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Accueil du site > Actualités > Environnement > Glyphosate : un débat biaisé par les médias

Glyphosate : un débat biaisé par les médias

En plus d'être contreproductive d'un point de vue écologique, la volonté d'interdire les désherbants à base de glyphosate montre une certaine méconnaissance du monde agricole et de ses réalités.

Le 15 septembre dernier, l'Assemblée nationale refusait d'inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate voulue par le gouvernement d'Emmanuel Macron. Une décision qui peut paraître à contre-courant au vu du discours ambiant sur le sujet. Pourtant, d’un point de vue scientifique, aucune étude ne penche en faveur de la dangerosité du produit.

Abstraction de la réalité

Seule une étude, celle du centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l'année dernière le produit dans la catégorie 2A, qui correspond aux produits dits « probablement cancérogènes pour l'homme ». Sachant que la catégorie 1, qui désigne quant à elle les « agents cancérogènes » vise des produits comme la charcuterie ou le tabac qui sont vendus partout dans le monde…

Depuis qu'un agriculteur américain a gagné le procès qui l'opposait à l’entreprise Monsanto, qui fabrique un désherbant à base de glyphosate, le discours médiatique dominant maintient que la molécule est néfaste alors que le jugement a été rendu par un juré non qualifié scientifiquement.

De plus, l’entreprise a en effet été condamnée pour n'avoir pas fourni certaines informations sur les modalités d'utilisation optimale du produit.

L’utilisation du glyphosate est largement répandue depuis plus d'une quarantaine d'années à travers le monde. Le produit a été validé par des dizaines d'études de diverses instances sanitaires internationales.

Une absurdité écologique

L’efficacité du produit n’est plus à démontrer puisqu’il permet de désherber sans labour ni destruction de la vie microbiologique du sol. Les alternatives sont pour l'heure impossible à généraliser à l'ensemble des terres cultivées en France. L’agriculture biologique par exemple, a un recours massif au cuivre, seul engrais autorisé pour obtenir le précieux label.

Pourtant, selon l'Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail, le cuivre en agriculture est « nocif, dangereux pour l'environnement, nocif en cas d'ingestion, irritant pour la peau, risque de lésions oculaires graves, très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique ». Pourtant, nulle campagne dans la presse pour tâcler ce produit.

Un choix économiquement périlleux

Par ailleurs, abandonner le glyphosate implique de fait de revenir au système de labour, qui demande une consommation de gasoil bien supérieure et par conséquent une hausse massive des rejets en Co2. Cela impliquera également, et de manière irréversible, une hausse des prix. Les coûts en main d'œuvre notamment, seront plus élevés et la concurrence avec les pays utilisant du glyphosate sera complètement déloyale pour les producteurs français.

Et lorsque l'on connait la situation économique, et parfois psychologique, désastreuse de milliers d'exploitants, l'on peut se demander quelle considération les anti-glyphosate ont pour les agriculteurs français.

Emmanuel Ferrand, agriculteur, syndicaliste et élu local de l'Allier, qui utilise du glyphosate sur ses exploitations, a très clairement résumé cette déconnexion totale des médias vis-à-vis du monde agricole.

Dans un billet publié sur son blog et largement relayés sur les réseaux sociaux, il rappelle que « la France a la meilleure alimentation du monde et la plus saine », avant de s'adresser directement aux militants anti-glyphosate : « vous croyez que cette gastronomie elle pousse sur le champ de Mars ? (…) Alors foutez-nous la paix !! Et faites-nous confiance ! Mais surtout, si un jour, vous deviez avoir faim, vous qui nous donnez des leçons dans les villes, oubliez-nous et ne venez pas nous chercher comme en 1945 pour vous donner à manger ».

Et si la solution pour un débat apaisé et pragmatique consistait d'abord à écouter, les premiers concernés, ce dont le métier, souvent depuis des générations, consiste à tenter de faire de bons produits, tout en respectant au maximum la qualité des sols et l'environnement ? 


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43 réactions à cet article    


  • gardiole 19 septembre 17:21
    « ...le jugement a été rendu par un juré... » Un jury composé de plusieurs jurés, plutôt. Un juré n« est jamais seul.
     »...cuivre, seul engrais..." ? Seul intrant, plutôt.

    A moins de parcourir toute la littérature sur le sujet ou de refaire lui-même les expériences, comment un citoyen ordinaire peut-il se faire valablement une opinion sur un tel sujet ?

    • Attila Attila 19 septembre 18:04

      Bonjour Alexandre,
      « Et si la solution pour un débat apaisé et pragmatique consistait d’abord à écouter . . .  »
      Ceux qui veulent l’interdiction du glyphosate ne sont pas du tout dans une démarche rationnelle, ils se foutent complètement des preuves scientifiques innocentant le glyphosate sur la toxicité et la cancérogénéité. Ils se foutent complètement de la pérennité de notre agriculture, ils se foutent complètement qu’à force d’imposer des contraintes supplémentaires à notre modèle agricole familial, celui ci va disparaître et être remplacé par des fermes des mille vaches. Ils se foutent même des questions d’environnement. N’attendez pas la moindre écoute de la part de ces gens là.
      Nous avons affaire à des fanatiques religieux pour qui le glyphosate c’est le Diable !!!

      .


      • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 septembre 19:45
        Bonjour,

        Espèces de mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate : évolution de 1995 à 2014.https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_au_glyphosate#/media/File:Mauvaises_herbes_r%C3%A9sistantes_au_glyphosate.svg

        Aux États-Unis, les espèces de mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate, principe actif du célèbre RoundUp commercialisé par Monsanto, sont de plus en plus nombreuses. Ce phénomène, qui inquiète les agriculteurs américains, n’est ni nouveau, ni surprenant.

        Exactement de la même manière dont les antibiotiques ont contribué à l’émergence de super-microbes résistant aux traitements, l’utilisation quasi ubiquiste de l’herbicide Roundup par les agriculteurs américains a entraîné le développement rapide de nouvelles super-mauvaises herbes hyper-résistantes.
        http://terrefuture.blog.free.fr/index.php?post/2011/02/17/Les-%C2%AB-mauvaises-herbes-%C2%BB-deviennent-r%C3%A9sistantes-au-Roundup.

        Pour lutter contre ces mauvaises herbes, M. Anderson et les agriculteurs dans l’ensemble des régions américaines de l’Est, du Midwest et du Sud sont contraints de pulvériser leurs champs avec des herbicides de plus en plus toxiques, d’arracher les mauvaises herbes à la main et de recourir à des méthodes plus intensives en travail humain, comme le labour classique.

        Certains experts agronomes pensent que ces nouveaux efforts rendus nécessaires risquent de conduire à des prix plus élevés des produits alimentaires, à des rendements inférieurs des cultures, à une élévation des coûts de l’agriculture et à davantage de pollution tant des sols que de l’eau.



        • Attila Attila 19 septembre 20:45

          @eau-du-robinet
          Tiens donc : il n’est plus cancérigène le glyphosate ? C’est la résistance des mauvaises herbes qui annonce la fin du monde ?
          Repentez-vous, repentez-vous, la fin du monde arrive !
          Avant 1996 il n’a pas été observé de résistance au glyphosate (commercialisé depuis 1974). Vos agriculteurs américains utilisent massivement le glyphosate sur des cultures transgéniques résistantes au glyphosate : en ce cas il y a effectivement une résistance des mauvaises herbes au glyphosate.
          .
          Comme vos imprécations sur la peur du cancer ne fonctionnent plus chez les adultes, vous vous rabattez sur autre chose : il faut absolument pour vous que le glyphosate soit le Diable !

          .


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 septembre 11:38
          @Attila
          .
          Le Glyphosate n’est pas seulement cancérigène mais cette saloperie contribue aussi à une résistance accrue des mauvaises herbes et nécessite une augmentation des herbicides chimiques ...
          .
          Glyphosate : un jardinier atteint d’un cancer fait condamner Monsanto
          C’est une décision historique : un tribunal de San Francisco vient de condamner Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l’origine du cancer de Dewayne Johnson. Une victoire pour ce jardinier américain qui espère un effet boule de neige.

          Le verdict de vendredi « va provoquer une cascade de nouvelles affaires », selon Robert F. Kennedy Jr, membre de l’équipe d’avocats rassemblée autour du plaignant, qui compte demander à ce que l’appel de Monsanto soit traité en urgence compte tenu de l’état de santé de Dewayne Johnson. Actuellement, des milliers de procédures contre Monsanto sont en cours aux États-Unis, à des degrés divers d’avancement.
          http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/11/20005-20180811ARTFIG00025-glyphosate-un-jardinier-fait-condamner-monsanto.php
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          Glyphosate : un jardinier atteint d’un cancer fait condamner Monsanto
          C’est une décision historique : un tribunal de San Francisco vient de condamner Monsanto à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l’origine du cancer de Dewayne Johnson. Une victoire pour ce jardinier américain qui espère un effet boule de neige.
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          Le verdict de vendredi « va provoquer une cascade de nouvelles affaires », selon Robert F. Kennedy Jr, membre de l’équipe d’avocats rassemblée autour du plaignant, qui compte demander à ce que l’appel de Monsanto soit traité en urgence compte tenu de l’état de santé de Dewayne Johnson. Actuellement, des milliers de procédures contre Monsanto sont en cours aux États-Unis, à des degrés divers d’avancement.
          http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/11/20005-20180811ARTFIG00025-glyphosate-un-jardinier-fait-condamner-monsanto.php
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          Le combat de Jean-Claude, malade du cancer, contre Monsanto et le glyphosate
          Jean-Claude Terlet, agriculteur près de Soissons, a assigné en justice Monsanto qu’il juge responsable de son cancer de la prostate. Pour lui, la victoire judiciaire d’un jardinier californien contre le géant des produits phytosanitaires soulève un formidable espoir.
          http://www.leparisien.fr/societe/glyphosate-le-combat-de-jean-claude-contre-monsanto-11-08-2018-7850088.php
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          Monsanto vas de plus en plus loin avec ses produits « Frankenstein » !!!
          Le géant américain de l’agroalimentaire Monsanto vient de dévoiler la toute première abeille transgénique capable de résister aux épandages massifs de pesticides néonicotinoïdes.
          http://www.scilogs.fr/invivo-invitro/abeille-frankenstein-ruches/
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          La menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie
          Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.
          https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/botanique-ogm-menace-super-mauvaises-herbes-amplifie-19036/ET OUI SES PRODUITS FRANKEN-MONSANTO vont couter très chère à l’humanité !

        • rogal 19 septembre 21:10
          Que faut-il entendre, exactement, par « probablement cancérogène » ? En sciences expérimentale, un jugement du genre « tel produit a telle propriété » que l’on tient pour bien établi ne l’est-il pas, en fait, que de façon probable (ou très probable, ou très, très probable ) ?
          En d’autres termes, quelle différence faut-il voir entre « cancérogène » et « probablement cancérogène » ?

          • Attila Attila 19 septembre 21:57

            @rogal
            Un intervenant avait répondu à cela sur Agoravox, je ne me souviens plus de son pseudo.
            Probablement cancérigène, cela peut être aussi bien avec une probabilité de 0,96 que 0,0000001.
            En clair : cela ne veut rien dire.
            Ce classement avait été publié par un organisme dépendant de l’OMS. Soit c’était pour se couvrir et ne pas prendre de responsabilité, soit il y a eu parti pris. De plus, ce classement n’est pas le résultat d’une recherche scientifique réelle mais d’une compilation des études disponibles à l’époque.
            .
            Depuis, les résultats d’une étude très importante ont été publiés, c’est une étude clinique qui a suivi médicalement 54000 agriculteurs pendant 20 ans. Résultat : il n’y a pas plus de cas de cancers chez les agriculteurs qui utilisent régulièrement le glyphosate que chez ceux qui ne l’utilisent pas.
            Le glyphosate n’est pas cancérigène.
            .
            Glyphosate : le nouvel amiante ?
            .


          • pemile pemile 19 septembre 23:35

            @Attila "il n’y a pas plus de cas de cancers chez les agriculteurs qui utilisent régulièrement le glyphosate"


            Si ils s’équipent de combinaison et de masque ! Pour ceux qui trainent autour lors des pulvérisations sans protections, c’est une autre histoire ! smiley

          • Attila Attila 20 septembre 00:35

            @pemile
            Si vous estimez avoir des critiques pertinentes sur cette étude, écrivez donc à Laura Beane Freeman :

            " La directrice de l’étude (l’investigatrice principale Laura Beane Freeman) est une spécialiste de l’épidémiologie de cancer chez les travailleurs exposés. Vous pouvez aller voir sa liste de publications. Elle a bossé sur des sujets similaires pour l’exposition au formaldéhyde, à l’arsenic, et récemment à d’autres types de pesticides dans l’agriculture. Pour reprendre la formulation de Tom Roud sur Twitter : « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers ». "

            .
            On travaille à la chaîne maintenant sur Agoravox .


          • stef 20 septembre 08:44

            @Attila


            Non si on dit probablement cancérogène signifie que la probabilité que ce soit effectivement cancérogène est proche de 1 et non de 0 ! ! ! 

          • pemile pemile 20 septembre 09:32
            @Attila « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers »
            Oui, et lorsqu’on est payé par Monsanto, en ne cherchant pas, on trouve pas ! 

          • Attila Attila 20 septembre 10:17

            @pemile
            Et PAF !!!
            La diffamation habituelle ! Vous ne pouvez pas vous en empêcher : vous êtes de grands malades, les zécolos. Que ça vous plaise ou pas, cette étude n’est pas financée par Monsanto : " Les financements sont tous d’origine publique, et aucun des auteurs n’a de conflit d’intérêt déclaré « . C’est écrit dans l’article.
             »Toute conclusion qui innocente le glyphosate ne peut qu’être payée par Monsanto", c’est votre point Godwin. Comme le point Godwin, cela révèle que vous n’avez rien de sérieux à opposer aux études scientifiques, vous en êtes réduits à de minables attaques ad hominem. Vous n’êtes qu’un ramassis de sombres crétins, âge mental 10 ans et fanatiques religieux

            .


          • foufouille foufouille 20 septembre 10:27

            @Attila

            ce qui est amusant est que pmile est bon en science dans d’autres domaines. mais c’est vrai que la médecine est ce qu’il y a de plus complexe comme science.


          • Attila Attila 20 septembre 10:32

            @foufouille
            Bonjour Foufouille,
            « ce qui est amusant est que pmile est bon en science dans d’autres domaines » Oui, mais le fanatisme coagule les neurones.

            .


          • rogal 20 septembre 10:35
            @stef
            Proche de 1 : sans doute, mais quelle est la définition de « proche » ?

          • pemile pemile 20 septembre 10:44
            @Attila « cette étude n’est pas financée par Monsanto »

            Oui, celle là ne l’est pas, mais comme dit plus haut, comment étudier la nocivité d’un produit si l’utilisateur est en combinaison de protection et équipé d’un masque ?

            "cela révèle que vous n’avez rien de sérieux à opposer aux études scientifiques« 

            Vous avez une étude sur les populations voisines des champs sur lesquels sont fait des épandages aériens ? smiley

             »Vous n’êtes qu’un ramassis de sombres crétins, âge mental 10 ans et fanatiques religieux"

            Lorsque, comme vous, l’on reprend l’argument utilisé par Monsanto que le sel de table est plus toxique que le glyphosate, faut oser ! smiley

          • foufouille foufouille 20 septembre 13:03

            @pemile

            "Lorsque, comme vous, l’on reprend l’argument utilisé par Monsanto que le sel de table est plus toxique que le glyphosate, faut oser ! "
            il se trouve que c’est vrai ..........


          • Attila Attila 20 septembre 17:50

            @pemile
            " Lorsque, comme vous, l’on reprend l’argument utilisé par Monsanto que le sel de table est plus toxique que le glyphosate, faut oser ! "
            Indécrottable : Monsanto n’y est pour rien. Nous en avons déjà parlé depuis plusieurs mois, vous ne vous en souvenez plus ? Une simple recherche d’une heure m’a permit de découvrir que la toxicité des substances était évaluée grâce à une procédure scientifique normalisée, reconnue dans le monde entier, qui consiste dans l’observation de la mortalité des rats de laboratoire auxquels on fait absorber le produit. Cette procédure étant strictement la même pour tous les produits, cela permet de comparer leur toxicité.
            Cette évaluation est exprimée en grammes ou milligrammes de produit par kilogramme de poids corporel. Elle porte le nom de dose létale médiane ou DL50 en abrégé. Les poisons ont une DL50 de quelques microgrammes, le sel de cuisine 3,3 grammes. Et la DL50 du glyphosate est entre 4 et 5 grammes, 4,9 grammes m’a-t on dit.
            Le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine.

            .


          • Attila Attila 20 septembre 17:58

            @pemile
            « @Attila « cette étude n’est pas financée par Monsanto »

            Oui, celle là ne l’est pas »

            Vous affirmiez le contraire plus haut :
            « @Attila « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers »
            Oui, et lorsqu’on est payé par Monsanto, en ne cherchant pas, on trouve pas ! »
            Lien

            .

          • Attila Attila 20 septembre 18:08

            @stef
            Il n’y a aucune évaluation de la probabilité de la cancérogénéité du glyphosate dans ce rapport, ce n’est qu’un classement arbitraire.
            De toute façon, la question a été tranchée par la publication des résultats de la recherche sur les agriculteurs : il n’y a pas plus de cas de cancers chez les agriculteurs exposés au glyphosate que chez ceux qui n’y sont pas exposés : le glyphosate n’est pas cancérigène.
            Cela prouve que ce classement en cancérigène probable n’était que de la foutaise !

            .


          • Attila Attila 20 septembre 18:21

            @pemile
            « comment étudier la nocivité d’un produit si l’utilisateur est en combinaison de protection et équipé d’un masque ?  »
            J’habite dans une région agricole, ma maison est entourée de champs et jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais vu un agriculteur faire de l’épandage de produit phytosanitaire en combinaison avec un masque.
            Je ne sais pas comment travaillent les agriculteurs américains, mais ça m’étonnerait qu’ils aient utilisé des masques, ou alors c’est récent. De toute façon ça n’intervient pas dans l’étude car elle a commencé il y a plus de 20 ans et les chercheurs auraient trouvé les cas de cancers correspondant. Or, il n’y en a pas.

            C’est plutôt à la directrice de l’étude, Laura Beane Freeman, que vous devriez poser vos questions sur la méthodologie.

            .


          • foufouille foufouille 20 septembre 18:44

            @Attila

            si dans les serres hors sol et certains ont des combinaisons mais la dose est certainement énorme.
            dans les vignes aussi mais j’ignore c’est produit également.

          • pemile pemile 20 septembre 22:54
            @Attila « Le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine. »

            En DL50 pas en consommation régulière.

            Bien, vous voila donc volontaire pour vous prendre 5 grammes par jour de glyphosate pendant que moi je prends 5 grammes de sel de cuisine pendant un an ?

          • pemile pemile 20 septembre 22:57
            @Attila « les chercheurs auraient trouvé les cas de cancers correspondant. Or, il n’y en a pas. »

            J’attends toujours que vous me présentiez une seule étude sur les voisinages d’épandages aériens ? Z’allez quand même pas me dire qu’en 40 ans aucune n’a été faite, si ?

          • Attila Attila 21 septembre 02:05

            @pemile

            L’étude américaine a suivi 54000 agriculteurs ET leurs épouses (c’est confirmé là )
            soit 89000 personnes suivies pendant 20 ans : une telle étude ne peut pas rater des cas de cancer, et les épouses ne sont pas protégées.
            Voilà ce qu’on peut lire sur l’article cité :

            De plus, les cohortes françaises (Agrican MSA) et américaines comportent majoritairement (cf démographie agricole) des travailleurs et retraités qui ont oeuvré avec les pesticides bien avant que les équipements de protection soient « à la mode ». De plus, ils ont côtoyé des pesticides désormais interdits, d’une nocivité supérieure à celle des actuels.
            La comparaison de ces cohortes avec la population générale est donc pertinente et « parlante »,


            Les cohortes d’agriculteurs étudiées actuellement comportent tous les âges, mais avec une majorité d’anciens qui, si les pesticides en général et ceux à base de glyphosate en particulier étaient si toxiques qu’on le prétend, auraient un surcroît de prévalences de cancers et autres maladies dégénératives nettement supérieur à la population générale. Ce n’est pas le cas.


            la protection des utilisateurs : il faut être constant dans l’argumentaire. Beaucoup débarquent sur les forums en parlant des nombreux cancers des agris à cause de la manipulation des produits, puis quand on montre qu’ils n’en ont pas plus (cette étude) voire moins (AGRICAN en France), les protections deviennent un biais. Dans la pratique, les protections dans le monde agricole sont mal utilisées, mais surtout reconnues comme limitée en efficacité (en particulier pour les gants

            .



          • Attila Attila 21 septembre 13:52

            @Attila
            Et j’ai oublié çui-là :
            "Je me permets de préciser que les « pesticide applicators » américains sont très exposés. Certains d’entre eux son employés par les coop locales ou des grosses fermes et passent la saison assis dans l’automotrice à pulvériser des pesticides pour le comptes de clients. Ils manipulent quotidiennement les concentrés et font l’entretien des pulvérisateurs. C’est vraiment rassurant de savoir qu’ils ne sont pas plus exposés au cancer que M. Toutlemonde.

            "

            .


          • Attila Attila 21 septembre 17:05

            @pemile
            "Lorsque, comme vous, l’on reprend l’argument utilisé par Monsanto que le sel de table est plus toxique que le glyphosate, faut oser !« Lien

            Quelques messages plus bas :
            Pemile@Attila « Le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine. »

            En DL50 pas en consommation régulière.  »
            Alors, le glyphosate est moins toxique que le sel de cuisine, oui ou non ? Vous changez d’avis en quelques messages. Comme là :
            « @Attila « cette étude n’est pas financée par Monsanto »
            Oui, celle là ne l’est pas »

            Vous affirmiez le contraire plus haut :
            « @Attila « On a affaire à des gens qui cherchent (et trouvent) manifestement ces cancers »
            Oui, et lorsqu’on est payé par Monsanto, en ne cherchant pas, on trouve pas ! »
            Lien »

          • sls0 sls0 20 septembre 06:14

            Sur Arte il y a eu un reportage sur le glyphosate et l’autisme.

            Il y avait corrélation.
            Il y a eu des objections au sujet de cette corrélation de la part de certains.
            Je vient de me taper une lecture en diagonale d’une thèse de doctorat en biologie moléculaire et cellulaire spécialité Neurosciences.
            Ca va dans le sens du documentaire d’arte mais c’est en laboratoire avec des souris.
            La bibliographie c’est 20 pages quand même.
            Que le glyphosate ne soit pas cancérigène soit, mais quid des effets neurologiques pendant la grossesse.
            J’ai l’impression que cette lutte sur le cancérigène sert d’écran de fumée vis à vis de l’autisme.
            En ce moment c’est le deuxième article sur le sujet de la part de pro glyphosate. Soufflerait on sur les braises pour augmenter l’écran de fumée ?

            Pour ces trucs à polémiques je regarde sur google scolar. Quand c’est de la daube, il n’y a pas de parution, glyphosate et autisme ça ne manque pas.
            Des arguments scientifiques ne manquent pas, il est préférable pour Mosanto que l’on parle du coté cancérigène où il a des billes.

            • foufouille foufouille 20 septembre 08:24

              @sls0

              donc avant l’autisme n’existait pas .......
              morte de rire.
              ça donne le diabète aussi qui n’existait pas avant et tout le monde vivait 120 ans comme pour cabanon.

            • sls0 sls0 20 septembre 18:15

              @foufouille
              Mais si ça existait tout comme les morts sur les routes en 1920.

              Le nombre de morts sur les routes à augmenté avec la voiture.
              De mémoire, dans le documentaire d’Arte on parle de multiplication de cas d’autisme et non d’apparition de l’autisme.
              Les taux étaient impressionnants de mémoire.

              Multiplication et non apparition mon bon foufouille.
              En argument moisi vous employez la méthode de l’homme de paille.

            • foufouille foufouille 20 septembre 18:24

              @sls0

              ce n’est pas possible puisque l’autisme a été découvert récemment, qu’ils n’existent aucune vieille statistique et que le diagnostique des CRA est encore plus récent.
              avant, un autiste allait direct se faire torturer par des psychiatres, il existe de nombreux témoignages y compris d’asperger.


            • foufouille foufouille 20 septembre 18:30

              @sls0

              c’est la même chose pour le diabète, les maladies rares qui étaient imaginaires dans le passé.
              en 97, on est passé d’une glycémie à jeun de 1.4g à 1.24 puis récemment l’OMS l’a baissé à 1g car en 24h tu peux te retrouver en hyperglycémie plusieurs fois ce qui te bousille la santé 10 ans plus tard.

            • Attila Attila 21 septembre 23:04

              @sls0
              Foutaises !
              " On peut tout aussi bien affirmer que la consommation de produits bio, exempts de plantes génétiquement modifiées ou des produits en dérivant et exempts de pesticides, donc de glyphosate, favorisent aussi l’apparition de l’autisme ! C’est du gros foutage de gueule, « 
              Quand les écolos se prennent les pieds dans le tapis
              .
               » Mais c’est la manière d’agir des activistes idéologiquement déformés par des groupes de pression dont le seul but est de discréditer toute forme de progrès scientifique et technique et de répandre la peur dans les esprits. Cette fois-ci cette activiste anti-OGM s’est bien pris les pieds dans le tapis ! "

              .


            • sls0 sls0 25 septembre 23:29

              @foufouille
              Ca n’existait pas avant qu’on le découvre.

              C’est comme l’Amérique n’existait pas avant Colomb, une vue de l’esprit en quelques sorte.

            • nono le simplet nono le simplet 20 septembre 06:27
              c’est qui Alexandre Cornu ?
              le dirigeant d’Octomine  ?
              « La startup a déjà séduit Engie, SNCF, BNP Paribas parmi d’autres clients. »

              • HELIOS HELIOS 20 septembre 10:04

                ... peu importe les réalités techniques, biologiques etc, il en est une bien plus puissante :


                L’Europe a décidé que le Glyphotruc avait une autorisation de 5 ans et aucune loi nationale, puisque les pays ne sont plus souverains ni dans les règles ecrites ni dans les tenfances ne peut les contredire.

                Ce qui me gène le plus, c’est que tout le monde le sait (qu’il n’y a plus de souveraineté de fait) et que la presse, tous media confondus, fait semblant de l’ignorer...

                • zygzornifle zygzornifle 20 septembre 13:56

                  un de plus ....


                  Les médias sont les clébards du pouvoir , quand le président montre du doigt et dit mord , les médias mordent quand il dit au pied ils vont s’enrouler a ses pieds , de temps en temps il va les promener en laisse mais il n’oublie jamais l’étrangleur sur le collier .....

                  • Esprit Critique 20 septembre 17:45

                    Les merdias, et non pas les médias comme vous le dites par erreur, ont pour vocation de remuer de la merde, en espérant que l’odeur attirera le client.

                    Il est donc normal qu’ils racontent des conneries sur le Glyphosate,

                    J’observais il y a peu un champ de panneaux solaires, l’herbe est déjà haute dessous, sans glyphosate ça va être drôle .


                    • CORH CORH 20 septembre 22:24

                      C’est tout bête les produits phyto sont fait pour tuer le vivant et ça marche, c’est pas plus compliqué que ça.

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Alexandre Cornu


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