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Accueil du site > Actualités > Environnement > Eloge de l’accroissance

Eloge de l’accroissance

Nous ne vivons pas sur une planète infinie.

Les ressources, le territoire, l'énergie, la faune, la flore, l'atmosphère, sont épuisables ou limités.

Les phénomènes de réchauffement, la création d'un continent de plastique, la disparition des insectes, puis des oiseaux, combinée à celle des grands mammifères, la disparition des territoires sauvages, non humanisés, tout cela est la conséquence de notre tendance à la croissance à tout prix.

Cette tendance fondamentale de l'humanité, qui jusqu'à présent pouvait s'exprimer sans retenue, a fini par se retourner contre nous.

Si certains nient le caractère anthropique du réchauffement climatique, il suffit d'être quelque peu attentif pour constater que quelque chose se dérègle, dont nous sommes la cause.

Si nous considérons encore certains espèce animales comme "nuisibles", celles-ci le sont pour la poursuite sans fin de notre développement sans borne, comme les oiseaux qui picorent les cultures, ou viennent nicher dans les villes. Mais ils font cela parce qu'il n'y a plus que des zones agro-industrielles dans les campagnes, et que chassés par les chasseurs et les pesticides, ils se réfugient en ville, ou paradoxe hallucinant, l'air y est moins viciés qu'à la "campagne", et l'absence de chasseur est plutôt un gage de tranquillité pour eux. Le plus grand prédateur du règne animal, désormais, c’est l’homme. La nature ne va-t-elle pas finir par le considérer comme nuisible ?

Si les animaux se réfugient dans les villes, ces villes elles-mêmes sont atteintes d'une frénésie de construction. Des petits pavillons avec leurs jardins, leurs arbustes et leurs fleurs, se trouvent remplacés apr des bâtiments où les promoteurs placent des arbres sur leurs affichent qui n'existent pas. Car il s'agit d'entasser les gens pour que cela rapporte. "La faune n'a qu'à nicher ailleurs !" dirait le promoteur en caressant amoureusement son portefeuille. Au cœur d'une crise économique majeure, on continue à construire des méga-surfaces commerciales, comme à Gonesse, en dépiit des conséquences. Le Grand Paris est en ce sens une catastrophe à la fois esthétique et écologique majeure, même si les pavillons et leurs jardinets (voire les espaces en friche, derniers lieux d'une liberté du vivant), remplacés par des building serrés, sans âme ni jardin se trouvent désormais qualifiés d'écoquartier. Tartuffe existe toujours, même s'il a changé de registre (cachez ce béton que je ne saurais voir).

Car en réalité l'attrait du profit ne s'arrête pas aux considérations ni sociales, ni environnementales. Que l'environnement soit à la mode ? Pas de problème, il suffit de communiquer, de placer le mot "éco", ou "vert", sur les affiches publicitaires. Mais la réalité reste la même.

C'est la quête du profit à tout prix qui en soi nécessite la croissance sans limite et nous mène à la faillite générale de l'humanité.

En une ou deux générations, tout sera détruit. Les ressources épuisées, les océans privés de vie, les terres incultes à force de pesticides qui détruisent également les éléments vitaux pour la régénération des sols, un grand nombre d'espèces disparues, des territoires inhabitables.

Non seulement la vie sera rendue plus difficiles par la conséquences de dérèglements, mais les moyens de s'adapter seront eux-même plus inaccessibles du fait de l'épuisement des énergies non renouvelables. Le générations postérieures n'auront pas bénéficié des fruits pourris de la croissance, et en plus en devront payer les dettes à la fois écologiques et économiques.

Ils devront s'affronter à trois désastres simultanés. Le désastre écologique, le désastre économique et le désastre social. Lorsqu'on voit que parallèlement l'enseignement s'effondre, notamment via l'abandon de l'enseignement des mathématiques, et que le smartphone remplace toute réflexion, il faudra sans doute y ajouter un désastre intellectuel. Tous ces désastres combinés peuvent déboucher sur un désastre politique, des dictatures atroces dirigées par des crétins, comme déjà on peut le voir se développer au Brésil ou aux état-Unis.

Face à ces effondrements simultanés, il est temps de remettre en cause la paradigme de la croissance à tout prix, au nom de celle sans fin des financiers qui sucent la planète et tout ce qui s'y trouve.

Une économie de l'accroissance, sans recherche de profit, mais de partage, où l'échange ne sera plus porté par celui des valeurs financières, mais par celui des valeurs humaines, où celui qui donne sera mieux considéré que celui qui accumule. Car c'est cette recherche infinie de l'accumulation qui se heurte à la réalité d'un monde fini.

 


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22 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 11 mars 2019 08:12

    Un bon article ne vaudra jamais des linéaire de nouilles vides...


    • Clocel Clocel 11 mars 2019 08:14

      linéaires... Sorry.


    • Désintox Désintox 11 mars 2019 18:22

      @Clocel
      Il y a une contrepèterie ?


    • foufouille foufouille 11 mars 2019 08:50

      marrant car j’ai toujours vu beaucoup de piafs en campagne. des insectes aussi. les oiseaux et autres animaux vont en ville car il y a à bouffer. dans une décharge « sauvage » d’un abattoir africain, le chacal mange avec les oiseaux et même le tigre vient se servir la nuit. le manque d’arbres est le choix des ploutocrates qui peuvent l’imposer comme dans certains villes du sud de la france. les continents de plastique viennent de pays comme l’inde ou d’afrique.


      • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 mars 2019 09:24

        Excellent article.

        Un peu trop optimiste, tout de même, selon moi. C’est bien d’une décroissance sévère dont le monde a besoin pour survivre.

        Décroissance mondiale :

        - de la production

        - de la consommation

        - de la population mondiale,

        associée à une radicale redistribution des produits nourriciers naturels et de ceux qui sont engendrés par l’activité humaine,

        les individus et les peuples actuellement les plus démunis devant être considérés comme absolument prioritaires dans une marche vers une égalité réelle.


        • foufouille foufouille 11 mars 2019 13:30

          @Pierre Régnier
          sauf qu’ils se sont reproduit comme des lapins et certains continuent toujours d’avoir 7 enfants en moyenne.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 mars 2019 17:22

          @foufouille

          De quels « ils » parlez-vous ?


        • Francis JL 11 mars 2019 09:55

          ’’il est temps de remettre en cause la paradigme de la croissance à tout prix, au nom de celle sans fin des financiers qui sucent la planète et tout ce qui s’y trouve.’’

           

           Parlant de croissance, il ne faut pas confondre investissement et spéculation.

           

          Quelle est la différence entre spéculation et investissement ? La spéculation a pour objet le profit, qu’importe le moyen ; l’investissement vise la création de richesses, qu’importe le profit.

           

          Bernard Stiegler : « L’investissement produit l’avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités.

           

          Le néolibéralisme est l’autre nom de cette financiarisation de l’économie qui a créé les conditions d’une spéculation forcenée et à grande échelle et qui a tué l’investissement aussi sûrement que la mauvaise monnaie chasse la bonne : le capitalisme mafieux est totalement je-m’en-foutiste et mortifère.


          • Claude Simon Claude Simon 11 mars 2019 10:35

            « Les ressources, le territoire, l’énergie, la faune, la flore, l’atmosphère, sont épuisables ou limités. »

            C’est un peu bizarre cette guerre entre le fini et l’infini, étant donné que les ressources participent essentiellement de cycles.

            L’économiste ou le politique, incapable de faire chanter le patron de multinationale apatride, n’a pu qu’inventer une croissance infinie symbolique, la masse d’argent-dette, dans une confusion quand à ses leviers de pouvoir ou de contrôle, profitant ainsi à ce dernier.

            Si l’on regarde les chiffres de croissance, on serait plutôt sur une fonction type logarithmique qu’exponentielle.
            Toutes deux tendent vers l’infini, certes, mais l’échéance n’est pas la même.

            Bref, revenons à votre sujet.

            Il me semble que l’on peut résoudre votre préoccupation en partie en informant et en évitant les produits nocifs du capitalisme, ou plutôt le mercantilisme irresponsable jouant sur l’ignorance. Et il y en a plein.

            Par ailleurs, face à la rareté de certaines ressources, nos sociétés devront adopter des modèles économiques privilégiant d’autres ressources (je pense sérieusement à la voiture à hydrogène ou à eau indirectement, comme vous voulez).

            Mais le capitaliste privilégie un modèle basé sur la rareté, ça rapporte (ne seriez-vous pas l’idiot utile de celui-çi à l’occasion ? Bref, il faut apporter des fondamentaux). Ne favorise t’il pas, depuis les Medicis, le marché dit de l’art (de préférence ce qui ne se reproduit pas, bien entendu).

            Un peu d’éducation nutritive permet de limiter la viande, secteur très énergivore se dit t’il.


            • Spartacus Lequidam Spartacus 11 mars 2019 11:46

              La France Malthusienne qui n’a rien appris du paris de Simon et Elrich.

              La France Malthusienne c’est celle qui croit que la terre est plate et il faut lui expliquer qu’elle est ronde....

              Les ressources ne sont pas des matières fossiles figées, mais un dynamisme successif de matière première.

              Elles ne sont donc pas « épuisables » ou limités mais tout simplement « remplaçables » et on passe d’une a l’autre sans problème, et tout remplacement a des effets négatifs certes, mais plus positifs par leur extension indirecte.

              1-Une ressource n’est ressource que parce que l’homme en décide....

              Il y a bien longtemps que les Mammouths principale ressource a disparu, que le cheval a été remplacé et que l’homme s’y est adapté.

              2-Un changement implique des effets négatif mais aussi positifs.

              La Baleine était la principale ressource des lampes a pétrole. Un type un jour a vu qu’on pouvait le remplacer par du pétrole. Ça a sauvé les baleines de l’extinction et créé une révolution industrielle qui a enrichi l’humanité en effet levier comme jamais elle n’avait connu.

              Une autre particularité des Maltusiens est de croire que le monde était moins bien avant.

              L’exemple de la « méga-surfaces commerciale » que l’auteur veut absolument voir comme négatif offre aussi beaucoup de positif.

              La méga-surfaces commerciale, offre tout en prenant soin des gens. Parking, toilettes, animations, distractions, lieu de vie. Tout y est fait pour faciliter la vie des gens géré par le secteur privé.

              La ville n’offre que des taxes pour stationner, des embouteillages, des contraintes, des obligations, des prix plus élevés, des discriminations. Tout est fait pour l’intérêt soit de la reconnaissance sociale ou électoral d’élus ou fonctionnaires qui passe devant la satisfaction des gens, qui eux la déserte de plus en plus.


              • tiers_inclus tiers_inclus 11 mars 2019 19:28

                @Spartacus

                « La France Malthusienne qui n’a rien appris du paris de Simon et Elrich.  »

                Et pour cause, car si Simon a gagné son pari sur la période courte, objet de l’enjeu, sur une période plus longue il l’a perdu et c’est éminemment plus significatif. 

                Propagande éhontée ou superficialité intellectuelle ?

                Une source simple à trouver pourtant : 

                https://en.wikipedia.org/wiki/Simon–Ehrlich_wager

                Ehrlich could have won if the bet had been for a different ten-year period.[5][6][7] Ehrlich wrote that the five metals in question had increased in price between the years 1950 to 1975.[3] Asset manager Jeremy Grantham wrote that if the Simon–Ehrlich wager had been for a longer period (from 1980 to 2011), then Simon would have lost on four of the five metals. He also noted that if the wager had been expanded to « all of the most important commodities, » instead of just five metals, over that longer period of 1980 to 2011, then Simon would have lost « by a lot. » [7] Economist Mark J. Perry noted that for an even longer period of time, from 1934 to 2013, the inflation-adjusted price of the Dow Jones-AIG Commodities Index showed « an overall significant downward trend » and concluded that Simon was « more right than lucky ».[8] Economist Tim Worstall wrote that « The end result of all of this is that yes, it is true that Ehrlich could have, would have, won the bet depending upon the starting date. ... But the long term trend for metals at least is downwards. »[6]


              • Pascal L 11 mars 2019 11:55

                Le monde ne doit pas être vu comme un système statique, dans lequel la quantité de ressources est fixe.

                Les hommes préhistoriques qui étaient moins d’un million ont déjà été confronté à un monde de ressources limitées et ils ont trouvé les solutions qui permettaient la croissance pacifique de la population. L’invention de l’agriculture et de l’élevage ont permis de repousser les limites de l’époque. Même l’invention de l’écriture a permis de repousser les limites d’une époque permettant le développement du commerce et les grandes concentrations humaines.

                Ce qui est important, c’est de libérer l’imagination et le financement de la création de richesse pour permettre à d’autres inventions de prospérer. C’est parce que le modèle financier que nous avons mis en place depuis la fin du siècle dernier est incapable de financer le progrès que nous nous trouvons face à un mur. Les financiers ont également une vision statique du monde qui les avantage mais qui est un frein à l’innovation de rupture. Dans un monde de ressources rares, la guerre est la seule issue possible. Le développement de ressources nouvelles n’est pas un luxe, c’est un besoin vital de l’humanité.

                La critique de la croissance doit être complètement repensée. La croissance des ressources n’est pas un mal, mais la croissance de la consommation n’est pas un bien. La frénésie de consommation de certains de nos contemporains doit être étudiée. Il me semble qu’elle provient d’un sentiment généralisé de de déclassement que l’on cherche à compenser par des signes extérieurs et superficiels. Cela pourrait être corrigé, non en augmentant le sentiment de culpabilité, mais au contraire en augmentant la dignité de chaque individu. Si chacun est reconnu pour ce qu’il est et qu’il a confiance dans ce que le système peut lui apporter, il ne cherchera pas de compensation ailleurs.

                Enfin, soyez positif ; il faut être positif pour résoudre les problèmes de notre monde.


                • Matlemat Matlemat 11 mars 2019 14:11

                  Pourquoi notre cerveau nous pousserait à détruire la planète :


                  https://www.youtube.com/watch?v=mcRwDsYcyCU


                  • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2019 14:12

                    @Matlemat : « détruire la planète ».
                    Doubleplus canelangue.


                  • Matlemat Matlemat 11 mars 2019 14:18

                    @JC_Lavau
                    Regarde la vidéo plutôt, espèce de négationniste.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 11 mars 2019 14:22

                    @Matlemat. NON ! Pas de vidéos, des documents écrits.


                  • Matlemat Matlemat 11 mars 2019 14:24

                     L’économie occidentale actuelle est basée sur la dette, donc sur les profits futurs, la croissance de la population est nécessaire à la croissance de l’économie, plus de croissance et c’est l’effondrement total, ce qui permettrait de repartir sur des bases plus saines.

                     Plus il ya de gens plus il y a de la rareté qui produit de la valeur et plus les banques peuvent produire de monnaie à partir de rien.

                     Les classes dirigeantes en sont parfaitement conscientes.


                    • Le Sudiste Le Sudiste 11 mars 2019 15:34

                      @Matlemat
                      « plus de croissance et c’est l’effondrement total, ce qui permettrait de repartir sur des bases plus saines. »
                      Ordo ab Chao.


                    • julius 1ER 11 mars 2019 17:11

                      c’est dommage, mais dans cet article je n’entends pas prononcer le mot tabou cad Capitalisme car s’il y a destruction de la faune et de la flore c’est à cause du Capitalisme ou plutôt grâce à lui ????

                      car rassurez -vous quand de greedys actionnaires financent des armadas de pêche pour racler le fond des océans ce n’est pas pour faire plaisir à cet abruti de Spartacus , mais bien pour prélever tout ce qu’il est possible de prélever en un temps record car voyez-vous le carburant et la main d’oeuvre çà coûte cher quoiqu’on en dise !!!!!!

                      on est loin de Colbert qui plantait des forêts de chênes car un peu plus clairvoyant que d’autres il avait compris que la ressource n’est pas inépuisable et que si l’on voulait construire des bateaux sur le long terme .... il fallait quand-même assurer le renouvellement des forêts ?????

                      c’est pas comme ces connauds de pêcheurs du Brexit qui se plaignaient des normes et des contraintes dûes à l’encadrement de la pêche car il est clair que si vous autorisez la pêche de certaines espèces toute l’année celles-ci ne feront pas long-feu c’est bien évident pas besoin de faire math-sup pour comprendre cela encore -que ?????

                      et les baleines présentes par millions à l’orée du 18 ie siècle, il a fallu qu’un individu aie l’idée géniale de s’en servir (de leur graisse) pour alimenter des lampes à huile et celles-ci ont signé leur arrêt de mort .... elles peuvent remercier le Dieu pétrole car sans lui elles auraient disparu, mais un mal en remplaçant un autre aujourdhui c’est la prochaine disparition de celui-ci qui pose problème encore que ????

                      en regardant quelques images du Salon Auto de Genève, je n’ai pas eu le sentiment que çà pose problème ou alors on est encore dans un cas avéré de déni ?????

                      il est clair aussi que l’augmentation de la population humaine se fera au détriment des autres espèces quoiqu’on en dise ou alors il faut être dans un déni total mais ce n’est pas qu’un problème de faune mais aussi un problème de sols car les sols cultivables se raréfient sous la pression de la construction immobilière !!!!!

                      ce qui est embêtant avec tout cela c’est que l’on va dans le mur à toute allure, mais que ceux qui veulent freiner se font éjecter du cockpit ; ils ne sont que des oiseaux de mauvais augure qui ne comprennent pas qu’il suffit de prononcer le mot « croissance » pour que celle-ci soit !!!! Amen 


                      • Sergeant Pepper Sergeant Pepper 11 mars 2019 19:53

                        Entièrement d’accord.


                      • Désintox Désintox 11 mars 2019 18:24

                        Article intéressant. Merci.


                        • mmbbb 11 mars 2019 20:48

                          « Face à ces effondrements simultanés, il est temps de remettre en cause la paradigme de la croissance à tout prix, au nom de celle sans fin des financiers qui sucent la planète et tout ce qui s’y trouve. » il faudrait aller expliquer cette théorie au président Xi Jinping , lui qui veut faire de la Chine la première economie mondiale dont la croissance sera le modèle economique , En 2050 , l Inde , indonesie , le Bresil , tous ces pays seront en tête du classement des economies . Croissance demographique et croissance economique !

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