• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Vers un échec de la transition énergétique en Allemagne

Vers un échec de la transition énergétique en Allemagne

« Que la transition énergétique réussisse et c’est l’avenir de l’Allemagne qui est assuré. Qu’elle échoue, et c’est un danger pour l’industrie ». Pour la première fois, Angela Merkel évoque publiquement un possible échec de l’« Energiewende ». Ce pessimisme n’est certainement pas étranger aux annonces du premier énergéticien du pays, E.ON, qui vont sérieusement secouer l’économie allemande. 

Jusque-là, E.ON était présent à la fois dans la production d’électricité à partir d’énergies fossiles et renouvelables. Mais la concurrence sans cesse accrue des éoliennes et panneaux solaires, subventionnés, a rompu l’équilibre tout relatif entre les pertes des centrales thermiques et la rente de l’électricité verte.

Depuis les débuts du « tournant énergétique », E.ON accumule les dépréciations d’actifs : 4,5 milliards d’euros pour la seule année 2014, à cause de ses centrales à gaz et charbon principalement. Confronté à une situation qui ne peut que se détériorer, le groupe a décidé de tout miser sur les énergies renouvelables et les réseaux intelligents, et de se séparer du reste.

E.ON fait cavalier seul

A première vue, cela ressemble à un plébiscite de la politique d’Angela Merkel : créer des champions des énergies vertes qui sont l’avenir du secteur. C’est sans compter le coût pour l’économie allemande de la nouvelle stratégie d’E.ON. En se développant massivement dans le renouvelable, sans plus se préoccuper de l’équilibre du système énergétique, le choix du groupe allemand va nuire à tous les autres.

En Allemagne, l’électricité est deux fois plus chère qu’en France pour les ménages. Ils supportent seuls les taxes qui servent à soutenir le développement de l’électricité verte. Les entreprises sont, elles, exemptées pour ne pas grever leur compétitivité. Mais, cette situation ne va plus pouvoir durer très longtemps : l’Allemagne va être confrontée à un véritable mur financier.

L’Allemagne, perdante à tous les coups

En investissant massivement et brutalement dans les énergies renouvelables, E.ON va faire flamber le coût de la politique de soutien à ces énergies, déjà coûteuse. En parallèle, le groupe allemand veut vendre ses centrales à charbon et à gaz, mais à qui ? Elles perdent de l’argent, mais sont nécessaires pour assurer l’approvisionnement en électricité quand il n’y a ni vent ni soleil. L’hypothèse la plus probable est donc une entrée au capital de l’Etat ou des Länder : nouvelles dépenses publiques. Idem pour les centrales nucléaires qui sont aussi bazardées et doivent être déconstruites, le coût sera probablement « socialisé ».

Face à ce défi, l’Allemagne a deux solutions. Soit le pays soutient mordicus la fuite en avant d’E.ON, et fait payer l’addition aux contribuables et aux autres entreprises, réduisant le pouvoir d’achat et la compétitivité. Soit le gouvernement arrête les frais, provoque la faillite d’un fleuron industriel et détruit des dizaines de milliers d’emplois dans le secteur.

Quel que soit le choix du gouvernement d’Angela Merkel, l’économie allemande va connaître de sérieuses turbulences très prochainement. Pour survivre, E.ON fait cavalier seul et semble avoir pris exemple sur les grands groupes bancaires européens et américains pendant la crise financière : « Too big to fail ».


Moyenne des avis sur cet article :  2.83/5   (35 votes)




Réagissez à l'article

60 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 11 décembre 2014 08:39

    En pratique, la baisse de production du nucléaire est aujourd’hui largement compensée non pas sur le renouvelable, mais par l’augmentation de la production à base de charbon et de lignite. D’après les statistiques du Ministère allemand de l’économie et de l’énergie, la part du nucléaire a baissé entre 2010 et 2012 de 6 points, passant de 22,4 % à 16 % du mix. Sur la même période, les parts combinées du charbon et du lignite sont passées de 41,8 % à 44,7 %, soient près de 3 points. La moitié de la part du nucléaire, non émettrice de CO2, a été remplacée par du charbon, fortement émetteur de CO2 et d’autres substances polluantes.



    • JMBerniolles 11 décembre 2014 10:08

      Ne tournons pas autour du pot.


      L’Allemagne est en train de reconsidérer son ernergiwende basé sur un scénario Négawatts dont beaucoup d’experts ont démontré l’impossible mise en oeuvre.

      Dans la gouvernance d’un pays la question de l’énergie est absolument centrale.

      Et dans son option politique l’Allemagne a besoin d’une industrie compétitive. D’autant que la Chine est maintenant bénéficiaire dans ses échanges commerciaux avec l’Allemagne.

      Donc elle n’est pas prête à sortir du nucléaire. Qui rappelons le, parce que c’est une donnée qui n’est jamais prise en compte, est une énergie jeune dont le potentiel est très loin d’avoir été exploité.




      • alinea alinea 11 décembre 2014 10:56

        J’ai lu que EON demandait des dommages et intérêts à l’Allemagne pour l’arrêt du nucléaire ; pas qu’eux d’ailleurs ; ce qui est bien dans le « tout privé », c’est que c’est chacun pour sa gueule, la facture au peuple !!


        • JMBerniolles 11 décembre 2014 11:40

          En France on donne aux industriels presque sans qu’ils le demandent... 


          C’est exact, tous les exploitants de chaudières à gaz en Allemagne ont des problèmes de rentabilité pour ces unités de production électrique qui doivent palier l’inconstance des éoliennes principalement. Donc ils demandent un dédommagement à l’Etat ou bien ils ferment ces unités.
          C’est un comble parce que les particuliers payent déjà les surcoûts éoliens et photovoltaïques.

          En fait, comme partout ailleurs dans la zone dite europe, en fait livrée à l’ultralibéralisme forcené, il commence à être difficile de demander plus aux gens. En Grèce les contribuables n’arrivent plus à payer leures impôts ce qui génère un manque de rentrées de 70 milliards d’euros d’après Jacques Sapir.

          Donc en Allemagne, les entreprises vont finir par être obligées de payer pour ce qui devient une risée en Allemagne, l’energiwende. Cela entrainera une perte de compétitivité qui frappera le pays.





        • oncle archibald 11 décembre 2014 16:54

          Alinéa si l’on accepte un contrat avec une société privée qui va produire de l’électricité nucléaire puis qu’on lui demande de ne plus produire cette électricité là et qu’on l’oblige à faire de nouveaux investissements pour des éoliennes alors que les unités de production précédentes sont encore opérationnelles, il y a rupture de contrat et ça se paye.


          Exactement comme nous avec l’entreprise Ecomouv. Vous aller payer ça aussi Alinéa bien que Ecomouv soit une société privée, puisqu’elle avait passé un contrat avec l’état c’est à dire avec nous. Le « peuple des contribuables » paye, ben oui, puisque l’état c’est nous ! 

          La responsabilité du contribuable c’est d’avoir mis au pouvoir quelqu’un qui a mal géré la mission qui lui était confiée, ou alors auquel on a demandé le lendemain de faire le contraire de ce qu’on lui avait demandé la veille. Avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière ça n’a jamais été possible ...

        • alinea alinea 11 décembre 2014 17:13

          Oui Oncle, mais je ne me souviens pas que la privatisation ait été annoncée dans les programmes politiques.
          Il faudrait que je le recherche, si vous avez une idée de raccourci, je suis preneuse !


        • 4A+++ 11 décembre 2014 10:59

          Point de problème pour l’ Allemagne.

          Je pense que dans les prochaines années, nous assisterons à une solution pour le stockage de l’énergie Électrique qui sera la prochaine industrielle.
          Et peut être que malheureusement pour nous, nous serons une fois de plus en retard.

          Imaginer cette possibilité ce serait alors grandiose pour le bien de la planète.


          • bourrico6 11 décembre 2014 12:51

            Je pense que dans les prochaines années, nous assisterons à une solution pour le stockage de l’énergie Électrique qui sera la prochaine industrielle.

            Le stokage est le soucis majeur de l’électricité, un problème aussi vieux que l’utilisation de l’électricité par l’Homme.
            Il n’est pas sur qu’il y ai une « solution », et encore moins qu’on la trouve comme par miracle dans les prochaines années.


          • Doume65 11 décembre 2014 13:35

            « Et peut être que malheureusement pour nous, nous serons une fois de plus en retard »

            Partir plus tard n’est pas forcément plus mal. On peut ainsi ne pas refaire les erreurs de ceux qui se sont mis sur la ligne de départ trop précipitamment. Merci donc au peuple allemenad de payer les pots cassés avant de nous montrer le chemin.


          • oncle archibald 11 décembre 2014 17:03

            A ma connaissance la seule méthode de « stockage » de grosses quantités connue à ce jour est de remonter l’eau dans les barrages hydroélectriques lorsqu’on est en période de surproduction. C’est très intéressant et les Suisses notamment nous achètent pour cela à prix bradés les « surplus » de notre électricité nucléaire.


            Ben oui, une centrale nucléaire ça ne se lance pas sur un claquement de doigts et idem pour ralentir la production … Il y a donc des périodes ou il y a surproduction. Idem pour les éoliennes d’ailleurs, il y a des jours avec vent ou elles produisent mais sans demande à l’autre bout du fil. C’est un des inconvénients de cette production et idem pour le solaire. 

            Bref il faut toujours avoir une solution de remplacement sous la main et donc globalement l’appareil de production incluant les énergies aléatoires est nécessairement surdimensionné. C’est ce qui rend l’énergie électrique allemande si chère. En France on avait un système qui marchait à peu près bien, c’est assez rare pour être souligné. On est en train de déglinguer, à grands frais !

          • Trelawney Trelawney 11 décembre 2014 19:17

            Les allemands travaillent sur un moyen relativement simple et peu onéreux pour convertir de l’énergie solaire en hydrogène grâce à un procédé de photosynthèse artificielle. Une fois l’hydrogène stocké, on peut s’en servir sous différentes formes : dans des piles à combustibles ou encore sous forme de méthane, selon l’usage visé. A l’état de prototype et en prenant une performance solaire de l’ordre de 600 W/m2 en Allemagne, un peu plus d’une trentaine de mètres carrés suffisent pour dépasser la barre du kilowattheure stocké chaque heure sous forme d’hydrogène.

            Les chercheurs continuent d’améliorer le rendement, mais 1Kw/ par heure c’est plus que nécessaire pour un logement à énergie passive.

            Une société française a développé un procéder pour conserver de façon solide et sans danger de l’hydrogène.

            dans un prochain avenir, une pile à combustion et des panneaux solaires suffirons à fournir de l’énergie à un logement et de façon autonome, c’est à dire sans cable électrique pour transporter le courant


          • 4A+++ 11 décembre 2014 19:25

            Tout problème a une solution disait Albert Einstein,

            Comme on a pu le constater les durées de batteries ne cessent de croitre pour les ordinateurs portable, smartphone des études sont en cours sur des moyens beaucoup plus lourd il suffit de s’en donner les moyens.

            Imaginer que chaque maison immeuble entreprise produise son électricité par l’éolien et le solaire et qu’en plus elle puisse le stocker le surplus les jours sans soleil ou vent.

            Terminer les grosses centrales, atomiques, au gaz, au charbon, terminé les grosses multinationales.

            Lorsque nous voyons l’avancé des batteries pour des véhicules comme TESLA 480 Km d’autonomie.

            La prochaine révolution c’est ce domaine.

            Il n’y aucune raison d’ être pessimiste.


          • Layly Victor Layly Victor 11 décembre 2014 20:07

            à 4A+++

            Une solution rentable pour le stockage de l’énergie est envisagée pour un délai de trente ou quarante ans (OPECST, commission parlementaire, débat sur LCP il y a 5 ou 6 mois).
            Le stockage de l’énergie, ce n’est pas juste de faire fonctionner un appareil de démonstration. C’est construire une filière industrielle rentable à grande échelle (à l’échelle au moins d’un continent). Pour la filière nucléaire, il a fallu un très long délai entre la première pile atomique construite par Enrico Fermi à Chicago et l’aboutissement d’une filière complète, incluant tout le cycle du combustible.
            Pour l’hydrogène, il y a plusieurs projets en concurrence, mais aucun n’a encore démontré sa rentabilité. Il y a des recherches sur la production d’hydrogène et des recherches sur la restitution de l’hydrogène, par exemple la méthanisation. La France n’est pas du tout en retard et de grands groupes de recherche et développement sont sur le coup, avec des collaborations internationales.
            Il ne vous a pas échappé que le monde est dans une crise économique très grave et que, arrêter le nucléaire qui marche en prétendant que l’on a des solutions immédiates avec les EnR, c’est de la démagogie politique irresponsable. L’Allemagne est tombée dans le piège (mais pas les deux principaux promoteurs de la folie verte Gherard Schroeder et Joska Fisher qui sont tous les deux partis chez les pétroliers).
            Pour l’instant, la seule transition énergétique en Europe, c’est le nucléaire français, ce que ne peuvent admettre les écologistes religieux (leur fanatisme les pousse à devenir amoureux du charbon et du lignite)


          • Layly Victor Layly Victor 11 décembre 2014 20:28

            à 4 A+

            Ce commentaire montre l’orientation égoïste-égocentrique typique de notre époque, et typique de beaucoup d’écolos petit-bourgeois bien nourris et sans souci majeur : mon appartement, mon smartphone, mon ordi, ma baignoire, ma douche, ma petite bagnole.
            Que faites vous des trains, des rames de métro, des grandes villes, de l’éclairage public, des ascenseurs, des transports de marchandises (sans quoi vous ne mangerez rien et n’aurez plus de vêtements), des usines, des secours, des hôpitaux,etcc Vous n’y avez pas pensé.
            La grande escroquerie intellectuelle des écolos, c’est de nier le fait qu’une société avancée requiert une puissance énergétique massive. Ils ne parlent que de chauffage des maisons et de smartphones. Ou alors, il faut renoncer au modernisme et à l’urbanisation, mais ils n’ont pas le courage de le dire. Il faudrait accepter d’être beaucoup plus pauvres, comme l’étaient nos grands parents. C’est ça, la réduction de 50% de la consommation d’énergie.


          • JMBerniolles 11 décembre 2014 23:06

            L’abandon de Super Phénix a marqué le début du déclin de la France.


            Ce refus de l’héritage, de la technologie moderne et de la science finalement se concrétise aujourd"hui par une crise majeure dans notre pays.

            En abandonnant notre industrie, mais aussi en laissant ravager notre agriculture et notre pêche par un système économique qui légalise toutes les délocalisations [y compris les transferts de technologie sans quoi on ne pourrait frabriquer ailleurs), nos dirigeants ont ouvert la porte à la régression irréversible de notre pays. La montée des services a différé les conséquences de ces orientations des années 80.






          • lsga lsga 11 décembre 2014 23:13

            N’importe quoi.... La France était la première puissance mondiale au début du 20ème siècle. Ce sont les guerres mondiales lancées par les crétins de nationalistes qui l’ont mis à terre et qui ont permis aux USA de prendre le lead.


          • lsga lsga 11 décembre 2014 23:49

            ce qui est curieux, ce que les crétins de nationalistes français et allemands aient mis à genoux leurs nations respectives pour le plus grands profits des USA. Le crétinisme sanguinaire des patriotes...


          • Trelawney Trelawney 12 décembre 2014 12:18

            Layly Victor,

            Je ne suis pas un farouche opposant au nucléaire, quoiqu’une catastrophe à Blaye, Chinon, Nogent ou ailleurs serait perçu comme un cauchemar. mais il faut bien constater que le nucléaire, s’il nous a bien était utile, n’est pas la solution à tout.

            A mon sens, on n’a pas pris la transition énergétique par le bon bout. On se focalise sur des panneaux solaires, des éoliennes et on continue à produire comme papa à savoir. On crée un gros point de production et on transporte le courant vers les points de consommation à l’aide de linge électrique.

            A mon sens, on ne travaille pas assés sur le stockage des l’électricité qui nous serait très utile, ne serait-ce que pour faire fonctionner des trains et des autobus sans avoir à mettre des câbles partout.

            Il faut quand même constater qu’avant d’être leader dans le nucléaire, la France a été précurseur sur le soleil avec les fours solaires qui sont pour moi la seule façon de convertir efficacement cette énergie,. On a été précurseur sur les marées à la Rance, et d’en d’autres domaines, sans que ça aboutisse à l’échelon industriel.


          • JMBerniolles 12 décembre 2014 20:52

            @Aurore


            Merci pour votre commentaire.  Victor et moi en avons vu d’autres.
            je pense qu’il est important de dire un certain nombre de choses y compris dans un contexte hostile.
            Effectivement, il y a disons un « regroupement » pour mettre des moins sur des éléments purement scientifiques, mais peu à peu la réalité scientifique émerge.

            Il y a aussi des arguments qui pénètrent jusque dans les hautes sphères comme on dit ;
            Avec quelques amis nous avons ainsi développé l’argument réel que les réacteurs de Fessenheim étaient indispensables à la stabilité du réseau électrique.
            On note aujourd’hui qu’il est question de plutôt fermer d’autres centrales nucléaires.
            De toute manière le processus est long avant la fermeture réelle, à moins qu’il y ait sabotage.
            Ce qui a été le cas pour Super Phénix où l’obscurantisme a eu le champ libre. 


             



          • gillou 14 décembre 2014 16:12

            Le prochain avenir...

            Entre une solution en labo, et une solution industrielle, c’est au mieux 10 ans.

            Signé :
            un ingénieur avec 35 ans d’industrie derrière lui.

          • pierre 15 décembre 2014 09:45

            Gillou, justement, pourquoi des recherches parallèles n’ont elles pas été entreprise pendant la période bleue du nucléaire ? tout système est réputé fini, prévoir le coup d’après ça aurait été bien non ? Maintenant nous sommes tous devant le fait accompli et seront forcés de subir cela encore 15 ou 20 ans et de plus en plus loin dans la zone de risque.


          • Robert Fressat Robert Fressat 11 décembre 2014 13:11

            2 frères sont obèses.
            L’un d’eux décide de faire un régime.
            Au bout de quelque jours, l’autre le regarde et dit : « Ha ha, non seulement tu est toujours aussi gros, mais en plus tu es privé de toutes les bonnes choses dont je m’empiffre. »
            C’est un peu la réflexion de certains ici, à travers leurs commentaires.
            Le choix de la sortie du nucléaire est le choix de la sécurité et de l’écologie. Il a bien sûr un coût.
            Un coût en partie écologique, on le voit avec le charbon. Mais entre les radiations et l’effet de serre, difficile d’estimer rationnellement quel est des deux le danger le plus préoccupant.
            Et bien malin qui peut dire aujourd’hui comment tout cela va finir, en France ou en Allemagne.


            • JMBerniolles 11 décembre 2014 13:46

              Renseignez vous ;

              L’Allemagne vient de reconnaitre qu’elle ne tiendra pas ses objectifs de réduction d’émissions de CO2 [c’est une donnée générale Japon, Chine, Australie ..] et en plus elle a le charbon.

              Informez vous aussi plus largement sur l’effet CO2 

              Mais vous avez raison, l’écologie politique ce ne sont que des taxes : écotaxe, taxe carbone, taxes sur l’électricité, - CSPE-, sans aucun effet réel.

            • Tillia Tillia 11 décembre 2014 15:34

              Sur les 3 premiers trimestres 2014 la production d’électricité d’origine renouvelable (éolien, solaire, hydroélectrique, bioénergie) a dépassé celle issue du lignite. Les énergies renouvelables représentent au total 27,7 % de l’électricité consommée dans le pays.(1) Selon ces données d’Agora, en septembre 2014 :le lignite représente 26,3% de la production d’électricité allemande,suivi par le charbon (18,5%)l’énergie nucléaire (16%).Concernant les énergies renouvelables, l’énergie éolienne contribue à 9,5%, la biomasse à 8,1% et l’énergie solaire à 6,8%.


              « Selon l’Institut Fraunhofer, sur les 6 premiers mois de 2014, la production d’électricité verte était déjà en première place. »

              ça fait 20 ans que les allemands s’y sont collés, ils réussiront à être autonomes, ils sont en bonne voie.

              • oncle archibald 11 décembre 2014 17:06

                « ils réussiront à être autonomes » certes, mais à quel prix ? Moi je les trouve déjà bien salées les notes d’EDF soit disant « bon marché » en France.


              • Alibaba007 Alibaba007 11 décembre 2014 21:29

                @oncle archibald  « Moi je les trouve déjà bien salées les notes d’EDF soit disant « bon marché » en France. »  smiley


                Attendons-nous à des factures d’énergie qui vont bientôt prendre l’ascenseur, AREVA en faillite ne va pas tarder à socialiser ses pertes...  et pourvu qu’aucun Fukushima BIS ne se produise d’ici à ce qu’on passe à une énergie peut-être onéreuse mais qui génère des emplois, et qui ne risque pas de devenir une cible ABC (Atomique,Bactériologique, Chimique) tactique ou stratégique en cas de conflit. smiley

              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 décembre 2014 16:04

                Un échec ? Ce n’était que du vent ! Les Européens refusent la seule solution, celle qui les obligerait à changer leur comportement ! Le nucléaire accompagnera l’humanité jusqu’à la fin des temps !


                • ergdor ergdor 11 décembre 2014 16:34

                  La fin des temps, vous voulez rire ?!... avec le nucléaire on est certains d’y arriver très vite, et surtout la fin de l’humanité, pas besoin d’attendre des siècles.


                • JMBerniolles 11 décembre 2014 20:46

                  Là, vous parlez du feu atomique, pas de l’électronucléaire.....


                  L’obscurantisme risque effectivement de tuer l’humanité.

                  Le système économique dominant a réussi à mettre l’économie mondiale à l’arrêt et les traités transocéaniques achèveront l’ouvrage. Il épuise aussi d’une manière sauvage les ressources naturelles.... 

                  L’obscurantisme est une arme majeure des dirigeants de ce monde pour le maintien de leurs privilèges et de leur pouvoir. Mais l’Humanité a un besoin immense d’intelligence pour progresser et survivre.
                  Au fond des choses, ce que nous vivons aujourd’hui est l’affrontement de l’intelligence et de l’obscurantisme.
                  Une nouvelle forme de lutte des classes finalement. 



                • zygzornifle zygzornifle 11 décembre 2014 16:46

                  Il faut être un sacré rêveur ou un écolo lobotomisé pour croire que des éoliennes et des panneaux solaire suffiront a fournir toute l’énergie dont on a besoin .....Pareil pour les bio carburant ....



                  • alinea alinea 11 décembre 2014 17:09

                    Justement : a-t-on besoin de « toute » cette électricité ??


                  • oncle archibald 11 décembre 2014 17:09

                    Calcul purement théorique faisant fi des besoins en période de non production, nuits, journées sans soleil, et de l’absence de moyens de stockage de la précieuse électricité.


                  • lsga lsga 11 décembre 2014 17:37

                    calcul théorique oui. En fait, on va multiplier par 100 la production mondiale d’électricité grâce à ces centrales. Le but : automatiser tout ce qui est automatisable, dépasser les 70% de « chômage » d’ici les années 50.


                  • Tillia Tillia 11 décembre 2014 19:39

                    Une seule panne et la fourniture en électricité mondiale avec cette centrale solaire, va devenir un vraie cauchemar 


                  • lsga lsga 11 décembre 2014 19:58

                    je crois que vous ne comprenez pas qu’on peut en construire des dizaines de milliers dans tous les déserts arides terrestres... 


                  • Layly Victor Layly Victor 11 décembre 2014 20:44

                    a Isga

                    Encore un gros bobard que Monsieur Isga nous sort tous les mois.
                    Avec ce genre de calculs, on peut dire n’importe quoi. C’est sûr qu’en faisant une règle de trois, on y arrive. La preuve : par votre raisonnement écolo-chamano-bugarachien (faites gaffe car ils ont prévu qu’on allait tous mourir demain 12 Décembre), je peux vous démontrer qu’avec un carré de 800 km de côté, on peut fournir 2x2 = 4 fois la demande en électricité mondiale. C’est trop facile ! (c’est ça qui leur plaît, quand c’est facile).
                    Le problème c’est : comment faites vous pour transmettre cette énorme énergie au reste de la planète ? C’est le problème du stockage et du déstockage de l’énergie, ce qu’on ne sait pas faire pour l’instant. Faites de beaux rêves. Bonne nuit


                  • Croa Croa 11 décembre 2014 21:52

                    Zygzornifle ne veut pas croire que les énergies renouvelables « suffiront a fournir toute l’énergie dont on a besoin  » .
                     Dit comme ça peut-être mais s’agissant de l’énergie dont on a RÉELLEMENT besoin, certainement !
                    (Il faut considérer d’abord le facteur sobriété, les choix techniques ne venant que parfaire l’évolution nécessaire.) 


                  • lsga lsga 11 décembre 2014 22:44

                    ah bas oui, la science, les mathématiques, l’ingénierie, c’est sacrément pratique. 

                     
                    Areva est en faillite, Google investit massivement dans le Solaire Thermique (qui n’est pas photovoltaïque), et croyez moi, les Capitalistes savent compter leurs profits.

                  • zygzornifle zygzornifle 12 décembre 2014 09:49

                    dans le désert repaire des Islamistes ?


                  • Alain 12 décembre 2014 18:20

                    Dès qu’un article sur l’énergie parait sur ce site, arrivent à grands pas les pro-nucléaires qui ne parlent jamais ni des accidents, ni des déchets qu’on jettent sous les routes, dans la mer ou dans des puits, ni de la radioactivité.
                    Ils ont peur d’être pauvre. Ils veulent garder leur petit confort d’occidental. Ils sont même prendre à nier les accidents, à bouffer de la bouffe irradiée. Mais c’est tellement beau le nucléaire, qu’il faudrait faire abstraction du reste.


                  • Layly Victor Layly Victor 12 décembre 2014 19:53

                    a alain
                    dés qu’un article sur l’énergie paraît sur ce site, il y a tous les religieux de l’anti nucléaire qui se précipitent pour mettre des - chaque fois qu’il y a un argument technique présenté (arguments qu’ils ne lisent d’ailleurs même pas, tellement ils ont peur de la réalité). Nous pensons aux peuples les plus pauvres et ce sont les bobos écolos qui veulent garder leurs privilèges. Sur les déchets, vous dites n’importe quoi, comme d’habitude. Les déchets à vie longue sont vitrifiés et entreposés dans des sites qui n’ont pas bougé depuis des millions d’années. C’est vous qui dites des âneries sans nom et nous n’avons pas le droit de répondre à ces énormités sous peine d’être insultés.
                    Nous ne sommes pas des inconscients. Nous avons conscience de la possibilité des accidents, et nous y travaillons, nombreux, depuis des décennies. Simplement, nous pensons que les solutions proposées par les écolos sont dangereuses pour le climat et ce, immédiatement. Même l’Allemagne est en train d’en prendre conscience.
                    Vous parlez des accidents. Je vous rappelle l’accident de Bohpal, le 3 Décembre 1984. 25 000 morts, 550 000 personnes ayant des séquelles graves encore aujourd’hui, le terrain sur lequel vivent des milliers de malheureux toujours pas décontaminé. Sans parler de l’accident d’AZF. Sans parler de l’accident du Plaza Rana (1823 morts ) l’an dernier. De ces accidents, vos amis pétroliers de Greenpeace ne parlent jamais : ce ne sont que des indiens pauvres ou des types du Mirail.
                    Continuez à avoir bonne conscience, puisque c’est tout ce que vous cherchez.


                  • Jean 11 décembre 2014 17:58

                    ah le matériel espagnol, ça vaut pas un clou ! (référence à la photo)


                    • Le421 Le421 11 décembre 2014 18:25

                      Le premier sou gagné, c’est celui qu’on a pas dépensé. Proverbe auvergnat.
                      Si on veut adapter la production énergétique, il faut d’abord commencer par éviter de gaspiller comme on le fait.
                      Pour revenir aux allemands et à leurs déboires, dites-vous bien que le pire est à venir.
                      Les centrales au charbon vont de pair avec un désastre écologique dont la facture sera payée par les générations à venir.
                      http://www.liberation.fr/monde/2013/09/19/charbon-la-colere-a-ciel-ouvert_933239

                      Et leur croissance industrielle (à vérifier !!) ne va pas sans une consommation d’énergie ad hoc.
                      On verra dans dix ans si l’Allemagne est toujours aussi fière d’elle !!


                      • Tillia Tillia 11 décembre 2014 19:45

                        Electricité : l’Europe retourne au charbon



                        Il n’y a que l’Allemagne qui s’en sort un peu mieux en 2014, où pour la première fois les énergies vertes fournies, dépassent celles fournies par le charbon. 



                        • Croa Croa 11 décembre 2014 22:16

                          L’Allemagne va échouer parce que ses ’’élites’’ (tout comme les nôtres) ne jurent que par la croissance. Ces gens ont choisi de récupérer l’écologie, pas de faire de l’écologie !
                           *
                          Une véritable transition passe d’abord par la sobriété. Comme nous gaspillons les 3/4 de l’énergie réellement nécessaire il est faux de dire que nous serions malheureux ( à quoi servent les lumières qui brûlent toute la nuit et de se déplacer dans des caisses pesant une tonne pouvant rouler à 180 ?) ! Pour le 1/4 qui reste les sources renouvelables pourraient suffire : Les allemands sont donc tout près de la solution mais il en est de la politique comme du jeu : Raté c’est raté, même de près !  smiley 


                          • Enabomber Enabomber 11 décembre 2014 23:01

                            Dans un monde de propagande consumériste, la sobriété ne se développera jamais spontanément, en tout cas ce ne sont pas ceux qui ont conscience de sa nécessité qui posent problème. Il faudra en passer par un rationnement, qu’on le veuille ou non. Ce sera la seule vraie mesure de justice sociale.


                          • Ronny Ronny 11 décembre 2014 22:56

                            Moi qui suis écologiste, mais pas bêlant, je considère que le nucléaire reste indispensable à l’approvisionnement énergétique du pays, même dans une optique de réduction de consommation à laquelle nous n’échapperons pas. 

                            Lire comme je le fais ici que l’on peut économiser 85 % de notre consommation énergétique est au mieux une grosse erreur et au pire un mensonge... A tire personnel j’ai fait isoler ma maison toit, fenetre et porte fenetre) je puis passé à un chauffage mixte électrique/bois, et j’en suis à 35% d’économies avec *un retour sur investissement nul*. Je le savais en le faisant et j’en ai décidé ainsi par conviction personnelle et parce que j’en avais les moyens financiers. Ce n’est pas le cas de tout le monde !

                            De plus, sur ma commune, nous avons engagé un audit énergétique complet avec à la clef une réduction de consommation de 35 à 45% au mieux... Les 85% relèvent de la masturbation intellectuelle. Il faudra plus de 150 ans pour renouveler le parc des maisons existantes par des 0 conso voire des bâtis à énergies positives...

                            Faudrait aussi que les écolos baba-cool sandwich à l’oignon cru se renseignent un peu avant d’écrire des conneries à longueur d’articles sur Avox. Tous les calculs sérieux montrent que l’on ne peut remplacer les centrales nucléaires par du « renouvelable » (solaire, éolien, et geother) en particulier parce qu’il n’y a pas assez de soleil, parce que l’éolien a au mieux un facteur de charge de 30% (et qu’il faut le soutenir par des centrales à gaz ou à fuel ou à charbon) et parce que la geother n’est pas réalisable partout. Ceci dit, il faut bien sur développer ce genre d’énergie, mais sans se leurrer sur la disparition du nucléaire.

                            Enfin, je soutins fortement la mise en place de centrales de la filière thorium (sels fondus), « interdites » en France à cause du lobby militaire et je soutiens aussi les recherches sur la fusion nucléaire, qu’il seraient stupide d’arrêter... 


                            • Tillia Tillia 12 décembre 2014 00:07

                              Extrêmement polluant à fabriquer et d’une vie courte. 


                            • Layly Victor Layly Victor 12 décembre 2014 11:29

                              Professeur Isga

                              Votre soumission à votre dieu Google vous fait souvent vous écarter de la réalité, et vous envoler au pays des songes (tant mieux pour vous mais attention : la religion, c’est l’opium du peuple).
                              Au sujet du solaire thermique, nous en avons déjà parlé plusieurs fois.
                              Les sociétés modernes ont besoin de l’électricité parce que c’est une « énergie noble », en termes de thermodynamique, comparée à la chaleur. Ceci veut dire en gros que c’est plus facile de transformer de l’électricité en chaleur que l’inverse. C’est plus facile aussi de transformer de l’électricité en énergie mécanique, par exemple pour la propulsion et le transport, que de la chaleur en énergie mécanique. Sauf pour des cas particuliers comme les moteurs à explosion et les tuyères de réacteurs d’avions. Par exemple pour les trains, si on voulait se passer de la puissance électrique, il faudrait revenir aux moteurs diésel, qui sont des moteurs à explosion.
                              C’est la raison pour laquelle on a cherché à développer le photovoltaïque, par rapport au solaire thermique.
                              Les expériences de votre dieu Google avec ses fours solaires dans le désert de Mojave sont certainement très intéressantes pour certaines applications, comme par exemple la métallurgie.
                              De là à dire que le dieu Google, avec ses fours solaires californiens, peut propulser des trains dans le monde entier, il y a un pas que vous franchissez allègrement, sans doute à cause de votre sympathique propension à rêver. La société a besoin de rêveurs. Mais la société a aussi besoin de gens qui agissent et qui sont responsables.


                            • oncle archibald 12 décembre 2014 12:08

                              A l’appui de ce que vous venez d’écrire deux exemples en Cerdagne.


                              Le four solaire d’Odeillo, qui outre diverses expérimentations sur les effets des « chocs thermiques » permet la production d’alliages de métaux rares notamment pour l’aviation, alliages qui ne peuvent être réalisés dans des fours électriques. Donc une petite installation bien exploitée depuis fort longtemps (1970). 

                              La centrale « themis » à Saillagouse qui à l’origine (1980) devait produire de l’électricité en faisant tourner une turbine à vapeur, la chaleur nécessaire étant produite par une foultitude de miroirs qui concentraient le rayonnement sur le « foyer » de la chaudière, comme au four solaire d’Odeillo. 

                              Fiasco complet. Cette centrale qui n’a jamais fonctionné correctement est maintenant un espèce de serpent de mer ou l’on essaye de faire de l’électricité « mixte » avec du soleil et du gaz … Bref, j’imagine combien de millions de millions d’euros ont été jetés dans ce puits sans fond. 

                              Les mauvaises langues disent même qu’EDF a encouragé cette expérimentation pour prouver que ça n’était pas viable et que seul le nucléaire ….

                            • sophie 12 décembre 2014 15:49

                              Ronny, 35 à 45% de réduction serait largement suffisant, mais seulement pour un temps , il faut réellement trouver ( chercher déja je n’ai pas vraiment le sentiment qu’on le fasse) une nouvelle technologie qui ne fasse appel à aucun élément épuisable. (géothermie, volcans, orages je ne sais pas mais un truc nouveau et aussi une recherche pour le stockage.


                            • Alain 12 décembre 2014 19:39

                              Tu te dis écologique et tu te réclames du nucléaire polluant et salissant avec tous les pbs de déchets non réglés et le risque zéro qui n’existe pas. Vive l’écologie Fukushima.
                              Pour ma part, sans habiter dans une maison passive du tout, j’ai réduit en 10 ans ma conso électrique par 2 et ma conso de gaz par 2 aussi. J’ai réduit ma facture d’essence de 90% en 7 ans.
                              Tout cela en isolant un peu, en faisant attention, en installant une cheminée et en changeant de métier me permettant de ne plus prendre ma voiture.
                              Il y aurait bien des efforts à faire pour arriver à 80%. Mais tant qu’on sera dans cette société de la facilité et de la futilité, où on s’extasie devant un portable qui s’appelle 6 au lieu de 5, où il faut avoir 23° chez soi même quand on est pas là, et touti quanti (la voiture pour faire 500 mètres, le supermarché à 3 kms pour gagner 10 centimes sur un pack de lait...).
                              Bref, quand on voit déjà le nombre de maison où le toit n’est pas isolé, où il n’y a pas de double vitrage, où il n’y a même pas de thermostat d’ambiance...
                              Le nucléaire n’est pas écologique. Il est mortel. Il soutient la beuverie générale. Il est la face caché des bombes nucléaires. Il contribuera à éradiquer les humains de cette planète.


                            • Layly Victor Layly Victor 12 décembre 2014 20:07

                              a Alain

                              cà, c’est l’idéologie égoïste du petit bourgeois égocentrique dans toute sa laideur. Traduisez :: les humains = les bobos écolos. Les autres ne valent pas la peine qu’on s’y intéresse.
                              L’avenir de l’humanité, et pas seulement le confort des petits bourgeois du boulevard Saint Germain, passe par la maîtrise de l’énergie. Pas seulement. Il y a aussi l’avenir du monde animal qui, si on revient au monde archaïque que vous préconisez, sera écrasé par la croissance de la population humaine. Nous regardons vers l’avenir. Vous regardez votre nombril


                            • Layly Victor Layly Victor 12 décembre 2014 12:23

                              Merci à l’auteur pour cet article très édifiant, et qui souligne les difficultés actuelles de l’Allemagne dans sa politique énergétique. Ces difficultés, qui ne font que commencer, sont liées au fait que le « politique » l’a emporté sur la raison et l’analyse objective de la situation réelle.
                              De plus, il n’a échappé à personne que l’Allemagne a renoncé de facto à l’application du protocole de Kyoto en matière de rejets de CO2.
                              Trois idées sont maintenant admises par tous. La première est le risque que les EnR font peser sur la sécurité des réseaux électriques (d’où l’affaire des drones pour détourner l’attention sur le nucléaire). La deuxième est que l’utilisation massive des EnR en même temps que l’abandon du nucléaire impliquent obligatoirement un retour au charbon et au lignite (d’où les affirmations développées ici « plutôt le charbon que les radiations »). La troisième est que l’utilisation des EnR au niveau de puissance que requiert une société moderne est indissociable des progrès sur le stockage de l’énergie électrique.
                              Or, les filières industrielles de stockage, par exemple par la voie hydrogène, ne seront pas opérationnelles avant trente ou quarante ans.
                              Une révolution technologique, dont personne ne sait quand elle aboutira, serait la mise au point de matériaux supra conducteurs à température ambiante (aujourd’hui, la supra-conductivité n’est possible qu’à des températures proches du zéro absolu, c’est à dire -273 °C, ce qui rend cette application limitée à des installations de recherche, comme les aimants supra conducteurs d’ITER). Il y a aussi un espoir que la fusion contrôlée débouche un jour, mais personne ne sait quand. En attendant ces révolutions du futur , le nucléaire reste incontournable. De plus, la relance des filières à neutrons rapides et au thorium est logique, comme l’a souligné un commentateur, pour pérenniser les ressources en Uranium (3000 ans).
                              Conscients de cette impasse, de nombreux tenants des EnR préconisent de plus en plus une réduction massive de la consommation d’énergie. Attention ! Il faut être très prudent ! Au delà de la lutte contre le gaspillage, sur laquelle tout le monde est d’accord, une réduction de la consommation d’énergie qui ne serait pas accompagnée d’une réduction de la population mondiale serait une épouvantable tragédie, une régression de la civilisation, de la connaissance, de la démocratie.


                              • paul paul 12 décembre 2014 13:00

                                une goutte dans l océan

                                http://www.enercoop.fr/


                                • smilodon smilodon 12 décembre 2014 13:45

                                  Les allemands ont dit « NON » au nucléaire !.... Et c’est BEAU !..... C’est « ECOLO » !..... BRAVO !..... Sauf que, sauf que.....Sauf que c’est pas les éoliennes qui peuvent suffire à éclairer ou chauffer ce bon peuple !... Ni aucun « bon peuple », d’ailleurs !.... Donc, ils ont le choix entre leurs propres mines de charbon (niveau CO2 c’est plus écolo que l’atome), ou le gaz de leur copain russe (niveau « politique », ça pose aucun problème) !...... Les allemands sont toujours plus malins que les autres, c’est un fait que toutes nos chaines d’info nous assènent en permanence sur la tête !... OK, ils ont Porsche, Audi, BMW, VW et Mercèdes (gentiment hérités d’une période que la décence et la bienséance m’oblige à taire)..... Mais bon !.... OK, le « nucléaire » c’est mauvais !... OK !..... Mais au fait, quelle nouvelle énergie peut le remplacer ???!!... Le « VENT », c’est du vent !..... Les marées vont et viennent, certes, mais en Allemagne la mer est loin !.... Demain, les allemands ne pourront plus produire d’électricité, le vrai moteur du monde de 2014 !.... Mais comme ils sont malins plus que les autres, ils construiront un TGV à vapeur !... Du charbon ils en ont encore !.... Et une AUDI « TT » ou une PORSCHE « 911 », qui abat les 0 à 100 en moins de 4 secondes avec un « gazogène », la gueule que ça aurait !!!........ Adishatz.


                                  • JMBerniolles 13 décembre 2014 00:13
                                    Je ne suis pas un donneur de leçons mais je trouve vraiment dommage que la plupart des commentaires s’éloignent du thème de l’article, c’est à dire l’échec de l’énergiwende, tournant énergétique allemand,  qui est très important pour nous puisque la Loi sur la transition énergétique qui vient d’être votée, s’inspire complètement du scénario allemand.

                                    La question apparemment très prisée : « a-t-on besoin de toute cette électricité ? » un peu à côté de la plaque parce qu’évidemment toute l’électricité produite est consommée immédiatement ou de manière différée, pour la faible part qui correspond au stockage, donc il est évident que cela correspond à un besoin, pose néanmoins une vraie question.

                                    a) Celle des économies de consommation d’électricité. L’energiwende impliquerait que la consommation d’électricité en Allemagne soit divisée par deux, avec comme base la consommation de 2008, vers 2030. Qu’est ce que l’on constate : depuis 2008 et le choc de la crise, la consommation allemande de courant électrique ne baisse pas. Seuls de gros investissements permettraient de petites économies [les allemands ne se chauffent pas avec l’électricité en général]. C’est un point d’échec majeur. 

                                    b) l’introduction plus importante de l’électricité dans les transports : voitures, trams, ferroutage, conduit au contraire à une demande électrique beaucoup plus importante. Donc, avant la mise au point de la pile à combustible par exemple, ce qui n’est toujours pas réalisé après des dizaines d’années de recherche [l’inertie technologique est une réalité majeure qu’il faut prendre en compte] il faudrait produire plus d’électricité par les moyens actuels. 

                                    c) En France, si l’on relance l’industrie et c’est notre seule chance de sortir de notre spirale de déclin, il faudra pour cela plus d’électricité.

                                    Pour que nos sociétés reprennent une marche en avant nécessaire, pour la réduction du chômage particulièrement, il faut plus d’électricité. 




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès