutre que de cliquer « + » ou « - » plutôt que d’avancer des arguments.

        Bon, je m’en fous, c’était juste une remarque, c’est si rare les fils de qualité où presque personne n’expose son opinion par des votes positifs et négatifs. Et aussi, et puis merde : tous mes articles ont toujours des scores énormément positifs, rogntudjuuu`...

        C’est nul mais on a les satisfactions narcissiques qu’on peut dans ce monde impitoyablement narcissique et concurrentiel. Là, vous pouvez tous moinsser à donf ce commentaire étatd’âmeux...


      • urza2020 13 décembre 2007 14:07

        Très bon article. Ce plan semble être très bien pensé, il ne manque plus qu’un leader charismatique et pédagogue pour le faire appliquer.

        Continue à écrire d’aussi bon article.

        Et vivement que ca pète. :p


        • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 14:27

          @ urza2020

          Ouais, vivement que ça pète. Côté leader charismatique, je n’en vois pas au PS qui aurait le courage de porter un tel projet. Larrouturou lui-même est un mec trop simple et humble. Mais bon, en signant massivement la [pétition pour un référendum sur le 4-4-42->http://www.nouvellegauche.fr/, l’occasion fera peut-être le larron ?


        • tvargentine.com lerma 13 décembre 2007 14:57

          « Travailleur indépendant dans l’édition, l’écriture et le journalisme »

          Tu travailles 32 h / semaine ?????????????,


          • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 15:14

            @ Lerma

            Je te l’ai déjà dit sur le fil de mon autre article d’aujourd’hui : oui, je suis travailleur indépendant, et alors ? Je suis aussi et entre autre un citoyen concerné par la misère et les inégalités. Moi, je fais ce qui me plaît alors mon temps de travail je m’en fous. Pour la plupart de salariés, c’est autre chose.

            T’es vraiment bouché à l’émeri et vu le temps que tu passes à poster des commentaires débiles sur Agoravox, tu dois travailler nettement moins de 32 heures par semaine, toi...


          • urza2020 13 décembre 2007 15:18

            quel est le rapport ?

            Ce n’est pas parce que quelque chose ne se fait pas en ce moment qu’il ne faut pas le faire.


          • seespan 13 décembre 2007 15:21

            @ marsupilami

            T’as toujours pas repondus a ma question. Qu’as tu fumé pour dire que bush etait mon pote ?


          • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 15:44

            @ Seespan

            J’ai rien fumé et j’ai pas dit ça, et c’est hors-sujet sur ce fil de discussion.


          • JL JL 24 décembre 2007 18:11

            Très bonne réponse à Lerma. En effet, un travailleur indépendant ou un patron travaillent pour eux : ils ne comptent pas leur temps, tout comme une ménagère ou un ’ménager’ ne comptent pas leur peine quand ils s’occupent de leur ménage, des enfants, etc.

            Un salarié travaille, en échange d’un salaire, pour un patron. C’est toute la différence entre les deux, et accessoirement avec l’esclave.

            Quand j’avais 30 ans, on envisageait sérieusement dans un avenir proche, la semaine de 16 heures. La semaine de 32 heures, outre les avantages cités, présente celui de pouvoir travailler 4 jours par semaine : c’est considérable.

            La politique des bas sallaires poursuivie par les libéraux implique que le salarié soit pressé comme un citron, avec pour conséquence le chômage que l’on sait. Si l’on devait payer décemment les chômeurs, il faudrait que les profit(eur)s acceptent d’en financer le coût.

            Or ils refusent, d’où le marasme que l’on sait, et qui ne pourra durer : au Medef, ils sont aussi bêtes que Lerma, mais considérablement plus riches, ce qui fait de ce dernier, un imbécile pitoyable, un pauvre con.


          • JL JL 24 décembre 2007 18:17

            « Il faut travailler pour vivre, et non vivre pour travailler » (l’avare, Molière. Enfin, presque).


          • Gilles Gilles 13 décembre 2007 15:50

            Je suis allé voir le lien de Marsupilami appelant à la création d’une nouvelle gauche. J’y lit en introduction :

            "Appel pour que le PS se mette au travail et qu’il s’ouvre à tous ceux qui veulent construire une Nouvelle donne à gauche... Que nous soyons militants PS ou non, vu l’importance du PS dans le paysage politique français, nous savons qu’il n’y aura pas de sursaut de l’ensemble de la gauche ni de réelle perspective de progrès social, si le PS ne change pas."

            Non mais c’est du guignolage ça ! Pourquoi vouloir s’agripper au PS ? C’est un combat perdu d’avance et ça fait vingt ans qu’on vous le dis.

            Le PS est un parti monopolisé par des oligarques, ou apparatchiks si vous préférez, tous tenant d’une économie capitaliste libéralisée et aucun n’appartenant vraiment à un milieu populaire (cad 80% des français).

            Un parti dont les émanations dirigent l’OMC et le FMI.... et je ne sais pas si vous avez vu, mais lors du passage de Lamy à l’OMC, cette institution se fait toujours plus le chantre de la libéralisation de tous les marchés du monde (pour eux tout peut être un marché) et pro pays du nord.

            Quand les parti type PS étaient majoritaires en Europe, cela n’a pas empêché la dérive ultra libérale de l’UE qui nous oblige à toujours plus libéraliser nos services, brader les entreprises stratégiques pour le « principe illusoire de la concurrence libre et non faussée », ouvrir l’économie aux spéculateurs

            Les élus PS, dans leur majorité, doivent leurs mandats (notez le pluriel) et leur future carrière à.... leur parti qui a pignon sur rue et ait suffisamment ancrés dans l’esprit du peuple, telle une vulgaire pub coca cola.

            Comment croyez vous qu’ils se décideraient à prendre le risque d’appuyer une politique vraiment socialiste alors qu’ils savent très bien qu’ils ont plus de chance de perdurer à leur poste, gagner beaucoup d’argent et de pouvoir dans la continuité ?

            Et Ségolène, l’égérie PS à la mode, si vous la trouvez de gauche, je vous plains. Encenser le Blairisme, insulter les profs en copiant Sarko....franchement elle vous parle comme à des cons car elle sait très bien que son élection elle la devra largement aux cons. En démocratie marchande compter sur l’esprit pour vaincre sur la démagogie est illusoire ; jamais vous ne dépasserez 20% et il faut utiliser les mêmes armes que l’adversaire.

            Pourquoi vouloir confier aux mêmes, que l’on voit partout depuis 20 ans, voir 30 ans, la charge de réformer en profondeur une société qu’ils ont largement contribué à construire ?

            Ne serait-il pas plus logique d’associer les citoyens honnêtes dans leur volonté affichée de réformer, qui représentent la vraie France, qui ne tirent aucun PRIVILEGE du système actuel, ni n’en tirerons du système futur hormis ce que tous gagneront ensembles ?

            Ah oui, mais là on va me dire sale gaucho, trotskiste, anar et j’en passe. Mais moi je vous dis que vous en remettre à la sempiternelle clique d’en haut, qu’il soit UMP ou PS c’est du pareil au même. Mêle si le PS est un tantinet moins pire, ils vont tous les deux dans la même direction


            • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:12

              @ Gilles

              Je comprends ta réaction. Le PS est en état de coma avancé et a trahi la plupart de ses idéaux. Il ne m’inspire absolument aucune confiance et encore moins d’enthousiasme, c’est peu de le dire. Mais que faire d’autre ? Les propositions de l’extrême-gauche sont démagogiques et irréalistes, le Modem est mou, et ce n’est pas la droite qui va se lancer dans ce genre de bouleversement. Y a pour l’instant pas le choix : faut que sa passe ou que ça casse par le PS. C’est ce que propose de faire Larrouturou qui, crois moi, n’est vraiment pas tendre avec les éléphants roses qui le rejettent et le méprisent.


            • Gilles Gilles 13 décembre 2007 17:58

              Effectivement Marsu, je ne vois pas non plus d’alternative pour l’instant

              On ne peut qu’espérer qu’un mouvement émerge, regroupant pourquoi pas des militants PS de gauche et des ex gauche radicale qui acceptent de larguer pour le moment l’idéal révolutionnaire utopique et la contestation systématique pour du pragmatisme.

              Mais pour ça, il faut d’abord larguer le PS, sinon rien ne se fera sans risques. Quant il sera a 10%, je suis sûr qu’une nouvelle force émergera à gauche. La droite du PS ira au Modem (DSK..etc etc) et les vrais de vrais seront surement trés heureux de retrouver les idéaux de gauche.

              En plus, on le voit dans ton site, il n’y a vraiment aucune allégresse à soutenir le PS ; c’est un acte par défaut, du type « voter pour le moins pire ». Donc soyez réalistes, larguez ces nases !

              D’ailleurs, moi qui cherchait en vain un mouvement où militer peut être serais-je convaincu....


            • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 18:13

              @ Gilles

              Le truc de Larrouturou c’est de jouer avec les statuts du PS pour mettre la pression sur les apparatchiks gauche-caviar qui squattent Solférino. Si 5000 militants signent sa pétition pour le 4-4-42, les éléphants roses seront satutairement obligés de débattre de ce programme... Débat qui ferait probablement exploser le PS et permettrait à terme la création d’un vrai parti de gauche réformiste et responsable. Y a peut-être un coup de billard à deux bandes en-dessous de cette initiative. Je ne vois pas d’autre alternative pour le moment. C’est désespérant mais c’est comme ça.

              De toute façon le PS actuel ne survivra pas à 5 ans de Sarkosysme. Le petit Nicolas débauchera tous les « meilleurs » socialos, c’est-à-dire les pires, et bon débarras ! Quant à DSK, il serait effectivement très bien au Moudem.

              Quelle misère...


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 décembre 2007 15:57

              Excellents articles qui dénoncent comme il se doit l’idéologie de la valeur du travail comme fin en soi ; alors que

              1) Le travail dans le contexte du salariat c’est nécessairement l’employabilité et celle-ci est toujours domination (employer = ployer sous le pouvoir d’un employeur). Il n’est libre que lorsqu’’il est libéré de la contrainte du profit, surtout à court terme, comme valeur dominante. Plus un travail (comme transformation de la réalité naturelle et humaine) est vécu comme un loisir dans l’autonomie (ce qui ne veut pas dire indépendance), plus il est libre et gratifiant, donc plus il a de la valeur.

              2) « Travailler pour gagner plus » fait de l’économie le moyen et la fin de la vie et donc réduit nécessairement la vie privée au profit de l’employabilité ou des contraintes captalistiques. C’est un mot d’ordre anti-libéral qui vise à soumettre l’ensemble de vie au seul pouvoir du capital (financier)

              3) Le pouvoir de l’argent ou de la dite loi des marchés, peu ou prou monopolisé par des décideurs anonymes qui échappent à tout contrôle politique devient la forme d’un despotisme contre lequel toute forme de révolte devient inefficace, voire contre-productive, car sans personne pour incarner la domination qu’il exerce .

              Ainsi les propositions que vous reprenez à votre compte, aussi excellentes soient-elles sur la papier, ne disent rien sur les conditions d’une mobilisation nécessairement mondiale contre cette idéologie en vue d’instaurer d’autres règles des échanges économiques visant à revaloriser la travail comme développement des capabilités (A.Sen) de chacun et surtout à élargir, comme l’idée même de liberté l’exige, le vie privée ou autonome par rapport à la vie sous contrainte économique économique , sachant, comme vous le dites, que la part du travail, ne peut que diminuer à l’avenir. Sauf à courir à la catastrophe écologique et humaine d’un productivisme destructeurs des conditions humaines et naturelles de la vie autonome.

              Le travail n’est qu’un moyen de vivre et non une fin : Il faut travailler pour vivre le plus possible hors d’un travail considéré comme un emploi. C’est la seule manière de s’affirmer authentiquement libéral.


              • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:22

                @ Sylvain

                Excellent commentaire. Il est évident qu’il va falloir transformer profondémént l’économie mondiale EN PLUS. Mais je persiste à penser que le libéralisme philosophique abstrait et vertueux auquel tu t’accroches ressemble étrangement au « pur communisme » qui existerait quand même (pour ceux qui croient dans les bienfaits de cette idéologie) bien qu’il ait lamentablement échoué dans les pays où il a gouverné. D’ailleurs les néolibéraux économistes se passent très bien des valeurs morales et éthiques du libéralisme philosophique quand ils ne s’assoient pas carrément dessus au nom du profit et de la domination esclavagiste.

                Il faut empêcher les pollueurs de polluer et les spéculateurs de s’en mettre plein les poches, il faut empêcher les entrepreneurs de créer des marchandises inutiles ou nuisibles, etc. Par la force et par la loi, au nom du bien commun. Ce qui n’est pas très libéral, non ?


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 décembre 2007 16:51

                C’est tout à fait libéral au contraire : le liberté et les droits universels supposent au contraire la loi pour être défendus. C’est la loi qui libère et l’absence de loi qui permet l’oppression des forts sur les faibles comme l’ont très bien dit Rousseau et quelques autres après lui.

                Ceci dit une loi nationale dans un contexte économique et écologique international n’a pas grand sens...C’est pourquoi je ne crois pas trop à un référendum national pour traiter un problème mondial.


              • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 17:20

                @ Sylvain

                On est bien d’accord là-dessus. Mais n’est-ce pas anti-libéral, au sens philosophique, que d’empêcher un entrepreneur de produire des biens inutiles ou nuisibles ? « Entre le riche et le pauvre, entre le puissant et le faible, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère » (Henri Lacordaire).

                Par ailleurs Larrouturou cultive de très nombreux contacts avec les socialistes européens. Et puis il faut bien commencer par un bout, non ?

                Quant aux référendums, je sais ce que tu en penses... Dans le cas de Larrouturou, je pense qu’il a choisi cette option pour essayer de contourner l’inertie programmatique et électoraliste du PS. Ça peut se comprendre.


              • Christophe Christophe 13 décembre 2007 17:43

                @Sylvain Reboul,

                Je rejoins l’avis de Marsupilami ; sa façon d’approcher le libéralisme est aussi celle qui prédomine dans ma pensée. Le libéralisme étant assuré par un ordre social et non par un ordre exclusivement économique, comme certains tentent de nous le faire croire ; prenant en considération que l’aspect économique est englobé dans l’approche sociale. Si la notion de liberté existe, donnant naissance au libéralisme, elle le doit principalement à la volonté d’émancipation des individus dans le contexte social, seule outil permettant d’éviter le conformisme social.

                D’autre part, il faut souligner que l’approche purement économique actuellement appliquée renie l’aspect social et non l’englobe, elle renie donc le libéralisme authentique ; ce qui lui a permis de se hisser à un niveau d’action mondial, alors qu’il n’existe pas de société mondiale.

                Il convient donc à chaque société (nation) de réagir, sinon nous resterons dans cette spirale mondiale qui ne souhaite que la destruction des sociétés, éliminant de fait ce qu’ils appellent les contraintes sociales mais aussi politiques ; renvoyant donc le libéralisme à la loi du plus fort.


              • Gilles Gilles 13 décembre 2007 18:29

                Cet article aura au moins déclenché cet échange des plus enrichissant entre Sylvain, Marsu et Christophe.

                Le libéralisme des origines visait a libérer l’homme du joug, de la domination stérile d’une classe de parasites qui prévalait alors et prétendait amener l’avènement d’un modèle social destiné à faire progresser l’ensemble de la société. Il englobait bien plus que de simples concepts économiques basés sur les marchés et l’argent comme unique étalon de valeur. Même dans Adam Smith, pourtant encensé par nos libéraux actuels, on comprend que la maitrise des moyens de production et de son destin par le travailleur est la condition sine qua non pour que le travailleur sois libre.

                Les concept de ce libéralisme aura été perverti par nos néo-libéraux actuel qui se comportent exactement comme les parasites de l’ancien régime.

                Sinon, je pense comme Sylvain. Même si vos mesures sont pertinentes Marsu, elle ne peuvent être d’actualité que dans un contexte international. Il faudrait au moins que l’Europe aille dans ce sens car la France isolée, soumises qu’elle le veuille ou non aux règles de la concurrence exacerbé entre citoyens des nations risque de se planter, minée par les coups bas des chasseurs de profits et de ceux qui se parent de nationalisme ; un peu comme les aristos de l’ancien régime qui complotèrent avec les ennemis de leur pays adoré contre le pouvoir révolutionnaire du peuple français.


              • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 18:41

                @ Gilles

                C’est évident qu’il faut une coordination des politiques sociales générales pour mener à bien un tel programme. Et il est tout aussi évident qu’il est impossible de le faire mondialement pour l’instant.

                Larrouturou est, me semble-t-il, un pragmatique. Ce qu’il cherche à faire, se situe à la fois dans un cadre français et européen (encore une fois, nombreux contacts avec les authentiques socialistes européens). Si déjà l’Europe arrivait à faire ça, ce serait déjà pas mal... et constituerait un exemple. Encore une fois, il faut bien commencer par un bout, à un moment donné et quelque part. On a pas attendu que toutes les monarchies du monde soient balayées pour le faire en 1789. Et la révolution française a quand même produit des effets mondiaux...


              • Gilles Gilles 14 décembre 2007 06:26

                Eh bien, il va falloir que je lise son bouquin. Tu m’as donné un peu de lecture, merci !


              • Emmanuel W 14 décembre 2007 11:15

                Globalement d’accord avec vous sauf sur un point : vous ne confondriez pas « libéral » avec « libre » ?

                Quels sont pour vous les penseurs « libéraux » qui condamnent le libéralisme économique ?


              • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 11:30

                @ Emmanuel W

                A qui s’adresse ta question ? A Sylvain, à Gilles, à Christophe ou à moi ?


              • Emmanuel W 14 décembre 2007 13:36

                Et bien à qui veut bien répondre parmi vous quatre...


              • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 14:12

                @ Emmanuel W

                Bon, ben je m’y colle en premier.

                « Globalement d’accord avec vous sauf sur un point : vous ne confondriez pas »libéral« avec »libre«  ? ».

                Moi, pas du tout. Seuls les extrémistes du libéralisme philosophico-économique, les libertariens, confondent « liberté » et « libéralisme », la liberté étant pour eux celle d’un renard supposé vertueux et ami des poules dans un poulailler ouvert à tous vents (voir ma citation de Lacordaire dans un post ci-dessus). Le libéralisme philosophique a (pro)posé les conditions de possibilité sociales, morales et éthiques de la liberté individuelle, qui ne peut réellement exister qu’au sein de l’appartenance à une communauté humaine qui permet à l’individu d’advenir à lui-même (sinon, il n’est qu’un « enfant sauvage » sans langage ni socialité. La liberté individuelle n’est possible qu’encadrée par le droit, fruit d’une régulation collective. Dans un système libéral sans droit (donc philosophiquement impensable et absurde), il n’y a pas de liberté sans qu’on trinque... quand on est pas dominant. Par contre, si le droit, expression d’une régulation collective, tempère les excès de la liberté individuelle (l’individualisme), on est dans un système viable et paradoxalement équilibré où il n’est pas de libertés sans contraintes (de libertés individuelles sans contraintes collectives). Concrétement : je suis libre de faire ce que je veux du moment que je n’empêche pas mon voisin de l’être aussi et que les initiatives que je prends du fait de ma liberté individuelle ne nuisent pas à la collectivité. La liberté n’est pas un donné inné, c’est une responsabilité.

                « Quels sont pour vous les penseurs »libéraux« qui condamnent le libéralisme économique ? ».

                A ma connaissance il n’y en a pas, mais je ne suis pas omniscient. Dans la pensée libérale originelle, née dans la lancée des « Lumières », le philosophique, le social, le moral et l’économique étaient indissolublement liés, selon des modalités, des dosages et des hiérarchisations qui variaient selon les penseurs. Et je ne suis pas loin de penser que le mythe autorégulateur et homéostatique de la « main invisible du marché » chère à de nombreux penseurs libéraux soit une survivance des croyances religieuses dans le miraculeux. D’un autre côté, les penseurs libéraux qui prennaient en compte la nécessité de régulations étatiques devaient se sentir plus ou moins orphelins d’une puissance tutélaire assez incompatible avec les libertés individuelles perçues selon une logique binaire d’opposition entre ses élements, alors qu’ils sont aussi complémentaires.

                De toute façon, il n’y a plus aujourd’hui de pensée globale authentiquement libérale et néanmoins humaniste (terrible paradoxe que cet oxymore qui ne devrait pas en être un si l’on en croit Sylvain Reboul !) à part, peut-être, celle de Rawls, très marginale et dont les simili-Nobelisés de l’Economie ultralibéraux qui occupent le devant de la scène en se contrefoutant de toute philosophie morale et politique se soucient comme d’une guigne, occupés qu’ils sont à construire des modéles économétriques abscons d’où l’Homme est absent.


              • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 15:58

                @ Léon

                Argl ! Je me tue à lui dire ça depuis nos interventions mutuelles sur Avoravox, mais le camarade Reboul, retranché dans la Tour d’Ivoire de ses Conceptions Pures, Abstraites, Filousophiques et Idéalistes ne veut rien savoir. C’est pas le rasoir d’Ockham, c’est le rasoir d’occase qui guide le fil de sa pensée hellénistique déconnectée eu réel des esclaves qui la permettent sans qu’il s’en aperçoive dans son arrogante morgue. Il est irrécupérrable. Et en plus ce fat honoraire se croit aurorisé à donner des leçons à tout le monde du haut de ses trois ou quatre pensums rationalistes à la gomme qu’il diffuse sur son blog sermonneur et sur Agoravox ! Misère...


              • Christophe Christophe 14 décembre 2007 16:06

                @Emmanuel W

                Globalement d’accord avec vous sauf sur un point : vous ne confondriez pas « libéral » avec « libre » ?

                Entre le fait d’être libéral et prôner la liberté individuel, il faut avoir le sens des nuances. Parler de liberté individuelle ne consiste pas à atteindre la liberté absolue de chaque individu sachant que les dominants (quel que soit l’outil de valorisation, qu’elle soit physique dans les tribus archaïques ou monétaire de nos jours) pourront contraindre la liberté d’autrui par l’autorité qu’ils ont dans le système de valeur social du moment.

                Il me semble, mais je ne détiens pas LA vérité, que la liberté individuelle ne peut se mesurer que dans un contexte sociale ; en résumé, je reprendrais les propos que j’ai tenu à LOmiG : Le libéral est celui qui met le développement de l’individu au premier plan ; la liberté individuelle ne pouvant s’appliquer que dans un contexte social : l’homme est un animal politique. Il y a donc interaction entre les phénomènes sociaux et le développement de l’individu, il faut trouver un équilibre pour ne céder ni sous le poids du conformisme, ni sous le poids d’une liberté absolue utopique, une illusion en quelque sorte. Un libéral doit avoir tout autant le souci du développement de sa propre liberté mais aussi celle de ceux qui l’entourent.

                Quels sont pour vous les penseurs « libéraux » qui condamnent le libéralisme économique ?

                Je ne connais pas de penseurs qui condamnent le libéralisme économique ; mais certains comme Sfez, voire Appel même Habermas qui insistent sur l’impasse vers laquelle le libéralisme vu sous le prisme exclusif de l’économie, et son pendant le modernisme, nous mène. Il me semble que ce ne soit pas une condamnation du libéralisme économique, mais tenter de le resituer dans son environnement ; à savoir son environnement social. Sur ce point, nous retrouvons quelques lectures intéressantes en anthropologie qui mettent en évidence que les valeurs économiques plus ou moins correspondantes aux notre, dans les tribus étudiés, sont dépendantes de l’ordre social.

                Ce n’est donc pas le libéralisme économique qui est condamnable, mais le fait de lui donner la primauté sur les contextes dans lesquels il s’applique ; que cela soit le contexte social ou même écologique. Les droits et devoirs des Hommes ne sont présents que pour permettre le « vivre ensemble » ; fixer des limites par la loi en évitant de contraindre la liberté d’autrui. La liberté ne peut donc être que relative en fonction de la position sociale du sujet et de l’objet traité sans jamais atteindre l’utopie de l’absolu ni si possible être par trop contraignante.


              • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 16:29

                @ Christophe

                Assez d’accord avec toi, sauf que Rawls me paraît plus préoccupé par l’articulation entre le libéralisme philsophique et son efficience et ses applications économiques. Mais je range quand même ça au niveau de la branlette intectuelle définitisement révolue (comme les pensées des Lumières, inverses-vidéo des pseudo-obscurantismes du Moyen-Age, et pas si lumineuses que ça, au fond. Faut passer à autre chose pour le bien commun, tout cela est obsolète.


              • Emmanuel W 15 décembre 2007 16:43

                Merci pour vos réponses.

                Comme le suggère Michéa (merci Léon), le libéralisme résoud les contradictions engendrées par son droit mécanique —le moins possible emprunt de morale— en passant la main au marché, libre, indéfiniment croissant, à concurrence non faussée, qui s’appuie sur le progrès scientifique et technique, pour le bien de tous. Et c’est cette idéologie qui incarne le projet moderne par excellence à l’oeuvre actuellement sur la planète.

                Si l’on accepte ce rapide portrait de ce paradigme, et que l’on constate les effets mortifères engendrés par ce projet moderne, qui n’envisage les actions communes que dans le cadre de l’entreprise, alors vouloir séparer libéralisme économique et libéralisme philosophique au profit de ce dernier me semble —histoire d’enfoncer le clou déjà bien taper par Marsu— résolument contre-productif politiquement, voir carrément un piège libéral !

                Tout ça pour dire qu’il me semble important d’identifier l’ennemi, et qu’il serait fort dommage que les soit-disants « libéraux philosophes » divergent des autres progressistes, alors que le socle des valeurs est commun, à savoir, en gros et à discuter : plus de liberté individuelle, moins de liberté économique (en volume, en espace), le travail vu comme un moyen et non une fin, l’acceptation de notre dépendance à l’environnement, l’altérité comme source de richesse...etc...

                Après, que cela se fasse sous l’égide de Larrouturou, au vu de l’odeur nauséabonde qui se dégage du PS depuis 24 ans, faut réfléchir...(je n’ai pas encore médité les liens de Marsu).

                J’aimerais aussi vous signaler un politologue qui me semble pertinent : Paul Ariès, qui dirige notamment « le Sarkophage » (dans le dernier en kiosque, on trouve une analyse des liens entre NS et l’extrême droite qui décoiffe).

                Au plaisir et à suivre...


              • Marsupilami Marsupilami 15 décembre 2007 17:12

                @ Emmanuel W

                Et ben on est d’accord. Le libéralisme philosophique abstrait, c’est comme le communisme philosophique abstrait : de bien belles idées abstraites, lesquelles, lorsqu’elles s’incarnent économiquement, provoquent des désastres humains. Les idéalistes abstraits persistent à penser que l’Idée était bonne, même si sa mise en application concrète a complètement foiré.

                Variante iconoclaste et paradoxale : l’ultralibéralisme économiste et économique mondialisé, coupé de ses encombrantes racines philosophiques, voit l’apparition de gigantesques sociétés industrielles monopolistiques. Exactement ce qui s’est passé dans les pays communistes.

                Du coup on a vu naître la génération des faux « pragmatiques » genre Sarko, qui estiment que les idées ne sont plus nécessaires, vu qu’ils n’en n’ont et ne désirent en avoir aucune. C’est là un des grands triomphes de la non-pensée néolibérale : faire croire à coups de propagande massive que rien d’autre n’est possible qu’une adaptation servile au réel qu’elle façonne.

                A part ça j’ai adoré ta faute d’orthographe hyper-signifiante : « le moins possible emprunt de morale ». Le mot juste est « empreint », bien entendu, mais ta faute résume tout avec un comble de réalisme... donc ce n’en est pas une.


              • Fred 13 décembre 2007 16:02

                Une entreprise qui a 11 employés qui effectuent une tache complètement différente travaillant tous aux 35 heures. Demain, ils passent aux 32 heures ; l’entreprise perd 33h de travail hebdomadaire. Vous nous dites ça créé de l’emploi ; il n’y a pas eu de création de richesses supplémentaires car pas plus de contrat et l’entreprise a le même cout. Qui doit embaucher l’entreprise sachant que tous ces employés font un travail différents ? Le travail ne se partage que si il est identique d’une personne à l’autre.

                Depuis 1974 à aujourd’hui, il y a eu aussi une modification de la technologie ; ceci peut expliquer la production supplémentaire. Il a entendu parlé de l’informatique et d’internet M.Larrouturou ?


                • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 18:32

                  @ Fred

                  La réponse se trouve dans l’article et dans le bouquin de Larrouturou. Relis.

                  Par ailleurs je te fais remarquer que mes deux articles traitent de la disparition du travail. Les propositions de Larrouturou ne sont dans cette optique que des mesures d’accompagnement transitoires qui permettraient sans trop de casse de passer d’une société du travail à une société du non-travail. Ça ne s’inscrit pas dans le court terme.


                • tvargentine.com lerma 13 décembre 2007 16:21

                  Pourquoi tu ne t’appliques pas tes 32 heures par semaine puisque tu le revendiques pour les autres qui n’en veulent pas ???????

                  Un indépendant habituellement pour manger doit travailler plus pour gagner plus c’est pour cela que je ne te comprend pas votre article sur les 32h/semaine !

                  Expliquez nous !


                  • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:30

                    @ Lerma

                    T’es vraiment con. Relis les résultats du sondage que je donne : 68 % sont favorables à la semaine de 32 heures et pensent que cela créerait des emplois. Il n’y a quand même pas 68 % de trotskystes au sein de la population française.

                    Quant à mon sort personnel, il n’a encore une fois rien à voir. Je m’exprime en tant que citoyen lambda, et non en tant que représentant des professions indépendantes qui travaillent souvent beaucoup trop (pas moi, étant un piètre consommateur et n’ayant pas de gros besoins ni de goûts de luxe, je travaille juste ce qu’il faut pour vivre, préférant passer le reste du temps à m’instruire, à lire, à me ballader dans la nature, bref tout un tas d’activités non-productives et non-sarkoïdes). Moi j’ai du bol, ce que je fais me passionne et je m’y accomplis. C’est loin d’être le cas pour tout le monde. Et c’est aux autres que je pense.


                  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 14:50

                    @ Parkway

                    C’est parce que je suis un horrible fonctionnaire trotskyste qui ne pense qu’à s’enrichir en ne branlant rien et en suçant le sang des socialo-sarkosystes, t’as encore pas compris ? I am an immense provocateur comme disait Léo Lerma... euh, pardon, Ferré (faut pas tout confondre : quand je vois un Lerma dans la rue, « je change de trottoir », vu que là où il est, « il n’y a plus rien », et que ce rien-là, je m’en tape.

                    WARNING pour le cerveau de Lerma ou ce qu’il en reste : je viens de dire que je suis un horrible fonctionnaire trotskyste et j’ai aussi dit que j’étais un horrible trotskyste et néanmoins travailleur indépendant. Il y a deux erreurs. Sauras-tu les trouver, camarade Lerma ?


                  • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:38

                    @ Ludo

                    Dans la proposition de Larrouturou, il y a toute la souplesse requise (relis mon énumération « à la carte ») pour qu’elle soit applicable dans les hôpitaux, par exemple... à condition d’embaucher du personnel soignant. Un de mes potes est médecin aux Urgences, et je peux te garantir qu’il voudrait bien qu’on embauche, ce que permettraient les 32 heures.

                    Ensuite, il est évident que ça ne peut pas s’appliquer absolument partout, ce serait trop beau. N’empêche que ça vaut le coup d’essayer à grande échelle puisque ça marche là où c’est appliqué.

                    Et puis c’est nettement mieux que l’absence vertigineuse de programme du PS, non ?


                  • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 17:25

                    @ Ludo

                    Les 35 heures ont été un désastre pour les urgentistes parce qu’il n’y a pas eu d’augmentation du nombre de médecins et d’infirmières. Avec la loi 4-4-42 il y aurait des embauches obligatoires. Ce qui ne règlera évidemment pas d’autres problèmes brûlants comme le manque d’infirmières et le très petit nombre de jeunes médecins qui acceptent d’en baver aux urgences. Il n’y a pas de baguette magique, il faut une volonté politique d’ensemble et une action volontaire et cohérente. C’est possible si on le veut.


                  • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 18:52

                    @ Ludo

                    L’éducation, oui, et le réapprentissage de la citoyenneté. Tout cela figure dans les 20 propositions de Larrouturou. Ça ne se fera pas sans mal vu le sale pli individualiste qu’ont pris nos sociétés depuis la déferlante néolibérale. Une des missions de l’éducation devra être de réapprendre le lien social et la nécessité de la solidarité. Ça ne se fera pas en un jour et si on y arrive, il faudra bien une ou deux générations minimum vu l’étendue des dégâts. Mais comme dit l’autre, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre et puis, vu la merde où on est, ça vaut le coup d’être tenté vu que je ne vois aucune autre solution humaniste et partageuse se profiler à l’horizon idéologique.


                  • tvargentine.com lerma 13 décembre 2007 16:35

                    vous dites « je travaille juste ce qu’il faut pour vivre, préférant passer le reste du temps à m’instruire, à lire, à me ballader dans la nature, bref tout un tas d’activités non-productives et non-sarkoïdes). »

                    Je connais beaucoup de travailleurs indépendants qui rigolent en vous lisant car ils pensent que vous n’etes pas un travailleur indépendant !

                    En effet,tout le monde sait que les charges sociales et la durée des journées ne permettent pas de :

                    « je travaille juste ce qu’il faut pour vivre, préférant passer le reste du temps à m’instruire, à lire, à me ballader dans la nature, bref tout un tas d’activités non-productives et non-sarkoïdes). »

                    Vous etes donc un manipulateur en service commandé


                    • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:39

                      @ Lerma

                      J’avoue : je suis un horrible trotskyste. Ça te va ?


                    • nephilim 13 décembre 2007 16:48

                      Rooooo suis d’accord avec Marsu^^ je te +1 avec un grand plaisir.. et souhaite lire d’autres articles aussi interessant que celui ci. cordialement.


                    • urza2020 13 décembre 2007 16:50

                      Lerma tu utilise des methodes pas tres recommandable : désinformé décredibiliser

                      « si tu ne peut attaquer les idées attaque la personne » est un peu ta ligne de conduite ?!


                    • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 16:55

                      @ Tous

                      Ayez pitié de ce pauvre Lerma : il travaille toujours plus du chapeau pour gagner toujours moins de neurones !


                    • Zenobia Zenobia 13 décembre 2007 18:21

                      Et vous lerma, avec tous vos commentaires stupides et obtus, vos louanges récurrentes du système en place, votre sarkolâtrie ridicule, vous êtes un imbécile naturellement où vous le faites exprès ???? Car à ce degré cela se soigne.....


                    • Gilles Gilles 13 décembre 2007 18:41

                      Lerma ne connait rien de toute façon au trotskisme. Pour lui c’est juste une insulte


                    • tvargentine.com lerma 13 décembre 2007 17:43

                      Ce sont vos idées qui ne sont pas logique,car vous prechez les 32h/semaines alors que tous les gens qui se mettent indépendant c’est « travailler plus pour gagner plus ».

                      Il suffit d’aller à la chambre des métiers pour se renseigner !

                      Vous ne répondez pas à la question posée vous répondez par une insulte pour mieux dissimuler votre manipulation

                      Autant je comprend le travailleur salarié d’une société qui revendique 32h/semaine mais quand on a un statut de travailleur indépendant les 35 ou 32 heures/semaines ne sont pas compatible avec une activité professionnelle

                      une fois encore,pour ceux qui voudrait comprendre ,renseignez vous à la chambre des métiers


                      • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 17:50

                        @ Lerma

                        T’es bouché grave à l’émeri. Mon cas personnel n’a aucune importance et je ne réclame rien pour ma pomme. En tout cas toi t’as un sacré temps libre pour écrire des conneries sur tous les fils de discussion d’Agoravox. C’est Sarko himself qui te salarie pour faire sa propagande ? Si c’est le cas, il a encore embauché un « nul » comme il le dit d’à peu près tous ses collaborateurs avec crise de nerfs en prime.


                      • ZEN ZEN 13 décembre 2007 17:58

                        Un lien vers des textes et entretiens de l’auteur, peut-être moins connus :

                        http://www.psinfo.net/entretiens/larrouturou/


                        • Antoine Diederick 13 décembre 2007 19:30

                          Salut Marsu, je vais donc lire ce que tu as commis smiley)


                          • maxim maxim 13 décembre 2007 19:33

                            rebonjour Marsu....

                            et bien pour appliquer ce nouveau contrat social ,il faudrait reprendre toutes les exigences specifiques de toutes les professions,négocier branche par branche ,persuader les syndicats,revoir aussi le système de cotisation urssaf,modifier les calculs des differentes caisses de retraites ,des caisses de congés payés,négocier avec toutes les entreprises ces nouvelles dispositions ,peut être mettre un système de compensation pour la perte d’avantages pour certains ,donner la priorité à une formation professionnelle permanente,peut être revoter une loi à l’assemblée ,bref un gros boulot en perspective ......

                            chez nous également,il y a une grosse lacune en ce qui concerne le sortie des jeunes gens sans diplôme ni qualification professionnelle ,l’éducation nationale et l’université devraient être plus proches du monde du travail qu’ils ne le sont actuellement,tellement il est ancré dans les mentalités que le travail est dévalorisant et source d’exploitation .......

                            en bref,le chantier est vaste !!!!!


                            • Marsupilami Marsupilami 13 décembre 2007 19:48

                              @ Maxim

                              Oui, tout ça... Mais tu remarqueras que le projet de Larrouturou est extrêmement souple dans ses modalités d’applications : dans le cadre du 4-4-42, tout est négociable branche par branche. De toute façon, on a besoin de ce genre de réforme en profondeur pour faire reculer la misère dans des sociétés où l’emploi se fera de plus en plus rare. Un sacré boulot que de s’attaquer à tout ça de front et de manière cohérente !


                            • tvargentine.com lerma 13 décembre 2007 20:41

                              Mais je comprend toujours pas comment un travail indépendant qui est harcelé de charges sociales à les moyens de faire comme vous

                              « je travaille juste ce qu’il faut pour vivre, préférant passer le reste du temps à m’instruire, à lire, à me ballader dans la nature, bref tout un tas d’activités non-productives et non-sarkoïdes). »

                              je confirme que vous ne pouvez pas avoir le statut de travailleur indépendant et les vrais « indép » comprendront


                              • aye 13 décembre 2007 21:26

                                petit problème : l’après guerre nous garantissait une quasi-certitude sur l’avenir.Une certaine bonne foi et une pensée intègre nous donnait confiance.

                                Qu’en est-il aujourd’hui ???

                                Pour beaucoup de monde l’avenir est pavé d’incertitudes.


                                • del Toro Kabyle d’Espagne 13 décembre 2007 21:32

                                  Lerma, tu nous gonfles smiley

                                  Rends-toi utile un peu : ta photo, c’est celle de Fiddler on the Roof, hein ?


                                  • Marc P 13 décembre 2007 21:59

                                    Bonsoir,

                                    juste un petit mot car la lecture des articles m’a achevé après une journée de travail qui plus est à l’écran... je pense qu’on aura fait un progrès considérable lorsque la loi de l’offre et de la demande ne s’appliquera plus au travail et donc au travailleur...

                                    N’a t on pas tendance à oublier que c’est ce processus de marchandiastion de l’activité travail et du travailleur qui a la fois tire les revenus les plus faibles (et d’autres) encore plus vers le bas, force ceux qui ont de la chance d’avoir un emploi (même s’ils s’auto-emploient) à travailler encore davantage d’heures s’ils en ont la force... C’est ce processus qui a besoin d’un chomage élevé et incompressible et en même temps le génère et ’entretien... Heureusement, il y a le SMIC, les conventions collectives etc... J’entendais l’autre jour pourtant que la france avec 17% de personnes au smic est dernier en Europe avec la bulgarie à cause du nbre élevé de smicarts...

                                    Enfin le terme « prolétaire » n’a pas été utilisé au hasard : il désigne étymologiquement celui qui ne fournit comme richesse à la collectivité que ses enfants, c’est à dire qu’il consomme tout ce qu’il produit... Je me demande jusqu’à quel point dans notre inconscient collectif (surtout celui des classes dominantes), nous n’avons pas intériorisé cette idée... Ceux dont le travail est le plus pénible seraient ceux qui produiraient le moins de richesse.. C’est une excroquerie intellectuelle tout simplement...

                                    Quelle est la vraie valeur du travail, comment l’apprécier avec justesse et efficacité sociale et économique ???

                                    N’oublions pas pour finir que Paul Lafargues et sa femmme (la fille de Freud) ont choisi de se suicider comme A. Gorz je crois , les époux Koestler et queques autres... Le matérialisme pose des questions sur lesquelles il convient de s’attarder...

                                    merci Marsu pour votre réflexion constructive et généreuse !

                                    Marc P


                                    • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:59

                                      @ Marc P

                                      Le texte du testament spirituel de Paul Lafargue et de sa femme Lora Marx juste avant leur suicide :

                                      « Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres ».

                                      Les derniers mots de l’auteur du Droit à la paresse étaient tous sauf ceux d’un fainéant...


                                    • Marc P 14 décembre 2007 20:09

                                      Bonsoir Marsu,

                                      Marsu, je ne pense pas que qui que ce soit pense que que Lafargues était un fainéant... il n’y a personne à convaincre ou à persuader de cela...

                                      J’avais entendu la teneur de son « testament »... Evidemment, je n’adhère pas, c’est une conception de la vieillesse que je ne partage pas même si je la respecte...

                                      J’insiste enfin que ce n’est pas la rareté de la qualification ou de la compétence ni le nombre d’années d’études (qu’au demeurant bientôt nous devrons rembourser au moins en partie dès lors que nos moyens le permettront pour rompre la spirale études chères et rémunératrices pour les gens aisés seulement... modèle austr, nz, uk, us je crois aussi...)qui doit déterminer le prix de la prestation professionnelle...

                                      Si on corrigeait cela on avancerait énormément ; non pas que de nombreux revenus faibles augmenteraient largement même si des revenus élevés baisseraient pas mal, mais psychologiquement, cela nous rendrait moins consuméristes, moins matérialistes, moins élitistes et moins sectaires, plus à même de comprendre ce qu’est la vie et de vivre ensemble plus harmonieusement... entre autre en travaillant souvent moins et sans doute également mieux...

                                      Cordialement.

                                      Marc P


                                    • Marsupilami Marsupilami 15 décembre 2007 16:38

                                      @ Marc P

                                      Entièrement d’accord avec toi. Ce matin j’écoutais Marcel Gauchet sur France-Inter. Il y évoquait d’une nécessaire révolution des consciences individuelles pour sortir de la merde où on s’est mis. Il avait l’air un peu gêné aux entournures pour en qualifier la nature, mais il transpirait de ses propos qu’il avait envie de dire le mot « spirituel », si galvaudé par les religions qu’on ne conçoit même plus qu’il puisse avoir une signification humaine et laïque...


                                    • Marc P 15 décembre 2007 23:09

                                      Bonsoir Marsu,

                                      Vous êtes le signe, comme Marcel Gauchet et d’autres, en chair, en os et en esprit que le spirituel est tout à fait associé à l’humain et au laïc.

                                      Le concept de spirituel a selon moi été galvaudé ... certes par les religions, mais également par les « anti-religions ».

                                      Enfin au milieu de toutes leurs errances, erreurs, crimes exactions et petitesses, les religions auront sans doute aussi oeuvré à entretenir, communiquer, cette petite flamme d’humanité ou d’attention à l’égard de ses congénères, se seront aussi parfois comportées dignement, honorablement, humainement, correctement et même de façon exemplaire et singulièrement louable d’un point de vue laïc comme du point de vue ... religieux....

                                      Cordialement.

                                      Marc P


                                    • Marsupilami Marsupilami 16 décembre 2007 14:22

                                      @ Marc P

                                      Effectivement les religions ont longtemps eu une utilité sociale, puisqu’elles ont été les premières à structurer socialement et imaginairement notre être-ensemble. Ce faisant elles ont quand même opéré un véritable hold-up sur la spiritualité « sauvage », ce qui était inévitable puisque si chacun avait vécu son rapport à la transcendance de son côté, en solo, il n’y aurait pas eu de mythes communs, donc pas de socialisation. Même si nous entrons progressivement dans l’ère post-religieuse, je ne crois pas que l’instinct religieux disparaîtra, vu que l’homme n’est pas qu’un être rationnel. La négation de sa part irrationnelle, transcendante, branchée sur l’invisible ou l’inconnaissable et l’une des terribles ombres portées par les Lumières. Il ne faut pas jeter le bébé spirituel avec les eaux usées du bain religieux...

                                      C’est d’ailleurs très intéressant et significatif d’observer que des mecs comme Gauchet ou Debray commence à se pencher sérieusement sur ce phénomène, à une époque, la nôtre, qui voit vasciller ou mourir les grandes idéologies apparues après les Lumières...


                                    • Antoine Diederick 13 décembre 2007 22:13

                                      Pt’ain Lerma est bourré d’idéologies...


                                      • Antoine Diederick 13 décembre 2007 23:34

                                        @ Léon

                                        « Je crains qu’il ne soit pas possible d’analyser le travail indépendamment d’une réflexion sur l’activité économique elle-même. »

                                        oui, c’est un fondement de la question.

                                        La relation de la nécessaire survie est liée premièrement aux moyens de productions, ensuite à la notion de profit.

                                        Mais et paradoxalement dans les sociétés riches comme les nôtres, le projet de survie pourrait bien redevenir le centre des préoccupations de tout un chacun.

                                        Un des postulat de la science économique est que les besoins des hommes sont illimités et que les moyens pour les satisfaires sont limités.

                                        Il m’est souvent apparu qu’il était possible de biaiser cette affirmation en changeant notre façon de voir, surtout au moment de la menace climatique.

                                        Nous verrons bien si nous vivons assez longtemps qu’elle seront les nouvelles réponses aux déséquilibres actuels et mondiaux.


                                      • Antoine Diederick 13 décembre 2007 23:45

                                        @ Léon

                                        « Incontestablement « travailler plus pour gagner plus » est un slogan macro-économiquement, historiquement et philosophiquement imbécile »

                                        Tout à fait, et ce slogan ré-utilisé par la propagande présidentielle est stupide aussi.

                                        D’abord et c’est paradoxal, pour travailler plus il faut en avoir les moyens smiley

                                        I am not kidding.... mais « travailler plus » c’est seulement un slogan.

                                        Mais qu’est ce que donc le travail, qui n’est pas une fin en soi (voir plus haut, le post de Sylvain Reboul) ?


                                      • Antoine Diederick 13 décembre 2007 23:51

                                        « Non, pour moi la vrai question est celle qui est posée par l’économe immatérielle et en particulier celle du savoir et de l’information. Il n’est pas sûr que celle-ci obéisse à ce cycle d’augmentation de la productivité qu’a connu l’économie basée sur la conquête de l’énergie. Ce serait trop long à développer ici . Mais je veux dire qu’une réduction massive du temps de travail ne peut pas être proposée au seul argument qu’il est une torture et qu’il a été une valeur de propagande aussi bien communiste que libérale. »

                                        La conquête de l’énergie a permis l’augmentation de productivité mais aussi de nous affranchir de l’effort physique humain comme énergie. Cela a été une première dans l’histoire humaine.

                                        Et aujourd’hui, cette abondance des moyens énergétiques arrive sans doute à sa fin.....


                                      • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:20

                                        @ Léon

                                        Tu as dans une large mesure raison. Comme le signale l’un des titres de paragraphe de mon article, « les 32 heures, ce n’est pas assez et ce n’est pas la panacée ». C’est un moyen réaliste de partager le travail restant. Les autres propositions du Nouveau Contrat Social vont en grande partie dans le sens de tes propos, même si je les trouve encore trop timides.

                                        Par contre, quand tu écris : « Non, pour moi la vrai question est celle qui est posée par l’économe immatérielle et en particulier celle du savoir et de l’information. Il n’est pas sûr que celle-ci obéisse à ce cycle d’augmentation de la productivité qu’a connu l’économie basée sur la conquête de l’énergie », je crains que tu ne te trompes.

                                        Tout le monde ne peut pas être un acteur de ce genre d’économie, réservée à des spécialistes. Tout le monde ne s’intéresse pas au savoir. L’information ne nourrit qu’une économie parallèle. Et de toute façon cette économie-là n’existe que dans le cadre du machinisme, je dirais même comme une intéressante métastase du machinisme libérateur de la pensée abstraite. Les machines « intelligentes » se chargeront de plus en plus, non seulement de la production d’objets matériels, mais aussi des formes les plus simples du savoir et de l’information, les formes les plus complexes, et donc les plus imaginatives et créatrices, restant l’apanage d’une élite intellectuelle comme cela a toujours été depuis que les sociétés humaines se sont structurées autour de savoirs collectifs, scientifiques ou non. Cela ne changera donc strictement rien au chômage de masse. La majorité des êtres humains, qui ne s’intéresse ni au savoir, ni à l’information, a quand même le droit de vivre dignement.

                                        Il n’y a pas de solution-miracle. Nous sommes face à des défis immenses et nous ne pouvons que tâtonner dans l’inconnu pour forger de nouvelles manières de vivre ensemble en restant humains et solidaires dans cet univers machinique que nous avons créé.


                                      • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 16:59

                                        @ Léon

                                        Franchement, ce que tu dis ne me dit pas grand chose. Peut-être parce que j’ai entre autre travaillé aux 3/8 en usine. Peut-être parce que j’ai pas mal et longuement voyagé. Peut-être parce que j’ai été fonctionnaire et que j’ai cessé de l’être parce que c’était pas mon truc. Peut-être parce que je trace un sinnon professionnel en étant pas salarié mais néanmoins de gauche. Peut-être parce que des fois j’ai été dominant et d’autres fois dominé dans le jeu social... Et peut-être d’autres choses encore.

                                        Désolé Léon, je connais expérimentalement pas mal de conditions sociales. Je sais concrètement ce que c’est d’être du bon côté du manche et de l’autre, et je ne me fais guère d’illusions. Mon humanisme de gauche n’en est que plus réaliste et persévérant. On commence par un bout, et on voit ce qu’on peut faire de mieux...


                                      • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 19:01

                                        @ Léon

                                        Bon, on est d’accord sur le fond. That’s all, on est pas rue de Solférino !


                                      • ka 13 décembre 2007 23:05

                                        @ Marsu

                                        C’est toujours la même chose on pense qu’aux jeunes ! Et qu’est-ce qu’on fait des adeptes du « travailler plus longtemps » ? Parce qu’il y a des retraités qui une fois arrivés à la retraite se font chier et perdent tous leurs repères. Le travail c’était toute leur vie et la retraite c’est un peu comme une petite mort avant la vraie. Personne ne pense à eux. Que va faire Johnny quand il aura pris sa retraite (prévue pour ses 70 ans mais c’est pas sûr) ? Je l’imagine mal passer ses journées à pêcher ou à lire. Si Sarkozy pense qu’on doit laisser ceux qui le souhaitent travailler plus pour gagner plus on devrait pouvoir laisser les petits vieux qui le veulent travailler plus longtemps pour pas se faire chier (bénévolement ce serait tout bénéf).


                                        • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:39

                                          @ Ka

                                          Tu as raison de poser la question de ce temps libre libéré de la servitude et de l’habitude du travail que constitue la retraite. Toute proportion gardée, on peut comparer le passage de l’activité professionnelle au temps de la retraite chez un individu à celui de l’âge du travail salarié industriel à celui de la fin du travail pour l’humanité.

                                          Ce que tu dis est très vrai pour la majorité des retraités. Après une longue vie de labeur souvent ingrat, mais où le travail constituait, indépendemment de sa fonction vitale (nourriture, logement), le principal lieu de socialisation (avec la famille), la plupart des retraités vivent leur cessation d’activité professionnelle comme un grand vide, un désœuvrement, un quasi-bannissement de la société avec le sentiment de devenir soudains inutiles. Il en sera de même pour l’humanité quand les machines auront remplacé la plupart des travailleurs. Il y aura un très grand désarroi social et spirituel. C’est pourquoi il faut très vite en finir avec la sacralisation de la valeur Travail et réapprendre, par l’éducation et la politique au sens noble de ce terme, que l’Homme n’est pas qu’une bête de somme.

                                          Comme tu dis, la plupart des retraités, hyperconditionnés par une vie de labeur dont ils tiraient l’essentiel du sens de leur vie, ont envie de continuer à faire quelque chose pour remplir ce vide existentiel auquel ils sont confrontés. D’une manière plus générale, l’homme ne peut pas vivre sans agir et interagir avec son environnement. Il lui faudra apprendre à découpler activité et travail, qui sont encore aujourd’hui confondues, et, comme tu le dis, être par exemple capable de se rendre utile à la collectivité en se consacrant à des activités bénévoles non salariées.

                                          Mine de rien, la fin du travail provoquera une vraie révolution spirituelle...


                                        • Antoine Diederick 13 décembre 2007 23:13

                                          Bonsoir Marsu, le seul français d’Avox qui pourrait être belge smiley)

                                          J’ai lu. Je ne suis pas trop preneur de ce genre de livre qui me fait souvent penser aux utopistes.

                                          Je suis convaincu que nous sommes à l’aube d’un important changement de société et sans être devin, je pense qu’il faut le souhaiter. Mais comment cela va-t-il se produire ?

                                          Je pense que la vraie rupture, pas celle de Sarko, qui est un effet de discours électoral, arrivera et qu’elle se fera comme est la nature mme de la rupture : « Nous y serons forcés, non pas parce que nous l’aurons voulue ou organisée, mais parce qu’elle s’imposera par nécessité ».

                                          En connaître sa nature est bien ardu pour celui qui se lancerait dans cette supputation.

                                          Que le capitalisme ou le néo-libéralisme économique qui n’est pas tout l’esprit libéral connaisse un revers historique, je le pense bien aussi.

                                          En tout cas, je suis bien ton souci ; plutôt que de subir, pensons ensemble ce qui pourrait être ce changement.

                                          Du renouveau du socialisme ? Je pense que le socialisme économique pendant du capitalisme et de la mise en place des forces de production dociles sont finies.

                                          Je pense plutôt au renouveau des nouvelles solidarités qui n’auront pas forcement comme objectifs unique le travail...

                                          Cordialement, Antoine.


                                          • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:46

                                            @ Antoine

                                            Merci pour ton brevet de belgitude. Je me sens si peu nationaliste que ces temps-ci, l’envie de prendre la spectrale, surréaliste et improbable nationalité belge en plein délitement me titille. C’est le moment où jamais.

                                            Le socialisme à la papa c’est fini, c’est évident, vu qu’il n’était qu’un accompagnateur social du capitalisme industriel et du travail salarié productiviste. Ce qui ne change au rien qu’il faut restaurer les solidarités collectives et l’art du bien-vivre ensemble tout en combattant la misère. Un nouveau socialisme est à créer, qui a toujours les mêmes objectifs.


                                          • bernard29 candidat 007 14 décembre 2007 00:31

                                            articles trés intéressants ; j’aime bien Larrouturou. j’ai signé la pétition, réflexe conditionné, mais ce PS ne me semble pas apte à provoquer une telle rénovation. le débat est déjà parti sur les candidats à la présidentielle de 2012. En attendant le PS n’aura que l’objectif de garder ses fiefs locaux et régionaux et la politicaillerie est trés important dans ce but. En plus on sait la lenteur des évolutions du corps électoral et la force des pesanteurs politiques qui font que le premier principe politique n’est pas d’avoir des idées mais de montrer que l’on est le vote utile dans « la binarité » médiatique. Enfin, comme vous dites, il faut tout tenter.


                                            • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:50

                                              @ Candidat007

                                              Le PS n’est évidemment plus qu’une machine électoraliste sans programme ni projet, continuant à courir après des pouvoirs locaux comme une oie à qui l’on a coupé la tête. Mais vu que c’est une coquille vide, il ne reste plus qu’à essayer de la remplir sournoisement en faisant de l’entrisme trotskyste (ça, c’est pour faire plaisir au camarade Lerma). Il n’y a rien à perdre...


                                            • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 09:54

                                              @ Ægidius Rex

                                              C’est une position réaliste-cynique, cioranesque, qui se tient. Mais comme disait Lacan dans un de ses rares moments de lucidité : « l’amour c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui ne vous demande rien ». Parfois, ce qu’on n’a pas est un trésor caché.


                                            • alberto alberto 14 décembre 2007 11:20

                                              Salut, Marsu :

                                              J’arrive un peu tard sur ton article en deux épisodes : une semaine un peu agitée...

                                              Simplement ce petit commentaire pour te dire qu’en gros je suis assez d’accord avec ton raisonnement sauf que le passage obligé par la case PS me semble assez aléatoire ! (Un pont de singe rafistolé par la bande à Bayrou ?)

                                              Ce qui est marrant, c’est que beaucoup plus de gens qu’on ne le pense (y compris dans les milieux dits de l’hyper libéralisme) semblent s’interroger sur la vanité de la course au « toujours plus de fric » quand ils se rendent compte que la fin du parcours consistera à tapisser leurs cercueils avec des bons du trésor...

                                              Bon ceci dit il ne faut pas se décourager, malgré la montagne de pain (dont nous sommes le levain ?) qui nous attend sur la planche...

                                              Bien à toi.


                                              • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 11:42

                                                @ Alberto

                                                « Ce qui est marrant, c’est que beaucoup plus de gens qu’on ne le pense (y compris dans les milieux dits de l’hyper libéralisme) semblent s’interroger sur la vanité de la course au »toujours plus de fric« quand ils se rendent compte que la fin du parcours consistera à tapisser leurs cercueils avec des bons du trésor »...

                                                Tu ne crois pas si bien dire... Dans son bouquin, Larrouturou cite abondamment des sources d’économistes « de droite » qui angoissent sérieusement en constatant que la prophétie de Marx est en train de se réaliser et que le capitalisme est en train de se suicider par le jeu de ses propres contradictions. Pour la deuxième fois depuis le 11/09)2001, les Banques Centrales viennent d’essayer de coordonner leurs actions pour essayer d’éteindre le feu des subprimes. Ça a été si efficace que les Bourses ont immédiatement plongé. Ce matin sur France-Inter, l’inénarrable Jean-Marc Sylvestre en bafouillait et ressemblait à un lapin au milieu de la route regardant, hypnotisé, le phares de la bagnole qui lui fonce dessus et qui lui fera un peu plus qu’une Petite douleur à l’épaule gauche...

                                                En ce qui concerne l’état du PS, voir mes réponses à d’autres commentaires.


                                              • geko 14 décembre 2007 11:22

                                                @Marsupilami Voilà un programme qui a de l’avenir pour l’humanité ! je courre acheter le bouquin ! Marsu pourquoi souhaites tu absolument passer par le PS pour initier un mouvement. Franchement le PS c’est de la daube : A voir encore les comportements de ségolène qui fait tout sauf de la politique, il n’y a rien à attendre de bon de ces opportunistes carrièriste !

                                                Es tu lucide qu’avec de telles idées tu vas te mettre à dos les oligarques ?


                                                • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 11:48

                                                  @ Geko

                                                  C’est un très beau cadeau de Noël que tu vas te faire là vu que le néolibéralisme commence à sentir le sapin et nous fout tellement les boules qu’on a envie de l’enguirlander avant de le foutre à la poubelle de l’Histoire après les fêtes-burps.

                                                  Pour le PS relis mes réponses aux commentaires. Ce n’est pour l’instant que par lui qu’un tel programme, ça passe ou ça casse. Je n’ai aucune illusion sur les éléphants roses. Il faut une sérieuse pression de la base de gauche et que le PS dans son état actuel implose ou explose. On en est pas loin.


                                                • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 14:18

                                                  @ Parkway

                                                  Yes, man. Tu vois bien que je suis pour une gauche humaniste mais pas mollassonne, capable de distribuer des coups de pompe dans le cul aux affreux profiteurs capitalistes ! Mais de là à verser dans la « dictature du prolétariat », ça jamais. Aucune dictature, point barre, mais de puissantes incitations légales pour empêcher les nuisibles de nuir, y compris par la force, je suis pour !


                                                • vigie 14 décembre 2007 14:45

                                                  voila qui va emmener de l’eau au moulin marsupulanien smiley

                                                  Travailler plus ne permet pas de gagner plus

                                                  Le slogan « travailler plus pour gagner plus » a fait le succès électoral de Nicolas Sarkozy. Il structure désormais son action, notamment avec la loi sut les heures supplémentaires entrée en vigueur le mois dernier. Quelle est sa validité ? Que se passe-t-il dans les pays où l’on travaille effectivement plus qu’en France ? Les données de l’OCDE, le club des pays riches, concernant ses 28 pays membres livrent quelques éléments de réponse.

                                                  La richesse créée dans un pays dépend à la fois de la qualité et de la quantité de travail qu’il mobilise. C’est la productivité horaire, c’est-à-dire la richesse produite, en moyenne, en une heure de travail, qui permet le mieux de mesurer la qualité de ce travail. Dans les pays riches, celle productivité est élevée : de l’ordre de 30 euros par heure travaillée. La quantité de travail dépend, elle, du nombre de personnes qui occupent un emploi et du nombre d’heures de travail que chacun réalise au cours d’une année. Le taux d’emploi, qui mesure la proportion des personnes qui travaillent parmi la population des 15-64 ans, est en moyenne de 68 % dans les pays développés. Le nombre d’heures travaillées se situe, lui, aux alentours de 1 700 heures par an et par personne, en incluant le travail à temps partiel qui fait baisser la moyenne. La productivité horaire combinée au nombre de travailleurs et à la quantité d’heures travaillées détermine donc la richesse créée dans un pays. Si 10 millions de personnes travaillent 1 700 heures a 30 euros, alors le produit intérieur brut (PIB) sera de 10 000 000x 1700x30, soit 510 milliards d’euros. C’est cette richesse, divisée par le nombre d’habitants du pays concerné qui permet de mesurer si les uns gagnent ou non plus que les autres. Le « travailler plus » n’est donc en fait qu’une dimension d’une problématique plus large qui pourrait se résumer par le slogan : < travailler plus, travailler tous et travailler mieux pour gagner plus ».

                                                  Mauvaise pioche

                                                  En focalisant son discours sur un soûl de ces trois facteurs, sans mentionner les deux autres, le président Sarkozy a-t-il fait le bon choix ? Pas vraiment. On vérifie en effet que, parmi les pays de l’OCDE, plus on mobilise les travailleurs, plus la richesse par habitant est élevée. De même, plus la productivité horaire est importante, plus riches seront aussi les résidents. En revanche, rien n’indique que cette richesse progresse avec la durée individuelle du travail. Au contraire, le « travailler plus » est plutôt une caractéristique des pays les moins riches. Ainsi, en Pologne, au Mexique, en Turquie, en Hongrie ou en Grèce, on travaille beaucoup, et plus qu’en France. Mais ces pays se classent aux dernières places en termes de richesse par habitant. A l’inverse, dans les pays où l’on gagne le plus, on a tendance à travailler moins, c’est particulièrement vrai aux Pays-Bas, a » Danemark, en Allemagne ou en France. Autrement dit, les principaux facteurs qui déterminent le « gagner plus »> sont le « travailler tous » et le « travailler mieux », mais pas le « travailler plus ».

                                                  Ces résultats invitent à penser que, pour que la France devienne plus riche, il faudrait donc qu’elle améliore en priorité son taux d’emploi et sa productivité. Pour accroître le taux d’emploi, on peut envisager, par exemple, d’introduire davantage de souplesse sur le marché du travail en échange de plus de sécurité pour les salariés (la fameuse flex sécurité à la danoise), et d’assurer un accompagnement plus efficace des chômeurs vers l’emploi. La productivité est déjà élevée en France. Pour l’augmenter encore, il faudrait surtout être capable d’innover davantage et donc d’augmenter l’effort de recherche comme cela est régulièrement rappelé dans les rapports sur ce sujet. En revanche, le « travailler plus » ne semble pas de nature à répondre à ce dont un pays moderne a besoin pour permettre à ses habitants de « gagner plus ».

                                                  La prime

                                                  au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                  A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                  Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:46

                                                    Oups,j’ai oublié de citer mes sources (alternatives économiques)

                                                    voila c’est réparé


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:49

                                                    En entier c’est mieux aujourd’hui je merde complet !

                                                    Travailler plus ne permet pas de gagner plus

                                                    Le slogan « travailler plus pour gagner plus » a fait le succès électoral de Nicolas Sarkozy. Il structure désormais son action, notamment avec la loi sut les heures supplémentaires entrée en vigueur le mois dernier. Quelle est sa validité ? Que se passe-t-il dans les pays où l’on travaille effectivement plus qu’en France ? Les données de l’OCDE, le club des pays riches, concernant ses 28 pays membres livrent quelques éléments de réponse.

                                                    La richesse créée dans un pays dépend à la fois de la qualité et de la quantité de travail qu’il mobilise. C’est la productivité horaire, c’est-à-dire la richesse produite, en moyenne, en une heure de travail, qui permet le mieux de mesurer la qualité de ce travail. Dans les pays riches, celle productivité est élevée : de l’ordre de 30 euros par heure travaillée. La quantité de travail dépend, elle, du nombre de personnes qui occupent un emploi et du nombre d’heures de travail que chacun réalise au cours d’une année. Le taux d’emploi, qui mesure la proportion des personnes qui travaillent parmi la population des 15-64 ans, est en moyenne de 68 % dans les pays développés. Le nombre d’heures travaillées se situe, lui, aux alentours de 1 700 heures par an et par personne, en incluant le travail à temps partiel qui fait baisser la moyenne. La productivité horaire combinée au nombre de travailleurs et à la quantité d’heures travaillées détermine donc la richesse créée dans un pays. Si 10 millions de personnes travaillent 1 700 heures a 30 euros, alors le produit intérieur brut (PIB) sera de 10 000 000x 1700x30, soit 510 milliards d’euros. C’est cette richesse, divisée par le nombre d’habitants du pays concerné qui permet de mesurer si les uns gagnent ou non plus que les autres. Le « travailler plus » n’est donc en fait qu’une dimension d’une problématique plus large qui pourrait se résumer par le slogan : < travailler plus, travailler tous et travailler mieux pour gagner plus ».

                                                    Mauvaise pioche

                                                    En focalisant son discours sur un soûl de ces trois facteurs, sans mentionner les deux autres, le président Sarkozy a-t-il fait le bon choix ? Pas vraiment. On vérifie en effet que, parmi les pays de l’OCDE, plus on mobilise les travailleurs, plus la richesse par habitant est élevée. De même, plus la productivité horaire est importante, plus riches seront aussi les résidents. En revanche, rien n’indique que cette richesse progresse avec la durée individuelle du travail. Au contraire, le « travailler plus » est plutôt une caractéristique des pays les moins riches. Ainsi, en Pologne, au Mexique, en Turquie, en Hongrie ou en Grèce, on travaille beaucoup, et plus qu’en France. Mais ces pays se classent aux dernières places en termes de richesse par habitant. A l’inverse, dans les pays où l’on gagne le plus, on a tendance à travailler moins, c’est particulièrement vrai aux Pays-Bas, a » Danemark, en Allemagne ou en France. Autrement dit, les principaux facteurs qui déterminent le « gagner plus »> sont le « travailler tous » et le « travailler mieux », mais pas le « travailler plus ».

                                                    Ces résultats invitent à penser que, pour que la France devienne plus riche, il faudrait donc qu’elle améliore en priorité son taux d’emploi et sa productivité. Pour accroître le taux d’emploi, on peut envisager, par exemple, d’introduire davantage de souplesse sur le marché du travail en échange de plus de sécurité pour les salariés (la fameuse flex sécurité à la danoise), et d’assurer un accompagnement plus efficace des chômeurs vers l’emploi. La productivité est déjà élevée en France. Pour l’augmenter encore, il faudrait surtout être capable d’innover davantage et donc d’augmenter l’effort de recherche comme cela est régulièrement rappelé dans les rapports sur ce sujet. En revanche, le « travailler plus » ne semble pas de nature à répondre à ce dont un pays moderne a besoin pour permettre à ses habitants de « gagner plus ».

                                                    La prime

                                                    au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                    A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                    Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:50

                                                    Travailler plus ne permet pas de gagner plus

                                                    Le slogan « travailler plus pour gagner plus » a fait le succès électoral de Nicolas Sarkozy. Il structure désormais son action, notamment avec la loi sut les heures supplémentaires entrée en vigueur le mois dernier. Quelle est sa validité ? Que se passe-t-il dans les pays où l’on travaille effectivement plus qu’en France ? Les données de l’OCDE, le club des pays riches, concernant ses 28 pays membres livrent quelques éléments de réponse.

                                                    La richesse créée dans un pays dépend à la fois de la qualité et de la quantité de travail qu’il mobilise. C’est la productivité horaire, c’est-à-dire la richesse produite, en moyenne, en une heure de travail, qui permet le mieux de mesurer la qualité de ce travail. Dans les pays riches, celle productivité est élevée : de l’ordre de 30 euros par heure travaillée. La quantité de travail dépend, elle, du nombre de personnes qui occupent un emploi et du nombre d’heures de travail que chacun réalise au cours d’une année. Le taux d’emploi, qui mesure la proportion des personnes qui travaillent parmi la population des 15-64 ans, est en moyenne de 68 % dans les pays développés. Le nombre d’heures travaillées se situe, lui, aux alentours de 1 700 heures par an et par personne, en incluant le travail à temps partiel qui fait baisser la moyenne. La productivité horaire combinée au nombre de travailleurs et à la quantité d’heures travaillées détermine donc la richesse créée dans un pays. Si 10 millions de personnes travaillent 1 700 heures a 30 euros, alors le produit intérieur brut (PIB) sera de 10 000 000x 1700x30, soit 510 milliards d’euros. C’est cette richesse, divisée par le nombre d’habitants du pays concerné qui permet de mesurer si les uns gagnent ou non plus que les autres. Le « travailler plus » n’est donc en fait qu’une dimension d’une problématique plus large qui pourrait se résumer par le slogan : < travailler plus, travailler tous et travailler mieux pour gagner plus ».

                                                    Mauvaise pioche

                                                    En focalisant son discours sur un soûl de ces trois facteurs, sans mentionner les deux autres, le président Sarkozy a-t-il fait le bon choix ? Pas vraiment. On vérifie en effet que, parmi les pays de l’OCDE, plus on mobilise les travailleurs, plus la richesse par habitant est élevée. De même, plus la productivité horaire est importante, plus riches seront aussi les résidents. En revanche, rien n’indique que cette richesse progresse avec la durée individuelle du travail. Au contraire, le « travailler plus » est plutôt une caractéristique des pays les moins riches. Ainsi, en Pologne, au Mexique, en Turquie, en Hongrie ou en Grèce, on travaille beaucoup, et plus qu’en France. Mais ces pays se classent aux dernières places en termes de richesse par habitant. A l’inverse, dans les pays où l’on gagne le plus, on a tendance à travailler moins, c’est particulièrement vrai aux Pays-Bas, a » Danemark, en Allemagne ou en France. Autrement dit, les principaux facteurs qui déterminent le « gagner plus »> sont le « travailler tous » et le « travailler mieux », mais pas le « travailler plus ».

                                                    Ces résultats invitent à penser que, pour que la France devienne plus riche, il faudrait donc qu’elle améliore en priorité son taux d’emploi et sa productivité. Pour accroître le taux d’emploi, on peut envisager, par exemple, d’introduire davantage de souplesse sur le marché du travail en échange de plus de sécurité pour les salariés (la fameuse flex sécurité à la danoise), et d’assurer un accompagnement plus efficace des chômeurs vers l’emploi. La productivité est déjà élevée en France. Pour l’augmenter encore, il faudrait surtout être capable d’innover davantage et donc d’augmenter l’effort de recherche comme cela est régulièrement rappelé dans les rapports sur ce sujet. En revanche, le « travailler plus » ne semble pas de nature à répondre à ce dont un pays moderne a besoin pour permettre à ses habitants de « gagner plus ».

                                                    La prime

                                                    au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                    A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                    Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:54

                                                    Travailler plus ne permet pas de gagner plus

                                                    Le slogan « travailler plus pour gagner plus » a fait le succès électoral de Nicolas Sarkozy. Il structure désormais son action, notamment avec la loi sut les heures supplémentaires entrée en vigueur le mois dernier. Quelle est sa validité ? Que se passe-t-il dans les pays où l’on travaille effectivement plus qu’en France ? Les données de l’OCDE, le club des pays riches, concernant ses 28 pays membres livrent quelques éléments de réponse.

                                                    La richesse créée dans un pays dépend à la fois de la qualité et de la quantité de travail qu’il mobilise. C’est la productivité horaire, c’est-à-dire la richesse produite, en moyenne, en une heure de travail, qui permet le mieux de mesurer la qualité de ce travail. Dans les pays riches, celle productivité est élevée : de l’ordre de 30 euros par heure travaillée. La quantité de travail dépend, elle, du nombre de personnes qui occupent un emploi et du nombre d’heures de travail que chacun réalise au cours d’une année. Le taux d’emploi, qui mesure la proportion des personnes qui travaillent parmi la population des 15-64 ans, est en moyenne de 68 % dans les pays développés. Le nombre d’heures travaillées se situe, lui, aux alentours de 1 700 heures par an et par personne, en incluant le travail à temps partiel qui fait baisser la moyenne. La productivité horaire combinée au nombre de travailleurs et à la quantité d’heures travaillées détermine donc la richesse créée dans un pays. Si 10 millions de personnes travaillent 1 700 heures a 30 euros, alors le produit intérieur brut (PIB) sera de 10 000 000x 1700x30, soit 510 milliards d’euros. C’est cette richesse, divisée par le nombre d’habitants du pays concerné qui permet de mesurer si les uns gagnent ou non plus que les autres. Le « travailler plus » n’est donc en fait qu’une dimension d’une problématique plus large qui pourrait se résumer par le slogan : < travailler plus, travailler tous et travailler mieux pour gagner plus ».

                                                    Mauvaise pioche

                                                    En focalisant son discours sur un soûl de ces trois facteurs, sans mentionner les deux autres, le président Sarkozy a-t-il fait le bon choix ? Pas vraiment. On vérifie en effet que, parmi les pays de l’OCDE, plus on mobilise les travailleurs, plus la richesse par habitant est élevée. De même, plus la productivité horaire est importante, plus riches seront aussi les résidents. En revanche, rien n’indique que cette richesse progresse avec la durée individuelle du travail. Au contraire, le « travailler plus » est plutôt une caractéristique des pays les moins riches. Ainsi, en Pologne, au Mexique, en Turquie, en Hongrie ou en Grèce, on travaille beaucoup, et plus qu’en France. Mais ces pays se classent aux dernières places en termes de richesse par habitant. A l’inverse, dans les pays où l’on gagne le plus, on a tendance à travailler moins, c’est particulièrement vrai aux Pays-Bas, a » Danemark, en Allemagne ou en France. Autrement dit, les principaux facteurs qui déterminent le « gagner plus »> sont le « travailler tous » et le « travailler mieux », mais pas le « travailler plus ».

                                                    Ces résultats invitent à penser que, pour que la France devienne plus riche, il faudrait donc qu’elle améliore en priorité son taux d’emploi et sa productivité. Pour accroître le taux d’emploi, on peut envisager, par exemple, d’introduire davantage de souplesse sur le marché du travail en échange de plus de sécurité pour les salariés (la fameuse flex sécurité à la danoise), et d’assurer un accompagnement plus efficace des chômeurs vers l’emploi. La productivité est déjà élevée en France. Pour l’augmenter encore, il faudrait surtout être capable d’innover davantage et donc d’augmenter l’effort de recherche comme cela est régulièrement rappelé dans les rapports sur ce sujet. En revanche, le « travailler plus » ne semble pas de nature à répondre à ce dont un pays moderne a besoin pour permettre à ses habitants de « gagner plus ».

                                                    La prime

                                                    au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                    A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                    Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:55

                                                    La prime

                                                    au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                    A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                    Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 14:56

                                                    @ Au

                                                    Source Altereco impeccable, merci, mais n’amènes pas trop de l’eau à mon moulin, sans quoi je vais devoir bosser comme meunier... Remarque, vue l’explosion de la demande de blé en Chine post riz-ielle chez les 5 % de véritable classe moyenne dans l’En-pire du Milieu, ça peut quand même être rentable comme job d’avant la fin du travail et d’extinction du cerveau de Lerma !


                                                  • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 17:19

                                                    @ Vigie,

                                                    Allez, c’était bien quand même, mais maîtrise ton clavier...


                                                  • vigie 14 décembre 2007 14:59

                                                    LA PRIME

                                                    au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                    A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                    Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                    • vigie 14 décembre 2007 14:59

                                                      au << travailler tous » Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                      A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                      Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le « travailler tous »


                                                    • vigie 14 décembre 2007 15:00

                                                      j’y arrive pas,je vais prendre un cachou,je reviends !


                                                    • COLRE COLRE 14 décembre 2007 15:03

                                                      Cher @Marsu,

                                                      J’hésitais à intervenir, vois-tu, car je suis, d’une part,totalement d’accord avec le FOND de ton propos. Née avant 1968, j’avais bcp lu sur ce qu’on a appelé les utopies de l’époque. Oui, il était possible d’organiser une société où chaque bébé naissant pouvait être assuré d’un revenu, de la naissance à la mort. A chacun d’organiser sa vie, ses choix d’activité et les surplus salariés qui lui convenaient. Nos sociétés modernes, riches, sont largement capables de supporter cela.

                                                      Mais, d’autre part, je suis gênée par la FORME de ton propos, si politicien, si traditionnel. Comment peux-tu dérouler des idées si radicales, novatrices et totalement pertinentes, et les accompagner par une telle banalité d’appréciations sur le Modem mou ou les éléphants roses, et caetera ?!

                                                      Dommage, dommage... C’est plus que contre-productif. Je crois que tu veux jouer les neutres au-dessus des criailleries politicardes et faire bonne mesure de ton anti-sarkozisme en le contrebalançant d’un anti-socialisme politiquement correct. Dommage, dommage...

                                                      Sinon, bravo pour le fond, et donc ton demi-courage, mais c’est déjà ça ! Bien à toi.


                                                      • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 17:06

                                                        & Colre

                                                        « Mais, d’autre part, je suis gênée par la FORME de ton propos, si politicien, si traditionnel ».

                                                        Mon propos n’es pas politicien, mais POLITIQUE, ne t’en déplaise. Et pas du tout traditionnel, vu qu’il va à l’encontre des raisonnements dominants. Ou alors t’es une naîve d’extrême-gauche ? Là, c’est ton problème.


                                                      • COLRE COLRE 15 décembre 2007 11:16

                                                        @Marsu,

                                                        Eh ben ? tu me fais du Lerma en me traitant direct de trotskyste naïve ? relis-moi, je parlais de la FORME, et non du propos. Tu peux me critiquer sur la grammaire, ok, y a peut-être une faute d’accord, mais il me semblait être claire : c’est la forme qui relève du « politicien » et du « traditionnel », et non le fond du propos.

                                                        Bon, comme je dis souvent, il n’y a pas de mauvais étudiants, il n’y a que de mauvais professeurs ! Alors, autant pour moi, je m’explique plus clairement, on est samedi, j’ai plus de temps.

                                                        - je te trouve ras du gazon dans tes récriminations anti-parti politique, alors que ton propos, justement, est élevé, novateur et intéressant, là !
                                                        - ensuite, je pensais davantage à tes commentaires qu’à tes 2 articles, et je disais que dans tes commentaires, tu avais dû choisir de jeter des os à ronger aux anti-gauches qui pullulent sur ce site, afin de donner plus de crédibilité à ton propos.

                                                        Maintenant, ceci dit, je vais être encore plus claire. Comme tu le dis plus haut (« Il n’y a pas de solution-miracle. Nous sommes face à des défis immenses et nous ne pouvons que tâtonner dans l’inconnu pour forger de nouvelles manières de vivre ensemble en restant humains et solidaires dans cet univers machinique que nous avons créé »), nous ne pouvons que tâtonner. Eh bien, au lieu de crier avec les loups de la façon la plus conventionnelle qui soit, de descendre en flèche les politiques dans leur ensemble, je trouve que tu devrais être cohérent avec toi-même, et hiérarchiser l’intérêt des tâtonnements que certains ont tenté. Je pense aux essais de démocratie dite participative, à la parole donnée aux citoyens, au désir affiché de faire de la politique autrement.

                                                        Alors, au lieu de mettre tout le monde dans le même sac et de tout jeter, une main tendue pour aider, corriger, participer, ce serait mieux que cette invective stérile. Car si tu ne cherches pas à agir là où sont les leviers, ça risque pas de changer avant un siècle ou deux !!
                                                        - je l’ai dit : ton propos, pourtant lumineux de vérité, je l’ai entendu il y a 40ans ! et aujourd’hui il paraît novateur ! alors, rendez-vous dans 40 ans ?

                                                        Non, je ne suis ni de droite ni de gauche extrême. Je suis pour que ça change dans les têtes et dans les habitudes de pensée. Or, pendant et depuis les présidentielles, on a vécu la plus formidable entreprise de manipulation médiatique et de décérébralisation que j’ai jamais connue, même sous De Gaulle ! Alors, j’aurais aimé que tu n’y ajoutes pas ta petite pierre sur la mollesse centriste ou la mort socialiste qui occulte un message passionnant !

                                                        C’est clair, désormais ? Bien à toi.


                                                      • Marsupilami Marsupilami 15 décembre 2007 13:58

                                                        @ COLRE

                                                        Tu te trompes complètement en ce qui concerne ma démarche. Elle n’est pas « anti parti-politiques », c’est-à-dire poujadiste. Si elle l’était, je ne me ferais pas l’écho de la pétition de Larrouturou qui est encarté au PS (ce que je ne suis pas) et qui vise à réveiller ce parti moribond DE L’INTÉRIEUR. Je ne suis pas du tout neutre, mais clairement socialiste, pour de vrai, pas comme la bande de carpettes roses électoralistes qui végètent rue de Solférino en attendant de se vendre à l’adversaire. Dire que le roi est nu quand il l’est n’est ni de gauche ni de droite. C’est du réalisme. Et le PAS moribond n’a pas besoin de moi pour se déconsidérer, il se démerde très bien tout seul. Pour qu’un authentique socialisme redevienne possible, il faut dérouiller à donf la gauche-caviar. Je suis anti-gauche caviar, pas anti-socialiste. Le procès que tu me fais est ridicule. Capisco ?


                                                      • Marsupilami Marsupilami 15 décembre 2007 17:36

                                                        Erreur et correction : il fallait lire :

                                                        « Et le PS moribond n’a pas besoin de moi pour se déconsidérer, il se démerde très bien tout seul ».


                                                      • COLRE COLRE 15 décembre 2007 18:23

                                                        @Marsu

                                                        Comme j’apprécie généralement tes opinions et ta façon de les exprimer, je me suis donné la peine d’aller me ballader en diagonale sur tes commentaires et de te les copier ci-dessous. J’en ai sûrement oublié. Mais tu comprendras ma réaction : j’ai pensé basta ! pourquoi tant de haine ?! ça ne sert à rien de vouloir éradiquer toutes les forces qui se mobilisent à gauche, et même au centre, pour que ça change, et dans le bon sens.

                                                        Voilà, tant d’énergie à dénoncer le PS ! ok, les éléphants roses, comme tu dis, qui ont trahi le candidat élu des militants (en l’occurrence, la candidate), et dont la plupart sont allés se vendre à Sarko, d’accord, du balai ! un ramassis de connards sans conviction et prêts à tout, sans vergogne, d’accord ! mais bon : il y a dans ton article des idées nettement plus intéressantes que cette banalité consistant à dénoncer certaines de nos élites. Laisse tomber les vendus, ils sont nombreux et partout, ok ! occupons-nous plutôt des autres, ceux sur lesquels tu comptes pour faire avancer le schmilblick !

                                                        Moi, je peux te dire, j’en ai lu beaucoup des bouquins de la rentrée, et je me suis bougée pendant les présidentielles, à l’écoute : eh bien, il y a énormément de gens, d’en bas et d’en haut, qui ont voulu faire de la politique autrement. D’accord, c’est pas parfait, mais ça tâtonne, et ça va parfois dans le bon sens. J’en ai un peu marre de cette manie d’envoyer TOUT LE MONDE à la poubelle, dans la même opprobre,le même mépris.

                                                        tes commentaires article 1
                                                        - la floppée de minables bouquins de réglements de comptes aprogrammatiques socialo-socialistes
                                                        - les zombies de la rue de Solférino
                                                        - les éléphants roses autistiques trop occupés à s’entre-étriper sur fond de prébendes électoralistes
                                                        - C’est un des rares socialistes qui pense
                                                        - le PS n’a actuellement rien à proposer : il est dans un coma dépassé.
                                                        - il y a d’éléphants roses autistiques et à les leur offrir pour qu’ils s’informent un peu sur le réel extra-solférinien.
                                                        - tu tomberas sur des os dans le cimetière des pachydermes trop occupés à s’écharper dans des luttes de chapelles pour se partager le gâteau électoraliste.

                                                        tes commentaires article 2
                                                        - Réel clivage entre la droite et la gauche" en France ? Je n’en suis pas si sûr au niveau des appareils politiques.
                                                        - Démagolène Déloyale
                                                        - Ce qu’il faudrait vraiment, c’est que le PS explose ou implose.
                                                        - la trahison du PS
                                                        - la gauche de gouvernement. Elle est malheureusement aux abonnés absents.
                                                        - la réticence des éléphants roses à élaborer quelque programme
                                                        - Laissons les éléphants et la gazelle se suicider et s’entretuer. La coquille vide du PS
                                                        - Côté leader charismatique, je n’en vois pas au PS qui aurait le courage de porter un tel projet.
                                                        - Le PS est en état de coma avancé et a trahi la plupart de ses idéaux.
                                                        - les éléphants roses seront satutairement obligés de débattre de ce programme... Débat qui ferait probablement exploser le PS et permettrait à terme la création d’un vrai parti de gauche réformiste et responsable.
                                                        - le PS actuel ne survivra pas à 5 ans de Sarkosysme
                                                        - l’absence vertigineuse de programme du PS
                                                        - Le PS n’est évidemment plus qu’une machine électoraliste sans programme ni projet, continuant à courir après des pouvoirs locaux comme une oie à qui l’on a coupé la tête. Mais vu que c’est une coquille vide,
                                                        - Il faut une sérieuse pression de la base de gauche et que le PS dans son état actuel implose ou explose.

                                                        Ça fait beaucoup, non ?


                                                      • Marsupilami Marsupilami 15 décembre 2007 21:59

                                                        @ COLRE

                                                        Bon best-of. J’assume tout. Porte-toi bien à gauche.


                                                      • COLRE COLRE 15 décembre 2007 22:50

                                                        ok.

                                                        Super Jacques Brel sur la 2 en ce moment : quel bonhomme !

                                                        A côté de ça, rien ne compte, alors on laisse tomber notre dialogue ici, d’autant qu’on est sûrement d’accord. Mais bon, ça commençait à me gonfler la critique tout azimut de la gauche socialiste. Alors j’avais envie de réagir.

                                                        Continue à être toi. J’ai un ami qui me dit toujours : les réalités d’aujourd’hui sont les utopies d’hier... et je suis complètement d’accord.


                                                      • vigie 14 décembre 2007 15:05

                                                        La prime

                                                        au travailler tous Dans un contexte où le chômage touche encore plus de deux millions de personnes en France, il est également intéressant de s’interroger sur le lien entre le « travailler plus » individuel et le niveau de l’emploi. En effet, on peut légitimement craindre que les heures supplémentaires des uns soient synonymes de manque d’emplois pour les autres. Et c’est bien ce qu’on observe dans les 28 pays de l’OCDE : « travailler plus » et « travailler tous » tendent à s’opposer. La Norvège, la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas ou encore la Suède ont fait le choix du « travailler tous » : leurs taux d’emploi tournent autour de 75 % de la population en âge de travailler et sont les plus élevés au sein des pays de l’OCDE, Mais ces pays figurent aussi parmi ceux où on travaille le moins : autour de 1 500 heures par an.

                                                        A l’inverse, l’Italie, la Grèce, la Corée, la Hongrie, la Pologne, le Mexique et la Turquie sont des adeptes du « travailler plus » : on y travaille environ 2 050 heures par an, mais seulement 55 % de la population en âge de travailler y occupent un emploi. Arithmétiquement, 1 500 x 75 % est pratiquement équivalent à 2 050 x 55 %. Autrement dit, les pays où l’on travaille beaucoup individuellement et ceux où l’on travaille peu affichent, en fait, à peu prés la même quantité d’heures travaillées par habitant. Mais les pays qui ont fait le choix du « travailler tous » plutôt que celui du « travailler plus » ont une richesse par habitant plus élevée, preuve que cette réduction du temps de travail ne les a pas conduits à s’appauvrir, bien au contraire.

                                                        Malgré les réserves qui viennent d’être exprimées, l’évolution démographique ne pourrait-elle pas justifier le slogan présidentiel ? Avec le papy-boom, de nombreuses personnes vont en effet quitter leur emploi, et la France risque de connaître d’ici quelque temps une pénurie de main-d’œuvre. Pour combler ce trou et éviter que le pays ne s’appauvrisse, il faudrait donc travailler plus, et l’adage sarko-zyen ne ferait que préparer dès maintenant les Français à cet avenir. C’est aller un peu vite en besogne, car il existe en France un important réservoir de main-d’œuvre. Il ne se limite pas aux chômeurs, encore très nombreux même si ce nombre a heureusement commencé à décroître de façon significative. Il comprend aussi les personnes, aujourd’hui inactives, qui pourraient revenir sur le marché du travail si la situation de l’emploi s’améliorait. Le taux d’emploi est actuellement de 62 % en France. S’il montait de dix points, l’économie du pays bénéficierait de près de 4 millions de travailleurs supplémentaires. Plutôt que de demander à ceux qui ont déjà un emploi de travailler plus, ne faudrait-il pas se préoccuper d’abord de ceux qui n’en ont pas, en se fixant comme objectif central le travailler tous.


                                                        • vigie 14 décembre 2007 15:07

                                                          bon escuse marsu,mais je travaille trop,je dois prendre du repos. smiley


                                                        • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 17:09

                                                          @ Philippe

                                                          C’était un dur travail... euh, non, un plaisir sophistiqué que d’écrire cet article. Merci pour ces intéressants compléments d’information.


                                                        • Frabri 14 décembre 2007 16:24

                                                          La première partie de l’article m’intéresse plus que la deuxième. Si par hypothése les salariès passaient aux 32 heures, qu’en penseraient ceux qui sont pas salariés et qui font souvent plus de 50 heures par semaine ,comme les agriculteurs, les pécheurs, les artisans, les petits commerçants, les professions libérales, les patrons de PME ?

                                                          Il n’est pas sur qu’il y ait la fin du travail. Il y aura toujours besoin d’enseignants, de médecins, de chercheurs, de créateurs, d’artisans pour réparer les robots...etc.

                                                          Ce qu ’il faut espérer c’est la fin du travail obligatoire.Voir le collectif « résistance au travail obligatoire » sur le site http://www.collectif-rto.org/article.php3?id_article=50

                                                          Dans le monde du chômage il y a aussi des chomeurs heureux. voir « le manifeste des chomeurs heureux » qui est sur internet, ainsi que le « livre d’or des chomeurs heureux » également sur internet.

                                                          Sur internet on trouve des milliers de pages sur la « citoyenneté active ». C’est également une solution d’avenir.


                                                          • Marsupilami Marsupilami 14 décembre 2007 17:16

                                                            @ Fabri

                                                            Ya peut-être des « chômeurs heureux », qui préfigurent peut-être les adaptés à la fin du Travail, mais ils ne représentent qu’eux-mêmes et de quoi vivent-ils ? Faut pas confondre la feignasserie avec la fin du travail.


                                                          • Marie Pierre 21 décembre 2007 14:35

                                                            @ Fabri,

                                                            Je voudrais bien voir des chômeurs heureux ! On ne reste pas au chômage longtemps, ou alors, il devient très difficile de retrouver un emploi en fin de droit. Certes, un chômeur bénéficiant d’un bon revenu pendant 1 ou 2 ans peut voir la vie belle...

                                                            Et je ne pense pas que ce soient les propos ce cet article. Travailler moins, mais pas sur le dos des autres.


                                                          • blaireau 15 décembre 2007 20:03

                                                            Bonjour ,enfin ,Bonsoir de Miami

                                                            Je propose un nouveau slogan ’fais ce que voudras ’

                                                            qui est une adaptation a la necessaire flexibilite de tout systeme vivant.

                                                            qu’en pensez vous ?

                                                            www.ezfrench.com


                                                            • Frabri 17 décembre 2007 17:06

                                                              Aime et fais ce que tu veux. Saint Augustin

                                                              Remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour. Sri Aurobindo

                                                              L’amour est ma religion et ma foi. Ibn ’Arabi

                                                              La joie de vivre c’est la joie de Dieu. Claire de Castelbajac

                                                              Travaillez, non en vue de la nourriture qui périt, mais en vue de la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle. Ev. selon St Jean Chapitre6 verset27.

                                                              Ces auteur-es sont sur internet.


                                                            • FYI FYI 27 décembre 2007 13:34

                                                              Je constate que beaucoup de personne parle d’un nouveau Bretton Woods et avec insistance, face à l’unique pensée de la financiérisation du monde !

                                                              Je vous invite à parcourir ce site : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3632

                                                              J’espère que le peuple américain va l’imposer, car il n’y a rien à attendre de nos politiciens fantôches, impuissants et incompétents...ainsi que les peuples de l’Europe trop désunis pour se mettre d’accord.....


                                                              • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 13:53

                                                                @ FYI

                                                                Oui, un nouveau Bretton Woods s’impose de toute urgence. Mais je crains que tu ne t’illusionnes en écrivant : « J’espère que le peuple américain va l’imposer, car il n’y a rien à attendre de nos politiciens fantôches, impuissants et incompétents... ainsi que les peuples de l’Europe trop désunis pour se mettre d’accord »...

                                                                Le peuple américain ignore à peu près tout ce ce qui se passe hors des USA et s’en contrefout, et aucun Bretton Woods ne figure sur l’agenda des Démocrates US s’ils sortent vainqueurs de la prochaine élection présidentielle. On est mal...


                                                              • FYI FYI 27 décembre 2007 15:55

                                                                @ Marsupilami

                                                                C’est pour ça que les Démocrates US vont perdre smiley

                                                                Ils ne proposent que plus d’impôts avec la même politique, autant dire que les démocrates US se situe au même niveau que les socialo français smiley


                                                              • FYI FYI 27 décembre 2007 14:31

                                                                @ Marsupilami

                                                                Si figure toi, il y a l’Etat de Pennsylvani à Philadelphie. ça ne te rappelle rien cette ville ?

                                                                Sais-tu aussi que c’est le premier état qui a interdit les saisies immobilières pour cause d’escroquerie des subprimes ? Au US, ben oui.

                                                                Nous on parle de social, eux le font...

                                                                Pourquoi ? Je cite le gouverneur de cet Etat. « C’est pour garantir la cohésion et la stabilité de notre Etat... » Les autres états sont entrain d’en discuter. Un juge de l’Ohio(je crois), vient de débouter des saisies des subprimers, car les certificats de propriété ne sont pas nominatif (un petit trou de droit) qu’il a exploité.

                                                                Tu remarqueras que c’est surtout les juges qui sont à l’initiative de décisions importantes, les politiciens tous lâches qu’ils sont, les suivent après .....


                                                                • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 14:43

                                                                  @ FYI

                                                                  Ouaip... sauf que la Pennsylvanie ne se situe pas précisément dans la Bible Belt qui mène la danse des néocons depuis un bon moment aux States !


                                                                • FYI FYI 27 décembre 2007 15:32

                                                                  @ Marsupilami

                                                                  Pittsburgh et Newark adoptent le HBPA de LaRouche

                                                                  27 novembre 2007 (LPAC) - Les villes de Pittsburgh en Pennsylvanie et Newark au New Jersey ont adopté mardi des résolutions similaires exigeant que le Congrès vote le Homeowners and Bank Protection Act (HBPA). Ces deux villes de 300 000 habitants sont chacune le cœur d’agglomérations de plus de 2 millions d’habitants dans le grand nord-est des Etats-Unis. Au troisième trimestre 446 725 propriétés individuelles ont été saisies dans tout le pays, et ce chiffre ne cesse de s’accroître dans 45 des 50 Etats.

                                                                  Pittsburgh, l’ancien cœur de la métallurgie mondiale, est la 11ème ville de Pennsylvanie à avoir voté une résolution exigeant la mise en place du HBPA. Jeudi, c’est le parlement de Pennsylvanie qui devra se prononcer sur le HBPA, une résolution introduite le mois dernier avec le soutien de 45 élus sur 200.

                                                                  Voir la page française du HBPA pour le texte complet : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3239

                                                                  ça te rassure un peu ?

                                                                  Tu sais, il y a de plus en plus d’Etats Fédéraux qui font « sécession » avec la politique de Washington smiley


                                                                • Marsupilami Marsupilami 27 décembre 2007 16:33

                                                                  @ FYI

                                                                  Le HBPA de Larouche, ce n’est ni un Nouveau Contrat Social, ni un nouveau Bretton Woods, tout juste un « Au feu les pompiers ! ». Mais bon, quand il y a un incendie dans la maison subprimée, il faut commencer par essayer de l’éteindre avant d’en rechercher les causes, au risque de faire disparaître ses causes en l’éteignant...


                                                                • FYI FYI 28 décembre 2007 10:39

                                                                  @ Marsupilami

                                                                  Je n’ai pas dit que le HBPA était un nouveau Bretton Woods, mais que les américains « bougés » plus que les européens dans le carnage social que nous subissons de plus en plus TOUS, moins les financiers...

                                                                  Quand les US étaient démocrate social, l’Europe devint prospère et généreuse, aujourd’hui les US c’est celle de la clique à BUSH, résultat on en a des clones en Europe, et voil@, on pleure .... donc je maintiens que notre salut viendra certainement du peulpe américain, qui tôt ou tard se réveilleront....

                                                                  Les européens ne sont que des suiveurs smiley car l’armée a été laissée seule entre les mains des US pour surveiller le monde ....


                                                                  • masuyer masuyer 28 décembre 2007 18:38

                                                                    Marsu,

                                                                    tu m’as foutu ma journée en l’air occupé que j’étais à débattre avec toi et à lire tes articles de social-démocrate, tu fais ch... (je ne mets pas de smiley, tu les aimes pas).

                                                                    Bon, ton article est très intéressant, mon problème c’est que plus j’avance dans le temps (et encore plus depuis que je ne suis plus salarié), plus je pense que c’est le capitalisme lui-même qui est irréformable et qu’espérer de pouvoir le rendre plus humain est un leurre.

                                                                    Finalement, c’est moi qui vais devoir te traiter d’idéaliste naïf.

                                                                    Aller pour me faire pardonner, cliques ici :

                                                                    http://www.marxists.org/francais/luxembur/junius/index.html


                                                                    • Marsupilami Marsupilami 28 décembre 2007 18:57

                                                                      @ Masuyer

                                                                      Je commence aussi à penser que le capitalisme est très difficilement réformable. Comme disait le camarade Marx, sa vocation serait plutôt de périr de ses propres contradictions. Mais il met du temps à claquer, l’enfoiré, alors, en attendant, faut bien essayer de le rendre un peu moins nuisible si possible, vu que rien ne peut l’abattre sauf lui-même...


                                                                    • masuyer masuyer 28 décembre 2007 19:24

                                                                      Hélas, je trouve qu’il arrive à surmonter ses contradictions. Je ne vois qu’une prise de conscience de ceux qui le subissent pour s’en défaire. Mais il y a du pain sur la planche.


                                                                    • ecirbaf 19 janvier 2008 12:05

                                                                      Pour une alternative crédible à l’ultralibéralisme débridé que nous jette à la figure N$ et sa cour, signez et faites connaitre la pétition pour contraindre la direction du PS à se remettre au plus tôt au travail en vue de l’élaboration d’un vrai programme de gauche, réfléchi, construit, très ambitieux mais crédible (à l’initiative de Pierre Larrouturou, l’auteur du désormais fameux "Livre Noir du Libéralisme") :

                                                                      http://www.nouvellegauche.fr
                                                                      (ce type d’action est inscrite dans les statuts du PS)

                                                                      Ne restons pas sans agir (même à un humble niveau) !

                                                                      Pour ceux qui ne connaitraient pas encore Pierre Larrouturou, quelques éléments clé :

                                                                      À 42 ans, Pierre Larrouturou est depuis peu Délégué national Europe du PS.
                                                                      De l’avis de beaucoup, il est un esprit libre et assez clairvoyant.

                                                                      > En 1993, il lance le débat sur la semaine de 4 jours et fait un Tour de France avec l’UDF Gilles de Robien. Depuis, plus de 400 PMEs sont toujours à 4j/semaine avec des milliers d’emplois créés en CDI à la clé
                                                                       > En janvier 1998, dans 35 heures le double piège, il "prédit" l’échec des 35h en termes de création d’emplois en masse
                                                                      > En février 2003, il annonçait qu’il y aurait un référendum sur la Constitution européenne et que le Non allait gagner si l’on ne négociait pas un vrai Traité social.
                                                                      > Début 2006, alors que tous les sondages annonçaient la victoire de Ségolène Royal, il écrivait dans Le Monde et dans Urgence Sociale que la gauche allait perdre en 2007 si elle ne prenait pas quelques mois pour construire un vrai projet.
                                                                      > Juin-Octobre 2007, Pierre Larrouturou a porté plainte contre François Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale (Cf. Libération et Lemonde.fr du 6 juin 2007). Son action a été relayée par d’autres citoyens dans chacun des 100 départements français.
                                                                       


                                                                      • FR-ank FR-ank 22 janvier 2009 03:11

                                                                        Felicitations, tes 2 articles sont documentes et bien clairs mais aussi criant de verite qu’on soit de n’importe quel bord politique, c’est une evidence... Je commande de suite "livre noir du Liberalisme". smiley
                                                                        Il est temps de prendre conscience de notre humanite, arretons de prier ce dieu ARGENT ( imbrique si profondement avec le credit, la dette, la croissance exponentielle ) et toutes les inegalites qu’il entraine.
                                                                        Il est temps de prendre conscience et de proteger l’humanite et notre planete.
                                                                        J’ai longtemps cru qu’un certain Capitalisme, + social, + humain pourrait avoir sa place, MAIS non, c’est impossible, c’est dans la definition meme du capitalisme :

                                                                        Propriete privee des moyens de production.

                                                                        - La recherche du profit. ( donc absolu )

                                                                        Liberte des echanges et concurrence economique ( donc legitimite du capitalisme a cherche les cout les - cheres pour augmenter le profit )

                                                                        - Importance du CAPITAL ; echange, accumulation et speculation possible ( deja la, rien sur le facteur TRAVAIL ou plutot valeur ajoutee grace a celui qui fait la chose !!! juste le Capital tout puissant )

                                                                        Remuneration du TRAVAIL par un salaire ( le summum, le Travail donc la valeur ajoutee a juste droit a une vague remuneration totalement decalee par rapport a la valeur ajoutee engendree )

                                                                        Le travail ne sera jamais notre Salut, ni notre ultime desir.

                                                                        j’ai decouvert NEWROPEANS il y a quelque temps. J’ai tout de suite adhere a la cause smiley
                                                                        Je pense que c’est la seule alternative possible au niveau europeen pour la prochain election du 7 juin 2009.
                                                                        tous ensemble nous pourrons, seulement TOUS ENSEMBLE nous pourrons insuffler un vrai changement.



                                                                        • Patrick25 Patrick25 30 novembre 2012 03:33

                                                                          Enfin le livre interdit :

                                                                          « Têtes à flaques » écrit en 2012 par le collectif REC, permet grâce à un abécédaire complet, de remettre en cause toute la société.

                                                                          Un livre qui révolutionne le monde salarial et dont tous les ouvriers devraient avoir lu.
                                                                          Des critiques acerbes, de l’humour, mais surtout des solutions comme aucun politiciens ne s’avanceraient d’apporter.
                                                                          Un monde meilleur c’est possible, mais cela passe par des changements qui ne vont pas plaire à l’élite qui en tire les avantages et les ficelles.
                                                                          Le règne de la zizanie et de la désinformation doit cesser.
                                                                          Le peuple peut devenir maître de son destin, parce qu’il le vaut bien...
                                                                          Politique, social, santé, éducation, religion, 600 pages pour vous prouver que tout est possible, pour le prix d’un paquet de cigarettes.
                                                                           
                                                                           Lecture sur Amazon

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