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Accueil du site > Actualités > Environnement > Les pires déchets sont les milliards de tonnes de CO2 qui se déversent dans (...)

Les pires déchets sont les milliards de tonnes de CO2 qui se déversent dans notre atmosphère

Réchauffement climatique droit devant !

« En créant de l'énergie, l'industrie nucléaire pollue : elle produit des tonnes de déchets radioactifs qui resteront dangereux pendant des milliers d'années. [...] les défenseurs du nucléaire [...] auraient-ils oublié ce problème des déchets nucléaires, et essaient-ils de laisser une planète totalement polluée aux générations futures ? » ("nucléaire non merci")

Presque tous les termes de cette citation sont parfaitement exacts : des déchets – radioactifs – des tonnes – dangereux – pendant des milliers d'années. C'est terrifiant.
Mais ce discours terrifiant presque parfaitement exact détourne l'attention sur des problèmes futurs éventuels, dans des milliers d'années, en cachant sous le tapis LE vrai problème, LA priorité écologique de ce siècle : réduire LE déchet CO2, dès aujourd'hui.

Il est vrai que le nucléaire produit des déchets. Mais les industries classiques aussi.

Il est vrai que les déchets nucléaires sont dangereux. Mais les déchets classiques aussi : déchets chimiques, métaux lourds, mercure, arsenic, cyanure, etc.

Il est vrai que les déchets nucléaires ont une durée de vie très longue. Mais les déchets toxiques classiques aussi. Ils sont même éternels, parce que le mercure reste du mercure, et l’arsenic reste de l’arsenic. L’éternité, sur la fin, c’est long.

Il est vrai que le nucléaire produit des tonnes de déchets très actifs. Mais les industries classiques produisent des millions de tonnes de déchets très toxiques.

Il est surtout vrai que le pire des déchets c'est les milliards de tonnes de CO2 qui se déversent dans notre atmosphère.

Le déchet CO2 a lui aussi une durée de vie très longue. Si on arrêtait d'émettre du CO2 aujourd'hui, il faudrait 10 000 ans pour éliminer le surplus déjà émis dans l'atmosphère. ... Et on continue à en émettre de plus en plus.

Les déchets nucléaires les plus radioactifs sont noyés dans une matrice de verre, puis conditionnés en blocs encapsulés dans une gaine d’acier. Des études et des tests confirment que ces blocs peuvent être entreposés dans des couches géologiques convenables à cinq cents mètres sous terre. La solution existe donc. Toutefois, des opposants au nucléaire (ce qui n'a rien à voir avec l'écologie), s'opposent, avec violence parfois, à la mise en oeuvre de cette solution ; paradoxalement, ce sont les mêmes opposants qui écument ensuite les plateaux télé en clamant qu'il n'y a pas de solution au problème des déchets nucléaires ! Où est l'erreur ?

On sait donc entreposer des déchets nucléaires sans problème pour les générations futures ; ce serait merveilleux si on savait faire aussi bien avec tous nos déchets ! Hélas, pour le plus dangereux des déchets, le déchet CO2, qui file entre les doigts, insaisissable, nous ne savons rien faire d'autre que le laisser se déverser dans l'égout. L'égout du CO2 c'est notre atmosphère ; nous vivons dans le dépôt d'ordures du déchet CO2.

Le site "nucléaire non merci" redoute que nous laissions "une planète totalement polluée [par les déchets nucléaires] aux générations futures". Mais c'est exactement ce que nous sommes en train de faire avec le CO2 ! Nous léguons des milliards de tonnes de CO2 aux générations futures. Si l'on ne met pas en oeuvre aujourd'hui tous les moyens pour combattre cette pollution – l'énergie nucléaire est l'un de ces moyens – il est hypocrite ou insensé de faire mine de se préoccuper de ce qui se pourrait se passer dans des centaines ou milliers d'années... il n'y aura peut-être plus alors de générations futures, toutes déjà carbonisées...

« Si nous ne laissions à la génération de nos enfants que des déchets nucléaires en héritage, ce serait une bonne nouvelle. » (Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil dans les domaines de l’énergie et du réchauffement climatique, membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas Hulot, dans Le changement climatique expliqué à ma fille)

Il est vertueux de se préoccuper de l'énergie nucléaire et de problèmes éventuels, locaux, que pourraient, peut-être, provoquer les déchets nucléaires dans cent mille ans autour des sites d'enfouissement. Mais cette vertu pourrait carboniser la planète entière bien avant. Il faut d'abord désamorcer la bombe climatique planétaire, pas seulement locale, que nous avons entre les mains aujourd'hui ; on entend le tic-tac, le vrai danger est là. Elle explosera dans le siècle si on se trompe de film. Ce qui se passera dans cent mille ans, c'est un film de science-fiction ; la bombe climatique, ce sont les actualités. Les ouragans dopés au réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, sont déjà en première page des journaux ; ce n'est qu'un début.

Les déchets dangereux ne sont pas ceux que l'on croit.
Le problème des déchets n'est pas celui que l'on croit.

Bien entendu, l'idéal serait de ne pas utiliser d'énergies fossiles qui produisent énormément de CO2, ni énergie nucléaire qui produit quelques déchets.
Mais on ne sait pas faire, les énergies renouvelables n'ont pas les épaules assez solides, n'ont pas la capacité de produire massivement de l'énergie sans intermittence.

L'ennemi public No1 c'est le CO2.
C'est lui LE déchet.
Il faut "sortir du CO2".

http://ecologie-illusion.fr/dechets-nucleaires-dechets-toxiques-dechet-CO2.htm


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150 réactions à cet article    


  • V_Parlier V_Parlier 10 avril 11:23

    C’est désolant de lire une conclusion aussi délirante (comme le titre qu’on pourrait prendre au second degré). Dans 15 ans il n’y aura plus de vie dans la mer, la chaîne alimentaire en sera bouleversée, l’eau sera imbuvable, la bouffe empoisonnée (si ce n’est par les traitements ce sera par le sol), mais à part ça, « l’ennemi c’est le CO2 » ! Les Cassandre du CO2 sont parfois pires que les lobbies des multinationales sans scrupules et les techno-béats. Tous sont finalement dans le même déni pour s’accrocher à leur ultime cause.


    • Ratatouille Ratatouille 10 avril 11:40
      juste un truc

      .Mais on ne sait pas faire, les énergies renouvelables n’ont pas les épaules assez solides, n’ont pas la capacité de produire massivement de l’énergie sans intermittence.

      Électricité : le Portugal dépasse les 100% d’énergies renouvelables

      Trop chères, pas assez rentables, utopiques, inefficaces… Les énergies renouvelables continuent d’être décriées sur l’air du fameux « ça ne marchera jamais. » Seulement voilà, pendant que certains critiquent, d’autres, discrètement, sont en train de prendre une avance considérable et explosent tous les records. Exemple au Portugal où, sur l’ensemble du mois de mars 2018, la production d’électricité renouvelable a été supérieure aux besoins du pays !

      La nouvelle a officiellement été publiée ce mardi 3 avril 2018 par l’Association portugaise des énergies renouvelables. À en croire les chiffres donnés par l’exploitant du réseau électrique du pays (Redes Energeticas Nacionails), en mars, la production d’électricité d’origine renouvelable a atteint 103,6% des besoins effectifs électriques de tout le Portugal. Autrement dit, le renouvelable a fourni encore plus d’électricité que nécessaire !

      lire la suite

      https://positivr.fr/energies-renouvelables-record-portugal-mars/?utm_source=actus_lilo


      • Pierre Yves Pierre Yves 10 avril 14:22

        @Ratatouille

        "les énergies renouvelables n’ont pas les épaules assez solides, n’ont pas la capacité de produire massivement de l’énergie sans intermittence."

        En effet, les nouvelles énergies renouvelables dont on nous rebat les oreilles, éolien et photovoltaïque, ne produisent qu’environ 1 % de l’énergie consommées dans le monde.

        Ne vous laissez pas aveugler par quelques minuscules cas particuliers, non significatifs à l’échelle de la planète, qui est l’échelle du réchauffement climatique.


      • foufouille foufouille 10 avril 16:23

        @Ratatouille
        Comme le souligne Libération, au cours de cette période, la production en renouvelable a été supérieure à la consommation 60% du temps, mais a donc été inférieure à cette même consommation 40% du temps. Sur l’ensemble du mois du mars, la production totale d’électricité d’origine renouvelable a bien été supérieure aux besoins du pays. Mais, dans les faits, avec un éolien très variable et la difficulté de « stocker » l’énergie, un complément d’énergies fossiles a été nécessaire (charbon et gaz naturel principalement) pour répondre à la consommation de manière ponctuelle. Le surplus étant ensuite exporté.


      • sls0 sls0 10 avril 17:46

        @foufouille
        Le problème est que les pays européens sont en général soumis au même climat venant de l’Atlantique.

        Quand il y a bien du vent, tout l’éolien européen est en surplus, à qui on le refile le surplus ?
        Ne pas oublier l’effet joule qui limite la distance possible d’exportation.
        Chez moi il y a pas mal d’hydraulique qui permettrait le stockage facile d’un surplus d’éolien. Comme l’hydraulique suffit, l’éolien n’est pas trop nécessaire.
        Les pays qui ont les capacités de stockage sont rares et l’hydraulique suffit la plupart du temps.
        Chez moi sur les cotes nord et est il y a des alisées très stables, l’éolien s’installe mais ce sont des régions à faible demande.

        Il y a la théorie et la pratique.

        Pour mes 52kWh de ce mois ci j’en aurai pour 4€50, j’ai des panneaux solaires sur le toit, depuis trois mois ils ne servent que pour le maintien des batteries et pour les éventuelles coupures de plus de 6h.
        Pourquoi ça ne tourne pas en production ? Le remplacement de batteries tout les 4-5 ans représente 85 mois de factures d’électricité, c’est tout. La durée de vie d’une batterie c’est un nombre de cycle de charge/décharge.
        Chez moi, les gaspilleurs sont les payeurs, après 200kWh le prix double et après 400 il triple.
        Le jour où je passerai en catégorie gaspilleur mon solaire sera rentable.
        Pour l’éolien il faut un vent de 10m/s ou 36km/h ce qui arrive rarement sur la cote sud, dont pas d’éolien.

        Pour une ONG, j’en ai installé pas mal du solaire et de l’éolien, j’en connais les limites. Par contre c’est superbe pour les endroits paumés où les gens savent ce que c’est que la vie rustique et où 50W par maison c’est merveilleux.


      • foufouille foufouille 10 avril 17:54

        @sls0
        le surplus est vendu aux pays qui demandent mais limitrophes ou stocker.
        la limite de la distance est moins importante avec des lignes THT en courant continu mais ça revient trop cher pour l’instant.


      • Matlemat Matlemat 10 avril 18:29

        @Pierre Yves
        Et le nucléaire 5 %.


      • Ratatouille Ratatouille 10 avril 20:07

        stockage volant d’inertie béton.

        Réalisée par la société américaine Beacon Power, cette centrale de 20MW fonctionne en continu en stockant et restituant de l’énergie dans le réseau grâce à 200 volants inertiels.

        La centrale peut répondre en quelques secondes afin de fournir environ 10% de l’ensemble des besoins de régulation de fréquence de la ville de New York.

        Enfin, ce type de centrale est évolutif, de nouveaux volants d’inertie peuvent y être facilement raccordés pour accroître sa puissance.

         

        .
        https://www.ecosources.info/dossiers/Stockage_energie_volant_inertie
        .
        https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/volant-dinerti

        un volant d’inertie est un système de stockage d’énergie sous forme d’énergie cinétique de rotation. Il est constitué d’une masse, la plupart du temps un cylindre creux ou plein (mais d’autres formes sont possibles). Cette masse est mise en rotation autour d’un axe, fixe en général, et enfermée dans une enceinte de protection. Elle est reliée à un moteur/générateur électrique qui permet de convertir l’énergie cinétique en électricité et inversement.

        Une solution béton pour stocker l’énergie solaire à faible coût | André Gennesseaux | TEDxParisSalon.

        https://www.youtube.com/watch?v=N2u6EDwumdQ

        .

        .https://www.youtube.com/watch?v=cfRL96ZkBkg&feature=youtu.be


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 avril 20:40

        @foufouille En THT continu la seule ligne qui existe en France va de Gravelines vers la GB . Ceci pour une question de fréquence ; 50 Hz ici 60 Hz en GB . Solution plus simple...


      • foufouille foufouille 10 avril 20:43

        @Aita Pea Pea
        si tu veut exporter sur des longues distances avec moins de pertes, il faut du continu et pas de l’alternatif.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 avril 20:54

        @foufouille

        C’est l’inverse a section égale .


      • foufouille foufouille 10 avril 21:03

        @Aita Pea Pea
        ce n’est pas ce que dit wiki.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 avril 21:08

        @foufouille Le courant et la tension...


      • Jean Keim Jean Keim 11 avril 09:18

        @Aita Pea Pea & foufouille


        A puissance égale il y a moins de pertes en ligne en courant continu qu’en courant alternatif seulement le transport sur une grande distance est d’autant plus avantageux que la tension est élevée (moins de courant à transiter, donc moins d’échauffement des conducteurs, donc moins de pertes) le hic est que faire de la haute tension est nettement plus facile en alternatif, donc pour la liaison France / GB, la haute tension est faite en alternatif qui est ensuite transformé en continu et à l’autre bout retransformée en altrernatif, seulement les transferts d’énergie doivent pouvoir se faire dans les deux sens, suivant que la France ou la GB sont excédentaires, le tout est donc complexe à réaliser, et effectivement la différence de fréquence ( F 50 et GB 60 Hz) a orienté le choix de la solution technique. 

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 avril 14:05

        @Jean Keim

        Bonjour. C’est ce que je voulais dire (y compris la section moindre en alternatif) . Pas envie de me fader un cours d’elec .lol


      • baldis30 11 avril 21:33

        @Aita Pea Pea
        bonsoir,

        et de plus pas le même système d’exploitation des réseaux ...


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 avril 22:13

        @baldis30

        Bonsoir.Je ne connais pas trop sur le réseau en GB ...


      • JC_Lavau JC_Lavau 11 avril 23:36

        @Jean Keim. Archi-faux, les Tazunis sont en 60 Hz, la GB en 50 Hz, et 230 V comme en France.

        Le problème GB spécifique est que pour passer sous la Manche, un câble en continu est bien moins cher à fabriquer que trois câbles en triphasé.
        De plus le réseau GB n’est pas synchrone du continent : il ne compte que sur ses propres machines pour régler sa fréquence. Donc les phases sont libres de vadrouiller de part et d’autre du canal.

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 avril 23:53

        @JC_Lavau Vrai. C’est moi qui ai fait l’erreur de fréquence. Mea culpa.


      • Jean Keim Jean Keim 12 avril 08:07

        @JC_Lavau
        C’est vrai je me suis laissé abusé par la fréquence mais pour le reste y compris le problème de la fréquence tout est exact, alors votre « archi » faux est un tantinet exagéré. 


      • wawa wawa 10 avril 12:27

        le« pire des déchets »


        tiens je croyais que le CO² faisait partie normale de cylce du carbone et que m^me si sa concntraton doublait, il n’empecherai pas un humain de respirer, et qu’ a la limite les plants poussent plus vite.

        Pour mon espérance de vie et celle ce mes enfants, je crains plus la dégradations des sols et des ecosystèmes (et laperte de biodiversité qui va avec, que le méchant co²

        • Pierre Yves Pierre Yves 10 avril 14:15

          @wawa

          "tiens je croyais que le CO² faisait partie normale de cylce du carbone et que m^me si sa concntraton doublait, il n’empecherai pas un humain de respirer, et qu’ a la limite les plants poussent plus vite."

          Il y en a peu, mais il y a encore des gens qui n’ont jamais entendu parler de gaz à effet de serre, ni de réchauffement climatique, ni des conséquences.


        • sls0 sls0 10 avril 17:48

          @wawa
          « Je croyais que »

          Il y a une différence entre la croyance et le savoir.

        • JC_Lavau JC_Lavau 11 avril 10:42

          @Pierre Yves. Tu crois la propagande hégémonique, dont tu es supérieur aux mécréants, qui ont cessé de gober ce bobardement intensif.


        • nono le simplet nono le simplet 10 avril 12:41

           en gros, le nucléaire c’est mal mais le CO2 c’est tellement pire que finalement le nucléaire c’est pas si mal ... le billard à deux bandes pour justifier le nucléaire ... parce qu’en plus le renouvelable c’est mal puisque ça favorise le charbon par un autre coup de billard à deux bandes ...

          un écolo-sensible mais pas écolo-rêveur, drôle de formule ...
          un écolo sensible qui est quelqu’un à qui l’écologie file des boutons !

          • Pierre Yves Pierre Yves 10 avril 14:12

            @nono le simplet

            "en gros, le nucléaire c’est mal mais le CO2 c’est tellement pire que finalement le nucléaire c’est pas si mal"

            Vous avez bien compris mon article.


          • V_Parlier V_Parlier 10 avril 15:00

            @nono le simplet
            Mais la vapeur émise par tous les types de centrales, ça ne fait pas de gaz à effet de serre, oh non non...


          • Matlemat Matlemat 10 avril 18:30

            @V_Parlier
            bien vu 


          • Matlemat Matlemat 10 avril 18:34

            @V_Parlier
            On ne parle jamais de la vapeur qui s’échappe des tours de refroidissement des centrales nucléaires.


          • cassini 10 avril 18:58

            @Matlemat


            ==========================================================================
            La vapeur émise par tous les types de centrale ça ne fait pas d’effet de serre, non, non......Parlier, bien vu....
            ==========================================================================
            Ce n’est pas triste, ce site ! Je ne ne regrette pas mon inscription ! mais je redoute que ça ne soit trop addictif !

          • cassini 10 avril 19:00

            @Matlemat

            ================================
            On ne parle jamais de la vapeur qui s’échappe des tours de refroidissement des centrales nucléaires
            ================================

            Devinez pourquoi ! 
            Si vous voulez être crédible ayez quelques lumières de la science la plus basique.


          • cassini 10 avril 21:53

            @Matlemat


            Vu votre lien. 
            Vous êtes décourageant.
            La question n’était pas de savoir si la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre, ce qui est en effet le cas, mais de savoir pourquoi on n’accuse pas l’émission de vapeur d’eau des centrales nucléaires de contribuer au réchauffement planétaire, puisqu’on en accuse bien l’émission de CO² par nos activités.

            Cette question comporte deux éléments de réponse.

            1) A l’inverse du CO² qui peut s’accumuler dans l’air en quantités indéterminées, la vapeur d’eau comment qu’on s’y prenne ne peut dépasser une certaine teneur qui est celle de l’air saturé. Si on en met davantage, elle pleut. 

            Vous me direz que l’air n’est pas saturé de vapeur d’eau sur toute la planète et qu’il reste de la marge pour en remettre. Seulement, tout ce que vous pourrez faire bouillir d’eau est complètement dérisoire en regard de l’évaporation sur les mers, cependant qu’il n’y a pas de source naturelle équivalente pour le CO² et que ce que l’humanité en remet dans l’air est au contraire tout à fait important par rapport à ce qui s’y trouve tout seul. 

            2) Les tours de refroidissement des centrales sont de deux sortes. Dans les unes on évapore de l’eau prise par exemple dans un fleuve, mais dans les autres la buée qu’on en voit sortir n’est pas du tout de l’eau ajoutée mais seulement celle qui était déjà dans l’air quand il est entré dans la tour par en bas. 

          • JC_Lavau JC_Lavau 10 avril 12:44

            Le 5 janvier, j’ai rappelé à cet auteur les moyens de vérifier que la propagande a fait de lui un fou furieux.

            Il n’y a pas un mot de juste dans sa propagande carbocentriste. Pas un.

            • V_Parlier V_Parlier 10 avril 15:02

              @JC_Lavau
              Il faut reconnaitre que je n’avais jamais lu un tel spécimen. A ce niveau ça dépasse l’entendement. Il en deviendrait un tract vivant pour l’industrie pétrolière. smiley


            • sls0 sls0 11 avril 15:26

              @V_Parlier
              L’industrie pétrolière n’est pas intéressée par le nucléaire qui entre en concurence avec elle.

              Par contre l’éolien lui va bien car il faut à minima 40% de la puissance installée pour combler les creux de production.
              Quand je parle d’industrie pétrolière j’inclus aussi le gazier.
              En Espagne l’éolien a fait exploser les ventes de gaz.
              Derrière les lobbys éoliens, les producteurs de fossile ne sont jamais loin.
              Ce n’est qu’une question technique, le fuel et le gaz sont très réactifs en suivi de puissance ce que demande l’éolien.
              Il y a bien sûr l’hydraulique mais tout les pays ne sont pas bénis comme la Norvège.
              Malgré la THT pour le transport du courant, entre la production et la consommation la distance ne doit pas être trop grande. La France qui a un très bon maillage n’a que 2,5% de perte par effet joule. D’autres pays ça peut monter à 15%. Au dessus de 600km il y a trop de pertes.
              L’éolien est donc aidé du fossile à une distance pas trop grande.
              Il n’y a rien d’idéologique là dessous, que des lois physique.

            • baldis30 11 avril 21:39

              @sls0
              bonsoir,

              « L’industrie pétrolière n’est pas intéressée par le nucléaire »

              Ô que si .... pour construire ses centrales nucléaires, les exploiter et faire du fric ...et perdurer car l’industrie pétrolière sait parfaitement quelles sont les limites de sa capacité compte tenu des contraintes géologiques et des contraintes sociales ... elle sait ... et agit plus ou moins en douce pour préparer son avenir ...


            • Ben Schott 10 avril 12:57

               

              J’attends l’avis éclairé de Jean-Vincent Placé.
               

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