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Accueil du site > Actualités > Environnement > Libres réflexions managériales à propos de l’objectif climatique de (...)

Libres réflexions managériales à propos de l’objectif climatique de 1,5°C

On a beaucoup parlé de l’étude publiée en décembre dernier par B&L Évolution, « Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ? » (http://bl-evolution.com/portfolio/comment-saligner-sur-une-trajectoire-compatible-avec-les-15c/), pour montrer l’exigence du chemin à parcourir et la nécessité de s’y mettre tôt. Mais on a peu relevé ses conclusions, pourtant pertinentes, et il me semble qu’un de ses présupposés majeurs n’a pas été assez vu.

L’étude s’achève sur ce constat : « Une trajectoire compatible avec un réchauffement climatique limité à 1,5°C est très improbable. Seul un sursaut planétaire immédiat, c’est-à-dire avant 2020, et l’enclenchement, partout sur la planète, d’un ensemble complet de mesures d’un niveau comparable à celles décrites dans ce document pourrait permettre de rester sur cette trajectoire » (p. 30). (Cette infographie en donne une bonne synthèse https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/infographie-interdiction-d-acheter-une-voiture-neuve-ou-de-prendre-un-long-courrier-couvre-feu-thermique-quotas-sur-les-produits-importes-les-mesures-chocs-pour-rester-sous-1-5-c-146877.html.) Il s’agit en réalité de restrictions drastiques des libertés de circuler, de communiquer, de commercer, d’entreprendre, etc. Dit autrement, ce programme nécessiterait la mise en place d’une dictature mondiale totalitaire, qui imposerait un mode de vie de style amish. Est-ce souhaitable ?

La conclusion pratique de l’étude est différente, et plus raisonnable : « Il apparaît nécessaire, dès aujourd’hui, de mettre en place des stratégies de résilience et d’adaptation » (p. 31).

Ce qui rejoint le sous-jacent implicite, la hausse actée des températures (les +1,5°C). Un programme de décroissance forcée n’entamerait qu’à peine le réchauffement climatique, qui va se poursuivre avec ses conséquences, quoi qu’il arrive (cf. http://apc-climat.fr/wp-content/uploads/2018/11/WconfAPCC-27-Support.pdf, p. 10). De fait, les principaux facteurs du changement climatique sont l’ellipse de la terre et l’activité sismique. L’impact humain relève seulement de l’amplification d’une trajectoire tracée par la structure de la planète et du système solaire. Faut-il vraiment chercher à le réduire ?

Dans une organisation complexe - et le monde en est une ! -, pour qu’ils aient une chance d’être atteints, les objectifs fixés doivent être SMART, c’est-à-dire :

  • spécifiques,
  • mesurables,
  • ambitieux,
  • réalistes et
  • temporellement définis.

La lutte contre le réchauffement climatique est-elle SMART ? Elle est certes ambitieuse, mais pas du tout spécifique car multidimensionnelle et systémique, pas non plus mesurable (le débat sur la bonne manière de procéder n’est pas clos, tant s’en faut), ni réaliste puisque la cause principale est hors du champ de l’activité humaine, et ni enfin temporellement cadrée car sur une échelle de durée pluri-générationnelle. Tout indique que la limitation du réchauffement climatique ne devrait pas être un objectif au sens strict du terme, car elle implique la prise de mesures radicales aux conséquences humaines graves, avec la certitude de ne jamais en atteindre le but pour autant.

La question climatique étant d’emblée globale, elle est un enjeux, pas un objectif. Il faut donc en venir à la remarque quasi finale de l’étude : « Le monde dans lequel nous vivrons dans les prochaines décennies sera un monde en mutation profonde et les territoires et les organisations qui s’en sortiront le mieux seront ceux qui auront su l’anticiper le plus tôt et qui seront devenus les plus résilients » (p. 31).

Ce qui est faisable, en effet, ce qui peut constituer un objectif (donc qui réponde aux critères SMART), c’est de nous préparer, là où nous sommes, aux évolutions climatiques probables (aménagement des littoraux, prévention de la désertification, gestion des eaux de pluie...). Mais ce sera chaque fois un objectif local, qui pourra être porté par les personnes concernées et mis en œuvre.

Nous adapter aux changements en cours signifie préserver nos écosystèmes de vie. Où l’on retrouve les questions de la pollution et de la diversité biologique, qui ont été largement éclipsées par la lutte contre le réchauffement climatique, alors que ce sont des objectifs environnementaux majeurs pour lesquels des plans d’actions efficaces sont possibles.

Ceci explique probablement pourquoi l’encyclique du pape François sur la sauvegarde de la maison commune, Laudato Si (http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html), ne mentionne qu’à peine l’enjeu climatique pour se concentrer sur ce qui entre dans le périmètre de l’action humaine : la vie, l’eau, les polluants et les déchets, la justice sociale, la paix... Bonus : la sobriété qu’il prêche contribuera à limiter la contribution humaine au dérèglement climatique. C’est bien par là qu’il faut prendre la question environnementale.

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78 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 11 février 16:32

    Quelle est l’espérance de vie des Amish ?


    • @François Pignon
      Précision : ce n’est pas le mode de vie amish qui pose problème en soi. C’est de le rendre obligatoire à tous, alors qu’il résulte d’un libre choix chez les Amish.


    • François Pignon François Pignon 11 février 19:35

      @Guillaume de Lacoste Lareymondie

      ... et que le mode de vie qui m’est imposé par la grande distribution, le marketing et le capitalisme en général, je e l’ai pas choisi...


    • Julien S 11 février 22:47

      @François Pignon
      .
      ...et que le mode de vie qui m’est imposé par la grande distribution, le marketing et le capitalisme en général, je ne l’ai pas choisi.
      .
      Fais-toi amish, bouffon ! 


    • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 18:34

      La prémisse est délirante : croire la propagande RCA.

       

      Rappel, comment s’est déroulé le plébiscite de 1851 :

      Au régiment, le colonel pose son képi sur les bulletins « Non », et avertit que si un bidasse ose toucher son képi, il prendra huit jours de trou.
      A la campagne : « M’sieu l’maire ? Qu’est-ce que c’est qu’un bibiscite ?
      - Ah mes enfants, c’est un mot latin, qui veut dire « OUI
       ».  ».

      C’est comme ça qu’on fait voter les ignorants et les influençables.

       

       

      Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes, et fraude à
      l’évolution climatique :
      http://deonto-ethics.org/impostures/index.php?board=30.0


      • @JC_Lavau
        Ce que j’ai écrit est neutre au regard de la véracité ou non de l’hypothèse du réchauffement climatique. Car en effet, il y a bien une question de mesure (une température est une température en un point donné), ce que je dis.


      • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 19:03

        @Guillaume de Lacoste Lareymondie. En management, ça quand même de l’importance de détecter à temps qu’on est devant une escroquerie.


      • @JC_Lavau
        Cela reste une hypothèse. Dire que cela relève d’une escroquerie, c’est affirmer que l’hypothèse a été levée. Il me semble que tel n’est pas le cas. :)


      • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 19:21

        @Guillaume de Lacoste Lareymondie. Tu confonds avec la presse aux ordres.
        Dans la presse aux ordres, quiconque commence à se douter de quelque chose est mis à la porte.

        Prosciutto est tombé en admiration devant deux gangsters, qui lui démontrent comment ouvrir un coffre-fort en deux coups de pied. Mais son frère de pizza, Spaghetti, moins niais, commence à s’interroger :
         Zé commence à me poser des questions sour ces deux individous.
         (entre eux) Il va falloir s’occuper de Spaghetti : il commence à se poser des questions.

        Exemple de deux de leurs fraudes, démontées ici :

        Fraude : nulle trace de corpus expérimental soutenant « acidification des océans »

         

        La fraude à « 70 % des arbres menacés par le changement climatique »

         
        etc.


      • baldis30 12 février 09:29

        @Guillaume de Lacoste Lareymondie

        la véracité scientifique du RCA ... et alors les Pielke sont des cons, Lindzen est un con, Landsea, Gray et un tas d’autres sont des cons ... ; 
        Mais des psychosociologues ont voté que OUI c’est le RCA ... VEAUTE  ! et n’ont pas démissionné du GIEC ...
        MERCI ... je me mets en chemin avec les cons ...
         D’abord parce que j’adore les psychosociologues comme les cannibales adorent les missionnaires ... et que sur le terrain j’attends leur présence, en bottes ou en chaussures de montagne ...
        Et j’approuve les cons de scientifiques qui viennent de publier dans la revue scientifique des cons ( NATURE) la relation entre désertification intertropicale et premier cycle de Milankovitch ... (encore un con mais il est mort sans le savoir !) !


      • pipiou 11 février 19:29

        Quand on melange gestion , philosophie et religion ça donne pas forcément des choses crédibles.

        Si c’est le Pape qui nous explique comment gérer la planète on est mal barrés. Sur le sujet de la surpopulation par exemple il est carrément à l’ouest


        • Doume65 12 février 21:06

          @pipiou
          T’inquiete pas, grâce à JC_Lavau et ses potes (Trump, par exemple), la surpopulation n’aura pas lieu.


        • tiers_inclus 11 février 20:19

          Dit autrement, ce programme nécessiterait la mise en place d’une dictature mondiale totalitaire, qui imposerait un mode de vie de style amish.

          A l’examen du dit programme, il apparaît que la majorité de la population mondiale n’aurait pas à souffrir de son application, en dehors de la minorité gabegique au mode de vie vacuitaire.

          Il aurait été plus juste de formuler que ce programme nécessiterait la mise en place de contraintes réduisant les positions avantageuses géopolitiques de cette minorité. Ce que Trump a bien compris. 

          De fait, les principaux facteurs du changement climatique sont l’ellipse de la terre et l’activité sismique. L’impact humain relève seulement de l’amplification d’une trajectoire tracée par la structure de la planète et du système solaire. Faut-il vraiment chercher à le réduire ?

          Une telle affirmation mérite des sources. Quid des pondérations de ces facteurs, et de leurs impacts respectifs en terme de vitesse de variation ? Vitesse de variation qui conditionne la résilience que vous mentionnez plus loin et qui est le point clé.

          Enfin si je vous rejoins sur la pertinence du Laudato si’, je ne souscris pas à votre cheminement. L’enjeu c’est l’adaptation et la souffrance..Les objectifs sont multiples, certes, mais l’objectif climatologique en fait partie et figure en première position du Laudato.

          Cet objectif adhère aux critères smart, comme pourrait l’être un objectif de comité de direction portant sur l’accroissement du résultat, et qui se démultiplierait en de nombreux sous-objectifs aux différents niveaux hiérarchiques. Mais les acteurs ne sont pas dans une situation hiérarchique, ce qui rend la métaphore vaine.

          On notera que « les restrictions drastiques » que vous mentionnez représentent ces sous-objectifs, mais ils ne font pas nécessairement consensus


          • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 20:29

            @tiers_inclus. Mais c’est épouvantable ! Le climat change comme il a toujours changé, des centaines de milliers de fois !
            Nous allons tous mourir !
            Un jour.


          • tiers_inclus 11 février 21:14

            @JC_Lavau

            Tout change, la survie individuelle, ou la survie de l’espèce en soit ne sont pas des finalités impératives, ni possibles. Mais l’évitement de la souffrance a du sens pour les êtres sensibles. Enfin certains .


          • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 22:41

            @tiers_inclus. Inévitablement l’annulation et la renverse du champ magnétique terrestre vont arriver.
            Tu as des plans pour  manager cela ?

            Inévitablement le Yellostone va péter et envoyer un à trois mètres de cendres sur les états voisins, jusqu’à Montréal.
            Tu as des plans pour  manager cela ?


          • @tiers_inclus
            Merci pour ce commentaire qui apporte au débat. Oui, pour beaucoup, cela changerait peu, en effet. Mais faut-il niveler les niveaux de vie par le bas ?
            Sur les causes structurelles du changement climatique, c’est ce que j’ai retenu de nombreuses lectures. Je ne saurai plus les citer précisément. Mais avez-vous un doute sur le fond de cette affirmation ?


          • baldis30 12 février 09:33

            @JC_Lavau
            bonjour,
            pour l’instant et vu l’article et certaines réactions c’est à mourir de tristesse ! 


          • tiers_inclus 12 février 10:51

            @JC_Lavau

            Inévitablement tu vas mourir, comme moi. Tu as des plans pour manager cela ?
            Et pourtant tu contrôles avant de traverser la rue, non ? 

            Doit-on s’inquiéter ? Lorsque il y a un problème et qu’il existe une solution à portée, pourquoi s’inquiéter ? S’il n’y a pas de solution alors pourquoi s’inquiéter ? 

            Tel est le sort des êtres sensibles.


          • tiers_inclus 12 février 11:49

            @Guillaume de Lacoste Lareymondie

            Merci aussi pour votre article qui ,entre autre, a le mérite de nous extraire du débat rabâché du complot climatique et adresse les enjeux du principe de précaution.

            Relever le niveau de vie (au sens où on le valorise en Occident) de toute la planète est impossible et même dystopique à mon sens. Niveau de vie irresponsable qui confine l’homme au stade esthétique pour faire référence à Kierkegaard. Entre le style Amish et celui que nous avons érigé en norme, il y a de la place, sans que le syle Amish ne soit un épouvantail en soi, mais il ne prépare pas forcément l’humanité aux périls et défis à relever. Une voie intermédiaire semble indispensable. Le retour de flamme que la planète nous promet est une occasion à saisir pour une revalorisation de notre savoir-être. Bref nous n’avons rien à perdre à prendre au sérieux le facteur humain dans le réchauffement climatique.

            Quant aux causes protéiformes du changement climatique, celles qui nous intéressent en premier lieu ce sont celles qui portent sur une échéance imminente et dont les variations sont rapides, et sur lesquelles nous pouvons agir.L’impact du facteur humain en termes de taux de variation est fortement corrélé. Ce taux de variation impacte la capacité des organismes vivants à s’y adapter, voire à évoluer sans disruption, mais aussi la panoplie des contre mesures disponibles pour l’humanité. Que nous sert-il de fantasmer sur des processus longs comme les variations orbitales, les précessions, et bien d’autres. Ils sont suffisamment lents pour autoriser une évolution. Preuve nous sommes là pour en parler. Quant aux catastrophes sur lesquelles nous n’avons pas de moyen d’action, il nous faut les assumer. Mais notre responsabilité est de répondre à ce que nous pouvons maîtriser.


          • JC_Lavau JC_Lavau 12 février 12:42

            @Guillaume etc. Ha ? Grâce à la puissance de la propagande du gang, tu disposes d’un bouton de réglage du cllmat ?
            Il reste encore à en faire la preuve.


          • baldis30 12 février 17:20

            @tiers_inclus
            bonsoir,
             « la survie de l’espèce en soit ne sont pas des finalités impératives, ni possibles. »
             Le professeur Vazlin a trouvé un élève en voie de grands progrès !


          • Matlemat Matlemat 11 février 23:03

             Le climat a énormément varié dans le passé de la terre, pas aussi brutalement bien sûr, les espèces s’adaptent ou meurent, c’est le principe même de la vie.

             Les énergies fossiles vont s’épuiser de toute manière, uranium compris, et l’humanité s’adaptera naturellement. 


            • Julien S 12 février 00:07

              @Matlemat
              .
              Mais non, l’uranium ne s’épuisera pas. 
              Vous avez encore écouté les menteries de l’écologisme. 
              C’est l’uranium 235, qui s’épuisera. Pas le 238 avant des millénaires, pas le thorium. 
              Et l’uranium marin inépuisable à notre échelle est assez prometteur. 
              Rassuré ? 


            • Matlemat Matlemat 12 février 10:30

              @Julien S
               C’est bien l’uranium 235 dont on se sert jusqu’à présent, pas le 238 , pas le thorium, et l’uranium marin ne sera jamais plus rentable que du renouvelable.

               Faites nous grâce de votre baratin habituel comme quoi la surgénération a échouée à cause des écologistes...

               

               


            • Matlemat Matlemat 12 février 10:47

              @Julien S
               Et si le thorium est moins dangereux et produit des déchets à durée de vie beaucoup moins longue alors raison de plus pour arrêter immédiatement notre filière actuelle et reconnaître que ça a été une erreur, hélas lourde de conséquence pour les prochaines générations.

               Vu les nouveaux projets d’EDF, qui attend le démarrage de l’EPR pour en construire de nouveaux, on en est loin.


            • Julien S 12 février 10:50

              @Matlemat
              .
              J’attire l’attention sur l’emploi du terme énergie fossile pour désigner l’uranium. 
              .
              Un fossile est un être vivant pétrifié, résultat d’un processus particulier. La définition s’applique au charbon, et, moyennant un peu de souplesse,au pétrole et au gaz naturel. 
              .
              Si l’uranium est fossile, cela veut dire que les minéraux sont des fossiles, que la planète faite d’une accumulation de minéraux est elle-même fossile, que tout est fossiles. 
              .
              Ainsi le mot de fossile n’a-t-il plus aucune signification. Ce gâchis sémantique n’est autre qu’une manipulation écologiste.
              .
              Les combustibles carbonés fossiles ont mauvaise presse parce qu’ils émettent de l’acide carbonique. Aussi est-il tentant pour l’écologisme de qualifier fossile l’uranium pour profiter à son détriment de la mauvaise réputation des combustibles fossiles. On se moque du public comme on peut. 


            • baldis30 12 février 10:55

              @Matlemat

              eh bien vous n’avez rien compris car si le U238 n’est pas fissile il est fertile ... et par là parfaitement utilisable ... c’est la ressource des filières rapides .. ( mais pas seulement celles-là)
               Quant à l’uranium d’origine marine ce n’est pas parce que vous décrétez sans aucune preuve qu’il n’est pas rentable qu’il ne l’est pas ... quelque soit son prix ( qui pour l’instant est un peu plus cher que celui extrait des minerais à terre il n’a pas grand-chose à voir avec le coût final du kWh produit .... l’une des qualités du nucléaire c’est sa très faible sensibilité du coût du kWh au prix de la matière première parce que celle-ci compte très, très peu ... que cela vous plaise ou non ...


            • Julien S 12 février 13:17

              @Matlemat
              .
              Faites-nous grâce de votre baratin habituel comme quoi la surgénération a échoué à cause des écologistes. 
              .
              Nous faîtes-vous grâce des affirmations contraires ? 
              Il est ridicule de parler d’échec pour un unique prototype. L’échec est politique, Jospin ayant sacrifié le surgénérateur à l’alliance écologiste. Il était du point de vue écolo plus urgent de tordre le cou à la surgénération qu’au nucléaire ordinaire, puisque la surgénération multiplie par cent le potentiel de l’uranium naturel. Le peuple ne doit surtout pas le comprendre  et vous montrez l’exemple. 


            • Matlemat Matlemat 12 février 13:39

              @Julien S
              « J’attire l’attention sur l’emploi du terme énergie fossile pour désigner l’uranium. »

              Oui encore focalisé sur un détail en évitant de répondre sur l’essentiel comme à votre habitude.


            • Matlemat Matlemat 12 février 13:45

              @baldis3
              « eh bien vous n’avez rien compris » 

              Si c’était si facile alors pourquoi on ne le fait pas ?

              « Quant à l’uranium d’origine marine »

              Déja que le nucléaire avec l’uranium des mines à ciel ouvert n’est plus compétitif avec le renouvelable , évidemment que c’est pire avec l’uranium marin.

              Il y a énormément de cout caché, interventions militaires, protections policières, cout des accidents non couverts par les assurances, surveillance des déchets sur des milliers d’années, etc...

              Mais c’est moi qui ne comprends rien bien sûr... 


            • Julien S 12 février 13:51

              Estimons le potentiel électrique de l’uranium naturel :
              1 kg U naturel = 7,2 grammes d’U 235.
              1 g U 235 = 24 000 kWh thermiques
              Donc : 1 kg d’U naturel au rendement thermique d’un tiers donne :
              7,2 x 24 000 x 0,33 = 57 500 kWh électriques. 
              .
              En fait il y a deux facteurs correctifs : 
              Au débit, tout l’U 235 n’est pas consommé.
              Au crédit, le plutonium synthétisé durant la fission est en partie fissionné lui aussi. 
              Nous faisions une première estimation.
              .
              Prix du kg d’U naturel : très fluctuant, dans les 50 euros selon une source de fin 2018. 
              Soit pour la matière première un coût au kWh de : 50 / 57 500 = 0,1 centime.
              Et ceci sans faire de surgénération. 
              .
              Il y a donc de la marge même avec de l’uranium plus cher. 


            • Julien S 12 février 13:53

              @Matlemat
              .
              On a encore focalisé sur un détail en évitant de répondre sur l’essentiel comme à votre habitude.
              .
              Petit farceur...
              Ce détail était donné en prime, après réponse au reste. 


            • Julien S 12 février 13:55

              @Matlemat
              .
              Oui, vous avez raison, il y a aussi dans les coûts cachés du nucléaire le prix du déploiement policier face aux citoyens à Bure. 


            • Matlemat Matlemat 12 février 13:59

              @Julien S
              Il y a un différence entre la théorie et la pratique, vous êtes fort dans l’un mais nul dans l’autre.


            • Cadoudal Cadoudal 12 février 14:01

              @Matlemat
              Encore une fois, je ne veux pas essayer de changer l’attitude de qui que ce soit à l’égard de l’énergie nucléaire, surtout parce que cela n’a pas d’importance. Rassurez-vous, le problème n’est plus entre vos mains. Mais cela peut vous aider d’être informés. Comme c’est le cas pour la plupart des technologies, une fois qu’elles auront été créées et qu’elles se seront révélées utiles et efficaces, elles seront utilisées. Ceux qui les utiliseront gagneront et pourront jouer à nouveau, ceux qui ne les utiliseront pas perdront et abandonneront le jeu, et le monde ira de l’avant.

              http://www.dedefensa.org/article/lavenir-de-lenergie-est-prometteur-i-ii


            • Julien S 12 février 14:05

              @Matlemat
              .
              Déjà que le nucléaire des mines à ciel ouvert n’est plus compétitif avec le renouvelable
              .
              Rhôôô, le farceur qui ne cesse de répéter les bobards de l’écologie... tss, tss !
              Il prend le prix du kWh éolien au pied du moulin à vent, en oubliant le facteur multiplicatif du stockage, quand on en a ! Et plus souvent on n’en a pas, alors vous avez oublié les centrales classiques qui doivent boucher les 75% qui manquent au facteur de charge des ventilateurs ! 
              Bref, votre phrase prise à l’état brut est une gros gros pas vrai ! 


            • Julien S 12 février 14:08

              @Matlemat
              .
              Il y a une différence entre la théorie et la pratique, vous êtes fort dans l’un mais nul dans l’autre.
              .
              Je reconnais n’avoir bâti aucune centrale nucléaire. 
              J’avoue aussi ma nullité empathique envers l’anti-science. 


            • Julien S 12 février 14:13

              @Matlemat
              .
              évidemment que c’est pire avec l’uranium marin (la compétitivité du nucléaire face aux EnR)
              .
              C’est pourtant vrai que la manipulation des éléments théoriques n’est pas votre fort. 
              On vous montre que le coût de l’uranium terrestre n’est pas le centième du prix de vente du kWh nucléaire.
              Alors même si l’uranium marin est dix fois plus cher, ça ne fait toujours pas un surcoût bien colossal. 


            • baldis30 12 février 17:30

              @Julien S

               et le coût du réactif qu’il faut produire à grands frais ...dans des alternateurs bipolaires ... Et tout le réactif demandé aux centrales françaises pour les besoins de l’industrie allemande dont la tenue en fréquence de leur réseau comme on l’a vu il y a quelques jours ...
              Il me font marrer doucement tous ces prétendus experts qui ne savent même pas ce qu’est un réseau en alternatif ni à quoi sert la tenue en fréquence, ... et bien d’autres choses pourtant tout à fait classiques en électrotechnique ( ça s’apprend l’électrotechnique ...)
               Que l’on cesse d’exporter, sans préavis, notre électricité pendant huit jours vers l’Allemagne et la Suisse ( dont Genève) ... après on discutera .... de tout ... et de rien ( rien ce sera facile de leur côté car ils n’ont rien .... ) ...
              mais bien sûr ... les prétendus experts verts savent tout ... et surtout les politiciens sont nuls !

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