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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le vrai problème de la voiture électrique

Le vrai problème de la voiture électrique

Et si le problème de la voiture électrique, et de la technologie en général, n'était pas dans ses limites mais au contraire dans ses potentialités !

Sous la pression conjuguée du réchauffement climatique et de l’inéluctable déplétion pétrolière, la voiture à moteur thermique est aujourd’hui sur la sellette. Ici et là, on avance publiquement un terme à sa commercialisation et parfois même à son utilisation. De nombreux pays semblent désormais décidés à faciliter le basculement vers la propulsion électrique présentée comme une évidence. Taxation croissante des carburants, mise en place de réseaux de bornes de recharge, véhicules électriques en auto-partage, évocation de mesures coercitives… Tout va en ce sens, au moins pour les déplacements urbains et périurbains.

En conséquence, après avoir végété plusieurs décennies et plus d’un siècle après son invention la voiture électrique prend enfin son envol. Elle n’est plus désormais réservée aux seules flottes à usage restreint et déjà deux millions d’entre-elles circuleraient dans le monde.

Rien n’est simple. A peine le ciel se dégage-t-il au-dessus de ce que certains qualifient peut-être un peu vite « d’auto propre » que fusent les critiques et les interrogations.

Interrogations des utilisateurs potentiels d’abord, qui voient bien que la technologie n’offre pas aujourd’hui une totale substituabilité. L’autonomie réelle des voitures électriques reste largement inférieure à celles des véhicules thermiques et des rumeurs d’écarts très importants entre les annonces flatteuses et la réalité n’arrangent rien. Mais surtout, les temps de recharges restent absolument prohibitifs. Alors qu’un plein pour 7 ou 800 km demande trois minutes avec une voiture à essence il faut plusieurs heures pour atteindre de quoi faire 150 ou 200 km en électrique. Cela exclut une bonne partie des usages malgré quelques possibilités de recharges partielles plus rapides.

Beaucoup d’écologistes aussi sont très circonspects, accusant la voiture électrique de se contenter de ramener la pollution du pot d’échappement vers la centrale électrique. L’ensemble du cycle automobile pose également problème. La voiture électrique n’est guère plus propre à produire et à recycler et la fabrication des batteries est loin d’être irréprochable. Les coûts écologiques de l’extraction de certains éléments rares doivent être pris en compte et la raréfaction prévisible de ces matériaux constitue un handicap supplémentaire.

Pour faire bonne mesure, ajoutons qu’évidemment la hausse attendue de la demande en électricité liée la généralisation de ce mode de propulsion fait surgir chez les écologistes le spectre honni d’une relance du programme nucléaire, même si certains tablent sur des énergies renouvelables toutes puissantes pour demain.

Hélas, la vraie barrière est plus profonde et bien rarement mise en avant. Imaginons ainsi que par quelque miracle nous inventions une batterie capable de faire rouler une voiture un million de kilomètres, voler un avion ou chauffer une maison des années durant... Pour faire au mieux imaginons que cette batterie ait la taille d'un dé à coudre, que sa fabrication comme sa charge initiale ne coûtent ni ne polluent quasiment rien et même qu'elle soit 100 % recyclable. La science triomphante aurait-elle alors répondu à toutes les critiques et sauvé la planète ?

Bien au contraire ! Ce fabuleux pouvoir de l'énergie sans contrainte serait celui qui nous conduirait à détruire la Terre, car il n'y aurait plus alors de limite à notre emprise. Nous nous permettrions tout, fabriquerions tout, croulerions sous les objets. Nous nous installerions partout et artificialiserions l'ensemble des espaces, couvrant la moitié du monde de béton et l'autre moitié de macadam, ne laissant rien au monde animal ou végétal et offrant à une seule espèce la mainmise sur l'ensemble de la planète, en flagrante contradiction avec toute l'histoire de la vie.

Il s'agit là de l'un des arguments les plus importants en défaveur d'une fuite en avant technologique. Ce ne sont pas les imperfections et les insuffisances de la technologie qui la condamnent, ce sont au contraire ses potentialités.

Il va de soi que cette critique ne s'adresse pas à la seule voiture électrique, ni même à la seule question de la production d'énergie, elle pose en fait le problème du pouvoir excessif. Même masquée par toutes les bonnes intentions du monde, l'amélioration de notre efficacité se traduit par l'augmentation de notre pouvoir sur la biosphère et ce pouvoir est en lui-même source incontournable de déséquilibre. Ainsi, tous nos efforts d'optimisation sont peut-être vains par nature.

Curieusement, ce sont sans doute les défauts des énergies actuelles : coûts, difficultés d'accès, raréfaction et même pollution engendrée qui protègent la Terre en fixant une limite à nos capacités. L'autre limite pourrait être notre sagesse, c'est à dire l'engagement vers un partage du monde avec le reste du vivant.


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165 réactions à cet article    


  • Yvance77 Yvance77 30 octobre 14:26

    Bonjour

    L’avenir n’est certainement pas électrique, mais lié à l’hydrogène.

    En cela, nous perdons un temps précieux. Et n’oublions le pouvoir de nuisance des lobbies, qui ne voient pas d’un bon œil leurs mannes qui fondraient comme neige au soleil


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 octobre 15:52

      @Yvance77

      L’hydrogène ? Le gaz le plus léger et le plus inflammable qui existe lol.
      L’hydrogène est quasi assuré d’être une impasse. Le seul intérêt serait éventuellement du stockage mais sous forme solide dans des alliages mais faudrait voir le rendement de ce genre de méthode. De plus, il faut tout de même gérer les risques d’explosion au moment de la production et de sa combustion.

      Le transport sous forme gazeuse à grande échelle est quasi suicidaire compte tenu des risques.

      Pour rappel, on ne trouve pas le gaz hydrogène à l’état naturel, il faut le produire, avec de l’électricité.

      Aujourd’hui, les choses qui marchent c’est le solaire et l’éolien. Pour le stockages les barrages, STEP et éventuellement la méthanisation (mais le rendement est mauvais).


    • sarcastelle sarcastelle 30 octobre 17:26

      @_Ulysse_

      .
      La diabolisation de l’hydrogène ne tient pas la route en comparaison du transport courant des gaz combustibles liquéfiés, en voiture ou dans votre cuisine. Il y a de quoi rire de votre vision candide de l’industrie chimique. Des cons, bien sûr !...

    • _Ulysse_ _Ulysse_ 30 octobre 17:56

      @sarcastelle

      Le gaz naturel est bien moins dangereux, moins volatile moins inflammable et de plus il ne fuite pas. L’hydrogène est tellement petit qu’il fuite au travers des caissons. Également, pour le gaz naturel on dispose déjà de toute l’infrastructure nécessaire là où pour l’hydrogène il faudrait en construire une nouvelle.
      L’hydrogène, on l’utilise pour certaines applications mais je ne vois par l’intérêt par rapport au méthane qui est moins dangereux, a une densité plus élevée et avec une infrastructure déjà existante. Je ne vois pas ce qu’apporte l’hydrogène par rapport au méthane.


    • Alren Alren 30 octobre 18:47

      @_Ulysse_

      « Je ne vois pas ce qu’apporte l’hydrogène par rapport au méthane. »

      La combustion du méthane, CH4 produit de l’eau H2O et du gaz carbonique CO2 qui est un gaz à effet de serre, tout comme le méthane fuitant dans l’atmosphère.

      Mais ce que vous écrivez sur la dangerosité de l’hydrogène, par ailleurs gaz d’énergie secondaire comme la vapeur ou l’électricité, est tout à fait vrai.


    • sarcastelle sarcastelle 30 octobre 18:48

      @_Ulysse_

      .
      Vous me paraissez parler de l’hydrogène comme les écologistes parlent du moindre becquerel qui fuit (notons que c’est mieux de fuir que de fuiter)
      .
      Le méthane produit en brûlant 2,75 kg de CO² par kilo de méthane. C’est un peu moins que le pétrole mais ce n’est manifestement pas la solution au CO².

    • Croa Croa 30 octobre 18:49

      À_Ulysse_
      L’intérêt de l’hydrogène c’est l’absence totale de nuisances quand on le brûle : Pas de pollution, pas de production d’effet de serre. (L’eau est un gaz à effet de serre mais en tant que vecteur, en produire ne déséquilibre pas la physique de l’atmosphère.)
      Ceci dit il faut le produire, le transporter, etc... Donc même l’hydrogène n’est pas neutre hélas. C’est un peu comme l’électricité utilisée directement mais en pire.


    • Alren Alren 30 octobre 19:07

      @Yvance77

      Cela fait des années que l’on prédit l’avènement de l’hydrogène comme combustible mais il est trop dangereux pour un usage de masse.

      Les voitures électriques concurrenceraient les moteurs thermiques si leurs « réservoirs d’électricité » étaient standards et amovibles comme les bouteilles de butane ou propane qui servent de carburant à des chariots élévateurs.

      D’autre part, comme je le dis depuis longtemps, (mais n’ai pas les moyens financiers pour mettre en œuvre) il faudrait remplacer les batteries au lithium par des milliers de condensateurs ultra-minces, de grande surface et à haute tension (800v) dont les électrodes pourraient être dopés comme les transistors au silicium afin de tripler leur capacité.

      Les batteries au lithium pesant dans les 400-500 kg, on pourrait facilement faire mieux comme capacité électrique avec ces condensateurs indéfiniment et presque instantanément rechargeables si l’on dispose du courant de haut voltage dans la « station-service » sans compter une alimentation par le sol comme pour le tram de Bordeaux. Dans ce cas, on pourrait effectuer un long trajet avec une faible autonomie uniquement pour les routes secondaires non équipées.

      En attendant, selon un article de la revue « La Recherche » de ce mois, on prépare des super-condensateurs malheureusement à basse tension, pour prendre la relève d’ici quelques années des batteries au lithium.


    • Didier Barthès 30 octobre 19:19

      @Alren
      La difficulté de toutes ces hypothèses technologiques, c’est qu’elles retombent sur l’écueil évoqué dans l’article. Si jamais par miracle nous trouvions une solution technique parfaite ou quasi parfaite, est ce que finalement les choses, au contraire, n’iraient pas de mal en pis pour la nature ? A briser les barrières nous dominerons tout et là se trouve le problème.


    • Onecinikiou 30 octobre 22:30

      @Didier Barthès


      On peut déjà vous rassurer alors, et répondre à votre légitime interrogation : la solution miracle n’existe pas et n’est pas prêt d’exister !

      La seule qui concourt dans votre classement serait le fusion nucléaire, or en l’état actuel de la science il va falloir attendre longtemps avant que l’on puisse envisager s’en servir comme production d’énergie de masse.

      Nous sommes contraints par des ressources énergétiques limitées, et par conséquent sommes condamnés à la décroissance à court ou moyen terme. 

    • Onecinikiou 30 octobre 23:28

      @_Ulysse_


      « Aujourd’hui, les choses qui marchent c’est le solaire et l’éolien. »

      Affirmation péremptoire : le solaire et l’éolien ne produisent toujours pas plus de 4,5% de l’électricité dans le monde en 2016, et moins de 1% de l’énergie finale.

      SI vous croyez que c’est avec cela, malgré la masse des capitaux investis ces dernières années dans ces énergies, que vous allez compenser la baisse envisagée de la part des énergies fossiles (dans une optique d’une hausse globale de la consommation...), bon courage !

    • baldis30 31 octobre 00:01

      @_Ulysse_
      bonsoir,

      je partage totalement l’avis technique d’Ulysse ... ceux qui parlent de l’hydrogène oublient complètement les propriétés de ce gaz à commencer par ses propriétés réductrices ... d’où sa réactivité ....

      Ensuite comme explosif c’est pas mal ... j’imagine fort bien des bus fonctionnant à l’hydrogène circulant en pleine ville ... faut-il que j’aille plus loin dans la description de ce qui peut arriver ?

      Enfin c’est un vecteur pas une source .... On peut se demander quel est le lobby, quel est l’esprit dérangé qui a proposé une telle solution industrielle lorsqu’on voit les difficultés de la maîtrise de cet élément dans les applications spatiales ...qui sont toutes, sans aucune exception des expériences ...


    • jeanpiètre jeanpiètre 31 octobre 00:13

      @_Ulysse_

      Et l air comprimé ? Simple peu polluant et au prix derisoire


    • Onecinikiou 31 octobre 00:38

      @jeanpiètre


      Rendement minable, qui suppose de démultiplier les capacités installées pour (seulement) alimenter le stockage. Sans avenir aucun.

    • generation désenchantée 31 octobre 01:04

      @sarcastelle

      tu ne pense pas qu’un désastre avec de l’hydrogène est possible ?

      c’est un des gaz les plus dangereux a manipuler ,parce qu’ il est extrêmement inflammable , et a un des large domaine d’ explosivité dans les gaz , plus léger que l’ air , donc s’ accumulera dans les parties hautes et l’ énergie produite par des décharges électrostatiques d’ origine humaine suffit a l’inflammation
       l’ électricité STATIQUE d’ origine humaine suffit avec l’ hydrogène pour qu’il s’ enflamme

      http://www.afhypac.org/documents/tout-savoir/fiche_7.1_inflammabilite_explosivite_rev._fev_2015_ineris_bwe_p m.pdf

      imagine que dans un parking souterrain sous un immeuble, il y a une station service avec un stockage d’ hydrogène pour faire le plein de voiture a l’ hydrogène , qu’ il y est plusieurs dizaines de voitures hydrogène par niveau et que juste au dessus du parking se trouve un centre commercial , ou un immeuble de bureaux ou d’ habitations regarde les vidéos des liens c’ est sur le zeppelin hindenbourg , en 1937

      https://www.youtube.com/watch?v=Q7utL5HonSw

      https://www.youtube.com/watch?v=xeq8ca1OJGk



    • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 09:05

      @generation désenchantée
      Et j’ajouterais un aspect qui n’a pas été abordé quant à l’hydrogène : La méthode la plus rentable pour le fabriquer (les autres étant irréalistes) provoque 4 fois plus de gaz à effet de serre que la combustion d’un carburant pétrolier délivrant la même quantité d’énergie.

      Au passage, j’ai lu l’air comprimé et j’ai bien ri. On le compresse avec le soufflet de la cheminée peut-être ? Pas besoin d’énergie pour ça ?


    • wawa wawa 31 octobre 10:19

      @Yvance77

      j’ai commis il y a 5 ans (comme le temps passe) une série d’article pleins de faute d’ortograf (quelle honte quand je les relis), mais sans trop de faute de physique sur les limites physiques des différents mode de stockage d’energie en volume et en masse.

      https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/autos-electriques-une-solution-du-116806

      rien n’a changé depuis, (en fait rien n’a changé depuis plus d’un siècle que l’on connait les enthalpie standart de formation des réactions chimique simples).

      conclusion : pour la mobilité, la transition energétique sera petrole => gaz naturel ( au moins pour les pays pays tempérés et froid. batterie éventuellement interessante si progrès en pays chaud

      quand à l’hydrogène
      1) il faut le produire => mauvais rendement m^me a partir du méthane
      2) il faut le stocker et le transporter => (très) mauvaise densité energétique
      3) il faut qu’il réagissent au bon endroit => problème de sécurité et de fuite (diffuse a travers les parois et les joints.

      Je ne vois que l’air comprimé en pire ( a part peut ^tre les volant d’inertie smiley )


    • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 11:54

      @wawa
      Merci d’avoir clarifié encore mieux la question. (Vous avez apparemment été plus convaincant si je regarde vos étoiles. Après tout tant mieux !)


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 31 octobre 12:09

      @V_Parlier

      Je reviens ici sur la comparaison de l’hydrogène et du méthane.

      L’hydrogène comme dit plus haut est un vecteur ou solution de stockage, on le produit avec de l’électricité puis on le consomme pour produire de l’électricité c’est un intermédiaire.
      Il est exacte que ce vecteur est non polluant, je n’ai jamais remis cela en cause.

      Pour le méthane si sa combustion produit du C02 et l’eau, sa fabrication consomme du CO2.
      Je parle bien ici d’utiliser le méthane comme vecteur tout comme vous le proposez pour l’hydrogène.

      La production du méthane par méthanisation consomme du CO2 atmosphérique qui est remis ensuite dans l’atmosphère lors de sa combustion. Le bilan carbone de cette solution est nul tout comme l’hydrogène.

      Sauf qu’en utilisant le méthane comme vecteur à la place de l’hydrogène, on utilise un gaz beaucoup plus simple à manipuler et moins dangereux. Et, de plus ce qui ne gâche rien, on a déjà l’infrastructure, son utilisation est parfaitement maîtrisée à grande échelle.

      C’est pour quoi JE NE VOIT AUCUN INTÉRÊT à UTILISER L’HYDROGENE COMME VECTEUR A LA PLACE DU METHANE. L’hydrogène n’a QUE des inconvénients par rapport au méthane. A moins de vouloir l’utiliser comme on le fait pour les fusées mais c’est coûteux avec de mauvais rendements et très dangereux. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il n’est pas rare que les fusées explosent.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 31 octobre 12:11

      @Alren

      Le cycle production de méthane/conbustion du méthane ne produit pas de CO2.
      Le CO2 est pris dans l’atmosphère lors de la production.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 31 octobre 12:24

      @baldis30

      Cette idée de l’hydrogène comme vecteur viens surement du fait que justement c’est une mauvaise solution. C’est en particulier les constructeurs auto qui financent ce truc. C’est une manière d’aller sur une voie sans issue pour ne pas remettre en cause le moteur à explosion classique.

      Le pb des constructeurs auto c’est qu’ils ont une énorme infrastrcuture de conception, conception et entretien de moteurs thermiques. Changer de type de moteur rendrait cette infrastructure et les décennies de R&D obsolète. La perte pour le secteur serait considérable.
      Alors, ils électrifient un peu, proposent quelques modèles mais jamais bien intéressants. Soit trop chers, soit on peut pas les recharger. Je ne crois pas que le changement viendra des constructeurs déjà existants, ils sont il faut le reconnaître piégés. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de remplacer le moteur thermique.
      C’est là qu’une société comme Tesla peut changer la donne. Leurs premiers modèles étaient très haut de gamme et réservés aux petites séries. Mais là ils sont en train de descendre et gamme et d’augmenter les volumes de production avec la modèle 3.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 31 octobre 12:42

      @Onecinikiou

      Concernant l’éolien et le solaire. Navré mais ces solutions fonctionnent, en particulier l’éolien terrestre dont le coût du Kwh est à 8ct, le solaire reste cher encore autour des 13ct/Kwh. Vous vous focalisez sur les sommes investies et effectivement les investissements sont conséquents mais avez-vous regardé les investissements nécessaires aux moyens de production actuels (nucléaire, hydraulique, pétrole, charbon etc) ? Je ne pense pas, c’est la comparaison qui est intéressante.

      Aujourd’hui, en france on ne sait même pas si nous parviendrons à renouveler le parc nucléaire. PB techniques, retards et dépassements de budgets énorme, pb de financement.

      L’EPR ne fonctionne pas encore si il fonctionnera un jour ? On accumule retard sur retard, défauts sur défauts et les coûts ne cessent de monter. On dit souvent que la France exporte de l’électricité mais ce n’est plus le cas. La france avec ses capacités nucléaires déclinantes pour des raisons et d’âge et de sécurité importe désormais de l’électricité d’Allemagne dont une bonne part provient d’éoliennes terrestres qui paraît il ne fonctionnent pas. Nous ne sommes plus en surcapacités comme avant. L’hiver dernier, l’ASN a fait arrêter 12 réacteurs nucléaires pour raison de sécurité. Pour compenser, EDF a massivement importé de l’électricité d’Allemagne pour compenser dont une bonne part d’électricité éolienne (c’est en hiver que les éoliennes produisent le plus).

      Les Allemands ont maintenant 55GW de puissance crête en éolien assure 15% de leur consommation avec et exporte des surplus. Le Danemark est à 40%.
      Il va falloir redescendre, la situation en France est préoccupante on a pas les moyens financiers techniques et humain pour assurer dans de bonnes conditions de sécurité le renouvellement de nos capacités nucléaires. L’ASN est catégorique là dessus. Le pb est qu’il a fallu renforcer la sécurité des centrales depuis Fukushima qui a montré que nos normes de sécurité étaient insuffisantes.

      Aujourd’hui, on navigue dans le flou, on ne sait pas combien coûtera l’EPR sous quel délais on va pouvoir renouveler le parc etc. L’éolien c’est pas sexy mais on sait à peu près où l’on va et les risques sont maîtrisés.


    • zzz999 31 octobre 13:43

      @Didier Barthès

      Il suffit de lois pour limiter ce problème et à cette époque là on saura aussi aller sur d’autres planètes


    • Croa Croa 31 octobre 14:50

      À Alren,
      Il ne faut pas rêver les condensateurs ne concurrenceront pas les batterie de sitôt sauf en tant que tampons pour de faibles temps d’utilisation.
      Des super-condensateurs équipent déjà des trams et des trolleybus pour encaisser des coupures d’alimentation : Faculté de traverser un pont sans caténaires par exemple. Mais pour faire plus de 500m en autonome les batteries restent la seule solution pour l’instant. 
      *
      Autrement ce serait trop bien. Un condensateur ça ne s’use pas !  smiley


    • Croa Croa 31 octobre 14:59

      À V_Parlier
      On met JeanPiètre dans une roue qui tourne reliée au compresseur. Et Voilà, pas besoin d’énergie ! smiley


    • Croa Croa 31 octobre 15:08

      @_Ulysse_
      Faux en partie, seul l’oxygène nécessaire à la production de CO2 est prit dans l’atmosphère. Le carbone est bien fourni par le gaz comme avec tous les autres combustibles fossiles ( Méthane = CH4, c’est du niveau école primaire il me semble... C’est si vieux en ce qui me concerne !)


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 31 octobre 15:30

      @Croa

      Vous vous trompez, vous être en train de m’expliquer que pour fabriquer du méthane, il faut consommer du méthane smiley.

      C’est le dihydrogène que l’on peut fabriquer à partir de gaz naturel et là c’est sur que question émissions de CO2 on ne voit pas trop l’intérêt.

      Pour faire du méthane c’est la réaction de sabatier :

      CO2 + 4H2 -> CH4 + 2H2O


    • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 16:17

      @_Ulysse_
      "C’est le dihydrogène que l’on peut fabriquer à partir de gaz naturel et là c’est sur que question émissions de CO2 on ne voit pas trop l’intérêt."
      C’est bien à ça que je faisais allusion plus haut. Et question gaz à effet de serre : il y en a même d’autres que le CO2 qui sont produits dans ce cas.


    • Alren Alren 31 octobre 17:32

      @jeanpiètre

      L’air comprimé peut stocker une grande quantité d’énergie en très peu de temps à la différence des batteries au lithium. 
      Mais la compression a pour effet d’augmenter la température de l’air dans le réservoir et d’en augmenter ainsi la pression. Ce ne serait pas grave si ledit réservoir était très isolé type bouteille thermos, sinon l’air se refroidit en communiquant sa chaleur à l’extérieur ce qui correspond à une perte considérable d’énergie.

      C’est pourquoi il serait intéressant de le comprimer uniquement au moment du freinage avant arrêt bref et l’utiliser avant qu’il ait eu le temps de refroidir pour redémarrer ou lors d’une descente suivie d’une remontée. Pourrait être concernés le métro, les bus.
      L’air libéré dans les pistons à air pourrait ensuite à l’échappement suralimenter le moteur à explosion.

      Cependant si on utilise des condensateurs dans les voitures électriques, comme cela est sérieusement envisagé aux USA, ceux-ci se chargeant encore plus rapidement, ils remplaceront avantageusement l’air comprimé.


    • Alren Alren 31 octobre 17:47

      @Croa

      « Il ne faut pas rêver les condensateurs ne concurrenceront pas les batterie de sitôt »

      Je vous renvoie à la lecture d’un article de la revue La recherche de ce mois.

      Comme je l’ai dit les condensateurs en question n’ont rien à voir avec ceux que l’on utilise en électronique. Ils sont géants, multiples et chargés à une tension de 800 v (le mica claque à 1000v).

      La capacité en joules est donnée par la formule w = UI ou U est la tension et I l’intensité.
      Entre une tension de 3V et une tension de 800V, la même surface contient 270 fois plus d’énergie !

      Si l’on dope les électrodes judicieusement avec des accepteurs et des donneurs d’électrons, on augmente également I (j’estime qu’on peut le tripler). Au final on obtient une quantité d’énergie pour une masse donnée supérieure à celle d’une batterie lithium. 

      Je n’ai malheureusement pas les moyens financiers de faire construire un prototype et de payer les frais d’un brevet mondial. C’est pourquoi je mets à disposition cette voie de recherche qui, si elle était couronnée de succès, pourrait diminuer la proportion de gaz à effet de serre de la planète.


    • Alren Alren 31 octobre 18:20

      @Didier Barthès

      « A briser les barrières nous dominerons tout et là se trouve le problème. »

      L’évolution irréversible de la technique est que nous utilisons de plus en plus d’énergie artificielle (non musculaire, non naturelle comme l’était le vent dans les voiles des bateaux et les ailes des moulins à vent ou l’eau des rivières dans les roues à aube des moulins à eau.) grâce en grande partie en utilisant l’énergie fossile.

      Cette débauche d’énergie nous permet d’avoir une action sur la nature avec les tronçonneuses, les pelleteuses, les explosifs etc. comme jamais auparavant. Des travaux qui autrefois auraient paru titanesques (je pense au creusement du grand bassin de Versailles par exemple) peuvent être réalisés aujourd’hui en peu de temps par quelques hommes comme ces mines à ciel ouvert.

      Nous faisons ces travaux au bout du compte pour davantage de confort, domaine où nous sommes insatiables, dans notre intérêt qui est forcément contre les intérêts de la Nature.


    • Alren Alren 31 octobre 18:35

      @_Ulysse_

      « Le cycle production de méthane/combustion du méthane ne produit pas de CO2.
      Le CO2 est pris dans l’atmosphère lors de la production. »

      Je parlais de la combustion du méthane qui produit moins de CO2 que le charbon à énergie égale.

      Vous, vous parlez ici de la synthèse du méthane ... en oubliant un détail, c’est que pour effectuer cette synthèse, il faut injecter de l’énergie ! Où la prend-on ? Dans l’énergie fossile ... productrice de CO2 ?

      Avoir une source de carbone non fossile n’est pas un problème : la nature produit suffisamment de la biomasse : bois, feuilles, roseaux (excellent rendement des marais).
      Le CO2 atmosphérique est à l’état de traces : 4 ppm aujourd’hui, ce qui est suffisant cependant pour renforcer l’effet de serre mais trop peu pour qu’on le prélève de façon rentable.

      L’hydrogène est fourni par l’eau, ressource inépuisable à l’échelle d’une industrie.

      Les bactéries sont capables de produire du méthane à basse température avec des enzymes et l’énergie qu’elles tirent de la digestion de déchets organiques. Nous devrions nous inspirer d’elles ou les faire travailler à notre service.


    • Didier Barthès 31 octobre 19:11

      @Alren

      Bonjour Alren

      Oui, nous sommes d’accord


    • Onecinikiou 31 octobre 22:46

      @_Ulysse_

      Entendez-moi bien : personne ne dit que l’éolien ou le photovoltaïque ne fonctionnent pas, je fais juste remarquer (chiffres globaux à l’appui, histoire de rappeler les ordres de grandeur) qu’il peut sembler illusoire, tant pour des raisons techniques que budgétaires, de croire en la substitution massive du fossile par ces deux énergies en particulier.

      1/ Le stockage à grande échelle, contrepartie nécessaire d’un mix énergétique comportant une fraction conséquente d’énergies intermittentes, n’existe pas (et n’est pas prêt d’exister), malgré les phantasmagories des uns et des autres.

      2/ On ne sait donc pas compenser l’intermittence à ce niveau.

      3/ Pour ces raisons on ne sait gérer des réseaux interconnectés dont une part majoritaire des énergies qui les alimentent serait non pilotable.

      4/ L’exemple danois est un contre-exemple : il n’est rendu possible que par l’interconnexion et la bonne volonté de ses voisins frontaliers, qui eux n’ont pas autant d’énergies intermittentes à absorber de manière quasi-aléatoire. Si tout le monde disposait du même mix, ce serait le black-out assuré.

      Vous prenez les exemples du Danemark et de l’Allemagne mais pour quel résultats comparativement à la France : le coût du KWh y est 2X plus cher qu’ici et un Allemand rejette toujours 2X plus de CO2 qu’un Français, et un Danois 30% de plus !

      Dans ce contexte je ne comprends toujours pas qu’elles sont vos logique et finalité. Je vous ai pourtant déjà dit que parler de transition pour la transition cela ne veut strictement rien dire et ne peut strictement rien signifier.

      Je vous informe également pour votre gouverne que la France est toujours producteur net d’électricité, et très largement.

      Elle était le premier exportateur mondial jusqu’en 2015 inclus, et si effectivement on constate un fléchissement dans la dernière année, outre que ce sont les inévitables et prévisibles effets de la politique délétère conduite par les incapables qui nous gouvernent (et qui ont été élus par une masse non moins abrutie), on le doit principalement aux coups redoublés des idéologues antinucléaires de l’ASN, qui en est un repère, et qui imposent des fermetures intempestives d’installations au grée de leur pulsion idéologique.

      Enfin vous ne ferez pas croire à quiconque d’un peu connaisseur du sujet qu’un pays qui a réussi il y a trente ans - tout seul, sans aucune aide extérieure - le tour de force de mettre en service 50 tranches nucléaires sur une quinzaine d’années serait aujourd’hui incapable de mettre en service une trentaine de tranches EPR en deux décennies. Avec de la volonté politique, en claquant des doigts nous y arriverions. Et avec un budget plus que maîtrisé.

      Sachez à cet égard que l’essentiel du surcoût de l’EPR de Flamanville est du aux intérêts financiers issus des dépassements de délais. Que l’Etat prête à taux zéro à l’opérateur historique et ce surcoût disparaît très largement. Mais encore faudrait-il rompre avec les chaînes europeistes que nous avons au cou, et avec la logique financière qui prévaut et qui est pour notre malheur parfaitement incarné par le banquier Macron, traitre à l’intérêt des Francais et de la France.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 novembre 16:51

      @Alren

      A la base je répondais à l’histoire de l’hydrogène qui est vendu comme une « super » solution.
      Solution de stockage de l’énergie en réalité puisque l’idée c’est de le produire à partir d’eau et d’électricité.

      Je faisais simplement remarquer que plutôt qu’utiliser l’hydrogène pour stocker l’électricité, utiliser du méthane n’a que des avantages, c’est bien moins dangereux et en plus on a déjà l’infrastructure pour cela. Celle que l’on utilise pour le gaz naturel.

      C’était juste pour indiquer que l’hydrogène n’a pas d’intérêt en réalité. C’est une mauvaise solution technique.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 novembre 17:04

      @_Ulysse_

      "Enfin vous ne ferez pas croire à quiconque d’un peu connaisseur du sujet qu’un pays qui a réussi il y a trente ans - tout seul, sans aucune aide extérieure - le tour de force de mettre en service 50 tranches nucléaires sur une quinzaine d’années serait aujourd’hui incapable de mettre en service une trentaine de tranches EPR en deux décennies. Avec de la volonté politique, en claquant des doigts nous y arriverions. Et avec un budget plus que maîtrisé."

      C’est pourtant là que le bas blesse !

      C’est malheureux à dire mais nous avons été capables, nous l’avons été et nous ne le sommes plus...

      Le programme nucléaire français a été lancé par une volonté politique, sur des budgets publiques.
      A une époque ou la France était encore un état et avait le droit de lancer ce type de programme sur fonds publics, où l’on avait le droit d’emprunter à la banque de france etc.

      Aujourd’hui sur fond de restrictions budgétaires et des lois européennes, l’état Français ne peut pas financer le renouvellement du parc dans de bonnes conditions. Sans parler de la perte de compétences techniques dans tous les secteurs industriels. La désindustrialisation ça fait des dégâts sur ce plan...

      L’ASN n’est pas idéologique, je vous rappelle que la catastrophe de Fukushima a montré que l’histoire du double confinement qui protégerait même en cas de fusion du coeur est du pipeau.

      Les doubles confinements sautent comme des bouchons de champagne en cas de fusion du coeur et ça c’est un ENORME PB de SECURITE.

      C’est pourquoi il y a acutellement des travaux pour améliorer la sécurité des centrales et que les normes ont changé afin de tenir compte de cette réalité qu’il est technique impossible de confiner un réacteur qui fond.
      Il ne faut donc sous aucun prétexte perdre la capacité de refroidissement sur un réacteur. Les systèmes de refroidissement sont en train d’être triplés avec quelles garanties en cas de catastrophes naturelle ? Je ne sais pas.

      Toujours est-il que ces nouvelles conditions de sécurité sont en train de générer des coûts supplémentaires conséquents. Il n’est pas garanti du tout à terme que les coûts du nucléaires deviennent trop élevés et rendent la solution plus intéressante d’un point de vue économique.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 novembre 17:29

      @Onecinikiou

      Je reviens sur le cas de l’Allemagne car après examen je me suis rendu compte que l’on disait pas mal de bêtises. J’ai appris des choses que je ne savais pas :

      1) L’électricité est plus taxée en Allemagne déjà (50% du prix payé par les consommateurs sont des taxes)
      2) Les particuliers payent pour les entreprises. Ils font de la subvention déguisée aux industries les allemands, les industries allemandes ne payent pas leur électricité plus chère qu’en France.
      Les surcouts sont supportés par les particuliers alors cela gonfle sensiblement la facture.

      En réalité, l’écart des coûts de production n’est pas si grand et il va se réduire car maintenant EDF commence à cracher au bassinet pour renouveler le parc nucléaire. On a mangé notre pain blanc en France avec l’utilisation d’un vieux parc nucléaire sur amorti.

      En hors taxe, les ménages allemands payent 46% de plus qu’en France mais ils subventionnent les industries. En réalité l’écart est plutôt de 20/30% en terme de coûts de production.

      Il ne faudrait pas que l’on fasse trop les malins en france car avec notre parc nucléaire que l’on doit renouveler on ne sait trop comment encore nos coûts pourraient dépasser les leurs à terme.


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 2 novembre 17:39

      @_Ulysse_

      Sinon les renouvelables en Allemagne c’était 29% de la production en 2016 ce qui commence à ne pas être tout à fait négligeable.

      Ils sont passé de 16,6 à 29% en l’espace de 5 ans seulement et ce essentiellement avec l’éolien terrestre et le solaire. A cette vitesse, il pourraient être à 42% dans 5 ans soit en 2022.

      Pour ce qui est du stockage, il existe des solutions techniques. La plus maîtrisée c’est le pompage turbinage sur des barrages existants ou des STEP à construire.

      Le pb c’est que la faisabilité de ce type de projet n’est vu que par le biais de la rentabilité de marché et non par les besoins techniques de stockage à venir. Car aujourd’hui grâce à l’europe ces projets sont fait pas des sociétés privées.

      Vu le délais et le coût de construction d’un barrage faut une sacrée rentabilité avant qu’une boîte privée se lance dans ce type de projet.

      Pour qu’une STEP soit rentable financièrement, il faut une forte volatilité sur le marché de l’électricité donc un réseau instable. C’est donc complètement paradoxal, ces projets devraient être lancés par la puissance publique pour anticiper les besoins en capacité de stockage.
      Au lieu de cela, on va attendre que les réseaux soit aux limites pour voir des sociétés construire des capacités de stockage afin de spéculer sur l’électricité.

      Le pb c’est que vu les délais de construction effectivement ça risque de poser pb. La volatilité sur le marché de l’électricité deviendra énorme et les projets vont se mettre à pulluler et au bout de 10 ans on risque de se retrouver avec trop de capacités de stockage car toutes les boîtes vont se lancer là dedans. A la fin, les STEP deviendrons plus rentables et les boîtes privées vont les abandonner ...

      Bref, vive l’europe ce type d’infrastructure devrait être gérée par l’état, il n’y a que comme cela que l’on pourrait planifier cela correctement. Grâce à l’UE, nous laissons cela aux aléas du marché


    • biquet biquet 5 novembre 10:44

      @Onecinikiou
      Tout à fait d’accord avec vous. Les 2 centrales à air comprimé dans le monde consomment plus de 2 fois plus d’électricité qu’elle n’en produisent.
      En revanche la pression atmosphérique est un atout mécanique très important. La pression atmosphérique de 1 bar est égale à 1 kg au cm2. La conséquences est que l’air se comprime peu si on a une masse en charge au dessus (c’est le cas des pneus). Si vous avez 10 m3 d’eau sur une surface de 1 m2 en charge sur de l’air, vous avez 10 000 kg sur une surface de 10 000 cm2, soit exactement la pression atmosphérique. L’air sera donc comprimé à 1 bar de plus que la pression atmosphérique. Cela veut dire qu’une pression de 2 bar est suffisante pour soulever une charge de 10 tonnes. Rien dans la nature a un tel rendement mécanique.


    • Croa Croa 5 novembre 17:32

      À Alren,
      Sur le site « la recherche » ils n’ont pas l’air de connaître. Et il y a tellement de revues qui se ressemblent que les marchands de journaux n’ont pas tout. T’as un ISSN ?

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Auteur de l'article

Didier Barthès


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