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Accueil du site > Actualités > Environnement > La cabane au fond du jardin

La cabane au fond du jardin

Quand le bonimenteur se soulage ...

Pensées intestines

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Je me souviens de cette étrange cabane au fond du jardin. Elle m'effrayait, elle était si obscure. Elle était peuplée d'une nuée de mouches. L'enfant d'alors redoutait par dessus tout ce moment où il fallait prendre son courage à deux mains et quelques pages du journal local, pour aller vider ses entrailles.

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Pour mon malheur, les aléas de la vie et des problèmes médicaux firent que j'étais particulièrement assidu en ce lieu d'aisance, comme disent ceux qui n'en avaient pas aussi peur que moi. Je redoutais ce tête à tête avec ce trou béant quand je soulevais le couvercle qui l'obstruait. J'avais toujours la crainte d'y voir surgir un monstre …

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Ce n'est certes pas là que je pris ce que beaucoup prennent pour une détestable habitude de lire, sur le Saint-siège. Pourtant, c'est là que se fit l'essentiel de ma culture tant, je vous l'ai avoué, j'étais un adepte de la posture savante. Mais revenons à nos tinettes d'alors, celles qui peuplèrent mes vacances avunculaires.

Toilettes-au-fond-du-jardin.jpg

La petite cabane était toujours fort loin de la maison d'habitation. Il fallait grande nécessité pour faire tout ce chemin quand la météo n'était pas propice ou bien que la nuit enveloppait la cour de ferme de ces mystères et de ces nombreux bruits incertains. Il en fallait du courage pour affronter seul ce long chemin d'angoisse. Il n'était pourtant pas envisageable de se faire accompagner …

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Que j'eusse alors aimé souffrir d'une constipation chronique. Mais tel n'était pas mon cas et mes voyages incessants ne me permirent jamais de m'accoutumer à la sévérité des lieux. Je revois encore la porte que je n'ouvrais jamais sans un haut le cœur par anticipation. J'ai toujours en mémoire ce crochet ou s'empalaient des carrés de papier journal soigneusement découpés.

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C'était un temps où l'on ne gâchait pas, où rien ne devait se perdre. Le tas de fumier n'était pas loin, histoire sans doute de mêler hommes et bêtes dans la même impérieuse nécessité organique. C'était surtout là que finissait immanquablement le résultat de toutes nos visites intestines pour engraisser par la suite la terre nourricière ….

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Plus tard, bien plus tard, j'ai connu une joyeuse bande d'écologistes anarcho-utopistes. Ils avaient installé sur un monticule, bien en évidence devant la porte d'entrée de leur communauté, une tinette magnifique toute de bâches transparentes entourée. Il fallait ainsi démontrer son refus des normes bourgeoises et son désir de participer à la grande chaine naturelle …

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Chez mes oncles et tantes, la pudeur et la discrétion avaient leur place. La tinette était toujours à l'écart, bien opaque, bien close. Un crochet solide en barrait l'entrée quand un occupant y faisait son ouvrage. Nul ne se vantait de ce qu'il allait faire bien que chacun pût deviner ses intentions.

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Je me souviens encore d'une tinette plus pittoresque quoique sans doute moins soucieuse de la nature. Elle était, comme ses consœurs, tout au fond de la prairie. Il fallait même pour celle-ci parcourir plus de deux cents mètres qui, la nuit semblaient interminables. Elle était bien à l'abri d'un magnifique saule pleureur dont les branches allaient caresser les eaux du Loir.

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Si la configuration extérieure de ce local secret était analogue à ceux que je fréquentais par ailleurs, il y avait une différence de taille dans la destination du dépôt intime que nous y faisions. Le trou plus béant ici que chez mes autres oncles, allait directement dans les eaux de la rivière. Naturellement, le créateur de cette magnifique installation avec tout à l'égout sauvage avait pris la sage précaution de placer cet édicule en aval de sa propriété.

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J'avoue même, bien des années plus tard, un certain plaisir auditif au petit bruit étouffé qu'accompagnait à chaque fois la libération de mes entrailles. C'est peut-être là que j'ai établi cette relation si intime avec les rivières. Que l'on veuille bien me pardonner ce récit personnel, évocation d'un temps pas si lointain où personne ne pensait alors fréquenter un lieu, qui bien des années plus tard, serait du dernier chic sous le nom plus glorieux de toilettes sèches.

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C'est pourtant avec quelques larmes aux yeux que je repense à toutes ces tinettes glorieuses qui accompagnèrent mes vacances d'alors. Voilà sans doute un billet qui ne restera pas dans les annales et pourtant je suis certain que beaucoup encore ont ce doux souvenir en tête.

 

Nostalgiquement vôtre.

JPEG - 33.7 ko

Bonjour :

 

J'avais pensé un moment percer un cœur dans la porte de la cabane de jardin mais de vieux souvenirs sont remontés à la surface ....

 

Chez notre voisin, dont la maison servait jadis d'école, l'étage étant réservé à l'instituteur.

Un instituteur avait écrit au crayon de papier, sur le mur du "cabinet", d'une magnifique écriture :

"Celui qui, de ses mains bâtit ce lieu d'aisance

fit plus pour l'être humain que Doumergue pour la France"

 

Vidéo nécessaire :


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75 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 21 février 2013 10:11

    Nostalgie et poésie sur un sujet qui nous concerne tous.

    Très bel article 

    Philippe 

    • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 10:13

      devphil30


      Merci

      Je suis preneur de récits personnels sur ce sujet.

      • brieli67 21 février 2013 12:35

        IL EST L’ HEURE
        il est l’heure


      • Gabriel Gabriel 21 février 2013 10:17

        Vous qui venez ici dans une humble posture de vos flancs alourdis décharger le fardeau, veuillez quand vous aurez soulagé la nature et déposé dans l’urne un modeste cadeau, épancher dans l’amphore un courant d’onde pure et sur l’autel fumant placer pour chapiteau cet austère couvercle dont l’auguste jointure aux parfums indiscrets doit servir de tombeau 

        Musset. 


        • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 10:25

          Gabriel


          Je prends 

          Merci 

        • Kelimp 21 février 2013 12:21

          C’est quand même beaucoup plus poétique que : « Merci de laisser ce lieu propre » ou autre message désespérément impersonnel...


        • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 16:28

          Kelimp


          Musset en un lieu si austère quoi de plus naturel ?

        • ecolittoral ecolittoral 21 février 2013 10:37

          Nabum ! Vous avez oubliez    le pot de chambre !!!!

          Très utile à partir du crépuscule. 
          Plus besoin d’affronter ces bruits inquiétants de la nuit. 
          Ce message puissant de la chouette effraie qui glace le sang et bloque le rectum.
          Vous avez aussi oubliez la honte « d’y aller » en plein jour et au regard de tous et surtout des filles.

          Mais, je dois reconnaître que mon commentaire est un peu hors sujet !
          Votre article est très bien écrit et les petits coins, très instructifs, réveillent bien des souvenirs.


          • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 10:51

            ecolittoral


            Vous n’êtes nullement hors sujet et vous devenez même contributeur d’un prochain billet. Merci pour ce dépot intime.

          • brieli67 21 février 2013 12:58

            de la matière des matières

            lettre de « Madame, belle-soeur du roi » - Princesse Palatine / Elisabeth - Charlotte de Bavière

            "De Fontainebleau, le 9 d’octobre 1694,

            . Ah ! maudit chier !


          • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:23

            brieli67


            Je vais m’en inspirer !

            Merci 

          • LEELOO Shawford42 21 février 2013 10:47

            Un article aux vertus laxatives assurément.


            Ah, le fameux monstre des cabinets !

            Je suis de ceux dont la fratrie se délectait à désigner cette hantise programmée avant chacun de mes passages vers l’endroit fatidique (heureusement d’ailleurs que les lieux d’aisance dans mon cas n’étaient pas en plus à 200 m du domicile principal !) : une peur dont je ne fus donc pas seul à souffrir, cela me rend tout d’un coup fort aise, merci Nabum smiley

            • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 10:55

              Shawford42


              Vous aussi vous allez participer à ce sondage historique et anal. Merci pour le monstre ?

              • LEELOO Shawford42 21 février 2013 10:59

                Ça dépend, il vous reste encore pour cela à désigner le fondement du monstre smiley


              • LEELOO Shawford42 21 février 2013 11:58

                Nabum, vous êtes quel handicap au Golf Avox ? 


                Moi je suis -1, grâce à mon caddie attitré smiley

              • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:25

                Shawford42 


                Avec ce billet, il faudra d’abord définir le nombre de trous.

                je sais, c’est mesquin mais dans ceux-là, rarement on plante un drapeau !

              • LEELOO Shawford42 21 février 2013 23:06

                Vous savez Nabum, moi mon rayon c’est le porté d’étendart (de la révolte, de la bienséance non mièvre, du débat internétique éclairé) plus que le planté de drapeau.


                Vous devriez donc savoir qu’en toute circonstance je ne chasse jamais les intentions si tant est qu’elles soient bonnes et bienveillantes, même et surtout en cas de discours interlope.

              • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 07:58

                Shawford42


                Interlope, j’aime assez ce vocable mystérieux J’en fait mon étendard !

              • LEELOO Shawford42 22 février 2013 08:04

                A la bonne honneur cher C’est Nabum, et ma foi tant que vous souscrivez (tout au moins vis à vis de moi) à la proposition qui venait juste avant dans mon commentaire, je vous prête mon cheval blanc smiley smiley


              • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 08:16

                 Shawford42


                Perché sur votre cheval blanc je pourrai m’écrier :
                « Paris vaut bien une fesse !"

              • LEELOO Shawford42 22 février 2013 08:29

                Ainsi soit il, je laisserai en tout cas volontiers une prose aussi lumineuse pouvoir s’éventer aux quatre vents smiley


              • ZEN ZEN 21 février 2013 11:24

                Nabum

                Bien vu et bien dit
                Belles photos
                Je m’ souviens aussi, comme disait Pérec...
                Mais nul mystère, dans la cabane près de la ferme : un petit ruisseau coulait sous le siège, qui enchantait les oreilles du résident temporaire.
                Les canards, à la sortie, faisaient le ménage...Recyclage assuré !
                On prenait son temps et on s’instruisait : lecture du journal local, de Spirou..
                On échappait aussi pour un temps à la surveillance parentale.


                • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:28

                  ZEn


                  Je prends avec ou sans Péric mais avec Spirou et vos canards WC

                  Merci pour cette belle contribition.

                • ZEN ZEN 21 février 2013 11:31

                  Je vais inclure cet article dans mon essai anthropologique de traité de cacalogie historique
                  Un pièce de plus à un dossier qui n’est pas mineur dans l’économie humaine... smiley


                  • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:29

                    Zen


                    Rarement de dossier sur nos trous d’antan

                    Il fallait des abdominaux solides ce qui facilitait la tâche !

                    Rien ne se perd !

                  • brieli67 21 février 2013 11:57

                    E X C E P T I ON

                    Beaucoup de sourds français utilisent le signe « téléphoner »
                    pour dire qu’ils vont aux toilettes,....
                    ce qui évite l’utilisation de signes reliés à cette activité.


                    • LEELOO Shawford42 21 février 2013 12:01

                      Procto ? ... poussez plus fort j’entends pas smiley smiley


                    • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:31

                      brieli67


                      Belle évocation de la délicatesse de la langue des signes.

                    • brieli67 21 février 2013 12:03

                      CITATION

                      Victor Hugo, étant donné la possibilité du recyclage, considère avec regret la pratique de l’élimination, et consacre à ce point un assez long passage de son roman Les Misérables (cinquième partie, livre deuxième, chapitre I) :

                      « La science, après avoir longtemps tâtonné, sait aujourd’hui que le plus fécondant et le plus efficace des engrais, c’est l’engrais humain. Les Chinois, disons-le à notre honte, le savaient avant nous. Pas un paysan chinois, c’est Eckeberg qui le dit, ne va à la ville sans rapporter, aux deux extrémités de son bambou, deux seaux pleins de ce que nous nommons immondices. Grâce à l’engrais humain, la terre en Chine est encore aussi jeune qu’au temps d’Abraham. Le froment chinois rend jusqu’à cent vingt fois la semence. Il n’est aucun guano comparable en fertilité au détritus d’une capitale. Une grande ville est le plus puissant des stercoraires. Employer la ville à fumer la plaine, ce serait une réussite certaine. Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or.Que fait-on de cet or fumier ? On le balaye à l’abîme. »

                      • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:33

                        brieli67


                        Dire quand chez nous Fumier est une insulte !

                        Ce qui atteste combien nous nous sommes coupés de dame nature.

                        En Chine, ce lieux était sujet à bien des anecdotes. Lire Brothers !

                      • cevennevive cevennevive 21 février 2013 12:05

                        Bonjour,

                        C’est Nabum, il y a, parmi les édicules dont vous avez donné les photos, un petit cabanon délabré qui penche un peu. Je n’oserais peut-être pas y demeurer longtemps.

                        Dans mon enfance, nous avions aussi un petit coin au fond de la propriété, tout près du tas de fumier, dont mon père se servait pour le jardin. Des couches de papier de toutes sortes étaient accrochées à l’une des parois, et des toiles d’araignées tapissaient le plafond.

                        Mais ce petit coin servit aussi à autre chose.

                        Comme il y avait un vieil arbre couvert de lierre à proximité, mon père, les jours d’hiver, se mettait « à l’espère » dans le cabinet, son fusil à portée de la main. Il était ainsi protégé du froid, et pouvait surveiller merles et grives venant déguster les graines.

                        Enfant, j’arrivais en courant, comme tous les enfants. Voyant mon père installé avec son fusil, je disais « papa, ça presse, vite » et il sortait en rouspétant que j’avais fait fuir les oiseaux.

                        Belle nostalgie tout de même.

                        Nous n’avions pas, autrefois, des dégoûts aussi marqués...

                        Merci et bonne journée à tous.


                        • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:38

                          cevennevive


                          Que votre histoire est belle

                          Elle figurera dans mon anthologie du récit de latrine. Je vous en remercie chaleureusement.

                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 février 2013 12:11

                          Ca me rappelle la scene avec Galabru dans « le petit baigneur » ...


                          • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:39

                            Aita Pea Pea


                            Il me faut la trouver pour le prochain billet.

                          • Constant danslayreur 21 février 2013 17:50

                            C’est occupé ... à 1:43

                            http://www.youtube.com/watch?v=pS4lTnWtwzo

                            Il vous en prie


                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 février 2013 18:00

                            Garde à vous !......... smiley


                          • PhilVite PhilVite 21 février 2013 12:29

                            Et y’avait même pas besoin de mettre une pièce pour que la porte s’ouvre et se ferme ?
                            De quoi rendre JCDecaux malade !


                            • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:43

                               PhilVite


                              Je prends votre remarque pour clore mon dossier.

                            • ZEN ZEN 21 février 2013 12:43

                              Les sanisettes parisiennes m’ont toujours dissuadé
                              Trop clean !...
                              Il faut dire que je suis un peu claustrophobe...


                              • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:44

                                ZEN


                                Vous avez raison !

                              • Constant danslayreur 21 février 2013 17:44

                                Tintin, claustrophobie ou pas quand faut y aller, faut y aller
                                A l’époque j’étais bien content d’en trouver une ... il faut dire que le matin je prends beaucoup de café smiley


                              • sisyphe sisyphe 21 février 2013 13:44

                                Article amusant, belles photos.
                                Chez moi, à Nice, on appelle ça un « cagadou ».

                                Sinon, pour illustrer un peu poétiquement, ce poème de Verlaine ET Rimbaud (un des rares signé à deux) :

                                Sonnet du Trou du Cul

                                Obscur et froncé comme un œillet violet
                                Il respire, humblement tapi parmi la mousse
                                Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
                                Des Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.
                                 
                                Des filaments pareils à des larmes de lait
                                Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
                                À travers de petits caillots de marne rousse
                                Pour s’aller perdre où la pente les appelait.
                                 
                                Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
                                Mon âme, du coït matériel jalouse,
                                En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
                                 
                                C’est l’olive pâmée, et la flûte câline ;
                                C’est le tube où descend la céleste praline :
                                Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !


                                • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 13:48

                                   sisyphe


                                  Votre sonnet est un sommet des bas fonds

                                  Merci !

                                • Vipère Vipère 22 février 2013 13:33

                                  Nabum

                                  La poésie de Verlaine et Rimbaud réunis, poétisant au-dessus de leur fondement est perçue comme de la poésie mineure par l’auteur du cabanon ! smiley


                                • totor101 totor101 21 février 2013 14:38

                                  nostalgie quand tu nous tient !
                                  sur un angle de ma terrasse j’ai construit une cabane de 80 cm sur 80 et 2 m de haut ....
                                  j’y range mon barbecue, du matériel d’entretien et cela décore de façon originale ....


                                  • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 16:27

                                    totor101


                                    Pas de petite place pour l’essentiel ?
                                    Votre cabane aurait-elle un cœur à sa porte d’entrée ?

                                  • jef88 jef88 21 février 2013 17:35

                                    pas encore.... mais j’y pense !


                                  • jef88 jef88 21 février 2013 17:50

                                    chez mon grand-père c’était très étudié !
                                    en amont (la maison était sur une pente) le tas de fumier .
                                    les liquides (pluie polluée) partaient dans une canalisation à 1 m de la surface.
                                    cette canalisation traversait un petit batiment : dans l’ordre

                                    - poulailler : une petite pièce
                                    - cages à lapins : une petite pièce
                                    - coin wc avec siège percé en bois, journaux accrochés à la cloison. Cette troisième pièce outre la cabane wc contenait un ’bloc" pour casser le bois, un petit stock de bois cassé pour allumer le feu, le matériel pour tuer et dépouiller les lapins et plumer les poules.
                                    aprés avoir traversé la cour, la canalisation récupérait le purin de l’étable et de terminait par une fosse devant le logement du cochon !


                                  • TSS 21 février 2013 16:57

                                    J’ai connu ça dans ma jeunesse en Touraine ,les pages de journal coupées en 4 directement

                                    attachées avec une ficelle sur une paroi . la cabane etait directement au dessus du trou où

                                    l’on mettait le fumier des lapins, des poules et des oies, le broc d’eau servait à la maturation du tout !!

                                    la nuit nous allions nous coucher avec le seau hygiènique dans des lits sans draps de

                                    dessus,juste un edredon en plume d’oie fait par ma grand mère.

                                    Dans mon chalet ,j’ai des WC chimiques mais j’ai gardé la cabane originelle sur le terrain

                                    et chaque fois que je passe devant je me souviens comme ma jeunesse est loin

                                     désormais... !!


                                    • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 17:01

                                      TSS


                                      Merci pour ce témoignage

                                      C’est le but de ce billet, libérerz les vannes de la mémoire.

                                      Bonne soirée

                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 février 2013 17:32

                                      Chez nous on avait les WC dans la maison . 


                                      Invités chez un lointain oncle et tante  mon frère et moi dans un village 
                                       viticole alsacien dans les années 55 pris d’ une envie subite j’ ai dû me rendre 
                                      dans la cabane que tantine avait désigné comme l’ endroit .

                                      Pas de lumière ni lune ni pile Wonder je cherchais le fameux trou . 

                                      J ’ ai fini par pisser là je je pensais viser juste . 

                                      Bon ça éclaboussait un peu , tant pis . 

                                      Le lendemain jour revenu suis allé voir la configuration . 

                                      J’ avais pissé sur le couvercle ...


                                      • Constant danslayreur 21 février 2013 17:40

                                        sur le couvercle ...

                                        et ça éclaboussait un peu smiley Vous m’en direz tant


                                      • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 18:21

                                        Rocla


                                        Merci pour ce récit qui va directement dans la gibecière de ma mémoire et le billet qui sera issu de cette belle aventure.

                                        Merci l’ami pour votre participation urinaire.

                                      • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 18:22

                                        Constant danslayreur


                                        Fermons cette parenthèse amusante !

                                      • Brontau 21 février 2013 17:39

                                         Bonsoir Nabum, et toutes mes félicitations pour pour ce récit doublement imagé et pour l’instant totalement consensuel !

                                          Beaucoup d’intervenants ont évoqué leur enfance à ce sujet, avec une touchante nostalgie parfois, les enfants d’aujourd’hui seront privés de ces réminiscences où affleure un certain regret, mais ceux de demain ?

                                         Je vais conclure avec Baudelaire : j’ai pris ta boue et j’en ai fait de l’or. Comment mieux définir l’écriture ?


                                        • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 18:25

                                          Brontau


                                          Je fais non seulement mon miel de ces commentaires mais égalment un billet prochain qui sera une œuvre commune.
                                          Je vous assure qu’il y a matière à litterature.

                                        • Vipère Vipère 21 février 2013 20:00

                                          Bonsoir à tous

                                          De la cabane au vif du sujet , il n’y a que l’Epitre dédicatoire :

                                          AUX BONS CHIEURS DE TOUT RANG, DE TOUT AGE ET DE TOUT SEXE

                                          Vous qui chiez, et sans reprendre haleine
                                          Pondez toujours les étrons par douzaine
                                          Heureux mortels, ne soyez pas jaloux
                                          Si dans ses vers qu’avec fruit on va lire
                                          A bien des gens qui souffrent le martire
                                          Pardonnez donc à mon audace
                                          Et daignez recevoir, sans vous faire prier
                                          La courte et l’humble dédicace

                                          DE LA CHEZONOMIE OU DE L’ART DE CHIER

                                          www.textesrares.com/chezo01-14.htm


                                          • C'est Nabum C’est Nabum 21 février 2013 21:22

                                            Vipère


                                            L’épitaphe vous sied chère vipère Mais les vers ne sont rien par rapport à vous. 

                                            Ne prenez pas un ver pour une couleuvre et laissez votre venin à la porte de cette cabane

                                          • plexus plexus 22 février 2013 10:32

                                            Une quarantaine de commentaires, mazette, c’est sympa.
                                            Il n’y en a pas autant sur les raisonnements fumeux de PENSEURS aseptisés, réfléchissant sur des modèles technologiques avancés, avec jet rotatif de nettoyage et autres gadgets.
                                            Autrement pertinente est l’idée qui vient quand on a le derrière calé sur une planche de bois rugueux, avec les yeux à hauteur de carrés de journaux instructifs, et le vrombissement de mouches à reproduction rapide (et qui servent aux études scientifiques..si, si, on nous l’a appris). .
                                            Mais ça reste individualiste, ça pousse à l’égoïsme, certainement, et au repli sur soi à contempler son nombril. 
                                            Autrement solidaires étaient les « feuillées » militaires, encore plus rustiques, et qui, comme chacun savait, devaient être creusées dans....la première demi-heure qui suit l’arrivée au camp !!!.
                                            Souvenir de ce dessin de Kurt Halbritter : de belles paires de fesses posées sur une perche de bois au dessus du trou (réseau séparatif, la perche passant sous le périnée !!)
                                            Deux grandes flèches au dessus, fixées sur un poteau :
                                            -à gauche ’OFFICIERS« 
                                            à droite » TROUPE" !
                                            Scrongneugneu !


                                            • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:31

                                              plexus


                                              Le sujet touche au fond des choses intimes et il est normal qu’il provoque autant de réactions.

                                              Je ne sais rien du feuillet, j’attends que vous développiez le sujet.

                                            • easy easy 22 février 2013 11:38

                                              C’est d’intelligence naturelle que de parler de ça et d’aller ensuite sans complexe vers la recherche de solutions

                                              Nous avons développé une intelligence spéciale, celle que provoque la vie en milieu anonyme
                                              Le milieu anonyme surgissant de la cité

                                              L’anonymat vient du grouillement citadin 


                                              Cette intelligence s’est développée dans une seule direction : hommiste

                                              Mettons que Pierrafeu, toutes antennes tendues vers la nature, développait une intelligence tous azimuts donc sphérique

                                              Mais avec la cité et le fait de l’anonymat qui engendre inévitablement le mensonge, la dissimulation donc la déresponsabilisation de tas de choses qu’on peut cacher aux autres, notre intelligence d’est très fortement développée en anonymisme

                                              (D’où surgit le concept d’individu détaché de tout ou plus exactement raccordé à ce qu’il veut quand il veut, quand il en a besoin. D’où surgit l’argent. D’où surgit le prométhée. D’où surgit celui qui est plus génial que les autre. D’où surgit le paraclet. D’où surgit la religion anaturelle. D’où surgit la philosophie)

                                              Notre intelligence anonymiste est très grande. Mais elle a forme de protubérance, elle n’est pas tous azimuts, elle n’est plus sphérique.
                                              Nous, BHL et Pape compris, avons une intelligence de footballeur.
                                              Notre relation avec la nature est très médiate.
                                              Et encore avons-nous 15% de notre population qui vit en relation immédiate avec la nature ! Sans eux, de notre intelligence nationale immédiate naturelle, il ne resterait plus rien. Nous ne serions que protubérance citadiste autorisée par le rêve éveillé.




                                              Sont désormais rarissimes les pays où se tolèrent depuis toujours des ethnies, les unes sauvages, les autres citadistes. 
                                              Au Vietnam, coexistent l’énorme ethnie Viet des plaines où s’élèvent les cités et des dizaines d’ethnies montagnardes, parfois très sauvages. Cet ensemble de gens qui va des plus urbains et textiles aux plus villageois et nus, se supporte depuis toujours.
                                              Mais il y a un sujet qui les sépare profondément d’un point de vue éthique-moral-responsable : celui de la merde en son rapport à l’eau

                                              L’ethnie Viet se démerde comme les Français en particulier depuis l’hyper anonymisme colonial et ça désespère les sauvages. 
                                              Ce ne serait pas exagérer de considérer que ce dépit qu’éprouvent les villagistes devant la manière qu’ont les citadistes de traiter la question de la merde depuis 130 ans est la chose qui les fait fuir vers les sommets des montagnes (Ce sont de petites montagnes toujours arborées).
                                              Les sauvages ont besoin d’eau potable (L’ethnie Moï se promène toujours avec une gourde en courge séchée). Il ne leur est pas concevable de se déresponsabiliser des conséquences de leurs déjections. Ils leur est impossible de penser « Ah ban je vais me débarrasser de ça et après moi le déluge ». 

                                              Les ethnologues nous rapportent souvent le fait que des peuples se nomment « Nous les vrais hommes » 
                                              Mais au fond, les sauvages, quand ils découvrent le comportement des anonymistes, ils iraient plutôt à dire « Nous les vrais naturels » (Les autres leur semblant être des théâtralistes de la comédie homme-homme)


                                              Nabum nous propose une vidéo où l’on voit un homme qui explique les toilettes sèches
                                              Il dit sa jouissance de penser à son caca utile pour son jardin. Il est fier de son étron.
                                              Son esprit n’est alors plus du tout anonymiste. (Alors que la princesse palatine reste anonymiste)
                                              Il considère son caca comme relevant de sa seule responsabilité, de son hypostase très personnelle. Oh, il n’irait pas jusqu’à prétendre que son caca est de meilleure qualité que celui de son connard de voisin, mais pas loin : J’ai tellement soigné et aimé mon caca qu’il ne peut être que Mmmeilleur !

                                              L’anonymisme pousse à vite mélanger nos ordures au tas général pour ne plus avoir à en répondre : Quoi ? Cette merde ? A moi ? Prouve-le ! 
                                              L’anonymisme offre de faire des enfants dans le dos des autres. Ça ne peut que conduire à des conséquences globales désastreuses, certes écologiques, mais aussi sociales. Même du seul point de vue homme-homme, ça conduit à des comportements pervers.

                                              Parmi les perversions de l’intelligence citadiste, il y a la technicisation de notre corps et de notre métabolisme. Ce qui le touche, ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il sent, ce qu’il mange, de qu’il malade, ce qu’il sue, ce qu’il pisse, ce qu’il boîte, ce qu’il chie, ce qu’il pense, ce qu’il respire, ce qu’il cardiaque, ce qu’il bronze, ce qu’il poil, ce qu’il sexe, ce qu’il éjacule, ce qu’il enfante, ce qu’il dit, tout est technicisé 

                                              Une montagne de technique pour retirer un poil avec un laser

                                              Autrefois, on le regardait notre étron au sol ou au pot. On l’examinait avec nos sens (Cf. Le dernier empereur). Maintenant, il n’y a pas à le regarder ou à le sentir, il y a à plonger une languette plastique dedans, à la placer dans un pot plastique, à placer ça dans une enveloppe plastique et à l’expédier au labo qui nous dira ce qu’il en est de Moooooa. 
                                              Cette focalisation, cette névrose à nous techniciser, à nous médicaliser, à nous analyser à travers une intelligence citadiste nous coupe du naturel

                                              Même nos amours et nos larmes sont technicisées tant il y a d’acteurs qui les jouent sur commande

                                               

                                              A mon sens, quelles que soient les mesures prises par les administrateurs des cités, (pesage des ordures, pesage des cacas, caméras, censure Internet) l’anonymisme ne fera que croître
                                              Il n’y a pas de remède aux perversions que provoque l’anonymisme de la cité


                                              • Vipère Vipère 22 février 2013 12:26

                                                Cher Easy

                                                Votre longue contribution sur la cabane du jardin, souligne l’intérêt partagé que nous avons pour ces lieux que les méridionaux nomme « le cagadou » un endroit charmant et gai où les mouches bourdonnent et où les abeilles fredonnent, tant les activités naturelles qui s’y pratiquent fédèrent tous les vivants.

                                                Essayez d’entraver la nature, et vous verrez ce qu’il vous en coûte ! ceux qui ont essayé de désobéir ne sont prêts de recommencer !

                                                Le docteur les a prévenus, il n’y a pas de miracle. Pour parer au plus pressé, mieux vaut aller aux Saint siège tout de suite, que d’attendre d’aller à Lourdes, un jour !  smiley


                                              • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:32

                                                 easy


                                                Vous poussez un peu trop

                                                Soyez prudent !

                                              • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:34

                                                 easy


                                                Je ne suis pas très doué pour trouver des vidéos illustratives.

                                                Ne vous attardez pas sur mes choix qui se font par défaut le plus souvent

                                              • easy easy 22 février 2013 13:05

                                                Possible mais je trouve cette vidéo très saine et utile. Cet homme parle très bien à la fois du problème et des solutions

                                                Il reste que lorsqu’un administrateur de ville impose la récupération sèche des cacas, il résout certes le problème de manière globale mais il contribue encore et toujours à la déresponsabilisation personnelle vis-à-vis de la nature. Il contribue encore à l’anonymisme

                                                Je ne vois qu’une solution aux citadisme mais elle est paradoxale puisqu’elle conduirait à une très profonde définition de la cité. Elle consisterait à imposer aux citadins de cultiver un lopin et en sol. Mettons que conjointement on censurerait les livraisons de légumes à la cité depuis l’extérieur. Il faut que chacun soit immédiatement ou amédiatement donc très directement responsable de la Terre en sa nature.


                                                Curieusement, l’anonymisme et le train de perversions qu’il engendre ne se résout pas par plus de relation entre hommes mais par plus de relation immédiate de chacun avec la nature.
                                                Curieusement, l’anonymisme ne se résout pas par la vedettarisation de certains mais par l’égalité de tous devant la nature

                                                Le Pape, le roi, le philosophe, la star, le Nobel, sont les personnes les plus éloignées de la problématique de la carotte.

                                                Mais d’expérience, en aucun cas il ne faudrait procéder à un déménagement rapide de nos concepts. Il faut que la réorientation de notre esprit soit progressive pour que tous les paramètres aient le temps de s’ajuster les uns aux autres.
                                                Il faut du temps pour que notre intelligence redevienne sphérique
                                                Il faudrait mettre autant de temps à sortir de la cité qu’on en a mis pour y entrer. 

                                                 


                                              • easy easy 22 février 2013 13:08

                                                Correction
                                                ***puisqu’elle conduirait à une très profonde REdéfinition de la cité ***


                                              • Vipère Vipère 22 février 2013 13:24

                                                Nombreux sont les écologistes qui ont évacué - pour rester triviale- les tenants et les aboutissants de la problématique des déchets organiques et humains « humanure », néologisme qui provient de la fusion des mots anglais « human » et « manure » signifiant« fumier humain » !

                                                Pourtant, ces déchets humains sont une source importante de pollution environnementale et mériterait que l’on se penche sur des procédés techniques pour permettre leur recyclage.


                                              • Vipère Vipère 22 février 2013 14:11

                                                Easy

                                                Pour d’obscurs raisons, nos excréments sont tabous, ils « sont mauvais ». Ce dégoût impose un si grand mépris et, tout ce qui pourrait s’y rattacher est dévalorisé.

                                                La défécation est donc bel et bien, un acte honteux en ce qu’il nous ramène à notre réalité, à notre animalité que l’on cherche à reléguer le plus possible pour ne pas avoir a y penser, la cabane au fond du jardin en est l’illustration.

                                                Une chose est s^pur, c’est qu’il est essentiel de faire de ce déchet, une ressource, si l’on en accepte, un jour l’idée.


                                              • easy easy 22 février 2013 14:39

                                                **** Pour d’obscurs raisons, nos excréments sont tabous, ils « sont mauvais ». Ce dégoût impose un si grand mépris et, tout ce qui pourrait s’y rattacher est dévalorisé.****


                                                J’espère que ce n’est pas à cause du sexe que nous en sommes venus à tellement craindre nos crottes

                                                Toujours est-il qu’il me semble effectivement capital que nous réexaminions cette question de fond en comble.
                                                Retourner cette question, conduit à en retourner un train d’autres.
                                                Ça ne me dérangerait pas le moins du monde, pourvu qu’on découvre au passage que nous avons été trop hommistes (trop apolloninens, plus du tout dionysiaques)
                                                Si ce n’était nos haies de thuya, nos platanes, nos gazons, nos pigeons, nos grillons du métro et nos géraniums, nous, gens de la cité, nous n’aurions plus de relations directes avec la nature que venant du ciel
                                                Soleil, pluie, neige, étoiles nous intéressent mais ça ne fait pas le dyonisiaque, au contraire.


                                                Une cité qui drainerait très écologiquement les entrées de bouffe et les sorties de merde ne résoudra pas pour autant l’hommisme qu’elle engendre
                                                Elle médiatisera toujours la relation homme-nature et poussera encore l’homme à ne se féliciter que de l’homme.
                                                Un administrateur de cité ne voit que l’intérêt de la cité et la privilégiera toujours sur la nature
                                                La cité crée une déclaration de principe qui la rend prioritaire sur tout 
                                                Tous les discours étant ramenés à elle, elle s’augmente.

                                                Nous sommes de plus en plus citécentristes





                                              • Vipère Vipère 22 février 2013 11:43

                                                Cher Nabum

                                                L’épitaphe n’est pas de moi, mais d’un auteur inconnu !

                                                doit-on au prétexte que ces vers scatologiques sont d’un auteur non identifié, les mépriser injustement, sans qu’ils aient la moindre chance d’être un jour, lus et voir -sait-on jamais appréciés à leurs juste valeur -par des artistes méconnus qui auraient en ces lieux, coulé laborieusement, des chefs-d’oeuvre éphémères à leur corps défendant ? smiley

                                                Et si la cabane au fond jardin préfigurait, la première galerie artistique d’auteurs d’oeuvres à jamais disparues ? smiley


                                                • easy easy 22 février 2013 12:15

                                                  ****Et si la cabane au fond jardin préfigurait, la première galerie artistique d’auteurs d’oeuvres à jamais disparues ?****

                                                  En effet Vipère

                                                  Cette exposition compilerait le fait de la production scatologique inhumée et l’attitude de chacun pour traiter la honte de cette production.

                                                  Les uns allant à rendre l’opération oubliable par la fadeur des lieux, les autres allant à la rendre oubliable par la superposition de bouquets fleuris.


                                                  Déni par l’effacement ou la neutralité de l’endroit Vs déni par le détournement ou l’accroche (olfactive, visuelle, sonore, intellectuelle) à autre chose

                                                  (Lire en cet endroit est une procédure de détournement vers autre chose)


                                                • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 13:50

                                                  easy


                                                  La vidéo me convient car elle dit des choses qu’il faut absolument entendre.

                                                  Je ne suis pas certain que la manière de les dire soit le plus aboutie C’est ce que je voulais dire dans mes réserves ...

                                                  Qiuant à la lecture, je doix beaucoup à ce saint siège, des heures passées à lire dans le silence de cette cellule si tranquille !

                                                • LEELOO Shawford42 22 février 2013 15:33

                                                  Communiqué personnel pour la consti Pastèque :


                                                  hey, vieux grumeau, si t’avais deux sous de jugeotte et au vu de ta dernière bulle excommunicative de 12:04, tu aurais beau jour de t’intéresser à mon idée d’Agoranymous plutôt que de rester cloîtré dans ton blog en forme de tinette. smiley

                                                  Tu y serais par définition accueilli avec le plus grand respect, celui que tu te porterais à toi même.

                                                  Dans l’intervalle, force est de reconnaître que l’éthique personnelle, tu t’en tapes, ou alors tu préfères par trop ton ball trap égotique au fait de transcender forme (la méchante agora qu’elle apparient pas qu’à moi) et le fond (des enjeux qui dépassent tellement les arrières cuisines entre propriétaires et utilisateurs d’espaces de discussion localisés) pour oeuvrer au débat collectif.

                                                  C’est dit

                                                  PS : désolé Nabum pour l’utilisation intempestive de votre antenne à des fins détournées. J’ai à tout le moins essayé de soupoudrer mon communiqué de vocabulaire adapté au sujet ici traité smiley smiley


                                                  • ecolittoral ecolittoral 22 février 2013 17:08

                                                    Et bien ! 73 réactions pour cet article......

                                                    Ça se bouscule au portillon !

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