• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Vers un automne fiscal ?

Vers un automne fiscal ?

Une société qui n’aime pas les jeunes, ainsi que je le soulignais la semaine dernière, c’est avant tout une société de fonctionnaires, des gens en place. J’ai souligné leur rôle dans l’élection récente. Voici maintenant les conséquences à tirer pour la société française : on ne réduira pas les dépenses, on ne touchera pas au statut de ces Messieurs-dames… les choix des Hollandais sont faits : voici venir l’augmentation des impôts, « seul moyen » de tenir le statut de la dette française !

Attila est là

Mais écoutons d’abord l’ignoble Attila, conseiller spécial de Mitterand et revenu dans les allées du pouvoir (sans les avoir vraiment quittées, mais en s’y étant fait plus discret) ; l’homme qui est capable de dire avec la même assurance le tout et son contraire ; un des promoteurs de la grande gabegie financière des trente dernières années, qui ose se lever pour dire : « j’avais bien dit que cela finirait ainsi ». Il fait penser à cette kyrielle de dirigeants occidentaux qui, pris en flagrant délit d’embrassades avec Ceausescu avant-hier, Kadhafi hier, ont le lendemain dénoncé les tyrans.
 
Écoutez-le, ce profanateur de toute honnêteté intellectuelle : « Nous avons tous vécu dans l’illusion. Voici venu le moment d’accepter la réalité. Il n’est pas possible de laisser croire que tous les Français n’ont pas profité de l’endettement de ces dernières années : depuis dix ans et pendant plusieurs mois par an, tous les Français ont bénéficié de services publics sans les payer. »
 
Triple andouille, c’est l’État et sa machine qui ont « profité » de ce mécanisme au point d’en devenir obèse. Écoutez-le encore : « La dette publique ne pourra pas se réduire sans réduire significativement les dépenses pour tous et sans augmenter significativement les impôts de tous. » «  Il faudra en particulier, et le plus tôt serait le mieux, augmenter tant la CSG que la TVA.  »
 
L’herbe ne repousse pas là où est passé le pseudo-intello et sa horde de gratte-papiers. Ce digne émule de Richelieu et de son comparse Renaudot nous indique clairement le chemin qui se dessine pour le « nouveau » Pouvoir : le rasoir de l’impôt. Après avoir fait largement illusion avec sa mallette de commis-voyageur sur laquelle il avait écrit « croissance », Hollande définit enfin son programme en un mot : IMPÔTS !
 
Vers un automne social fiscal
 
"Les fonctionnaires qui ont été méprisés ces dernières années avaient un grand besoin qu'on les écoute". (Marylise Lebranchu ) A la conférence sociale aussi le ton est donné, même si l’on ne va pas revenir globalement sur la réduction du nombre des fonctionnaires mise à l’ordre du jour depuis quelques années. Que les fonctionnaires soient rassurés, le gouvernement de gôche est bien un propagateur du sévice public, il n’est pas du tout dans ses intentions de poursuivre l’action menée dans le sens d’une réduction des dépenses, il ne reste donc qu’à augmenter les rentrées. Françaises et Français, passez à la caisse, d’autant que c’est VOUS qui profitez gratuitement de nos sévices depuis trop longtemps…
 
C’est à peine croyable d’oser développer une politique pareille. Sauf si bien sûr on veut remercier ses électeurs (1 Français sur 6, en gros les fonctionnaires et apparentés). Sauf si on est obnubilé par la tranquillité sociale. Ce n’est évidemment pas de ce côté-là que viendra la chaleur de l’automne. Le retour de vacances sera chaud, certes, mais d’un tout autre point de vue : FISCAL !
 
Je ne me ferai pas de souci pour les contribuables soumis à l’ISF qui payeront soit une deuxième contribution, soit une contribution doublée en septembre. Le seul souci que cela puisse poser au pays, c’est de les encourager à « convoler »… Tout autre est le problème des centaines de milliers de foyers jusqu’ici non imposables et qui subiront à la rentrée une double peine : 1) payer l’impôt ; 2) être écartés de tous les avantages que réserve aux Français le statut de non imposable.
 
Les socialistes vont dans le sens de l’égalité, c’est bien connu. Ils vont donc, ainsi qu’ils l’annoncent peu à peu, augmenter les impôts les plus égaux, mais aussi les plus injustes : la TVA transformée d’injuste en juste par le qualificatif de sociale sui lui est accolée, et la CSG inventée par un factieux de 1968, le socialissime Michel Rocard. Ces impôts sont injustes précisément parce qu’ils frappent également tous les revenus, alors que le seul impôt juste est l’impôt sur le revenu, qui touche les revenus de manière progressive. Mais en France TOUT repose sur les taxes et autres retenues, et l’impôt sur le revenu ne contribue que pour une part infime aux recettes nationales. C’est la tradition républicaine !
 
Dernier volet de cet automne fiscal : les taxes locales – taxe foncière et taxe d’habitation. Il n’est pas une région, pas un département, pas une municipalité qui n’annonce depuis des années le gel de ces taxes, en pourcents additionnels. C’est tout simple : il suffit de laisser les pourcentages intacts et de réviser les bases de calcul. D’où une augmentation qui frise l’indécence. Calculez juste : vous êtes propriétaire de votre logement ? FAUX. Vous payez désormais directement votre LOYER à l’État. Faites le calcul, c’est imparable !
 
Il faut tempérer les sangsues fiscales, c’est inévitable, sous peine de ce qui menace à l’horizon : la révolte contre l’impôt. Le problème en l’occurrence, c’est que les sangsues fiscales dont aussi les principales sources de la « croissance », vu que plus de 50% du P.I.B. est lié à l’activité de l’État et des collectivités locales. Réduire leurs dépenses, c’est arrêter le B.T.P. Vous savez ce que c’est qu’un cercle vicieux ? Vous avez entendu parler de ce qu’est qu’une double contrainte ? Voilà, vous y êtes…
 
Reste à savoir combien de temps et jusqu’où les citoyens vont supporter ces exactions fiscales. Tout en sachant bien sûr que pour qu’elles s’avèrent efficaces, il faudra encore pomper, pomper,… jusqu’à l’assèchement complet de la source ! Si la voie n’est pas strictement identique, le résultat l’est assurément : l’avenir grec de la France est assuré.
 
MALTAGLIATI
 
Post Scriptum
 
1. La dette publique de la France a augmenté de 72,4 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 1 789,4 milliards fin mars, soit 89,3 % du PIB, selon les statistiques publiées par l'Insee. La dette de l'État a augmenté de 46,8 milliards d'euros sur la période janvier-mars pour s'élever à 1 381,9 milliards. La dette publique au sens de Maastricht inclut également les dettes des administrations de sécurité sociale (236,6 milliards, soit 31,4 milliards de plus qu'au trimestre précédent), des administrations publiques locales (160,9 milliards, - 5,4 milliards) et des organismes divers d'administration centrale (10 milliards, - 400 millions). Ce qui est sans doute le plus inquiétant, hors la dette publique à proprement parler, c’est la croissance exponentielle des engagements de l’État français dans le cadre des plans de sauvetage - existant ou à venir - des États du Sud européen.
 
2. Tout ceci dans un contexte où au dernier sommet européen les pays les plus endettés ont pu faire valoir leur loi, mais d’une manière telle qu’en apparence la solidarité européenne est renforcée et le cours vers une intégration européenne supranationale maintenu. Marché de dupe du dernier sommet européen qui a rassuré les marchés (à savoir avant tout les banques) jusqu’au début de cette semaine, les taux d’intérêts espagnols reprenant ce lundi 9 juillet leur ascension là où ils l’avaient interrompue le 19 juin.

Moyenne des avis sur cet article :  2.94/5   (35 votes)




Réagissez à l'article

69 réactions à cet article    


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2012 18:55

    Je partage votre cri concernant ce racket fiscal. Sauf quand vous dite que la TVA est injuste. C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire.

    Petit rappel de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 :

    Article XIII

    "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.« 

     »en raison de leurs facultés" : C’est à dire en proportion de ses possibilités.

    *** La règlementation est l’autre nom des privilèges : Votez Libéral ! ***


    • Romain Desbois 10 juillet 2012 19:12

      justement la TVA n’est pas en proportion de la possibilité de chacun.

      La phrase de l’article XIII est contradictoire et peut être mal interprétée vis à vis de la langue d’aujourd’hui. l’impôt ne peut être également réparti et être en fonction des facultés.


    • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 19:16

      Par jesuisunhommelibre (xxx.xxx.xxx.18) 10 juillet 18:55

      Je partage votre cri concernant ce racket fiscal. Sauf quand vous dite que la TVA est injuste. C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire.

      Petit rappel de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 :

      Article XIII

      "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés."

      « en raison de leurs facultés » : C’est à dire en proportion de ses possibilités.

      Comment démontrer exactement le contraire de ce que l« on dit ! smiley

      Si la TVA doit être calculée »en proportion de ses possibilités«  ; elle doit donc être forcément PROGRESSIVE, en proportion des dites possibilités. Or, elle est FIXE, quelles que soient les possibilités des uns et des autres : donc pas du tout »en proportion des possibilités.

      On se demande, chez les libéraux, si c’est leur idéologie qui met à néant leurs capacités de raisonnement, ou si, tout simplement, ils prennent les autres pour des cons, en raisonnant par sophismes, pour essayer de faire passer leurs mensonges délibérés.

      Enfin, perso, je ne me le demande pas : je connais la réponse, car leur cynisme n’a d’égal que leur crapulerie.

      Rappelons, à ce propos, la définition du cynique d’Oscar Wilde : « celui qui connait le prix de tout et la valeur de rien »..

      Quant aux sempiternel refrain des imbéciles anti-fonctionnaires, il est du même ressort : du pur cynisme, parce qu’évidemment, ceux qui l’énoncent sont les premiers à profiter de tous les services publics ; santé, éducation, sécurité, infrastructures, services administratifs, transports, etc....

      Un article de cynique pour les imbéciles.


    • xa 12 juillet 2012 14:41

      « C’est au contraire, le seul impôt juste car proportionnel et non vexatoire. »

      Il existe un autre impot proportionnel : la CSG...

      Avantage : elle taxe les revenus, et non les dépenses. son assiette est plus large, et son rendement plus élevé. Alors pourquoi toujours proposer l’augmentation de la TVA, qui pénalise surtout ceux qui dépensent intégralement leurs revenus, plutôt que la CSG qui touche aussi ceux qui ne dépensent pas leurs revenus ?


    • xa 12 juillet 2012 14:53

      J’ajoute un truc : jetez un oeil sur la ventilation IR / TVA d’un pays hautement socialiste ... la Suisse.

      C’est très intéressant.


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 19:07

      « L’impôt est une contribution commune, également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés » déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
      Lire ce petit article sur l’impôt, souvent décrié mais pourtant indispensable pour notre mode de vie :
      http://2ccr.unblog.fr/2012/03/21/vive-limpot/


      • Romain Desbois 10 juillet 2012 19:36

        Sauf à décider de ne pas rembourser sa dette, lorsque l’Etat emprunte il fait de l’impôt différé.

        Les recettes de l’Etat tournent autour de 400 milliards d’euros.

        Des rentrées possibles sont nombreuses puisque l’on nous dit qu’il y a par an :

        - 50 milliards de fraudes fiscales .
        - 75 milliards de niches fiscales pour les particuliers
        - 75 milliards d’allégements fiscaux pour les entreprises (dont 31 milliards d’aides aux 35H et 7pour les heures supp)

        Il faut déjà avoir un budget équilibré et ne pas se contenter d’un retour à 3% de déficit annuel.

        Il faut également que les économies ne soient pas sur les salaires et les emplois mais sur les aides,subventions et niches fiscales. Il faut faire le tri et supprimer le superflu.

        Construire des Canadairs et non pas acheter des Rafales

        Fabriquer par l’Etat les génériques et faire le tri dans le gâchis pharmaceutique ( par exemple en interdisant aux medecins de prescrire des marques, juste le principe actif et délivrer que le nombre utile de médicaments)

        Supprimer les 500 millions annuels d’aides à la presse (dont beaucoup crachent sur l’Etat alors qu’ils en croquent)

        Arrêter de subventionner les exportations, ce qui fausse les chiffres de la balance commerciale (on vend grâce à ca à perte de l’agneau à l’étranger alors que le gros de l’agneau vendu en France vient de Nouvelle-Zélande)

        On arrête de subventionner l’agriculture intensive alors que 60 % du bio consommé en France est importé (souvent d’Allemagne).

        On impose le délai de paiement à 30 jours afin que les entreprises ne soient pas obligées d’emprunter pour leur trésorerie.

        On embauche prioritairement là où cela va rapporter de l’argent dans les caisses :
        - des juges, des greffiers et assistants greffiers (pour limiter le temps de préventive , 40% des prisonniers en France)
        - des inspecteurs du travail
        - des contrôleurs à la DGCCRF
        - des inspecteurs des impôts
        - des inspecteurs à la DSV

        etc.


        • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 19:59

          Aujourd’hui, on prefere voler au secours des marchés financiers mais pas de sa jeunesse, dont les droits élémentaires en matière d’éducation, de travail et de logement sont de plus en plus bafoués.........
          http://2ccr.unblog.fr/2011/09/05/sauvez-les-jeunes-pas-les-banques/


          • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 20:24

            MALTAGLIATI,
            pourquoi cette haine des fonctionnaire, vous avez raté un concours dans votre jeunesse ?
            Lisez plutot ceci :
            http://2ccr.unblog.fr/2012/03/01/a-quoi-servent-les-fonctionnaires/

            ensuite vous savez certainement que les niches fiscales aux grosses entreprises representent 172 milliards d’euro, voir :
            http://2ccr.unblog.fr/2010/12/03/niches-en-or-massif/

            il faut aussi parler  des 600 milliards d’évasion fiscale, et des 200 milliards annuels qui ont été accaparés par le capital sur la part des salaires. Parlons également des millions d’euros de remboursement d’impôt que l’on concède à ceux pour qui tous les moyens sont bons pour ne pas en payer !Lire :
            http://2ccr.unblog.fr/2012/05/15/finance-hollande-va-mettre-carte-sur-table/

            je me tiens a votre disposition pour vous conseiller d’autres lectures...


            • maltagliati maltagliati 10 juillet 2012 22:02

              Je HAIS la fonction publique, racine de notre servitude. Un jour j’ai passé un entretien sans savoir quel poste était à la clé. Quand je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’entrer au service de l’Etat, j’ai mis fin à l’entretien par quelques réponses appropriées.
              Je n’ai pas besoin de vos références. La maladie de la gauche, c’est l’État, sous « prétexte » de dénonciation du libéralisme. De Charybde en Scylla.
              Et ne me prenez pas pour un sous-développé, je suis l’éditeur des Œuvres politiques de Jean-Paul MARAT. Je me passe allègrement de vos lectures !!!


            • Robert GIL ROBERT GIL 10 juillet 2012 22:15

              je suis desolé, je ne savais pas, a chacun ses problemes, les votres ont l’air serieux...


            • Gemini Gemini 11 juillet 2012 10:22

              Pour une personne non sous-développée, vous avez pourtant un argumentaire inexistant et votre opinion ne semble dictée que par votre haine.

              Le fait d’éditer une quelconque série de livre ne cautionne en rien la qualité de votre argumentaire et ne vous donne aucun argument d’autorité.

              Si nous pouvons bien sûr avoir des opinions différentes, je trouve ridicule de les baser délibérément sur des chiffres et affirmations fausses  ; cela ne fait que renforcer l’idée que celle-ci est infondée.


            • tf1Goupie 11 juillet 2012 12:18

              « Je HAIS la fonction publique » ...

              Soyons clair:on ne fait pas ici dans la réflexion objective, plutôt dans le lâcher de pulsions.

              Je hais les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les garagistes etc...

              Le vieux monde Français du corporatisme, de l’immobilisme et du repli sur soi qui s’exprime.

              Vous essaierez de nous vendre un monde meilleur après ça !


            • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 20:21

              Par maltagliati (xxx.xxx.xxx.18) 10 juillet 22:02

              Je HAIS la fonction publique, racine de notre servitude.

              Ah oui ?

              Donc, vous n’avez jamais recours à ses services ; école, santé, sécurité, transports, infrastructures, services administratifs... Vous vivez sur une île déserte, où vous faites appel rien qu’au privé pour tous ces services ? Vous avez une milice privée pour s’occuper de votre sécurité ? Une clinique privée, que vous payez intégralement, sans la sécu ? Pas de carte vitale ? Vous ne roulez que sur les autoroutes (difficile pour y arriver : vous y faites transporter votre voiture par un transporteur privé ?)


              Et ne me prenez pas pour un sous-développé, je suis l’éditeur des Œuvres politiques de Jean-Paul MARAT. Je me passe allègrement de vos lectures !!!

              Waouw ! 

              Ah !Vous ne lisez que les livres que vous éditez ? Ça restreint....

              Certainement pas sous-développé, mais un sacré imbécile, surement : comme quoi la culture n’ finalement rein à voir avec l’intelligence...

              Et, à propos, vos études, vous les avez faites avec un précepteur privé ? 

              Calmez vous, mon vieux : la haine est toujours mauvaise conseillère, vous ne savez pas ?

               smiley


            • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:12

              Les socialistes appliquent à la France une thérapie de choc qui dégoutera le pays de l’ultra étatisme pour de longues années.

              Serrons les dents.


              • Gemini Gemini 11 juillet 2012 10:24

                Appeler ce qui se fait en ce moment d’Ultra étatisme est au mieux mensonger. Le gouvernement ne compte même pas revenir sur tout ce qui a été surpris par Sarkozy.

                Je suggère également de prendre le problème dans l’autre sens : on nous a servi de l’ultra libéralisme à toutes les sauces depuis plus de trois décennies. L’on sait que c’est un échec total et absolu, mis à part pour quelques profiteurs parasites. Il est grand temps de changer de disque.

                Quant à dire que c’est ce que fait le gouvernement en place, il n’y a qu’un pas que je me garderais bien de franchir.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:27

                56% du PIB est dépensé par l’État.

                56, gravez vous ça dans le crâne.


              • JL JL 11 juillet 2012 10:29

                Pfff !

                Avec Sarkozy, le sommet social c’était : « Bon, MM les représentants des partenaires sociaux, nous avons deux heures, vous présentez vos propositions, et ensuite je ferai ce que j’ai déjà décidé - comprenez : en concertation avec le médef. »

                Voilà la droite : l’État de droite décide en lieu et place des partenaires.

                L’Etat PS, lui , instaure un vrai dialogue social entre les partenaires.

                maltagliati, péripate et ceux qui leur emboîtent le pas, savent très bien que la meilleure défense c’est l’attaque.

                maltagliati prétend que je suis un défenseur de l’État ? En effet, face à des détracteurs comme lui, nous ne sommes pas assez nombreux pour couvrir tous ces fauteurs de troubles - anarchistes, libertariens, néolibéraux, poujadistes, ... - pour les couvrir, dis-je de notre opprobre, à défaut d’user de plumes et de goudron.

                Ah ! un mot sur la dette : A leur place, je ferais profil bas, vu que l’Etat PS obtient pour ses prêts, de meilleurs taux que l’Etat UMP ! Quelle baffe pour la droite ! Même sa clientèle fait davantage confiance au PS !

                 smiley


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:33

                Bon, bravo aux socialistes de gauche et tant pis pour les socialistes de droite.

                Tout pour l’État, tout par l’État, rien en dehors de l’État. Nous avons compris.


              • JL JL 11 juillet 2012 10:35

                56% du PIB : mais qu’y a-t-il dans ces 56 % ?

                Les trois quarts sont dépensés pour maintenir sous perfusion nos entreprises écrasées par les dividendes : les leurs ou ceux de leurs donneurs d’ordre, les multinationales, lesquelles ne paient même pas d’impôts en France.

                Les néolibéraux sont constamment en train de se prévaloir de leurs turpitudes, et plus ils sont abjects, et plus ils ont des arguments - fallacieux, bien entendu - mais à force de les répéter, ils finissent par convaincre les peuples écrasés en effet, par des taxes et des impôts injustement répartis.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 10:53

                Abject.... toujours la bave aux lèvres.

                56, c’est 56. Point à la ligne. Et tous vos raisonnements tordus n’y changeront rien.


              • JL JL 11 juillet 2012 11:03

                56% ce n’est pas les dépenses de l’État, voyons ! Vous êtes ridicule. Par ailleurs, c’est l’équivalent de celui de l’Allemagne si l’on tient compte du fait que dans nos chiffres, il y a les dépenses de santé, pas dans les leurs.

                Voici un article publié ce jour qui vient à point nommé étayer ce que j’ai dit plus haut au sujet du « keynésianisme de droite », un keynésianisme contre lequel les libéraux ne se sont JAMAIS mobilisés, je dis bien JAMAIS. Le keynésianisme de droite, c’est l’État corporatiste. Le corporatisme c’est le fascisme de droite. Les libéraux usent des chiffres et dépenses de l’Etat corporatiste pour fustiger les dépenses de l’État social. Si vous avez mieux que abject, je suis preneur.

                Je cite le début de l’article :

                Le 27 septembre 2011 le Dr Nicole Delépine, pédiatre oncologue à l’hôpital de Garches faisait le point sur l’état de la médecine et de la démocratie.

                Nous devons féliciter ces médecins qui osent dire la vérité et ont le courage de braver le tout puissant Conseil de l’Ordre et les autres sbires des tout puissants laboratoires

                 

                Cancérologie : « la médecine n’est plus au service du patient, mais d’un système marchand. »

                Sommes-nous à l’aube d’une crise de remboursement des traitements anti-cancer qui peuvent se chiffrer en dizaines de milliers d’euros ? C’est ce que semble indiquer une récente étude publiée par le journal médicale The Lancet. De quoi remettre en cause la pratique de la médecine actuelle ?



              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:07

                JL vous m’emmerdez. Vous n’êtes pas un interlocuteur honnête ni respectueux. Contentez-vous des insultes, un raisonnement correct est hors de votre portée.


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:12

                « un raisonnement correct est hors de votre portée »

                Peripate, vous vous parlez a vous meme, j’avais deja remarqué que ça ne tournait pas « rond » chez vous, mais la ça s’agrave, il est temps de consulter !


              • lsga lsga 11 juillet 2012 11:13

                mince je voulais troller JL mais je suis d’accord smiley



              • JL JL 11 juillet 2012 11:18

                En effet péripate, je vous emmerde.
                Quant à juger de la qualité de mon raisonnement, je vous l’accorde : l’un de nous deux en est incapable. Mais il ne suffit pas de le dire : moi je démontre, c’est vous qui éructez.


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:23

                Gil vous n’êtes pas en train de recopier un article pour le présenter comme votre ? Allez au boulot !


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:27

                Peripate,
                ce n’est pas en lisant vos commentaires que je vais en ecrire un, ça c’est sur !


              • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 11:31

                Pff, tu n’as jamais rien écrit ni pensé quelque chose à toi mon petit Gil. Alors en effet ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer.


              • JL JL 11 juillet 2012 11:34

                péripate, l’un de nous deux en effet, est une merde malodorante.

                Mais moi je ne demande pas à une merde de dégager : je nettoie. Et la seule façon de nettoyer les merdes ici, c’est de leur mettre le nez dans leur caca : ce que je fais avec vous.


              • 65beve 65beve 11 juillet 2012 12:40

                Peripate,
                Il est l’heure.
                L’heure du pastis.
                Vous verrez, vous vous sentirez nettement mieux après.
                cdlt.


              • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 20:31

                Houla !

                Le péripute est hors de ses gonds !

                Je crois que c’est le chiffre 56 sur lequel il a craqué... Ça doit être, pour lui, un chiffre fatidique, qui réveille une sourde haine à peine enfouie...

                Peut-être aussi qu’il serre trop les dents ; ça doit lui faire mal et l’agacer..

                Pas grave : il va se calmer en se replongeant dans ses bibles de Von Mises, de Hayek , de Friedman : tous ces grands humanistes, qui donnent tant de baume au coeur par leur empathie, leur compassion, leur formidable esprit de générosité, de solidarité, d’entraide, et d’amour...

                La lecture des grands pontes du libéralisme, c’est beau comme le cri des torturés, le soir au fond des caves...


              • xa 12 juillet 2012 15:01

                « Les trois quarts sont dépensés pour maintenir sous perfusion nos entreprises écrasées par les dividendes »

                Euh ... un peu de réalisme, tout de même. Dans les 56%, il y a la sécu et les retraites, qui ne sont pas une perfusion des entreprises. Et ces dépenses représentent près de la moitié de ces 56%. Ensuite, il y a les salaires de la FP.

                Ca laisse bien moins des 42% de pib que vous annoncez pour la perf des entreprises (perf dans lesquels il serait effectivement bon de faire un peu de ménage, comme dans tous les secteurs publics, à condition de faire un ménage intelligent, et pas à la serpe comme depuis 10 ans)


              • JL JL 13 juillet 2012 09:32

                xa,

                la Sécu et la retraite, désolé, ce n’est pas le fonctionnement de l’État : si ce secteur était confié aux mutuelles ou au privé, il faudrait bien le financer, et en plus, payer des profits dans le second cas.

                De même, l’éducation, la police, l’armée, etc.

                Ensuite, on ne le dira jamais assez puisque les obscurantistes et la bêtise insistent toujours, il ne faut pas confondre budget et dépenses. Quand une commune fait construire un rond points, ça coûte le prix des travaux, mais cet argent est versé directement aux entreprises de TPE. Et le Rond-point devient propriété collective. Vous voudriez qu’il soit privé ? Vous le paieriez deux fois !

                La seule chose à considérer, ce sont les salaires de la machine administrative, tout ce qui n’existerait pas dans un pays livré à l’anarchie - je vous laisse imaginer les dégâts ... tiens, la Grèce par exemple, qui n’a pas de cadastre.

                Tout bien compté, je ne crois pas que ça coûte 14% de PIB ; et je ne parle pas du chômage : je préfère payer un fonctionnaire qui gère la machine qu’un chômeur qui fait l’aumône, le dealer ou le cambrioleur. Ces deux derniers ne voteront pas pour moi mais pour vous, c’est sûr.

                Les libéraux et les idiots sont difficiles à départager, de sorte qu’on peut dire sans se tromper que le libéralisme est à la bêtise ce que les croyance sont à la superstition : la bêtise est pour le commun, le libéralisme est pour les nantis, mais c’est le même impensé.

                Et ce 56% qui fait les choux gras des ennemis de l’État, de la République et de la démocratie, n’est que le budget du ménage ! Les ennemis de l’État se conduisent comme ce « chef de famille » qui reprocherait à son épouse femme au foyer de dépenser plus de la moitié de sa paie, une épouse qui paierait la nourriture, l’habillement et l’éducation des enfants, les traites, les charges et le mobilier du logement, pendant que monsieur dépenserait le reste pour la voiture, les vacances, pour les maîtresses et les copains du bistrot.


              • xa 13 juillet 2012 12:41

                « la Sécu et la retraite, désolé, ce n’est pas le fonctionnement de l’État »

                Certes. Mais c’est dans les 56% dont, selon vous, les 3/4 sont des allègements de charges aux entreprises.

                Si vous retirez la Sécu, pour justifier vos 3/4, vous reconnaissez que vos 3/4 ne s’appliquent pas sur la totalité de ces 56% de PIB

                CQFD.


              • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 11:38

                peripate,
                «  »un raisonnement correct est hors de votre portée"
                ça se confirme...


                • arobase 11 juillet 2012 12:13

                  Robert tu perd ton temps. péripate est membre du NPA et caricature un max les positions libérales afin qu’elles donnent envie de vomir.


                  c’est une tactique qui en vaut d’autres. il est vrai que contre la puissance de l’argent et ses dégâts contre l’humanité tous les coups sont permis.

                  en fait il faut remercier le péripate

                • JL JL 11 juillet 2012 12:21

                  arobase,

                  vous posez là une véritable question : est-ce que péripate est un NPA déguisé en libéral, ou bien est-ce que les libéraux n’ont pas déjà infiltrés tous les partis d’extrême gauche ?

                  A ce sujet, je vous invite à écouter cette conférence de Charles Robin qui nous démontre notamment la soumission idéologique de l’extrême gauche au libéralisme, qu’elle prétend pourtant combattre. Charles Robin vient d’arriver dans le petit monde fermé des essayistes de talent et son entrée est parfaitement réussie. Il fut reçu dans le cadre du libre journal du LTS pour présenter son livre et nous vous proposons aujourd’hui d’écouter sa conférence de 50 minutes qui traite du libéralisme sous un angle particulièrement intéressant. Son essai, intitulé « Le libéralisme comme volonté et comme représentation : démontage d’une mythologie politique contemporaine » est disponible au prix de 12 euros via ce lien.


                • JL JL 11 juillet 2012 12:23

                  « infiltré » évidemment.


                • arobase 11 juillet 2012 12:41

                  Mais non Robert c’est plus simple que ça. j’ai dit le PA comme je dirais le PDG ou le PS...il ne faut pas donner au péripate l’importance qu’il n’a pas. ça m’étonnerait qu’il fasse partie d’un plan concerté smiley.


                  la meilleure façon de rendre insupportable ce libéralisme assassin c’est d’en forcer le trait et montrer ses excès. péripate excelle dans ce sens smiley

                  maintenant si c’est vraiment sa pensée qu’il exprime, il n’ a plus qu’à le plaindre de tout coeur, le pauvre. smiley

                • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 13:59

                  je pense plutot que le peripate ne fait parti de rien du tout, il est en pleine destructuration intellectuelle...........


                • spartacus spartacus 11 juillet 2012 11:44

                  la conférence sociale :

                  Des fonctionnaires et assimilés parlent entre eux.
                  Des syndicats à 80% d’adhérents de la fonction publique représentés par des anciens de la fonction publique, financé à 95% par les subventions de l’état discutent, avec des Enarques, du social. 
                  Un dialogue de « bobos ».

                  • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2012 12:03

                    tu est fatigant esclave, tu ne comprends rien, est-ce pour cela que tu reste un esclave ?

                    Lis ce texte pour t’emanciper un peu :
                    http://2ccr.unblog.fr/2012/02/11/de-l%E2%80%99argent-il-y-en-a/

                    Non ne me remercie pas, instruit toi ce sera ma recompense...


                  • Le péripate Le péripate 11 juillet 2012 12:56

                    Oui, 15% de l’électorat qui discute avec 5% des salariés. C’est énorme en effet.


                  • spartacus spartacus 11 juillet 2012 17:40
                    Un adepte de la censure ! Excusez le il a pris des cours chez Castro ! 


                  • plug-in 12 juillet 2012 10:06

                     Demosthene mais c’est quoi ton problème ? Ta femme te bat et tu viens déverser ta bile sur les forums ? Tu ne peux pas parler normalement aux gens sans sortir des insultes chaque deux mots ? CE FORUM EST UN ESPACE DE DEBAT CIVIQUE ET CIVILISE, t’as lu au moins ???

                    Si tu as besoin d’extérioriser ton mal être, va soulever de la fonte, ce sera bénéfique pour ta rage !

                  • arobase 11 juillet 2012 12:08

                    que personne n ’oublie une chose : depuis 10 ans, chirac- sarkosy et sa bande sont responsable d’une faillite abyssale de notre pays. Fillon en parlait déjà en 2007. et malgré ça ils ont accumulé les emprunts, les dépenses folles et le remboursement d’impôts par milliards aux riches.


                    n’importe qui viendrait aujourd’hui au pouvoir se trouverait devant cette situation inextricable sinon par des mesures douloureuses !
                    qui connait d’autres solutions ?
                     Et encore hollande préfère taxer les plus riches, et ça fait rincer des dents certains pauvres !! la preuve certains ont revoté ump aux législatives !!

                    chaque fois que vous sera demandé un centime pour amortir ce pillage infâme de notre pays, rappelez vous que vous le devrez à l’UMP, ses députés, ses ministres.

                    et quand vous en rencontrez un n’oubliez pas de le remercier chaleureusement.

                    • mrdawson 11 juillet 2012 12:12

                      @ l’auteur :
                      Jamais été à l’école ? Jamais roulé sur une route ? Jamais marché à la lumière d’un lampadaire ? Jamais été se faire soigner ?

                      Vous publiez les « Œuvres politiques de Jean-Paul MARAT » donc je suppose que vous voyez où je veux en venir. Il y a un ravin philosophique entre considérer que la fonction publique est (parfois) mal gérée et que la fonction publique est de trop sur le territoire.

                      Vous et le péripate êtes tellement aveuglés par votre idéologie (56% vous vous rendez compte ma brave madame michu !) et votre haine que vous ne proposez rien, n’apportez rien au débat...
                      Le far-west libertarien n’arrivera pas de si tot (thank god comme dirait Ron Paul qui serait le premier à en crever), donc quitte à être condamné à vivre avec une fonction publique autant discuter des manières de l’améliorer non ? Sur le sujet il y a tellement à dire et à écrire...

                      Une dernière chose, que vous repousserez certainement du revers de la main, la population française augmente, il est donc normal, si l’on souhaite conserver les services publics dont nous jouissons actuellement, que le nombre de fonctionnaire augmente aussi. Il serait plus pertinent de mesurer le poids de la fonction publique par N de fonctionnaire/hab plutot que des chiffres bruts.

                      Sur ce, bon courage dans ce pays fonctionnarisé et détestable de services publics.


                      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juillet 2012 15:45

                        @ mrdawson,

                        L’école, voici un bon exemple.

                        Se sont les libéraux (Jean-Baptiste Say) qui, les premiers, on combattu pour une instruction primaire gratuite et obligatoire.

                        Las, cette idée généreuse a été captée par les étatistes pour transformer cette belle idée, en un outils de propagande et d’endoctrinement. Comme le disait Bastiat, il n’y a pas pire qu’un monopole de l’éducation.

                        En aucun cas, un service public doit être géré par l’état, exception éventuelle de la justice, de la police et de l’armée ... et encore.

                        Pourquoi vouloir à tout pris payer plus cher un service de mauvaise qualité alors que le contraire est possible ?

                        Dans tout les domaines qui ont été privatisés, l’offre s’est diversifiée et les couts ont chuté : Téléphonie, transport aérien, énergie, transport ...

                        L’état n’est pas un entrepreneur, et est souvent un mauvais gestionnaire.

                        *** Pour un état au service de l’Homme, et non l’Homme au service de l’état : Votez Libéral ! ***


                      • blablablietblabla espritsubversif 11 juillet 2012 15:03

                        @ Tout à fait d’accord avec vous ,c’est une mauvaise gestion de l’état, vu l’absentéisme hallucinant chez les fonctionnaires même eux s’en plaignent c’est dire , j’ai toujours été indépendant mais toujours de gauche ,mais j’avoue que dans la fonction public y a une force d’inertie qui vient plomber grave la production réel du marché en fait et en plus de l’absentéisme .


                        C’est simple ma femme bosse à la région dans l’entretien voir l’accueil aussi et bien sur 12 y a n’a 8 qui sont malade et pour un oui ou pour un non ,pour une simple contradiction avec un petit chef et paf maladie donc y a vraiment un problème de gestion !! 

                        • blablablietblabla espritsubversif 11 juillet 2012 15:05

                          @ Par mrdawson


                          Oui c’est à vous que je répondais !

                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juillet 2012 15:32

                            Plutôt que par l’invective je vais répondre simplement à JL :

                            Quand l’état donne 100, il a bien fallu qu’il le prenne quelque part, et s’il donne cela à une entreprise en difficulté, c’est en le prenant à une entreprise efficace. Donc, il sacrifie l’entreprise efficace pour sauver une entreprise inefficace : mal gérée, pas assez innovante, ne produisant pas des biens ou services utiles ...

                            Déjà c’est négatif, mais en plus, l’état dépense une partie de cette somme pour savoir comment et à qui prendre, puis comment et à qui donner.

                            A nouveau, ce n’est pas terrible, mais il y a encore plus, c’est que les acteurs économiques, ceux à qui on prend et ceux à qui on donne, dépensent des sommes supplémentaires soit pour échapper le plus possible à la taxation soit pour bénéficier le plus possible de la subvention. Résultat, la valeur dépensée est bien supérieur à la valeur captée.

                            Enfin, comment imaginer que l’état, donc des fonctionnaires, seraient plus performant pour décider quelle activité est prioritaire ?

                            Le plus simple, pour savoir cela, c’est de laisser faire le marché. Chaque utilisateur d’un bien ou service, par son acte d’achat, décide si cette production est utile ou non, et de façon bien plus efficiente que n’importe quel expert.

                            *** Dites non à ma pauvreté : Votez Libéral ! ***


                            • Anaxandre Anaxandre 11 juillet 2012 15:38

                               On assiste vraiment ici à un dialogue de sourds !

                              1) Le Libéralisme, en pratique, n’existe pas (tout ce que certains taxent de « libéral », genre UE ou FMI, ne le sont absolument pas),
                              2) Le Socialisme n’existe plus que dans l’esprit de quelques nostalgiques d’une certaine littérature utopique ou pseudo-scientifique du passé.

                               Aucun dogme idéologique ou politique figé ne dirige le monde. Il existe par contre bien une volonté de domination de certains (que ce soit en tant que nation, classe, religion, corporation, et cetera) sur d’autres. La mondialisation des échanges et l’ère atomique ayant juste modifié quelque peu la manière dont cette volonté de domination s’exprime et s’exerce.

                               Alors il s’agirait plutôt d’être réaliste et d’observer sans a priori ou idéologie quels sont les systèmes qui ont le mieux fonctionné dans le passé et de s’en inspirer, tout en tachant de les améliorer et de les les adapter au monde contemporain, en fonction du génie particulier de chaque peuple et de son histoire. Tout le reste n’est au mieux que vaine argutie, et aboutirait au pire à de nouvelles formes de dictatures.


                              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 11 juillet 2012 16:00

                                Le libéralisme pur n’existe pas, mais de nombreux pays mènent une politique bien plus libérale que la France et avec succès : Suède, Canada, Suisse, Singapour, Autriche, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Australie. Certain de ces pays sont plus riches que d’autres, mais tous progressent et ont peu de chômage.

                                Enfin, dans toute l’histoire de l’humanité, il n’a fallu que 200 ans au capitalisme pour sortir quelques pays qui y ont adhéré, de la misère et de la pauvreté.

                                Et tout ceux qui y adhèrent se développent (Thaïlande, Chili ...), quant à ceux qui rejettent ce système, sombrent à nouveaux ou reste dans la pauvreté : Zimbabwe, Afghanistan, Argentine, Venezuela.

                                Dire que l’UE et surtout le FMI ne sont pas libéraux, est une Lapalissade, vous avez raison.


                              • sam turlupine sam turlupine 11 juillet 2012 20:51

                                Par jesuisunhommelibre (xxx.xxx.xxx.18) 11 juillet 16:00

                                Le libéralisme pur n’existe pas, mais de nombreux pays mènent une politique bien plus libérale que la France et avec succès : Suède, Canada, Suisse, Singapour, Autriche, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Australie

                                Ah oui ?

                                Encore des mensonges ....

                                Pour y faire pièce, LES CHIFFRES de la part des dépenses publiques (par rapport au PIB) dans les pays européens ICI ! 

                                Où l’on voit qu’en Suède (entre autres, la part est .... plus élevée qu’en France ! smiley

                                Avant d’essayer de duper les gens par d’énormes mensonges, on se renseigne un minimum, mon gars...

                                Sinon, on passe pour ce qu’on est.... un minable petit falsificateur...

                                 smiley


                              • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 09:55

                                Je passe sur l’invective, mais vous avez beaucoup de mal à comprendre, ce qui explique votre agressivité :

                                La Suède continu d’avoir des prélèvements supérieurs à la France, cela est vrai, mais ils ont fait un virage libéral qui a transformer le pays, qui l’a désendetté et a réduit le chômage tout en améliorant les services publics. Ce virage consiste à faire gérer la plupart des services publics par des entreprises privées. Et là est toute la différence.

                                Est-ce plus clair pour vous ?


                              • ALasverne ALasverne 11 juillet 2012 16:28

                                Sarkozy n’aurait pas mieux désigné des boucs émissaires. Les exemples cités ne servent qu’un discours à charge complètement à côté des vrais responsabilités.


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 10:13

                                  Faites une liste des acquis sociaux dû au libéraux ...
                                  Droit de grève, droit syndical, assurance chômage, bourse du travail, limitation du temps de travail ...

                                  D’autre part, le capitalisme a, en 200 ans, transformé radicalement les pays qui s’y sont converti. De la pauvreté, état naturel de l’homme, il a permis un formidable développement des richesses et donc fortement amélioré les conditions de vie de tous les habitants.

                                  1973 c’est une bonne année charnière : C’est à partir de là que les prélèvements de l’état on dépassé les 40% du PIB, ce qui, ainsi que dans tout les pays qui ont subit cela, a faire augmenter le chômage.

                                  La crise est réelle, elle est provoqué par la captation monstrueuse de la richesse par l’état, au détriment de la population.

                                  Je vois que Démosthène à du mal à comprendre cela, d’où sa rage impuissante, mais, à force de réflexion, d’acquisition de connaissances, et surtout de désespoir face au gaspillage permanent de ressource au détriment des plus faibles, il finira peut-être par comprendre que seul un vrai recul de l’état pourra améliorer les choses.

                                  D’ailleurs, après la période socialiste que nous vivons, nous n’aurons le choix qu’entre une reconstruction dans une France libérée et libérale ou dans un chaos frontiste (de droite ou de gauche).


                                • JL JL 12 juillet 2012 10:41

                                  « Faites une liste des acquis sociaux dû au libéraux ... Droit de grève, droit syndical, assurance chômage, bourse du travail, limitation du temps de travail » (hommelib)

                                  Je ne savais pas que les libéraux étaient de chaque coté de la table de négociation !

                                   smiley



                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 16:40

                                  @ Démosthène

                                  Renseignez-vous, cherchez qui à fait voter ses droits. C’est sur qu’endoctriné comme vous l’êtes, la réalité est dure à reconnaitre.

                                  Peut-être ignorez-vous qu’internet ne sert pas qu’à proféré des insultes, mais cela peut aussi parfois servir à trouver de l’information ! Mais pour cela, il faut faire un léger effort d’intelligence. Je sais, c’est dur, surtout quand on n’a pas l’habitude !


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 16:44

                                  @ JL : Aucune nations n’a été appauvrit par le capitalisme. La pauvreté est l’état naturel du monde, avant ou sans le capitalisme. Tout les pays qui s’y sont converti se sont enrichis.

                                  Les autres étaient pauvres et le sont restés, ou grâce à un régime socialiste, se sont encore plus appauvris.

                                  Les pays les plus pauvres sont ceux qui n’ont jamais été colonisés. Et pourtant, en tant que libéral, je suis farouchement contre le colonialisme qui est une idée socialiste (cf. Jules Ferry).


                                • JL JL 12 juillet 2012 17:44

                                  Aucune nations n’a été appauvri par le capitalisme ?

                                  Allez dire ça à ces milliards de crèves la faim, chassés de leur habitat naturel par les milices des multinationales, par la ruine des agricultures vivrières due à la monoculture capitaliste, ou bien à la pénurie d’eau potable et autres joyeusetés.

                                  Le capitalisme c’est les inégalité. Il faudrait des dizaines de planètes pour que l’humanité entière profite comme les pays riches. Et la pays riches ne le sont que parce que leurs privilégiés sont riches. Combien de pauvres, appauvris, aux US ? 50 millions !

                                  Pour vivre tous comme les nantis, ce sont des centaines de planètes qui seraient nécessaires.

                                  Si vous voulez arrêter de dire des sottises sur ce sujet, arrêtez de lire des ouvrages pour bisounours. Lisez par exemple, « Comment les riches détruisent la planète » d’Hervé Kempf.

                                  ll faut instaurer un Revenu maximum acceptable (RMA) « Une société très inégalitaire un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people », sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant. » (Hervé Kempf )

                                  « Nous ne voyageons plus. Nous consommons de l’éloignement. » (Hervé Kempf)
                                  Les religions disent aux riches : « donnez aux pauvres, dieu vous le rendra »
                                  Le libéralisme dit aux pauvres : « donnez aux riches, la main invisible vous le rendra ».


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 18:18

                                  @JL
                                  Désolé, mais plutôt que le journaliste écolo Hervé Kempf, je préfère m’inspirer d’auteurs comme Sophocle, St Thomas d’Aquin, Benjamin Constant, Voltaire, La Boetie, Tocqueville, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Raymond Aron, Jean-François Revel. C’est d’une autre trempe.

                                  Pour éclairer votre lanterne, sachez que l’Inde a ouvert une partie de son marché à l’international. Et bien les régions ayant le plus de contact avec l’international sont les région où la pauvreté à le plus diminué.

                                  Dans une étude récente, J. Salcedo Cain, Rana Hasan et Devashish Mitra ont démontré que "[...] les états indiens les plus exposés à l’ouverture commerciale ont connu une réduction plus rapide de la pauvreté absolue (mesurée par la proportion d’individus dans la population vivant avec un niveau de consommation insuffisant pour assurer une ration journalière de 2000 kilo calories). Les données, extraites du National Sample Survey (NSS), révèlent que l’ampleur de l’effet positif est significative : « en moyenne, chaque baisse d’un point de pourcentage du taux de droit de douane pondéré est accompagnée d’une réduction de la pauvreté de 0,57%, ce qui implique que 38% de la réduction de la pauvreté durant la période 1987-2004 peut être attribué à l’exposition au commerce mondial » [...] "
                                  Extrait de l’article, intitulé « Trade liberalization and poverty reduction, new evidence from Indian States »
                                  Lien : Disponible sur le site Academic Commons de l’Université de Columbia,http://academiccommons.columbia.edu/catalog/ac:136630


                                • JL JL 12 juillet 2012 19:08

                                  Déclarer Sophocle et Bastiat comme étant plus temporellement pertinents que Kempf, il fallait oser : homlib l’a fait !

                                   smiley


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 18:36

                                  Je n’avais pas lu ceci : "Allez étudier l’histoire du front populaire, du CNR, vous y trouverez les billevesées que vous attribuez au ’ libéraux ’, pauvre idiot que vous êtes pour l’instant..."

                                  Un petit rappel : Le Front Populaire c’est en 1936.
                                  Le Conseil National de la Résistance, c’est en 1945.

                                  Les lois dont je parle ont été votés bien avant. La dernière en 1918 !

                                  Et si vous fouillez un peu, vous verrez que les grand acquis sociaux du CNR ne sont, la plupart du temps que des reprises des avancés sociales obtenus sous Petain : Médecine du Travail, minimum vieillesse, retraite par répartition et ce qui deviendra les Comités d’entreprise.

                                  Mais il est toutefois exact qu’il y avait de nombreux ministre socialiste dans le gouvernement d’extrème droite de Petain : Doriot, Belin, Rivière, Février, Laval ...
                                  Il y avait aussi quelques communistes : Déat, Frossard ...

                                  Ont trouve aussi des conservateurs, mais aucun libéral !


                                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 18:01

                                  Je vois que vous ^tes incapable de chercher de l’info. Je vous la livre :

                                  • 1803 : Jean Baptiste Say, libéral, défend l’idée d’une instruction primaire obligatoire.
                                  • 1841 : Sous le gouvernement de François Guizot, libéral, adoption de la loi relative au travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers, donnant un âge minimum (8 ans si plus de 20 employés) et limitant le travail de nuit et le dimanche.
                                  • 1849 : Frédéric Bastiat, député libéral, soutien un amendement destiné à autoriser les syndicats ouvrier et la grève. Sans succès. Il faudra attendre 1864.
                                  • 1864 : La loi du 25 mai déposée par Emile Ollivier député libéral, établit le Droit de grève .
                                  • 1864 : Assurances contre les accidents du travail, inventées par un chef d’entreprise Hippolite Mariste, puis promulguées le 9 avril 1898 par Frédéric Passy, député libéral, sous la présidence de Félix Faure.
                                  • 1884 : Droit syndical défendu par Waldeck-Rousseau, député libéral.
                                  • 1893 : Création de la Bourse du travail par Gustave de Molinari, fondateurs de l’anarcho-capitalisme.
                                  • 1900 : Waldeck-Rousseau devenu président du Conseil tenta pendant deux ans d’accorder la personnalité civile aux unions de syndicats.
                                  • 1910 : La durée maximum du travail est limitée pour tous à 10 heures quotidienne. Loi Millerand (socialiste puis centre droit à l’époque de cette loi) sous un ministère d’Aristide Briand libéral.
                                  • 1910 : Retraites à 65 ans sous un ministère Briand libéral.
                                  • 1918 : Allocations familiales : Émile Marcesche à Lorient janvier 1918 et Emile Romanet à Grenoble 29 avril 1918 (Deux chefs d’entreprises). Généralisé en 1930 sous la présidence du Conseil d’André Tardieu Centre droit.
                                  Après ça se calme, puisque les libéraux n’ont plus jamais été au pouvoir en France. Difficile pour eux de faire voter de nouvelles lois.

                                  Concernant le colonialisme, ce que j’écris, c’est que les libéraux ont toujours été contre, alors que les socialistes étaient pour. Ai-je dis autre chose ?

                                  Pouvez-vous me citez UN pays appauvri par le capitalisme ?

                                  Je reprends vos chiffre sans les vérifier, mais si 11 millions de personnes ont créé de la richesse où est l’injustice s’ils en profitent ? L’injustice serait de leur voler leurs biens, ce qui en ferait des esclaves. Car s’approprier le fruit du travail de quelqu’un cela s’appelle de l’esclavage ou du vol, c’est selon.

                                  Sans ces 11 millions, il n’y aurait pas de richesse produite, et nous serions toujours dans le même état qu’au Moyen-Age. Tous égaux dans la pauvreté : Votre idéal.

                                  Vous voyez, je n’ai pas besoin de vous insulter, vous vous ridiculisez tout seul.

                                  Essayez de vous calmer, et réfléchissez tranquillement : D’où proviennent ces acquis sociaux si chers à votre coeur, comment ont-il pu être financés. Croyez-vous que dans des pays comme l’Afghanistan ou l’Éthiopie (pays jamais colonisés et parmi les plus pauvre de la terre), croyez-vous, donc, que dans ces pays, les habitants bénéficie d’assurance maladie, d’allocation familiale, de droit de grève, de droit syndical, de congés payés ?

                                  Vous voyez, le monde n’est pas comme votre propagande vous le fait croire.

                                  La seule chose importante est la liberté des individus, car la liberté, c’est la dignité. Et cela devrait suffire.
                                  Mais en plus, c’est grâce à la liberté que le monde fonctionne mieux.


                                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 2012 18:04

                                    Désolé pour les fautes d’orthographe smiley


                                    • maltagliati maltagliati 14 juillet 2012 18:17

                                      J’ai rédigé une suite à cet article. « Curieusement » elle n’est pas publiée. C’est évidemment dû à la note finale que je maintiens et resigne.

                                      Ras-le bol de ces commentateurs. Que les gérants de la plate-forme prennent leurs responsabilités

                                      Voici donc contre ma volonté cette suite insérée en commentaire.

                                      _________________________

                                      Au lendemain de la publication de mon article du mardi 10 juillet, je trouve un billet de Fabio Rafael Fiallo sur Atlantico à propos de la situation de la France qui vient d’emprunter à des taux d’intérêt négatifs. En voici les meilleurs extraits, qui esquissent un lien très intéressant entre la nouvelle politique hollandaise et la situation actuelle de la France sur le marché obligataire.

                                      [L’attaque contre les obligations françaises au lendemain de l’élection de François Hollande n’a pas eu lieu. C’est une situation inverse qui semble se présenter.]
                                       
                                      " La France a emprunté lundi 9 juillet à des taux négatifs pour des obligations à 3 et 6 mois, ce qui signifie que les investisseurs paient le gouvernement pour lui prêter de l’argent. Une situation qui représente une fuite des investisseurs des titres espagnols et italiens pour des obligations de meilleures qualités. Mais comme l’a prouvé la crise des subprimes de 2007, tout peut changer du jour au lendemain.
                                       
                                      Tout krach, que ce soit boursier, monétaire ou obligataire, est précédé d’une embellie des titres concernés. Au début des années 90, juste avant l’effondrement du serpent monétaire européen, les marchés s’étaient mis à privilégier la lire italienne. Non que l’économie italienne fût à l’abri de tout danger, mais les marchés préféraient acheter des obligations italiennes plutôt que celles de pays à plus haut risque, tels le Portugal, la Grèce ou l’Irlande. Cela n’empêcha pas l’Italie de se faire attaquer à son tour, amenant à la dégringolade de la lire qui – avec celle de la livre sterling – culmina dans la mort du serpent.
                                       
                                      Aujourd’hui, la France se trouve, dans le marché des obligations, dans une situation qui rappelle celle de l’Italie dans le marché des monnaies à l’époque de la crise du serpent monétaire européen. Pour le moment, les marchés achètent des obligations françaises pour deux raisons : d’abord parce que, contrairement à l’Espagne et à l’Italie, la France n’est pas en récession ; ensuite, parce que les marchés donnent au gouvernement français le temps de tenir son engagement de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013. Mais c’est justement cette double situation, avantageuse pour la France, qui pourrait soudain voler en éclats.
                                       
                                      Une série d’études tendent en effet à prouver que, pour réduire le déficit budgétaire, la hausse d’impôts a des effets plus négatifs sur l’économie d’un pays que la baisse des dépenses publiques. Or la hausse d’impôts est la voie choisie par la France pour réduire son déficit.
                                       
                                      Qu’arrivera-t-il si le ralentissement de l’économie française, avec la baisse des recettes fiscales que cela implique, met les objectifs pour 2013 hors de portée ? Le gouvernement persistera-t-il sur la voie de la hausse des prélèvements, ce qui l’amènera à plomber davantage encore la compétitivité et l’économie de la France ? Ou se décidera-t-il à tailler massivement dans les dépenses publiques, au risque de mettre les syndicats et les mouvements de gauche dans la rue ?
                                       
                                      Confronté à ce choix cornélien, les autorités françaises pourraient sortir de leur poche une solution de rechange, que voici : décider de ralentir la résorption du déficit budgétaire en mettant la réduction de celui-ci à 3% du PIB pour après 2013. Le fait que le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, se soit empressé de se réjouir du délai supplémentaire accordé par Bruxelles à la résorption du déficit espagnol, montre qu’une telle idée fait son chemin à l’Élysée et Matignon. Forte du précédent espagnol, la France pourrait se croire en mesure de s’accorder, le moment venu, un délai plus long pour atteindre les objectifs initialement fixés pour 2013. C’est alors que, percevant le spectre d’une récession et les promesses de réduction de déficit budgétaire non tenues dans le temps, les marchés pourraient sévèrement attaquer les obligations de l’État français, réclamant des taux d’intérêt étouffants. Voilà donc, malgré les taux d’emprunts négatifs d’aujourd’hui, le scénario d’un futur krach obligataire français."
                                       
                                      J’aurais bien posté le présent complément en « commentaire » à mon article précédent, mais les commentaires sur Agoravox sont plus que trash, colonisés par une petite bande de bavards sans intérêt qui étalent leur suffisance et leur ignorance aux frais des auteurs. Je vous invite à ne jamais y mettre le pied. Quand je le fais, c’est uniquement pour essayer d’éviter les abus.
                                       
                                      Le site aurait beaucoup à gagner à se débarrasser de cette boue infâme.
                                       
                                      MALTAGLIATI

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès