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Nous serons 8,6 milliards de Terriens en 2030

Selon la Commission de la population et du développement de l'ONU, le monde comptera en 2030, date butoir du Programme de développement durable, 8,6 milliards de personnes.

Le temps de réaliser avec succès ou pas les 17 objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030, le monde se sera alourdi d’un milliard de personnes. C’est ce qu’a appris aujourd’hui la Commission de la population et du développement d’un rapport* du Secrétaire général sur les tendances démographiques mondiales. La Commission a aussi entendu plusieurs agences de l’ONU et des ONG deviser sur le thème de la session « Villes durables, mobilité humaine et migrations internationales ». 

Le nombre des « mégalopoles » ou villes de plus de 10 millions d’habitants, qui est aujourd’hui de 33, devrait passer à 41 en 2030, toutes les nouvelles mégalopoles étant projetées dans les régions les moins développées. Pôles d’attraction, ces mégapoles se partagent les migrants internationaux ou personnes vivant dans un pays autre que leur pays de naissance dont le nombre a continué de croître ces dernières années, pour atteindre le record mondial de 258 millions en 2017. Migrants internes et internationaux se chiffrent aujourd’hui à un milliard.

« Villes durables, mobilité humaine et migrations internationales », le thème de la Commission s’explique. En Jamaïque, par exemple, sur une population totale estimée à 2,7 millions de personnes, une moyenne de 20 000 part chaque année depuis les années 50, ce qui fait qu’environ 50% des Jamaïcains vivent à l’étranger. L’Azerbaïdjan connaît en ce moment une immigration intense qui s’explique par la stabilité sociale, politique et macroéconomique, l’afflux de capitaux étrangers, la rapidité du développement économique et la réalisation de projets de grande envergure dans le domaine de l’extraction et du transport du pétrole et du gaz. Au total, la région Asie-Pacifique abrite 63 millions de migrants. Une migration, a alerté l’ONG « ARROW », qui a souvent le visage d’une jeune femme, occupant un emploi peu qualifié, vulnérable à la discrimination, à la violence et à l’exploitation, sans protection sociale ni accès à la santé sexuelle et reproductive, alors même que les droits à cette santé sont essentiels à la durabilité des villes, a prévenu « Family Planning New Zealand ». 

L’ONG a donné l’exemple de Kiribati où 27% des femmes mariées en âge de procréer ne veulent pas d’enfants sans pour autant utiliser un moyen contraceptif. Beaucoup d’entre elles vivent dans une capitale déjà surpeuplée qui continue d’attirer la majorité des migrants internes, présentant en conséquence, tous les problèmes écologiques, sanitaires et économiques que l’on peut craindre. La population de Tawara-Sud pourrait ainsi augmenter de 70% d’ici à 2050, ce qui est intenable, compte tenu des changements climatiques. 

Améliorer les recensements et les sondages des ménages est « crucial » pour élaborer des politiques factuelles sur des villes durables, la mobilité humaine et les migrations internationales, a estimé l’Allemagne qui s’est félicitée avec d’autres du travail remarquable de la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU. La collecte de données n’est pas une fin en soi mais des données exactes, en temps voulu et exhaustives sont utiles pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a insisté l’Allemagne. 

Pour bien comprendre les phénomènes démographiques et leur impact, il faut des « données harmonisées et comparables entre pays », a souligné la Norvège qui a appuyé l’ajout de la variable « motifs » dans le « Manuel des Nations Unies sur l’évaluation des migrations internationales dans le cadre des recensements du cycle 2020 ». Les « motifs », a-t-elle insisté, sont une question clef qui doit être incorporée dans un questionnaire de recensement pour identifier le nombre des réfugiés et les populations qui s’y apparentent.

La Commission, qui a débuté ses travaux lundi dernier, tiendra demain vendredi 13 avril après-midi, à partir de 15 heures, la dernière séance de sa session 2018. 

EXÉCUTION DU PROGRAMME ET FUTUR PROGRAMME DE TRAVAIL DU SECRÉTARIAT DANS LE DOMAINE DE LA POPULATION

Pour l’examen de cette question, la Commission était saisie du Rapport du Secrétaire général (E/CN.9/2018/6) qui dresse le bilan des activités menées en 2017, dans le domaine de la population, par la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales. Il porte notamment sur : les travaux d’analyse des tendances mondiales de la fécondité, de la mortalité et des migrations ; l’élaboration des estimations et projections démographiques à l’échelle mondiale ; le suivi des politiques démographiques ; l’étude des corrélations entre la population et le développement durable ; la diffusion de données démographiques ; la coopération technique et les activités de renforcement des capacités en faveur des États Membres ; l’appui aux mécanismes intergouvernementaux par l’établissement de rapports du Secrétaire général et d’autres documents à l’intention des organes délibérants, l’organisation de réunions de groupes d’experts et le suivi des objectifs de développement arrêtés au niveau international.

L’objectif du programme de travail sur la population est d’améliorer l’aptitude de la communauté internationale à faire face efficacement aux enjeux de population actuels et futurs et à prendre en compte la dimension démographique dans les programmes de développement aux niveaux national et international. La Commission de la population et du développement, en tant qu’organe directeur de la Division de la population, formule des lignes directrices sur le programme de travail lors de sa session annuelle.

Déclarations

M. JUAN CARLOS ALFONSO FRAGA (Cuba) a souligné que le suivi des accords internationaux, notamment les cibles et objectifs du développement durable, est d’une importance toute particulière. Il a reconnu que les projections démographiques élaborées par la Division de la population sont importantes, mais a toutefois souligné que l’évaluation des objectifs de développement durable doit d’abord se fonder sur les statistiques nationales, notamment en ce qui concerne les données ventilées par sexe.

Mme REIKO HAYASHI (Japon) a voulu en savoir plus sur la réforme envisagée de la Division de la population.

Des données fiables, harmonisées et comparables entre pays, a souligné Mme SILJE VATNE PETTERSEN (Norvège), sont essentielles pour mieux comprendre les phénomènes et tendances démographiques. C’est la base même des politiques et analyses fondées sur les faits, tant au niveau national qu’au niveau international. La représentante a tout de même reconnu que parvenir à des données comparables est extrêmement difficile et a, à cet égard, salué le travail de la Division de la population. Elle s’est d’ailleurs félicitée de l’accent placé sur des données comparables de haute qualité dans les négociations sur les pactes mondiaux pour les migrations sûres, ordonnées et régulières et pour les réfugiés. Elle a dit espérer des recommandations de la part du Groupe d’expert de la Commission des statistiques sur les données relatives aux réfugiés et aux déplacés. Elle a aussi appuyé l’ajout de la variable « motifs » dans le Manuel des Nations Unies sur l’évaluation des migrations internationales dans le cadre des recensements du cycle 2020. Les « motifs », a-t-elle insisté, sont une question clef qui doit être incorporée dans un questionnaire de recensement pour identifier le nombre des réfugiés et les populations qui s’y apparentent. La Norvège s’engage à aider les pays du Sud à mettre en œuvre les recommandations du Groupe d’experts dont il fait partie, a conclu la représentante.

Mme MENGJUN TANG (Chine) a salué le travail de la Division de la population dont les produits aident les pays à élaborer leurs politiques sur la population et à faire des projections démographiques et des analyses. La représentant s’est particulièrement félicitée de l’aide que la Division a offerte à son pays et a souhaité qu’elle continue son travail en recourant plus systématiquement aux nouvelles technologies.

Mme MARTINA HEMMERSBACH (Allemagne) s’est félicitée des initiatives du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et de la Division de la population pour resserrer leurs liens avec le milieu universitaire, améliorant ainsi l’accessibilité, l’utilisation et la visibilité des données. Le rôle de la Division, qui est de produire des données mais aussi de les analyser et de les interpréter, en fait un partenaire indispensable de la communauté internationale dont l’expertise est très recherchée. La collecte de données n’est pas une fin en soi mais des données exactes, en temps voulu et exhaustives sont utiles pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a insisté la représentante. Améliorer les recensements et les sondages des ménages est crucial pour élaborer des politiques factuelles sur des villes durables, la mobilité humaine et les migrations internationales. L’Allemagne vient de booster les progrès méthodologiques de la recherche sur la population et élargit les infrastructures de recherche nécessaires à l’analyse des liens entre migrations internes et internationales, mobilité humaine et urbanisation, dans le contexte national. L’Allemagne travaillera avec la Division de la population, le FNUAP, les États Membres et les partenaires intéressés pour promouvoir et faire avancer la collecte et l’utilisation des données démographiques et parvenir ainsi à des décisions politiques basées sur des faits. 

Mme SHORT (États-Unis) s’est attardée sur quelques produits de la Division de la population pour s’en féliciter. Le travail de la Division, a-t-elle insisté, aide la communauté internationale à faire la lumière sur les interconnexions, les défis et les progrès réalisés pour intégrer les questions liées à la population, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des politiques et programmes de développement durable. L’expansion du site Web de la Division ouvre à l’opinion publique l’accès aux informations sur la population, s’est encore félicitée la représentante. Elle a remercié la Division pour son rôle de leadership dans la coopération technique, y compris l’organisation et la conduite de réunions d’experts et d’ateliers en collaboration avec de nombreuses organisations dans le monde. Le Bureau du recensement des États-Unis a d’ailleurs été heureux de participer avec la Division au Groupe de travail sur l’étude de la mortalité maternelle. La représentant a remercié la Division pour avoir mis sur son site Web le Manuel révisé de l’étude sur la mortalité liée à la grossesse que le Bureau américain du recensement a produite avec le Groupe de travail. 

En réponse à la question du Japon M. JOHN WILMOTH, Directeur de la Division de la population, a expliqué que le Secrétaire général envisage une réforme du Département des affaires économiques et sociales (DAES) pour le rendre plus efficace. C’est dans ce contexte, que la restructuration de la Division de la population est en cours. Je suis « obsédé », a avoué le Directeur, par l’efficacité et la faculté de la Division de travailler avec moins de ressources. Les doublons vont donc être supprimés et les méthodes de travail réexaminées.

Le délégué du Mexique a formulé l’espoir que cette réforme permettra aussi de rendre plus efficaces les travaux de la Commission.

Mesures pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement aux niveaux mondial, régional et national

Débat général sur le thème « Villes durables, mobilité humaine et migrations internationales »

Mme TONI SHAE FRECKLETON (Jamaïque) a dit que son pays est principalement un pays d’émigration. Sur une population totale estimée à 2,7 millions de personnes, les données montrent qu’une moyenne de 20 000 Jamaïcains partent chaque année depuis les années 50, ce qui fait qu’environ 50% des Jamaïcains vit à l’étranger. Pour ceux qui sont dans le pays, 54% d’entre eux vit dans les zones urbaines, une tendance qui devrait s’accroître rapidement. Pour faire face à ces dynamiques et encourager le développement durable des villes, la Jamaïque a adopté la loi sur la gouvernance locale, amélioré la participation des citoyens à la prise de décisions par la mise en œuvre de cadres locaux de planification du développement durable, élaboré un plan national d’aménagement territorial et réexaminé la stratégie nationale de relocalisation. Une initiative sur des villes durables et émergentes (ESCI) a été lancée en 2015. La Jamaïque s’efforce aussi d’améliorer la collecte des données. Quant aux migrations internationales, l’idée est de bien les mesurer, les surveiller et les intégrer pour qu’elles servent les objectifs de développement national fixés dans la « Vision 2030 Jamaica ». La représentante a reconnu que c’est le manque de données fiables et ventilées de l’urbanisation et les migrations internes et internationales qui limitent la capacité du pays à planifier efficacement au niveau local. 

M. HABIB MIKAYILLI (Azerbaïdjan) a dit que son pays comptait actuellement 10 millions d’habitants dont 53% vit dans les villes. Le Gouvernement n’épargne aucun effort pour améliorer les infrastructures urbaines et l’accès de la population aux services sociaux de base. En 2016, une Agence de construction des logements a été créée au profit des familles à faible revenu. L’Azerbaïdjan connaît en ce moment une immigration intense qui s’explique par la stabilité sociale, politique et macroéconomique, l’afflux de capitaux étrangers, la rapidité du développement économique et la réalisation de projets internationaux et régionaux de grande envergure dans le domaine de l’extraction et du transport du pétrole et du gaz. Le Gouvernement a mis en place le cadre nécessaire à l’application des instruments internationaux relatifs aux droits et libertés des travailleurs migrants. La création d’un « guichet unique » a permis d’assouplir et de rendre plus performante et plus efficace, la gestion des flux migratoires. 

M. NAGESH KUMA, Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique – CESAP, a indiqué que la région est confrontée au vieillissement de sa population qui a pris un rythme particulièrement rapide. La CESAP aide les pays à relever ce défi mais aussi celui des jeunes qui pâtissent des fractures énormes entre zones rurales et urbaines et entre classes sociales. La région abrite par ailleurs 63 millions de migrants. La CESAP se prépare déjà à aider les États à mettre en œuvre le futur pacte mondial sur des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Mme ELLIOTT, Programme alimentaire mondial – PAM, a indiqué que la politique du PAM sur l’insécurité alimentaire dans les zones urbaines, adoptée en 2002, est en train d’être révisée, ajoutant que l’agence fait face à un niveau sans précédent de besoins humanitaires dans les villes, par exemple, après les séismes qui ont frappé Haïti et le Népal, ou dans le contexte des conflits en Iraq, au Yémen et en République arabe syrienne. Mme Elliott a estimé que pour contenir les mouvements migratoires des zones rurales aux zones urbaines, il faut aider les communautés rurales à s’adapter aux changements biophysiques et à renforcer leur productivité. S’agissant des migrations internationales, il a appelé à une collaboration étroite entre les États pour assurer des migrations sûres et ordonnées. Il s’agit, a-t-elle précisé, d’offrir aux migrants vulnérables une aide alimentaire, sans oublier les besoins nutritionnels spécifiques des enfants en bas âge, des jeunes et des femmes enceintes ou qui allaitent.

Mme CARLA MUCAVI, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a déclaré que l’exode rural et les migrations internes et internationales influencent non seulement la répartition de la population mondiale mais aussi celle des moyens de subsistance. Ils déterminent les choix de développement. Celui des zones rurales affectées par l’exode dépend en effet d’une bonne répartition des ressources entre elles et les zones urbaines. La stratégie la plus efficace est d’investir dans les petites villes des zones rurales pour garantir une base élargie de développement économique. Il faut investir dans les gens, les économies locales et exploiter au mieux l’interconnexion entre zones rurales et zones urbaines. 

Mme MARINE DAVTYAN, ONUSIDA, a souligné que toute personne en mouvement doit pouvoir exercer son droit à la santé, ce qui inclut, a-t-elle ajouté, des efforts pour réduire la vulnérabilité des migrants au VIH/sida et assurer leur accès aux traitements. Elle a également souligné que toute personne, y compris celles qui vivent avec le VIH/sida, doit pouvoir jouir de sa liberté de mouvement. Elle a dénoncé les plus de 35 pays qui imposent une forme ou l’autre de restrictions à l’entrée où la résidence des personnes vivant avec le VIH/sida. Elle a dénoncé les dépistages dans les procédures de demande de visa, les passeports rejetés en cas de résultat positif, et les expulsions de toute personne vivant avec le VIH/sida. Traitées, ces personnes peuvent, comme toutes les autres, être des éléments productifs de la société.

Mme SAI JYOTHIRMAI RACHERLA, du Centre de recherche et de ressources pour les femmes d’Asie-Pacifique – (ARROW), intervenant également au nom de 114 organisations de la région, a indiqué que « la migration du travail » a le visage d’une jeune femme, dans un emploi peu qualifié, vulnérable à la discrimination, à la violence et à l’exploitation, sans protection sociale ni accès à la santé sexuelle et reproductive. L’égalité entre les sexes, la santé sexuelle et reproductive et le respect des droits des femmes et des filles seront essentiels pour avoir des villes durables, une bonne mobilité humaine et des migrations sûres. La représentante a assigné 11 tâches spécifiques aux États dont la ratification de la Convention internationale sur la protection de tous les migrants et des membres de leurs familles ; la confirmation de l’engagement en faveur du Programme d’action du Caire ; la promotion de la coopération bilatérale et de celle entre les pays d’origine et de destination pour veiller au bon traitement des travailleurs migrants ; l’élargissement de l’accès à la santé sexuelle et reproductive, y compris à l’avortement médicalisé ; l’abrogation des mesures punitives , comme le dépistage ou l’expulsion des migrantes vivant avec le VIH/sida ; l’amélioration des données sur les migrantes ; le renforcement de la lutte contre toutes les formes de violence, et de celle sur la traite des travailleuses migrantes.

En tant que citoyenne de l’Irlande, où l’avortement est toujours pénalisé, Mme ANNA KATE DEVEREUX, Rutgers, a, au nom du partenariat « Right Here, Right Now », indiqué que sur les 18 pays membres de son partenariat, seul le Népal n’impose aucune restriction à l’avortement médicalisé. L’avortement est certes légal au Kenya, dans certaines circonstances, mais pour une fille des bidonvilles de Nairobi, les services sont hors de portée. Aujourd’hui dans le monde, les avortements à risques provoquent chaque année des dizaines de milliers de morts. Parler d’avortement est indispensable puisque les jeunes migrantes et migrants, qui vivent dans des abris de fortune dans les villes, sont disproportionnellement concernés par la question et en réalité, par la violation constante de leurs droits sexuels et reproductifs. La représentante a donc exhorté les gouvernements à prévenir le recours à l’avortement, en garantissant une éducation sexuelle complète de qualité et en fournissant des contraceptifs modernes abordables ainsi que des services de santé facilement accessibles pour les jeunes. Elle les a aussi exhortés à assurer l’accès des femmes et des filles à un avortement sûr et légal, et ce à leur demande et quels que soient leur âge ou leur statut migratoire. « Moi qui grandis dans un pays qui ne respecte pas mes droits reproductifs, je vous implore d’écouter la voix des jeunes qui répètent ces mots : notre corps, notre choix », a conclu la jeune femme.

Après avoir souligné l’augmentation de la population urbaine, le représentant de l’«  International Federation for Family Development(IFFD) » a expliqué que son organisation, présente dans 66 pays, dirige le projet « Villes inclusives pour des familles durables ». L’idée est que l’urbanisme doit tenir compte de tous les types de familles et de groupes sociaux, promouvoir une planification urbaine et environnementale souple et faciliter l’accès au logement, y compris par la cohabitation, l’économie d’énergie et les arrangements intergénérationnels. Il s’agit aussi d’améliorer le lien entre les nouvelles technologies et l’intégration sociale et de combler le fossé numérique grâce à la formation des personnes âgées, entre autres. L’accent doit être mis sur la création de crèches à proximité des maisons ou des lieux de travail et sur des stratégies pour former les jeunes à devenir parents et à interagir avec les personnes âgées. L’organisation prône aussi la reconnaissance du travail non rémunéré, et ce qu’elle recherche au bout du compte, c’est un environnement accueillant dans les villes, fondé sur la solidarité, le soutien mutuel et l’interaction sociale, grâce à la promotion du volontariat, à une police de proximité, à des caméras, à l’éclairage public et pourquoi pas à la formation de la population aux premiers soins en cas de catastrophes naturelles ou d’attaques terroristes.

Mme MARTHA GEARY NICHOL de « Family Planning New Zealand » a expliqué que les droits à la santé sexuelle et reproductive sont essentiels à la durabilité des villes. Elle a donné l’exemple de Kiribati où 27% des femme mariées en âge de procréer ne veulent pas d’enfants mais n’utilisent aucune forme de contraception. Beaucoup d’entre elles vivent dans une capitale déjà surpeuplée qui continue d’attirer la majorité des migrants internes, présentant en conséquence, tous les problèmes écologiques, sanitaires et économiques que l’on peut craindre. La population de Tawara-Sud pourrait augmenter de 70% d’ici à 2050, ce qui est intenable, compte tenu des changements climatiques. Les gouvernements et les ONG, a conseillé la représentante, doivent se préparer à répondre aux besoins des migrants en matière de santé sexuelle et reproductive après les catastrophes naturelles. Le train de mesures sur les premiers services minimaux a très bien fonctionné l’année dernière après l’éruption volcanique et l’évacuation de presque toute la population de l’île d’Ambae à Vanuatu. 

Mme PATRICIA STALEY, Comité international catholique des infirmières et assistantes médico-sociales – (CICIAMS), a parlé des catastrophes, de la pauvreté et de la violence dans les villes. Elle a aussi parlé de la mobilité des personnes vulnérables, en citant les chiffres des flux d’émigration et d’immigration. Elle a terminé par une phrase du pape François : « Les migrants ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité. Ce sont des enfants, des femmes et des hommes qui quittent ou sont forcés de quitter ce qu’ils ont, pour l’une ou l’autre raison, et qui partagent le désir légitime de savoir et d’avoir, mais surtout, d’être plu ».

Avant de lire son discours, le représentant de Center for Family & Human Rights (C-FAM) a dénoncé ces délégations qui parlent aussi légèrement de l’avortement, en oubliant sans doute que « nous avons tous commencé notre vie sous la forme d’un embryon ». Le représentant a aussi dénoncé le fait que la famille ne reçoive pas l’attention qu’elle mérite de la part de la communauté internationale. On ne parle de famille et des droits de l’homme que quand il s’agit de planification familiale. La famille est même devenue un sujet de polémique, source d’acrimonies et de désaccords pendant les négociations internationales. Le représentant a vu là un problème parce que c’est bien cela qui empêche d’aider les familles qui, dans le monde entier, ont besoin de lois, de politiques et de programmes pour protéger et renforcer leur rôle de première ligne de défense contre les abus et l’exploitation. 

La Déclaration universelle des droits de l’homme, a rappelé le représentant, définit la famille comme l’unité naturelle et fondamentale de la société et affirme que la famille a droit à la protection de la société et de l’État. La Déclaration ajoute que les hommes et les femmes ont le même droit de se marier librement et de fonder une famille dans laquelle ils sont égaux en droits. D’autres textes consacrent la responsabilité première des parents de choisir eux-mêmes le type d’éducation qu’ils veulent donner à leurs enfants, de préserver le droit de l’enfant à l’identité culturelle et religieuse et surtout dans le contexte de la mobilité humaine, de réaliser le droit de l’enfant de savoir et d’être pris en charge par la mère et le père avec lesquels il doit être réuni le plus rapidement possible. 

Mme BRUNEEL, Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine, a souligné que le droit à la santé est un droit fondamental, et que les soins doivent être accessibles à tous, sans aucune discrimination liée au sexe, l’âge ou l’orientation sexuelle. Elle a exhorté les États à prendre des mesures spécifiques allant dans ce sens, et à accorder la priorité aux plus vulnérables.

Mme ALEXANDRA ROSE, World Youth Alliance, s’est présentée comme coalition mondiale de plus de 200 000 jeunes dans plus de 130 pays, dévoués à la promotion de la dignité humaine dans les politiques et la culture. Elle a par exemple dit que les politiques de la population doivent être centrées sur les gens et non sur des tendances démographiques ou des politiques sociales polémiques. Elle a mis en avant le « Human Dignity Curriculum » qui apprend aux enfants la dignité humaine. Elle a exhorté les gouvernements à se concentrer sur l’objectif 16 du Programme 2030 relatif aux sociétés pacifiques et inclusives, pour mettre fin aux migrations involontaires. À cet égard, elle a appelé à des lois qui protègent le regroupement familial des migrants. Plaidant aussi pour leur accès à la justice, elle a conclu : « quand les gens peuvent compter sur des institutions justes, ils sont mieux à même d’exploiter leurs talents d’innovation, de créativité et d’entreprenariat dans l’intérêt commun et de se sortir de la pauvreté ». 

Mme WERONIKA JANCZUK, FEMM Foundation, a dit que les femmes doivent recevoir une éducation sur la santé pour pouvoir faire des choix éclairés et planifier leur carrière et leur vie de famille. Les femmes qui comprennent leur santé, savent poser les bonnes questions au médecin et guider ce dernier vers les soins les plus appropriés. Elles peuvent surtout décider du nombre d’enfants qu’elles veulent avoir. Les recherches montrent que seulement 3% des femmes savent interpréter les signes comme l’ovulation. Très peu de femmes savent que l’équilibre hormonal est un facteur fondamental d’une bonne santé reproductive qui a un lien direct avec la procréation. Les chercheurs de la FEMM ont créé un programme de prise en charge médicale avec des protocoles et des traitements pour le déséquilibre hormonal. Quelque 500 médecins ont été formés à ces protocoles et, avec les traitements, les femmes ont non seulement des informations et une meilleure compréhension de leur corps mais aussi des options concrètes. 

M. SAJEDA AMIN, Union internationale pour l’étude scientifique de la population – (IUSSP) a indiqué que son organisation lance de nouvelles initiatives sur les « villes durables, la mobilité humaine et les migrations internationales ». Il a cité une équipe de travail sur les migrations internationales ainsi que des recherches pour renforcer la base des preuves de la place de la planification familiale dans les centres urbains en croissance rapide en Asie et en Afrique. Se félicitant de liens de son organisation avec le Conseil économique et social, il a indiqué que le Directeur de la Division de la population est membre de la Conférence internationale sur la population de l’IUSSP qui compte beaucoup sur les données et les publications de la Division. 


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82 réactions à cet article    



    • Claudec Claudec 19 juillet 10:41

      @hans-de-lunéville

      Il était prévu que nous soyons 9 milliards en 2050, mais une population de 8,6 en 2030 signifie que les chiffres à suivre sont à revoir à la hausse. Nous devrions donc assez largement dépasser ces 9 milliards en 2050 et 11,2 milliards au début du prochain siècle, si rien n’est fait pour enrayer la tendance. Mais nous avons d’autres préoccupations, comme par exemple : le foot, le compteur Linky, ou la révolution du naturisme urbain à Paname.

    • L'enfoiré L’enfoiré 19 juillet 17:30

      @Claudec

       En fait, ce n’est pas vraiment l’importance de la population mondiale qui est important, mais les lieux de concentration.
       Dans peu de temps, ce sera du 50-50. Autant de citadins que de campagnards.
       L’Afrique aura une augmentation fulgurante si pas exponentielle tandis que les pays occidentaux et orientaux progresseront de manière plus linéaire.
       Dans le même temps, on parle de décroissance.
       Cherchez l’erreur...
       

    • Claudec Claudec 19 juillet 19:20

      @L’enfoiré

      Concentration ou pas, nous sommes le double de ce que la planète peut supporter, c’est donc bien l’importance de la population humaine qui est en jeu, avant toute autre considération.
      Quant à la décroissance (comme le recyclage), elle n’est qu’un pis-aller ou une manière de reculer pour mieux sauter et ne peut que trouver rapidement ses limites ; ce qui ne doit pas décourager la frugalité

    • Raymond75 19 juillet 11:04
      L’accroissement de la population mondiale est maintenant dramatique, car les ressources de la Terre ne suffisent plus pour faire vivre correctement cette population. De plus la pollution est généralisée : les terres, les eaux (souterraines, de surface, océaniques), l’air, les campagnes, les villes ... Les espèces animales et végétales disparaissent, on parle d’extinction massive ! Et un peu partout, les humains continuent de s’entretuer et de détruire ...

      Dans les pays les plus pauvres, les enfants sont encore considérés comme une assurance vieillesse pour les parents. Il faudrait former chaque années des millions d’instituteurs pour donner un minimum d’instruction à ces enfants : impossible.

      Et toutes les religions, sans aucune exception, incitent à se reproduire comme des lapins, car c’est Dieu ou son équivalent qui le demandent ...

      La seule note d’espoir, c’est que la baisse de la fécondité est étroitement associée à l’augmentation du niveau de vie : lorsque les familles vivent correctement, avec des droits sociaux, le nombre d’enfants par femme tend vers deux.

      Un grand sentiment d’impuissance nous envahi ; conscients, mais impuissants.

      • Claudec Claudec 19 juillet 13:31

        @Raymond75

        Les Grecs anciens s’inquiétaient déjà de l’accroissement incontrôlé de la population humaine et de ses conséquences parfaitement prévisibles, et les lanceurs d’alertes n’ont pas manqué au cours des siècles depuis, mais contrairement à ce que vous dites, l’humanité, grands responsables politiques et religieux en tête, est loin d’avoir d’avoir conscience de la situation dans laquelle elle se trouve. Les fanfaronnades des uns et le silence des autres en sont la preuve. (De même qu’à leur échelle, certains des commentaires du présent article).
        Quant à notre impuissance, l’espèce en a vu d’autres et beaucoup de choses se font en et restent à faire pour trouver une parade qui, si elle ne rend pas l’espèce immortelle (quoique ??), lui permettra de faire durer le “plaisir” encore quelques temps, sur Terre et/ou ailleurs.

      • jacques 19 juillet 17:07

        @Raymond75
        Ne vous affolez pas, les 9/10 de la planète sont inhabités, ya de la marge, mais évidement les meilleures places sont déja prises, certain devront se contenter de la Sibérie


      • Jason Jason 19 juillet 11:25

        Est-ce que vous vous rendez compte des problèmes de nourriture, d’eau, de déchets, de déplacements migratoires, de guerres, etc. que ça va créer ?


        Plus il y a de crises, et plus ça rapporte. Pourquoi voulez-vous que les oligarchies aux manettes se privent des pactoles à venir ?

        Pour ma part, vous pouvez me retirer de la liste, je serai mort.

        • microf 19 juillet 12:02
          @Jason

          Entièrement d´accord avec vous.

          Il faut aussi me retirer de la liste, je serai déjá mort en 2030.

          Par contre je me fais des soucis pour aujourd´hui, car aujourd´hui, il ya suffisamment de problèmes.

        • mmbbb 20 juillet 15:07

          @Jason argumentation specieux les pauvres n ont pas besoin de l oligarchie notamment les africains pour procréer Non seulement ils n ont pas besoin de PMA mais ils ont le bracquemart vif De surcroit ils ne sont pas affectes par la baisse de fertilite comme les occidentaux Vous devriez prendre votre bâton de pèlerin et aller prônez le planning familial, il n est pas sur que vous soyez bien recu


        • bonnes idées 19 juillet 11:33
          Un grand sentiment d’impuissance dîtes vous là ou je vois un grand poil dans la main à l’aube du grand bouleversement puisque comme tout le monde le sait rien ne dure et d’ailleurs c’est bien comme cela. C’est l’age d’or et déjà je coince la bulle car je ne veux que des sous et des vacances et le reste m’est indifférent du moment ou mon frigidaire soit bien rempli du superficiel qui me remplira bien la panse. L’avenir c’est l’avenir et jamais personne ne saura ce que c’est car c’est une vision du temps présent et les tireurs de cartes et autres saltimbanques n’ont dans leurs besaces qu’une simple imagination de leurs propres images alors le futur n’est jamais celui que l’on pense à ce jour.



          • Jason Jason 19 juillet 11:57

            Ma prospective,


            En 2050, grand pet cosmique, déchirure sidérale, la terre, frappée d’un météore énorme, recouverte d’un nuage colossal causé par une réunion apocalyptique de volcans et de pollution humaine, cette terre n’abritera plus que des insectes. Fin des problèmes terrestres pendant que les milliardaires satellisés, contemplant à travers les brumes délétères une terre régénérée, chercheront en vain un 
            endroit pour atterrir.

            Et le Bon Dieu de dire : « enfin seuls ».

            • bonnes idées 19 juillet 12:18
              En 2050, grand pet cosmique, déchirure sidérale,
              Je fais parfois des cauchemars et je vois le ciel se scinder en deux à l’endroit il est le plus martelé qui est la voie lactée et toute l’eau du dessus me tombe dessus et je me noie.

              • Jason Jason 19 juillet 12:51

                @bonnes idées


                Quoi de plus merveilleux que de se noyer dns une poussière d’étoiles, alors que nous allons certainement nous noyer dans la m...

              • Giordano Bruno 19 juillet 12:22

                L’ONU ne prévoit donc pas de Guerre mondiale à coup d’armement nucléaire. Ouf !


                • mmbbb 20 juillet 15:09

                  @Giordano Bruno il peut creer une guerre biologique viral par exemple selon le phénotype


                • Clocel Clocel 20 juillet 15:26
                  @mmbbb

                  Des psychopathes chimiquement purs ont déjà réfléchi à la question :


                  On trouve encore les memorandum de Kissinger sur le net, j’ai la flemme de chercher.

                  Le club de Rome aussi avait construit des scénarios catastrophes.

                • mmbbb 20 juillet 16:17

                  @Clocel les americaons ont ete oblige de construire un mur le long de la frontiere mexicaine La nécessité fait loi 


                • sylvie 24 juillet 17:27

                  @mmbbb
                  non, ils l’ont envisagé mais devant le coût ce sera juste du grillage


                • Matlemat Matlemat 19 juillet 12:23

                   Guerres pour les ressources, pandémie, famines, on peut faire confiance à la nature pour rétablir l’équilibre, cela risque d’être brutal mais vaut il mieux mourir ou ne jamais être né ?


                  • Claudec Claudec 19 juillet 13:38

                    @Matlemat

                    Puisque que pour se poser cette question il faut être né, elle est sans objet.

                  • Matlemat Matlemat 19 juillet 12:27

                     En 2050 avec la fin du pétrole l’économie se sera déjà effondrée depuis longtemps, les prévisions démographiques ont elles prévu cela ?


                    • Claudec Claudec 19 juillet 13:42

                      @Matlemat

                      Le pétrole a ses remplaçants, infiniment plus abondants que lui. Voir Hydrates de méthane et “Du sel dans mon moteur”. L’énergie n’est donc pas un problème, avec ou sans le renouvelable.

                    • Zolko Zolko 21 juillet 03:06

                      @Matlemat : non, les prévisionnistes ne l’ont pas prévu, car des crétins comme l’auteur pensent que Dieu les sauvera (il n’appellent pas ça « Dieu » mais « le progrès » et se croient très scientifiques)


                    • Claudec Claudec 21 juillet 08:31

                      @Zolko

                      À crétin crétin 1/2.

                      Nul besoin d’être scientifique pour savoir par exemple que les Pays-Bas achèvent des installations qui les alimenteront dès 2025 d’une part significative de leur électricité, à partir du sel de l’eau de mer, ni pour concevoir que le problème de l’humanité se ramène au fait que son habitat est fermé et que ses ressources sont limitées, alors que sa population et ses besoins ne cessent de croître.

                      Il en découle pour l’homme la nécessité, soit d’ajuster sa population à ce qui reste de ses ressources – sauf à en inventer de nouvelles, ce qui ne fait que repousser le problème – soit à tenter de franchir entre temps les limites de son habitat, ce à quoi travaillent ceux qui pensent, probablement avec une part de raison eu égard à leurs investissements, que d’autres planètes pourraient les accueillir.

                      En tout état de cause, avec ou sans Dieu ou la science, nous sommes tous dans le même bateau qui se nomme la Terre, et aucun “Brexit” comme celui que votre stupidité bornée vous conduit à préconiser, quelle qu’en soit l’échelle, ne sauvera qui que ce soit. Nous sommes condamnés à trouver un solution ensemble, sachant que plus les résistances seront fortes plus la solution sera douloureuse pour une immense majorité de nos descendants et peut-être de nous-mêmes au train où vont les choses.

                    • Matlemat Matlemat 25 juillet 20:33

                      @Claudec

                       Hydrate de méthane, sur wikipedia ce qui me choque direct c’est « present sur les fonds marins »
                      pas si évident .

                    • Claudec Claudec 25 juillet 21:08

                      @Matlemat

                      Si le sujet vous intéresse, peut-être trouverez vous des liens ou d’autres pistes à l’adresse ci-après,
                      C’est celle d’un groupe de discussion que j’ai vainement tenté de créer il y a quelques années, ayant à tort ou à raison pensé à une relation possible entre des émanations “sauvages” de méthane et des phénomènes inexpliqués.
                      À votre disposition

                    • Matlemat Matlemat 26 juillet 22:19

                      @Claudec
                      Merci je vais regarder plus tard tranquillement cela semble intéressant.


                    • zygzornifle zygzornifle 19 juillet 14:40

                      Qui va bosser pour nourrir tout ce monde ? l’habiller , le soigner , lui filer de la tune ,ça va coûter un « pognon de dingue » et si ce n’est pas fait planquez tous vos biens car une déferlante va anéantir l’Europe mollassonne et on se retrouvera 2 siècles en arrière , le bouleversement n’est pas climatique mais démographique , serrez les miches pour le peu de temps qu’il reste devant vous .... 


                      • Lonzine 20 juillet 12:38

                        @zygzornifle

                        pas s’inquiéter, l’ia et les robots pourvoiront à tout, seuls quelques « ypsilon » seront nécessaires
                        cela vous a été décrit depuis bientôt 70 ans par Aldous.

                      • egos 19 juillet 16:22

                        « La stratégie la plus efficace est d’investir dans les petites villes des zones rurales ... »

                        Big mistake, 
                        l’époque est à la densification urbaine, cf les intentions non dissimulées de la loi Alur de resserrer l’habitat autour de zones à forte concentration urbaine.
                        Les processus migratoires inter ou extra nationaux en cours valident la propension des populations à rechercher les bénéfices d’une existence grégaire.
                        Une population mondiale de 10à 12 mds d’individus rapportée à la surface de la planète correspond à une densité infime par comparaison à des villes telles que Djarkarta, New Delhi, Karachi ou tt simplement certains quartiers de nos villes.
                        Qd aux sites naturels, villages historiques petites bourgades, ne conviendrait il pas de les sanctuariser ?
                        Autre point, une limitation de la surface habitable des logements (principal et/ou secondaire) s’impose : 65/70 m2 pour un-e- célibataire, 80/85 pr un couple, 5 à 6 m2 dégressifs par occupant supplémentaire.

                        • Claudec Claudec 19 juillet 19:06

                          @egos

                          D’après un calcul reposant sur son empreinte écologique et ses besoins, l’humanité avait consommé à mi-année, plus de la moitié de ce que la planète est en mesure de lui procurer pour vivre une année entière.
                          En d’autres termes : La population humaine est d’ores et déjà sensiblement le double de ce qu’autorisent les ressources de son habitat.
                           

                        • egos 19 juillet 20:15

                          @Claudec


                          Considérez ce mode de raisonnement comme dépassé, 

                          pour diverses et d’autres raisons 

                          - leur orientation politico-économique marquée et patente (cf des délires euro-centrés du Club de Rome)

                          - les sciences prédictives n’ont pas encore atteint leurs limites et plénitude, et sont appelées à formater le monde futur.

                          - les besoins de l’espèce humaine, dont l’une des caractéristiques consiste à élargir son biotope exclusif à la planète s’appuient tt autant sur l’exploitation & transformation des ressources naturelles (au passif impact bio-écologique) que de la consommation des déchets recyclés de sa propre consommation, 

                          d’autre part rien n’indique ou n’infirme la possibilité d’une future rupture épistémologique (cf Aristotelo-Galliléenne, avénement du capitalisme, apparition de la pensée rationnelle chez les philosophes grecs ...)

                          - un avenir se destine au travers de nouvelles rationalités (alimentaires, vestimentaires, culturelles, scientifiques), 
                          ainsi futur improbable, imprédictible selon les grilles de lecture et d’interprétation des sciences politiques et sociales couvrant la période XVIII - XX ème siècle.

                        • Claudec Claudec 19 juillet 20:57

                          @egos

                          - Si le Club de Rome a été le premier à tirer sérieusement le signal d’alarme, Meadows et le MIT, qui ont finalisé ses réflexions étaient-ils Euro pensants ?
                          - Peut-on attendre de sciences prédictives qu’elles aient des limites ?
                          - Le recyclage des déchets a probablement une fin, ce qui ne semble pas être le cas de la prolifération de l’espèce humaine, qui ressemble chaque jour un peu plus à celle des fourmis.
                          - Les grilles de lecture et d’interprétation en tout, évoluent comme le reste. N’est-ce pas précisément ce qui fait que le progrès continue imperturbablement de se manifester, pour le meilleur et pour le pire ?

                          N’empêche qu’ici et maintenant, 280 000 êtres humains supplémentaires déferlent chaque jour, sur une Terre déjà saturée

                        • egos 19 juillet 22:53

                          @Claudec


                          point 2 : nécessairement, 
                          à l’égal de tte discipline scientifique,
                          une fois ces limites atteintes, on passe à autre chose

                          conclusion : saturée d’humains ou d’exploitation et de gâchis ?

                        • Ouam Ouam 20 juillet 02:12

                          @Claudec

                          Enfin quelqu’un qui parle de ce sujet...

                          Je vais l’aborder par un autre angle, pour tenter d’apporter mon obole scripturale.

                          Bah par moments (pensée d’un capitaliste sur ON ^^)
                          je me dis que bien au contraire il faut que cette population augmente encore bien plus ,
                          car je vais investir en actions futures, sur l’eau, les céréales, bref tpoutes lesmatieres premieres primordiales , qui ne manqueronts pas, au vu de leurs raretées creé par le nombre de « clients » d’augmenter sacrément, et donc par ce fait de me procurer de très juteuxs bénéfices (et à ma famille) grace à ces plus value inespérées.
                           
                          Je suis evidemment en capitaliste possédant convaincu archi contre une réduction ou une stabilisation de la population, car plus les gueuxs sonts importants...plus mon CA est au top.
                          Pas folle la guepe..
                          Il me faudra donc vous décridibilser, cher ennemi empecheur de gagner encore plus...

                           
                          Il ne me reste plus pour combattre votre obscurantisme (lol) rétrograde (re-lol) et anti progressiste (re re re lol) bas du front raciste que vous etes et ayant la haine de l’autre
                          (vous noterez ici mon avance sur ce que l’oligarchie vous « servira » plus tard comme soupe...
                          pour dénigrer vos justes propos).

                          Ou partir dans du délire écologique (remunéré par la meme caste financière) qui vous explirara une fois de plus votre inculture crasse (voir ci dessus ^^) ,
                          que nous pouvons LARGEMENT nourrir, vétir, etc... 12 millards d’habitants, et meme plus...
                           
                          Les véganistes vous expliqueronts aussi que nous pourrions etre 30 milliards si nous ne mangeons plus de cadavres qui sonts dans notre frigo..

                          (etc... pour les autres lobby’s/castes/...)

                          Ce qu’ils ne vous expliqueront pas, bien entendu ...c’est les conditions de vie au bout...
                          Ceci ils s’en garderonts bien tous, car aveuglés par leur idéologie et / ou les juteuxs profits au bout.
                          Ou cela sera en police arial 2 en translucide en bas du contrat ^^

                          Je n’eviquerai pas bien sur le surnombre pour « dominer l’autre peuple » voir l’écraser ou pire...le génocider, ni leur utilisation par destination de chair a canon (H .Guillemin epoque 1er sec guerre mondiale tres bien expliquée pour celui voulant approfondir), et encore bien d’autres raisons encore...
                          j’aberegerai ici derechef la somme de multiples raisons pour garder un post « lisible ».
                           

                          merci d’etre un de plus ici à dénoncer cette escroquerie vermoulue cad

                          le nombre croissant infini sur une planète finie qui est possible et sans impacts

                          Déversée à grands coups de propagande (crasse) par les médias mainstream, et souvent par quelques écologistes irresponsables, pas tous ...les ecologistes responsables sur ce sujet sont hélas bien peu nombreuxs.

                          Ouam

                        • Giordano Bruno 19 juillet 16:27

                          Heureusement que les Etats-Unis sont là, sinon nous serions encore plus nombreux.


                          • Claude Simon Claude Simon 20 juillet 19:18

                            @Giordano Bruno


                            Aujourd’hui, c’est simple, je leur explique comment faire : il suffit de faire la guerre à la malbouffe, la patho-science, la pub, etc.

                          • Claude Simon Claude Simon 20 juillet 19:19

                            Egalement le lobbying. Enfin bref, tout ce qui les gangrène depuis des décennies.


                          • Loatse Loatse 19 juillet 17:38

                            2050. Les voitures grâce aux chinois qui cassent les prix, fonctionnent grâce à des batteries au lithium, les villes respirent enfin et leurs habitants de même. l’or noir progressivement bien que devenu rare perd de sa valeur)


                            les déserts refleurissent, grâce notamment à diverses inventions dont celle qui récupère l’eau de l’humidité de l’air... un vaste mouvement de reforestation est amorcé.

                            Des villes surgissent de ces grandes étendues de sable, des villes surgissent des océans...(iles artificielles ) tout cet espace gagné permet de faire face aux problème de démographie et désengorgent les capitales.

                            Chaque habitant peut d’ailleurs y cultiver ses fruits et légumes hors sol. une pratique étendue, qui sur les toits (dont certains abritent déjà des ruches) qui sur les terrasses et balcons..

                            on a enfin trouvé comment produire de la viande à bas coût in vitro à partir de cellules..et non pas à partir d’animaux vivants.. le goût étant identique, rares sont les élevages.

                            Mal vu est celui qui ne recycle pas (de tout, du meuble au vêtement que l’on transforme ou pas). Il est interdit de couper du bois sauf élagage et ramassage en forêt.. les marchands de meubles décapent, peignent, récupèrent, transforment.

                            on cultivera beaucoup le lin (a la fois pour sa vitamine F protectrice de la cellule et pour ses fibres textiles).

                            .Les délinquants aussi sont recyclés :) et effectuent leur peine à nettoyer les « continents de déchets » qui polluent les océans, à nettoyer les rivières et les décharges sauvages..

                            L’écologie ouvrira bien des débouchés et des emplois des moins qualifiés au plus qualifiés.

                             l’homme agé aura retrouvera progressivement sa place au coeur des foyers. la fin de l’argent et la généralisation de la robotique permettra de s’affranchir de bien des emplois..

                            2070. On ne travaillera que pour s’occuper et se dévouer à son prochain, à une cause utile à la société.










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