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Accueil du site > Actualités > Environnement > Quand le Capitalisme veut détruire la Forêt et les Forestiers

Quand le Capitalisme veut détruire la Forêt et les Forestiers

Jusqu’où ira-t-elle ? La logique capitaliste et plus particulièrement sa forme brutale, le néo-libéralisme mondialisé, détruit tout sur son passage. Combien d’écosystèmes et de vies humaines brisées pour assurer à quelques-uns de juteux profits ? L’ensemble des services publics doit être privatisé, l’ensemble des ressources naturelles et humaines exploité et l’ensemble des contestations réprimé pour satisfaire les appétits d’une minorité de parasites.

Aujourd’hui, après la mise en marche forcée de secteurs comme l’énergie ou encore récemment des transports, c’est maintenant les millions d’hectares de Forêts publiques françaises qui doivent être mises au pas par l’armée euro-macroniste du capital, grâce aux soldats Macron, Hulot et Travert, via la privatisation de l’établissement en charge de leur gestion durable et de leur protection : l’Office national des Forêts (ONF).

« Devenir une nouvelle source de profit, voilà ce qui semble être l’enjeu de la forêt publique française aujourd’hui. En effet, celle-ci doit pouvoir constituer rapidement un nouveau marché. Il va devoir être lucratif et sans entrave, afin d’assurer le maximum de rentabilité aux actionnaires potentiels » . On comprend bien la volonté des décideurs néo-libéraux de faire des 11 Millions d’hectares de forêt publique française une ressource naturelle comme une autre, et on comprend bien le sens du projet de privatisation de l’organisme en charge de sa gestion, l’ONF. Mais le besoin de nouveaux marchés ne doit pas masquer une autre volonté politique, en finir avec les statuts qui protègent et libèrent la classe ouvrière, comme celui de la Fonction Publique, en vigueur encore dans cet établissement…

La Forêt publique Française en quelques chiffres : 11 Millions d’hectares dont 7 millions de forêts tropicales et amazoniennes, 25% de la surface forestière sur le territoire métropolitain, 40% du bois exploité, elle appartient à l’Etat ou aux collectivités territoriales, elle est gérée par un établissement public, l’ONF et ses 9000 personnels, et remplit de nombreuses fonctions comme l’accueil du public, la préservation de l’eau potable, la protection des sols et de la biodiversité ou encore la production de bois.

La forêt, un besoin vital

Tout d’abord, nous devons tous comprendre que la forêt est vitale à notre survie. Quand on s’attaque à elle, on s’attaque à nos vies, directement. En effet, celle-ci joue un rôle essentiel dans la filtration de l’air, la production d’oxygène, le stockage du CO², la lutte contre le réchauffement climatique, la production et le stockage d’eau potable, etc… Depuis toujours, elle fut le centre de l’attention des hommes, et depuis toujours elle a dû faire face à ses appétits, car c’est aussi une source d’énergie et de matière première. Dans les périodes de crise, elle fut toujours la victime de ces appétits grandissants, et fut l’objet de surexploitations multiples, déformant son paysage pour longtemps.

Aujourd’hui, en pleine crise du capitalisme et à l’ère de la raréfaction des sources d’énergies fossiles, la Forêt, délaissée pendant le dernier siècle, se voit être de nouveau sollicitée pour répondre aux besoins des hommes. Après avoir connu une augmentation de sa surface en France, celle-ci stagne depuis quelques années. Désormais, en plus de celui des hommes, elle doit faire face aux appétits de profits des marchés financiers, soucieux d’investir dans l’économie « verte » et de créer de nouvelles sources de profit, grâce à l’exploitation minière du bois, le tout prôné par leur ambassadeur Nicolas Hulot.

En France métropolitaine, la situation forestière est particulière, les forêts privées représentent aujourd’hui environ 75% de la surface totale. Elles sont généralement orientées vers la production de bois, pour la partie qui bénéficie d’une gestion. C’est aux 25% de forêts publiques que l’on demande certains services qui sont considérés comme « non-rentables » comme l’accueil du public ou la protection de la biodiversité. Ces missions de services publics sont donc gérées par l’ONF.

La forêt publique française : le paradoxe

C’est dans le fonctionnement de cet établissement que repose le paradoxe du service public forestier français. L’ONF est chargé par l’Etat et les collectivités territoriales de la gestion durable et « Multifonctionnelle » des forêts publiques françaises. Cela veut dire que théoriquement, les forestiers de l’ONF doivent assurer une gestion qui garantit l’ensemble des fonctions de la Forêt (Sociales, Écologiques et Économiques). Pour résumer, l’établissement doit garantir un service public forestier de qualité (protection des paysages, des sols, de l’air, de l’eau potable, de la biodiversité, accueil du public, etc…) tout en approvisionnant le marché du bois par l’exploitation de celui-ci. Jusqu’ici, tout va bien. Mais, il est aussi demandé à l’ONF d’être autonome financièrement. Cela sous-entend que aucun financement, théoriquement, ne doit être alloué par l’Etat à l’établissement publique, pour son fonctionnement. L’ONF doit avoir un fonctionnement commercial pour s’autofinancer.

C’est donc naturellement que depuis sa création, son activité s’est focalisée de plus en plus sur les activités rentables et facturables (production de bois et de services) en dépit des missions de service public forestier. Malgré cette orientation de plus en plus commerciale de l’ONF, ses rentrées d’argent sont toujours insuffisantes et l’Etat a toujours été obligé de mettre la main à la poche à hauteur de 100 à 180 millions d’euros par an (varie selon les années) pour garantir son équilibre financier. Depuis 2016, l’Etat entend supprimer progressivement cette compensation financière pour des raisons budgétaires (nous dit-il).

L’Etat veut donc le beurre et l’argent du beurre, il dit oui à une gestion durable et multifonctionnelle, mais à deux conditions : que cela ne lui coûte rien, et que cela ne réduise pas l’exploitation de bois pour la filière.

Jusqu’à aujourd’hui, si les missions de service public forestier ont été assurées correctement (et encore, là où ce fut possible…) c’est grâce à la conscience professionnelle des forestiers de l’Etat, et c’est contre les volontés de la direction et les objectifs qui leurs étaient assignés. Faisant face à un management de plus en plus agressif, à une dégradation continuelle de leurs conditions de travail et à des réorganisations récurrentes, ces forestiers fonctionnaires ont pour la majorité d’entre eux continués à pratiquer leur métier, à préserver la forêt dont ils avaient la charge, courbant l’échine, baissant la tête en espérant voir un jour la fin de la tempête.

Souvent par passion et par conviction, ceux-ci ont essayé, dans la mesure du possible, de ménager la chèvre et le chou, en remplissant une partie des objectifs commerciaux tout en prenant sur leur temps et leur énergie pour assurer les missions nonrentables et protéger leurs forêts. Travailler dans ce paradoxe est aujourd’hui de moins en moins possible, leur souffrance éthique grandit de jour en jour et le point de rupture semble être atteint à en croire le millier de forestiers qui se sont mobilisés dans les récentes manifestations contre le projet de privatisation.

L’ONF, une vieille histoire

C’est l’histoire d’une des plus anciennes administrations de France, vieille de 7 siècles ! Les Eaux & Forêts, datant de 1291, ont longtemps été une des seules administrations de l’Etat avec les Finances Publiques. En 1964, avec la loi PISANI, cette administration composée uniquement de fonctionnaires d’Etat entend disparaitre pour laisser place à l’ONF pour les forêts, à l’ONEMA pour l’eau, aux parcs nationaux etc… La politique de la division pour mieux régner, mais pas seulement, cette transformation avait à l’origine pour but de chasser les fonctionnaires des eaux et forêts, en devenant un EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial). Déjà, dans les années soixante, on demande alors à l’ONF de devenir une entreprise publique auto-financée orientée vers le commerce et l’industrie, dépourvue de fonctionnaires.

Le chapitre des luttes

Pendant trois longues années, les forestiers fonctionnaires vont engager un bras de fer avec l’Etat retardant la mise en place effective de l’ONF à 1967, avec une grande victoire : le Statut d’EPIC dérogatoire. Au terme d’une lutte importante, celui-ci permettait à l’établissement de continuer à embaucher des fonctionnaires d’Etat.

Cette situation sera remise en cause dans les années 1980 après le tournant de la rigueur et lors de la première cohabitation. Une seconde fois les forestiers se sont mobilisés pour sauver leurs statuts et l’orientation « publique » de leur établissement. Puis les années 2000 ont vu arriver plusieurs attaques successives, visant surtout à réduire drastiquement les effectifs et à scinder l’ONF en deux entités, l’une commercialisant des travaux, l’autre gérant les forêts et vendant du bois.

La lutte des forestiers a continué depuis sans jamais pouvoir crier victoire, toujours plus isolés, toujours plus fatigués par les baisses d’effectifs et les réorganisations. Le climat social se dégrade au même rythme que le nombre des personnels… Le dernier et actuel directeur général impose depuis 2015 une nouvelle méthode de direction faite de brutalité, de terreur chez les personnels et de surdité patronale totale vis à vis des organisations syndicales, le dialogue social a disparu, même avec les syndicats les plus négociateurs de l’établissment.

Puis, avec l’arrivée au pouvoir de Macron, plus rien ne doit persister dans le domaine public, la SNCF, l’ONF… tout doit être privatisé. La contestation sociale n’est plus entendue par les politiques qui sont devenus de simples technocrates à l’image de Macron, qui ne s’embarrasse même plus à avancer progressivement pour limiter les résistances. Celle-ci, le nouveau gouvernement les ignore, les méprise et les réprime si nécessaire.

Aujourd’hui, les rumeurs font état d’un projet de transformation allant bien au delà du statut de l’établissement et des personnels, puisque la suppression de presque 20% de l’effectif est envisagé d’ici 2020, ainsi que la suppression d’un tiers des collectifs de travail.

Après deux manifestions nationales en 2017 et 2018, la retombée médiatique de la lutte des forestiers contre la privatisation de l’ONF reste très faible. Une intersyndicale représentant 90% des personnels a décidé d’organiser une grande marche pour les forêts publiques à partir de septembre à travers toute la France afin de mobiliser les citoyens sur la question (le site de la marche). Lors de celle-ci des soirées thématiques et de débats auront lieu sur la forêt, le statut de la fonction publique… Ainsi qu’un film, sur la lutte des forestiers, sera diffusé. Voici la bande d’annonce ICI.

Le long chemin de la privatisation

Après La poste, EDF, France Telecom, la SNCF et d’autres encore, on le sait, il faut privatiser l’ONF aussi, par cohérence… Le long chemin commence en 2006, et la méthode est bien rôdée : Mise en place du CAS PENSION. Ce terme barbare cache une supercherie très maline de la part de nos dirigeants politiques d’alors : étouffer financièrement l’ONF pour l’obliger à « se réformer ». Il s’agit de demander à l’établissement d’assurer lui-même, sur ses fonds propres, le paiement de ses retraités, tout en continuant à payer les cotisations aux caisses de retraites. Cette situation ubuesque permet aux caisses de retraite de toucher l’argent des cotisations sans avoir à payer les pensions, tout en obligeant l’ONF à payer les retraites de ses fonctionnaires.

Cela a fait exploser la masse salariale de l’établissement, permettant ensuite aux plus mal-intentionnés de dire « regardez comme la masse salariale est énorme, les fonctionnaires coûtent vraiment trop cher » argumentant les réductions d’effectifs et la récente politique de l’établissement, le recours aux salariés de droit privé. Il s’agit là d’une étape cruciale dans le processus, celle-ci coûte chaque année aux caisses de l’ONF 60 millions d’euros depuis 2006.

Depuis cette date, la dette de l’établissement n’a fait qu’augmenter, ainsi que le recours aux contrats de droit privé en lieu et place des fonctionnaires et des salariés de droit public. 30% des postes ont été supprimés, et la volonté de service public a été mise à mal par un nouveau management basé sur la compétition et les objectifs commerciaux.

Malgré le piège tendu, les multiples efforts consentis par l’ensemble des personnels ont permis à l’établissement public de survivre 12 ans avec ce poids sur les épaules, avec en plus à gérer la chute des cours du bois liés à la crise de 2008. C’est avec moins de 400 millions d’euros de dette que celui-ci va terminer 2018, alors que le montant versé dans le cadre du CAS PENSION s’élève à 720 millions d’euros au total.

Cette attaque n’ayant pas suffi dans un premier temps, 2016 a vu la généralisation du recrutement de salariés de droit privé pour attendre 100% à partir de 2019, ainsi que le désengagement de l’Etat. En effet celui-ci participait jusqu’alors au budget à hauteur de 100 à 180 millions d’euros annuels. Il entend supprimer progressivement cette participation d’ici 2020, date à laquelle l’EPIC ONF pourrait devenir une société anonyme par actions, totalement privatisée, et ainsi sonner la fin du processus.

Du budget ou de la politique ?

3€/habitant, voilà ce que l’Etat ne veut plus débourser aujourd’hui pour assurer un service public forestier de qualité. 180 millions d’euros, c’est ce que coûterait à l’Etat de l’eau potable pour tous, le stockage du carbone pour limiter le réchauffement climatique ou des forêts ouvertes au public pour ses loisirs… Ces arguments budgétaires sont-ils vraiment la question, quand l’Etat trouve en quelques jours 4 milliards d’euros dans son budget pour permettre aux 300 000 personnes les plus riches de France de ne plus payer l’Impôt de solidarité sur la fortune.

Il s’agit bien d’une question de volonté, et la volonté de l’Etat macroniste, c’est de détruire tout ce qui fait entrave à la libre concurrence et au marché, en bon élève de Bruxelles. L’environnement et les hommes ne comptent pas pour nos gouvernants, qui n’ont qu’un objectif en tête : faire de la France un temple capitaliste et néo-libéral ainsi qu’une élève modèle du libéralisme et de L’UE capitaliste et fasciste.

Or, en France, en 1945 s’est passée une révolution : la classe ouvrière a construit à la libération des structures de production anti-capitalistes et ouvrières, grâce notamment au programme du conseil national de la résistance mis en place par les ministres communistes Marcel Paul, Maurice Thorez et Ambroise Croizat. Ces structures communistes sont la Sécurité sociale, les caisses d’allocations familiales, les retraites par répartition ou encore le Statut de la Fonction publique. Cet ensemble de bastions de la classe ouvrière permit pendant de longues années de produire sans recours au crédit et au capital, et sans verser de dividendes.

Encore en 2017, il permettait l’existence en France d’un prolétariat affranchi de la classe bourgeoise, au moins partiellement, comprenant 19 Millions de travailleurs. Le problème est là, la France n’est donc encore qu’un pays partiellement capitaliste, à cause notamment de ces conquêtes ouvrières, et ça, JAMAIS nos dirigeants capitalistes et bourgeois ne l’ont avalé. Depuis toujours ils cherchent le moyen de détruire à petit feu ces structures de production afin de faire revenir dans le monde capitaliste tous les travailleurs qui y sont engagés, ainsi que tous les profits qui y sont immobilisés.

Les fonctionnaires, les véritables ennemis

Pour Nicolas Hulot et Emmanuel Macron, les moteurs de la réforme/privatisation de l’ONF, qui sont les vrais ennemis ? Est-ce le coût d’un service public forestier de qualité ? Certainement que oui, mais c’est aussi et surtout les fonctionnaires d’État qui travaillent encore dans cet établissement public dérogatoire, avec un statut protecteur et sans enrichir d’actionnaires. C’est avec l’ONF comme bastion anti-capitaliste qu’ils veulent en finir, avec ses 6000 fonctionnaires propriétaires de leur salaire, où qu’ils soient, celui-ci garanti à vie. C’est pourquoi le directeur général a déjà demandé conjointement avec les ministères de tutelle la levée du statut dérogatoire. En effet, cette entreprise qui ne verse de dividendes à aucun actionnaire est un problème politique dans un pays qui veut être le premier élève de l’Europe du capitalisme et du cynisme financier, incarnée par le banquier Macron et sa politique néo-fasciste. Et si cette privatisation peut faire tomber une entrave à l’ouverture d’un nouveau marché et doper les exploitations de bois au mépris de l’environnement, alors les profiteurs auront le sourire.

Des forestiers protégés et assermentés, entrave aux profits ?

Pour Nicolas Hulot et Emmanuel Macron, les moteurs de la réforme/privatisation de l’ONF, qui sont les vrais ennemis ? Est-ce le coût d’un service public forestier de qualité ? Certainement que oui, mais c’est aussi et surtout les fonctionnaires d’Etat qui travaillent encore dans cet établissement public dérogatoire, avec un statut protecteur et sans enrichir d’actionnaires. C’est avec l’ONF comme bastion anti-capitaliste qu’ils veulent en finir, avec ses 6000 fonctionnaires propriétaires de leurs traitements, où qu’ils soient, celui-ci garanti à vie. C’est pourquoi le directeur général a déjà demandé conjointement avec les ministères de tutelles la levée du statut dérogatoire. En effet, cette entreprise qui ne verse pas de dividendes à aucun actionnaire est un problème politique dans un pays qui veux être le premier élève de l’Europe du capitalisme et du cynisme financier, incarnée par le banquier Macron et sa politique néo-fasciste. Et si cette privatisation peut faire tomber une entrave à l’ouverture d’un nouveau marché et doper les exploitations de bois au mépris de l’environnement, alors les profiteurs auront le sourire.

Des forestiers précaires, débordés et dociles, bon pour les affaires ?

Les forestiers de l’ONF ne sont pas que fonctionnaires, ils sont aussi assermentés. En effet, ils sont non-seulement protégés par leur statut, mais en plus ils peuvent profiter de cette liberté dans l’exercice de leurs fonctions de police et de contrôle des exploitations de bois. Ainsi, ils ont la possibilité de protéger la forêt, de limiter l’exploitation de bois par leur position et ne craignent pas pour leur emploi grâce à leur statut. Cela leur permet de résister face à de gros industriels, face à leurs appétits et à ceux de leur direction. C’est de cette manière qu’ils constituent encore un rempart contre la surexploitation et l’abandon des missions de service public, qu’ils assurent encore péniblement. Ce rempart est mis à mal par deux politiques de la direction de l’ONF : la terreur installée par la direction, avec des sanctions disciplinaires infligées à répétition à tous ceux qui sortent du rang, allant jusqu’au licenciement, et le recours massif aux contrats précaires.

Et Maintenant ?

Cette histoire n’est pas terminée, le matérialisme dialectique me fera dire qu’elle ne le sera jamais. Je peux essayer de vous raconter ce qui s’est passé, mais je ne peux vous dire ce qui va se passer. Cependant, je peux vous mettre en garde contre les pires hypothèses… Si nous sommes incapables de résister aujourd’hui aux folies du capitalisme, et demain incapables d’abattre la bourgeoisie qui le fait vivre, alors l’humanité est condamnée.

Par le prisme de la destruction des forêts publiques françaises et de l’ONF, c’est toute la soif capitaliste de profit qu’on peut mettre au jour. L’appétit des bourgeois est sans limites, la forêt est aujourd’hui dans le viseur, et sa consommation totale peut être irréversible pour beaucoup d’entrenous, c’est pourquoi nous devons y résister, pas pour gagner, mais au moins pour survivre à court terme. Pour les lendemains qui chantent, il faudra peut-être attendre un peu plus longtemps, mais ceux-ci pourraient bien chanter faux si nous perdons ce combat décisif.

Par “Ambroise Croisat” pour www.initiative-communiste.fr et La Sociale

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/quand-le-capitalisme-veut-detruire-la-foret-et-les-forestiers/


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20 réactions à cet article    


  • JulietFox 5 septembre 09:13
    La vente de trois parcelles privées en pleine forêt de Rochechouart a déclenché une vive émotion début février. Les élus craignent une gestion économique plus qu’écologique de la part de l’acquéreur. Celui-ci s’en défend.
    C’est parti mon kiki !

    Et Roque, t’as oublié Soros, dans ton vomi.

    • Spartacus Spartacus 5 septembre 09:47

      C’est la recherche du profit qui fait augmenter sur terre les hectares de forets sur terre et favorise l’entretien de celle ci.


      As t-on besoin de « fonctionnaires statutaires » pour gérer des forets ?
      Bien évidemment que non.

      Le communisme de nos jours est juste du corporatiste de caste privilégiées de l’état...
      La défense des « nobles privilèges de l’état ».

      Tous ce texte pour exposer que quand des cocos ont gouttés aux privilèges ils ne peuvent plus s’en passer.
      Tristes gauchistes enfermés dans leurs réserves à statutaires...


      • PRCF PRCF 5 septembre 10:48

        @Spartacus

        Selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.
        https://earthenginepartners.appspot.com/science-2013-global-forest?hl=fr&llbox=75.6%2C-64.2%2C142.1%2C-174.3&t=ROADMAP&layers=layer0%2C11%2C12%3A100%2C6%2Clayer12%2Clayer9%3A100%2C3%3A100

        Par ailleurs les chiffres démentent votre idéologie : les fonctionnaires de l’ONF et la foret publique ont une productivité deux fois plus importante à la forêt privée. Avec seulement 24% des f^rets de France, l’ONF produit 40% du bois en France !


      • Spartacus Spartacus 5 septembre 12:52

        @PRCF


        Que c’est con, mais con comme argument, ces stats globales sur la foret « originelle »...

        Y’a bien longtemps que dans les pays occidentaux, la foret originale n’existe plus...
        La foret n’a pas besoin d’être « originelle pour être une foret »....
        Les Landes sont la plus grande foret d’Europe et n’a rien d’originelle..

        Les pauvres ne peuvent pas se permettre de se soucier beaucoup de l’environnement, car ils ont d’autres priorités, comme la survie.
        Cela signifie que si un arbre doit être abattu pour subvenir a ses besoins primaires de manger, il faut l’abattre fut il d’une foret originelle ou pas....

        Et le lien qui montre l’inverse de ce que vous voudriez démontrer. Les hectares de foret augmentent.
        Il y a plus de reboisement que de coupe.... 
        Plus c’est capitaliste, plus il y a des forets entretenues.

        Allez je vais vous apprendre une incroyable nouvelle...
        Dès que le revenu moyen dépasse 4500$ et qu’un pays s’enrichit, la foret est replantée et s’agrandit...
        Les régions les plus riches du monde, Amérique, Europe, augmentent leurs superficie forestière chaque année. 
        Il y a plus de forêts qu’avant l’industrialisation et le 19eme siècle aujourd’hui

        Vous l’apprendrez ici :



      • PRCF PRCF 5 septembre 13:49

        @Spartacus

        Vous nous parlez des pays sous développés, l’article parle de la France et ses forêts... Chacun peut voir qui fait de l’idéologie et qui parle des faits.

        A part ça :

        En Amazonie, en Afrique Equatoriale, en Indonésie, là où se situent les forêts primaires pluviales abritant plus de 60% de la biodiversité terrestre, la déforestation se poursuit à un rythme accéléré.
        pas pour permettre à des populations pauvres de survivre. mais pour installer des plantations industrielles de soja, de caoutchouc, de palmier à huile. Des monocultures sur des terres privées ou des concessions. Qui dépossèdent les populations locales de leur terre, et ne leur fourni aucune augmentation de revenu réelle. Cette déforestation n’est faite que pour le profit d’une petite classe de milliardaires et millionaires, la classe capitaliste.

        Par ailleurs, la réalité est aussi que les pauvres ont plus à se soucier de l’environnement que les riches. C’est eux les premiers exposés aux pollutions, à la dégradation des sols, à la disparition de l’eau potable .

        Le système capitaliste, votre idéologie, c’est la mort de faim de cinq million d’enfant chaque année, alors que l’on produit assez pour nourrir plus que la totalité de l’humanité !


      • Spartacus Spartacus 5 septembre 17:27

        @PRCF

        Le capitalisme a sorti la planète de la misère noire et éradiqué la famine sur terre...

        Faut il vous rappeler que la dernière grande famine c’est en Corée du Nord et les pires du dernier siècle ont été dans les pays communistes en Chine ou Ukraine avec des millions de mort, et organisée par des communistes.

        En Amazonie, les octoctones ont plus a craindre des tarés communistes, genre Farc, Sentier Lumineux ou gens malades qui fuient le communisme Venezuélien et apportent la rougeole et maladies aux indiens qui meurent parce que ces cons de communistes ont forcé à l’exil les gens.

        Mon pauvre homme si vous étiez sorti de votre coquille de statutaire accroché à sa rente et voyagé un minimum en Malaisie il y a 30 ans et vu Kwala Lumpour hier et comparé à aujourd’hui vous verriez a quel point le capitalisme permet a tous de bouffer...Intégrer un doublement de la population et à tous de bouffer à sa faim...
        Oser dire que les populations n’ont pas de meilleurs revenus est con. Y’a qu’a regarder l’évidence de l’élévation du niveau de vie. Malaria et Choléra n’existent plus.
        Quand au capitalisme c’est le droit de propriété et c’est bien parce qu’il n’existe pas dans les sociétés collectivistes que n’importe qui peut prendre la place de l’autre...

        Cette connerie répétée en boucle de la « biodiversité » des intello-bobos qui la veulent bien pour les autres mais jamais n’ouvrent leur propre fenetre pour voir ce qu’ils ont fait eux même de la bio-diversité..
        Ouvre ta fenêtre et vois si t’a envie d’une foret primaire devant chez toi et remplace donc les jeux du parc pour enfants par des orangs outans, des loups et des moustiques qui apportent la malaria et le paludisme...
        La biodiversité dans le monde des pays émergents ne donne pas à bouffer à tout le monde. Au contraire elle est peut rentable et fait crever de faim toutes les populations.

        Et en plus là encore si tu sortait de tes oeuillères de bobo, tu verrait que c’est dans les pays capitalistes que la biodiversité est la plus grande. 

        Le capitalisme par l’appel du profit a permis la fin de la misère sur terre. A réussit a multiplier la richesse globale et absorber les millions de populations de la faim.

        En ce moment, il réduit la misère pure a une vitesse jamais vue.
        Ici tu verra l’évolution du taux de pauvreté pays par pays :

        Ça va te faire un choc de voir que partout ou le capitalisme est plus élevé, partout la pauvreté chute...

      • Le421 Le421 5 septembre 17:55

        @Spartacus

        Le capitalisme a sorti la planète de la misère noire et éradiqué la famine sur terre...

        Il suffisait de le dire.
        Mais à quelles conditions.
        Un grabataire sur son lit ne meurt pas grâce aux sondes gastriques.
        Joli progrès.
        Côté humain, je trouve quand même à redire.
        Surtout que la maison de retraite a tout intérêt à ce que ça dure.
        Pour toucher la pension...
        Magnifique capitalisme.
        C’est con parce que c’est exactement ce qui va vous arriver. A plus ou moins long terme.
        Oui, je le dis, c’est très con.
        J’espère qu’ils vous ferons durer un maximum...
        Comme un légume.

      • PRCF PRCF 5 septembre 18:18

        @Spartacus
        Les « statutaires » les rentiers et autre actionnaires qui sans rien faire ramassent les millions de leurs rentes. Eux qui sont assistés à coup d’allégement fiscaux, de niches fiscales et autres subventions.

        Pour le reste que répondre à un tissus de mensonge.
        Plus de malaria en Malaisie ? c’est pas ce que dit l’institut Pasteur. : https://www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/?pays=Malaisie
        Où l’on voit que l’indonésie, pays ultra capitaliste s’il en est modèle de l’école de Chicago fait bien pire que le Vietnam communiste pourtant ravagé par les tapis de bombes de vos amis américains.

        Quant aux délires sur les « communistes apportant la rougeole » au milieu de l’amazonie.... il fallait osé. Cela peut être convaincre dans certain troquet après une douzaine de pastis, mais pas les lecteurs d’Agoravox.

        Même en reprenant vos chiffres ont voit que :

        • le capitalisme a conduit à une augmentation du PIB/hab de304$ à 1861$entre 1960 et 2016 en Inde
        • le socialisme a conduit à une augmentation du PIB/hab de191$ à 6900 entre 1960 et 2016 en Inde

        Dans deux pays comparables, le socialisme a donc permis une création de richesse 7 fois plus importante que le capitalisme. En 20 ans la Chine a rattrapé sont immense retard sur la Chine. Le socialisme offre sur plus d’un demi siècle un taux de croissance moyen de 8,2%. Le capitalisme n’a permis que 4,1%

        L’exemple vous plait pas ? comparons donc la Jamaique et Cuba.

         1970 2015

        Jamaique 3977$ 4746$ soit x1.19 en 45 ou 0.38% e taux de croissance moyen annuel

        Cuba 2249$ 6445$ soit x3 en 45 ans ou 2,5% de taux de croissance moyen annuel.

        Et ce malgré le blocus total et criminel imposé par les Etats Unis

        là encore le socialisme a permis d’accroitre 6 fois plus la richesse que le capitalisme

        CQFD


      • Spartacus Spartacus 9 septembre 22:07

         @PRCF


        La vraie information en vient pas aux oreilles du coco ?
        Voici donc un article qui relate l’épidémie de rougeole que les Amérindiens subissent :

        Que vos exemples ont rigolos smiley
        c’est exactement l(’inverse que cela démontre).
        Vous avez une grande ignorance de la Chine. 
        C’est la création en 1980 que le PIB de la chine a largement augmenté grâce au 15 ZES (Ganhzou, Schenzen etc) zone libre capitaliste ouvertes aux investissements étranger et en aucun cas du socialisme...

        Le socialisme ne crée aucune richesse. Il ne fait que redistribuer et fait faillite une fois que la pays est pillé...



      • Trelawney Trelawney 5 septembre 10:01

        Les forêts françaises sont gérés par le ministère de l’agriculture, alors que dans tout autre pays c’est géré par le ministère de l’industrie. Ce qui fait que le bois français sert à faire de la patte à papier ou des pelés et n’est pas utiliser dans la construction et l’ameublement.

        En France, tous les bois de charpente proviennent d’Allemagne, Autriche, Pologne et maintenant Croatie, Roumanie. Ce n’est pas une question de coût, mais de qualité de produit. Et si vous voulez un sinistre dans votre maisons, faites construire la charpente avec du bois français.
        Pourtant la France est l’un des pays les plus boisé d’Europe
        Peut être qu’il serait temps de confier la gestion de ces forêts à des gens capable.


        • PRCF PRCF 5 septembre 10:34

          @Trelawney
          Votre dénigrement systématique de notre pays est carricatural.
          Il est démenti par les chiffres. La France est le premier fournisseur européen de bois d’oeuvre feuillu : http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Gab13p090-095.pdf . Loin devant l’Allemagne. le 4e pour les bois résineux.

          Par ailleurs, pour des raisons climatiques et géographiques, les forêts de résineux des pays nordiques leur permettent une production importante de bois d’oeuvre de résineux. En effet, une croissance lente est nécessaire pour obtenir des bois résineux résistants. Ces bois de qualité existent en France, mais dans des régions montagneuses, plus difficile et couteuse à exploiter.


        • Trelawney Trelawney 5 septembre 11:13

          @PRCF
          Les bois d’oeuvre en question servent pour les liteaux de couverture et les lambris (foret des Landes). Jamais vous n’utiliserez du pins français pour faire des charpentes ou maisons ossature bois, car les critères de sélections ne sont pas les même pour le bâtiment (CSTB) et l’Allemagne, la Pologne etc satisfont aux critères du CSTB

          Les résineux finlandais, suédois mettent plus de temps à pousser (pays froids) et ont donc une fibre plus resserrée et un structure plus solide. Ce sont des bois de qualité pour la construction haut de gamme car trés cher.
          De plus comme c’est intégré au ministère de l’agriculture, ce dernier préfère et de loin exporter des grumes de chêne (feuillus) vers la Chine pour être transformer là bas plutôt que de le transformer en France. Les allemands transforment le Hêtre et le Chêne sous forme de « briquettes » pour le lamellé collé, et être ensuite transformé en escaliers ou meubles. Tous les escaliers fabriqués en France le sont avec du Hêtre allemand ou autrichien et du Chêne roumains ou en provenance de Chine.

          Le gouvernement croate vient de distribuer des aides européennes pour aider les scieries locales à investir dans des machines à construire des chalets en pins ou des piscines et mobiliers de jardins. Ils vendent cela sur toute l’Europe avec un rapport qualité prix sans précédents. Ce c’est être imaginatif en matière de gestion forestière




        • PRCF PRCF 5 septembre 11:23

          @Trelawney
          le problème ce n’est pas l’ONF et la forêt publique, c’est le défaut d’investissement de la filière bois privée. Comme vous le soulignez c’est l’intervention de la puissance publique qui permet l’innovation et le progrès technologique.

          bref, ce n’est pas en privatisant nos forêt et l’ONF comme le fait le régime Macron que l’on va progresser.


        • Trelawney Trelawney 6 septembre 07:51

          @PRCF
          Si je vous suit : si la filière bois est en crise, c’est à cause du privé qui n’investie pas dedans et si on réduit les prérogatives de l’ONF on risque d’abandonner ce secteur au privé qui l’utilisera pour son seul profit. Ne seriez vous pas un peu schizophrène ?


          la puissance publique ne permet pas le progrès technologique. Dans le meilleur des cas (et c’est trés rare), elle l’accompagne

        • baldis30 6 septembre 10:31

          @PRCF

          bonjour

          « Ces bois de qualité existent en France, mais dans des régions montagneuses, plus difficile et couteuse à exploiter. »

          certes... mais même en zone d’accès ni complexe ni dangereux on ne trouve pas beaucoup de main d’œuvre pour le faire ! 

          Celui qui sur un autre fil se plaint des subventions devrait aussi savoir que laisser pousser des arbres à des hauteurs vertigineuses expose le milieu à des situations dangereuses en cas de tempête .... mais non cela n’existe pas , cela n’existe pas et n’a jamais causé de dégâts surtout pas en France, surtout pas en France ! Puisque je vous le dis vous devez me croire.

          Alors on subventionne ou on laisse arriver les catastrophes ? Au choix !


        • Gisyl 5 septembre 12:27
          Merci pour cet article éclairant sur un sujet peu connu.

          J’apprécie de me balader en forêt. Pour beaucoup de gens c’est un loisir sain et peu couteux (il faut juste faire un peu de voiture pour y aller) et pas mal de têtes d’œufs technocratiques devraient le pratiquer pour apprécier le superbe travail des agents de l’ONF.

          Honnêtement je n’ai pas envie de payer un péage à l’avenir pour ce faire

          • zygzornifle zygzornifle 5 septembre 13:55

            Hé oui comme le travail , la santé etc ....


            Le capitalisme fait son job sous le regard mafieux des gouvernants ....

            • baldis30 6 septembre 10:33

              @zygzornifle
              bonjour

              Ô comme vous y allez ! Oser mélanger des mots comme gouvernants, mafieux, capitalisme ... qui plus est dans la même phrase affirmative... vous y allez fort ! 


            • Le421 Le421 5 septembre 18:03
              Excellente gestion du bois.
              Le Jeudi, le type des eaux et forêts passe marquer l’arbre.
              Le Lundi, le débardeur arrive vite, vite, avec ses engins.
              Le Mardi, le camion charge les grumes.
              Le Mercredi, la scierie débite les chevrons, planches et lattes...
              Le Vendredi, il est étuvé et traité.
              Le Samedi, vous l’achetez au brico du coin.
              Le Dimanche, vous montez les bois à la maison.
              Une semaine plus tard, tout est fendu, tordu et vrillé.
              Beau boulot.
              C’est qui le con, au final ?
              Toujours le même.
              Ma cuisine a été faite dans du bois de chêne et châtaignier de plus de 40 ans d’âge.
              Rien ne bouge, rien ne se tord.
              Taillé à la machine par mon neveu menuisier.
              Tout gratos.
              Si, un super casse-croûte !!
              Vivre aussi à la campagne...
              Comment on dit déjà ?? Get fuck !!
              Je crois que c’est ça, même si je ne sais pas exactement ce que ça veux dire.
              See you later guys !!

              • moebius 10 septembre 02:09

                 les agents de l’ONF sont tous des suppots du capitalisme mondial qui decoupe les arbres en planchette qui serviront a faire des cageots

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