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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pourquoi faut-il sauver le ver de terre ?

Pourquoi faut-il sauver le ver de terre ?

J'en conviens, la question pourrait être risible face aux grands enjeux économiques mondiaux ; sauf que le projet de sauvetage est bien économique et agronomique avant d'être écologique ; sauf que le ver de terre est en voie d'extinction dans beaucoup de sols cultivées.

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Le ver de terre est au cœur
de la TRANSITION écologique !

Eh oui, l'avenir de nos générations futures repose aujourd'hui sur cette bestiole qui vit dans la terre et qui représente la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim.

En effet, outre d'avoir de l'eau potable à disposition, le minimum vital du bien-être réclame d’avoir le ventre plein. Rien de pire que de l'entendre crier famine. Mais comme 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste.

Alors pourquoi le ver de terre est-il au cœur de l’alimentation de demain ? Parce qu'il possède un pouvoir !

Le POUVOIR du ver de terre

Et un pourvoir qu'il est le seul à posséder. Pas un pouvoir surnaturel, mais celui de labourer en permanence les sols pour les garder jeunes, frais, aérés, dynamiques, fertiles. Raison pour laquelle on le désigne comme la colonne vertébrale des sols, l'ossature de la fertilité.

Mais attention, pas tous les vers de terre, seulement quelques espèces à l’image du ver de terre commun, ce gros lombric terrestre qui vit dans un terrier vertical entre argile et air libre. Et son pouvoir ne s’arrête pas là puisqu’il court-circuite le cycle de l’azote et du phosphore, ses urines étant directement assimilables par les plantes.

Souvenons-nous que dans un sol non vivant, les plantes sont incapables de pousser toutes seules pour une raison toute bête. D'abord, comme le ver de terre, la plante ne mange pas de la terre, et encore moins des cailloux. Ensuite, parce que c’est la vie souterraine qui crée la fertilité. Et pour une plante, un sol infertile est comme un ventre vide. Et la seule alternative à l’infertilité est la chimie. En agriculture chimique, on appelle ça cultiver sans tenir compte du sol, c'est la culture hors sol.

Le pétrole et la chimie,
les seules ALTERNATIOVES au ver de terre.

Mais comme la chimie tue la biodiversité et en premier la vie du sol, c'est une voie qui ne présente aucun avenir glorieux, sauf pour les actionnaires des multinationales. Une aubaine pour ces gens-là, puisque l'avantage de la chimie est de réclamer toujours plus de chimie. Raison pour laquelle la consommation de pesticides et d'engrais chimiques n'a cessé d'augmenter ces 50 dernières années.

Mais la dé-fertilisation des sols a aussi entraîné une surconsommation de pétrole ces 50 dernières années. Et comme le brûlage des énergies fossiles pour faire de l'énergie alimentaire est le moteur du bouleversement climatique, on a franchement du mal à comprendre pourquoi on s’obstine dans cette direction.

Le ver de terre est le CERVEAU de
l'agriculture durable.

À pas de loup, on commence à comprendre que le pesticide n'est pas l'avenir de l'Homme, enfin de l'humain. En revanche, le ver de terre est aujourd’hui unanimement reconnu comme l’auxiliaire le plus précieux pour une agriculture durable et économe en énergie. D’abord, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, ensuite parce qu'il marche à l'énergie musculaire, l'énergie la moins polluante ; et enfin parce qu'il économise le fer de la charrue.

Le grand OUBLIÉ de l'histoire agricole

Pendant longtemps, le ver de terre a été victime de l’ignorance et des préjugés au point d’être considéré comme un ennemi des cultures. Vous me direz que l’araignée n’a pas connu un meilleur sort alors qu’elle est un auxiliaire aussi précieux que l’abeille. Mais vu la maltraitance encore infligée à l'abeille alors que sa fonction écologique est incontestable, on peut craindre le pire pour le ver de terre, à savoir qu'il reste cloîtré dans les oubliettes de l'histoire.

L'EFFONDREMENT

L’avenir d'une humanité radieuse repose donc sur ces infatigables laboureurs qui rajeunissent en permanence les sols nourriciers. Mais voilà, depuis 50 ans, les populations s’effondrent au point d’être passées dans certaines régions française de grandes cultures de 2 tonnes de poids vifs à 50 kg ! Et l’effondrement continue, accentué par l’industrialisation de l’agriculture.

Sauver le ver de terre,
l’un des premiers marqueurs de la biodiversité

Dans le cadre de l'appel à projets du ministère de la Transition écologique, je porte ce projet sauvetage. Et il est soumis à un vote citoyen jusqu’au 11 mai prochain. Et même s'il est en 3eme position des projets préférés des Français à ce stade de l'élection, ce n'est pas le projet préféré du ministère...

Un paradoxe pour ce projet militant vise à informer les futurs et les jeunes agriculteurs du potentiel économique qu'ils ont sous les pieds. Aussi, pour faire vivre la voie du ver de terre, rien de plus simple : enregistrez vous sans oublier de valider votre adresse mail, puis cliquez sur Je vote pour.

Christophe G.
du Jardin-vivant.

 


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70 réactions à cet article    


  • benyx 29 avril 18:05

    Bon article, qui n’est pas sans rappeler le travail de Claude et lydia Bourguignon sur la nécessité de préserver un écosystème sur 30 cm de sol afin d’éviter toutes sortes de maladie sur les plantes.
    Les termites jouent aussi le même rôle que les vers dans les pays chauds.


    • Christophe G Limousin 29 avril 19:26

      @benyx effectivement.

      sur mon site, vous pouvez lire un entretien que nous avons eu avec Claude


    • taketheeffinbus 29 avril 21:21

      @benyx

      3 facteurs clés dans la vie et fertilité des sols.

      1 : les vers de terre (aèrent le sol, digères les matières organiques en surface et nourrissent le sol))
      2 : les champignons (mycorhizes, relation symbiotique entre les bactéries, les plantes, le sol)
      3 : les bactéries (décomposition des matières organiques & création d’argile depuis la roche mère)

      Ces 3 éléments sont à la base de l’épanouissement de toute vie sur les terres émergées.


    • Attilax Attilax 29 avril 18:11

      ça n’est pas risible du tout. Le ver de terre est un ami commun à tout ce qui vit, il assure une mission de service publique : sans lui, la terre devient stérile et la vie beaucoup plus dure pour tous, végétaux comme organiques.


      • arthes arthes 29 avril 18:34

        @Attilax


        C’est même vital pour notre terre, il y a eu des alarmes déja, d’autant que la terre stérile , vidée de substances organiques se durcit à tel point qu’elle n’absorbe plus l’eau en période de pluies abondante ce qui cause des inondations....Non prévues, donc hors zones innondables... mais hélas, qui se soucie de ce problème de disparition des vers , quelques agriculteurs qui reviennent à des méthodes traditionnelles, en tous les cas, bonne initiative cet article.

      • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 22:14

        @Attilax « sans lui, la terre devient stérile et la vie beaucoup plus dure pour tous, végétaux comme organiques. »



        Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) et le Paillage, permettent de limiter l’évaporation du sol, de protéger les micro organismes (Vers de terre, acariens...) des rayons du soleil, une meilleure pénétration de l’eau dans le sol, Un échange primordial entre les champignons et les plantes et une économie de travail pour le désherbage car seules les plantes cultivées sortent du couvert et profite de la lumière pour pousser.

        Les plantes adventices (Mauvaises herbes) sont limitées par le paillage et faciles à enlever car le sol reste très meuble.

        Les plantes sont aussi cultivées par association qui permettent une synergie entre les végétaux et/ou les animaux (Protection contre les nuisibles, meilleur utilisation de l’espace et de la surface, partage de ressources, minéraux, azote...)

        La production à l’hectare est dix fois plus grande qu’avec l’agriculture conventionnelle tout en se passant des intrants



      • Attilax Attilax 30 avril 18:59

        @Alibaba007

        Yep, je sais, plus l’usage de la permaculture se développera, mieux se porteront les sols. Mais sans volonté politique pour l’installer durablement dans tout le pays, les dégâts vont continuer. Et la volonté politique, elle est du côté des pollueurs, donc...


      • Alibaba007 Alibaba007 1er mai 14:50

        @Attilax « Mais sans volonté politique pour l’installer durablement dans tout le pays, les dégâts vont continuer. Et la volonté politique, elle est du côté des pollueurs, donc... »

        Le piège de la révolution verte.


        Le problème est économique, politique et écologique mais avant tout humanitaire.

        L’agriculture de guerre s’est imposée surtout après la deuxième guerre mondiale dans la plupart des pays car augmentant la production à l’hectare par l’emploi d’intrants (chimie pétrolière) et l’exploitation de grandes surfaces par un nombre limité de main d’oeuvre, aidé de la mécanisation des tâches.


        Maintenant les paysans endettés par les industriels (Vendeurs de machines agricoles, Semenciers, Industrie chimique) se suicident en buvant leurs pesticides.

        Ceux qui réalisent que leur vie est menacée économiquement et par empoisonnement ne peuvent pas facilement changer de méthode car ils sont souvent très endettés.

        voir film :   Solutions locales pour un désordre global.   de Coline Serreau

        ou

         le film :     Demain.        de Mélanie Laurent et Cyril Dion (avec Openload)


        Bonne visualisation smiley


      • domi 1er mai 17:41

        @Alibaba007pour le film « demain » c’est risible un ramassis que tout ce que l’on croise sur internet sans prendre aucun recul ex la ferme du bec hellouin qui vit surtout de formation et de main d’oeuvre gratuite des stagiaires ,mes excuses ,pas gratuite puisqu’elle paye son stage


      • Alibaba007 Alibaba007 1er mai 23:21

        @domi


        Je comprend parfaitement que le film « Demain » puisse paraître décousu tant ils parlent de sujets disparates, que l’on retrouve traités également dans certains sites sur internet, mais au sujet de la ferme du Bec Hellouin, je pense que vous faites une erreur de jugement.

        La ferme du Bec Hellouin n’a pas du tout pour but de s’enrichir financièrement à la base sur le dos de stagiaires, mais avait pour vocation de produire pour cette famille, composée uniquement de novices venant d’un monde professionnel sans aucun lien avec l’agriculture (juriste et marin), un retour aux sources et produire en autarcie dans un premier temps, leur propre nourriture saine.

        Malgré des déboires de plusieurs années sur des débuts hasardeux et une exploitation agricole fort peu productive basée sur une culture « traditionnelle » sans pesticides ni tracteurs (sur 20 hectares), 
        cette famille, malgré l’échec apparent de leur projet agricole « bobo-écolo-économique », sut remettre en question sa façon de cultiver et d’essayer de comprendre ce qui clochait dans leur approche de leur ferme. 
        Ils ont, en faisant des recherches, découvert les principes de la Permaculture et l’ont mis en pratique dans leur domaine. 

        En quelques années, tout a changé. A tel point que la ferme produisait bien plus que tout autre exploitation agricole industrielle (10x plus à l’hectare) le tout sans utiliser les techniques qui dépendent du pétrole. 

        L’INRA s’est intéressée aux résultats extraordinaires de cette ferme pour étudier les différentes techniques utilisées faisant son succès, de nouveaux modèles de production agricole productifs, viables et rentables pour des petites exploitations paysannes. Elle en a fait (de 2011 à 2015) un centre d’études pour déterminer si une surface de 1000 m2 suffit en agriculture intensive à salarier une personne à temps plein.

        Par la suite, la notoriété de modèle français de permaculture acquise par la ferme du Bec Hellouin, grâce à l’expérience acquise par Perrine et Charles, la mise en pratique de la permaculture, à internet et l’étude de l’INRA, fait que la ferme est devenu une référence où l’on peut découvrir les techniques et par la pratique apprendre en un minimum de temps les bases du développement agricole dans une surface extrêmement réduite.

        Que les stages soient payant ne changent rien à l’efficacité de ce modèle, au contraire, comme c’est une des première ferme à avoir mis en pratique la permaculture sur de petites surfaces en culture Bio inspirée, entièrement manuellement, tout en restant rentable. 

        Mais ...petite question : Les formations où un enseignement est inculqué est toujours gratuit près de chez vous ?

      • papijef papijef 2 mai 07:06

        @Alibaba007
        tu trouveras ici quelques infos sur la ferme du bec hellouin et ses réels revenus, qui est un bel attrape-nigaud. les 1 000m² qui leur permettraient un revenu de 55 000€ sont en plusieurs morceaux, et les 55 000€ de revenu sont supposés et non réels. quant à l’INRA ...


      • cassini 29 avril 18:13

        Personnellement je dirige une entreprise d’excavation des terres dont j’extrais des milliers de tonnes de vers de terre que par une fermentation appropriée je transforme en carburant automobile. Je prépare ainsi la transition de l’après-pétrole. 


        • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 29 avril 18:52

          @cassini

          Vous êtes sérieux avec votre fermentation ?
          Si oui comment faites-vous pour extraire les vers ?
          Cdlt.

        • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 29 avril 20:38

          @cassini

          Ce n’est pas d’automobile dont on a besoin, mais de nourriture. Retour au bon vieux cheval-crottin, qui en plus produit du fertilisant naturel. Comment vivait-on il y a 60 ans ? Bien mieux que maintenant.


        • cassini 29 avril 21:07

          @Parlez moi d’amour


          =================
          comment vivait-on il y a 60 ans ?
          =================

          C’est une bonne question. Mes parents roulaient en Mobylette et en Paloma, et puis en 1959 ils achetèrent une Dauphine. 
          Avant eux mon grand-père en 1913 il y a donc 105 ans roulait sur une motocyclette de 100 cm3 à transmission par courroie de cuir, puis à partir de 1922 dans des automobiles.
          Il va de soi que tous ces engins fonctionnaient au cheval. 

        • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 21:09

          @Michael Gulaputih « Si oui comment faites-vous pour extraire les vers ? »



          Il utilise des milliers de tonnes de pétrole pour obtenir les vers dont il extrait une tonne succédané de jus de pétrole BIO (sauf sur les terres agricoles bousillées par les poisons Monsanto mais d’où les 50 vers de terre à l’hectare contiennent déjà 75% de pétrole, là le rendement au ver est nettement supérieur !) 

          Vive Monsanto, vive la révolution verte, vive le TAFTA, vivement les culture BIO OGM, J’ai hâte que mon maïs produise directement des films de cellophane pour emballer mes sandwichs.

           smiley


        • Matlemat Matlemat 30 avril 11:30

          @cassini
           C’est de l’humour je suppose ?


        • zygzornifle zygzornifle 29 avril 18:13

          Parce que beaucoup d’Africains migrent et Europe et qu’ils se régalent avec ....


          • foufouille foufouille 29 avril 18:42

            il est tellement mort que yena partout mais faut creuser.


            • Christophe G Limousin 29 avril 19:30

              @foufouille Pourquoi dites vous cela puisque ce n’est pas correct ? Quelles sont vos sources ? Merci


            • taketheeffinbus 29 avril 21:15

              @foufouille

              Y’en a partout uniquement ou le sol n’est pas cultivé. Autant dire que c’est très minoritaire en comparaison.


            • foufouille foufouille 29 avril 21:22

              @taketheeffinbus
              non désolé si tu cultives, tu en as aussi mais juste plus profond que la surface.
              saul si il revient l’année suivante de manière magique.


            • Gollum Gollum 30 avril 10:13

              @foufouille

              Pfff... Chez moi j’y suis depuis plusieurs décennies. Jardin privé donc sans culture industrielle moderne. Or réduction drastique des vers de terre. Je rejoins donc l’auteur et tire la sonnette d’alarme.. C’est la même chose pour le reste d’ailleurs : plus de carabes, de perce-oreilles, de grillons, quasi plus de sauterelles, et même les mouches en réduction importante.

              Et réduction des oiseaux ils ont plus rien à bouffer.

              J’imagine que pour la faune ultra microscopique comme les bactéries ça doit être pareil.

              À part ça tout baigne... pour l’instant.

            • aimable 30 avril 11:06

              @Gollum
              pour les mouches , si vous habitiez auprès d’une chèvrerie ou les chèvres sont a l’étable 24/24 vous ne diriez pas que les mouches bien grosses qui vous oblige tout l’été a vivre fenêtres et portes closes sont en voie de disparition , vous diriez quelles sont en surnombre .
               n ’essayez pas de manger sur la terrasse ou la vous aurez autant de mouches que de nourriture dans votre assiette .


            • Gasty Gasty 1er mai 12:20

              @taketheeffinbus

              En effet, les sols non cultivés sont très minoritaire. Disparition des vers mais aussi de tous ceux qui en vivaient. Pour n’en citer qu’une « La taupe ». Mais le labourage des terres détruit aussi tout ce qui vit à l’intérieur, notamment les rongeurs qui par extension font disparaitre les populations d’oiseaux de proies et ainsi de suite.
              Le specisme des végétaliens ne semble pas prendre en compte toute cette faune qui ne rentre pas dans les filières Viandes.Pourquoi ? Même sans Monsanto, pour faire vivre 7 millards d’individus il n’ y a pas d’autres solution que de labourer les terres, seul un jardinier peut se permettre d’agir autrement. Vous etes bien d’accord ? J’aimerais qu’un végétalien me montre le résultat de ces massacres.


            • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 29 avril 18:51

              @Christophe G


              Bravo à vous pour cet article ! Je suis tellement d’accord avec vous.

              Je note à titre d’info que quand je voulais voter pour votre article, vous aviez obtenu 5/5 pour 10 votants ; le temps de me connecter il était passé à 4,65/5 pour 11 votants ce qui indique qu’un olibrius vous a noté à 1/5 et je trouve cela complètement incompréhensible smiley
              La liberté d’expression étant ce qu’elle est il faut bien qu’il existe des anthelmophobes (mot que je viens juste de découvrir sur Internet).

              Continuez à écrire !

              • Gollum Gollum 29 avril 19:18

                @Michael Gulaputih


                Vous voulez un nom ? Au hasard, Joletaxi... ou un clone du même genre.. smiley

              • RémyB RémyB 29 avril 19:04

                il ne faut pas réduire l’activité du sol à la simple présence des lombrics,

                la micro faune présente dans les cinq premiers cm du sol a aussi son importance.
                il est d’ailleurs regrettable d’utiliser une charrue pour enfouir et bousculer le tout ...

                par ailleurs et surtout, 
                l’abandon du cheval de trait dans les années cinquante et l’arrivée
                puis l’accroissement de la taille des tracteurs, de leurs pneus et des charrues 
                a eu pour conséquence une largeur de raie de plus en plus large et donc 
                une profondeur proportionnelle de plus en plus importante.
                ainsi, le taux de matière organique s’appauvrit énormément, la terre refroidit,
                le gîte et le couvert nécessaire à toute cette faune s’en retrouve bousculée.

                l’idéal serait un mini labour de 5 à 10 centimètres

                curieusement, 
                la charrue enfouit ce que les vers de terre remontent à la surface.
                cherchez l’erreur ...

                • foufouille foufouille 29 avril 19:23

                  @RémyB
                  « l’idéal serait un mini labour de 5 à 10 centimètres »
                  ensuite, tu plantes des patates ...........


                • Christophe G Limousin 29 avril 19:40

                  @RémyB Effectivement, vous avez raison : on ne peut pas réduire l’activité du sol aux vers de terre.

                  Sauf, qu’en l’espèce, c’est un article sur le ver de terre.... Et comme ils représentent la première biomasse terrestre, leur travail est incomparable avec les autres espèces souterraines.

                  Par ailleurs, les vers de terre ne remontent pas à la surface la matière organique, ils la descendent dans le sol, parfois d’ailleurs plus profondément que la charrue...

                  En revanche, ils remontent les argiles qu’ils mixent involontairement avec de la matière organique digérée. J’avais mis ce document en ligne. https://www.youtube.com/watch?v=BzDDwGfvY8g

                  Ceci dit, je partage votre idéal.


                • gueule de bois 1er mai 15:13
                  @RémyB
                  puis l’accroissement de la taille des tracteurs, de leurs pneus et des charrues 
                  a eu pour conséquence une largeur de raie de plus en plus large et donc 
                  une profondeur proportionnelle de plus en plus importante.
                  Vous avez raison et il y a un autre facteur, le poids des machines agricoles. Ce poids, de plus en plus important tasse la terre en profondeur, il se produit ainsi immédiatement en dessous de la couche labourée, très superficielle, une sorte de croûte étanche qu’il faut parfois défoncer pour pouvoir continuer l’exploitation des sols. Ainsi si les vendeurs de chimie ont contribué à l’appauvrissement des sols, les constructeurs de machines ont également apporté leur écot. Enfin tout cela va ensemble, l’agriculture intensive n’est guère soutenable pas plus qu’une population humaine pléthorique. Il est grand temps de revoir la politique nataliste et les ’allocs’.

                • papijef papijef 1er mai 18:43

                  @foufouille
                  je plante mes patates sans même labourer : je les pose sur le sol, et une couche de paille dessus. je ne suis pas le seul. j’ai entendu les Bourguignon dire qu’ils faisaient de même.


                • foufouille foufouille 1er mai 19:05

                  @papijef
                  ta couche de paille est certainement très importante, sinon elles sont vertes et ta production bien plus faible qu’à 20 cm de profondeur ce qui ne coûte rien.
                   


                • papijef papijef 1er mai 22:18

                  @foufouille
                  non, 7 ou 8 cms me suffisent, et je rajoute de la tonte. si tu y connais quelque chose, tu sais que pour planter à 20 cms, il te faut soit du muscle pour creuser, et pour du muscle il faut te nourrir, soit du pétrole pour faire marcher ta charrue. ça ne coûte pas rien.


                • papijef papijef 2 mai 07:13

                  @foufouille
                  et toi qui as l’air de si bien t’y connaitre, tu peux me dire quelle est ta production ?


                • Christophe G Christophe G 2 mai 07:27

                  @papijef

                  Ta technique est excellente mais suivant les années j’ai eu des déconvenues avec les rats taupiers et les limaces. Depuis, je les mets 5 cm sous la terre


                • papijef papijef 2 mai 11:15

                  @Christophe G
                  ah ! les rats taupiers ! il y en a tellement chez moi que je désespère. ils bouffent même les dahlias à 15 cms de profondeur ; les blettes ils adorent, les cardons ils s’en régalent et je viens de transplanter des courges dont ils ont dévoré les racines.

                  Chez moi, terre sableuse et acide, sur laquelle je suis depuis seulement 5 ans, il y a peu de vers de terre. Pourtant, avant, ce n’était pas « cultivé ». j’ai l’impression que les vers de terre se trouvent plutôt sur les terrains avec de l’argile, et que sur les terrains sableux ce sont plutôt les bactéries, les collemboles, les limaces et les escargots etc qui font le travail. Pas beacoup de mycorhyzes non plus sur ce terrain.


                • Parce que nous la vénérons et que pour le moment elle souffre d’une grave maladie vénérienne. Le ver n’est rien sans la terre et le verre, n’est rien sans le vin. Le pain sans levain aura le goût de l’amer. Ne poussons pas le bouchon trop loin. Le verre de vin a un pied. Hélas le ver de terre n’en a point. Autrement, il prendrait ses jambes à son cou.


                  • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 21:23

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Très joli !
                     smiley

                  • Méduse Méduse 29 avril 21:40

                    C’est le mode de culture industriel qui est assassin, simplement. Non seulement via la chimie, les engins mécaniques mais aussi du fait de laisser le sol sans couvert. Le seul endroit sur terre où il n’y a pas de couvert, c’est ce qu’on appelle un désert ; tout un programme. LA stérilisation aussi (magnesium, calcium, fer, etc).

                    Bref, il suffit de changer de mode de culture et un mode de culture règle ces problèmes : la permaculture.

                    https://www.lesechos.fr/21/11/2007/LesEchos/20051-068-ECH_la-desertification-s-empare-des-sols-fertiles.htm

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Christophe G

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