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Les oyas pour un arrosage économe et autonome

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oyas

Les Oyas sont des pots en céramique micro-poreuse que l’on enterre prés de ses plantations et que l’on remplit d’eau. Elles diffusent lentement dans le sol l’humidité nécessaire à la plante.

Ce système de micro irrigation vieux de plus de 4000 ans revient au gout du jour en France grâce à la société oyas-environnement.com

En intérieur comme en extérieur, les Oyas de tailles adaptées peuvent se glisser dans toutes les cultures. La fréquence de remplissage varie de 3 à 9 jours ou plus selon son volume, le type de sol, de plante et de climat.

Cet arrosage constant et sans excès évite de stresser les plantes. Il maintient le substrat meuble, humide et favorise le développement de la faune et de la microflore, autant de facteurs favorables à un meilleur développement des plantes. Les mauvaises herbes ne se développent presque plus car la couche supérieure de la terre n’est pas irriguée.

Ce système permet des économies d’eau exceptionnelles de l’ordre de 50 à 75%.

En effet, seule la plante visée bénéficie de l’irrigation. Elle puise par succion uniquement l’eau dont elle a besoin. L’Oya étant enterrée ou plantée, il n’y a pas d’évaporation. Au final, près de 100 % de l’eau dépensée est réellement utilisée par la plante. Les Oyas sont extrêmement simples d’utilisation, vous allez les remplir trois fois moins souvent que ce que vous arroseriez avec un arrosage traditionnel.

Le mot « olla » (prononcer « oya ») est d’origine espagnole, il veut dire « pots », « marmites ». On le trouve également sous l’appellation « clay pots » (pots en argile) dans les pays anglophones. De nombreuses autres dénominations existent en fonction de la localité (« canaris » dans certains pays Africains par exemple) ou des techniques utilisées (capsules poreuses d’irrigation par exemple).

Ces techniques d’irrigation ont vraisemblablement été utilisées sur tous les continents. Les traces les plus anciennes connues ont été relevées en Chine il y a 4 000 ans. On sait également que ces techniques ont été utilisées dans la Rome Antique. Plus récemment, des restes de « clay pipes » fabriquées à Aubagne ont été retrouvées en Corse. Ces techniques sont encore largement utilisées actuellement sur les continents africains et asiatiques, là où la mécanisation (peu compatible avec des pots en argile enterrés) reste peu développée et où les réseaux de distribution d’eau par tuyaux plastiques sont peu présents.

Plus récemment, les Ollas se développent comme alternative à l’irrigation excessive dans des pays pourtant largement industrialisés comme les Etats-Unis et le Canada.
Le réchauffement climatique et les préoccupations environnementales de nos sociétés laissent envisager un développement important dans les années à venir en Europe. La technique d’irrigation par pot en argile est plébiscitée par des ONG car elle permet le développement de cultures dans des zones arides et est adaptée au développement du maraîchage en Zones très pauvres.

Oyas-environnement.com

Xavier Raimbault

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7 réactions à cet article    


  • bibou1324 bibou1324 3 août 14:32

    Un outil certes utile dans des zones arides, où l’apport d’eau dans le potager est nécessaire.


    Je me dois par contre d’émettre des doutes quant à son utilité en France métropolitaine. 

    Je ne sais pas chez vous, mais dans mon petit lopin de terre, arrosage ou non, les mauvaises herbes ne sont pas en reste. Hors s’il y a assez d’eau pour les adventices, c’est qu’il y en a assez pour un potager.

    Ca fait quelques années que je n’arrose plus mon potager. Je le paille avec les restes de tonte séchées au soleil, ce qui retient l’humidité du sol, empêche la pousse des mauvaises herbes et nourrit le sol. La production est assez spectaculaire. 2 ou 3 semaines sans pluie ni arrosage n’a jamais fait peur à un potager paillé.

    Une autre piste de réflexion : plutôt que de chercher à améliorer l’irrigation, ce qui est fatiguant et coûteux, et si vous amélioriez la composition de votre potager ? Les plantes sont des êtres vivants qui transmettent leurs caractéristiques à leur descendants. Si vous sélectionnez des plants de tomates peu gourmands en eau, au bout de quelques générations plus besoin d’arroser même en pleine sécheresse.

    • Le421 Le421 4 août 08:04

      @bibou1324
      Ma femme et moi sommes amateurs d’une eau « du soleil » légèrement gazeuse et très peu salée.
      Je récupère les bouteilles* qui sont remplies et placées à l’envers à proximité des plantes à irriguer.
      Lorsque la bouteille est vide, je sais que le sol a besoin d’eau. Dans les coins où ça se vide moins vite, je sais que l’humidité est correcte.
      Investissement ? Zéro.
      *Un peu plus rigides que les bouteilles plastique classiques


    • raymond 2 16 août 10:49

      @bibou1324
      Ce que vous écrivez est valable dans certaines région de France il pleus régulièrement. Chez moi il n’a quasiment pas plus depuis le mois de mars. Les données son bien différente. En Provence par endroit les arbres sont en train de crever !


    • zygzornifle zygzornifle 3 août 17:48

      Ho ya s’écriât Merkel .....


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 août 18:42

        Intéressant, mais il est peut-être plus simple de stocker l’eau de pluie pour s’en servir en période de sècheresse. Il est peut-être utile de répéter que la quantité d’eau sur la planète est toujours la même qu’il y a 3 milliards d’années et que son cycle est immuable. 


        Pour les zones qui manquent d’eau régulièrement, en plus du paillage , on peut commander des graines chez Pascal Poot. Mais cela ne résout pas tout, l’air sec et chaud convient très bien aux araignées rouges, qui ne craignent qu’une chose : les douches à l’eau froide.

        Sinon, merci pour l’info.


        • Le421 Le421 4 août 08:11

          @Fifi Brind_acier
          Ma propriété, comme beaucoup en sarladais, est en pente... Le chemin goudronné pour y accéder est traversé de drains récupérateurs pour éviter un ruissellement monstre lors des orages. Canalisation et bassin de rétention, plusieurs mêtres cubes d’eau de pluie où les grenouilles se font un plaisir (je laisse la végétation un peu libre autour) de croquer les larves de moustique.
          Excellente réserve quasiment inépuisable, plus haut que le jardin. Un tuyau ordinaire permets de temps en temps de « baquer » les haricots verts et autres légumes de temps en temps.
          Tous mes voisins font leur possible pour que l’eau parte à vitesse grand V vers des points plus bas où ils convergent et finissent par causer des ravages lors de fortes pluies.
          Le bon sens a complètement disparu de nos jours...
          J’ai aussi un deuxième bassin, tout en bas, avec lys, plantes aquatiques et une rafale de poissons rouges qui viennent quand je les appelle... Véridique.


        • UnLorrain 4 août 09:55

          Se peut-il que ce soit le « monoelevage » ovin,caprin, qui soit la principale cause de désertification,ravinage ? La chèvre détruira l arbuste et même l’arbre en mangeant son écorce,le mougeon euuh mouton,détruit l’herbage car il détruit sa racine lorsqu’il s’en alimente,s’ensuivra une très lente (siècles) mort du sol,sa désertification. Le bovin ne détruit pas l’herbage semble t il...serait-ce lié a la taille,forme,des mufles desdits animaux ? Y penser y penser...sans en faire une préoccupation smiley

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