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Accueil du site > Actualités > Environnement > Portrait d’un décroissant

Portrait d’un décroissant

La décroissance : une idée qui fait son chemin dans l’opinion. Elle consiste à consommer moins pour protéger la planète. Mais qui sont les décroissants ? Nous en avons interrogé un.

Hercule V. est dans sa salle de bain. Il passe un savon d’Alep sous l’eau pour le faire mousser. Il étale la mousse sur ses joues et se rase. Une fois rasé, il passe dans la cuisine où sa femme et ses deux enfants sont déjà installés. Il est 7 h 30. Un bol de chicorée, des tartines, et il attrape sa sacoche. Au revoir à la famille. Direction la gare. Temps clément : la journée commence bien pour ce professeur de mathématique adepte de la décroissance.

Comment reconnaître un décroissant ? A de petits détails. Remplacer la bombe de mousse à raser par du savon d’Alep, le café par de la chicorée, la voiture par le train. Autant de gestes qui ont pour but de préserver l’environnement.

Consommer moins

La décroissance, c’est aussi et avant tout consommer moins. « Nous n’utilisons la voiture qu’une fois par semaine depuis que nous vivons dans le centre ville de Bourges (Cher). Personnellement, je n’ai pas de téléphone portable. J’achète très peu de choses, à part des livres. »

Des livres traitant de décroissance, mais pas seulement. Des revues alternatives : La décroissance, CQFD, L’écologiste, Le Monde diplomatique, Silence, Sortir du nucléaire, L’âge de faire, Plan B, Offensive libertaire... Il consulte aussi des sites Internet : décroissance.org et décroissance.info.

C’est en lisant ces revues qu’il a commencé à s’intéresser au sujet, il y a trois ans. Depuis, son mode de vie a changé. « Bien sûr, on est toujours obligé de faire des compromis. On s’adapte en changeant de petites choses. »

Consommer local

S’il choisit la chicorée, c’est qu’elle est produite en France. Elle nécessite de moins longs transports que le café de Colombie ou d’Ethiopie. Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. Moins d’énergie consommée en transport, cela réduit d’autant l’impact sur l’environnement.

D’autres achats décroissants : le savon de Marseille au lieu de gel douche. A la place de la lessive, des noix de lavage. Il avait une chaîne hifi. Tombée en panne, il l’a remplacée par un vieux poste de radio.

Rencontrer des militants

Hercule est militant. « Je suis convaincu de la nécessité de la décroissance. Si l’on continue ainsi, notamment avec l’émergence de pays comme la Chine, il n’y aura bientôt plus de ressources pour tout le monde. Je suis très inquiet pour l’avenir de mes enfants. »

Il était à Saint-Nolff (Morbihan) du 7 au 9 juillet dernier. Ces journées de réflexion ont réuni 400 personnes venues de France et de Belgique. Tous se disent « objecteurs de croissance » ou adeptes de la décroissance. « Grâce à ces rencontres, je me suis aperçu que je n’étais pas le seul à avoir ces idées. »

Hercule anime un blog depuis octobre 2005 avec des amis. Ensemble, ils s’appellent le groupe de décroisseurs berrichons. Un petit groupe, en fait, dont les membres se comptent sur les doigts d’une main. Mais un groupe actif. Ils communiquent grâce à leur blog et en participant à des manifestations.

Présidentielle 2007

Ils seront au Forum des organisations environnementales qui se déroulera à Bourges du 5 au 8 octobre. Ils tiendront un stand. Ils mettront à disposition des tracts et des affiches sur la décroissance et la déplétion (moment à partir duquel la capacité de production de pétrole maximale aura été dépassée).

En 2007, Hercule ne sait pas pour qui il votera. « Aucun candidat ne représente les idées de la décroissance. Chez les Verts, il y avait Yves Cochet. Il a été battu par Dominique Voynet. Les écologistes ont clairement opté pour le développement durable contre la décroissance. »

Décroissance / développement durable

La différence entre développement durable et décroissance ? Voici ce qu’en dit le site décroissance.info : « Ces deux notions peuvent paraître proches mais elles sont radicalement opposées... En quelques mots on peut dire que le développement durable cherche à concilier croissance économique et respect de l’environnement, alors que la décroissance considère que la croissance économique est un des principaux facteurs de la destruction de notre environnement. » (Voir le Tableau comparatif entre les deux notions)

Parler de la décroissance à ses élèves ? Hercule ne l’envisage pas pour l’instant. « En tant que prof. de math., ce n’est pas mon rôle. Organiser une animation avec un collègue de science, peut-être, à l’avenir. » Pour lui et pour sa famille, la décroissance est un engagement personnel. Une façon de préparer l’avenir.


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81 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.201.61) 26 septembre 2006 11:43

    Info illustrée, c’est assez sympa.

    Cochet le bon ?..Il a vendu son intégrité pour rentrer au gouvernement...

    De toute façon, voter pour les Verts en 2007, c’est voter PS. Ce parti ne peut rien refuser au PS qui lui tient la tête hors de l’eau avec le prêt de 100000€ qu’il lui a consenti.

    Prêt que Voynet elle-même est allé solliciter directement à Hollande. C’est vrai que le tx d’intérêt PS est moindre que celui de ta banque. Quand à la contrepartie, elle est certainement plus lourde.

    Avant de poser le nom d’un décroissant, je crois qu’il faut être pragmatique. Premièrement, il n’y a PAS de candidat décroissant. Deuxièmement, il faut éliminer D’ABORD les pourris, les carrièristes qui ont touché, directement ou indirectement, du système mafieux mis en place par le RPR, voilà 25 ans.

    Evidemment, les plus gros en premier avec la plus grosse part. On ne s’étonnera pas de voir le chef avec un compte à 30 000 000 000€. Les valises de billets ont circulé (et circulent ?)entre tous les partis de gouvernement. Les conclusions logiques d’ordre politique sont donc les suivantes.

    1 virer toute une classe politique corrompue ; on ne peut penser que l’argent a simplement servi au fonctionnement des partis et que les hommes, intègres, n’ont pas touché un centime des sommes énormes qu’ils ont racketté (avec consentement empressé) auprès des entreprises. Le corollaire étant que tous ont touché des sommes décroissant en fonction du niveau de responsabilité politique.

    Donc, on peut dire que de l’élu local au national, au PS, au RPR/UMP, à l’UDF et au PC, la très grande majorité des élus de tous niveau connaissaient, ont touché et pas que pour acheter les trombones ou les affiches.

    L’urgence, c’est ça : faire décroitre la possibilité de tromperie, de carrièrisme et d’inféodation à l’économique en votant massivement blanc, ou pour les partis qui ne sont pas corrompus. A vous de voir.

    Moi je ne voterai évidemment pour un programme économique ultra-libéral qui fera de nous tous des sans-papiers, programme conduit par un type qui a justifié la torture, a commencé sa carrière en vendant des disques de chant hitlériens et compte des nazis dans ses potes. Je ne voterai pas non plus pour des petits nouveaux qui n’hésitent à renier leur parole, ou leur indépendance, type Voynet au Sénat et Cochet reniant ses positions anti-nucléaires pour le maroquin.

    Je ne voterai pas, enfin, pour ceux qui parlent de rupture, et n’ont de cesse de rompre l’indépendance de notre peuple, de notre nation en la vendant au gouvernement qui met la planète en coupe réglée et dont les précédentes moutures voulaient déjà installer en France l’AMGOT : le gouvernement US programmé de notre pays, au sortir de la guerre. Programme que De Gaulle eut toutes le peines du monde à empêcher.

    2 Voter pour candidat qui veut limiter le libéralisme économique et fortement réduire, si ce n’est interdire, la vente des armes, à commencer par notre pays.

    Les armes sont évidemment facteurs de guerre et de morts, ce qui handicape l’évolution de la planète au plan de la concorde entre les peuples, de la coexistence pacifique et de la hausse des richesses, du niveau de vie pour tous. Et cette production, cette alimentation constante des conflits, cette création censitaire d’énormes richesses privées interdisent d’emblée qu’on mette en place des solutions mondiales avec des organismes mondiaux pour les problèmes multiples et cruciaux.

    C’est LA FIN DE LA PREEMINENCE DU CAPITALISME qui est à la base de changements majeurs pour l’humanité au plan politique, économique, climatique.

    La décroissance est une sous-catégorie de cette fondamentale révolution à faire, dans les faits comme dans les têtes.

    Plus ou moins consciemment les gens se rendent compte de cette hiérarchie des causes, de la subordination de l’écologie à un changement plus global, sans parler de la compromission des chefs. D’où l’impossible décollage des Verts, comme des idées proprement écologiques.

    Le capitalisme vit, in fine, pour vendre des armes car c’est le meilleur rendement pour une poignée de très riches, avec le pétrole.

    L’Amérikke de Bush illustre pour tous cette configuration meurtrière qui nous conduit à un GUERRE ETERNELLE, de plus en plus violente et généralisée. Le complexe militaro-industriel a gagné dans ce pays. Roosevelt doit se retourner dans sa tombe.

    A l’échelle de notre pays, il faut que tous prennent bien conscience de cette situation dramatique et agisse, vote en conséquence au moins.

    Il convient à l’échelon international d’appuyer toutes les initiatives confortant cette organisme admirable qui a porté les espoirs de la communauté mondiale et qui représente encore son unique moyen de fédérer les peuples, de calmer les intérêts nationaux et de reprendre l’urgent désarmement mondial. Cet organisme c’est l’ONU.

    Il faut le saluer et l’aider à survivre, évidemment contre les néos-cons (pourquoi néo ?..)et avec les forces nouvelles de gauche dans le monde.

    Elles naissent en Amérique Latine. Pas étonnant ; sous la botte militaro-libérale de l’impérialisme américain le plus fanatique,le plus dur, surgit l’opposition la plus radicale.

    A suivre les Till Eulespiengel repus et corrompus qui occupent la scène et le pouvoir, qui servent les multinationales et leur dictature bruxelloise, c’est le climat qui est mal parti, c’est l’ensemble de l’humanité qui ira dans le mur. smiley


    • MOISE (---.---.16.157) 2 octobre 2006 23:43

      Pour essayer de pousuivre votre commantaire Sam :

      - L’OMC devrait changer de regles, et remplacer celles de l’imposition par la force de faire circuler toujours plus de biens(donc plus d’argent ?) sans se soucier de l’humanité par des valeurs Ecologistes, et Humanistes ! C’est a dire placer le respect de la nature en premier lieu, et les droits de L’homme en second lieu. Deux films que je vous conseille (que j’ai trouvé sur ce site :http://alterdivx.free.fr/fr/emule_alter.htm) :

      1.http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=55903.html

      2.Le Bien Commun, L’assaut final Documentaire de Caroline Poliquin - 2002 - 52 mn

      je ne trouve pas de site officiel mais ce site decrit bien le docu : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1713

      - Pour que de vraix democraties existent elles ne devraient pas etre representatives mais COLLECTIVES et/ou PARTICPATIVES, deux questions devraient etre posées :
      - Quelle sociétée pour quelle démocratie ?
      - Lorsque les interet Privés deviennent plus puissants que les intérets Publics, est-on toujours en democratie ou dans un systeme de Faschiste ?


    • La Taverne des Poètes 26 septembre 2006 11:51

      Si l’idéologie de la croissance ne fait plus recette (On parle de développement durable, Chirac évoque une « croissance sociale ». Le rapport Camdessus suggère un autre modèle de croissance), les responsables ne veulent pas entendre parler de décroissance pour autant.


      • JiPi (---.---.1.245) 1er octobre 2006 09:40

        Personnellement, ma décroissance j’ai choisi de la vivre, en la testant d’abord ailleurs qu’en Europe.

        Je vis, avec ma femme et notre fils, dans un pays d’Asie où l’on doit bien se contenter de ce que l’on y trouve, vu que les produits d’importation sont taxés de façon totalement dissuasive.

        Cette période test sera bientôt terminée, après deux ans et demi au terme desquels je n’aurai dépensé qu’environ le tiers de ce que m’aurait coûté la même tranche de vie en Europe.

        L’heure du bilan approche. Je peux déjà affirmer que si nous n’avons pas eu tout ce que nous avons désiré, nous avons, en tous cas, disposé de tout ce qui était nécessaire.

        Le problème principal, lorsqu’on adopte un mode de vie volontairement « réduit », réside essentiellement dans le décalage entre les besoins réels et suffisants, et ceux, souvent extravagants et sophistiqués, que la société de consommation s’acharne à nous imposer.

        Face à cela, il convient, avant tout, d’apprendre à se connaître, et pour y arriver, je pense qu’une expérience comme celle que nous venons de vivre est une étape souhaitable.

        Aux lecteurs, qui ricanneraient déjà, en me taxant par exemple de « pauvre à l’essai », je répondrai que pas un instant durant ces deux ans, je ne me suis senti malheureux. Au contraire, car j’ai oublié assez rapidement tout ce qui me faisait envie, pour me concentrer sur ce qui est utile. Et lorsque l’on se concentre sur ce qui est utile, on s’aperçoit vite qu’on fait autant de bien à son entourage qu’à soi-même.

        Un de mes rares petits échecs est de n’avoir pas su me passer de mon dentifrice habituel. Colgate-Palmolive sera difficile à vaincre, je le crains.


      • Rocla (---.---.18.63) 26 septembre 2006 12:04

        Bien qu’ entièrement d’ accord avec ce qui est dit plus haut,en tant que boulanger j’ ai du mal à imaginer un monde déccroissant .

        Rocla


        • Rocla (---.---.18.63) 26 septembre 2006 14:01

          Garçon ,deux décroissants !

          Rocla


        • dana hilliot (---.---.2.46) 26 septembre 2006 12:35

          J’ai découvert les sites et les ouvrages traitant de la décroissance alors que j’étais au rmi. ET je me suis dit : mais, j’étais donc un décroissant sans le savoir !!

          Pas de télévision, pas de voiture, aucun « luxe » en vérité - vu que la totalité de mes revenus passaient dans mon loyer et mes charges.

          Bref, Je suis tout à fait sensible à l’idée que la croissance de la consommation, le marché immense du superflu dans les pays riches, sont préjudiciables à terme au bien être du plus grand nombre.

          Mais pour se priver de quelque chose, encore faudrait-il pouvoir en faire l’acquisition : le choix d’une vie pauvre, d’un voeu de pauvreté, est un choix de riche. Quand on n’a pas le choix, on peut toujours se dire, pour donner un peu de sens à sa misère, qu’on est content de son sort, et qu’on est conforme à un idéal de pauvreté par exemple, ou de décroissance, ou de je ne sais quel idéal de vie : c’est une illusion consolante (et je la pratique, tout en sachant que c’est une illusion).

          Bref : le choix de la décroissance,en tant que choix, demeure objectivement l’affaire de gens qui peuvent se priver de quelque chose. C’est éthiquement intéressant, et sans doute satisfaisant pour l’esprit, sinon pour le corps, mais il ne faudrait pas oublier que des milliard de gens, eux, n’ont pas le choix.


          • (---.---.162.15) 26 septembre 2006 17:48

            Ca permet à ceux qui ont peu de moyen de se donner une contenance et, encore plus fort, de se pavaner en vantant leur train de vie en « décroissance ». C’est chouette !

            Am.


          • axion (---.---.174.250) 27 septembre 2006 08:55

            Je ne pense pas que être pauvre, c’est chouette. Et je pense aussi aux millions de chinois et d’indiens qui se battent pour avoir plus d’argent, pour mieux nourrir leur famille et faire en sorte que leurs enfants puissent avoir une meilleure éducation.

            Dans nos pays, l’enjeu est dans le fonctionnement de la société et dans les process de production. En effet, produire moins cher, revient à faire de la décroissance.

            Le bonne articulation se situe donc entre les besoins (en occident comme en orient) et les moyens de subvenir à ces besoins.

            Ex : avoir un plan national ou des incitations fiscales à isoler sa maison créer de la croissance, puisque vous allez subventionner des installateurs, des vendeurs, et des producteurs d’isolant. Pourtant, le coût global est jugé positif pour l’environnement, car cela permet de réduire les dépenses énergétiques, jusque y compris des conséquences géopolitiques.

            Produire de l’électrécité plus cher (via l’éolien par exemple) créer une croissance, et pourtant, de nouveau, le coût est jugé positif.

            Croissance ou décroissance ne sont pas des synonimes de mal être ou de bien être planétaire. Hélas (ou heureusement) le monde est plus complexe que cela.

            Axion.


          • Pas l’oie, pas pris. (---.---.79.7) 26 septembre 2006 12:54

            « Bref : le choix de la décroissance,en tant que choix, demeure objectivement l’affaire de gens qui peuvent se priver de quelque chose. C’est éthiquement intéressant, et sans doute satisfaisant pour l’esprit, sinon pour le corps, mais il ne faudrait pas oublier que des milliard de gens, eux, n’ont pas le choix. »

            Tout à fait d’accord....la pauvreté érigé en vertu..quel sophisme.. ! C’est faire une insulte à la nature elle même qui est prodigue et généreuse à condition qu’on la respecte.. !!!

            Mais article interessant par rapport au respect de l’environnement soit avoir un comportement respectueux de notre environnement donc collaborer avec la nature, travailler en synergie avec .

            Exit la rapacité ... !!


            • arturh (---.---.119.98) 26 septembre 2006 13:16

              Tiens, la décroissance... Dans les années 70, c’était la croissance zéro. C’est le cas de le dire, les annorexiques du progrès ne se sont pas améliorés en 30 ans.


              • gerardlionel (---.---.155.57) 26 septembre 2006 14:03

                ni les anorexiques de la pensée !


              • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:08

                Les droits de l’homme sont nés il y a 3 siècles.

                Etait-ce une mauvaise chose ?


              • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:16

                A TOUS LES OBJECTEURS DE DECROISSANCE !

                Si seulement la croissance économique s’accompagnait de la croissance de notre cerveau, peut-etre que votre développementisme serait viable à long terme.

                Mais là à vous lire j’ai l’impression que plus on croit plus votre cerveau rétrécit...

                Je suis désolé. Changez un peu vos vieux disques... Les vieilles idées c’est vous.


              • Ronfladonf (---.---.40.227) 26 septembre 2006 13:49

                Hmmmm... Interessant comme concept... du moins le mode de vie de notre prof de maths... Mais j’ai plusieurs choses à dire : je vais essayer de faire court :
                - « S’il choisit la chicorée, c’est qu’elle est produite en France. Elle nécessite de moins longs transports que le café de Colombie ou d’Ethiopie. » ... Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée « Francaise »(de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Ethiopie ? L’impact sur l’environnement du transport est largement compensé par la culture de la denrée... De plus le fait d’acheter du café colombien ou Ethoipien fait fonctionner les économies « locales », permet leur dévleoppement ce qui a tendance à freiner la désertification de ces régions du monde et l’abandon total des « pays du Sud »...

                - « Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. » Idem...

                Globalement la phrase « Moins d’énergie consommée en transport, cela réduit d’autant l’impact sur l’environnement. » Est vraie en ce qui concerne uniquement le Transport... Il s’agit maintenant de voir que tous ces engrais chimiques ou non (Agriculture BIO quand tu nous tiens) tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la « destruction » de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir...

                Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques.

                Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation « naturelle » . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr)

                La chasse au gaspillage, OK, aucun problème, c’est même par là qu’il faut commencer selon moi. La morale sur l’empriente écologique, pourquoi pas... mais seulemennt si ele calculée complètement car si on y réfléchi sérieusement, il se trouve que la plupart des écolos « médiatiques », même s’ils respectent le sermon qu’ils donnent en permanence, ont une empreinte écologique bien plus grande que la plupart des gens sur cette terre...

                Il y a des milliards d’exemples comme ceux que je vous ai cité plus haut... ne soyez pas les écolos fainéants (moutons ?) qui aggravent encore plus la pollution causée par l’homme refléchissez sérieusement à TOUTES les conséquences avant de faire tel ou tel choix « écologique »...

                Depuis toujours la nature repose sur un équilibre complexe et avantd e le modifier il convient de prendre en compte tout ce qui maintient cet équilibre...


                • gerardlionel (---.---.155.57) 26 septembre 2006 14:10

                  Le coup du savon d’alep plus polluant que les produits à multiples composants chimiques, il fallait le faire ! Vous l’avez fait, gloire à vous !

                  Il est question de réflechir sur nos propres modes de consommation, d’achat, et de développer un peu de recul sur la responsabilité individuelle par rapport à la pollution globale et à la croissance sans limites !!

                  Cette contribution est une illustration qui invite à cette réflexion !


                • Jerome (---.---.20.126) 26 septembre 2006 14:32

                  J’allais faire la même remarque... Finalement, un décroissant, il décroit quoi ? juste ce qui se voit, sas faire attention a ce qui ne se voit pas... Le coup de la Chicorée étant le plus flagrant.

                  Et non, désolé, faire attention à la planète, ce n’est pas forcement diminuer notre qualité de vie, l’exemple fourni est pour moi plutôt du masochisme que de l’écologie...


                • Helcivarg (---.---.118.131) 26 septembre 2006 15:28

                  @Ronfladonf

                  « Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée « Francaise »(de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Éthiopie ? L’impact sur l’environnement du transport est largement compensé par la culture de la denrée... »

                  La préparation du café et de la chicorée n’étant pas fondamentalement différente il va falloir que vous m’expliquiez d’où viennent ces 17 fois plus ?!

                  « De plus le fait d’acheter du café colombien ou Ethoipien fait fonctionner les économies « locales », permet leur développement ce qui a tendance à freiner la désertification de ces régions du monde et l’abandon total des « pays du Sud »... »

                  Ne parler pas « d’économies locales » alors qu’il s’agit d’exploitation. Achetez honnêtement leur café à sa vrai valeur et vous ferez, effectivement, fonctionner l’économie locale. Mais vu le prix ou devez le payez, essayez de vous demander combien il reste au petit producteur une fois que vous avez retirez, la TVA, toutes les marges de tous les intervenants et le prix du transport. C’est la sur-exploitation qui accélère la désertification. Continuez d’exploiter les Éthiopiens et vous favoriserez la désertification.

                  « « Pour les légumes aussi, il favorise les producteurs locaux. » Idem... »

                  Idem.

                  « tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... »

                  Mais c’est normal, en France les gens ne sont pas exploités, ont une sécurité sociale, une retraite, une éducation gratuite. Oui, la transformation en France consomme de l’énergie car en grande partie automatisé, mais si la source de cette énergie est elle même respectueuse de l’environnement vous avez éliminé ce problème.

                  « Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Tous dépend de comment on exploite le sol. Réapprenons à mettre les terres au repos, à fertiliser la terre avec du compost ou du fumier. Arrêtons cette surenchère de croissance économique car comme tous dans cette univers, elle a une limite et cette limite, on est en train de la dépasser alors que seulement 1/6 de la population de la planète profite des richesses de cette croissance. Comment on va faire quand les 6/6 voudront en profiter ?

                  « Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la « destruction » de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir... »

                  N’importe quoi ! Laissons ces pays tranquilles, si on veut importer des produits achetons les à des prix raisonnables. Notre richesse est le fruit de leurs exploitations !

                  « Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions... »

                  Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la croissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  « Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques. »

                  Avez vous bien vu la composition du savon d’Alep ?

                  « Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation »naturelle« . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Pour le recyclage je suis presque d’accord avec vous. Mais le mieux c’est encore de consommer moins et donc de produire moins de déchets.


                • rjolly (---.---.227.38) 26 septembre 2006 15:58

                  « Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Absurdité. Ce sont justement les engrais chimiques qui appauvrissent les sols. Cf Claude Bourguignon.

                  « Le sol, nous l’avons vu, est formé de matières organiques et d’argiles. Autrefois, les hommes l’entretenaient en lui apportant la matière organique, — le fameux fumier des Anciens. On l’entretenait aussi en lui apportant des argiles qu’on appelle « marnes ». Depuis plusieurs dizaines d’années, on se contente de nourrir les plantes avec des engrais et de les badigeonner de pesticides rémanents, on ne s’occupe plus du sol. Et à force de subir des agressions chimiques et mécaniques de plus en plus puissantes, les terres s’épuisent. »


                • Ronfladonf (---.---.40.227) 27 septembre 2006 13:27

                  Voila un débat qui devient interessant... Je m’empresse donc de répondre :

                  « La préparation du café et de la chicorée n’étant pas fondamentalement différente il va falloir que vous m’expliquiez d’où viennent ces 17 fois plus ?! »

                  Et bien rien qu’avec les sols pollués, la différence de besoin entre le caféier et la plante qui produit cette racine, les produits (chimiques ou non) qui saturent le sol de certains « composants » et provoquent des carrences d’autres « composants ». Rien que ces arguments me suffisent pour dire que l’empreinte écologique de la chicorée « Francaise » est bien supérieure au café Ethiopien ... même en prenant en compte le transport...

                  « Ne parler pas « d’économies locales » alors qu’il s’agit d’exploitation. Achetez honnêtement leur café à sa vrai valeur et vous ferez, effectivement, fonctionner l’économie locale. Mais vu le prix ou devez le payez, essayez de vous demander combien il reste au petit producteur une fois que vous avez retirez, la TVA, toutes les marges de tous les intervenants et le prix du transport. C’est la sur-exploitation qui accélère la désertification. Continuez d’exploiter les Éthiopiens et vous favoriserez la désertification. »

                  Eh non ! Je ne peux pas être d’accord avec vous... N’exploitez plus ces Ethiopiens et c’est la famine assurée... N’exploitez plus personne ni aucun potentiel et on n’aura plus rien... Si vous privez ces fameux Ethiopiens de leur Travail... Personne n’entretiendra plus les plantes qu’ils exploitent eux... -> OK la nature reprendra ses droits ... mais en regardant bien l’écosystème local, je suis persuadé que c’est bien le désert qui avancera...

                  "« tout le processus de transformation coute beaucoup plus cher en France et a une empreinte énorme... »

                  Mais c’est normal, en France les gens ne sont pas exploités, ont une sécurité sociale, une retraite, une éducation gratuite. Oui, la transformation en France consomme de l’énergie car en grande partie automatisé, mais si la source de cette énergie est elle même respectueuse de l’environnement vous avez éliminé ce problème."

                  Juste une question : Pourquoi la transformation d’une denrée en France devrait coûter plus d’énergie et de matière première que cette même transformation faite dans « un pays pauvre » ??? On parle bien d’écologie ici... alors le système de retraite, sécu, ... francais vaut ce qu’il vaut et chacun a son opinion dessus, mais ce qui est sûr c’est qu’un produit transformé en France a une empreinte écologique bien plus grande que si ce produit était transformé dans « un pays pauvre » (en règle générale, cela dépend aussi du produit en question, et de la technicité de ce produit)

                  "« Pour les cultures sans engrais c’est pire car effectivement pas de pollution, mais un appauvrissement des sols énorme... »

                  Tous dépend de comment on exploite le sol. Réapprenons à mettre les terres au repos, à fertiliser la terre avec du compost ou du fumier. Arrêtons cette surenchère de croissance économique car comme tous dans cette univers, elle a une limite et cette limite, on est en train de la dépasser alors que seulement 1/6 de la population de la planète profite des richesses de cette croissance. Comment on va faire quand les 6/6 voudront en profiter ?"

                  Culture sans engrais... c’est à dire aucun engrais quel qu’il soit... fertiliser la Terre au fumier est bien pire qu’à l’engrais « chimique » ... je vous assure. Le fumier est saturé de nitrates et pollue les sols bien plus que la plupart des engrais commerciaux... Par contre je ne peux qu’être d’accord avec vous sur un point : « apprenons à exploiter les sols correctement » c’est à dire à varier les cultures d’une année sur l’autre (entre autres astuces) pour que chaque année les sols se reconstituent. Ainsi avec certains enchainements bien ordonnés, l’agriculture nécessite jusqu’à 50 fois moins d’engrais...

                  « « Quant à l’abandon des pays pauvres, il conduira imanquablement à la désertification de ces pays et donc à la »destruction" de ressources parce qu’on aura pas voulu s’en servir... »

                  N’importe quoi ! Laissons ces pays tranquilles, si on veut importer des produits achetons les à des prix raisonnables. Notre richesse est le fruit de leurs exploitations !"

                  Voir ma réaction plus haut sur l’Ethiopie et le travail des Ethiopiens... J’ajouterai que la bas les syndicats sont bien moins présents qu’en France, donc bien plus de mal à se défendre vis à vis des patrons peu scrupuleux... Supprimez leur leur travail et c’est la mort assurée pour eux !

                  "« Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la décroissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions... »

                  Moralité : avant de prôner un mode de vie basé sur la croissance, il convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions..."

                  Bien dit, mais on n’a pas fait avancer le schmilblick... Quel que soit le mode de vie que l’on choisi, l convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  Je dirais même mieux mon cher Dupont... Quel que soit le mode de vie que l’on choisi, l convient de prendre en compte LA TOTALITE de l’Impact sur l’environnement de chacune de nos décisions...

                  J’ajouterai que je ne prône pas un Mode de vie basé sur la croissance... (C’est Einstein qui disait « Celui qui croit à une croissance infinie dans un monde fini est soit un fou soit un économiste »...) mais je pense qu’il faut bien réfléchir à tous les aspects avant de « faire la morale »

                  "« Celà est vrai quelque soit l’exemple cité dans cet article : le savon d’Alep par exemple est certes plus facile et moins couteux à produire que la mousse à raser... mais plus difficile à éliminer des eaux usées... => plus de pollution des nappes phréatiques. »

                  Avez vous bien vu la composition du savon d’Alep ?"

                  Oui, il contient de la soude (comme dans le savon de Marseille d’ailleurs)... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des « composants » les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde...

                  « Pour sortir un peu de cet article : le recyclage du plastique, du verre et du papier est bien plus préjudiciable qu’une dégradation »naturelle« . Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Pour le recyclage je suis presque d’accord avec vous. Mais le mieux c’est encore de consommer moins et donc de produire moins de déchets.

                  On se rejoint sur ce point... d’où la « chasse aux gaspillage... »


                • (---.---.107.66) 27 septembre 2006 14:29

                  A Ronfladonf :

                  Pourriez-vous donner les sources de la plupart des choses que vous affirmez ? J’ai l’impression que vous avancez un peu au pifomètre.

                  Par exemple :

                  - « Saviez vous que pour faire un kilo de chicorée »Francaise« (de la graine à cette pourdre qu’on met dans notre bol), il faut 17 fois plus d’énergie et de produits chimiques qu’un kilo de café d’Ethiopie ? »

                  Ca sort d’où ? 17 fois plus d’énergie, et 17 fois plus (aussi) de « produits chimiques » ? Mouais... En vérité vous n’en savez rien. Vous ne savez pas qui, du café ou de la chicorée, à l’empreinte écologique la plus élevée, alors ne vous prononcez pas.

                  - « il contient de la soude... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des »composants« les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde... »

                  D’où tenez-vous cette information ? Une recherche rapide sur le net (ici) m’apprend au contraire que « la soude caustique est utilisée dans le traitement des eaux pour augmenter le pH et neutraliser tous les types d’eaux acides avant même leur rejet en égouts ; l’adoucissement de l’eau potable par augmentation du pH ; la régénération des échangeurs d’ions et l’élimination des métaux lourds ». Bizarre qu’on utilise la soude dans le traitement des eaux si c’est quelque chose qu’on cherche à éliminer, non ? Je n’ai d’ailleurs trouvé aucun site qui parlait de la soude comme un produit à éliminer, au même titre que les nitrates par exemple.

                  - « Par exemple pour le papier : le lavage du papier usé, et la re-transformation en papier utilisable produit 2 fois plus de pollution chimique que la destruction (quelque soit le procédé) et la re-création de papier neuf (le tout en re-plantant un nouvel arbre bien sûr) »

                  Là encore, quelle est votre source ? En l’absence de référence, on en est réduit, au vu des 2 exemples précédents, à penser que vous passez votre temps à bluffer, c’est ennuyeux. Je ne dis pas que le recyclage du papier soit très écolo, mais puisque vous donnez des estimations chiffrées (2 fois plus), on est en droit de vous demander d’où ça sort.


                • Ronfladonf (---.---.40.227) 28 septembre 2006 13:27

                  Mouais... smiley

                  Je me permets de vous renvoyer la balle... d’ou tenez vous que je n’en sait rien ? J’ai bien l’impression que vous avancez cela sur la base de votre « pifomètre »...

                  Ca ne vaut même pas la peine que je me fatigue pour vous...

                  Au moins j’aurai réussi une chose même avec mon gros « pifomètre » et sans mes sources si j’en juge par les messages plus bas : Faire prendre conscience à au moins 2 personnes que la plupart des messages écolos véhiculés par les médias sont de la désinformation pure et dure : prenons le cas de la WWF qui s’amuse à calculer l’empreinte écologique de chacun grâce à un petit programme flash astucieux... dans ce calcul si savant ils oublient simplement de prendre en compte la provenance de vos fruits et légumes ou viande... et se basent sur simple fait qu’il vous arrive de manger de la viande ou pire : du poisson pour vour traiter de pollueur et vous accabler de tous le maux de la Terre....

                  Je le répète : Arretons d’etre fainéant et cherchons plus loin que ce qu’on nous montre...

                  Quant à mes sources ... même message : cherchez ! Ca aura au moins le mérite de ne pas vous conforter dans votre fainénatise intellectuelle qui consiste à demander que tout soit servi sur un plateau...


                • (---.---.107.65) 28 septembre 2006 15:31

                  Ronfladonf,

                  Vous êtes d’un toupet et d’une mauvaise foi assez hallucinants !

                  Quand je dis que vous n’en saviez rien au sujet des « 17 fois plus », ce n’est pas du pifomètre, c’est parce que vous avez été incapable de répondre à un commentateur précédent qui vous demandait d’où venait ce chiffre. En somme, vous me demandez de ne pas croire sur parole « ce qu’on nous dit », le message officiel, mais de vous croire sur parole, vous. Vous pouvez ainsi dire tout et n’importe quoi sans ne jamais rien justifier ?

                  Quand je vous demande vos sources, vous vous en sortez par une pirouette en me demandant de chercher moi-même et en fustigeant ma « fainéantise intellectuelle », alors que je vous ai expliqué dans mon message précédent que, précisément, j’avais cherché, et que j’avais trouvé des indications totalement contraires à ce que vous avanciez, au sujet de la soude dans le traitement des eaux.

                  Je suis bien d’accord avec vous quand vous dites « Arrêtons d’être fainéant et cherchons plus loin que ce qu’on nous montre », et j’applique exactement ce précepte en ne prenant pas vos dires pour argent comptant. Ce n’est pas parce qu’on dit quelque chose de contraire à « ce qu’on nous montre » que l’on a forcément trouvé la vérité.

                  Si votre seul message est qu’il faut toujours chercher plus loin et soi-même, alors contentez-vous de dire cela et n’essayez pas de nous imposer votre vision de la vérité comme vous l’avez fait dans les messages précédents. Ou alors attendez-vous à ce qu’on vous demande les justifications de ce que vous avancez, c’est quand même normal, non ?

                  Essayez donc d’être honnête.


                • Helcivarg (---.---.255.205) 28 septembre 2006 16:12

                  @Ronfladonf

                  « Et bien rien qu’avec les sols pollués, la différence de besoin entre le caféier et la plante qui produit cette racine, les produits (chimiques ou non) qui saturent le sol de certains »composants« et provoquent des carrences d’autres »composants« . Rien que ces arguments me suffisent pour dire que l’empreinte écologique de la chicorée »Francaise« est bien supérieure au café Ethiopien ... même en prenant en compte le transport... »

                  Désolé mais je ne vois pas d’argument. Les sols pollués où ? La différence de besoin ... d’eau, de soleil ? Vous savez que la plante de chicoré demande beaucoup plus qu’un caféier ? Quels produits chimiques ? Quels sols ? Quelles carrences ? On est plus dans la langue de bois que dans la démonstration argumentée.

                  « Eh non ! Je ne peux pas être d’accord avec vous... N’exploitez plus ces Ethiopiens et c’est la famine assurée... N’exploitez plus personne ni aucun potentiel et on n’aura plus rien... Si vous privez ces fameux Ethiopiens de leur Travail... Personne n’entretiendra plus les plantes qu’ils exploitent eux... -> OK la nature reprendra ses droits ... mais en regardant bien l’écosystème local, je suis persuadé que c’est bien le désert qui avancera... »

                  Vous reconnaissez tout de même qu’il y a exploitation. On avance, mais je persiste, les occidentaux se servent de cette misère pour obtenir des produits à très bas coûts quelques soient les conséquences écologiques pour la population et la région. Il y a sur-exploitation des sols, donc appauvrissement de ceux-ci et enfin désertification. Je ne l’ai pas inventé je l’ai lu ici.

                  Je cite : « La désertification est une forme particulière de dégradation des sols (mais pas la seule) : elle touche spécifiquement les zones arides, semi-arides et sèches sub-humides. Les facteurs à l’origine de la désertification sont les variations climatiques et surtout les activités humaines, en particulier celles résultant d’une surexploitation du sol résultant de la pauvreté. »

                  Ne vous en faites pas, ces populations vivaient très bien avant l’arrivée des européens et vivront très bien sans nous. Oui vous pouvez acheter leur café mais à un prix honnête. Le commerce équitable tendrait à en arriver là mais de ce que j’ai pus lire sur Avox il semblerait qu’il y ai encore beaucoup de chemin à faire.

                  « mais ce qui est sûr c’est qu’un produit transformé en France a une empreinte écologique bien plus grande que si ce produit était transformé dans « un pays pauvre » (en règle générale, cela dépend aussi du produit en question, et de la technicité de ce produit) »

                  Je suis d’accord avec vous, pour la culture ou la transformation d’un même produit, l’empreinte écologique sera plus importante en France qu’en Ethiopie, mais vous vous êtes jamais demandé pourquoi ? Vous ne croyez pas que c’est la différence de niveau de vie, des conditions de travail qui crée cette différence ?

                  « Culture sans engrais... c’est à dire aucun engrais quel qu’il soit... fertiliser la Terre au fumier est bien pire qu’à l’engrais « chimique » ... je vous assure. Le fumier est saturé de nitrates et pollue les sols bien plus que la plupart des engrais commerciaux.

                  Oui, il contient de la soude (comme dans le savon de Marseille d’ailleurs)... vous êtes vous interessé au principe de traitement des eaux usées ? la soude est avec les nitrates (on en parlait plus haut) un des « composants » les plus difficiles à éliminer des eaux usées... et dont l’élimination a l’empreinte écologique la plus lourde... »

                  Un petit cours de chimie s’impose. Commençons par les nitrates : Deux composés, azote (N) et oxygène (O). La formule de l’ion nitrate est la suivante NO3- . Les plantes absorbent de l’azote que sous la forme de l’ions nitrate NO3- et un peu sous forme d’ammoniaque NH3-. Les engrais sont généralement très riches en nitrate et ammoniaque et généralement on verse plus d’engrais que les plantes n’en n’absorbent et on retrouve ce surplus dans les nappes phréatiques. De même une averse juste après l’épandage de l’engrais peu suffire à faire disparaître tous votre engrais dans les eaux d’infiltration. L’avantage du fumier ou du compost sur les engrais c’est l’équilibre Azote / Carbone. Carbone inexistant dans les engrais. Pendant la fermentation, un mélange Azote/Carbone va permettre l’apparition de micro-organismes qui vont fixer l’azote et consommer le carbone. Pendant la fermentation et la maturation les micro-organismes vont se succéder libérant à un certain moment du nitrate que les plantes pourront assimilés. La grosse différence entre les engrais et le compost est la présence de ces micro-organisme qui vont « diffuser » beaucoup plus lentement et longtemps du nitrate et éviter ainsi les risques de dispersions dans les nappes phréatiques. Bien sur tout cela est un peu plus complexe et fait intervenir plusieurs bactéries mais étudiez ce schéma pour vous donnez une idée du cycle de l’azote. Pour information. Voila un petit rapport bien intéressant sur les sources de nitrates.

                  Maintenant occupons nous de la soude. Mélangeons la avec un corps gras. Vous obtenez du glycérol et un mélange de carboxylates qui constitue le savon. Ce sont tous les deux des composés biodégradables. Se sont les additifs qui polluent.

                  J’ai donné toutes mes sources pour appuyez mon argumentation. J’attends les votres.

                  Cordialement.


                • cloclo (---.---.63.161) 26 septembre 2006 14:01

                  pas facile d’être riche. on est obligé de se serrer la ceinture. j’espère que je ne serai jamais riche !

                  moi, je préfère l’idée de consommer le plus intelligemment possible, qui implique un cheminement plus ou moins identique mais avec un but différent. L’idée de privation n’existe plus, elle est remplacée par le « choix ».


                  • Débandant (---.---.28.210) 26 septembre 2006 15:02

                    La décroissance , cela est testé en Afrique noire ( Mali, Benin,Tchad etc etc) depuis 30/40 ans

                    Et ça marche très bien !!La preuve on va tous immigrer la bas !


                    • Dérection (---.---.28.210) 26 septembre 2006 15:06

                      Vu que l’energie va manquer, il faudrait commencer par se faire couper ... non seulement l’éléctricité, le gas et l’eau, et ensuite le zizi, pour cesser de produire des consommateurs( smiley


                    • Marcel Patoulatchi (---.---.167.159) 26 septembre 2006 15:05

                      « Il consulte aussi des sites Internet : décroissance.org et décroissance.info. »

                      Considérant la technologie nécessaire pour produire un ordinateur, pour maintenir un réseau informatique tel qu’internet en place, il me semble que la consommation de chicorée en guise de café est purement anecdotique.


                      • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 15:36

                        « décroissance » ne veut pas dire « stop à la technologie et au progrès ».

                        En revanche, il serait pertinent de s’interroger sur la consommation énergétique (et non pas le niveau de technologie) liée à la fabrication et à l’utilisation d’équipements informatiques.


                      • Lemming Way (---.---.64.135) 26 septembre 2006 15:31

                        c’est marrant , les décroissants c’est surement un croisement loupé entre des bobos metrosexuels et des radicaux verts ! ou entre bobos à la menthe et radicaux blancs ! (au choix avec les ogm tout est possible !


                        • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 15:37

                          Pourquoi ?


                        • parce que ! (---.---.64.135) 26 septembre 2006 15:43

                          Les décroissants devraient faire berger dans les abruzzes sans tout le confort moderne sachant que l’adriatique est à deux pas combien vont tenir ?


                        • Lui (---.---.178.61) 26 septembre 2006 15:49

                          Vous semblez rires des bobos...

                          Et vous vous êtes un croisement entre quoi et quoi ? Entre un bonobo et Jean Marc Sylvestre ?

                          Merci les OGM, c’est tellement beau le progrès


                        • Dominique (---.---.30.27) 26 septembre 2006 16:24

                          « Vous semblez rires des bobos... » Oh oui alors ! Enfin lui je ne sais pas, mais moi oui... J’ai d’ailleurs lu l’article en voyant sous chaque ligne une douce ironie


                        • (---.---.107.66) 26 septembre 2006 16:33

                          On est TOUS le bobo de quelqu’un.

                          Vous ne la savez pas encore ?


                        • Dominique (---.---.30.27) 26 septembre 2006 18:56

                          ben non, jusque là j’étais juste nègre et juive, désolée. Tiens je vais prendre ma vieille merco polluante et aller me changer les idées sur les routes de Lozère pour me changer les idées


                        • Planete des songes (---.---.64.135) 26 septembre 2006 16:20

                          à Lui (IP:xxx.x8.178.61)

                          Si nous perdions l’ironie, ce n’est pas la beauté qui la remplacerait, ce serait la bêtise. [Alfred Capus]

                          « Gare au gorille » de brassens avec jean marc sylvestre à la place du juge ce pourrait être une bonne idée de reprise !


                          • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 26 septembre 2006 17:03

                            « Depuis toujours la nature repose sur un équilibre complexe et avant de le modifier il convient de prendre en compte tout ce qui maintient cet équilibre... »

                            Comfirmation merci, oui et cela demande plus de patience et de courage que les solutions toutes faites et les idéologies qui ne sont que de véritables prêt à penser réducteurs... !!!

                            et haltes aux idéologies qui comme chacun devrait commencer à le comprendre sont porteuses de futurs sectarismes....

                            QUELQU’UN A T IL LA RECETTE UNIVERSELLE ?


                            • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 26 septembre 2006 17:04

                              Personne ? Comment ?

                              AAAAHHHH je suis rassuré.......

                              AMICALEMENT VOTRE.


                            • arturh (---.---.119.98) 26 septembre 2006 19:18

                              "Portrait d’un décroissant La décroissance : une idée qui fait son chemin dans l’opinion... Mais qui sont les décroissants ? Nous en avons interrogé un. Hercule V. est dans sa salle de bain. ...la journée commence bien pour ce professeur de mathématique adepte de la décroissance."

                              C’est quand même amusant d’interroger un membre de l’éducation nationale sur la décroissance.

                              Rappelons que l’Education Nationale française est devenue la plus grande bureaucratie du monde ! Résultat obtenu par une croissance continue ces dernières décennies.

                              Et oui ! notre champion de la décroissance n’est qu’un petite partie d’un mamouth maousse qui a considérablement engraissée, en particulier grâce aux fruits de la croissance.

                              Rappelons également que cet avant-gardiste de la surcharge pondérale se met immédiatement en grève à la moindre suggestion d’une mise au régime !


                              • Aurélien (---.---.190.50) 26 septembre 2006 20:45

                                Bonjour,

                                Merci pour cet article. Les réactions intéressées, parfois désinformatrices montrent à quel point, il est difficile pour de simples citoyens de se positionner sur la thématique complexe que représente les choix d’une société toute entière sans en réduire la portée fondamentale. Entre l’individuel et le collectif, il y a la norme ; et la norme actuelle est celle de la croissance indéfinie et du développement durable, qui n’est qu’une prise en compte de façade et fragmentée de la question écologique. Informer est important, mais apprendre et éduquer l’est encore plus. Qu’un professeur de mathématiques vive en adéquation avec un mode de vie de simplicité volontaire est intéressant, car la question de l’éducation et celle de l’écologie sont intimement liées, au-delà du caractère d’exemple de ce portrait.

                                Plutôt que de parler de décroissance, qui est une réaction à l’idée de croissance, je préfère parler d’écologie de moyens. Ma démarche est non pas de considérer l’écologie ou l’urgence écologique comme une fin en soi, mais comme le reflet de la prise en compte environnementale dans nos choix de vie en relation avec la société toute entière. Nous nous devons, il me semble, en tant que citoyens, réfléchir sur nous-mêmes et de questionner à la fois l’individuel et le collectif, sans s’arrêter ni à l’un ni à l’autre, sous peine de créer ou de contribuer à des idéologies passés ou futures.


                                • Manu Manu 26 septembre 2006 21:11

                                  S’il est salutaire de prendre conscience de l’impact des activités humaines sur l’état de la planète, il est illusoire, voire mensonger de croire que c’est une sorte de privation qui est la panacée à tous nos problèmes : ça resemble presque à de l’expiation ! Oui, nous pouvons tous vivre sur cette planète avec des conditions de confort très proche de celles en vigueur en occident. De tout temps, on a prétendu que la planète ne pourrait jamais nourrir ses habitants humains (d’abord au premier milliard, puis au 2è, etc.).

                                  Il est ce pendant évident que pour autant, la politique doit reprendre le pas sur l’économique (arrêter de tout sacrifier sur l’autel de la croissance) afin de prendre des décisions responsables qui ne plairont pas aux puissants lobbys industriels, pétrolier, agroalimentaire ou financier. Un exemple : imposer aux contructeurs automobiles de ne construire que des véhicules électriques d’ici 8 ans (soit 2 cycles de conception d’un modèle de nos jour). Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.


                                  • (---.---.162.15) 26 septembre 2006 21:28

                                    Véhicule électrique, elle vient d’où l’électricité ? D’où viennent les batteries, commencent finissent-elles ? Faites donc un bilan global et ça risque d’être plus polluant qu’une voiture à essence.

                                    Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’un automobiliste qui fait 3.000 km par an pollue moins qu’un autre qui fait 30.000 km, même q’il fait 27.000 km par le train et le bus (par l’avion, je ne sais pas).

                                    Am.


                                  • (---.---.112.176) 26 septembre 2006 21:31

                                    Je ne me souveins plus du chiffre exact, mais on consomme actuellement tellement de fois plus d’énergie par tête de pipe qu’en 1960 (1960 !) qu’on se prend à penser : il suffirait , à quelqueqs aménagement de de détail près) de revenir au mode de vie de 1960 pour être sauvés, or en 1960 on était déjà en pleine époque moderne (même que question pesticides ça craignait, mais ça on peut l’éliminer maintenant et on commence à découvrir que avec un agriculture biologique bien pensée, on peut NOURRIR TOUTE LA PLANETE !) et même qu’à l’époque la France était MIEUX équipée que maintenant : services publics partout (!) , et des être humains derrières les guichets, pas des machines ! (et à l’époque on pouvait se permetre d’adresser la parole aux policiers, pour demander son chemin par exemple, sans risquer de finir à l’hopital et menotté !!), transports en communs et trains partout, partout des hotels bon marchés abordables à toutes les classes de la population, des trains qui arrivaient à l’heure, du courrier qui arrivait le landemain, et deux distribution par jour, et les bureaux de postes ouverts jusqu’a 7 heure du soir.


                                  • Aurélien (---.---.190.50) 26 septembre 2006 21:49

                                    Bonjour Manu,

                                    Je pense également aux panneaux solaires.

                                    Lorsque ceux-ci seront autant banalisés que les antennes TV ou les paraboles sur les toits des habitations, je pense que nous aurons fait un grand pas en matière de gestion d’énergie.

                                    Malheureusement, les lobbies et les grands groupes financiers n’aiment pas trop la gratuité... et il apparaît que notre soleil est un élément hautement subversif pour l’idéologie économique développementale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.


                                  • cloclo (---.---.168.46) 26 septembre 2006 22:02

                                    @ manu

                                    je te signale quand meme que le cout energetique et environnemental de la fabrication d’un panneau solaire est très important.

                                    au final, c’est pas tres écolo, un peu comme les sacs à base d’amidon.


                                  • Aurélien (---.---.190.50) 26 septembre 2006 22:40

                                    NB : La stratégie des grands lobbies industriels est de culpabiliser les personnes ayant des ressentis écologiques en brandisant le spectre de la peur du progrès... Comme si le progrès appartenait à ces grands groupes et était une marque déposée ou brevetée... Cette époque dans laquelle nous vivons cependant, est déjà révolue dans de nombreux esprits, fort heureusement, et beaucoup refusent cette idéologie passéiste.

                                    La peur du progrès n’est pas celle de la technique industrielle (ogm, nucléaire, nanotechnonologies ou autres...). La peur du progrès est dans le camp des tenants des pouvoirs de décision. Combien d’élus, de financiers, d’indsutriels ne feraient pas de cauchemars à l’idée que l’énergie solaire, l’agriculture écologique ou biologique, les voitures propres... soient réclamés par la population, par les habitants de cette planète et ceux qui la font vivre, non ceux qui la dirigent et qui l’exploitent ?


                                  • cloclo (---.---.168.46) 26 septembre 2006 23:05

                                    @ aurelien

                                    ne te méprends pas sur moi, je suis un fervant adepte du ’polluons moins’ que j’essaye de pratiquer le plus possible.

                                    mais attention aux raccourcis... par exemple le sac a base d’amidon semble super (6 mois pour se dégrader totalement), mais la quantité d’energie nécessaire pour le produire est plus importante que pour un sac traditionnel. Il « faut » lui préférer les sacs re-utilisables.

                                    au photovoltaique, je prefere le chauffe eau solaire, le puit provençale....

                                    cordialement

                                     smiley


                                  • Roland (---.---.112.176) 26 septembre 2006 21:22

                                    ç aussi c’est une bonne idée en effet smiley : « faire décroitre la possibilité de tromperie, de carrièrisme et d’inféodation à l’économique en votant massivement blanc, ou pour les partis qui ne sont pas corrompus »

                                    Par exemple le parti pirate français, qui lutte pour une limitation du copyright, devenu une dérive qui ne profite plus aux auteurs mais aux trusts, contre les dérives du brevetage aussi (le vivant, les médicaments), pour un Internet libre, et le droit constitutionnel depuis le 18ème siècle à la vie privée, et donc à l’anonymat, contre les infâmes DRM bien sûr, et contre ceux qui ont voté la DADVSI ! smiley

                                    mais il y en a d’autres, si vous préferez. il y plus de choix que parmis les « pourris » ! (qui eux sont tous pareils, ils sont tous financés par le mêmes milieux et roulent pour les mêmes lobbies....) smiley


                                    • cloclo (---.---.168.46) 26 septembre 2006 23:13

                                      http://www.jamendo.com/fr/

                                      ya des trucs sympas pour ceux qui en ont marre de ce qui radio-diffusé. Et vous pouvez rémunerer directement les artistes.


                                    • Aurélien (---.---.190.50) 26 septembre 2006 23:33

                                      Merci : ce n’est pas du cloclo, mais... deep impro Une chose est sûre, ça ne passera jamais sur les « grandes » ondes :)


                                    • Marc Bruxman (---.---.48.80) 26 septembre 2006 22:44

                                      Article intéréssant pour le portrait qu’il dresse même si je ne suis pas d’accord avec les idées véhiculées (a quand deux barres sur agoravox ? Intéréssant (Oui | Non) D’accord (Oui | Non).).

                                      On est tous d’accord qu’on est en train de « niquer » la planête avec notre mode de vie actuel.

                                      Mais il n’y a pas besoin de vivre une vie de moine pour polluer moins. Le problème c’est que le temps et l’argent investi dans cette fumisterie qu’est la décroissance pourrait être investi dans de la recherche scientifique pour trouver une vrai solution. Y’a des tonnes de boites et de labos qui cherchent pour améliorer le rendement des panneaux solaires. Concernant la géothermie, il y a des batiments qui sont entiérement climatisés grâce à cela. (Je connais une salle serveur aux états unis qui est réfrigérée grâce à ce principe. L’entrepreneur est content : Grâce aux économies réalisées, son installation couteuse sera amortie en quelques années et il a une arme contre ses concurrents si ils veulent jouer).

                                      Internet et les ordinateurs en dématérialisant certains secteurs de l’économie permettent ainsi de ne plus bouffer de l’énergie pour rien. Lors d’une discussion avec des responsables de l’éducation en Chine, on m’a notamment dit qu’ils allaient investir massivement dans les manuels scolaires « électroniques » ... car éduquer tout le pays détruirait des forêts entières avec le papier. Ils ne parlaient pourtant que de 11 livres par enfant. Et oui, ils n’ont pas renoncés à éduquer leur pays, ils ont trouvé une solution. Quand aux ordinateurs, la guerre n’est désormais plus sur la performance pure, mais à la performance par watt. Ce qui signifie que tous les constructeurs investissent pour diminuer la consommation énergétique de leur matériel. Des sociétés comme VIA ont réussi à produire des processeurs très écologiques.

                                      En couplant toutes ces économies d’énergies possible, ces nouvelles énergies renouvellables que l’on saura bientot exploiter comme il faut si on y met les moyens et en faisant le complément avec du nucléaire, on peut : - Résoudre le problème des gaz à effets de serre (en espérant qu’il ne soit pas trop tard). - Economiser de l’argent qui financait jusqu’à présent des groupes terroristes. Cet argent pourra alors être réinvestit chez nous ou dans des pays qui partagent nos valeurs (europe, chine, inde, etats-unis) - Economiser les énergies fossiles de sorte à pouvoir gagner du temps pour la recherche.

                                      Et il n’y aura plus qu’à investir pour financer des traitement de chocs comme la « fusion » qui si elle devenait techniquement possible (pour cela, il faudrait investir vraiment dans la recherche) nous donnerait une énérgie quasi gratuite et fermerait leur clapet à tous les militants de la décroissance tout en améliorant le niveau de vie des hommes.

                                      Car je vous rappelle que si l’on veut faire vivre correctement la planéte (et pas seulement 800 Millions de riches), il va falloir de la croissance et pas qu’un peu. La décroissance c’est avant tout un truc pour les riches qui peuvent se permettre et qui se disent : « Tant pis pour l’Asie, Tant pis pour l’Affrique ».


                                      • (---.---.107.66) 27 septembre 2006 11:13

                                        Que d’idées reçues et d’interprétations erronées du concept de décroissance ! Le terme est ambigu effectivement, mais il ne faut pas se crisper dessus, il n’est dans la plupart des cas qu’une passerelle pour sortir de la course aveugle à la croissance (du PIB), pour consommer mieux, c’est-à-dire en réduisant l’empreinte écologique, ce qui se traduit souvent par consommer « moins » : moins d’énergie non-renouvelable, moins de matière première. Il y aura bien sûr quelques extrêmistes ou idéologues pour te dire que le but de la « décroissance » est de chercher à faire baisser le PIB de n’importe quelle manière, et de consommer le moins possible de quoi que ce soit, mais ils sont, je pense, archi-minoritaires.

                                        « Le problème c’est que le temps et l’argent investi dans cette fumisterie qu’est la décroissance pourrait être investi dans de la recherche scientifique pour trouver une vrai solution. »

                                        L’argent investi dans la décroissance ??? Quel argent ?

                                        « Et il n’y aura plus qu’à investir pour financer des traitement de chocs comme la »fusion« qui si elle devenait techniquement possible (pour cela, il faudrait investir vraiment dans la recherche) nous donnerait une énérgie quasi gratuite et fermerait leur clapet à tous les militants de la décroissance tout en améliorant le niveau de vie des hommes. »

                                        Les militants de la décroissance ouvrent leur clapet justement parce que pour l’instant, la fusion est loin d’être au point, et que rien ne garantit qu’elle le soit un jour, dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Donc avec des « si », il est effectivement très facile de fermer des clapets, mais ça n’apporte pas grand chose. Si tu apportes une solution miracle, non polluante, qui fournisse de l’énergie sans limite et sans aucun coût, t’inquiète pas, on sera tous ravis de laisser tomber l’idée de décroissance... à condition que tu trouves aussi des moyens miracles pour dépolluer les sols, les fertiliser, dépolluer l’eau, fabriquer des produits manufacturés sans matières premières, etc. (L’idée de décroissance n’est pas née seulement de la problématique énergétique.)

                                        « Car je vous rappelle que si l’on veut faire vivre correctement la planéte (et pas seulement 800 Millions de riches), il va falloir de la croissance et pas qu’un peu. La décroissance c’est avant tout un truc pour les riches qui peuvent se permettre et qui se disent : »Tant pis pour l’Asie, Tant pis pour l’Affrique« . »

                                        Encore une lecture primaire (ou de mauvaise foi) de la notion de décroissance. Tu ne trouveras aucun objecteur de croissance qui te dira qu’il faut la décroissance dans les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. C’est effectivement avant tout un truc pour les riches, et en tant que tel, il faut chercher à l’appliquer aux pays riches. Note aussi que si l’on veut faire vivre correctement la planète, la solution tient plutôt dans une meilleure répartition des richesses que dans une croissance des pays riches... !


                                      • parisien18 (---.---.175.175) 26 septembre 2006 23:05

                                        bravo pour ce portrait ! dommage que vous ne parliez pas de l’« autre croissance » : la croissance dont parlent Sarko et Ségo c’est celle du PIB et des économistes sans imagination ; Le PIB ne prend en compte que l’augmentation de richesse monétaire. Mais il y a d’autres indicateurs de croissance plus « riches »...ou plutôt indicateurs de développement : l’IDH de l’ONU (du PNUD), l’ISDH, l’indicateur d’osberg et sharpe, etc : gràce à ces innovants économistes dont on ne parle pas assez, on peut parler d’une croissance qui accorde autant d’importance à la création de richesse monétaire qu’au niveau d’éducation, à la réduction de pollution et à l’égalité hommes femmes.


                                        • parisien18 (---.---.175.175) 26 septembre 2006 23:11

                                          A ce propos je vous conseille sur Agoravox l’article « Le bonheur est dans les îles » de Michel Monnette. Bonne lecture.


                                        • José w (---.---.25.142) 26 septembre 2006 23:26

                                          La décroissance est un terme plus qu’ambigü :

                                          Je reste persuadé que la personne citée ci-dessus fait davantage des choix et des arbitrages de consommation que de la décroissance : elle opte pour le train au lieu de l’auto, pour la Chicorée au lieu du Café, pour le savon d’Alep plutôt que la mousse à raser.

                                          Bien à elle.

                                          Cela dit, on peut penser que de fait elle « économise » son argent pour achter peut-être une maison, peut-être pour des ooisirs culturels ?

                                          Bref, je crois que ces bobos certainement sympathiques mais un peu « naïfs » font fausse route en parlant de décroissance : s’ils veulent vraiment de la décroissance, alors il faut qu’ils travaillent moins, qu’ils gagnent moins d’argent, qu’ils épargnent moins tout en dépensant moins : je doute que ce soit le cas.

                                          A mon avis, ils ont des projets pour des réalisations « écolos » qui coutent très chères, et cherchent pour la pupart à augmenter leurs revenus.

                                          Cochet le décroissant par exemple ne renonce certainement pas à briguer un maroquin dans un éventuel renouvellement de la « gauche plurielle ».. Si vraiment il voulait de la décroissance et appliquait à lui-même sa théorie, il faudrait qu’il se congtente d’un secrétariat d’Etat.

                                          Bref, je pense que la décroissance est une erreur de diagnostic : il ne faut pas forcément moins consommer, mais consommer mieux , et produire mieux également, avec moins de pollution, moins de stress, etc.. etc...

                                          C’est cela qui constitue le challenge des générations actuelles et surtout futures !


                                          • vincentmty (---.---.43.227) 27 septembre 2006 00:27

                                            Je savais pas qu’il y avait encore des mecs qui s’appelaient Hercule... Je doute du sérieux de l’article... Si je m’appelais Hercule, je voudrais pas qu’on parle de moi... je changerais de nom...


                                            • termitor (---.---.109.37) 27 septembre 2006 07:56

                                              Hum, cette caraterisation de la decroisance et du developement durable, est tres ideoligique, et ne prend pas pied sur la raison, sur la science et sur la clarté des choix.

                                              Alors permetter moi de dire une choses, l’axiome de la decroissance dit cela : consommer moins = moins d’empreinte ecologique du a l’homme.

                                              C’est un raisonement simpliste a outrance.

                                              l’homme a besoin de plusieurs ressource que l’on divise en deux grandes classes : Energie et Matieres premieres

                                              Pour l’energie le raisonnement le suivant, il faut utilise l’energie renouvellable parce que l’energie fossile finira par manque, a quoi je repond que l’energie renouvellable derive de l’usage de l’energie fossile de la terre et du soleil. Tous de suite cette separation semble etre un glissement semantique.

                                              l’energie renouvelable posse le probleme de l’approvisionnement de sa stabilite et sa puissance. car on ne peut pas stocker l’energie electrique ou mecanique facilement sauf sous forme chimique ou d’energie mecanique potentiel. Je precise par exemple que le petrole n’est que le resultat de l’energie vegetal qui vient de l’energie solaire qui vient de l’energie nucleaire. le petrole est donc un vecteur au meme titre que pourrais l’etre l’hydrogene, a la difference que l’on utilise des reserves deja existant du a la nature.

                                              Si l’on consommer pas plus de petrole qu’en forme la nature cela deviens donc par la notion d’energie renouvelable, donc le petrole « pourrais » etre une energie renouvelable.

                                              Non le defaut primaire des energie renouvelable c’est l’incapacite a en gere l’approvisionnement. de plus si on utilise un max d’energie renouvelable il faut pour gere les disparité, utilise de l’energie fossile a cote, telle le charbon ou le gaz. (les centralles nucleaires actuel ne sont pas prevue pour avoir des changement de regimes rapides, les surplus de production sont stocke dans les barages en fessant simplement remonter l’eau, c’est un stockage sous forme d’energie potentiel mecanique).

                                              L’univers dans son ensemble a une durée de vie , donc , l’homme dans sa capacite a prevoir, peut definir que l’usage des energie fossile doit ce faire sur la durée, par exemple l’usage de la fusion nucleaire permettré, de savoir quelle est la capacite energitique totale sur les milliard d’annee qui nous reste a vivre, et d’en prevoirs sa consommation sur la durée, c’est du developement durable.

                                              L’univers a en abondande les composant primaire de l’energie nucleaire, l’hydrogene (2/3 de la natiere dans l’univers), l’hydrogene est beaucoup moins abondant sur terre, mais et quand meme en partie suffisante.

                                              Alors si il existe (et c’est possible) une possibilite d’avoir une energie thermonucleaire aneutronique (propre sans dechet autre que de l’heluim non radioactif, sans activation de la centralle elle meme, ou tres faible, car ne produit pas de neutron, qui et le probleme principal des technique actuel. Doit t’on s’en passer, a cause d’une ideologie fausse ? Non je ne crois pas.

                                              L’energie est le noeud et sera toujours le noeud du probleme de la civilisation humaine, nous nous devons d’avoir des solutions sur le long terme propre et maitrisé. C’est une obligation que l’on doit se donner.

                                              Une fois la capacite energitique la, la gestion de la matiere est du recyclage deviens une probleme technique lui aussi, car a ce momment on peut fondre et refondre, indefinement les matieres premieres, on pourrais aller jusqu’a tranforme en permanence nos dechet en vecteurs d’energie type carburant chimique (essence, gaz ou autre).

                                              De plus l’homme devra aussi gere la quantite de chaleurs qu’il va diffuser dans l’atmophere, donc il devra a terme definir des parametre de limitations du climat et de effect de sere et autre. Nous sommes la pour longtemps donc nous devrons prendre acte que la terre est notres berceau, et notre principal vaisseau dans l’univers, et donc aussi quoi qu’il vous en coute, nous devrons nous assure le controlle et la gestion de la nature, sans pour autant lui applique plus de violence que necessaire. C’est un pacte entre l’homme et la nature (ou l’homme fait bien sur partie integrante de la nature) que nous devons faire un contract de symbiose.

                                              L’argumentaire de la decroissance est du a une implication fausse, consommation = empreinte ecologique.

                                              Oui nous devons au plus vite reduire notre empreinte ecologique. Mais penser ressoudre se probleme fondamental par une notion purement economique (la consommation) est un leurre des plus STUPIDE, que j’ai jamais entendue.

                                              Le developement durable par contre lui s’incris dans la notion de relation entre l’homme et la nature par le fait de son empreinte negative de l’homme mais aussi le besoin de l’homme de continuer son existance.

                                              Bien sur certaine solution proposer ici sont bonnes. Mais elles sont bonnes car on peut les qualifier techniquement de bonnes. Elles ne partent pas d’une idée anticonsommations, se sont bien des reponses technique aux problemes.

                                              Bien a vous


                                              • axion (---.---.174.250) 27 septembre 2006 08:41

                                                Cela fait un peu pensée unique, non ? Et un peu catholique : il faut savoir se faire mal, se priver, pour se laver de son pêché (être un occidental qui consomme beaucoup).

                                                Oui, très, très catholique en fait. (Une étude comparée des coûts environnementaux montrererait sans doute l’inanité de vouloir remplacer le café par la chicorée, voire, peut-être même des gains négatifs). Mais, bon, souffrons tous comme le Christ, afin de nous laver de nos pêchés : buvons de la chicorée plutôt que du café.

                                                 smiley Axion


                                                • (---.---.107.66) 2 octobre 2006 11:56

                                                  « Et un peu catholique : il faut savoir se faire mal, se priver, pour se laver de son pêché. »

                                                  Je trouve qu’il serait plus pertinent et moins ridiculisant de comparer cela au bouddhisme. Il ne s’agit pas de se faire mal mais de se débarrasser des « besoins » superflus, s’affranchir de certains de ses désirs (parce qu’ils sont sources de mal-être)...


                                                • Lapin fou (---.---.64.135) 27 septembre 2006 09:28

                                                  Le developpement du rable ... ça va un peu les lapins pensent c’est assez ! Leurs rables se portent bien !


                                                  • les yeux (---.---.108.128) 27 septembre 2006 10:22

                                                    c’est amusant comme l’on percoit le style de vie des auteurs des commentaires ; refuser de consommer à outrance n’est pas forcément regresser

                                                    la decroissance n’est pas forcément vivre en ascète, se priver, vivre mal, être pauvre....

                                                    simplement réfléchir peut etre aux besoins que le marché nous crée pour pouvoir croitre...sont-ce vraiment nos désirs , nos besoins ?

                                                    le marché a bien compris que ce qui est vendeur c’est le désir, le désir de posséder et de consommer, ce que n’a pas l’autre ou ce qu’à l’autre précisément

                                                    avoir plus, tjs plus ; conditionnés que nous sommes à ces désirs qui ne nous appartiennent pas

                                                    le marché tire profit de nos désirs effrénés qui ne nous font meme plus jouir et nous laissent blasés

                                                    c’est en cela qu’il nous faut réfléchir et non pas à savoir s’il faut se priver

                                                    refuser les désirs qui ne sont pas notres, et qui ne font que gaver les marchands de profits oui

                                                    je ne pense pas que ce soit d’ailleurs les plus aisés qui soient enclins à réfléchir sur la necessite pour leur qualité de vivre à consommer autrement et l’exemple de boire de la chicorée à la place du café est à mon sens une idée reçue, un cliché navrant de ce que peut etre la notion de décroissance

                                                    pour ma part je vis très bien, de façon privilégiee d’ailleurs au regard de la réalité quotidienne des gens, en consommant ce que JE désire et non pas en consommant ce que NOUS sommes sommés de désirer collectivement par le marché, c’est à dire très peu, par choix et par nécessité tout à la fois


                                                    • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 10:28

                                                      Les Yeux. J’adore les gens qui parlent du marché comme si c’était un cheval qui courrait dans la 5ème. Les Yeux, regarde. Il est où ton marché ? Le marché c’est toi.


                                                    • lesyeux (---.---.108.128) 27 septembre 2006 12:13

                                                      eh bien merci de l’info !!! le marché c’est nous of course ! sauf qu’on le fait croitre si l’on consomme à tout berzingue et ce n’est pas mon cas, je suis active dans ce marché de façon très minimale, je peux avoir conscience de cela sans m’en extraire pour autant, ce qui serait nier la réalité vs avez raison

                                                      votre image du cheval n’est pas si mal.... mais le cheval c’est nous ! la pub crée le désir, nous cravache pour que nous consommions plus

                                                      le terme « marché » est employé pour commodité, je suppose que vous pouvez comprendre mon commentaire précédent moi ce que j’adore c’est la façon dont les gens esquivent la discussion par des pirouettes comme la vôtre, pirotuette qui n’est pas un argument


                                                    • Jeuf (---.---.215.145) 27 septembre 2006 10:26

                                                      Je trouve beaucoup des commentaires critiques de la décroissance assez désolants.

                                                      Et dites moi donc, à quoi servirait encore de croître aujourd’hui ... : http://www.decroissance.info/Economie-de-croissance-economie-de


                                                      • ian (---.---.254.112) 27 septembre 2006 10:57

                                                        Il faut bien comprendre que les décroissants ne sont pas des obscurantistes !! Le but n’est pas de Renier les sciences et le progrès au contraire nous avons besoins de ces sciences pour pouvoir consommer moins d’énergie, pour mieux nous soigner mais ces sciences doivent être mises au service de l’humain et non du marché. Pour que nous puissions vivre mieux et plus intelligemment et ne plus être réduit à un consommateur qui ne pense qu’à travers sont porte-monnaie.

                                                        Pour le moment nous occidentaux nous consommons 80% des ressources de la planète alors que nous représentons 20% de la population. La décroissance doit permettre tout en gardant un niveau de vie respectable pour chacun, que chacun puisse vivre sur un pied d’égalité et ceci est possible qu’avec un changement de notre façon de vivre. Cette même façon de vivre qui pour le moment aurait besoins de plusieurs planètes si on l’appliquer à tous les terriens.

                                                        La décroissance n’est donc pas un retour à l’âge de pierre et mais une évolution inévitable et les gens qui prônent cette décroissance ont 100 ans d’avance sur nous.

                                                        Pour finir il est impossible de prédire l’avenir mais il faut bien venir à l’évidence qu’un changement est inéluctable. De qu’elle façons s’y prendre ? La décroissance est la solution unique ? Moi je ne prends pas cette idéologie comme réductrice de la pensée mais au contraire nous avons besoins d’idéologies pour avancer et EVOLUER.


                                                        • Cy-real (---.---.124.2) 30 septembre 2006 09:44

                                                          Merci pour cet article. La décroissance fait son chemin dans les esprits, c’est une certitude, n’en déplaise aux adeptes de l’Eglise de la Très Sainte Consommation... Je suis abonné à Silence et coopérateur de l’Age de Faire, je ne peux que leur conseiller ces lectures bien éclairantes.
                                                          Je vous renvoie aussi à ce portrait d’un autre décroissant rencontré lors d’un festival éco-scientique à Marseille : Patrick Baronnet, pionnier de l’auto-construction écologique.


                                                          • (---.---.92.8) 30 septembre 2006 10:05

                                                            La décroissance est une bonne idée : en baissant les salaires des français, leur dépenses sociales, la durée de leur vacances, ils pollueront infailliblement moins, ce qui « protège » la planete, d’une façon simple et juste, et nous retrouverons notre compétitivité.

                                                            Il faut commencer le plus tôt possible. Et par exemple avec le salaire et prime en toute sorte des fonctionnaires. Car c’est plus simple pour ces gens là de décroitre, étant donné leur vie réglé comme du papier à musique pour les 40 prochaines années. C’est l’avantage de la mentalité fonctionnaire. En plus, cela permétra de baisser les impôts, donc de relancer l’investissement au lieu de gaspiller dans la CON-somation. Aprés on attaquera les autres salaires et prestations sociales.

                                                            Ainsi, une vrai concurence avec les pays d’Asies, bientôt la premiére zone de richesse du monde, deviendra possible. VIVE LA DECROISSANCE SALARIALE !


                                                            • MOISE (---.---.16.157) 3 octobre 2006 00:08

                                                              NE mélangerz pas tout ! Et puis si vous avez une dent contre les fonctionnaires c’est que vous tetes dans le privé. Si vous n’etes pas content de votre salaire ou de votre periode de vacances, c’est a vous de négocier, voire de changer de patron, au lieu d’imiter ceux que vous critiquez en ne cherchant pas a vous améliorer et remettre en question votre capacité d’adaptation ! Ilvous suffit de chercher un autre travail.

                                                              Quant a la formule « en baissant les salaires des français, leur dépenses sociales, la durée de leur vacances, ils pollueront infailliblement moins »

                                                              Je dirais, moi, pour avoir été au chomage pendant un certain temps(donc en profitant des assedics et in fine des aides sociales)que quan don ne travaille pas on depenses plus croyez moi ! car on a plus de temps !

                                                              En lisant votre commentaire, on comprend que vous voudiez que le marché régule tout ! Il ya des choses que ne peuvent et ne doivent certainement pas etre déréglée par le marché !

                                                              Cela dit, j’ai aussi ma dent contre certains focntionnaires, qui sont a des postes clés et se servent de l’infrastructure du peuple(rail(sncf), route(ratp), maritime(SNCM !)...) pour faire du chantage, et finalement handicaper ceux qui la finance, c’est a dire nous tous ! Et finalement, tous le monde est perdant, puisque ces memes services publics perdent de leur image et donc des clients ; et aussi les citoyens qui peuvent avoir de gros pb voire de grosses retenues salariales.


                                                            • alberto (---.---.145.148) 30 septembre 2006 10:15

                                                              Mais, l’histoire de la croissance du nénuphar dans la mare ne vous rappelle-t-elle pas que la dite croissance a ses limites...

                                                              Car pour la croissance infinie, j’ai des doutes, et aussi des inquiétudes, car si nous ne savons maîtriser notre décroissance : la Nature le fera à notre place, et alors là, j’ai bien peur que la note sera lourde à payer !

                                                              Bref, je suis d’accord sur le fond de l’article : la décroissnce est une perspective incontournable, mais elle se fera, contrôlée par nous ou subie.


                                                              • arturh (---.---.119.98) 30 septembre 2006 13:01

                                                                Est ce que le prof dont on fait le portrait ici a manifesté jeudi contre la décroissance des effectifs du personnel enseignant de l’Education Nationale ?


                                                                • MOISE (---.---.16.157) 2 octobre 2006 23:51

                                                                  Hors sujet !


                                                                • Antoine Diederick (---.---.197.88) 30 septembre 2006 20:47

                                                                  1)ok moi je veux bien de la décroissance mais compensée par des avancées technologiques telles que la décroissance s’inscrive naturellement comme processus.

                                                                  2)ok pour moi si la décroissance peut avoir un fondement économique et si la décroissance peut s’opposer au principe du prix ou pour faire simple, décroissance et cherté de la vie comme base de réflexion

                                                                  3)ok pour moi, si la décroissance veut dire meilleurs allocations des ressources et distributions de celles-ci

                                                                  4) ok pour moi si décroissance signifie gestion economique et des dépenses et revenus, mais non pauvreté et manque...

                                                                  etc etc etc...


                                                                  • Provocateur (---.---.28.210) 1er octobre 2006 18:29

                                                                    Les Alters donneurs de leçons : J’ai beaucoup lu qu il y avait eu beaucoup de fraudes chez ATTAC

                                                                    Les gauchos populo De port Allegre donneurs de leçons : plus Allegrissimo depuis les fraudes du Parti de Travailleurs de Lula

                                                                    Les Ecolos Français : en bon gestionnaires donneurs de leçons un deficit de 500.000 euros (malgré que dans leurs rangs il y ai un ex ponte de la B de F toujours logé par la B D F proche de son lieu de travail pas besoin de véhicule)Après les présidentielles ce deficit sera de 1.2 million d’Euros.

                                                                    Les Ecolos parisiens donneurs de leçons qui souhaitent qu on meure moins du cancer lié a la pollution : allez a une reunion, vous verrez ils clopent !!! Le nombre de motos dans Paris a ete multiplié par 2-3-4 on ne publie plus de stats depuis 2002. Et les idées de décroissance, n’auraient qu un avantage ,dans 20 ans on serait au niveau du Mali, les africains alors n’immigreraient plus vers la France


                                                                    • Demesure (---.---.104.72) 2 octobre 2006 08:17

                                                                      Les Alters donneurs de leçons : J’ai beaucoup lu qu il y avait eu beaucoup de fraudes chez ATTAC

                                                                      Eh oui, comme les babas cools qui ont investi le Larzac après 68, les alters, les décroissants et autres éco-prophètes ont ceci de bien qu’ils changent d’avis aussi vite qu’il s veulent changer le monde dès qu’ils sont mis en face de la réalité. Attac, un feu de paille qui n’a que trop duré.

                                                                      Un alter commente un autre alter :

                                                                      « Attac, fraude électorale prouvée : les urnes avaient été bourrées »

                                                                      " Attac est confrontée à une sérieuse crise interne depuis l’assemblée générale de juin dernier qui a vu la réélection de Jacques Nikonoff, président de l’association depuis 2002. Son Conseil d’administration a décidé de démissionner vendredi 25 août, selon une motion votée à l’unanimité de ses membres, suite aux conclusions d’un rapport d’expert qui confirme des fraudes lors de l’élection de juin 2006. Les opposants à l’auteur de La comédie des fonds de pension, en particulier le syndicaliste Pierre Khalfa et l’économiste Susan George, qui ont les premiers parlé de fraude électorale et réclamé de nouvelles élections, font feu de tout bois pour alimenter la polémique et la division entre les membres de l’association."


                                                                    • Eric Mainville (---.---.19.204) 2 octobre 2006 10:49

                                                                      Ne mélangez pas tout. Je parle ici d’une personne, engagée dans une démarche individuelle. Il ne s’agit pas d’un parti ou d’un groupe comme Attac.

                                                                      J’ai raconté ce que pouvait être la vie d’un décroissant, mais je n’ai vu qu’une petite partie du phénomène. Après, généraliser, c’est autre chose


                                                                    • Demesure (---.---.104.72) 2 octobre 2006 08:03

                                                                      Ca me fera toujours rire, le décroissant qui prend ses 3 repas par jour et qui fait marcher sa machine à laver avec des noix de lavage qui viennent de l’autre bout du monde au lieu d’utiliser une lessive à base de colza qui vient d’un champ français.

                                                                      Le jour où lui et ses enfants mangeront 1 un seul repas par jour, sa femme fera la lessive à la main au lavoir du village, il pourra se targuer d’être un vrai décroissant, comme 2 Milliards de terriens ACTUELLEMENT. Et il sera alors le premier à pousser des cris contre les maladies infectieuses, l’école inacessible parce que trop loin et trop chère, un taux chômage supérieur à 30% et une espérance de vie qui ne dépasse pas 60 ans comme ce qu’on trouve dans la plupart des pays pauvres.

                                                                      Bref il aura eu un niveau de vie d’Ethiopien pour lui ET ses enfants mais il aurait (le sentiment) sauvé la Terre qui ne lui a rien demandé. Devinez la profession du bon monsieur smiley


                                                                      • Autoimmobile (---.---.28.210) 3 octobre 2006 11:49

                                                                        Forte baisse des ventes de Renault et Peugeot : Youpi nous sommes les premiers à décroitre !!!!


                                                                        • Fabrice Fabrice Duplaquet 6 octobre 2006 17:45

                                                                          Bel article, merci pour les renseignements


                                                                          • andre (---.---.211.65) 24 octobre 2006 21:50

                                                                            Et oui, vieux c.. de 55 ans, j ai connu l’heureuse époque de la croissance zéro, la lutte des anti-nucléaires, de l’émergence des énergies renouvelables... J’étais un fervent partisan de cette théorie. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on la eue ! Celà s’est appelé le choc pétrolier. Des tas de bagnoles ne roulaient plus, on n’en achétait plus, on chassait le « gaspi »... Bilan des millions de chômeurs chez nous, pays nanti, mais des millions de morts ailleurs. Continuons donc.. Plutôt que la croissance zéro, pronons la décroissance. Nous serons sûr à terme qu’après, entre le sida et une bonne grippe aviaire nous aurons aussi une forte décroissance de la population et donc de la consommation CQFD, mais est-ce bien équitable ? (le transport représenterait en fait 6% de la production mondiale de CO2 tous pays confondus) Il est singulier de voir des gens érudits, intelligents écrire qu’on puisse dépenser plusieurs planêtes. Ce sont sûrement les enfants des mêmes qui disaient en 70/80 que nous serions 12 milliards en l’an 2000 et que nous ne pourrions nourrir tout le monde. Qu’il ne devrait plus y avoir de pétrole etc... Si vous ne le croyez pas lisez un peu les annonces des gens spécialisés en catastrophisme des années 80 et relayés par les mêmes qui ne vivent que pour celà et que par celà de maintenant. Faire croire bêtement qu’on va épuiser les ressources est idiot : pourquoi ? tout simplement parce que les prix d’une matière devenant rare va tellement augmenter, qu’on va obligatoirement faire en sorte d’en utiliser une autre qui s’avèrait moins rentable. Déjà la petite augmentation récente des prix du pétrôle à impliqué des réactions importantes et des comportements différents ! Faire croire à cette fin, c’est faire fi de notre incroyable capacité d’innovation et d’instinct de survie. C’est faire fi des hommes et des femmes qui travaillent sur des projets de demain qui arrivent en fait bien plus vite que prévus. Sous toute réserve, par exemple, il me semble que le projet sur la fusion avec l’installation en France d’un réacteur expérimental prévoit de confiner un plasma chaud pendant 400 secondes à l’horizon de 20 ans. Il me semble que les Japonais ont annoncé avoir atteint les 1000 secondes d’ores et déjà.. André qui attendu ses 10 ans pour voir une télé et ses 50 pour avoir une bagnole au moins 3 fois moins polluante que celle de ses débuts. Qui est passé du chauffage au charbon à celui du gaz et du solaire...


                                                                            • Manu_Manu 8 mars 2010 17:12

                                                                              Bonjour,
                                                                              Je réalise un documentaire sur les décroissants. Le quotidien d’une personne, d’une famille qui a eu le courage de changer de vie, d’abandonner un certain confort pour en trouver un certain autre.

                                                                              Je cherche une famille qui accepterait d’être suivie pendant une ou deux journées dans son quotidien.

                                                                              Vous pouvez me contacter à l’adresse suivante :definitiveman@hotmail.com ou par réponse à ce commentaire.

                                                                              Emmanuel

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