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Accueil du site > Actualités > Europe > Airbus, à qui la faute ?

Airbus, à qui la faute ?

Quand Airbus éternue, c’est l’Europe économique qui s’enrhume. La mise en œuvre du plan de restructuration touche particulièrement la France. Les salariés trinquent pour une gouvernance d’entreprise indigente qui a fait jouer ses intérêts personnels au détriment d’un fleuron de l’industrie européenne. Et pourtant, loin de remettre en cause cette dernière, c’est l’interventionnisme étatique que certains pointent du doigt.

Ne confondons pas le pompier et l’incendiaire. Pour éteindre l’incendie qui couvait depuis plusieurs mois on a fait appel à un capitaine d’industrie qui a fait ses preuves à la SNCF. Louis Gallois, patron d’Airbus et co-président de sa maison mère EADS depuis le 9 octobre 2006. A lui, et lui seul, de porter un plan de restructuration rendu incontournable par une gestion plus que médiocre de ses prédécesseurs incapable d’anticiper la crise actuelle. Schématiquement, Airbus ce sont ou plûtot c’étaient 55 000 salariés répartis à environ 1/3 en Allemagne, 1/3 en France et le dernier 1/3 sur le reste de l’Europe, notamment le Royaume-Uni et l’Espagne.

Officiellement, la casse imposée par “Power 8″ est “limitée”. 10.000 emplois seront supprimés sur quatre ans dont la moitié chez les intérimaires et les sous-traitants. La France est la plus touchée des quatre “Nations Airbus” avec une saignée de 4300 postes, dont 1100 au seul siège toulousain. Il ne devrait y avoir cependant aucun licenciement sec. Pourtant, le choc pour les salariés est terrible. La performance technique, les années de succès ne forment plus un bouclier efficace contre les aléas économiques. Le salarié, comme c’est désormais la règle, est devenu la seule variable d’ajustement d’une entreprise en difficulté. Le jour même de l’annonce du plan de restructuration, l’action EADS progressait de 1,8% à Paris. Côté Europe technocratique, la Commission Européenne tient un discours suicidaire qui exclu tout interventionnisme étatique ou supra étatique. “La gestion d’Airbus ne relève que des dirigeants de l’entreprise et des organisation syndicales représentatives des salariés”. Si Airbus va mal c’est la faute de la concurrence. Singulièrement, ce brouhaha couvre l’analyse du principal intéressé M. Gallois. Selon lui la plus grave difficulté à laquelle est confronté l’avionneur, c’est la faiblesse du dollar face à l’euro. Le dirigeant a précisé que le plan de restructuration est basé sur une parité de 1 euro pour 1,35 dollar. Or la monnaie ne relève que de la Banque Centrale Européenne et plus des Etats. Enfin le dossier Airbus rappelle une nouvelle fois les impératifs de moralisation par une législation européenne d’un capitalisme débridé. Airbus est victime de deux années consécutives de très graves crises au sein de la maison mère , EADS, dont Français et Allemands sont à égalité au capital avec 30%, chacun. L’Etat français et le groupe français Lagardère d’un côté. Le constructeur automobile allemand DaimlerChrysler, de l’autre.

La pilule est cependant loin d’être passée. Si pour Angela Merkel, la chancelière Allemande, “le principe d’équilibre est respecté”, les syndicats sont vent debout. Bernard Thibault, le leader de la CGT, a martelé qu’on ne peut pas “laisser le monde des affaires s’occuper des affaires du monde”. Le syndicat compte sur une forte mobilisation des deux cotés du rhin pour refuser le plan. Outre-Rhin justement, trois des sept sites sont déjà en grève. A FO, syndicat majoritaire dans le groupe, on dénonce le lâchage politique : ” C’est grave, c’est injuste. La France ne sait pas protéger ses industries”. Un millier de salariés se sont rassemblés spontanément sur les sites de Toulousains et de Nantes mercredi après-midi. 

Noël Forgeard l’ancien PDG d’EADS se sera illustré par son incapacité de gérer ses rivalités internes tant à l’égard de Philippe Camus, son vieil adversaire au service de Jean-Luc Lagardère, que par rapport aux partenaires allemands. La vente très opportune de stock-options avec une plus-value de 2,5 millions d’euros, par lui-même et les cadres de son entourage, avant l’annonce de retards à la livraison de l’A 380 ont donné outre l’éventuelle qualification pénale pour délit d’initié, le sentiment que les rats quittaient le navire. Licencié en juillet 2006, son indemnité de départ s’est élevée à 6 millions d’euros.


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79 réactions à cet article    


  • . (---.---.152.28) 2 mars 2007 11:17

    vous avez un beau nom, pas besoin de cv, ca fait longtemps que je voulais le dire, j en profite d une desertion malheureuse de certains bloggeurs d ou un ennui sur agora


    • TV (---.---.133.25) 2 mars 2007 20:19

      j’ai ete licencié de facon abusive pour faute grave il y a plus d’un an (prud’homme en cours). Cela permmettait a l’employeur d’eviter des licenciements economiques plus couteux . La situation était en fait du a une gestion commerciale incompetente.....et permettait au PDG principal actionnaire de se nommer directeur commerciale Je vois donc encore une fois que dans l’histoire d’Airbus ce sont des salaries competents qui trinquent à la place de dirigeants incomppetents qui se sucrent pendant le naufrage


    • Forest Ent Forest Ent 2 mars 2007 11:40

      Cette histoire fait mal pour tout le monde, et il serait un peu simpliste de l’analyser sur une perspective droite/gauche ou étatique/privé. D’abord, c’est une privatisation du PS. Ensuite elle n’a pas empêché les états français et allemands de continuer à jouer avec. Les ultralibéraux qui sonnent le « c’est parce qu’il n’y a pas assez d’actionnaires privés » comme Sarkozy montrent simplement qu’ils n’ont pas suivi le film.

      Airbus Industries a été créée par une décision et intervention étatique.

      Aérospatiale, entreprise nationalisée qui marchait bien et était le principal sous-traitant d’Airbus Industries, a été offerte (le mot n’est pas trop fort) par Jospin et DSK à Lagardère, en vue de la création de EADS avec DASA.

      Chirac a imposé à Lagardère, qui cherchait à se désengager du spatial et se recentrer sur les médias, de rester au capital jusqu’en 2007, et a imposé Forgeard comme patron.

      En 2007, Lagardère et Forgeard prennent leurs bénéfs et se tirent, en laissant plein de pertes latentes cachées exploser brutalement. Les gouvernements Villepin et Merkel « nomment » Gallois comme nouveau patron chargé du « nettoyage ».

      Gallois n’est pas un « capitaine d’industrie ». Il a été nommé à la SNCF après l’incarcération de Le Floch pour acheter la paix sociale après les grèves de 1995, et n’a jamais dirigé d’entreprise privée.

      En fait, airbus est une histoire publique d’un bout à l’autre, dans laquelle quelques intérêts privés se sont bien servis. Autres infos ici :

      http://forestent.free.fr/flagard.html


      • OG (---.---.96.59) 4 mars 2007 04:30

        Ceci prouve bien que le probleme dans cette triste affaire est l’intervention constante de l’etat dans les affaires industrielles : L’etat qui impose un management incompetent, l’etat qui organize des restructurations du capital incoherentes, l’etat qui demande une parite industrielle absurde entre la France et l’Allemagne. Et maintenant, les candidats presidentiels se saisissent de cette polemique, en esperant cyniquement en tirer un profit electoral a court terme. On a deja vu les milliards engloutis par l’ingerence des politiques dans cette affaire. Les presidents de regions s’agitent pour engloutir des millions de nos impots dans une affaire dont ils ne comprennent pas le premier mot. Quand Boeing etait en difficulte il y a quelque annees, le gouvernment americain n’est pas intervenu. Les gestionaires de Boeing ont pris les mesures qui s’imposaient, ont cree des avions que les companies aeriennes voulaient acheter, et finalement ont ete en mesure de reembaucher. Laissons Airbus faire de meme !


      • Sebastien Marchi (---.---.28.230) 2 mars 2007 13:34

        « Officiellement, la casse imposée par “Power 8″ est “limitée”. 10.000 emplois seront supprimés sur quatre ans dont la moitié chez les intérimaires et les sous-traitants. La France est la plus touchée des quatre “Nations Airbus” avec une saignée de 4300 postes, dont 1100 au seul siège toulousain. Il ne devrait y avoir cependant aucun licenciement sec. »

        Merci pour cet article mais je voudrais pointer du doigt un réflexe très répandu mais que je trouve tout à fait anormal. Il est précisé dans votre article que la moitié des personnes concernées travaillent comme intérimaires ou pour des sous-traitants. Pourquoi cette distinction ? Leur travail serait-il moins à protéger que celui des « officiels EADS » ? Lorsqu’on annonce « pas de licenciement sec » pour faire passer la pillule, parle-t-on des 10 000 ou des 5 000 ?


        • Gilles Gilles 3 mars 2007 17:53

          Bien sûr qu’il est plus facile de se débarrasser des sous traitants que de virer du personnel Airbus. Il suffit de terminer les contrats des sous traitants pour que leurs employés quittent Airbus pratiquement du jour au lendemain. Ensuite, le sous traitant les emploi ailleurs ou les vire plus facilement que des salariés Airbus. Ces derniers sont invirables A priori Airbus perd 10,000 emplois, ce qui en signifie pas que 10,000 emplois seront perdus pour le pays. En effet les personnels des usines vendus (celle de Meault par exemple) passerons sous le contrôle du repreneur, qui d’ailleurs devrait être un sous traitant d’Airbus. C’est un moyen pour Airbus de réduire sa masse salariale de personnel qui coûte cher. Les ous trairtant leyr offrira des conditions moins bonnes et une plus grande flexibilité.


        • candidat 007 (---.---.41.75) 2 mars 2007 13:43

          je crois qu’il faudrait quand même dans cette affaire rappeler les tonnes et les tonnes d’articles dans les médias sur l’A380 il y a même pas deux ans, l’euphorie galopante , les cocoricos assourdissants, alors que certains prévoyaient un plongeon équivalent à celui du Concorde qui a coûté pas mal d’argent aux contribualbes français. Sans parler du couac du RAFALE.

          je n’arrive pas à plaindre les syndicats et les salariés d’EADS, ni Airbus ni personne (d’ailleurs ils ne font qu’une demi heure de débrayage pour montrer leurs inquiétudes). En revanche ce sont les entreprises et les salariés des sous-traitants qui sont à plaindre et à soutenir. Ceux là ferment sans bruits médiatiques

          Toutes ses histoires d’avionneurs me font penser aux histoires récurrentes des chantiers navals français qui régulièrement viennent nous bassiner avec le manque de commandes une année ( on donne de l’argent !!), puis l’année suivante , on annonce des commandes de super bateaux de croisière ( et on donne encore de l’argent pour former des nouveaux salariés soudeurs ou caréneurs, alors que l’année avant on en a licencié ou mis en faillite des sous traitants parce qu’il n’y avait sensément plus de commandes). Et pendant ce temps là les PDGS, Conseils d’administration et services marketing, valsent avec toujours autant d’indemnités, sinon plus.

          Ils nous prennent tous (médias, pouvoirs publics, et financiers) pour des cons... Airbus ?, on a fait des routes spéciales, élargit des canaux et autre voies navigables pour balader les morceaux d’Airbus dans tout le pays, on a fait des convois exceptionnels avec force motards et girophares, ministres et Présidents en goguette, pour un avion trés consommateur de kérozéne, et dont personne ne veut. Aujourd’hui on arrête le A 380 Cargo car il n’y a pas de clients.

          Airbus était le principal argument du OUI à la constitution Européenne. Voilà pourquoi il fallait voter NON. C’est la preuve par AIRBUS, de la nullité des « technocrates » de l’économie européenne qui laissent faire tous ces financiers et les subventionnent pour un oui , pour un non.

          C’est la faute des « Ouiouites ».


          • un_passant (---.---.132.202) 4 mars 2007 18:10

            Le couac du Rafale, ce sont de mauvais choix politiques, pas parce que l’avion est mauvais. Le premier prototype était présenté en 1986 et pouvait être prêt dans les temps, sauf que les politiciens ont mal été conseillés. J’en veux pour preuve le fait que Rocard a admis qu’il avait fait une erreur et qu’il aurait du, soit se décider pour le Rafale, soit pour l’Eurofighter mais pas les deux (pour ce dernier la France s’est désengagée lorsqu’elle a vue que le Rafale offrait un meilleur potentiel). Donc vous avez la un double surcout : financement partiel de deux programmes concurrents puis incapacité de la gauche à se décider pour le programme (la gauche de cette époque à d’ailleur aussi hésité pour le porte-avion avec le résultat que l’on sait, le Charles de Gaulle a été un gouffre parce que la continuité technologique n’a pas été respectée).

            N’hésitez surtout pas à faire des recherches dans la presse spécialisée à partir de 1992 (théoriquement, en raison d’une obligation légale des éditeurs, un exemplaire des magazines est sensé être envoyé à la bibliothèque nationale) voir Le Point ou Sciences et Vie Hors Série spécial aviation (années impaires).


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2007 13:47

            On peut se demander si le passage des 39 h hebdo aux 35 h n’est pas pour quelque chose dans les retards pris par les programmes de construction.

            Pas de 35 h chez Boeing ...


            • Anto (---.---.178.10) 2 mars 2007 14:33

              je connais peu d’ingénieurs chez airbus ou ailleurs qui font 35h, mais continuez d’y croire si ça vous fait plaisir. N’oubliez pas que ce sont des problèmes sur les chaines de montage allemandes qui sont en partie responsables de ces retards. Ne pensez pas non plus que boeing soit l’antithèse d’airbus bien au contraire. L’état américain les subventionne au taquet et ils ont largement révisé leurs méthodes de travail devant la perte continuelle de part de marché devant airbus ces 10 dernières années. Par ailleurs ils sont passé par le meme genre de crise. Bref, ce commentaire sur la semaine à 35h n’a pas beaucoup de sens pour moi et la comparaison avec boeing en a encore moins.


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2007 15:38

              Puisque vous avez l’air au courant, pouvez-vous me dire comment le passage de 39 à 35 heures s’est fait à Airbus ? A-t-on embauché du personnel supplémentaire en nombre suffisant ?


            • Anto (---.---.178.10) 2 mars 2007 16:50

              et là vous savez, vous m’en posez une bonne. C’est d’autant plus compliqué de le savoir, que airbus embauche une masse non négligeables de sous traitant et d’intérimaires. Je vois juste la situation du coté technicien et non du coté ressources humaines. Le seul indice que je peux vous donner, c’est qu’il est depuis deux trois ans beaucoup plus facile de travailler pour airbus via un sous traitant (SSII, prestatataire, consulting) que directement.

              Après je n’en sais pas plus. Comme tout le monde, il y a eu des RTT, mais au niveau horaire brut, c’est inquantifiable, car les cadres ne pointent pas chez airbus (renumeration forfaitaire).

              Airbus fonctionne de toute manière comme une grosse machine ecrasée sous des processus en masse et une bureaucratie digne de l’administration, et ou tout les cadres sont interchangeables. Les raisons de l’echecs, c’est une trop grande confiance en soi, l’opacité de l’organisation, l’absence de remise en question, la lourdeur de la logistique due à l’étalement géographique des sites de prod etc... L’impact des 35h est inquantifiable. D’ailleurs quand il s’agit de facturer le travail d’un bureau d’étude par exemple, on nage en plein flou artistque, car personne ne sait :

              1) combien de temps chacun a travaillé

              2) si ils ont été efficace ou pas

              3) qui a travaillé sur le projet (en tout cas la liste exhaustive de l’équipe)

              alors, l’impact des 35h sur les retards...


            • Gilles Gilles 3 mars 2007 18:12

              Airbus, comme Boeing l’a fait ces dernières années chercher à se débarrasser d’une bonne partie de son personnel qui coûte cher, non pas pour les 35 heures, mais pour les avantages que le CE leur donne, le fait qu’il faut le gérér, subventionner le resto etc etc et que ce n’est pas une main d’oeuvre corvéable à merci grâce aux puissants syndicats.

              L’idéal pour eux serait de quasiment arrêter la construction de pièces et ne s’occuper que de la R&D, l’assemblage et la vente. La construction serait faite par des sous traitants avec du personnel moins cher, moins syndiqué, avec des contrats de travail plus souples (cdd, intérimaires, voir sans aucun droit du tout) et surtout sur lesquels on pourrait mettre plus de pression et partager les risques.

              Boeing fait de même. Dans 10-15 ans, une bonne partie de l’aéronautique sera transféré de ce fait chez d’autres sociétes, certaines françaises, mais de plus en plus dans les pays en déveloopement (tel la Chine qui déjà fourni AIrbus)

              Sur Toulouse, j’ai bossé à Airbus et y compte de nombreux contacts


            • Fred (---.---.20.123) 2 mars 2007 13:54

              Le passage au 35h responsable .... Ha Ha Ha

              Quand on est en retard on vire 10.000 personnes ???? Pourquoi ne pas les mettre tous au travail.

              C’est plus un problème de management qu’un problème venant des employés.


              • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2007 13:58

                Retards entraîne perte de marchés entraîne recul par rapport à Boeing entraîne difficultés financières entraîne réorganisation.

                Est-ce si invraisemblable ?


              • alberto (---.---.39.93) 3 mars 2007 10:46

                Oui, vous avez raison : problème de management, lui-même induit par un (gros) problème de gouvernance !


              • sweetsmoke (---.---.241.2) 2 mars 2007 14:50

                Bizzare qu’ils ne pensent pas à faire le ménage chez les salariés d’Airbus Angleterre, nombreux par milliers, alors que ces derniers n’ont rien à voir dans le capital.


                • martin (---.---.64.196) 3 mars 2007 14:42

                  ne pas oublier que BAe s’est désengagé peu avant la révélation des problèmes. Quand il y a de l’argent à gagner les british savent s’inviter et à contrario filer quand le vent tourne. Leur comportement vis à vis de l’Europe est révélateur : oui pour le marché commun mais non pour la monnaie.


                • (---.---.38.189) 2 mars 2007 14:55

                  Ce n’est pas la première fois qu’un patron nommé par le pouvoir met à terre une grande entreprise Française. Les exemple sont nombreux et dramatiques pour les salariés : Crédit lyonnais, UAP, Air France....

                  Le processus est toujours le même : Ces technocrates ne connaissent pas le monde de l’entreprise, ne veulent pas le connaître car leur objectif n’est qu’argent et pouvoir.

                  Ils appliquent de manière schizophrénique leurs acquis technocratiques en faisant fi de l’environnement et de l’évolution des marchés. Ils ignorent superbement les fonctionnement et circuits internes.

                  Ne faut il pas être totalement déphasé pour accepter des commandes massive d’avions alors qu’il est patent qu’elles ne peuvent être honorées.

                  Une les indicateurs d’une pareille déconfiture peuvent être observés, ou plutôt sautent aux yeux, deux à trois ans avant le dénouement public qui lui même peut être retardé de plusieurs mois.

                  Il serait interessant de savoir pourquoi l’annonce de l’échec d’Airbus est dévoilée deux mois avant les élections.


                  • Anto (---.---.178.10) 2 mars 2007 15:35

                    Pour comprendre le déphasage entre les commandes et les capacités de production, il faut connaitre le mode de fonctionnement de l’industrie aéronautique. Le carnet de commande s’étend toujours sur plusieurs années en général 5 ans à cause du prix des gros porteurs (investissment très lourd), de la durée qu’il faut pour les construire et de la nature bipolaire du marché de l’industrie aéronautique(boeing/airbus). En effet il n’y a que deux industriels pour une foultitude de clients (compagnies aériennes). Lorsque le procédé de production est parfaitement rodé comme pour l’A320 cela ne pose pas de problème.

                    Pour lancer un nouvel avion, il faut à la fois pour financer l’étude et la production, un carnet de commande conséquent et des accomptes qui précèdent ces processus. C’est un plan d’investissement qui gère normalement les risques de retards, les évalue, mais ce n’est pas un science exacte, surtout en ce qui concerne l’A380 qui est un énorme défi technologique. En l’occurence, EADS s’est planté en beauté. C’est déjà arrivé, ça arrivera encore. Le problème c’est que ça entraine une réaction en chaine : annulation des commandes, abandon de prjets (A350), licenciements en masses. Soupoudrez le tout avec un euro trop fort par rapport au dollars et vous arrivez à la situation actuelle.

                    Par ailleurs, réduire les problèmes d’airbus à un problème franco-français en faisant le lien avec les elections est une erreur.

                    D’une part « l’échec » d’airbus a été révélé non pas aujourd’hui mais en mai dernier avec l’affaire Forgeard. (J’étais en dernière année d’école d’ingénieur à toulouse à ce moment là et donc en stage. Alors étudiant, je savais depuis au moins le mois de janvier qu’ils ne s’en sortaient pas avec l’A380 donc je rigolais doucement quand je l’ai entendu tomber des nues...passons). Je le mettrai plutot en relation avec le non au TCE. Sans y voir une relation de cause à effet, je dirai que c’était une sorte de deuxième effet kiss cool. La coopération européenne a pris un sacré coup derrière la caboche à ce moment là.

                    D’autre part, j’ai beau retourner la situation dans tous les sens, j’ai du ùmal à voir quel candidat pourrait en tirer parti, à part les extrèmes et encore...

                    En attendant vous n’avez pas tort de dénoncer les dirigeants d’Airbus, car la ventes des actions Lagardère & co me reste toujours en travers de la gorge.


                  • (---.---.7.126) 2 mars 2007 15:47

                    C’est peut etre le coup de pied de l’ane de Chirac Villepin à Sarko....


                  • (---.---.7.126) 2 mars 2007 18:13

                    Il n’y a pas que les extrèmes qui devraient en profiter, mais aussi et surtout Bayrou....Qui est peut être soutenu par l’Elysée....Qui sait.


                  • (---.---.38.189) 2 mars 2007 20:02

                    Entre la constatation du fait que le carnet de commande ne pourrait être honoré et l’annonce devenue obligatoire des mesures de redressement il y avait une fenêtre de tir d’un an et demi environ voire deux ans.

                    Le plan social aurait pu aussi bien être annoncé il y a un an comme il aurait pu l’être en juin juillet 2007. Alors pourquoi en Février 2007 ?

                    Je ne crois pas à un lien avec le non au TCE, car nos actionnaires et partenaires étrangers perdent très gros eux aussi dans cette affaire et ne sont certes pas prêts à nuire à leurs intérêts pour le plaisir d’un sanction à la France. C’est là une impossibilité absolue.


                  • Panama (---.---.198.59) 2 mars 2007 15:34

                    « Il ne devrait y avoir cependant aucun licenciement sec. »

                    Ah bon ? Et c’est Airbus qui va payer les plans sociaux des sous-traitans, surtout pour les salariés en CDIC ?

                    « La vente très opportune de stock-options avec une plus-value de 2,5 millions d’euros, par lui-même et les cadres de son entourage, avant l’annonce de retards à la livraison de l’A 380 ont donné outre l’éventuelle qualification pénale pour délit d’initié, le sentiment que les rats quittaient le navire »

                    Faux : près de 500 personnes seraient concernées chez Airbus. Ca en fait des rats.

                    Forgeard a tout simplement pensé en bon technocrate gaulliste : les lois sont pour les autres ; pour les hauts fonctionnaires qui travaillent pour la plus grande gloire de la Patrie, il existe des accomodements.

                    La seule chose qui ferait du bien à Airbus, c’est que les politiques arrêtent de se mêler des affaires d’une société de droit privé qui n’est même pas française, ni allemande d’ailleurs.


                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2007 16:47

                      Sur le strict plan juridique, peut-on vraiment parler de licenciement en ce qui concerne les salariés des entreprises sous-traitantes ?

                      Je ne le pense pas.


                    • Forest Ent Forest Ent 2 mars 2007 21:58

                      Ca se passait mieux quand c’était nationalisé, et d’ailleurs Airbus n’aurait jamais pu démarrer sans subventions. L’avantage des entreprises nationalisées, c’est qu’il est très difficile de s’en mettre plein les poches de cette manière simple (sauf pour les établissements financiers style Crédit Lyonnais, bien sûr).

                      On pourrait aussi imaginer une boîte entièrement privée, qui pourrait fonctionner.

                      Mais ce truc entre les deux, avec des bénéfices privés, et des dirigeants nommés par les politiques, visiblement, ça ne marche pas.

                      Il faut qu’une boîte soit clairement publique ou privée.


                    • (---.---.140.77) 3 mars 2007 19:20

                      @ Courrouve,

                      Et si. Les salariés des entreprises sous-traitantes sont sous contrats EADS...


                    • panama (---.---.82.240) 3 mars 2007 20:18

                      Les sous-traitants d’Airbus ne dépendent juridiquement que de leur société, pas d’Airbus bien sûr.

                      Pour eux : pas de super plan social et mesures d’accompagnement comme pour les salariés Airbus


                    • (---.---.147.127) 2 mars 2007 16:02

                      Ca c’est la France qu’on aime tous !

                      Ca se la joue puissance mondiale qui veut A TOUT PRIX que Airbus s’installe à Toulouse avec un patron Français (Noel Forgat, millionaire aujourd’hui)et qui en fin de compte arrive à transformer le leader mondial de l’aviation en risée mondiale et entreprise au bord de la faillite...

                      Qu’est-ce que Boeing doit rigoler... smiley

                      Airbus était le leader mondial de l’aviation grace à l’Allemagne et la France l’a réduit à l’état d’entreprise qui doit absolument éviter la faillite en licenciant 10000 postes pour redresser la barre.

                      RISIBLE.

                      Qu’est-ce qu’on adore la France qui s’humilie mondialement !

                      ça doit etre le retour de baton pour ceux qui pète plus haut que leur cul.

                      poilade !


                      • (---.---.147.127) 2 mars 2007 16:06

                        désolé d’avoir écorché le nom de ce débile mental de seconde classe...c’ést Forgeat...


                      • Gilles Gilles 3 mars 2007 18:34

                        Quel débilité profonde ce commentaire. Quant on prétend pouvoir cracher sur tout le monde et surtout sur la France, la moindre parcelle d’intelligence voudrait que l’on essaie au minimum d’être bien informé. Ce n’est visiblement pas le cas. Quand je pense que ça vote !

                        Toulouse était dans l’aéronautique bien avant Airbus, voici des décennies.

                        Forgeard était co-président d’EADS avec un allemand qui partage les responsabilités, et oui.

                        Ensuite, les erreurs techniques commises sont surtout du fait des allemands.

                        Ensuite, Airbus a un carnet de commande plein et n’a jamais vendu autant d’avion. Alors l’humiliation......il s’en remttrons ! Il y a 5 ans Boeing était dans la mouise, il s’en sont sorti et Airbus fera de même.


                      • maxime (---.---.62.66) 12 mars 2007 13:16

                        Tout est dit ds ce dernier message.....triste france ...mais realisme et efficacite du constructeur de chicago


                      • (---.---.87.38) 2 mars 2007 16:38

                        @Sebastien Marchi - le « pas de licenciement sec » concerne les deux parties. Maintenant reste à savoir si airbus pourra réellement influencer sur le « non licenciement sec » de salariés dont elle n’est pas responsable (sur le plan juridique)

                        @candidat 007 - En effet c’est surtout les sous traitant qu’il faut plaindre dans ces moments là. Mais ils ne faut pas croire qu’ils seront les seul à être impactés. « Ceux là ferment sans bruits médiatiques » < ils ne peuvent se permettrent de débrayer étant donné qu’ils pourraient avoir le retour de bâton plus tard. Par contre ils soutiennent la réaction des salariés d’airbus.

                        « d’ailleurs ils ne font qu’une demi heure de débrayage pour montrer leurs inquiétudes » < il s’agit plutôt d’une heure en général. Mardi 06 il s’agira d’une demi journée. Faire grève plus longtemps mettrai en danger l’entreprise vu que un jour de grève équivaut à un avion en moins de livré à la fin de l’année. C’est plutôt une attitude raisonnable non ?

                        Concernant les cocorico que l’on a vu lors du 1er vol de l’a380, qui les a orchestré ? Les même incapables qui ont choisis de partir bien vite quand ça a commencé à sentir mauvais... Il est facile de montrer du doigts ceux qui restent et qui font les avions (sans primes mirobolante de départ ni stock options évidement)

                        @sweetsmoke Les anglais sont aussi touché par le plan power8. Fermeture d’une usine a filton

                        @Anto Exactement smiley Il est d’ailleurs assez amusant de dire ça lorsqu’on sait que des équipes françaises font le forcing pour rattraper la définition des câblages allemande en 5 fois moins de temps que la normal.

                        Sinon bon article qui résume bien la situation smiley


                        • R.G. (---.---.103.70) 2 mars 2007 17:51

                          Merçi à Anto pour ces éclaircissements. Par ailleurs regardé l’émission de la 5 « C dans l’air » d’hier le sujet était précisémment sur Airbus et on y apprend pas mal de choses . allez-y jeter une oreille comme cela ça évite de dire des bétises.


                          • Hume Hume 2 mars 2007 18:11

                            Le probleme peut malheureusement se resumer de facon assez simple :

                            1) Airbus perd de l’argent par le simpple fait que le dollars est beaucoup plus bas que l’euro, et on peut se demander ce que fait la BCE...

                            2) Les allemands pour l’A380 qui assurent pouvoir faire ce qu’il faut a temps pour la chaine de montage de je ne sais plus quels systemes electriques azlors qu’ils n’avaient visiblement pas la competence d’ou le retard majeur. Ironie du sort, le plan de « restructuration » touchent plus les salaries Francais et je comprends que la pilule est du mal a passer.

                            3) Et l’explication d’Anto bien sur... (et la c’est notre gouvernement qui s’est bien plante).

                            J’aime bien l’Europe mais il y aurait surement quelques petites choses a revoir pour qu’une merde pareille ne se reproduise pas.


                            • martin (---.---.64.196) 3 mars 2007 15:02

                              quand le dollar est fort ça nous est préjudiciable, quand il est faible ça nous est défavorable : il faudait savoir. Il n’en demeure pas moins que pour gagner de l’argent il faut avoir quelque chose d’intéressant à vendre (souvenez vous du merveilleux SECAM écrasé par le PAL...) du tangible ,pas de l’utopique


                            • tvargentine.com michel lerma 2 mars 2007 19:01

                              En relisant les acticles de la presse économique de ces dernières années,vous pouvez lire « la politique industrielle de Jacques Chirac » celle des copains ,qui n’avaient qu’un (1) objectif ,celui de s’en mettre un maximum dans les poches en stock option.

                              Voila aujourd’hui,le résultat en terme de suppressions d’emplois.

                              Quel est ce pays qui détruit autant d’emplois par la démagogie et l’irresponsabilité de son président ?

                              Si les salariés d’Airbus doivent faire quelques choses c’est de venir camper sur les champs élysées avec leurs futures tentes subventionnées par Nicolas HULOT !

                              Je lance l’idée,à vous de voir !

                              Le futur président aura un chantier à reconstruire, c’est celui de la FRANCE.


                              • Baltros (---.---.197.112) 2 mars 2007 19:30

                                J’ai juste envie de rappeler qu’en octobre dernier, tout le monde applaudissait la performance de Chirac (et de « l’Europe qui gagne ») qui venait de vendre 150 Airbus à la Chine. 150 avions tous à fabriquer dans l’usine chinoise qui serait construite pour cette occasion.

                                Quand on ouvre des usines en Chine, c’est pour les fermer chez nous. y’a pas de secret.


                                • lionesse (---.---.187.222) 2 mars 2007 20:44

                                  Pour Airbus, les années de vaches maigres sont là et au moment où le gâteau se rétrécit, comment faut-il le partager entre Français et Allemands ? N’y a-t-il pas encore et toujours des arrière-pensées entre les deux partenaires historiques ?

                                  Le plan de réduction d’effectifs d’EADS favorise les Allemands avec 3700 suppressions d’emplois alors que la France paraît vouée à payer le prix fort avec 4300 postes supprimés. Que cache cet équilibrage alors que les Allemands vont en plus récupérer à Hambourg la plus grande part des fabrications de l’A320 et de ses dérivés 318, 319 et 321 ?

                                  Tout semble fait pour les calmer à première vue. Mais dans les hautes sphères d’EADS ou d’Airbus, les bons sentiments n’ont jamais été un critère de décision. De fait, l’avenir passe par les nouveaux matériaux composites appelés à remplacer l’aluminium dans les avions du futur. Les performances promises du Boeing 787 « Dreamliner » sont essentiellement dues à ces nouveaux matériaux plus légers, moins sensibles à la corrosion et surtout moins chers à mettre en œuvre à la condition de maîtriser leur fabrication. Boeing a pris une longueur d’avance sur Airbus, parti pour le 787 à base de composites alors qu’Airbus s’engouffrait dans l’A380 tout ou presque en aluminium. L’avion de base du futur face à une extrapolation limite du passé.

                                  Mais demain, ce sont les matériaux composites qui feront le champion et Airbus s’en rend compte avec un temps de retard aujourd’hui. Alors, ne vaut-il pas mieux laisser les Allemands fabriquer les avions actuels et permettre ainsi diplomatiquement aux bureaux d’études français de concevoir les matériaux de demain destinés au nouvel A350 XWB puis au successeur de l’A320 ? La tête en France et les bras en Allemagne ? Surtout qu’en occident, seule la matière grise est considérée comme valeur ajoutée. Mais la prudence s’impose et le pari pas gagné d’avance. Lancer des études ne signifie pas réussir un pari industriel.

                                  Par le passé, Airbus avait déjà fabriqué les dérives des A310, puis des A300-600 en composite et certaines ont « lâché » comme par exemple sur le vol AA 587 au dessus de New York en 2005. Les Allemands sont conscients de l’enjeu, que ce soit pour l’A350 ou pour le successeur prévu de l’A320 et refusent d’être écartés de cette manne que va générer la mise au point de la technologie du XXI ième siècle. Les emplois menacés ne doivent pas cacher d’autres enjeux plus importants. Il est erroné de raisonner avec uniquement les données de 2007. C’est avec une vision 2012 ou 2020 qu’il faut voir l’avenir d’Airbus.


                                  • Hume Hume 2 mars 2007 21:08

                                    Tres bonnes reflexions surtout qu’il me semble qu’ils poussent le site de Meaulte a ce a reorienter leur expertise dans ce type de materieux.


                                  • Jean-Phi (---.---.192.170) 2 mars 2007 21:00

                                    D’une part Airbus n’est pas au bord de la faillite, les carnets de commandes sont pleins, les persperctives de buisness considerables.

                                    D’autre part, dans le monde, il n’y a que deux societes qui produise de avion de ligne de grande taille Airbus et Boeing. Les clients ne veulent pas qu’une des societes coules simplement parce qu’ils peuvent faire jouer la concurence ! Donc les clients soutiennent les deux compagnies.

                                    Ensuite, dire que 10000 emplois seront supprime c’est faux. Dans les 10000, les usines vendu ne rentre pas en compte ! Airbus trouve que les site coute trop cher. Je ne pense pas que les repreneur pense autrement mais en achetant ou prenant part ils decrochent un contrat de longue duree avec Airbus (c’est le repreneur qui a le contrat pas le site vendu...)

                                    Enfin, Dans sa conference de presse pour presenter Power8, Gallois met en avant que le premier probleme est la faiblesse du dollar. Vous avez entendu une mesure pour limite ca vous ? Moi pas. Je ne me fais pas d’illusion sur l’avenir des sites vendus...

                                    Pour info, Airbus a gele les embauches. Vraiment ? Regardez bien : http://www.airbus.com/en/careers/experienced_professionals/career_opportuni ties.html


                                    • (---.---.147.127) 2 mars 2007 21:46

                                      LES CARNETS DE COMMANDES SONT PLEINS ??????

                                      Informez-vous s’il vous plait, cette entreprise est au bord de la faillite totale !

                                      Ils en sont à des dizaines de milliards de dollars en perte sèches suite à l’annulation de commande massive !!!(Dubai, Singapour, Le frêt(UPS etc...)....

                                      Au lieu de reconaitre que cette entreprise est en train de couler devant les yeux du monde entier et de manière assez risible, tout ce dont sont capables les types d’agoravox s’est de conforter leur EGO !

                                      REVEILLEZ VOUS !

                                      les dernières nouvelles :

                                      http://www.latribune.fr/info/UPS-annule-ses-commandes-d-Airbus-A380-cargo- -IDE6B3D5DC933839BFC1257292004F99C3-$Db=Tribune/Articles.nsf


                                    • (---.---.147.127) 2 mars 2007 21:55

                                      OK le lien n’a pas marché..une simple recherche sur la Tribune ou Google vous montrera la depeche...

                                      Au fait ARRETEZ de rejeter la faute sur le dollar incultes que vous etes !

                                      On ne prevoit jamais de livrer des avions pour 2006/2007 tout en sachant qu’ils ne seront pas pret d’ici 2010/2012...c’est une évidence et le dollar n’a rien à voir avec ce fait !

                                      CE N EST PAS UNE VARIATION DE 5 CENTS SUR LE MARCHE DES CHANGES (ENTRE 1€/1.20$ ET 1€/1.25$) QUI FAIT COULER UNE ENTREPRISE DIGNE DE CE NOM !!!

                                      Il faut arreter la rhétorique et être sérieux un minimum ! C’est une attitude particulièrement franco-française de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre au lieu d’assumer sa propre incapacité...vous ne faites que renforcer le coté risible et malheureux de cette situation dûe à l’incompétence affligeante des anciens dirigeants d’Airbus


                                    • maxime (---.---.62.66) 12 mars 2007 13:30

                                      tout est vrai ds ce commentaire a propos du dollars et de cet esprit francais ...l ardoise sera lourde de consequence pour les salaries...mais bon cap pour boeing qui merite son titre...


                                    • (---.---.147.127) 2 mars 2007 21:39

                                      DERNIERES NOUVELLES :

                                      Airbus perd son dernier client pour le frêt...UPS...ils abandonnent leur commande de 10 Airbus A380 (3 milliards de dollars en plus des pertes précedentes qui s’accumulent)

                                      Cette histoire devient de plus en plus embarrassante...Morale de l’histoire : ce pays se doit de former de vrais chefs d’entreprises et de subir une vrai révolution au niveau des mentalités...

                                      Je me rapelle de toutes les critiques que la fausse gouvernance d’Airbus faisait à Boeing pour justifier leurs propres problèmes...Regardez où ils en sont...affligeant...

                                      A chaque fois qu’il ya un problème en France on commence par insulter et faire preuve de médisance envers tout ce qui vient de l’étranger.


                                      • Hume Hume 2 mars 2007 22:13

                                        Relisez l’ensemble des posts : il n’y a pas que « l’etranger » qui est « accuse ». De nombreuses causes, non exclusives d’ailleurs sont avancees.

                                        Les seuls qui ne mettent en accusation que le probleme du dollar ou « le probleme allemand » et l’actuel gouvernement qui a fait preuve d’ingerence dans cette histoire.


                                      • (---.---.147.127) 2 mars 2007 22:17

                                        Ne vous inquiétez pas Hume, je suis d’accord avec vos posts d’habitude.


                                      • Hume Hume 2 mars 2007 22:36

                                        Pas de souci !! (et vous n’etes pas « oblige » d’etre d’accord avec moi !)

                                        Je comprends votre point et le soutient mais je pense que d’autres facteurs entre en compte. Et je ne crois pas que cette histoire de dollar faible soit une farce car elle couterait qlq milliards a l’entreprise si j’ai bien compris. Ceci dit, ils auraient du anticiper et force est de contaster que la direction a etait nulle a chier (par contre ils ont bien anticipe pour eux-memes...)

                                        Ca me met d’autant plus en colere que c’est une tres belle entreprise qui avait su dans le passe traverser les « zones de turbulences » la ou Boeing se planta. Et puis je connais des personnes proches qui y travaillent...


                                      • (---.---.147.127) 2 mars 2007 23:14

                                        C’est vrai que cette histoire est frustrante...Airbus était leader dans son domaine.

                                        Je suis d’accord avec vous : le marché des changes a provoqué des pertes car l’Euro est fort néanmoins qui dit Euro fort dit taux d’interet plus faible par rapport aux US donc investissements étrangers en France.

                                        Bon là mon savoir est limité sur cela...j’en sais rien si Airbus en a bénéficié ou pas de ces investissements étrangers...mais probablement que s’y a eut investissements étrangers ils ont du peut-etre fuir au vu de la situation !


                                      • (---.---.147.127) 2 mars 2007 23:30

                                        De plus il aurait fallu que les erreurs aient été completement reconnues en Mai 2006 et opter pour plus de confiance et de transparence...Dubai ( ou un pays des Emirats je crois) avait même commandé plus d’avions à Airbus (!) et Singapour Airlines n’avait pas annulé...

                                        Au lieu de rétablir la confiance et d’admettre publiquement qu’il y a eut un problème au niveau de la gouvernance de l’entreprise on a entendu un discours péjoratif sur le concurrent (boeing...)...ce qui n’a d’ailleurs pas rétabli la confiance...

                                        C’est franchement du gachi tout cela...je ne sais plus si c’est Dubai ou un autre pays des Emirates ou peut etre les Saoudiens (Moyen-Orient en tout cas) qui avait commandé plus d’avions : on ne pouvait pas réver mieux comme soutient...mais la confiance s’est éffritée devant le manque de sérieux et la médisance de la gouvernance EADS/Airbus envers boeing...

                                        Encore une fois, il aurait fallu reconnaitre l’erreur, on en serait pas là aujourd’hui.


                                      • Hume Hume 3 mars 2007 00:25

                                        Tout a fait,

                                        Un grave probleme d’anticipation en effet.


                                      • FYI (---.---.220.241) 3 mars 2007 14:14

                                        Petite correction, les commandes annulées d’UPS concernent l’A380 Cargo, projet qui est désormais « gelé » par Airbus.

                                        Concernant la fluctuation du dollar, c’est un comble de penser qu’il en est responsable, alors que les Allemands exportent massivement leur produit industriel (voiture, machine outils etc...) avec la même monnaie que nous à travers le monde.

                                        Non je pense que les dirigeants en col blanc de EADS en sont particulièrement responsables. Ces derniers doivent en subir en premier chef leur responsabilité. Fini les passes-droits des énarques et des polytechniciens.

                                        Je me suis permis d’écouter la version côté allemande : ces derniers affirment que ces déboirs sont dus à des incompétences et guerre de clan pour le pouvoir. Les allemands qui ont un profil de tout bord, alors que les français viennent tous de l’ENA. Les allemands se sont sentis oppressés par les français, ces technocrates qui avaient les 2/3 des sièges .... dixit l’interlocuteur allemand.


                                      • pak (---.---.20.248) 3 mars 2007 14:43

                                        Vous avez clairement raison, les ingénieurs de l’X qui sont nommés à la suite dans les entreprises en se suivant « Aérospatiale, Eurocopter, Matra, etc » sont certainement brillants mais je pense qu’on gagnerai à trouver des DG : 1) qui connaissent parfaitement le métier de l’entreprise, quitte à ne pas commencer à ce poste 2) qui sont recrutés pour leurs qualité en adéquation avec le poste et non pas parce qu’ils sont du sérail 3) sans aucune prime de départ si leur résultats ne sont pas à la hauteur. Ils sont salariés et ne prennent pas de risque à titre personnel donc ils ne méritent que le prix de la confidentialité à mon sens 4) ne plus nommer de P-DG, il y a trop de risques. Il est préférable de nommer un président du CA et un Directeur Général.

                                        Je pense que cela limiterait les problèmes rencontrés...


                                      • OG (---.---.96.59) 4 mars 2007 04:46

                                        Le dollar faible desavantage Airbus pour les ventes d’avions, mais au contraire l’avantage lorsqu’ils achetent des matieres premieres (comme l’aluminium) libellees en dollars ou achetent des pieces a des sous-traitants hors de la zone Euro.


                                      • afric (---.---.127.37) 2 mars 2007 22:10

                                        Le dollar faible..... !!!! Toujours la faute aux autres. Mais vous français êtes chiants.

                                        Diminuer donc l’Euro. Hier on était content de l’euro fortttttt. Aujourd’hui on accuse le dollar faible, au lieu d’accuser l’Euro fort.

                                        Airbus prémier, Crier encore, bandes de nullards smiley

                                        Un bandit de grand chemin comme Chirac a mis ses amis partout pour voler comme il vole et pille comme il le fait en Afrique. Ce génocidaire de Chirac devrait être en prison.

                                        Son ami a vendu ses stocks et a de même demander à son fils de vendre pour lui. C’était évident que la maison Airbus est entrain de s’écrouler.

                                        Chirac et ses amis en prison.

                                        Pouvoir au peuple

                                        AIRBUS EST MAL PARTI ’’Réné Dumont était un prophète’’


                                        • charleston (---.---.117.137) 3 mars 2007 01:00

                                          Bonjour, J’ai tenté de faire un résumé des arguments qui confirment le délitement d’Airbus ici

                                          http://blogs.nouvelobs.com/charleston

                                          pour ne pas encombrer vos colonnes. La prochaine semaine sera terrible sur ce plan.

                                          Mais ce qui se passe avec Airbus n’est que la continuation d’une lignée qui a commencé avec Péchiney, Mittal et bien d’autres. Airbus est le plus spectaculaire par sa charge symbolique.


                                          • ZEN zen 3 mars 2007 08:37

                                            @Charleston

                                            Lien inopérant...


                                            • charleston (---.---.117.137) 3 mars 2007 15:06

                                              Mille excuses pour l’erreur de lien. Le voici http://charleston.blogs.nouvelobs.com Sur les causes du délitement d’Airbus


                                            • (---.---.161.32) 3 mars 2007 11:38

                                              Quelle honte !!!!!!! J’ai commandé 15 A380 et je les attends encore. ç’est pas vrai,ça !!!!! à mes clients,je leur propose « le guide du routard »,enfin,l’auto-stop.En même temps,ça les dégourdira un peu. Comme quoi,un mal améne toujours un bien et vice-versa.....


                                              • grangeoisi (---.---.159.100) 3 mars 2007 12:20

                                                Plié en 2 ! smiley


                                                • Sylvie (---.---.64.185) 3 mars 2007 14:35

                                                  Pour bien comprendre les difficultés d’Airbus aujourd’hui, il est bon de faire appel à sa mémoire. Airbus appartient à 100% à EADS. EADS est une société privée, de droit hollandais et basée à Amsterdam (rappel utile à mon sens pour ceux qui parlent de nationaliser l’entreprise). Lors de sa création, il a, DE PLUS, été convenu entre les négociateurs français et allemand (à la demande des allemands et accepté par les français) que l’état français (bien que détenteur de 15% du capital) n’interviendrait pas dans la gestion de l’entreprise et « délèguerait » au groupe Lagardère la représentation de l’ensemble des intérêts français. Il a également été décidé un système de double commande (un français ET un allemand pour chacun des postes de dirigeants, avec un reporting croisé (un allemand rend des comptes à un français et vice-verça). On peut dire qu’avec un tel système l’état français n’a pratiquement pas de marge de manoeuvre et que le système de gestion choisi était porteur de grave dangers (c’est bien ce qui se passe aujourd’hui). Rappelons, une fois encore, que tout ceci s’est déroulé sous un gouvernement JOSPIN et que le négociateur français était DSK. Il est certain que les ambitions de N. Forgeard n’ont rien arrangé par la suite, mais enfin le ver était dans le fruit dès la conception de l’entreprise ; S. Royal serait avisée de s’en rappeler avant de porter des jugements péremptoirs sur le rôle du gouvernement aujourd’hui dans l’affaire Airbus. Et puis, voyez-vous, il y a toujours de l’indécence à voler vers la misère du monde à des fins électorales. Une dernière chose : on n’entend pas du tout DSK s’exprimer sur l’affaire Airbus. Peut-être accompagnera t’il S. Royal lors de sa rencontre avec les syndicats d’Airbus ?


                                                  • (---.---.17.187) 3 mars 2007 14:44

                                                    J’ai lu en travers

                                                    « question open je tiens à préciser »

                                                    ça dit quoi :

                                                    Déjeuner en paix ?

                                                    ou

                                                    beds are burning ?

                                                    Signé : co-porte parole des enfoirés


                                                  • (---.---.140.77) 3 mars 2007 18:47

                                                    @ Sylvie,

                                                    Il est facile de rejeter la faute sur Jospin et DSK. Mais EADS était sur les rails depuis plusieurs années. Il a fallut très peu de temps à Forgeat pour faire son hold up avec quelques initiés....Qui a nommer Forgeat à la tête d’EADS.... Le gangster Chirac !!!!

                                                    E ce n’est pas le seul homme nommé par Chirac qui torpille une entreprise qui était rentable auparavant !!!!


                                                  • adnstep (---.---.86.127) 3 mars 2007 18:50

                                                    Il y a 5 ans, Boeing était dans les plus grandes difficultés. Ils sont passés de 110 000 salariés à 55 000. En 2006, Boeing a vendu deux fois plus d’avions qu’Airbus, et les carnets de commandes sont pleins.

                                                    Il y a cinq ans, après les attentats du 11 septembre, tout le monde savait que les premiers en difficulté seraient les compagnies aériennes, et immédiatement après les constructeurs, puisque le marché aurait ralenti.

                                                    Il y a cinq ans, une rationalisation de la production d’Airbus aurait été possible, au prix de 2 ou 3 000 licenciements, soit trois fois moins qu’aujourd’hui. Mais si on avait fait ça il y a cinq ans, tout les gauchistes auraient protesté, et les gouvernements ont reculé.

                                                    Aujourd’hui, il faut faire le boulot, et Gallois le fait. Si vous voulez vous en prendre à quelqu’un ,prenez-en vous à la CGT et consors et aux socialistes qui ont complètement bloqué le système, et empêchent les licenciements préventifs. Après, la note est plus lourde à payer, comme on peut le voir.

                                                    PS : les employés licenciés de Boeing ont retrouvé des emplois. Ceux d’Airbus bénéficieront-ils d’un marché de l’emploi suffisamment flexible pour en retrouver un ?


                                                    • (---.---.252.249) 3 mars 2007 23:06

                                                      On a vendu des Airbus tres en dessous de leur prix de revient pour credibiliser un carnet de commandes trop faible en comparaison de Boeing. Le probleme de l’A350 fait penser au Concorde,avion de prestige,qui s’est revele un gouffre financier. Boeing,plus efficace et pratique,a produit l’avion qui se vendait.Nous avons la l’exemple de l’efficacite versus le prestige.


                                                      • xoldo (---.---.21.24) 4 mars 2007 13:09

                                                        La faute est au politique qui permet à un système pervers de perdurer. En toute impunité, les dirigeants engagent ces grandes entreprises dans des politiques à trés haut risque. S’ils réussissent ils engrangent les bénéfices, s’ils échouent ils engrangent les indemnités de départ. En fait, ils n’ont même plus la possibilité de refuser de s’engager dans la politique à risque maximum.


                                                        • Claudius (---.---.50.20) 4 mars 2007 18:26

                                                          Un autre gros morceau : cette belle nomenklatura qui est aux manettes estime meriter des salaires americains sans en endosser la contre partie : faute de resultats : DEHORS !Accessoirement ils se bouffent la rate quite a mettre un groupe a plat ( Safran)

                                                          Alors ils sont la passent d’un ministere a un grand groupe prive avec des bretelles en cas de soucis retour au chaud .. Dans liberation bel article de Rocard qui m’a fait pesonnellement chaud au coeur .

                                                          Regardez autour de vous les exemples fourmillent, on demande aux gens de la flexibilite de l’employabilite de l’aptitude a faire plusieurs metiers .. et pendant ce temps la a Kronembourg comme disait Cabu..


                                                          • laurent (---.---.102.38) 4 mars 2007 19:19

                                                            La nouvelle est tombée, Airbus va licencier. Il va licencier au sein de son groupe et il va réduire le nombre de ses sous-traitants, qui devront par voie de conséquence se regrouper ce qui inévitablement entraînera des suppressions de postes. Chaque fois qu’une entreprise licencie, c’est un drame humain qui accompagne ces suppressions d’emplois. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour accompagner ces drames humains. Il ne suffit plus aujourd’hui d’appeler l’Etat au secours ou critiquer son action ou son inaction.

                                                            Des actions doivent être entreprises mais elles s’inscrivent dans un changement profond de fonctionnement de notre société. Tout d’abord, l’Etat ne peux pas et ne doit pas intervenir dans la gestion des entreprises, par contre il doit offrir la possibilité d’aider les salariés à faire face à un licenciement en donnant le possibilité aux acteurs politiques (état, régions, communes) et aux acteurs économiques (chambre de commerce) de développer une alternative face à ces licenciements. La situation économique mondialisée entraîne dans la vie d’un salarié des changements en terme de durée dans une entreprise. Aujourd’hui la durée de vie d’un salarié dans une entreprise n’est plus une donnée certaine. Que l’on soit contre cette idée, c’est un fait. Alors au lieu de critiquer ce fait il vaut mieux débattre et mettre en place des solutions d’accompagnement des salariés. Des solutions sont à inventer par exemple l’Etat ou les collectivités territoriales doivent peût être au lieu d’aider les entreprises par des réductions de charges, mettre ces sommes dans un fonds d’aide aux salariés gérés par ces mêmes collectivités et des syndicats (plus représentatifs des salariés grâce peût être au syndicalisme obligatoire). Cet exemple illustre bien que ce sont des solutions nouvelles qui doivent être mises en place dans une réorganisation du fonctionnement de notre société. Huit régions aujourd’hui souhaitent entrer dans le capital d’Airbus. L’idée est à débattre mais dans ce cas aussi, il faut définir des compétences à ces régions et donc leur donner des moyens. Il faut donc débattre de leur place dans le paysage français et savoir combien de temps nous allons encore superposer des strates de décentralisation qui entraîne inévitablement des pertes d’efficacité (politique et financière).

                                                            L’irruption d’Airbus dans la campagne présidentielle devrait permettre justement qu’un débat de fonds se mette en place pour faire éclore ces nouvelles solutions. Malheureusement, ce n’est pas la voie qui se dessine et la politique politienne (Mme Royal, aujourd’hui propose que les régions entre dans le capital d’Airbus et dénonce l’attitude du gouvernement. Rappelons lui que ce sont messieurs Jospin et DSK en 2002 qui ont mis en place un pacte de gouvernance en faisant entrer deux actionnaires prives l’un français et l’autre allemand) prend la place de la politique de responsabilité.


                                                            • doctor feelgood (---.---.140.77) 4 mars 2007 20:38

                                                              AMEN...

                                                              Jospin et DSK n’ont rien à voir dans ce naufrage !!!

                                                              C’est un hold up organisé par la clique à Chirac... Lagardère, Forgeat et des actionnaires initiés !!!

                                                              Aérospatiale qui est nationalisé tourne parfaitement. Dès qu’il y a des fonds privés, c’est le hold up organisé.... C’est un scandale qu’il faut dénoncer et condamner... Chirac, Forgeat en zonzon !!!!


                                                            • Calmos (---.---.104.245) 11 mars 2007 11:48

                                                              Yes Doctor....

                                                              Vous avez raison...DSK et Jospin n’ont rien a voir avec cette histoire...n’empéche que...

                                                              Au royaume des aveugles les borgnes sont rois

                                                              Vous avez la critique sélective....c’est normal...vous etes de gauche....et voterez Bayrou....c’est tendance en ce moment chez vous...LOL.....


                                                            • un_passant (---.---.132.202) 4 mars 2007 21:40

                                                              Oula un hold up organisé par Chirac ?

                                                              Dites donc, allez voir un peu comment s’est réellement mis en place EADS. EADS à la base c’est le regroupement (enfin, une tentative) de toute l’industrie aérospatiale européenne, qu’elle soit privé ou publique afin de constituer un pôle capable de concurrencer Lookheed Martin (1000 milliards de dollars de valeur en bourse, l’une des première au monde).

                                                              Mais pour en revenir au problème actuel :

                                                              Chirac s’est peut-être arrangé pour créer les problèmes de câblage en Allemagne pendant que vous y êtes ? Il a remplacé toutes les équipes d’ingénieurs (X et Sup aéro) de Toulouse pour mettre les siennes, changé les ouvriers en Allemagne (merci IG Metall, le soutien d’un des syndicats les plus puissant d’Europe, balèze !). Ca va un temps la paranoïa mais il y a un moment où il faut cesser d’accuser Chirac de tous les maux. Penant que vous y êtes, c’est Chirac qui a interdit à UPS de maintenir ses options sur l’A380 Cargo comme il a fait pression sur FedEx et j’en passe.

                                                              Il y a un problème de conception qui retarde de deux ans les livraisons, ça entraîne quoi à votre avis ? Un surcoût des installations réalisées (deux ans supplémentaires à payer et non provisionnés), un surcoût en bureau d’étude, des pénalités pour les retards de livraison, des difficultés pour vendre (moindre crédibilité, risque de devoir brader l’appareil etc.). C’est triste mais oui, il faut un plan de licenciement, les batiments, vous ne pouvez pas les déconstruire et demander le remboursement, pareil pour les machines etc.


                                                              • afric (---.---.225.9) 4 mars 2007 22:59

                                                                C’est le début du commencement !!!! LA FRANCE EST MAL PARTIE : ’’ RÉNÉ DUMONT ÉTAIT UN PROPHÈTE’’


                                                                • toto (---.---.101.151) 4 mars 2007 23:06

                                                                  apparemment tout le monde est aveugle ! La caste politique se paie une fortune : 33 millions d’euros pour 150 parlementaires ... jusqu’au secrétériat : 43 millions pour 650 personnes... Chirac : son entourage ne sait pas combien il gagne au juste ... Normalement jusqu’à 70000 euros par mois... Mais tous les pontes de la compta sont incapables de dire combien il dépense... Je pourrais encore cité les exemples des ministres et Co... Alors se faire des couilles en or (oros... euros) sur le dos des gens .... Puis ensuite aller piailler 1 euros sur les ordonnances des plus pauvres... voila comment on fait un peuple de SDF : j’ai 45 ans de galère (travail : esclavage je peux dire) retraite merdique institutionalisée de « solidarité » même pas 1000 euros par mois et 4 à vivre là-dessus... où est parti tout ce fric ? dans tgv ... crédit lyonnais, les nombreux scandale politico financier... procès papon une comédie scandaleuse... le procès de chirac ... qui passera à travers... et bien d’autres... voilà comme l’airbus où la france par à la dérive depuis 200 ans dans une république féodale... bien sur avant c’était pas mieux mais ce n’était pas une république !!!


                                                                  • hamoss (---.---.15.28) 4 mars 2007 23:57

                                                                    ECOEURANT ! SUR TOUS LES PLANS

                                                                    L’INCAPACITÉ RÉCOMPENSÉE , LES OUVRIERS ET LES CONCEPTEURS TRAHIS

                                                                    SHOCK OPTION : LA CHAISE ÉLECTRIQUE


                                                                    • serjio (---.---.234.243) 5 mars 2007 04:01

                                                                      La faute n’est surtout pas celle des salariés qui vont payer un lourd tribut avec le plan power 8. Je travaille depuis plus de 20ans chez Airbus et je peux témoigner que la faute est du côté des managers et actionnaires. Les managers de cette entreprise ont eu de cesse depuis 5 ans de dire que maintenant c’est l’argent et les budgets en réductions toujours et encore qui dominent cette entreprise. Ils ont oublié d’investir dans la technologie de basse, dans l’innovation et surtout dans le capital humain. Ils ont fait rentrés dans cette entreprise que de vrais requins de l’extérieur qui ne pensaient qu’à se remplir les poches avec des salaires énormes. Une vraie mafia des copains politique surtout UMP. Comme il m’a été dit souvent, c’est le système. On ne peut pas aller contre. Maintenant ici, c’est nous qui avons le pouvoir et nous allons appliquer une vraie politique de droite décomplexée !!!!! surtout Ultra-libérale. !!!!!!! Merci le copain de Sarkozy :Arnaud Lagardère.(initié ou pas ?) La décence dans cette affaire serait de demander l’avis des premiers intéressés ; Je veux dire les salariés d’EADS !!!! pourquoi pas une consultation sur l’avenir de l’entreprise !!! toute privatisée ( l’entreprise fabrique aussi des missiles stratégiques) ou une vraie entreprise des états européens. Cela s’appelle de la démocratie. Ne l’oublions pas que le projet AIRBUS a été financé pendant plus de vingt ans par l’état Français donc avec nos impôts ; Cela se chiffre à plusieurs dizaines de milliard de Francs ; après les élections de Chirac en 1995, Aérospatiale a été bradés pour 1,85millard de francs environ + une soulte de 1,5millard de francs à M. JL Lagardère ami de Chirac. À cette époque Airbus avait un carnet de commande rempli de 5 ans de charge de travail et 80 milliards de commande. Quel beau cadeau pour un copain et surtout grand financier de la campagne électorale de Chirac. Cela s’appelle retour sur investissement. C’est vraiment pas beau le monde des affaires et de l’armement. Une vraie mafia légalisée. Les salariés sont très mobilisés. Il y a dans cette entreprise un vrai potentiel humain, qui a été trop souvent ignoré ; Les méthodes de M. Carayon Fernand (voir lien http://lacgt.airbus.tlse.free.fr/Tracts/Harcelement/La%20science%20du%20harcelement.pdf ) sont toujours en vigueurs dans certaines parties française d’EADS. Le harcèlement moral qui pousse au suicide des salariés. La médecine du travail devrait témoigner. Il y a beaucoup de souffrance dans le personnel de cette entreprise qui vit aux rythmes des restructurations sur restructurations et des scandales. Rien que, dans mon entourage, je suis témoin d’un nombre impressionnant de personnes dépressives et qui ont dû être en arrêt de travail au moins une fois ces 2 dernières années. Voilà une des réalités de la vie d’un salarié d’EUROPEAN AERONAUTIC DEFENCE and SPACE company (ou WORLD company) (Ou WORLD company)


                                                                      • Gilles Gilles 5 mars 2007 12:00

                                                                        J’ai moi même travaillé chez Airbus en tant que sous traitant pendant plusieurs années. Je suis d’accord avec ce que dit Serjio, notamment sur le coté copinage de la session d’EADS et les dérapages que cela a occasioné, dont les seules victimes sont les salariés et les sous traitants (ne les oublions pas) Cependant, j’ai quelques doutes à prononcer sur les conditions de travail des salariés Airbus. J’ai surtout travaillé avec les cols blancs au bureau d’études ou a Guynemer, et franchement, se sont de trés bonnes conditions de travail et je n’ai jamais vu personne ne s’en plaindre outrageusement ; Les avantages des salariés Airbus sont légions (les sous traitants n’y ont pas droit bien sûr), dont le CE, le nombre d’heure (à 14 h le vendredi les trois quart sont déjà en week end) et un sous traitant qui se faisait embaucher par Airbus était aux anges ; Je ne critique pas ces avantages, au contraire. Une entreprise qui marche se doit d’en faire bénéficier ses salariés. Mais n’éxagérons pas !

                                                                        le vrai problème, c’est que maintennat EADS qui est surtout privé avec des investisseurs qui n’ont qu’une idée en tête, gagner le plus de fric possible (au besoin en délocalisant une partie de la production en Chine comme déjà proposé), veut réduire ses coûts de main d’oeuvre en sous traitant au maximum (comme Boeing). Ils se servent des problèmes de l’A380 comme levier, alors que leur plan était déjà dans leur tête avent cela


                                                                      • Thierry D. (---.---.223.81) 9 mars 2007 11:23

                                                                        EADS est une superbe entreprise gangrenée par la folie des hommes : 10000 salariés sont en train de faire les frais d’erreurs de gestion d’un PDG, nommé uniquement à cause de ses relations avec un président de la République, et de l’absence de réaction des actionnaires. Ce type de plan est totalement inédit et c’est pour cela que les politiques se précipitent : EADS n’a en effet pas vraiment besoin d’argent, la trésorerie du groupe est monstrueuses. Mais il en aura vraiment besoin d’ici deux ou trois ans. La seule et unique question posée par EADS-Airbus est celle de la gouvernance et du contrôle des décisions. En savoir plus : voir le lien vers mon site.


                                                                        • chmoll chmoll 25 mars 2007 09:22

                                                                          airbus !! a qui la faute ?ben faudrait retrouver la boite noire


                                                                          • Alain Lafon Alain Lafon 13 avril 2007 23:11

                                                                            Nicolas Sarkozy s’indigne des indemnités du président démissionné d’un grand groupe.

                                                                            Dans différents médias Monsieur Nicolas Sarkozy s’est récemment indigné du montant des indemnités perçues par Monsieur Noël Forgeard ex-co-président d’EADS. Il s’élève à juste titre contre le fait qu’un patron remercié pour mauvais résultats se voit « récompensé » d’un parachute doré prévu dans son contrat.

                                                                            C’est effectivement une situation indécente quand dans le même temps l’entreprise lance un plan de réduction des coûts qui va se traduire par des milliers de suppression de postes dans l’entreprise et chez ses sous-traitants. Les salariés d’EADS, ceux des entreprises sous-traitantes et les actionnaires ne peuvent qu’appouver une telle démarche.

                                                                            Ceci étant dit, Monsieur Nicolas Sarkozy n’étant à ma connaissance, ni à titre public, ni à titre privé membre du conseil d’administration de l’entreprise son avis est intéressant, mais ne peut avoir d’autre effet que la pression d’un « lynchage médiatique » en règle. Monsieur Noël Forgeard est en effet un bouc émissaire idéal, une victime expiatoire presque trop parfaite.

                                                                            Cette prise de position permet évidemment à Nicolas Sarkozy d’être sur le devant de la scène médiatique. Je pense pour ma part qu’il aurait en revanche été beaucoup plus judicieux, mais sans doute médiatiquement moins porteur, de faire valoir cette position il y a quelques mois, alors qu’il était encore membre du gouvernement, auprès de son collègue ministre des finances qui lui est en charge des participations de l’Etat français dans l’entreprise.

                                                                            Il aurait également été très intéressant pour la morale et pour les actionnaires non-privlégiés - les petits actionnaires et l’Etat français en font partie - de demander aux deux partenaires financiers de référence et co-dirigeants du groupe - le groupe Lagardère et Daimler-Chrysler - le remboursement des plus-values confortables réalisées juste avant que la nouvelle des retards dans la fabrication de d’Airbus A380 soit rendue publique.

                                                                            Ce ne serait que justice puisqu’aussi bien ce sont ces actionnaires de référence qui ont choisi et nommé Monsieur Forgeard en 2004 comme l’indique le rapport annuel du groupe Lagardère « Depuis son introduction en Bourse, le titre EADS a progressé de plus de 20 %, tandis que le CAC 40 perdait 40 %. EADS a donc rendu deux fois plus d’argent à ses actionnaires que le CAC 40. EADS est désormais sur les rails pour poursuivre la croissance dans toutes ses activités. Pour mener cette nouvelle phase, les actionnaires de référence d’EADS, Lagardère et DaimlerChrysler, ont choisi Noël Forgeard et Thomas Enders. » Ils portent à ce titre une part significative dans les déboires de l’entreprise.

                                                                            Il est vrai que cette proposition ne serait pas favorable aux intérêts de Monsieur Arnaud Lagardère actionnaire et dirigeant du groupe du même nom et ami proche de Nicolas Sarkozy.

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