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Accueil du site > Actualités > Environnement > La « longue traîne » de l’énergie : l’espoir des petits (...)

La « longue traîne » de l’énergie : l’espoir des petits producteurs indépendants

A l’issue de cette semaine du développement durable, une expérience tentée par un petit pays émergent, l’île Maurice, pour assurer son autonomie énergétique, repose la question des petits producteurs d’énergie face aux grandes « centrales ». L’île de la Réunion, « L’île verte », construit déjà progressivement son indépendance énergétique : 80 000 chauffe-eaux solaires, 300 éoliennes, un leader dans le photovoltaïque, (la plus grande centrale photovoltaïque de France avec 10 000 m2) grâce au dynamisme de son président du Conseil régional, Paul Vergès. L’île Maurice qui accusait un certain retard a décidé d’aller de l’avant. Doté d’un exceptionnel « mix » énergétique, le pays prévoit dans vingt ans 65 % d’autonomie : 35 % de combustibles fossiles (charbon « propre » et fuel), 35 % de biomasse et biogaz, 15 % de solaire (thermique et photovoltaïque) ; 6 % d’éolien, 3 % d’hydroélectricité, 3 % de géothermie, 3 % divers (cogénération, vagues, etc.).

Ayant été chargé de contribuer à la mise en œuvre du projet Maurice, île durable (Mauritius, the sustainable island), j’ai eu l’occasion de comparer les productions de masse avec la capacité d’une production décentralisée en réseau (grille répartie alimentée par des producteurs indépendants). Certes, les énergies renouvelables sont « diluées ». Certes, elles sont « aléatoires ». Mais, combinées dans un système intégré, les aléas de l’une compensent les aléas de l’autre. Soleil et vent sont intermittents, mais le bois, la biomasse, le biogaz et l’eau sont stockables. Par ailleurs, mieux vaut utiliser l’énergie à l’endroit où elle est produite plutôt que de la transporter sur de longues distances avec les pertes que l’on sait. Ces différentes expériences me conduisent à proposer aujourd’hui d’adapter le modèle de la « longue traîne » à la production décentralisée d’énergie et le modèle du « pair à pair » (peer to peer ou P2P) à l’échange (ou à la revente) d’énergie entre particuliers. Cette approche nécessite de rappeler ce qu’est la longue traîne et de préciser comment « l’énergie en P2P » pourrait être réalisable.


La longue traîne et le numérique

Le concept de la « longue traîne » a été proposé par Chris Anderson dans son livre désormais célèbre The Long Tail. Le schéma 1 montre, grâce à une courbe très simple (loi de puissance ou « power law » en anglais), que les produits ou services proposés par des centaines de milliers de sites web, faisant l’objet d’une faible demande ou ayant un faible volume de ventes (la « longue traîne » en jaune sur le schéma) peuvent collectivement rivaliser ou même surpasser la part de marché des produits très populaires proposés par des sites à très grande fréquentation (la « tête » en brun). Par exemple, une ou deux chaînes de télévision ont une audience maximale de dizaines de millions de personnes au moment du JT de 20 heures (Prime Time), en revanche « l’agrégation » d’une dizaine de millions de sites web avec une fréquentation de quelques centaines de personnes peut conduire à des fréquentations totales de centaines de millions de personnes. La clé de ce renversement de situation, ce sont les « agrégateurs » de la longue traîne comme Google, E-Bay, Amazon, ITune... qui réalisent des chiffres d’affaires importants en jouant un rôle de « courtier », prélevant au passage, sur des flux importants de fréquentation, une petite rémunération, laquelle multipliée par des millions d’internautes constitue un chiffre d’affaires très significatif (16 milliards de $ de pub pour Google !). Les entreprises de la « tête » (grandes chaînes de TV, maisons d’édition, majors de la musique) se battent pour le temps et l’espace : Le « prime time » pour les uns, les « best-sellers » pour les autres ou le « hit-parade » pour la musique. Les étalages des grands magasins de livres ou de disques doivent regrouper, à l’endroit le plus fréquenté par les visiteurs, les livres ou disques supposés avoir le plus de succès. Dans la longue traîne, c’est tout le contraire. Le système fonction 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an. Des centaines de milliers de petits producteurs sont présents en continu, offrant une immense variété de produits et de services, à condition qu’ils soient valorisés par les agrégateurs, les moteurs de recherche, les recommandations, les tags et les filtres. La longue traîne, comme l’a brillamment démontré Chris Anderson, conduit à une nouvelle forme de marketing, d’image de marque, de promotion par le buzz. C’est la revanche des petits sur les gros.


La longue traîne et le tourisme

Le modèle de la longue traîne vient d’être adapté à l’industrie du tourisme. Comme le montre le schéma 2, la « tête » est constituée par les « trois grands » qui assurent fréquentation, popularité et chiffre d’affaires. Ce sont les transporteurs aériens, les chaînes d’hôtels et les loueurs de voitures. Mais des centaines de milliers de petits producteurs indépendants assurent, dans le monde entier, la fourniture de services touristiques spécifiques et personnalisés. Par exemple, des voitures 4x4 pour excursions, des catamarans pour des promenades en mer, des gîtes ruraux romantiques, des concerts, des dîners en ville, des services de téléconférence, d’expédition de produits, des sports extrêmes, etc. Dans ce cas, également, le succès vient des « agrégateurs ». Ce qui contribue à créer un business florissant. Déjà, des sociétés comme Rearden Commerce agrègent des dizaines de milliers de services très personnalisés. D’autres comme ISeatz, Viator (Australie), Gulliver Travel Associates (GTA) ou Unaira (Suisse), connaissent des taux de croissance spectaculaires, tels Google, ou E-bay pour le numérique. Des grands opérateurs (Air Lines, hôtels) s’adressent à eux pour offrir à leurs clients, demandant toujours plus de personnalisation, des services spécifiques et adaptés.

La longue traîne et l’énergie

La production centralisée et décentralisée d’énergie ne me paraît pas devoir se soustraire au modèle de la longue traîne. En France, par exemple, la « tête » est constituée par la production de base (nucléaire), semi-base (thermique) et « pointe » (hydroélectricité). L’objectif est d’arriver en 2020 à 20 % d’énergies renouvelables. Dans d’autres pays, comme par exemple l’île Maurice, la base est le charbon, la semi-base le fioul et la pointe l’hydroélectricité (voir schéma 3). Une dépendance de l’île à 80 % en énergies fossiles se traduit par un coût annuel de 2 milliards de $ pour l’achat de ces combustibles, et ceci pour un PNB de 7,7 milliards de $. On imagine l’économie réalisée si le pays parvient à 65 % d’autonomie énergétique dans une vingtaine d’année. Mais ceci ne sera réalisable, en France comme dans d’autres pays du monde et, bien entendu, à l’île Maurice, qu’avec l’apport des petits producteurs d’énergie indépendants : les PPEI (en anglais SIPP : Small Independant Power Produceurs). D’où l’importance, à nouveau, du modèle de la longue traîne que je propose dans le cadre de la production d’énergie par des sources très diversifiées (voir schéma 3). Encore une fois, l’utilité des petits producteurs ne pourra se manifester que par l’intermédiaire « d’agrégateurs » efficaces (comme Google pour le numérique ou Rearden Commerce pour le tourisme), jouant un rôle de « courtier » (broker), de « facilitateur », et chapeautés par un « régulateur », comme pour le télécoms. Il convient en effet d’assurer que la qualité de l’énergie fournie et la sécurité des sources de production (éoliennes, générateurs à biogaz, centrales au fil de l’eau, par exemple) soient assurées et contrôlées. Cet agrégateur devra racheter l’électricité produite, à un prix motivant pour les petits producteurs indépendants, prix susceptible de varier en fonction de la demande et de la rentabilité des diverses sources d’énergie.

Le modèle qui sera appliqué à l’île Maurice, sous l’impulsion du gouvernement, pourra s’étendre à d’autres petits Etats insulaires (PEI), voire à des villes, à des régions ou des pays tout entiers. La longue traîne énergétique favorise l’innovation, la création d’emplois, la formation, la responsabilisation des populations et la construction solidaire de l’avenir.

Quand ces modèles se seront établis plus largement, les particuliers pourront être incités à commercialiser de particulier à particulier, et sur une base locale, l’énergie produite en excès ou bien par des systèmes de production d’énergies renouvelables non utilisées en leur absence. Les investissements réalisés pouvant être valorisés par la revente d’énergie, non seulement au réseau national ou local, mais directement à des particuliers, « l’énergie en P2P » se sera plus une utopie ! Le P2P restera sans doute marginal. Il n’en est pas de même de la production décentralisée qui devrait prendre le dessus sur les centrales même si elles gardent une fonction irremplaçable dans la gestion de la continuité du réseau. Déjà, Jeremy Rifkin dans son livre L’Economie de l’hydrogène l’avait prévu, en lançant le concept d’ « Hydronet » qui est le parallèle, pour l’énergie, d’internet pour l’information. Mais cette production en réseau ne pourra se développer que si l’opérateur central la favorise, de même que l’énergie en P2P ne pourra se faire que s’il existe des courtiers mettant en relation les vendeurs et les acheteurs. Une sorte de « E-Bay de l’énergie ».

C’est sans doute à ce niveau déterminant qu’interviendra Google, courtier tout désigné, dans le prolongement de son modèle publicitaire, avec des prélèvements minimes dans des flux de transactions importants. C’est dans ce contexte que l’on peut se poser légitimement la question du rachat systématique par Google de compagnies impliquées dans la production d’énergies renouvelables. Serait-ce seulement pour améliorer son image de « pollueur en carbone » avec ses 450 000 serveurs et sa consommation de 25 mégawatts ? Ou plutôt pour se positionner dans l’immense marché à venir de l’énergie en P2P ? Il va être intéressant de suivre la stratégie de Google en ce domaine, suite à ses prises de position dans les télécoms et le Gphone. Décidément, la longue traîne est décidément une source d’inspiration et d’innovation.


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71 réactions à cet article    


  • alberto alberto 4 avril 2008 13:21

    Le concept est séduisant, la réalisation, sans doute un peu plus compliquée, mais, : quid du choix de la forme sous laquelle "l’énergie" s’échange entre producteurs : électricité stockée dans des batteries, transmise par réseau filaire, bouteilles d’hydrogène...

    Evidemment, le plus simple est sans doute le réseau filaire : alors attention au monopole de ce réseau, comme ici RTE par exemple qui sans concurrence peut bloquer le système !

    Bien interessant : bien à vous.


    • Algunet 5 avril 2008 17:35

      HIHIHIHIHIHI,

      Change de clavier et mets-en un « avé les accents »... T’es dur à lire, je crois entendre mon père : on préfère faire semblant de le comprendre, en fait on ne l’écoute plus....


    • alex75 4 avril 2008 14:59

       Article très intéressant sur le plan conceptuel. La décentralisation de la production d’énergie évite les coûts de transport et les pertes en lignes pour l’électricité. Elle crée de l’emploi sur place, dans le désert rural par exemple, et diminue la vulnérabilité des réseaux (tempête de 1999) et des approvisionnements en cas de crise géopolitique.

      Le concept de peer to peer appliqué à l’énergie est vraiment génial , probablement difficile à "gober" en France, pays qui est resté bonaparto-centralisateur. On pourrait imaginer une autorité de régulation et des sous-réseaux (municipaux par exemple),échangeants leurs soldes positifs ou négatifs avec le réseau national. 

      Cependant, le système ne peut pas vraiment fonctionner si les utilisateurs sont de gros consommateurs et le complément indispensable – et même préalable– me paraît être la sobriété énergétique : les maisons doivent être en quasi autonomie énergétique (haute isolation + chauffe-eau solaire + puits canadien + poêle de masse etc). L’énergie que j’achète et vends à mes "voisins" ne me sert que pour des usages de type cuisson, appareils électronique, petit électroménager, charge du véhicule électrique ou à air comprimé etc

      Dans ces conditions, on devient producteur de son énergie, en solidarité avec les membres du réseau et c’est tout à fait enthousiasmant.


      • Joël de Rosnay 5 avril 2008 13:46

        Bien sûr, je vais m’efforcer de répondre aux commentaires, fort intéressants, et dans la mesure du possible, d’ajouter des information et de liens.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 avril 2008 20:48

         Pour l’énergie, c’était prévisible. On ira nécessairement vers le vent et le soleil. Heureux que ce soit la Réunion qui trace la piste. Pour le long trail, c’est l’un des aspects du phénomène sociologique le plus prégnant de notre époque. La compléxité mène à la complémentarité, à l’interdépendance, à une diffusion du pouvoir, à la necessité du consensus et à des regroupement par affinités... J’en parle beaucoup sur ce site


      • manu13 4 avril 2008 15:30

        Intéressant. Je suis toutefois perplexe sur le parallèle entre un modèle purement marketing et un modèle d’utilisation énergétique. Tout peut-il être vraiment rapporté à une courbe mathématique ?

        Par ailleurs, sur l’exemple réunionnais, si l’on peut parler d’autonomie à terme, on reste assez loin du durable/écologique. J’aimerais d’ailleurs bien savoir ce que c’est que le "charbon propre" : du charbon dont le CO2 aura été piégé ?


        • geko 4 avril 2008 18:32

          Il ne faut pas y voir seulement un modéle marketing mais un modéle économique et technique. Le modèle d’architecture semble être repris, Les serveurs web deviennent des serveurs d’énergies. seule la nature du flux et ses spécifités (décrites dans l’article) changent, mais ça reste du flux, métier de base de google !

          On critique beaucoup Google pour le comportement peu écolo de leur fondateurs avec leur 2 jets et un 767 privé, mais l’entreprise à une politique d’environnement durable que beaucoup d’autres n’ont pas : "Fais ce que je dis pas ce que je fais".

          Ces 450 000 serveurs sont le coeur de l’entreprise, les renouveler ne se fait pas en 1 mois, ça passe par un plan d’investissement sur une dizaine d’années.

          Merci @l’auteur pour cet article très interessant. Finalement le web a du bon.


        • Joël de Rosnay 5 avril 2008 14:45

          Vous avez raison d’être perplexe. Le modèle de la "Longue traîne" est appliqué parfois trop systématiquement à des domaines très différents. Pour le numérique, ce modèle convient assez bien et a fait l’objet de nombreuses publications. Pour l’énergie, j’intègre la demande et l’offre énergétique. Ce qui peut être effectivement critiqué. Mon’objectif est surtout de montrer le rôle des "agrégateurs" de la longue traîne ayant une fonction de "facilitateurs" (informer par exemple les petits producteurs des écotechnologies les mieux adaptées à leur situation) et de "courtiers" pour assurer la revente de l’énergie produite de manière décentralisée..

          Le charbon "propre" est un terme "impropre" (!) souvent employé pour exprimer le fait que le CO2 produit par la combustion du charbon est séquestré sous terre, par exemple sous forme de carbonates, et ne contribue pas (en principe) à l’accroissement du CO2 de l’atmosphère.


        • jamesdu75 jamesdu75 4 avril 2008 20:43

          Article complet et complexe. J’avoue n’avoir pas tout sais en fait. bref ca a l’air interressant. Mais pour la France, le seul fait d’utiliser cette techique va a l’encontre de la pensée des dirigenats francais. Par exemple de se frottrer a Framatome ou EDF suez ect..... Bref, ca apparaitra le jour ou il y aura un effondrement. C’est la techique du chaos qui permet de renverser un systeme.

          Sinon il ne faut pas attendre du grand public ce genre d’initiative. Votre article est complet mais trop pointu pour toucher les gens. La preuve même en etant premier peu de personnes deposent un commentaire. il y en aura plus si Sarko avait dit qu’il aime les hamburgers.


          • E-fred E-fred 4 avril 2008 21:25

            Bonjour Mr de Rosnay.

            Une bonne initiative politique que celle de Mr Paul Vergès, mais encore une fois, celà ne donne pas l’autonomie énergétique aux habitants : " L’installation est raccordée au réseau EDF dans le cadre de l’obligation d’achat de l’électricité d’origine renouvelable, selon l’ADEME (Agence de développement pour la maîtrise de l’énergie). Elle permettra d’économiser une production de CO2 équivalente à 5 millions de kilomètres en voiture. "Pour les 35% tiré de la biomasse et biogaze sont possible via ce type d’installation en Autriche.Le solaire ne produit pas de CO2, alors que la biomasse tire son énergie de la décomposition. Vers une énergie "stock free farming" ? Les solutions sont nombreuses ! Les volontées politiques trop "dépendantes" de leur sources de revenus des énergie fossiles... Nous laisserons-t-ils devenir des petits-producteurs indépendants ?


            • tvargentine.com lerma 4 avril 2008 22:25

              La force d’un Etat moderne qui dispose d’un outil fantastique de production d’éléctricité ,n’a pas à démanteler son outil pour faire plaisir au libéralisme de l’europe dans le cadre de l’ouverture du marché de la production de l’électricité

              Ensuite,la France pour son grand malheur,est engagée dans une fuite en avant de la décentralisation qui lui permet de réduire,voir de supprimer des aides aux développements économiques régionales

              Et c’est pour cela que des communes en sont à installer des éoliennes afin de trouver des recettes et comme EDF a l’obligation de racheter l’électricité,nous nous retrouverons avec une inflation d’éoliennes et une inflation du prix de l’électricité,car en final,le contribuable paiera pour cette nouvelles folies spéculatives qui effectivement fait le jeu des intermédiaires comme les sociétés de courtiers

              Rappelons nous bien le rôle des courtiers en éléctricité en Californie !

              http://www.rte-france.com/htm/fr/accueil/telecharge/crise_californie.pdf

              En ce qui concerne "l’agrégation »",cela me rappelle le mode de référencement des sous-traitants chez les grands comptes !

              Il faut presque payer pour etre inscrit ! et il faut voir les conditions de référecement ,qui exclus les petits (sans parler des TPI) !

              C’est une grave atteinte à la liberté de la libre concurrence des biens et des services car cela permet plus à la concurrence d’exister dans une société d’économie de marché,car la concurrence est faussée sur des critères qui ne correspondent en rien au besoin réélle

              Voila pour quoi il convient d’éviter de permettre la création d’agrégateurs mais plutot garantir une juste concurrence qui permet aux plus grands nombres d’avoir les mêmes chances.

              Vous écrivez

              "Mais cette production en réseau ne pourra se développer que si l’opérateur central la favorise, de même que l’énergie en P2P ne pourra se faire que s’il existe des courtiers mettant en relation les vendeurs et les acheteurs. Une sorte de « E-Bay de l’énergie  ».

              Pourquoi créér encore des intermédiaires quand on voit (excellent reportage sur France 2,"envoyé spécial") que les prix explosent pour permettre aux intermédiaires de se remplir les poches sur le dos des consommateurs

              Méfions nous des produits de marketing vendus sous le terme "économie et environnement durable" et qui ne reste QUE du bizness,mais la manière de le vendre est différent.

              En ce qui concerne GOOGLE,leur développement économique tient compte des énormes bénéfices qu’ils font et comme la demande est croissante,dans les secteurs des télécoms,de l’internet et des outils offices pour les entreprises.....

              Voila mon décryptage du "développement durable" mais cela ne veut pas dire que je reconnais pas l’utilité d’utiliser des méthodes d’économies dans la gestion d’immeubles et de batiments avec de nouveaux composants ou de matières organiques non exploités dans la chaine industrielle

              D’ailleurs,dans ce domaine,les constructeurs automobiles ont d’énormes économies à faire et il serait plus logique pour eux d’investir ici,en France) plutot que de délocaliser dans un pays en voie de développement pour reproduire un shéma de réduction de coût basé uniquement sur le coût homme

               

               

               


              • Joël de Rosnay 5 avril 2008 15:10

                Merci Lerma pour ce commentaire très pertinent.

                Je partage en grande partie ce que vous dites sur "l’inflation" des éoliennes (subventionnées et defiscalisées dans la majorité des cas, par exemple à La Réunion) et sur la nécessité d’une "juste concurrence", plutôt que des "agrégateurs" (lesquels peuvent être d’ailleurs en concurrence entre eux)

                Mais ce raisonnement me semble surtout valable à "l’instant T", c’est à dire dans la situation actuelle. Par exemple celle de la France avec sa production constante d’une énergie de base (le nucléaire) permettant un prix peu élevé de l’électricité. Et donc un prix de rachat avantageux.

                Mais les situations évoluent très vite. Regardez le schéma des agrégateurs de l’industrie du tourisme (schéma 2). Ils n’existaient pas il y a 2 ou 3 ans. Seuls régnaient les grands transporteurs aériens, les chaînes d’hôtels et les loueurs de voitures (situés sur le schéma dans la "tête" de la longue traîne). Il me semble qu’une situation analogue est en train de se produire avec les agrégateurs de la longue traîne des énergies renouvelables, "diluées" et décentralisées.

                Pour revenir au cas de l’île Maurice, les petits planteurs de canne à sucre contribuent (parfois pour près de 50%), au tonnage total des cannes traitées dans les grandes sucreries centralisées. Ce modèle démocratique est bien accepté. On peut raisonnablement penser que le Gouvernement mauricien aura la volonté et les moyens de l’étendre à la production décentralisée d’énergie. Ce qui serait créateur d’emplois et responsabilisant pour la population.


              • herve33 4 avril 2008 23:00

                Qu’est -ce qu’il sorte comme bétise ce lerma ,

                La force d’un Etat moderne qui dispose d’un outil fantastique de production d’éléctricité ,n’a pas à démanteler son outil pour faire plaisir au libéralisme de l’europe dans le cadre de l’ouverture du marché de la production de l’électricité "

                 

                EDF rachète de l’énergie pour favoriser le développement des énergies renouvelables , et pas pour démanteler son parc nucléaire .

                Cet article est excellent , il est soyons en certain , la décentralisation des sources d’énergie c’est l’avenir à l’échelle de la Planète , n’en déplaise à Lerma . Le nucléaire Français n’est pas exportable dans les pays en voie de développement , et pour bon nombre de pays .


                • vieuxcon vieuxcon 4 avril 2008 23:08

                  Bonjour M De Rosnay

                  Article très intéressant ou je retrouve une autre de vos passions, la théorie des réseaux.
                  À lire les réactions, je dirais que l’inertie principale, semble surtout venir des individus eux-mêmes. Avant de devenir producteur d’énergie, ou d’information, l’individu semble s’autocensurer, prétextant la toute puissance des agrégateurs.

                  Combien même, cette puissance existerait, la multiplication des producteurs, amènerait de nouveaux agrégateurs qui concurrenceraient ceux déjà installer.

                  Pourquoi pas ? Il y a peut-être des opportunités à saisir, du fait du manque de repère face au devenir du rôle de la monnaie. Va-t-elle rester une valeur autoproductrice de richesse, ou ce modèle est-il mort ?
                  La masse des indépendants pourra elle représenter une alternative aux oligopoles actuels ?

                  Je pense qu’il faudrait d’abord que la société française retrouve de vraies valeurs de solidarité et de respect. Après sans doute, le modèle de l’île Maurice pourrait-il devenir applicable chez nous.

                  Malheureusement, et vous le savez bien, on a toujours tort d’avoir raison trop tôt. Quoique... le surf en est bien l’antithèse.

                  J’en profite pour vous faire part de mon profond respect.


                  • Joël de Rosnay 5 avril 2008 15:36

                    Voilà bien une phrase fondamentale :

                    "La masse des indépendants pourra elle représenter une alternative aux oligopoles actuels ?"

                    C’est toute la question de la "démocratisation" de l’énergie. Beaucoup ne la veulent pas ! Pourtant, nous sommes actuellement témoins d’une telle démocratisation dans le cas de la société du numérique, Internet est en train de briser les monopoles de l’information "descendante" et "pyramidale". Les producteurs d’information sont aussi les consommateurs. Les mass medias sont aujourd’hui en rapport de force, voire en conflit, avec les "media des masses". La montée du pouvoir des "pronétaires" est un signe marquant de notre temps.

                    Nous vivons la fin des grands monopoles de l’énergie sous leur forme actuelle. La crise pétrolière fait prendre conscience de l’importance des économies d’énergie (une source d’énergie "en creux" !) et de la production décentralisée d’énergies renouvelables, intégrées à une "grille multimodale" capable de réguler l’offre et la demande. De consommateurs passifs, "au bout d’une prise de courant", nous pouvons devenir des "consom-acteurs" actifs, produisant notre propre énergie, dans les quartiers de nos villes, nos villages, nos régions, nos habitats répartis, nos PME ou nos écoles. Cette démarche démocratique est à la fois responsabilisante et créatrice d’emplois. En plus, elle donne du sens à la vie de chacun en mettant en valeur son rôle dans la construction d’un avenir durable.

                    La grande question démocratique reste celle du respect et de l’intérêt (pas seulement financier) qui sera accordé par l’Etat et les pouvoirs publics à ces multiples petits producteurs. Et ceci dans un pays encore très centralisé et peuplé de plus"d’égocitoyens" (égoïstes, pratiquant le "chacun pour soi"), que "d’écocitoyens" solidaires - comme vous le dites très justement, - pratiquant le "chacun pour tous".

                    Merci d’avoir mentionné le surf ! Symbole de la souplesse dans des interactions parfois conflictuelles avec les éléments et de l’utilisation optimale des forces de la nature !

                     


                  • brieli67 5 avril 2008 01:18

                    personne ne répondra.... 


                    • martoni 5 avril 2008 10:56

                      Je suis particulièrement choqué de vous voir parler de charbon "propre". Cette notion de propreté est véhiculé par le lobby du charbon pour vendre des centrales ne laissant échapper "que" du CO2 . Certe, localement le CO2 est inofensif et n’induit pas de pollution LOCALE.

                       

                      Mais le charbon la source primaire d’électricité la plus émetrice de CO2. Pour chaque kWh électrique produit environ 1kilo de gaz équivalent CO2 est émit (contre 800g pour le fuel, 500g pour le gaz, 20g pour l’éolien et le nucléaire).

                      La seule manière de rendre le charbon "relativement" propre serait la capture du CO2, mais là on entre dans le débat du stockage géologique des déchets.

                       


                      • Joël de Rosnay 5 avril 2008 16:06

                        Vous avez parfaitement raison d’être "choqué" !

                        Le terme de "charbon propre", comme je l’ai écrit en réponse à un commentaire précédent, est trop souvent employé sans définition.

                        Le terme de "charbon propre" se rapporte indirectement au processus de séquestration du CO2 émis lors de la combustion du charbon, soit de manière perenne, soit temporaire, sous forme gazeuse, liquide ou solide. Lisez à cet effet l’article ci-dessous qui définit les différentes formes de séquestration :

                        http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/chercheur/les-enjeux-de-la-capture-et-la-sequestration-du-co2/?thread_id=4910

                        Vous pouvez également lire une interview qui souligne les enjeux économiques de la séquestration du carbone et l’état des réalisations industrielles dans le monde. Il s’agit de l’interview de Antoine-Tristan Mocilnikar, Ingénieur en chef des Mines, conseiller énergie du délégué interministériel au développement durable (remplacé aujourd’hui par Le Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables). Il a coordonné la rédaction, début 2006, du rapport « Charbon propre, mythe ou réalité ? »

                        http://www.humanite.fr/2006-10-26_Societe_-Le-charbon-propre-peut-devenir-une-realite

                         


                      • Joël de Rosnay 5 avril 2008 16:38

                         

                        Oui, il pourrait s’adapter à la Corse.
                        Mais la Corse et déjà en pointe, par certains aspects, sur les énergies renouvelables.
                         
                         
                        La Corse à la pointe des énergies renouvelables
                         
                        Le pôle de compétitivité PACA-Corse, dédié aux énergies non génératrices de gaz à effet de serre, a lancé à Ajaccio un projet de plate-forme technologique destinée à devenir une "première mondiale" combinant énergie solaire et pile à hydrogène pour fabriquer de l’électricité à grande échelle.

                        La plate-forme technologique solaire de Vignola (Corse-du-Sud) doit voir le jour par étapes entre 2007 et 2013, en bordure de mer sur le site magnifique des Sanguinaires, à Ajaccio. L’investissement total devrait dépasser 32 millions d’euros répartis entre partenaires publics et privés, ont annoncé devant la presse le président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC) Ange Santini, le préfet de Corse Michel Delpuech et le directeur du pôle Capenergies, Jean-Christophe Delvallet.

                        A terme, la plate-forme de Vignola prévoit de produire 3,5 MW, selon le groupe corse Raffalli, principal partenaire du projet.

                        Rappelons que l’île tire près de 25% de sa consommation énergétique des énergies renouvelables (essentiellement l’hydraulique et l’éolien), contre une moyenne nationale de 11%, et la CTC a fixé pour objectif de dépasser les 30% à l’horizon 2013-2015.

                         
                         
                        Le Gouvernement souhaite développer les énergies renouvelables en Corse
                        Brève publiée le : 05/11/2007 
                         
                        Dans un communiqué, le Premier Ministre François Fillon a fixé comme objectif que les énergies nouvelles et renouvelables (éolien, photovoltaïque) représentent 34% des approvisionnements en Corse, lors du conseil des ministres décentralisé qui s’est tenu le 31 octobre sur l’île. L’Etat accompagnera cette programmation, a déclaré François Fillon.
                        Selon le communiqué, le Gouvernement souhaite relever ’’le défi énergétique’’ de la Corse avec la construction du barrage du Rizzanese qui permettrait d’augmenter l’énergie hydraulique de la Corse de 30 % mais aussi l’installation de nouvelles centrales électriques à Bastia et à Ajaccio. Le Premier ministre a également mis en avant la préparation du raccordement au gazoduc Algérie-Sardaigne-France pour lequel un chargé de mission sera nommé auprès du ministre d’Etat et ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo. Le Conseil des ministres se veut le symbole de cette volonté de l’État de faire de la Corse un exemple d’un développement durable en Méditerranée, a ajouté M. Fillon.
                         
                        Permettez moi de suggérer, en réponse à votre question, un autre et très intéressant modèle insulaire, celui de La Réunion. Sous l’impulsion de son Président du Conseil Régional, Paul Vergès, La Réunion est très avancée, à l’échelle internationale, dans la mise en œuvre du « mix » énergétique » que j’ai décrit pour l’île Maurice (Projet MID, « Maurice, île durable »), dans mon article
                         
                        Lisez ces informations sur le site du Conseil Régional de la Réunion. Ce qui est écrit, réalisé ou en projet, est applicable en grande partie à la Corse (Soleil, vent, biomasse, notamment)
                         
                         
                         
                         


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 15:10

                        - Pour continuer dans la connerie, la TF1 girls nous a ensuite dit que pour

                        - les 50% restant, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui
                        > produisent de l’électricité "verte", en nous montrant une photo d’une
                        > belle maison avec un petit panneau solaire derrière. La, j’ai failli
                        > tomber de ma chaise, car on n’avait encore jamais vu un niveau de
                        > désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale, car pour produire
                        > ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un
                        > abonnement sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison
                        > possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 € (c’est
                        > bon pour le porte-monnaie de celui qui les vend). Dans le chapitre "c’est
                        > bon pour la planète, il convient d’ajouter que les panneaux solaires, on
                        > sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils
                        > contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants.
                        > Heureusement pour notre planète, ces machins là !
                         
                        - C’est une des raisons de mon hilarité !
                        - hihanhihanhihan

                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 15:20

                        - C’est un petit village du littoral près de Dieppe, ou 6 éoliennes sont > récemment sorties de terre.

                         

                        6 machines dernière génération qui occupent 4 km de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de

                        > hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatt... quand le

                        > vent souffle bien. Ca n’est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui
                        > sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c’est
                        > toujours ça, surtout quand il fait très froid comme en ce moment, d’autant
                        > plus que cette année les barrages sont vides suite à la sécheresse de cet
                        > été. Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et
                        > non maîtrisable (4 fois plus que celle de l’atome), mais c’est pas grave,
                        > EDF à obligation de le racheter(et cher). Ca reste marginal, ça ne ce voit
                        > pas trop sur la facture des clients.
                        >

                         

                        - Revenons à nos 6 éoliennes, depuis quelques jours il n’y a qu’une seule
                        > qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?
                        > Que nenni, du vent il n’y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est
                        > généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C’est la
                        > nature, l’homme ne lui dicte pas encore sa loi.
                        - Mais alors, s’il n’y a pas de vent comment expliquer qu’une des éoliennes
                        > tourne ?
                        - La réponse est très simple.
                        > On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on
                        > n’hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait
                        > pas bien pour les habitants de la région qui n’ont pas encore accepté ça
                        > dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l’arrêt alors qu’ il
                        > fait - 4 degrés dehors. Alors, tout simplement, on en fait tourner une en
                        > moteur (oui c’est possible, en lui donnant du courant). Ca consomme un peu
                        > d’électricité, mais ça fait croire que ça produit de l’énergie. Il est
                        > temps d’arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo "c’est bon pour
                        > la planète",
                         
                        - C’est la seconde raison de mon hilarité  !
                        - hihanhihanhihan

                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 15:22

                        La troisième, c’est le post de de Rosnay sur la Corse !

                        - Mais là, je préfère m’abstenir !

                        - hihanhihanhihan

                         

                         


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 15:30

                        J’ai oublié de vous dire :

                        - Les réflexions sur l’énergie photovoltaïque et les éoliennes ne viennent pas de moi, bien sûr !

                        - Mais d’un Monsieur qui par ses diplômes, occupe un rang non négligeable à EdF !

                        - hihanhihanhihan


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 17:52

                        Tu es trop con pour que je poursuive Blondinette !

                        - Ton post se veut plein d’esprit.

                        - Tu ne fais qu’enfoncer un peu plus les blondes !

                        - hihanhihanhihan


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 6 avril 2008 18:38

                        Dis moi Blondasse, la parité c’est aussi valable pour la connerie, d’accord ? Rien à voir avec la misogynie.

                        - Je transmets l’avis de gens compétents sur certaines énergies dites propres, je n’ai pas la prétention d’y porter remède.

                        - Maintenant tu me lâches, c’est l’heure pour toi d’aller préparer la bouffe à ceux qui ont le mérite de te supporter.

                        - hihanhihanhihan


                      • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 avril 2008 00:51

                        Salut Alfred !

                        - hihanhihanhihan


                      • carlos2b 5 avril 2008 11:35

                        Ce modéle peut-il etre appliqué a la Corse et comment ? Merci


                        • fkl... 5 avril 2008 16:35

                           

                          Bonjour Mr de RONAY
                           
                          Mon sentiment est que ce modèle a déjà commencé en France. EDF en fait la pub quotidiennement « Devenez producteur d’énergie ». De plus c’est en installant des panneaux photovoltaïques et donc propre en dégagement de CO2.
                          Il y a beaucoup à dire sur le modèle économique de cette production d’énergie mais ma première remarque va au faite que ce modèle produit de l’énergie propre.
                           
                          Dès 2009, une nouvelle génération de chaudière (intégrant un moteur sterling) sera en commercialisation. La chaudière à hydrogène n’est pas encore prête (dans 10 ans).
                           
                          Ces nouvelles chaudières, micro-cogénération, bien que fonctionnant au gaz naturel et ou bois sont elles aussi plus propre en CO2 qu’un chauffage électrique, puisque lorsqu’on allume un convecteur électrique, on allume en réalité une centrale charbon, fioul, ou gaz nat avec des pertes en ligne qui conduisent à produire 610 gr de CO2/ kw consommés contre 235gr pour un chauffage gaz naturel.
                           
                          La demande énergétique ne cesse de croître et le réseau d’EDF sature. 
                          De nouveaux produits arrivent
                          Le pétrole est à 110$
                          La rupture connue avec Internet a commencée dans l’énergie.
                           
                          L’éco-citoyen est-il écologique ou économique ?
                          En tout cas l’addition est écologique.
                           
                          Bien cordialement

                          • simpleclic 5 avril 2008 17:50

                            Mr Joël de Rosnay

                            Bonjour,

                            Merci pour votre article très intéressant. Le photovoltaïque est sûrement une partie de la solution mais à condition de savoir le produire en masse à partir de technologies pas chères et peu polluantes. Pour l’instant, les panneaux constitués de silicium monocristallin (issu des résidus de l’industrie électronique) et polycristallin sont difficiles à produire pour atteindre le niveau de pureté requis directement lié au rendement électrique (10 à 15% environ actuellement). Nul doute que quand on aura trouvé les bonnes méthodes et les nouveaux process aux meilleurs coûts, les prix vont chuter et permettront à la population de s’équiper.

                            Je rebondis aussi sur un sujet connexe et lié : la voiture électrique. Depuis le temps qu’on nous l’annonce, je suis comme Soeur Anne, je ne vois toujours rien venir ! ...

                            Il faut savoir qu’on peut disposer actuellement une autonomie de 200 kms environ avec des piles Lithium-ion sur les derniers prototypes. Qui fait plus de 200 kms par jour ? J’aimerais savoir la proportion de la population concernée.

                            Il faut savoir aussi qu’une voiture électrique est quasiment sans entretien (hormis les pneus et les plaquettes de frein) que la batterie se change environ après 1000 décharges/recharges, soit 200.000 kms (la vie actuelle d’une voiture), et qu’elle revient en gros à 1 euro les 100 kms soit 10 fois moins cher que la même à essence ou gazoil. Voilà de quoi ne pas faire plaisir aux garagistes d’une part et à Total and Co d’autre part, sans oublier l’état qui, sans sa TIPP, se retrouverait quasiment à sec, dejà que ses caisses sont vides ... [ smiley

                            En tous les cas, moi, je serai le premier intéressé par une voiture électrique si toutefois je pouvais en acheter une, ce qui ne sera demain la veille malheureusement !

                            Au plaisir de votre réaction

                            FT


                            • Joël de Rosnay 5 avril 2008 19:39

                              La voiture tout électrique progresse doucement. Il y a deux exemples intéressants.

                              La "Blue Car" de Bolloré

                              (http://www.moteurnature.com/actu/2005/bollore_bluecar_electrique_batscap.ph p)

                              et celle que Renault développe avec Israël :

                              http://www.autonews.fr/fr/cmc/economie/20084/voiture-electrique—renault-choisit-israel-_17535.html

                              Les deux réprésentent des avancées spectaculaires, notamment sur le plan des batteries.

                              Je pense que la transition entre les voitures actuelles et les voitures à pile à combustible (prévues par les grands constructeurs pour 2012-2014) reposera en partie sur les voitures hybrides (A essence et électriques). Et surtout sur les FFHPI (Flex Fuel Hybrid Plug-in), c’est à dire des hybrides polyvalentes en carburants (bioéthanol, biodiesel, GPL) et rechargeables sur une prise électrique extérieure.

                               


                            • Rosemarie Fanfan1204 5 avril 2008 18:08

                              M. de Rosnay, j’ai lu avec attention votre billet et reste sur ma faim. Vous évoquez l’Ile Maurice, et même la Corse dans un post, mais vore schéma peut-il s’appliquer à la France métropolitaine ? A quelles conditions ? Quelles seraient, d’après vous les principales difficultés ?

                              La France a une indépendance en matière d’électricité, via le nucléaire, votre schéma peut-il être une réponse à une utlisation d’énergie sans nucléaire et dans l’objectif de de plus utliser les énergies fossiles ?


                              • Joël de Rosnay 5 avril 2008 20:03

                                La France est dans une situation très différente. Même si on prévoit à l’horizon 2020 une contribution de 20% des énergies renouvelables dans le "mix" énergétique global du pays, il sera pratiquement impossible, pendant encore des décennies, de se passer du nucléaire qui représente près de 80% de notre production d’électricité.

                                En revanche, si une politique draconienne d’économies d’énergie était mise en oeuvre, le niveau des besoins énergétiques se trouverait abaissé, ce qui favoriserait l’apport et l’interdépendances des énergies renouvelables, telles que décrites dans mon article.

                                On restera cependant dans le modèle de la "longue traîne" : une production massive de base (nucléaire), semi-base (thermique, cogénération), pointe (hydroélectrique), constituant la "tête", pour, disons, 50% (dont une partie de renouvelables) et une "traîne" constituée par l’apport intégré de moyennes et petites centrales, et de petites productions décentralisées (Biomasse - dont biogaz, bioéthanol, biodiesel), solaire thermique et photovoltaïque, éolien, géothermie, vagues et courants (hydroliennes). Le tout pour 50%. A quelle échéance ? Parions sur 2038. A cette période, la pénurie de pétrole se fera encore plus sentir !


                              • JL JL 5 avril 2008 19:12

                                Bonjour Mr De Rosnay. Le nucléaire c’est Tchernobyl (Si Tchernobyl n’a pas suffit, et Tchernobyl n’a pas suffit, rien n’y fera) ! Les éoliennes c’est la plaie (La Désirade est complètement défigurée, il faudrait la rebaptiser).

                                Une seule solution : les économies d’énergie. Haro sur les 4x4, les vacances aux Seychelles, les T-shirts made in Taiwan, les transports de tomates de haut en bas et de basen haut à travers l’UE ! Stop à la mondialisation libérale.

                                Mr De Rosnay : ne croyez-vous pas qu’il serait temps d’abandonner vos vieilles lunes ?


                                • JL JL 6 avril 2008 12:25

                                  Pardon pour ce coup de colère : mais c’est contre les partisans de la croissance infinie et du nucléaire qu’elle était dirigée. Et je pense que toutes les intelligences devraient être mises au service de la décroissance, je veux dire la décroissance du gaspillage et de la pollution. La mise en oeuvre de cet objectif promet de l’occupation pour tous les habitants de la planète.


                                • mariner valley mariner valley 6 avril 2008 19:35

                                  @JL

                                  Vos posts me font toujours bondir. Enfin c’est pas bien grave.....Bref j’ai l’impression que vous faites partie de ces ecologistes qui veulent bien developper les energies nouvelles mais de preference chez le voisins car ca gache un peu votre vue.......

                                  Les eoliennes c’est pas bien....

                                  Les eoliennes off-shores me semble avoir vue qqes part que les marins pecheurs commencaient a raler....

                                  Le solaire qui s’integre bien dans le paysage, ne sont pas encore assez rentable....ca viendra.

                                  Au fait la tour Eiffel a Delanoe elle consomme combien a l’heure de kilowatts ???? et cela tous les soirs. Lui qui s’affole, un peu comme vous, des qu’il voit un 4x4 dans Paris.....lui qui ce veut un apotre de l’ecologie je trouve que c’est surtout un rigolo.....

                                  Mais concernant l’energie vous proposez quoi concretement ?????

                                  Un retour a la bougie ????

                                  Etes vous pret a aller vous engueuler avec qques ecologistes a 2 balles qui sont d’accord pour faire de l’energie renouvelable mais de preference dans la commune voisine.....Hein on fait quoi avec ces gugus ????

                                  Sur le coup des fruits et legumes je suis d’accord avec vous c’est vrai que manger des fruits et legumes de saison limiterait les transports.....Mais ca commence a venir, les gens prennent conscience......

                                  Et oui l’auteur a raison pour le momment le nucleaire nous sauve de pas mal d’embetements et ce pour qques 10aines d’annees encore jusqu’a ce qu’on trouve un moyen plus efficace....

                                   


                                • JL JL 7 avril 2008 11:02

                                  Mariner Valley, je vous ai fait bondir, je me souviens bien.

                                  ""Un retour a la bougie  ? ? ? ?" Chiche. ! Rendez nous une nature vierge de pesticides, pour commencer !


                                • mariner valley mariner valley 7 avril 2008 12:52

                                  @JL,

                                  Une nature sans pesticide j’aimerais bien figurez-vous....Moi aussi ca me fais chier de voir les nappes phreatiques polluees par des angrais et autres......

                                  D’autant que l’eau douce consommable sera a mon avis une des sources des prochains conflits mondiaux....Ca j’en prends facilement le pari......

                                  C’est vrai mais alors qu’est ce qu’on fait de concret....

                                  -Les angrais naturels c’est pas mal mais eux aussi ne sont pas sans nitrates.......et polluent les sols.......

                                  -Alors les OGM personnes n’en veut..............

                                  -Les hybrides c’est pas mal mais ca prend des annees d’etudes et de recherches.......

                                  -Les biopesticides c’est pas mal non plus mais il n’en existe pas pour tous les insectes et ceux existant ne sont peut-etre pas non plus sans dangers pour la faune et la flore......a long terme on n’en sait trop rien non plus......

                                  Alors on fait quoi en attendant........rien........et on dit aux agriculteurs d’aller ce faire foutre et d’arreter les engrais.........

                                   


                                • mariner valley mariner valley 7 avril 2008 12:55

                                  quant aux eoliennes beaucoup de gens sont pour.........mais loin de sa maison et de preference chez le voisin.....

                                   

                                  et contre ca vous proposez quoi ??????


                                • henri_jac 5 avril 2008 20:28

                                  Article et commentaires intéressants !

                                   

                                  Un point reste pour moi obscur : le principe de traîne qui semble bien s’appliquer bien aux systèmes où production / consommation sont globalement équilibrés est-il réellement applicable à l’énergie qui exige que production et consommation soient strictement équilibrés ?

                                   - consommation synchrone, vers 19 heures me semble-t-il.

                                   - production synchrone, du moins pour l’éolien (à un moment aléatoire) et le solaire photo-voltaïque (vers le milieu de la journée).

                                   

                                  Dès lors, les échanges d’énergie au niveau local en Peer 2 Peer sont-ils viables ? La pénurie de soleil ou de vent s’applique à tous les acteurs ; la demande pour de l’énergie est au même moment pour tous.

                                  Ne faut-il pas compléter le modèle par deux infrastructures : transport et/ou stockage ? Mais les valeurs à attribuer aux différentes sources d’énergie sont-elles toujours valides ? L’effet de traîne est il toujours là ?

                                   

                                  Encore merci et revenez souvent nous apportez vos reflexions !


                                  • tvargentine.com lerma 6 avril 2008 01:59

                                    Bonjour Joël de Rosnay

                                    Merci pour votre article qui nous ouvre l’esprit sur des idées nouvelles

                                    Pourriez vous nous indiquez des sites en français qui pratiquent déjà "La longue traîne sur le tourisme" car vos liens concernent des sites anglo-saxons car cela m’interesse

                                    Merci encore de votre confiance

                                     


                                    • JL JL 6 avril 2008 12:30

                                      Ceci explique cela, désolé.


                                    • Joël de Rosnay 8 avril 2008 08:36

                                      Lerma, à ma connaissance, il n’y a pas encore de sites français qui mettent en avant, explicitement, le modèle de la longue traîne pour le tourisme. Certains l’utilisent sans doute, mais sans s’y référer. Ce qui explique que j’ai surtout trouvé des sites anglo-saxons, comme Rearden Commerce.


                                    • Pierre Pierre 6 avril 2008 04:06

                                       

                                      Monsieur, vous qui avez un style d’écriture très analytique, je voudrais souligner quelques omissions ou non dits de votre part. Votre réponse nous permettra d’entendre si elles sont volontaire ou pas. Aussi, pourriez-vous avoir la transparence de nous indiquez qui vous a chargé de contribuer à cette mise en œuvre ? « Ayant été chargé de contribuer à la mise en œuvre du projet Maurice, île durable (Mauritius, the sustainable island), ».
                                      Dans votre acte de communication, il faut toutefois définir au départ le rôle attribué à votre écrit : acte d’expression personnelle libre citoyen, ou acte de communication porteur d’un objectif social, politique, politiquement social, socialement politique ?
                                      « L’île Maurice qui accusait un certain retard a décidé d’aller de l’avant. Doté d’un exceptionnel « mix » énergétique, le pays prévoit dans vingt ans 65 % d’autonomie : 35 % de combustibles fossiles (charbon « propre » et fuel), 35 % de biomasse et biogaz, 15 % de solaire (thermique et photovoltaïque) ; 6 % d’éolien, 3 % d’hydroélectricité, 3 % de géothermie, 3 % divers (cogénération, vagues, etc.). » Des chiffres oui mais de quelle source ?
                                      Vous avez du faire un beau séjour à l’île Maurice et ceci pour proposer une théorie n’émanant pas de vous, dans quel état d’esprit étiez-vous lors de votre séjour ?
                                      Afin, de ne plus parler de vous, vous le faites très bien en vous citant vous-même, qu’en est-il de l’avenir d’Agoravox ? Et votre article aurait-il été publié s’il ne venait pas de vous ?
                                      Cordialement
                                      Pierre DASSIGNY
                                      Président de NALPA et de NALPA A l’Heure27

                                      • Joël de Rosnay 6 avril 2008 12:48

                                        Merci pour vos questions parfaitement légitimes. Je pense d’ailleurs que vous n’êtes sans doute pas le seul à vous les poser.

                                        Je vais y répondre avec plaisir et transparence, selon votre terme, en les reprenant dans l’ordre.

                                         

                                        1- « Qui vous a chargé de contribuer à la mise en œuvre du projet Maurice, île durable ? »

                                        C’est le Premier Ministre de la République de Maurice, Navin Ramgoolam, qui m’a chargé, en novembre 2007 de contribuer à la mise en oeuvre de ce projet. Il m’a nommé, à cette fin, « Conseiller Spécial ». Ce que j’indique dans une référence de mon article. Ma mission est accomplie a titre bénévole. Je suis né à l’Ile Maurice et j’ai souhaité consacrer du temps et de l’énergie au développement durable de mon petit pays.

                                         

                                        2- Quel est le rôle attribué à mon écrit ?

                                        Il s’agit surtout de la communication d’un scientifique qui a l’habitude, par formation, de chercher à publier des informations qu’il juge originales. En effet, même si le modèle de la longue traîne avait déjà été appliqué à de nombreux domaines (j’en donne des exemples dans le début de mon article), c’est la première fois, à ma connaissance, qu’il est appliqué à celui de l’énergie. Comme tout scientifique, j’ai souhaité prendre date sur un sujet que j’estime important. Pour être commenté, critiqué et aider d’autres à aller plus loin. C’est aussi une démarche « écocitoyenne » porteuse d’un message de responsabilisation, et de mobilisation, destiné à d’autres écocitoyens désireux de modifier leur dépendance énergétique.

                                         

                                        3- « Des chiffres, oui mais de quelle source ? »

                                        Les chiffres que je donne sur le « mix » énergétique mauricien à l’horizon 2028 ont été établis à la suite de travaux en commissions et de rapports d’experts mauriciens et internationaux. Je voudrais citer en premier les travaux du Professeur Khalil Elahee, PhD, de l’Université de Maurice, auteur de plusieurs rapports sur l’énergie à Maurice et co-signataire d’un « Manifeste des citoyens pour une Ile durable », publié dans la presse mauricienne au début de l’année. Le professeur Khalil Elahee m’a beaucoup aidé à établir et à vérifier les chiffres que je donne.

                                         

                                        J’ai également utilisé les données publiées dans les rapports suivants :

                                        “Development of a National Programme on Sustainable Consumption and Production (SCP) for Mauritius”, Ministry of Environment and NDU, Prof. Toolseeram Ramjeawon, University of Mauritius, November 2007

                                         

                                        “Energy Policy for the Republic of Mauritius”, Task H, Energy Policy and Action Plan, Kantor Management Consultants, January 2008, Financed by the European Commission and the United Nations Development Programme.

                                         

                                        “Strategic Measures and Recommendations for Policy Decisions for the Development of an Energy Cluster”, Enterprise Mauritius, March 2008

                                         

                                        Je tiens ces rapports à votre disposition. Si vous le souhaitez, je peux vous les envoyer. Il faudra dans ce cas me donner votre adresse ou votre email.

                                         

                                        4- « Vous avez fait un beau séjour à Maurice » …« …et ceci pour proposer une théorie n’émanant pas de vous »

                                        J’aurais bien aimé profiter de la beauté du pays et du soleil ! Malheureusement je n’ai pu le faire pour deux raisons principales. La première est que j’ai passé la majeure partie de mon « séjour » dans une voiture, allant de ville en ville, et dans des bureaux ou des studios pour rencontrer des représentants du Gouvernement, des industriels, des universitaires et les media. La seconde est qu’un drame s’est déroulé pendant ma visite à Maurice : Le cyclone tropical « Lola » a sévit pendant 5 jours sans discontinuer avec des pluies torrentielles, occasionnant la mort de 4 personnes, dont deux enfants. Cela a été un traumatisme terrible pour tous les mauriciens et, bien sûr, pour moi, originaire de ce petit pays. Vous imaginez donc mon « état d’esprit ». Pour ce qui concerne ma théorie du modèle de la longue traîne appliqué à l’énergie, je revendique son originalité. Elle émane donc bien de moi. Mais je suis bien entendu ouvert, comme tout scientifique, à la contradiction et au débat sur ce point. D’où cette publication.

                                         

                                        5- « Votre article aurait il été publié s’il ne venait pas de vous ».

                                        Mon article a été soumis, comme tous ceux qui sont envoyé à Agoravox, à la modération. S’il contenant des erreurs, ou s’il ne présentait pas d’intérêt, il aurait été renvoyé vers des correcteurs ou poliment refusé. Je n’ai publié que très peu d’articles sur Agoravos depuis sa création. Vous pouvez les rechercher dans la base de données. Chaque envoi d’article a été motivé par un souci d’originalité et d’innovation. J’espère que mes lecteurs considéreront que c’est le cas pour « La longue traîne de l’énergie ».

                                         

                                        Merci encore pour vos commentaires et l’attention portée, tant à mon article qu’à Agoravox en général.

                                         

                                         

                                         


                                      • Matozoid 7 avril 2009 06:42

                                        Bonjour,

                                        Je voudrais bien avoir acces aux rapports que vous citez.

                                        Merci.
                                        Kailash ( kailashbal@gmail.com )


                                      • François 6 avril 2008 19:43

                                        La conceptualisation qu’offre la longue traîne est séduisante, comme toute autre conceptualisation. Vous me direz si je me trompe, mais il me semble que l’idée qui se place derrière ces schémas est assez simple : elle tient en un mot, diversification.

                                        Il y a une dimension qui manque à votre propos me semble-t-il, une dimension que vous pourriez rajouter à vos schémas en 2D, c’est le risque. En effet, à l’instar de la finance, internet et les différents sites / moteurs de recherche gèrent et oriente des flux. La solidité du destinataire du flux, que cela soit une entreprise qui reçoit un investissement pour le cas de la finance ou un site internet qui reçoit des internautes pour le cas d’internet, est génératrice d’un flux. En effet, pour celui qui "oriente" ou "conseille" le flux (un conseil investisseur, google, yahoo) existe un risque de crédibilité qui peut tout simplement lui faire perdre un flux amont : un investisseur qui retire sa confiance, un annonceur qui se détourne de google... Si un site qui brasse de nombreuses visites s’effondre, quid de la redirection / perte des flux qui lui sont associés : il existe un risque. Imaginons que le journal Lemonde (qui supprime 130 emplois disparaisse), alors lemonde.fr disparait : que deviennent les flux de visiteurs du monde.fr.

                                        La stratégie de la longue traîne est une manière pour le "gérant" de flux de diminuer son risque. Je me permets sur les questions d’environnement de vous indiquer un excellent article et surtout ses commentaires d’un site étudiant de réflexion (respublicanova.fr) : "la neutralité en CO2" :

                                        http://www.respublicanova.fr/spip.php?article347


                                        • Joël de Rosnay 12 avril 2008 10:39

                                          François, vous avez raison. Il manque dans ma présentation la mise en valeur de la dimension "risque". Le modèle de la longue traîne appliqué à Internet ou à la production "diversifiée" d’énergie, a le mérite de réduire les risques en répartissant les flux.

                                          Pour l’énergie, cependant, une différence majeure avec Internet, est que l’électricité (ou la chaleur) ne peuvent être échangés par l’intermédiaire des réseaux numériques. Pour que des transactions puissent s’effectuer, il faut des "courtiers numériques" mettant en relation vendeurs et acheteurs d’énergie, et prenant leur "commision" au passage. Ils pourront ainsi répartir leurs risques grâce à la diversité des flux provenant de la longue traîne.

                                          C’est la raison pour laquelle j’ai mentionné, à la fin de mon article, le positionnement récent de Google dans le domaine des énergies renouvelables. Cette entreprise souhaite-elle prendre une place majeure, en tant que "courtier", dans le futur commerce de l’énergie en P2P ? L’avenir le dira !


                                        • c.isme c.isme 7 avril 2008 11:19

                                          la longue traine de l’ énergie !!! ou la on ose pas dire la longue arnarque des pouvoirs mit en place !!

                                          http://pagesperso-orange.fr/quanthommesuite/gifnetcreation.htm

                                          dire que des gars comme stanley meyer faisait puisqu’il est mort rouler ça voiture grace à de l’eau qu’ il fractionnait en hydrogène oxygène et que dire du système pantone ,,

                                          http://www.dailymotion.com/relevance/search/pantone%2Bjournal/video/x1zvs1_solution-davenir-tf1_news

                                          et encore il y a John C. BEDINI joseph newman parmit tant d’autre qui eux comble font de l ’energie avec juste de aimant permanent !!


                                          • Mijo Mijo 7 avril 2008 11:53

                                            Merci pour cet article passionnant.

                                            Votre vision de "longue traîne", corollaire de la fédération de producteurs d’énergies décentralisées est intéressante pour le développement des énergies renouvelables : On leur reproche leur intermittence, mais cette intermittence peut être compensée par le foisonnement, et la mutualisation des ressources permet de les rendre plus efficaces.

                                            Je crains hélas que cette vision ne soit pas forcément partagée par les décideurs en haut lieu qui préfèrent maintenir un modèle de production centralisée qui convient mieux aux gros lobbies de l’énergie. Mais peut-être que les choses changent... Pour prendre un exemple, une réglementation française de juillet 2007 avait presque condamné le développement du petit éolien : EDF n’était plus tenu de racheter l’électricité produite par les éoliennes des particuliers qui n’étaient pas en ZDE (Zone de Développement de l’Eolien). Les petites éoliennes étaient donc condamnées à un usage sur batteries, sans raccordement possible au réseau. Et bien, une jeune start-up française, France Eoliennes, est parvenue récemment à conclure un accord avec EDF pour racheter l’électricité produite par les petites éoliennes même hors ZDE, et à la réinjecter sur le réseau RTE. J’ai rédigé un billet sur mon blog à ce sujet :

                                            http://www.colorwatt.com/article-18182791.html

                                            Pour atteindre l’objectif de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale en 2020 (tel qu’il est fixé par la Commission Européenne), il faudra compter sur des initiatives innovantes de ce genre, n’en déplaise à certains.


                                            • fkl... 8 avril 2008 15:13

                                               

                                              Bonjour Mijo
                                              Je ne partage tout à fait votre idée sur les lobbies des entreprises de production « centralisée ». je pense même que c’est dans leurs intérêts de décentraliser une part de la prod.
                                               
                                              L’objectif de produire 20% d’électricité par le solaire nécessite des coûts d’investissements très lourds qui finalement vont être en partie supportés par les micros producteurs PV. Pour 23 000€ d’investissement EDF favorise l’installation de panneaux PV en proposant de racheter l’élec à 0.57cts. Un gain entre 1500€ et 2000€ par an selon la région d’installation
                                               
                                              Où je vous rejoins, c’est sur les conditions de mise en œuvre, les producteurs veulent maîtriser la chaîne de production et de transport (réseau haute tension). Quid de la distribution (réseau basse tension) qui représente plus un centre de coût qu’un centre de profit dans le modèle économique actuel.
                                               
                                              Le cœur de métier d’EDF, c’est la production de masse et donc de base. Principalement Nucléaire et extrêmes profitable (de la conception à la mise en œuvre des centrales).
                                              Guidé par les perspectives financières alléchantes, EDF via AREVA concentre ces profits sur la production de masse.
                                               
                                              La production décentralisée va elle probablement s’accroître avec de nouveaux acteurs en créant au passage une inflation sur le prix de vente final. Mais c’est le coût écologique que nous avons ignoré jusqu’à maintenant avec en plus les dividendes versés aux actionnaires.
                                               
                                              Alors, Ecocitoyen ? Ou €citoyen ?
                                               
                                              Les deux mon capitaine.
                                               

                                            • JL JL 11 avril 2008 08:36

                                              Monsieur De Rosnay, permettez moi de revenir sur ce fil pour faire un lien avec l’actualité. On est à la veille d’une grande crise alimentaire mondiale. La cause vous ne le nierez pas, c’est la disparition des agricultures vivrières, et la centralisation des production et la mainmise des spéculateurs sur les circuits de distribution.

                                              Ce que vous proposez là n’est-il pas à l’énergie ce que serait à la production agricole un retour aux agricultures vivrières ? Merci de me répondre.


                                              • edivincison 11 avril 2008 20:35

                                                Cher M. Rosnay

                                                 

                                                L’énergie, après tout, n’est qu’un moyen mis au service de la vie et par conséquent du libre mouvement qui en est la caractéristique la plus fondamentale (même l’arbre enraciné se "téléporte" par ses graines qui contiennent son code génétique et sont transportées par la voie des airs ou dans l’intestin d’êtres vivants libres).

                                                 

                                                Avant d’examiner le phénomène de la "longue traîne" par rapport à l’énergie, il conviendrait donc d’y regarder de plus près au niveau plus fondamental de la mobilité.

                                                 

                                                Vous mentionnez certes le tourisme, mais en mettant l’accent "longue traîne" sur les services annexes. Pourtant, en considérant la mobilité au sens strict, on constate que la "tête" en est actuellement constituée par les transports collectifs (train, avion, paquebot) et la "longue traîne" essentiellement par l’automobile. Or cette dernière n’est pas ce garant de libre mobilité individuelle que l’on est tenté de croire, car elle ne fonctionne que grâce à une infrastructure qui fait clairement partie de la "tête", à savoir le réseau routier qui appartient à l’Etat (lequel ne construit des routes que là où il souhaite ou tolère que les automobilistes puissent circuler).

                                                 

                                                Pour débarrasser la mobilité individuelle dans sa partie "longue traîne" de toute dépendance d’un élément de "tête", il faut bel et bien songer à un véhicule utilisant un support de trafic librement disponible pour tout un chacun.

                                                 

                                                Or ce support ne peut être autre que l’espace aérien, et le véhicule correspondant l’avion personnel à décollage et atterrissage vertical (pour le rendre indépendant de cet autre élément de "tête" qu’est l’aéroport) !

                                                 

                                                Cette réflexion sur la "longue traîne", appliquée à la caractéristique la plus fondamentale de toute vie qu’est la mobilité individuelle, nous fait entrevoir le statut vers lequel évoluera immanquablement l’énergie en tant que moyen pour permettre cette mobilité, à savoir vers l’autarcie énergétique individuelle.

                                                 

                                                Hélas, je crains que nous soyons très loin de voir les lobbies idoines (gouvernements complices compris) renoncer à leur pouvoir de nous tenir en otages au bout de leurs réseaux de distribution…

                                                 

                                                Quant à la mobilité individuelle, un fait d’actualité ouvre des perspectives passionnantes : la Commission des transports de l’Union européenne vient de qualifier l’aviation légère de "berceau de l’aviation" (l’aviation individuelle du futur, s’entend) et préconise un soutien déterminé à l’essor de cette branche (que j’appelle personnellement "le géant qui dort").

                                                 

                                                Il est un autre fait qui permet tous les espoirs : l’état de la technique en la matière est en effet tel qu’un projet d’aéromobilité individuelle massivement popularisée serait d’ores et déjà parfaitement réalisable.

                                                 

                                                A titre prophétique, j’aimerais annoncer en conclusion une tendance irréfutable amorcée par l’essor de l’informatique populaire ayant permis la libre circulation et l’accessibilité individuelle des informations à l’échelle planétaire via l’Internet et le PC (le Personal Computer, ou l’ordinateur personnel) : ce réseautage virtuel des individus dans ce qui est d’ores et déjà devenu un village global virtuel, va immanquablement être suivi d’un réseautage physique global grâce au PA (le Personal Aircraft, ou avion personnel).

                                                 

                                                Après le PC – qui engendre parmi les internautes un besoin irrépressibles de se rencontrer réellement – le PA rendra possible ces rencontres qui constituent le seul but véritablement humain du progrès technique !


                                                • Joël de Rosnay 12 avril 2008 11:00

                                                  Edivincison : Bravo ! Et merci pour ce très intéressant commentaire. J’aime beaucoup votre façon d’aborder la "longue traîne" de la mobilité en lui donnant la dimension de l’espace aérien.

                                                  Certes, il faudra convaincre les "lobbies" et surtout, pour que la "traîne" soit vraiment diversifiée, que les usagers puissent se payer des PA (Personal Aircrafts), comme aujourd’hui des PC. Il est vrai que les prix de ces derniers ont considérablement baissé au cours des 15 dernières années, mais qu’en sera-t-il des PA ?

                                                  Par ailleurs, ne faudrait-il pas ajouter à votre proposition de "longue traîne de la mobilité", en plus de l’automobile (et bientôt, en ville, des petites voitures électriques banalisées), le vélo et le scooter ou la moto (peut- être, dans un proche avenir, électriques à pile à combustible - PAC) ?

                                                  En tous cas, félicitations pour votre ouverture d’esprit et votre vision d’un "réseautage physique global" favorisant les rencontres "seul but véritablement humain du progrès technique".


                                                • JL JL 12 avril 2008 08:52

                                                  Mr De Rosnay, ma question n’était pas claire ? Je la reformule :

                                                  L’urgence planétaire ne serait-elle pas d’adapter le modèle de la « longue traîne » à la production agricole mondiale ?

                                                  Merci de me répondre.


                                                  • Joël de Rosnay 12 avril 2008 10:18

                                                    JL, je trouve que votre première question était parfaitement claire. Vous avez raison de la poser. Face aux "gros" producteurs agricoles il est indispensable de favoriser la "longue traîne" des petits producteurs et de l’adapter à la production agricole mondiale. Mais le problème est qu’il faut des "agrégateurs". Qui sont ils ? Déjà, un espoir existe dans le cadre du "commerce équitable" qui valorise la "traçabilité" des produits alimentaires grâce à des chaînes de petits producteurs et de distributeurs indépendants.

                                                    Mais il faudra être très attentif à un autre problème fondamental, celui de la compétition entre les surfaces agricoles réservées à la production d’énergie et celles qui devront être conservées pour la production d’aliments. C’est ce que les anglo-saxons appellent la compétition entre "food" et "fuel". Attention donc à ne pas déséquilibrer la production alimentaire dans un monde déjà touché par l’augmentation des prix des aliments essentiels, en raison, justement, de l’augmentation des prix des carburants !


                                                  • JL JL 13 avril 2008 08:45

                                                    Mr De Rosnay, merci pour votre réponse. Des agrégateurs dites-vous ? Pour ma part, je demande seulement que l’on réhabilite les agricultures vivrières et l’autonomie alimentaire des peuples.


                                                  • JL JL 13 avril 2008 09:08

                                                     

                                                    Mr De Rosnay, merci de votre réponse. DE agrégateurs dites-vous ? Je demande simplement que l’on réhabilite les agricultures vivrières et l’indépendance alimentaire des peuples.

                                                    La FAO ment quand son Directeur dit à la radio française que "le président haïtien a été élu par les pauvres", alors que tout récemment ce président nommé par les USA a fait réprimer cruellement des manifestants affamés.

                                                    La réalité c’est : "Le 4 avril, des milliers d’Haïtiens affamés ont manifesté dans la ville méridionale des Cayes, essayant de mettre le feu à la base de la police onusienne, tout en dérobant du riz dans les camions. L’émeute s’est vite répandue à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, où des milliers de personnes ont pris d’assaut le palais présidentiel, exigeant la démission du président désigné par les Etats-Unis, René Préval. Heureusement pour Préval, les forces onusiennes de "maintien de la paix" ont fini par réussir à disperser les masses affamées avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Leur répression brutale a peut-être évité à Préval de subir le même sort que Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier, le dictateur soutenu par les Etats-Unis et renversé par une rébellion populaire en 1986.

                                                    La FAO ment quand elle écrit : "L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. La FAO, qui est au service à la fois des pays développés et des pays en développement, est une tribune neutre au sein de laquelle tous les pays se réunissent sur un pied d’égalité pour négocier des accords et débattre de politiques. La FAO est également une source de savoir et d’informations. Elle aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition pour tous. Depuis sa création en 1945, elle a consacré une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 pour cent des populations pauvres et affamées de la planète".

                                                    La réalité c’est : Jacques Diouf est directeur général tout comme les vigiles des supermarchés de mon quartier sont d’origine africaine, et comme le Directeur du FMI est non américain.


                                                  • JL JL 13 avril 2008 17:21

                                                    Bonsoir Mr De Rosnay, merci de votre réponse. Des agrégateurs dites-vous ? Je demande simplement que l’on réhabilite les agricultures vivrières et l’indépendance alimentaire des peuples.

                                                     

                                                     

                                                    La FAO ment quand son Directeur dit à la radio française que le président haïtien a été élu par les pauvres, alors que tout récemment ce président a fait réprimer cruellement de pauvres manifestants affamés.

                                                    "Le 4 avril, des milliers d’Haïtiens affamés ont manifesté dans la ville méridionale des Cayes, essayant de mettre le feu à la base de la police onusienne, tout en dérobant du riz dans les camions. L’émeute s’est vite répandue à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, où des milliers de personnes ont pris d’assaut le palais présidentiel, exigeant la démission du président désigné par les Etats-Unis, René Préval. Heureusement pour Préval, les forces onusiennes de "maintien de la paix" ont fini par réussir à disperser les masses affamées avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Leur répression brutale a peut-être évité à Préval de subir le même sort que Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier, le dictateur soutenu par les Etats-Unis et renversé par une rébellion populaire en 1986."

                                                    La FAO ment quand elle écrit dans ses statuts : "L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. La FAO, qui est au service à la fois des pays développés et des pays en développement, est une tribune neutre au sein de laquelle tous les pays se réunissent sur un pied d’égalité pour négocier des accords et débattre de politiques. La FAO est également une source de savoir et d’informations. Elle aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition pour tous. Depuis sa création en 1945, elle a consacré une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 pour cent des populations pauvres et affamées de la planète".

                                                    Jacques Diouf est directeur général de la FAO, tout comme DSK, le Directeur du FMI est non américain : de bons "symboles".


                                                  • gdm gdm 14 avril 2008 04:52

                                                    @Joël de Rosnay

                                                    Votre article omet de signaler que la réalité du réchauffement climatique est contestée, et que la cause humaine de ce prétendu réchauffement est lui aussi contesté. De plus, pour ceux qui acceptent la these scientifique de l’existence d’un réchauffement du à l’homme, certains économistes estiment que le cout économique pour s’adapter à une augmentation de la témpérature serait probablement mois élevé que le cout pour tenter de réduire cette augmentation de température.

                                                    Proposer une these scientifique sans indiquer qu’il existe une these scientifique contraire n’est pas habituel sous la plume d’un scientifique. Ci-dessous une video qui montre que des débats scientifiques sérieux existent sur l’existence et les consequences d’un réchauffement climatique.

                                                    http://marchange.free.fr/fr/index.php/2008/03/26/rechauffement-climatique-et-verite-scientifique/


                                                    • JL JL 14 avril 2008 08:57

                                                      @gdm, vous devriez savoir qu’en Libéralie, toutes les thèses qui n’ont pas pour effet principal ou secondaire une augmentation de la sainte croissance n’ont pas pignon sur rue.


                                                    • Marc Viot idoine 20 avril 2008 21:33

                                                      Merci M. De Rosnay, de partager avec moi cette idée.

                                                      Extrait de mon post précédent :

                                                      "A l’avenir les prestations énergétiques seront aussi proposés par les excédents des maisons à bilan énergétique positif regroupées en réseau.
                                                      L’internet aussi commence à disposer de réseau wifi libres et communautaires.

                                                      Rien n’empêche que des associations se forment entre usagers pour échanger leurs prestations (edf, internet, alimentation, ludo-culturel, ...)."

                                                      source du "3 avril 2008" (on devait être en phase)

                                                      http://www.scoopeo.com/politique/la-droite-prepare-la-privatisation-dedf-la-poste-et-la-sncf-depuis-2002/


                                                      • Marc Viot idoine 20 avril 2008 21:36

                                                        Je fais suivre votre article à mon interlocuteur qui semblait intéresser

                                                        Extrait :

                                                        @ridoo
                                                        En fait, je t’ai livré ma propre vision de l’avenir : c’est de la pure extrapolation. De l’anticipation inventive si tu préfères - mon quotidien, quoi !

                                                        Mais si j’avais le temps, je pourrais te faire une petite projection plus fouillée.

                                                         smiley

                                                        PS : allez, je te file l’adresse de ma dernière "création"
                                                        http://www.oscaterra.info/
                                                        http://docs.google.com/TeamPresent?docid=dhfwdv84_7dkqzjq...


                                                      • Aerobar Films Aerobar Films 19 mai 2008 23:30

                                                        Le concept de longue traîne est à la mode, mais cette adaptation forcée à l’énergie est un pur exercice de style.

                                                        Le graphique est faux : la "base" n’est plus fournie par le fioul dans la plupart des pays depuis une bonne trentaine d’années, mais par le charbon, le gaz ou le nucléaire. Une erreur aussi flagrante a l’avantage d’alerter le lecteur averti de la faible culture énergétique de l’auteur, et donc de probables fadaises.

                                                        Avec un raisonnement pareil, on peut aussi montrer qu’on peut se passer de la voiture avec une longue traîne de vélos, pousse-pousse, trottinettes, rollers, barques, tricycles, grands bis, canoës, pogos, échasses, patinettes, kayaks et autres youyous.

                                                        Durable, dérisoirement durable...

                                                         


                                                        • yoh 11 août 2008 15:43

                                                          je ne vois pas pourquoi je prends le temps de te repondre, mais bon, peut-etre pour essayer de parler a ta bonne moitié, celle qui sait apprendre avec humilité.
                                                          tu sais de quoi tu parles au moins ? tu sais d’ou viens l’energie produite a l’ile Maurice, monsieur-je-m’emballe ?
                                                          apparament pas...
                                                          ben sache que la-bas, environ 48% de l’energie consommée est produite a partir du fiuol (petrole). le charbon arrive en 2eme avec 32%, puis la bagasse (dechets fibreux de la canne a sucre) avec 16% et l’hydroelectricité avec 4%. (source : CEB. c’est l’equivalent d’EDF a Maurice)
                                                          tout le monde n’a pas la chance d’allumer ses lumieres grace a l’energie nucleaire.. tu vis en France je presume... et ben c’est du propre...
                                                          cordialement
                                                          yoh


                                                        • jacques 21 mai 2008 12:37

                                                          Bonjour Monsieur de Rosnay,

                                                          Très bonne initiative que ce forum... !

                                                          Je suis sur le point de changer ma grosse voiture polluante contre une voiture électrique dont vous trouverez des modéles sur :

                                                          www.alibaba.com/countrysearch/CN-suppliers/electric_car.html

                                                          Il y a vraiment le choix... !

                                                          Il doit même être possible d’assurer les recharges nocturnes des batteries avec une petite éolienne.

                                                          Le problème... c’est que j’habite à l’île Maurice... et qu’il n’y a aucune autororistion gouvernementale pour rouler sur les routes à l’île Maurice... !!!

                                                          Si j’achète ce genre de voiture... elle restera au garage... !!!

                                                          Monsieur de Rosnay... vous êtes le conseiller du premier ministre...

                                                          Un petit coup de pouce... peut-être... ?

                                                          Jacques


                                                          • yoh 4 juin 2008 23:37

                                                            Bonjour Mr de Rosnay,
                                                             
                                                            j’ai lu avec plaisir et attention votre article, ainsi que les correspondances qui suivent.
                                                            c’est vrai que cette theorie de la longue traine appliquee au secteur energetique est fort interessant a tester, surtout dans ce contexte d’essor des energies renouvelables.
                                                            il faudra pour cela trouver des ’facilitateurs fiables’. mais cette notion me semble encore floue : sur quels bases juridico-administratives et criteres ’construire’ ces agregateurs, pour que ce systeme ne profite pas qu’a une minorite d’individus, qui deviendrait la ’tete’ d’une autre courbe d’Anderson (!) (dont la queue serait composee d’une multitude de mini-agregateurs ?).
                                                            En gros, qui va gerer la ’Centrale virtuelle’ ? je presume que ce sera le C.E.B (EDF mauricien pour les non-avertis) et le secteur prive..
                                                            Ne va t-on pas assister a un creusement d’inegalites de revenus entre petits producteurs, appelles a rester petits, et facilitateurs, appelles a grossir financierement (comme Google ou Rearden Commerce) ?
                                                            Je reviens du coup sur la notion de ’facilitateurs fiables’, c’est-a-dire ayant une demarche economique raisonnee. je pense que ce point est tres important pour que ce systeme de production energetique ne meurt pas sous les premieres balles des critiques sociales constructives.
                                                             
                                                            Un autre point me semble important aussi d’etre souligne : le reseau pour raccorder tous ces petits producteurs/consommateurs au reseau regional/national devra etre efficasse. ceci sera un grand defi infrastructurel a relever. Et ce sera celui du regulateur. Tache de grande ampleur quand on connait le contexte local.
                                                             
                                                            Et pour finir, j’aimerai aussi vous demander votre avis sur les futurs parcs eoliens terrestres qui devraient voir le jour vers 2010, notament un a Bigara. Sont-ils acceptables, quand on sait que Maurice beneficie d’un potentiel eolien offshore confortable et que cela pourrait permettre d’eloigner les eoliennes loin des yeux et des oreilles des Mauriciens ?
                                                            ceci en creant un parc eolien offshore.
                                                            cela resoudrait le probleme de NIMBY.
                                                            pour le mode de gestion, c’est une autre affaire mais je ne veux pas m’eloigner de la question posee plus haut.
                                                             
                                                            Cordialement.

                                                            Yohann.


                                                            • enzoM enzoM 30 juillet 2008 17:45

                                                              Non mais toi, mais et à par le net qui m’a fait tombé sur ton nom avec ton "petit" "de" par hasard, ...
                                                              Tu viens d’où, de quelle planète, de quelle science (infuse),  pour avoir une aura pareille,  pfff   oh là là ...
                                                              Il n’y aura donc pas de mal à répondre à ton article (que je n’ai même pas lu - et qui ne m’intéressera certainement pas vu ton "aura")
                                                              A moins,  à moins que tu subventionnes AV,  j’sais pas, ...  cela ne m’intéresserait d’ailleurs pas plus non plus, bonne chance et bonne vie à toi.


                                                              • Open Group 10 janvier 2012 20:13

                                                                La long tail appliqué à l’énergie ! Il fallait vraiment y penser. 

                                                                " L’énergie que j’achète et vends à mes « voisins » ne me sert que pour des usages de type cuisson, appareils électronique, petit électroménager, charge du véhicule électrique ou à air comprimé etc" => il faut que les fabricant d’électroménager et autres continuent leurs efforts pour créer des appareils économiques. 

                                                                Cordialement

                                                                Kiro webmaster de électroménager


                                                                • jonson0 29 août 2018 13:30

                                                                  Leamigo connects travelers with local tour guides across the globe. Find, Compare and book sightseeing tours, attractions, excursions, things to do and fun activities. Save money, book directly from local supplier






                                                                  • JonSnow01998 9 juillet 2019 09:22

                                                                    Golden Triangle Tour Itinerary | Delhi-Agra-Jaipur.

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