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Accueil du site > Actualités > Economie > Utopie pour une industrie meilleure

Utopie pour une industrie meilleure

Notre industrie s’évapore peu à peu faute d’avoir encouragé l’esprit d’entreprendre qui a prévalu à son avènement.
Depuis bien trop longtemps, elle est le théâtre d’un affrontement permanent entre les gestionnaires de la routine et les créateurs d’innovation.
La pression est arrivée au paroxysme le plus vil d’une opposition brutale qui conduit irrémédiablement au licenciement des esprits créatifs dont le seul pouvoir est celui des idées.

Mais, si personne ne se décide à avoir des idées, qu’adviendra-t-il alors des processus d’innovation  ?

Ils finiront par se tarir car la source qui les alimente sera désespérément asséchée.

Les entreprises industrielles qui n’adoptent pas une démarche entrepreneuriale à l’image d’une création d’entreprise innovante subissent les rigueurs de la mondialisation.

De nos jours, il faut bien admettre qu’il y a infiniment plus de risques à ne rien faire qu’à innover.

Pour cela, il devient urgent de replacer les esprits créatifs au cœur des processus d’innovation et surtout de reconnaître la valeur de leurs apports dans la croissance de l’entreprise.
Cette reconnaissance passe bien sûr par la mise en application du principe de rémunérations supplémentaires justes et objectives des inventions comme le code de la propriété industrielle et les textes de lois le stipulent bien, à défaut de bon sens des chefs d’entreprise retors.

Je me suis déjà expliqué sur le sujet dans un article précédent. Mon propos aujourd’hui est de démontrer que le débat actuel sur la rémunération supplémentaire a vingt ans de retard.
Notre pays n’a pas su changer à temps les mentalités des chefs d’entreprise d’un passé bien révolu.

Certes, la volonté des pouvoirs publics engagée sur plusieurs fronts, de l’Enseignement supérieur aux industries pour un renouveau du dynamisme économique, est louable même si elle est tardive.

Mais sera-t-elle suffisante pour combler le «  Grand Canyon  » qui s’est creusé pendant des décennies d’aveuglement et d’immobilisme  ?


1. L’INNOVATION CREATRICE  :

Avant d’aborder les modes de rémunération des inventions quels qu’ils soient, il convient de préciser les conditions dans lesquelles elles sont susceptibles de prendre naissance et de se développer.

L’organisation des différents processus d’innovation dans l’entreprise relève de trois approches principales bien distinctes qui peuvent faire l’objet de passerelles pour aller d’une approche à l’autre comme le montre le schéma ci-dessous  :

voir premier graphique en bas de l’article.


Les sources créatives dans ces processus d’innovation diffèrent en fonction des objectifs d’évolution, de consolidation ou de création que l’entreprise se fixe.

Les entreprises industrielles dont le principal objectif est de pérenniser son portefeuille de produits existants utilisent principalement les approches 1 et 2.

Celles-ci sont en phase avec une stratégie du court terme dans laquelle la créativité est très largement instrumentalisée et perçue comme une action «  presse-bouton  » à la portée de tout individu créatif.

Elle induit alors dans les esprits gestionnaires de la routine le sentiment d’un pouvoir absolu sur l’univers existant et d’un contrôle maîtrisé des esprits créatifs qui l’entretiennent.

La relation «  employeur/salarié  » de type dominant/dominé ne laisse aucune place à l’épanouissement de l’esprit créatif qui doit répondre seulement en force d’exécution.

Dans la conscience collective, le «  salarié inventeur  » n’a aucun mérite puisqu’il ne fait qu’accomplir le travail pour lequel il est rémunéré. La valeur de sa créativité est totalement transparente et elle ne sera sûrement pas reconnue à sa juste valeur.

Quand bien même elle relèverait d’une réflexion très personnelle en rapport avec les principes de l’approche 3, elle serait très vite assimilée aux approches classiques d’une mission de toute façon commandée pour ne pas lui donner d’importance autre que celle imposée par le joug du statut d’inventeur salarié.

Par opposition, le chercheur inventeur ou le porteur d’un projet innovant se place d’emblée sur l’approche 3 plus radicale et parfois en rupture avec une stratégie du court terme dans laquelle la créativité est bien souvent inattendue et totalement inaccessible.

Elle induit dans les esprits gestionnaires de la routine une absence de pouvoir sur l’univers des produits connus et de contrôle prévisible des esprits créatifs qui l’orientent.

La relation «  employeur/salarié  » de type égal à égal contribue à stimuler l’esprit créatif qui doit impulser des idées nouvelles en force de proposition.

L’essence même de chaque approche d’innovation conduit à des processus de créativité totalement différents :

voir deuxième graphique en bas de l’article.

Or, si la nature de la créativité issue des approches 1 et 2 est bien l’apanage de chacun à partir d’un socle existant, il n’en est strictement rien pour l’approche 3.

En effet, la créativité issue de l’approche 3 relève plus du don particulier d’une réflexion individuelle. Celle-ci est proportionnelle à l’aptitude de son auteur à dépasser un existant ou à le sublimer. Il ne se commande pas. Il s’exprime librement chemin faisant en absence de tout cloisonnement de la pensée.

Les cheminements des projets de Recherche Innovation Développement suivent une gestion en boucle plus au moins linéaire en fonction des difficultés rencontrées selon la méthodologie globale suivante  :

voir troisième graphique en bas de l’article.

Dans cette schématisation, il faut noter les positions distinctes de la créativité qu’elle soit en amont ou en aval du processus d’innovation.

C’est de la prise de conscience de cette position que dépend le sursaut de notre industrie dans un contexte de mondialisation de notre économie de la connaissance.
En règle générale, les entreprises ne laissent pas assez de place à l’amont du processus de création pour sacrifier les sources créatives les plus prometteuses.

En effet, elles n’intègrent pas assez dans leur mode d’organisation la composante entrepreneuriale inhérente à ce don d’imagination propre au génie créatif dont certains individus hors norme disposent à foison grâce à un esprit intuitif sans cloisonnement.

Ce don leur permet de voir instantanément ce que d’autres ne voient pas.


2. UN NOUVEAU REGARD SUR L’INVENTION  :


Pour reconnaître la valeur de la création, un changement de paradigme sur le fonctionnement de l’innovation est capital au même titre que la vision sur l’inventeur.

  • Sur le premier point, il est nécessaire d’opérer un changement d’axe de révolution pour basculer d’une logique de gestionnaire de la routine à celle d’entrepreneuriat innovant correspondant au passage d’une stratégie de refuge à celle de conquête.
  • Sur le deuxième point, l’inventeur doit davantage être considéré comme une source de création de richesses nouvelles pour assurer la croissance pérenne de l’entreprise.

Les exemples les plus marquants sont ces inventeurs entrepreneurs qui ont créé une nouvelle entreprise ou permis de développer des activités à partir de leurs propres inventions.

De ce point de vue, ma position est sans doute différente de l’Association pour les Inventeurs Salariés et de celle en particulier de M. Jean-Paul Martin dont je respecte tout l’engagement à défendre depuis plus de vingt ans avec acharnement et détermination les inventeurs salariés.

Mais, dans ce système économique archaïque qui licencie sans vergogne ses inventeurs, il serait bon de distinguer la nature même de chaque invention afin de leur affecter un mode de calculs de la rémunération supplémentaire plus approprié en fonction de leur effet.

Il faut opérer une scission radicale pour que l’invention ne puisse plus être un prétexte à des querelles malsaines, à des interprétations limitatives ou à des obstacles réducteurs à l’esprit d’entreprendre.

L’invention est par nature un acte libre et c’est de cette liberté qu’elle puise son énergie durable. De ce fait, elle doit bénéficier d’une très grande souplesse et ne saurait être enfermée dans les modalités d’un statut juridique qui annihile tout l’intérêt de sa portée financière sous-exploitée.

Au contraire, l’invention doit être ouverte à des modalités de négociation très flexibles pour stimuler la dynamique économique et entrepreneuriale dont notre industrie a tant besoin.

LA LIBERTE D’ENTREPRENDRE DOIT DEVENIR UN DROIT POUR TOUS A TOUT MOMENT DE SA CARRIERE PROFESSIONNELLE, ELLE DOIT ETRE UNE INCITATION A PROMOUVOIR LES IDEES COMME LE PREMIER ACTE DE L’INNOVATION.
Les inventeurs entrepreneurs sont en première ligne pour assurer ce défi moderne.

De tout temps, l’acte d’invention individuelle a été le point de départ de l’innovation collective.

Le processus créatif engage l’entreprise dans sa pérennité et rarement le contraire.
L’entreprise innovante valorise l’invention dans des perspectives commerciales et rarement le contraire.
C’est de ce subtil équilibre que dépend la réussite économique.


3. LES ESPRITS CREATIFS NE SONT PAS UN APPAUVRISSEMENT DE L’ENTREPRISE, MAIS UNE RICHESSE ESSENTIELLE  :


La rémunération des inventions ne doit pas résulter d’un nivellement par le bas que les employeurs justifient par une couverture abusive d’un statut d’inventeur salarié. Elle doit résulter d’un nivellement par le haut conforté en ce sens vers l’ouverture intelligente d’un statut d’inventeur entrepreneur.

Pour ma part, j’ai vécu le pire calvaire psychologique à partir du moment où j’ai évoqué ce droit à rémunérations supplémentaires de mes inventions chez mon ancien employeur. J’ai supporté l’humiliation la plus dégradante, j’ai subi un traumatisme irréversible dans ma perception du statut "d’inventeur salarié".

Je témoigne de cette réalité affligeante des entreprises pour m’éloigner irrémédiablement de ce chemin tout tracé qui conduit à la ruine de notre industrie.

Malgré moi, j’ai donc expérimenté la formule à l’aube de ce XXIe siècle et je puis vous assurer que ce n’est pas la reconnaissance qu’un inventeur est en droit d’espérer pour son art singulier  !

Après avoir été licencié en septembre 2004 en raison du paradoxe de ma création exceptionnelle, de mon aptitude même d’inventeur hors norme, je ne souhaite plus jamais être considéré comme un "inventeur salarié" et encore moins mettre mes capacités inventives au service d’une organisation sous l’emprise de règles injustes ou trop mal définies qui perdurent depuis des décennies devant l’indifférence générale.

Comment ne pas promouvoir cette troisième voie, celle de l’entrepreneuriat innovant après une telle déconvenue.

Entre les «  inventeurs salariés  » soumis au régime des employeurs Caligula et les «  inventeurs indépendants  » condamnés au concours Lépine, les «  inventeurs entrepreneurs  » ont une place prépondérante à jouer pour l’avenir de notre industrie en quête d’idées.

Je n’ai donc aucune croyance dans la révolution instantanée des mentalités et encore moins dans des réflexions aussi sérieuses soient-elles qui nous feraient croire que des décennies d’errements vont être corrigées d’un seul trait par ceux-là même qui les organisent et les entretiennent de façon perverse.

Actuellement, les travaux de la commission au sein du Conseil supérieur de la Propriété industrielle se poursuivent dans le plus grand secret sans que les principaux intéressés en soient conviés  : les inventeurs eux-mêmes.

Tous les experts interrogés à cette occasion relatent-ils les désastres d’une politique de la terre brûlée dont j’ai été une des très nombreuses victimes  ?

Parmi les experts consultés, y a-t-il des entrepreneurs inventeurs ou des chercheurs entrepreneurs  ?

Les réponses sont malheureusement très certainement négatives tout simplement parce que le débat n’est pas centré sur l’essentiel.

  • Quel est le moteur du dynamisme économique de notre industrie  ?

Pourtant, je suis un de ces inventeurs entrepreneurs qui a connu les affres du statut d’inventeur salarié.

Aujourd’hui, je veux pouvoir utiliser pleinement et sans aucune réserve le pouvoir de mes idées matérialisé par son outil de "Propriété intellectuelle" dans son aspect le plus positif et gratifiant.

Je souhaite bénéficier en tant qu’inventeur et faire bénéficier aux inventeurs de toute la liberté d’actions possible en termes de valorisation sous ses formes les plus diverses et cela indépendamment d’un statut de salarié qui tendrait à le limiter ou à l’étouffer dans un rapport de domination.

C’est la seule façon de redynamiser une industrie en panne d’idées.

Le remède à nos problèmes ne se trouve pas dans le licenciement systématique des créatifs qui ne demandent qu’à être reconnus, mais dans leur liberté d’entreprendre, dans l’accompagnement de leur initiative, dans la promotion de l’essaimage.

Les inventeurs doivent impérativement reprendre le pouvoir sur leur propre avenir et ne plus se voir imposer des diktats qui consistent à scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Le registre de la simple rémunération supplémentaire misérabiliste qu’offre aujourd’hui le statut de salarié est un débat d’arrière-garde dans lequel il est hors de question de se laisser enfermer.

Il y a fort à parier que les mesures de la commission du CSPI iront encore davantage dans ce sens pour consolider des décennies d’erreurs si elles ne s’inscrivent pas dans une démarche d’entrepreneuriat vitale.


4. LA VALORISATION DU GENIE CREATIF  :


Le sursaut salutaire que je préconise se résume en deux mots seulement  :

  • ENTREPRENEURIAT INNOVANT.

Rappelons à notre mémoire tous ces inventeurs qui un jour ont réussi à transformer un rêve en réalité.

Ils l’ont fait parce que les seules limitent qu’ils se sont données sont celles de leur rêverie et les seules barrières qui se sont dressées sont celles que la puissance de leur créativité a imposées. Ce monde de l’imaginaire qui échappe complètement à toute emprise.

Les inventeurs ont simplement besoin d’être reconnus dans leur aptitude à mettre en œuvre leurs idées neuves.

Pour que tous les inventeurs talentueux de notre pays expriment leurs idées, il devient urgent d’inscrire l’invention dans un «  droit à entreprendre  » comme une valeur fondamentale de notre société au même titre que le combat pour les «  droits de l’homme  ».

«  Pour cela, je ne crois pas au mirage grandiose des slogans, des foules bruyantes et des drapeaux partisans. Je crois davantage en l’engagement individuel et la somme des actions silencieuses de tous ces héros anonymes qui comme moi avancent dans l’ombre au jour le jour et s’obstinent à combattre les préjugés, l’ignorance, l’hypocrisie, l’injustice et les mille formes d’asservissement qui enserrent l’individu et sa pensée créative(1)  ».


5. UNE ACTION CONCRETE  :


En vertu de cet engagement personnel résultant d’une réorientation de mon parcours professionnel, j’ai entrepris de me mettre au service de mes idées et de celles de porteurs de projets innovants.

J’ai décidé de m’investir exclusivement dans des projets de type «  start-up  » ou l’esprit créatif est roi.

Aussi, j’ai accompagné en immersion totale le projet d’une start-up à partir de l’année 2006.

www.h2odevelopment.com

Premier client de mon projet de création d’entreprise qui met en évidence la nécessité d’une nouvelle logique d’accompagnement des porteurs d’idées dans leur désir d’entrepreneuriat innovant.

Par analogie avec la situation de défense des "droits de l’homme" aux JO de Pékin à l’été 2008 prochain, je défendrai bec et ongles, tel un athlète de haut niveau, les valeurs universelles de la création pour que le "droit d’entreprendre" acquiert ses lettres de noblesse et prenne une place prépondérante dans la stratégie des entreprises industrielles.

Je crois en effet que c’est en étant soi-même sur la première marche du podium que l’on est en mesure d’attirer l’attention et mieux faire valoir un combat juste.

Après trois ans de travail acharné et de sacrifices, le succès est au rendez-vous et ne tardera pas à se faire connaître comme le modèle de référence pour valoriser la création au sens le plus large.

http://www.nxtbook.fr/newpress/mairie-de-paris/Aparis_27-ete_2008/index.php  ?startid=6#/6/OnePage

http://www.v2asp.paris.fr/v2/paristv/loisirs.asp  ?v=5

Mon prochain article sera consacré à cette formidable aventure de la création qui met en évidence la magie d’une idée et ce pouvoir de l’imaginaire capable de la matérialiser contre vents et marées.

Cette démonstration d’efficacité sera, à n’en pas douter, l’exemple caractéristique le plus abouti pour sortir l’invention de l’obscurantisme dans lequel on voudrait l’isoler.

J’inviterai tous les inventeurs à me rejoindre dans ce défi moderne.

Il suffit d’y croire et de ne compter que sur soi-même pour une industrie meilleure avec plus d’humanité envers les inventeurs et d’éthique sur l’invention…



(1) Emile Masson (1869-1923)  : professeur de liberté - J. Didier et Marielle Giraud - Ed. Canope 1991.

Documents joints à cet article

Utopie pour une industrie meilleure Utopie pour une industrie meilleure Utopie pour une industrie meilleure Utopie pour une industrie meilleure Utopie pour une industrie meilleure Utopie pour une industrie meilleure

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9 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 juillet 2008 12:55

    Très bon article Monsieur Théo .

    Dommage de l’ avoir soumis sur ce média .

    Ici c ’est juste une entreprise de critique de ceux qui entreprennent , l’ innovation la plus récente chez beaucoup s’ arrête vers 1789 pour certains 1789 et demie pour d’ autres .

    Le bon ton ici c ’est : les politiques tous pourris , la droite corrompue , la gauche trahissante , les musulmans celà , les juifs ceci , les bonzes pilates , et les mormons marmonnent ...

    Etant moi-même inventeur de la Rolesque à coucou , malgré une vaste campagne de pub , j’ en ai vendue une seule , pourtant seulement 65000euros seulement

    Sérieux , dire créer et inventer ici , c ’est comme dire Besancenot est notre avenir dans le Figaro ...



    • nantor nantor 21 juillet 2008 15:04

      Après avoir passé de nombreuses années dans des grands groupes français ou européens, force est de constater que la seule mesure de la décision de lancer ou non un projet est un simple R.O.I. dont l’horizon temporel se réduit comme une peau de chagrin.
      Combien d’actionnaires, de codir, de DG ou autres PDG ont recalé des projets d’innovation parce que la valeur potentielle futur était par trop éloignée. Nombre de grands groupe ont l’oeil rivé sur leurs résultats à 3 ou 6 mois. Seuls quelqu’uns ont su garder cet esprit entrepreneurial, les autres sont des gestionnaires (j’en veux pour preuve le fait qu’en France on confie souvent les rênes de grand groupes à des gens qui ne connaissent strictement rien au métier proprement dit de l’entreprise dans laquelle ils sont parachutés).
      Aujourd’hui je crois beaucoup plus à la PME comme lieu de maîtrise et de dynamisation des énergies.

      Ce qu’il manque aujourd’hui au système, ce ne sont pas les inventeurs, mais plutôt les business partners, capables de monter et de financer les projets qui leur sont présentés ; bien sûr, en acceptant le postulat que certain d’entre eux ne feront que coûter de l’argent ...


      • zelectron zelectron 21 juillet 2008 23:05

        L’agriculture et l’industrie primordiales font vivre TOUT les autres secteurs qu’on le veuille ou non.

        J’irais plus loin que vous car même les petites améliorations de tous ordres procèdent aussi de l’esprit créatif, et ça les financiers et autres administrateurs qui se devraient d’être au service de l’innovation, renversent les rôles et "esclavagisent" les ingénieurs.

        Car chacun sait par exemple à l’ENA qu’en méprisant ou faisant mépriser celui qu’on ne comprend pas permet d’assoir sa propre domination, et tous les moyens sont bons.

        D’autre part pourquoi se fatiguer à traiter 1000 dossiers à 100 K€ alors qu’avec un seul à 100 000K€ le tour est joué (sans parler des envelloppes), ce qui permet d’entretenir les effectifs de parasites des nombreux systèmes de financement de l’innovation


        • Théo Garleac Théo Garleac 22 juillet 2008 08:48

          Merci capitaine ad hoc !
          Aucun média classique ne s’intéresse vraiment au sujet que je développe (j’ai testé) ou alors de façon hypocrite ou partielle en relatant l’état du traitement contentieux des inventeurs salariés dans un flou artistique difficilement compréhensible - exemple de l’article sur la revue L’express du 8 février 2007 intitulé "Ingénieurs, le nouvel âge des inventeurs" d’Aude Olivier-Doux ou encore celui du monde économique du 10 octobre 2006 "la propriété industielle bouscule le code du travail" d’Antoine Reverchon, etc ...).
          L’hypocrisie n’est manifestement pas le fondement de ce média citoyen et il est appréciable comme une denrée de luxe.
          La tribune n’est peut-être pas la plus adéquate, mais elle est visible et l’important pour moi est que mon article soit publié d’une manière ou d’une autre pour être accessible sur le net par tous.
          La pertinence des commentaires des uns et des autres est un autre problème !
          D’aileurs, j’ai atteint mon but puisque je suis ravi qu’il vous ait touché.
          Si vous avez d’autres idées de support de publication ... faite le moi savoir.

          Nantor, je suis inventeur et business partner pour des projets innovants.
          Vous avez parfaitement bien compris l’intérêt de lier les deux.
          Jusqu’à présent on opposait toujours "créatif" et " gestionnaire". Il faut faire la fusion des deux sans attendre.
          La formidable loi "TEPA" peut nous y aider avec le financement des projets innovants, comme vous le savez sans doute.

          Oui Zelectron, la moindre amélioration est un pas créatif. D’ailleurs, je suis pour la notion permanente de "réinventer les produits existants pour en faire de nouveaux".
          Quant aux parasites du système de financement de l’innovation, je dirais que l’innovation est parasité par une myriade de petites sociétés de conseil se présentant comme des acteurs de l’innovation alors que leur travail se limite simplement à qualifier les projets innovants au titre du CIR.


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 22 juillet 2008 11:16

            Merci Théo pour votre réponse ,

            Le monde est comme il est , je suis sûr que la jubilation de trouver des solutions originales laisse loin derrière cette quasi indifférence envers l’ innovation , l’ imagination et la créativité .

            Je suis pour dire que si chacun des 6 milliards d ’humains que compte la terre apportait une inventive contribution au progès , qu’ il soit technique , qu’il soit pour la paix dans le monde , trouver une energie non polluante , etc...etc.... on pourrait envisager l’ avenir en souriant...


            • zelectron zelectron 22 juillet 2008 15:17

              Les Echos         Mardi 22 juillet 2008      
              lien :  http://www.lesechos.fr/info/france/4754048-poles-de-competitivite---99-nouveaux-projets-aides-pour-109-millions-d-euros.htm   &#160 ;
              Info & Secteurs > France > POLE DE COMPETITIVITE - : 99 nouveaux projets aidés pour 109 millions d’euros - citatation :

              "Le gouvernement a retenu le financement de 99 projets de recherche et développement émanant de 59 pôles de compétitivité via un sixième appel à projets. Cette nouvelle vague, annoncée hier par Bercy, représente un montant d’aides financées par l’Etat de 109 millions d’euros. S’y ajouteront environ 75 millions provenant des collectivités locales. « Les PME impliquées dans les projets au titre de cet appel à projets devraient bénéficier directement de près de 30 millions d’euros du fonds interministériel », indique le ministère de l’Economie. En cumulé, l’ensemble des appels à projets des pôles a permis de soutenir 554 projets des pôles depuis 2005. Ils représentent un montant de dépenses de R&D de près de 3,6 milliards d’euros et un financement public de plus de 1,1 milliard, dont plus de 729 millions par l’Etat."
                 
              Commentaires >  zelectron [22/07/2008 14:54] dit :

              Ce sont les sommes directement versées aux entreprises, quelle merveille !
              A moins que ne ne soient que des "enveloppes" largement ponctionnées par la myriade de petits organismes parasitaires pour qu’il ne reste plus que la portion congrue.... sans parler du temps et de l’énergie gaspillée par les entreprises (y compris celles qui sont éliminées)
              Et que de "spécialistes auto proclamés ou nommés" dans ce fromage !


              • Jérémy dumont Jeremy dumont 25 octobre 2008 13:14

                Les oiseaux de mauvais augure dressent un portrait sombre d’une société en mal d’avenir et d’ambitions collectives. A les entendre, les jeunes contestent moins, les créatifs suivent la mode, les philosophes bégaient...

                Dans leur description, ils oublient que si le contexte économique, politique et social incite à la morosité, il est aussi porteur de contradictions génératrices de nouvelles idées et d’ utopies.

                Collectons des utopies concretes et réalisables pour imaginer les produits de demain et concevoir des publicités qui ne racontent pas que des histoires. Les objectifs sont que chacun puisse avoir des rêves assez hauts pour ne pas les perdre de vue et écrire un futur commun désirable qui nous permettra de le choisir et non plus de le subir


                http://www.levidepoches.fr/courtscircuits/2008/10/rapport-dinnova.html

                • Théo Garleac Théo Garleac 3 novembre 2008 19:48

                  Tout à fait, Jérémy, bien vu !

                  C’est bien parce que nos sociétés ont créé des situations de crises extrêmes que certains individus se sont engagés sur des chemins de traverse, précurseurs de nouvelles voies, ils ont alors tracé d’autres chemins de pensées qui résonnent encore aujourd’hui comme autant de thèmes d’actualité.

                  Actuellement, il se joue aux USA une de ces utopies pour une "amérique meilleure", à l’image de ce fameux : "I had a dream" de Martin Luther King.

                  Ainsi, on peut toujours tuer celui qui a un rêve, mais on ne tuera jamais le rêve.

                  Alors, ne ne arrêtons pas de rêver, car c’est grâce à son propre engagement dans la rêverie et l’imaginaire que l’on transforme à petite dose notre monde en un monde meilleur plus désirable.


                • JFCAMPION JFCAMPION 22 juin 2010 19:01

                  Article très interessant. La France va mourir de son management rouillé et puis c’est toujours le même problème qui est bien illustré finalement dans cette article on ne programme pas ceux qui trouvent, les processus huilés ne conduisent pas souvent à la vrai innovation de rupture parce que le génie inventif ça ne se décrète pas. Le plan quinquenal des inventeurs c’est une vision de bureaucrate. bravo Théo

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