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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pourquoi faut-il sauver le ver de terre ?

Pourquoi faut-il sauver le ver de terre ?

J'en conviens, la question pourrait être risible face aux grands enjeux économiques mondiaux ; sauf que le projet de sauvetage est bien économique et agronomique avant d'être écologique ; sauf que le ver de terre est en voie d'extinction dans beaucoup de sols cultivées.

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Le ver de terre est au cœur
de la TRANSITION écologique !

Eh oui, l'avenir de nos générations futures repose aujourd'hui sur cette bestiole qui vit dans la terre et qui représente la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim.

En effet, outre d'avoir de l'eau potable à disposition, le minimum vital du bien-être réclame d’avoir le ventre plein. Rien de pire que de l'entendre crier famine. Mais comme 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste.

Alors pourquoi le ver de terre est-il au cœur de l’alimentation de demain ? Parce qu'il possède un pouvoir !

Le POUVOIR du ver de terre

Et un pourvoir qu'il est le seul à posséder. Pas un pouvoir surnaturel, mais celui de labourer en permanence les sols pour les garder jeunes, frais, aérés, dynamiques, fertiles. Raison pour laquelle on le désigne comme la colonne vertébrale des sols, l'ossature de la fertilité.

Mais attention, pas tous les vers de terre, seulement quelques espèces à l’image du ver de terre commun, ce gros lombric terrestre qui vit dans un terrier vertical entre argile et air libre. Et son pouvoir ne s’arrête pas là puisqu’il court-circuite le cycle de l’azote et du phosphore, ses urines étant directement assimilables par les plantes.

Souvenons-nous que dans un sol non vivant, les plantes sont incapables de pousser toutes seules pour une raison toute bête. D'abord, comme le ver de terre, la plante ne mange pas de la terre, et encore moins des cailloux. Ensuite, parce que c’est la vie souterraine qui crée la fertilité. Et pour une plante, un sol infertile est comme un ventre vide. Et la seule alternative à l’infertilité est la chimie. En agriculture chimique, on appelle ça cultiver sans tenir compte du sol, c'est la culture hors sol.

Le pétrole et la chimie,
les seules ALTERNATIOVES au ver de terre.

Mais comme la chimie tue la biodiversité et en premier la vie du sol, c'est une voie qui ne présente aucun avenir glorieux, sauf pour les actionnaires des multinationales. Une aubaine pour ces gens-là, puisque l'avantage de la chimie est de réclamer toujours plus de chimie. Raison pour laquelle la consommation de pesticides et d'engrais chimiques n'a cessé d'augmenter ces 50 dernières années.

Mais la dé-fertilisation des sols a aussi entraîné une surconsommation de pétrole ces 50 dernières années. Et comme le brûlage des énergies fossiles pour faire de l'énergie alimentaire est le moteur du bouleversement climatique, on a franchement du mal à comprendre pourquoi on s’obstine dans cette direction.

Le ver de terre est le CERVEAU de
l'agriculture durable.

À pas de loup, on commence à comprendre que le pesticide n'est pas l'avenir de l'Homme, enfin de l'humain. En revanche, le ver de terre est aujourd’hui unanimement reconnu comme l’auxiliaire le plus précieux pour une agriculture durable et économe en énergie. D’abord, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, ensuite parce qu'il marche à l'énergie musculaire, l'énergie la moins polluante ; et enfin parce qu'il économise le fer de la charrue.

Le grand OUBLIÉ de l'histoire agricole

Pendant longtemps, le ver de terre a été victime de l’ignorance et des préjugés au point d’être considéré comme un ennemi des cultures. Vous me direz que l’araignée n’a pas connu un meilleur sort alors qu’elle est un auxiliaire aussi précieux que l’abeille. Mais vu la maltraitance encore infligée à l'abeille alors que sa fonction écologique est incontestable, on peut craindre le pire pour le ver de terre, à savoir qu'il reste cloîtré dans les oubliettes de l'histoire.

L'EFFONDREMENT

L’avenir d'une humanité radieuse repose donc sur ces infatigables laboureurs qui rajeunissent en permanence les sols nourriciers. Mais voilà, depuis 50 ans, les populations s’effondrent au point d’être passées dans certaines régions française de grandes cultures de 2 tonnes de poids vifs à 50 kg ! Et l’effondrement continue, accentué par l’industrialisation de l’agriculture.

Sauver le ver de terre,
l’un des premiers marqueurs de la biodiversité

Dans le cadre de l'appel à projets du ministère de la Transition écologique, je porte ce projet sauvetage. Et il est soumis à un vote citoyen jusqu’au 11 mai prochain. Et même s'il est en 3eme position des projets préférés des Français à ce stade de l'élection, ce n'est pas le projet préféré du ministère...

Un paradoxe pour ce projet militant vise à informer les futurs et les jeunes agriculteurs du potentiel économique qu'ils ont sous les pieds. Aussi, pour faire vivre la voie du ver de terre, rien de plus simple : enregistrez vous sans oublier de valider votre adresse mail, puis cliquez sur Je vote pour.

Christophe G.
du Jardin-vivant.

 


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66 réactions à cet article    


  • benyx benyx 29 avril 2018 18:05

    Bon article, qui n’est pas sans rappeler le travail de Claude et lydia Bourguignon sur la nécessité de préserver un écosystème sur 30 cm de sol afin d’éviter toutes sortes de maladie sur les plantes.
    Les termites jouent aussi le même rôle que les vers dans les pays chauds.


    • Christophe G Limousin 29 avril 2018 19:26

      @benyx effectivement.

      sur mon site, vous pouvez lire un entretien que nous avons eu avec Claude


    • taketheeffinbus 29 avril 2018 21:21

      @benyx

      3 facteurs clés dans la vie et fertilité des sols.

      1 : les vers de terre (aèrent le sol, digères les matières organiques en surface et nourrissent le sol))
      2 : les champignons (mycorhizes, relation symbiotique entre les bactéries, les plantes, le sol)
      3 : les bactéries (décomposition des matières organiques & création d’argile depuis la roche mère)

      Ces 3 éléments sont à la base de l’épanouissement de toute vie sur les terres émergées.


    • Attilax Attilax 29 avril 2018 18:11

      ça n’est pas risible du tout. Le ver de terre est un ami commun à tout ce qui vit, il assure une mission de service publique : sans lui, la terre devient stérile et la vie beaucoup plus dure pour tous, végétaux comme organiques.


      • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 2018 22:14

        @Attilax « sans lui, la terre devient stérile et la vie beaucoup plus dure pour tous, végétaux comme organiques. »



        Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) et le Paillage, permettent de limiter l’évaporation du sol, de protéger les micro organismes (Vers de terre, acariens...) des rayons du soleil, une meilleure pénétration de l’eau dans le sol, Un échange primordial entre les champignons et les plantes et une économie de travail pour le désherbage car seules les plantes cultivées sortent du couvert et profite de la lumière pour pousser.

        Les plantes adventices (Mauvaises herbes) sont limitées par le paillage et faciles à enlever car le sol reste très meuble.

        Les plantes sont aussi cultivées par association qui permettent une synergie entre les végétaux et/ou les animaux (Protection contre les nuisibles, meilleur utilisation de l’espace et de la surface, partage de ressources, minéraux, azote...)

        La production à l’hectare est dix fois plus grande qu’avec l’agriculture conventionnelle tout en se passant des intrants



      • Attilax Attilax 30 avril 2018 18:59

        @Alibaba007

        Yep, je sais, plus l’usage de la permaculture se développera, mieux se porteront les sols. Mais sans volonté politique pour l’installer durablement dans tout le pays, les dégâts vont continuer. Et la volonté politique, elle est du côté des pollueurs, donc...


      • Alibaba007 Alibaba007 1er mai 2018 14:50

        @Attilax « Mais sans volonté politique pour l’installer durablement dans tout le pays, les dégâts vont continuer. Et la volonté politique, elle est du côté des pollueurs, donc... »

        Le piège de la révolution verte.


        Le problème est économique, politique et écologique mais avant tout humanitaire.

        L’agriculture de guerre s’est imposée surtout après la deuxième guerre mondiale dans la plupart des pays car augmentant la production à l’hectare par l’emploi d’intrants (chimie pétrolière) et l’exploitation de grandes surfaces par un nombre limité de main d’oeuvre, aidé de la mécanisation des tâches.


        Maintenant les paysans endettés par les industriels (Vendeurs de machines agricoles, Semenciers, Industrie chimique) se suicident en buvant leurs pesticides.

        Ceux qui réalisent que leur vie est menacée économiquement et par empoisonnement ne peuvent pas facilement changer de méthode car ils sont souvent très endettés.

        voir film :   Solutions locales pour un désordre global.   de Coline Serreau

        ou

         le film :     Demain.        de Mélanie Laurent et Cyril Dion (avec Openload)


        Bonne visualisation smiley


      • domi 1er mai 2018 17:41

        @Alibaba007pour le film « demain » c’est risible un ramassis que tout ce que l’on croise sur internet sans prendre aucun recul ex la ferme du bec hellouin qui vit surtout de formation et de main d’oeuvre gratuite des stagiaires ,mes excuses ,pas gratuite puisqu’elle paye son stage


      • Alibaba007 Alibaba007 1er mai 2018 23:21

        @domi


        Je comprend parfaitement que le film « Demain » puisse paraître décousu tant ils parlent de sujets disparates, que l’on retrouve traités également dans certains sites sur internet, mais au sujet de la ferme du Bec Hellouin, je pense que vous faites une erreur de jugement.

        La ferme du Bec Hellouin n’a pas du tout pour but de s’enrichir financièrement à la base sur le dos de stagiaires, mais avait pour vocation de produire pour cette famille, composée uniquement de novices venant d’un monde professionnel sans aucun lien avec l’agriculture (juriste et marin), un retour aux sources et produire en autarcie dans un premier temps, leur propre nourriture saine.

        Malgré des déboires de plusieurs années sur des débuts hasardeux et une exploitation agricole fort peu productive basée sur une culture « traditionnelle » sans pesticides ni tracteurs (sur 20 hectares), 
        cette famille, malgré l’échec apparent de leur projet agricole « bobo-écolo-économique », sut remettre en question sa façon de cultiver et d’essayer de comprendre ce qui clochait dans leur approche de leur ferme. 
        Ils ont, en faisant des recherches, découvert les principes de la Permaculture et l’ont mis en pratique dans leur domaine. 

        En quelques années, tout a changé. A tel point que la ferme produisait bien plus que tout autre exploitation agricole industrielle (10x plus à l’hectare) le tout sans utiliser les techniques qui dépendent du pétrole. 

        L’INRA s’est intéressée aux résultats extraordinaires de cette ferme pour étudier les différentes techniques utilisées faisant son succès, de nouveaux modèles de production agricole productifs, viables et rentables pour des petites exploitations paysannes. Elle en a fait (de 2011 à 2015) un centre d’études pour déterminer si une surface de 1000 m2 suffit en agriculture intensive à salarier une personne à temps plein.

        Par la suite, la notoriété de modèle français de permaculture acquise par la ferme du Bec Hellouin, grâce à l’expérience acquise par Perrine et Charles, la mise en pratique de la permaculture, à internet et l’étude de l’INRA, fait que la ferme est devenu une référence où l’on peut découvrir les techniques et par la pratique apprendre en un minimum de temps les bases du développement agricole dans une surface extrêmement réduite.

        Que les stages soient payant ne changent rien à l’efficacité de ce modèle, au contraire, comme c’est une des première ferme à avoir mis en pratique la permaculture sur de petites surfaces en culture Bio inspirée, entièrement manuellement, tout en restant rentable. 

        Mais ...petite question : Les formations où un enseignement est inculqué est toujours gratuit près de chez vous ?

      • papijef papijef 2 mai 2018 07:06

        @Alibaba007
        tu trouveras ici quelques infos sur la ferme du bec hellouin et ses réels revenus, qui est un bel attrape-nigaud. les 1 000m² qui leur permettraient un revenu de 55 000€ sont en plusieurs morceaux, et les 55 000€ de revenu sont supposés et non réels. quant à l’INRA ...


      • zygzornifle zygzornifle 29 avril 2018 18:13

        Parce que beaucoup d’Africains migrent et Europe et qu’ils se régalent avec ....


        • foufouille foufouille 29 avril 2018 18:42

          il est tellement mort que yena partout mais faut creuser.


          • Christophe G Limousin 29 avril 2018 19:30

            @foufouille Pourquoi dites vous cela puisque ce n’est pas correct ? Quelles sont vos sources ? Merci


          • taketheeffinbus 29 avril 2018 21:15

            @foufouille

            Y’en a partout uniquement ou le sol n’est pas cultivé. Autant dire que c’est très minoritaire en comparaison.


          • foufouille foufouille 29 avril 2018 21:22

            @taketheeffinbus
            non désolé si tu cultives, tu en as aussi mais juste plus profond que la surface.
            saul si il revient l’année suivante de manière magique.


          • Gollum Gollum 30 avril 2018 10:13

            @foufouille

            Pfff... Chez moi j’y suis depuis plusieurs décennies. Jardin privé donc sans culture industrielle moderne. Or réduction drastique des vers de terre. Je rejoins donc l’auteur et tire la sonnette d’alarme.. C’est la même chose pour le reste d’ailleurs : plus de carabes, de perce-oreilles, de grillons, quasi plus de sauterelles, et même les mouches en réduction importante.

            Et réduction des oiseaux ils ont plus rien à bouffer.

            J’imagine que pour la faune ultra microscopique comme les bactéries ça doit être pareil.

            À part ça tout baigne... pour l’instant.

          • aimable 30 avril 2018 11:06

            @Gollum
            pour les mouches , si vous habitiez auprès d’une chèvrerie ou les chèvres sont a l’étable 24/24 vous ne diriez pas que les mouches bien grosses qui vous oblige tout l’été a vivre fenêtres et portes closes sont en voie de disparition , vous diriez quelles sont en surnombre .
             n ’essayez pas de manger sur la terrasse ou la vous aurez autant de mouches que de nourriture dans votre assiette .


          • Gasty Gasty 1er mai 2018 12:20

            @taketheeffinbus

            En effet, les sols non cultivés sont très minoritaire. Disparition des vers mais aussi de tous ceux qui en vivaient. Pour n’en citer qu’une « La taupe ». Mais le labourage des terres détruit aussi tout ce qui vit à l’intérieur, notamment les rongeurs qui par extension font disparaitre les populations d’oiseaux de proies et ainsi de suite.
            Le specisme des végétaliens ne semble pas prendre en compte toute cette faune qui ne rentre pas dans les filières Viandes.Pourquoi ? Même sans Monsanto, pour faire vivre 7 millards d’individus il n’ y a pas d’autres solution que de labourer les terres, seul un jardinier peut se permettre d’agir autrement. Vous etes bien d’accord ? J’aimerais qu’un végétalien me montre le résultat de ces massacres.


          • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 29 avril 2018 18:51

            @Christophe G


            Bravo à vous pour cet article ! Je suis tellement d’accord avec vous.

            Je note à titre d’info que quand je voulais voter pour votre article, vous aviez obtenu 5/5 pour 10 votants ; le temps de me connecter il était passé à 4,65/5 pour 11 votants ce qui indique qu’un olibrius vous a noté à 1/5 et je trouve cela complètement incompréhensible smiley
            La liberté d’expression étant ce qu’elle est il faut bien qu’il existe des anthelmophobes (mot que je viens juste de découvrir sur Internet).

            Continuez à écrire !

            • Gollum Gollum 29 avril 2018 19:18

              @Michael Gulaputih


              Vous voulez un nom ? Au hasard, Joletaxi... ou un clone du même genre.. smiley

            • RémyB RémyB 29 avril 2018 19:04

              il ne faut pas réduire l’activité du sol à la simple présence des lombrics,

              la micro faune présente dans les cinq premiers cm du sol a aussi son importance.
              il est d’ailleurs regrettable d’utiliser une charrue pour enfouir et bousculer le tout ...

              par ailleurs et surtout, 
              l’abandon du cheval de trait dans les années cinquante et l’arrivée
              puis l’accroissement de la taille des tracteurs, de leurs pneus et des charrues 
              a eu pour conséquence une largeur de raie de plus en plus large et donc 
              une profondeur proportionnelle de plus en plus importante.
              ainsi, le taux de matière organique s’appauvrit énormément, la terre refroidit,
              le gîte et le couvert nécessaire à toute cette faune s’en retrouve bousculée.

              l’idéal serait un mini labour de 5 à 10 centimètres

              curieusement, 
              la charrue enfouit ce que les vers de terre remontent à la surface.
              cherchez l’erreur ...

              • foufouille foufouille 29 avril 2018 19:23

                @RémyB
                « l’idéal serait un mini labour de 5 à 10 centimètres »
                ensuite, tu plantes des patates ...........


              • Christophe G Limousin 29 avril 2018 19:40

                @RémyB Effectivement, vous avez raison : on ne peut pas réduire l’activité du sol aux vers de terre.

                Sauf, qu’en l’espèce, c’est un article sur le ver de terre.... Et comme ils représentent la première biomasse terrestre, leur travail est incomparable avec les autres espèces souterraines.

                Par ailleurs, les vers de terre ne remontent pas à la surface la matière organique, ils la descendent dans le sol, parfois d’ailleurs plus profondément que la charrue...

                En revanche, ils remontent les argiles qu’ils mixent involontairement avec de la matière organique digérée. J’avais mis ce document en ligne. https://www.youtube.com/watch?v=BzDDwGfvY8g

                Ceci dit, je partage votre idéal.


              • gueule de bois 1er mai 2018 15:13
                @RémyB
                puis l’accroissement de la taille des tracteurs, de leurs pneus et des charrues 
                a eu pour conséquence une largeur de raie de plus en plus large et donc 
                une profondeur proportionnelle de plus en plus importante.
                Vous avez raison et il y a un autre facteur, le poids des machines agricoles. Ce poids, de plus en plus important tasse la terre en profondeur, il se produit ainsi immédiatement en dessous de la couche labourée, très superficielle, une sorte de croûte étanche qu’il faut parfois défoncer pour pouvoir continuer l’exploitation des sols. Ainsi si les vendeurs de chimie ont contribué à l’appauvrissement des sols, les constructeurs de machines ont également apporté leur écot. Enfin tout cela va ensemble, l’agriculture intensive n’est guère soutenable pas plus qu’une population humaine pléthorique. Il est grand temps de revoir la politique nataliste et les ’allocs’.

              • papijef papijef 1er mai 2018 18:43

                @foufouille
                je plante mes patates sans même labourer : je les pose sur le sol, et une couche de paille dessus. je ne suis pas le seul. j’ai entendu les Bourguignon dire qu’ils faisaient de même.


              • foufouille foufouille 1er mai 2018 19:05

                @papijef
                ta couche de paille est certainement très importante, sinon elles sont vertes et ta production bien plus faible qu’à 20 cm de profondeur ce qui ne coûte rien.
                 


              • papijef papijef 1er mai 2018 22:18

                @foufouille
                non, 7 ou 8 cms me suffisent, et je rajoute de la tonte. si tu y connais quelque chose, tu sais que pour planter à 20 cms, il te faut soit du muscle pour creuser, et pour du muscle il faut te nourrir, soit du pétrole pour faire marcher ta charrue. ça ne coûte pas rien.


              • papijef papijef 2 mai 2018 07:13

                @foufouille
                et toi qui as l’air de si bien t’y connaitre, tu peux me dire quelle est ta production ?


              • Christophe G Christophe G 2 mai 2018 07:27

                @papijef

                Ta technique est excellente mais suivant les années j’ai eu des déconvenues avec les rats taupiers et les limaces. Depuis, je les mets 5 cm sous la terre


              • papijef papijef 2 mai 2018 11:15

                @Christophe G
                ah ! les rats taupiers ! il y en a tellement chez moi que je désespère. ils bouffent même les dahlias à 15 cms de profondeur ; les blettes ils adorent, les cardons ils s’en régalent et je viens de transplanter des courges dont ils ont dévoré les racines.

                Chez moi, terre sableuse et acide, sur laquelle je suis depuis seulement 5 ans, il y a peu de vers de terre. Pourtant, avant, ce n’était pas « cultivé ». j’ai l’impression que les vers de terre se trouvent plutôt sur les terrains avec de l’argile, et que sur les terrains sableux ce sont plutôt les bactéries, les collemboles, les limaces et les escargots etc qui font le travail. Pas beacoup de mycorhyzes non plus sur ce terrain.


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 29 avril 2018 19:50

                Parce que nous la vénérons et que pour le moment elle souffre d’une grave maladie vénérienne. Le ver n’est rien sans la terre et le verre, n’est rien sans le vin. Le pain sans levain aura le goût de l’amer. Ne poussons pas le bouchon trop loin. Le verre de vin a un pied. Hélas le ver de terre n’en a point. Autrement, il prendrait ses jambes à son cou.


                • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 2018 21:23

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Très joli !
                   smiley

                • Méduse Méduse 29 avril 2018 21:40

                  C’est le mode de culture industriel qui est assassin, simplement. Non seulement via la chimie, les engins mécaniques mais aussi du fait de laisser le sol sans couvert. Le seul endroit sur terre où il n’y a pas de couvert, c’est ce qu’on appelle un désert ; tout un programme. LA stérilisation aussi (magnesium, calcium, fer, etc).

                  Bref, il suffit de changer de mode de culture et un mode de culture règle ces problèmes : la permaculture.

                  https://www.lesechos.fr/21/11/2007/LesEchos/20051-068-ECH_la-desertification-s-empare-des-sols-fertiles.htm


                  • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 2018 22:21

                    @Méduse « Le seul endroit sur terre où il n’y a pas de couvert, c’est ce qu’on appelle un désert  »

                    ...Yacouba Sawadogo, l’homme qui a arrêté le désert ...

                    Bonne visualisation !

                  • Slipenfer 1er Ratatouille 29 avril 2018 22:43

                    @Alibaba007
                    EXCELLENTE VIDéo ,déjà vu merci de la poster



                    • RICAURET 29 avril 2018 22:45

                      IL YA PLUS DE 60 ANS LES ANGLAIS ONT FAIT UNE EXPÉRIENCE QUE LE PROFESSEUR LOUIS CLAUDE VINCENT AVAIT DÉVOILÉ
                      DEUX FERMES UNE AVAIT FAIT CULTURE ET ÉLEVAGE EN TOUT CHIMIQUE ( TOUT MERDE ) LA DEUXIÈME EN TOUT NATUREL A L ANCIENNE ON DIRAIT TOUT BIO
                      CELLE QUI A LE PLUS GROS RENDEMENT environ 50% FUT LA BIO IL NE FALLAIT PAS LE DIRE IL N Y AVAIT PAS INTERNET ON A CACHE AU PUBLIC ET ON SE RETROUVE AUJOURD’HUI AVEC UNE MERDE DANS TOUS LES DOMAINES

                      ALORS VITE MACHINE ARRIÈRE TOUTE


                      • Christophe G Christophe G 1er mai 2018 18:00

                        @RICAURET Non pas machine en arrière, en avant toute dans la voie du ver de terre...


                      • Montdragon Montdragon 30 avril 2018 00:05

                        Vers terres fertiles oiseaux haies etc...le cercle est vertueux.
                        Plus nous avancerons plus nous comprendrons qu’il faut faire avec la Nature.


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 avril 2018 00:23

                          @Montdragon Salut. Un cadeau pour vous : Pierre Ottino ...archéologue aux îles Marquises. Blog le Monde . Pense que vous aller apprécier.


                        • Hecetuye howahkan 30 avril 2018 09:42

                          @Montdragon

                          Salut montdragon,

                          tu dis : Plus nous avancerons plus nous comprendrons qu’il faut faire avec la Nature.

                          de mon point de vue une des premières erreurs fatales à tous points de vue et donc pas seulement pratique de l’humain pseudo moderne c’est déjà de se différencier de la nature...le reste suit à partir de cette base fausse..


                        • Montdragon Montdragon 30 avril 2018 10:26

                          @Aita Pea Pea
                          Merci ! c’est très bien fait.


                        • jjwaDal jjwaDal 30 avril 2018 05:53

                          Bon article sur un de mes animaux préférés (j’en ai sauvé des centaines qui se baladaient sur du macadam, un peu perdus, attendant le passage du prochain véhicule sans doute...).
                          En fait c’est la combinaison du manque de connaissances et de rendements agricoles qui a poussé à une demande de résultats rapides que la chimie et la mécanique ont comblée.
                          Mais on sait qu’une agriculture un peu plus futée peut faire faire par la nature, aussi bien et même mieux que le tracteur et les produits phytosanitaires. Après il faudra sans doute revoir la pertinence de balancer dans des montagnes d’eau potable, des engrais indispensables aux sols pour boucler le cycle des éléments (pipi et caca). Quand on a des toilettes sèches et une couverture de sol permanente (copeaux de bois et feuilles en hiver et verte sinon), qu’on ne bêche pas, les vers reviennent vite.
                          Ne pas labourer, remettre des arbres et des haies, laisser sur le sol de quoi nourrir tout un écosystème (où le ver de terre joue un rôle très important), n’ont rien d’archaïque, c’est l’avenir. « Déchets verts » est un oxymore, que seule une civilisation « hors sol » pouvait créer. Laisser ceux qui savent faire (oiseaux, insectes, verts de terre, etc) au lieu de bidouiller avec le code génétique serait un bon début.


                          • aimable 30 avril 2018 08:11

                            @jjwaDal
                            une question me taraude , j’entends ou je lis qu’il serait nécessaire de ne plus labourer , nos anciens labouraient avec les bœufs ou le cheval pour obtenir un certain rendement , sommes nous plus intelligents qu’eux qui pourtant connaissaient les vertus des vers de terre  ?


                          • Christophe G Christophe G 30 avril 2018 08:24

                            @aimable Pour répondre à votre question, les anciens ne connaissaient pas les vertus des vers de terre, puisqu’ils croyaient que c’était un nuisible.

                            Quant au labour, à la profondeur où ils labouraient, cela n’avait quasi aucune influence pathos sur les vers de terre. Et le première à l’avoir notifié, c’est Charles Darwin.

                            Au fait, n’oubliez de donner votre voix à la voie du ver de terre...


                          • jjwaDal jjwaDal 30 avril 2018 12:26

                            @aimable
                            Au temps du labourage animal, un champ était une prairie nécessairement retournée (ce qui donnait aux organismes du sol des végétaux à digérer et enrichissait le sol), a minima pour éviter de noyer les cultures dans les « mauvaises herbes ». Pas de connaissance approfondie du sol, ou de la faune du sol, pas la multitude d’engins qui peuvent servir à une agriculture « écologiquement intensive ». Le dernier siècle en recherche agronomique nous a pas mal appris quand même...
                            Comme souligné par l’auteur, aucune commune mesure entre la profondeur de labourage d’un tracteur et le labour animal (un tracteur peut dépasser les 400 chevaux et ce n’est pas seulement pour aller bien plus vite mais plus profond).
                            oui, en résumé nous avons bien plus de connaissances qu’eux, bien plus d’outils et de moyens financiers pour tirer des rendements qu’ils n’auraient jamais eu avec le labour.



                            • jjwaDal jjwaDal 30 avril 2018 12:30

                              Joli site, beau travail. smiley


                              • domi 30 avril 2018 13:26

                                Le combat sera long ,je suis dans un jardin ouvrier et une majorité de jardiniers retourne en permanence leur potager ;et vs regarde de travers si vous utilisez une grelinette


                                • Christophe G Christophe G 30 avril 2018 14:14

                                  @domi Le plus grave reste les pesticides et l’absence de matière organique qui les fait mourir de faim. Mais il y a encore plus grave, c’est l’ignorance et le regard.

                                  N’hésitez pas à voter pour soutenir le changement des mentalités. Merci


                                • domi 30 avril 2018 16:10

                                  @Christophe Gje recouvre de déchets organique mon jardin mais horreur cela ne fait pas propre


                                • Christophe G Christophe G 30 avril 2018 16:21

                                  @domi Effectivement...

                                  Vous pouvez les mélanger légèrement avec la terre de surface ou recouvrir vos déchets avec de la tonte de gazon ou du foin, ou les précomposter pour les épandre l’automne venu.


                                • Claudec Claudec 30 avril 2018 17:04

                                  « Pourquoi faut-il sauver le ver de terre ? »

                                  Parce que pour ce qui est de l’avenir de la planète, il est infiniment plus utile et prometteur que l’homme.

                                  • wawa wawa 30 avril 2018 17:49

                                    On devrait plus se soucier de la densité des vers de terre et des abeilles que celle des ours blanc ou de la teneur en CO²


                                    • Christophe G Christophe G 1er mai 2018 03:01

                                      @wawa

                                      Nous devons nous soucier de tout et penser système et global. La vie est un système fait d’un ensemble d’espèces...


                                    • papijef papijef 30 avril 2018 21:19

                                      salut !
                                      je vais aller signer ton truc, mais tu vois je n’y crois pas trop. D’abord il faut s’inscrire sur leur site, ils te demandent d’accepter les cookies, et puis le ministère de la transition écologique et Hulot, je n’y crois pas.

                                      En fait je crois que les jeux sont faits et que nous ne pouvons pas revenir en arrière. Les signes que nous voyons partout me semblent très clairs, et je n’ai pas envie de me faire endormir par les beaux emballages (« initiative citoyenne »).

                                      Tu ne dois sans doute pas penser comme moi ! sinon tu n’aurais pas lancé ton initiative, mais dis-moi, ça ne trotte pas pas des fois dans la tête, que nous sommes là dans le train, en train de percuter l’obstacle ? ça se passe au ralenti à notre échelle, mais ça me semble inéluctable. Les autres extinctions, celle des dinosaures par exemple, ne se sont pas pas faites en un jour, mais elles ont bien eu lieu. Et un jour, il n’y a plus eu un seul dinosaure.

                                      Si tu n’en avais pas un peu conscience, tu ne lancerais pas ton plaidoyer pour les vers de terre ... alors j’irai signer ton truc parce que j’ai vu une vidéo de toi et je trouve que tu fais un beau travail, pas par ton projet, mais dans ton travail sur ta ferme.

                                      Vivre, dans toute son intensité, cette fin, écouter le chant du dernier coucou, voir tomber le dernier arbre, en toute conscience, sans s’agiter vainement ?


                                      • Christophe G Christophe G 1er mai 2018 03:12

                                        @papijef

                                        En fait, je partage complètement ton point de vue.

                                        Mais de la même manière qu’on se demande pourquoi continuer à rester en vie, se tracasser... alors que nous finirons par passer à la casserole, de la même manière qu’en toute insouciance nous avons eu 3 enfants...

                                        Bref, je vis le présent et je me souviens pour l’avoir connu, qu’avoir la faim au ventre ou pas de toit pour dormir, c’est douloureux. Alors, je fais ma part... qu’importe demain. Belle journée à toi et merci


                                      • papijef papijef 30 avril 2018 22:08

                                        je suis le 1398è signataire !


                                        • knail knail 1er mai 2018 09:33

                                          Je ne comprends pas cette formule : " sauf que le projet de sauvetage est bien économique et agronomique avant d’être écologique", formule que l’on retrouve sur le site de l’auteur rédigée de façon encore plus radicale : "L’intérêt est certes agronomique et écologique, mais avant tout ÉCONOMIQUE par la valeur ajoutée par le transit intestinal des vers de terre. En effet, selon une information rapportée par le CNRS, leur travail rapporterait un milliard d’euros à un pays comme l’Irlande" .

                                          Personnellement j’ai plutôt l’impression que l’enjeu est fondamentalement écologique, agronomique, déterminant pour la survie de l’humanité. Ce n’est que subsidiairement qu’il serait en plus économiquement profitable. Ceci dit il pourrait être encore plus profitable économiquement pour nos technocrates au pouvoir s’il était possible de créer des vers de terre transgéniques brevetés, résistants aux pesticides.

                                          Est-ce pour flatter la conscience de ces technocrates que l’auteur inverse ainsi le sens des valeurs ?


                                          • Christophe G Christophe G 1er mai 2018 17:58

                                            @knail Je comprends votre réaction mais ce projet s’adresse à des agriculteurs, autrement dit des professionnels.

                                            Et si on démontre que de travailler avec la biodiversité leur fera gagner plus d’argent que de travailler avec la chimie, le message passera tout de suite.

                                            Et l’écologie ne s’en portera que mieux.


                                          • domi 1er mai 2018 10:12

                                            La meilleure définition de l’humain ?celle que j’ai entendu dans Matrix:un virus qui se reproduit sans limite et qui fini par détruire son hôte ici en l’occurrence la Terre 


                                            • Samson Samson 1er mai 2018 14:38

                                              "J’en conviens, la question pourrait être risible face aux grands enjeux économiques mondiaux ; sauf que le projet de sauvetage est bien économique et agronomique avant d’être écologique ; sauf que le ver de terre est en voie d’extinction dans beaucoup de sols cultivées.« 

                                              De quels grands enjeux économiques mondiaux parlez-vous donc : ceux consistant à fournir à une population de 7 milliards 1/2 d’humains une alimentation (accessoirement de qualité) ou ceux consistant à l’accumulation exponentielle du capital par un pillage et une exploitation effrénés des ressources de la planète et la destruction systématique de la biosphère qui en découle ?

                                              J’ai depuis deux mois l’extraordinaire opportunité (à 58 ans !) de suivre une formation d’un an en horticulture générale et maraîchage »bio« . Sans même recours à la permaculture ou aux associations végétales, je constate quotidiennement la grande biodiversité des terrains que nous travaillons - vers, carabes, abeilles, tritons, salamandres, oiseaux, et autres auxiliaires précieux à la culture et à la vitalité des sols.

                                               »Dans le cadre de l’appel à projets du ministère de la Transition écologique, je porte ce projet sauvetage. ... Et même s’il est en 3eme position des projets préférés des Français à ce stade de l’élection, ce n’est pas le projet préféré du ministère...

                                              Un paradoxe pour ce projet militant vise à informer les futurs et les jeunes agriculteurs du potentiel économique qu’ils ont sous les pieds.« 

                                              S’agit-il d’un paradoxe, ou plus simplement d’une arnaque comme cette toujours plus suicidaire fuite en avant néo-libérale fourguée à l’électeur pour »Révolution« par un très célèbre »giton de Rothschild" ?
                                              A l’image des atermoiements d’une €urocratie - tout à la fois finançant les études universitaires unanimes quant au désastre (humain, écologique, agronomique et à terme économique) induit par le modèle agro-industriel et vendue de longue date aux lobbyistes de Monsanto et autres grands groupes semenciers et agro-chimiques en matière de brevetage des semences et du vivant, d’interdiction des OGM, du round-up et autres insecticides néo-néonicotinoïdes -, le ministère de la Transition écologique ne se résume-t-il pas à l’élégant cache-sexe de l’agro-industrie dans son œuvre de concentration capitalistique impliquant l’accaparement à grande échelle des sols pour leur exploitation intensive et toujours plus destructrice, la confiscation de traditions semencières et reproductives multi-millénaires par leur brevetage, ..., soit à l’extermination planifiée - et toujours en cours depuis le plan Sicco Mansholt - de la paysannerie et de ses traditions ?

                                              Bonne chance en tout cas aux vers de terre, à la terre elle-même et tous ceux qui la travaillent pour nourrir les habitants de cette planète ! smiley


                                              • Samson Samson 1er mai 2018 16:11

                                                @Samson
                                                PS : En tout cas, votre tribune pour la défense du vers de terre m’a offert l’occasion de découvrir votre site : passionnant !
                                                Chapeau bas ! smiley


                                              • CarolineMerguez 1er juillet 2019 21:05

                                                C’est totalement faux merci pour les information pertinenete sur le site
                                                https://filmcompletvf.me/demain-tout-commence-film-complet/


                                                • CarolineMerguez 1er juillet 2019 21:07

                                                  Chapeau vraiment ce blog defend des vers de terre et ça devient cool de lire les information ici : https://filmcompletvf.me/daughter-of-the-wolf-film-complet/


                                                  • CarolineMerguez 22 septembre 2019 21:40

                                                    J’adore votre site du courage et le sujet et vraiment epic, j’adore regarder des manga pour ceux qui veulent le derniere One piece Stampede en version vostffr : https://voirfilmcompletvf.com/1181-voir-one-piece-stampede-film-complet/

                                                    il ce pourrais que vous soyer obliger de vous inscrir en fonction de votre pays mais c’est une essaie gratuit de 7 jours regarder le film et supprimé votre compte si vous ne voulez pas l’utiliser !

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