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Accueil du site > Actualités > Europe > Avortement : le droit des européennes à disposer de leur corps remis en (...)

Avortement : le droit des européennes à disposer de leur corps remis en cause par les conservateurs espagnols

Les libertés individuelles sont des droits acquis durement à la suite de longues luttes. Mais ce sont des droits fragiles qui peuvent à tout moment être remis en cause comme en témoigne l’actualité outre pyrénées. Ainsi, chez nos voisins espagnols le gouvernement conservateur prévoit de restreindre sérieusement le droit à l’avortement ramenant le pays 30 ans en arrière.

Ne croyons pas que le combat des femmes mené de l’autre côté des pyrénées ne nous concerne pas. En effet, le ministre espagnol de la justice, Alberto Ruiz-Gallardon, a expliqué dans un entretien au quotidien monarchiste ABC du 27 décembre « Nous avons fait la première loi qui reflète l'opinion majoritaire des citoyens européens, (…) et je suis convaincu que cette initiative aura des prolongements dans les Parlements d'autres pays européens. »

Au sein de l’Union Européenne la plupart des pays membres autorisent l’IVG. A la veille des prochaines élections au Parlement européen les déclarations du ministre espagnol ont de quoi inquiéter les partisans du droit des femmes à disposer librement de leur corps. 

Dans la classe politique française, seul Jean-Marie Le Pen a salué sur Twitter le projet de loi espagnol. Toujours du côté du Front National, Florian Philippot, le candidat aux élections européennes dans le Grand Est a considéré que le thème de l'avortement est un « sujet de diversion ». Rappelons que pendant la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen, elle-même, avait critiqué les « avortements de confort » et émis l'idée de ne pas rembourser les interruptions volontaires de grossesse en cas de problèmes budgétaires. Ces différentes déclarations des dirigeants du Front National montrent ainsi le risque certain de restrictions de nos libertés individuelles que nous pourrions encourir face à une nouvelle montée du parti nationaliste aux prochaines élections.

En France, l’interruption volontaire de grossesse est légalisée depuis 1975 mais un rapport du Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes présenté en novembre dernier pointe la difficulté d'accès à l'interruption volontaire de grossesse. Un accès jugé problématique notamment en raison d'une baisse de l'offre de soins. En effet, des hôpitaux et des maternités ayant fermé, les centres d'IVG qui afférents à ces centres ont fermé. Dans la dernière décennie on recense pas moins de 180 fermetures de centre IVG dans l’hexagone.

L'accès aux soins est très hétérogène selon les régions et au sein même des régions. Ainsi dans les grandes agglomérations, les femmes n'ont pas de difficultés à accéder aux centres IVG ou aux médecins libéraux habilités à les effectuer mais, dans les territoires ruraux, ça peut devenir rapidement beaucoup plus compliqué.

Aux difficultés de l’accès aux soins s’ajoute la disparition et les difficultés financières rencontrés par le Mouvement français pour le planning familial depuis 2009.

Du coup, chaque année, en France, quelque 5.000 femmes, selon les chiffres du Planning familial, qui n’arrivent pas être prises en charge sont forcées de se rendre à l’étranger.

Il reste un tabou autour de l’IVG, un fond de culpabilité. Or, c’est un événement fréquent dans la vie d’une femme (40% des femmes françaises ont avorté au moins une fois dans leur vie), même avec une contraception. Avec une moyenne de 400 cycles dans une vie, il est normal qu’il y ait quelques ratés. Or, quand une femme est enceinte et qu’elle ne l’a pas voulu, il est normal qu’elle ait la possibilité de choisir.

 


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79 réactions à cet article    


  • aviso aviso 30 décembre 2013 14:03

    Ce pays est déjà incapable de réclamer ses impôts en temps et en heures, comment voulez vous qu’il applique cette bouffonnerie qui fait vivre une centaine de cliniques florissantes .

    C’est héritiers du franquisme accommodant vont faire perdurer les arrangements avec le ciel :

    Les divorces catholiques a 1 million de Pésétas (mariage non-consommé) specialiste des vols d’enfants pour des naissances sous X, de la pilule en vente libre dès les années 50, des maternités religieuses qui faisaient passer les enfants des filles pour ceux de leurs mères, des maisons de rendez vous tenus par les évêchés ou l’opus dei !!!


    • matador matador 30 décembre 2013 19:43

      L Espagne à du mal à faire rentrer l’impôt, la France le dilapide cet impôt....alors vos leçons sur ce pays vous pouvez les garder, faites d’abord le ménage chez vous....ya du taf... 


    • aviso aviso 31 décembre 2013 13:23

      Matador vous vous ridiculisez, la France n’a pas 8 aéroports fantômes et 1.8 millions de logements a vendre au plus offrants !!!


    • oncle archibald 30 décembre 2013 15:16

      Parler de droit à l’accès aux soins lorsqu’il s’agit d’avortements me parait inapproprié. La grossesse, désirée ou non, n’est pas une maladie. 

      Parler de raté de contraception quand il s’agit par un geste médical de mettre fin à la vie d’un embryon qui sans ce geste deviendrait quelques semaines plus tard un beau bébé, me parait également inaproprié.

      Tuer un bébé en gestation parce qu’il gène comme l’on percerait un furoncle disgracieux me parait personnellement monstrueux. Que le père de cet futur bébé n’ait pas son mot à dire me parait également monstrueux.

      Que les tenants de l’IVG aient au moins l’honnêteté d’appeler les choses par leur nom. L’avortement consiste à mettre un terme à la vie d’un tiers dans des conditions organisées par la loi. Je ne comprends pas pourquoi l’infanticide à la naissance ou l’avortement tardif sont considérés comme des crimes alors que le même geste, supprimer la vie d’un enfant, commis quelques semaines auparavant est considéré comme un geste médical.

      Le droit à l’avortement ça n’est pas pour une femme le droit de « disposer de son corps », c’est le droit de disposer du corps d’un autre, un tiers en position d’extreme vulnérabilité, incapable de se défendre et même de crier.

      • zergotine 31 décembre 2013 06:24

        L’IVG est pratiqué sur un amas de cellules avant la quatorzième semaine de grossesse ... si l’on considère que ces cellules sont un bébé... alors il faut que chaque ovule et chaque spermatozoide de l’enfant au vieillard contribue à faire émerger du néant un nouvel être humain !! voilà ce que j’appelle être « prolife ».

        La vie déjà née prime sur celle à naître : Une fille ou une femme doit pouvoir décider si elle est en mesure ou non d’enfanter (peu importe la ou les raisons de son choix !!). Personne n’a le droit de la juger de lui imposer les monstruosités d’une telle grossesse car c’est de son utérus, de sa vie dont il s’agit. Etre née femme ne doit pas sous-entendre : maternité obligatoire !!!
        Une femme ovule chaque mois pour la plupart dès 12 ans et jusqu’à 55 ans passés, il est évident que des accidents de la contraception arriveront au cours de sa vie...

        Que ceux qui sont contre l’IVG applique leurs croyances à eux-mêmes sans les imposer à autrui !


      • Guillaume GRENADIN 3 janvier 2014 06:05

        enfin du bon sens dans toutes ces dérives ! je partage avec ferveur vos propos !


      • sylvie 3 janvier 2014 19:07

        Hum, vous oubliez de préciser « le commentaire de Zergotine »


      • cedricx cedricx 30 décembre 2013 15:28

        Pardon mais il ne s’agit pas de leur corps, mais de celui d’un autre être humain sur lequel elle n’ont aucun droit de vie ou de mort. Oui et mille fois oui les femmes sont libres de leur corps, elles peuvent en faire ce qu’elle veulent et avec qui elles veulent, tout comme l’homme d’ailleurs, elles ont à leur disposition toute une panoplie de moyen contraceptifs qui éviteront qu’en leur sein naisse un autre être humain, car la vie débute à une échelle microscopique lorsqu’un ovule minuscule fusionne avec un spermatozoïde, à partir de ce moment là nous sommes en présence de deux corps, un enfant d’une seconde a autant droit à la vie qu’un enfant de 1 an ou de 10 ou d’un adulte de 50 ans, si on accepte qu’il est légitime de mettre fin à la vie d’un être vivant agé de 10 secondes, d’un mois ou de cinq, il est donc tout aussi légitime de mettre fin à la vie d’une personne agée de 5, 10, 15 ou 20 ans ; ce n’est pas parce que ces dernières ont plus d’expériences de la vie qu’elle devraient être épargnées (résonnement par l’absurde qu’on se rassure).

        Oui la femme est libre de faire ce qui lui plait, tant qu’il s’agit de son corps et uniquement de son corps...

        • sleeping-zombie 30 décembre 2013 16:23

          Hello,

          ta définition de la vie ne repose sur aucun critère objectif. Tu situes la « création » de la vie lors de la fusion de 2 gamètes, pourquoi pas... mais pourquoi ne pas considérer que l’ovule lui-même est déjà de la vie et condamner les femmes pour meurtre chaque fois qu’elles ont leurs règles, ou qu’un spermatozoïde est aussi vivant et condamner les hommes pour génocide quotidiennement ?

          Il faut bien mettre une limite quelque part, comme pour le code de la route. C’est arbitraire mais nécessaire. Et le problème des limites arbitraires, c’est qu’elles sont toujours perçues comme injuste (« mais heu !!! à 51km/h je suis en infraction mais pas à 49 ? c’est n’importe quoi ! »)

          Vouloir déplacer le délai de l’avortement à un arbitraire « zéro » ne relève pas de la logique, mais de l’idéologie. Tu n’aimes l’idée que les femmes puissent coucher sans concevoir, c’est tout, assume.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 16:35

          Tu te trompes Sleeping zombie, ce que Cedrix (et moi et plein d’autres) n’aimons pas c’est l’idée que les embryons que les femmes portent dans leur ventre puissent être considérés comme un bout de bidoche quelconque qu’on peut jeter à la poubelle ou un furoncle sur le nez qu’on fait péter entre ses doigts quand il est mûr pour s’en débarrasser. J’assume totalement ce que je viens d’écrire.


        • amiaplacidus amiaplacidus 30 décembre 2013 17:45

          J’imagine, Cedrix et Oncle Archibald, que vous militez activement pour la suppression de l’armée, parce qu’elle, elle apprend à tuer, non pas embryons, mais des jeunes de 20-25 ans !

          Je serais heureux d’avoir votre avis à ce sujet. Mais, selon vos différents posts, je pense que vous vivez une monstrueuse contradiction.

          En ce qui me concerne, je pense que, malheureusement, tant l’IVG que l’armée sont des maux nécessaires, je serais absolument ravi que l’on ait besoin, ni de l’une ni de l’autre, mais la réalité est autre.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 18:02

          Amlaplacidus vous avez légèrement tendance à mélanger les torchons et les serviettes. 

          La réalité du monde tel qu’il est ne me fait pas souhaiter la suppression d’une armée qui servira peut être à nous défendre si nous sommes attaqués, mais je ne vois pas pourquoi les embryons, qui sont des jeunes de 20 ans en devenir, pourraient être tués par commodité personnelle.

          Je ne vois rien de commun entre l’IVG et l’armée et comme vous je serais absolument ravi que l’on n’ait besoin ni de l’une ni de l’autre. Cependant en tant qu’individu responsable de mes actes, je peux être directement efficace en décidant de ne pas avoir recours à l’IVG et en essayant de faire prendre conscience de la réalité sordide cachée pudiquement suis ces trois lettres anodines, tandis que je n’ai aucun pouvoir direct sur le fait de subir ou d’entreprendre une guerre. 

        • Alsete Alsete 30 décembre 2013 18:09

          Il vous revient de droit de ne pas procéder à une IVG. C’est d’ailleurs l’esprit de la loi : la liberté reconnue aux femmes de disposer de son corps.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 19:08

          « C’est d’ailleurs l’esprit de la loi : la liberté reconnue aux femmes de disposer de son (de leur) corps. »

          Ca c’est la version « light ».

          La version « hard » c’est la liberté reconnue aux femmes de zigouiller un embryon qui ne demande qu’à naitre dans quelques mois, sans même avoir à prendre l’avis de celui qui a fourni la moitié du matériel génétique qui a permis son existence. Ce futur bébé ça n’est pas son corps, c’est un autre corps en devenir. Il ne lui appartient pas plus que celui de ses autres enfants si elle en a.

          Avorter par commodité c’est considérer qu’un embryon humain c’est un morceau de viande gênant qui encombre son ventre et dont elle peut se débarrasser comme d’un bouton sur le bout du nez. Cette façon de penser est contraire à la réalité et vous le savez bien. Un avortement n’est jamais anodin. 

          Ca n’est pas un geste de liberté qui grandit celle qui le fait ou un geste de préservation de la santé comme par exemple de s’arrêter de fumer. C’est un constat d’échec et souvent un remord qui perturbe mentalement pendant des années celle qui ne pourra jamais oublier qu’elle a empêché un bébé de naitre. Son bébé et celui de son compagnon.

        • matador matador 30 décembre 2013 19:39

          les jeunes et l’armée : La différence c’est que les jeunes ont ’signé’ et sont volontaires donc conscients....rapprochement donc totalement dénué de....bon sens.


        • zergotine 31 décembre 2013 06:51

          Il s’agit bien du corps de la femme ne vous en déplaise son uterus n’est pas une couveuse !
          Vous n’avez aucun droit de lui imposer une grossesse non désirée !
          Pour moi un ovule est une promesse de vie, tout comme un spermatozoïde.. qu’il soit séparé ou amalgamé de votre point de vue il faudrait que tous émergent du néant pour devenir « être humain » ?

          Seule une conscience humaine peut en décider : la femme qui ne souhaite pas devenir mère ! On lui doit le respect de sa décision et l’aider à avorter car justement c’est d’une promesse de vie dont il s’agit et l’on ne peut imposer à femme une grossesse qu’elle devra endurer et supporter et ainsi compromettre cette vie : infanticide, maltraitance ou abandon.
          Nous avons assez d’enfants miséreux qui n’auraient jamais dû naître sur cette planète de 8 milliards d’individus par la peine de se torturer les méninges avec ceux qui ne sont pas nés !


        • amiaplacidus amiaplacidus 31 décembre 2013 08:01

          Eh bien non Matador, tout le monde n’est pas volontaire pour partir tuer d’autres hommes. En cas de montée des tensions en Europe vous verrez si la conscription ne revient pas au galop.

          Je n’étais pas volontaire pour aller en Algérie, j’y ai été à contre-cœur, j’y ai vraisemblablement blessé et tué, je dis vraisemblablement car lors d’un engagement, on ne sait pas vraiment qui tue qui. Et je peut vous assurer que j’y pense encore plus de cinquante ans après.

          En revanche, personne, absolument personne, n’oblige une femme enceinte à pratiquer un IVG. C’est une décision qu’elle prend seule, avec, on l’espère sans trop y croire, l’aide de celui qui l’a mise enceinte.


        • Alsete Alsete 30 décembre 2013 16:24

          Le nombre d’IVG réalisées en France n’a pas évolué depuis le début des années ’80 et on estime qu’il ne dépasse pas celui des IVG pratiquées avant la loi de 1976 ; ce dernier chiffre ne peut être qu’estimé, mais il y avait certainement autant d’IVG avant la loi qu’après.


          La loi a permis d’encadrer médicalement un état de fait afin de juguler les IVG souvent réalisées par des non-professionnels dans des conditions sanitaires et de culpabilisé indignes d’un pays civilisé. En cela c’est une avancée sanitaire que nul ne peut renier de bonne foi.
          Les mieux nanties allaient en Suisse ou au Royaume-Uni et bénéficiaient alors de conditions optimales.

          Efficacité des méthodes contraceptives :

          Pour une pilule oestro-progestative, l’indice de Pearl est de 0,3 %, soit une 1,2 grossesses non désirées pour une période de fécondité moyenne de 400 cycles ovariens.

          Seuls les âges extrêmes (< 18 ans - > 40 ans) présentent un taux d’IVG supérieur au taux de grossesses poursuivies. Pour l’ensemble de la population concernée, il y a moins d’une IVG pour 3 naissances.

          Ceci afin que chacun dispose d’éléments tangibles de réflexion avant de plonger à pieds joints dans un déni de réalité.



          • oncle archibald 30 décembre 2013 16:39

            « il y a moins d’une IVG pour 3 naissances »

            Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle pour satisfaire aux statistiques ... Mon frère ainé ? Ma soeur ? Mon autre frère ? Moi ?

          • sleeping-zombie 30 décembre 2013 18:54

            @archibald
            Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle

            Pas « qui aurait », mais qui « a été et que je n’ai jamais connu ».


          • César Castique César Castique 30 décembre 2013 20:14

            « ...médicalement un état de fait afin de juguler les IVG souvent réalisées par des non-professionnels dans des conditions sanitaires et de culpabilisé indignes d’un pays civilisé. »¨


            Parce que tuer un enfant à naître alors que la mère était consentante et que sa santé n’est en rien menacée, c’est digne d’un pays civilisé ? 

            Si c’est le cas, c’est que le sens des mots change à proportion de ce que croît l’illettrisme ! 

          • Pie 3,14 30 décembre 2013 20:45

            A César, « Tuer un enfant ». Non un foetus n’est pas un enfant.

            C’est un être vivant certes, voilà pourquoi avorter n’est pas un acte anodin mais en faire un enfant est clairement abusif.

            Les pro-vie considèrent la vie humaine comme un don de Dieu. Les humains n’ont donc pas le droit de s’opposer à la providence.
            Les autres, plus pragmatiques et non religieux considèrent qu’il s’agit d’un problème sanitaire à gérer et mettent en avant la liberté de choix et le droit des femmes à disposer de leur corps.

            Que cela vous plaise ou non, les seconds sont plus nombreux que les premiers et c’est très bien ainsi.


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 00:21

            « Non un foetus n’est pas un enfant. C’est un être vivant certes… »,

            Un peu comme une limace, on pourrait dire…

            « …voilà pourquoi avorter n’est pas un acte anodin mais en faire un enfant est clairement abusif. »

            Pour moi, tuer une limace est anodin, mais si le fœtus est plus qu’une limace, et moins qu’un enfant, je n’arrive pas à la situer dans l’ordre du vivant… Sauf à tortiller du sophisme et de l’ergotage.

            «  …il s’agit d’un problème sanitaire à gérer et mettent en avant la liberté de choix et le droit des femmes à disposer de leur corps. Que cela vous plaise ou non, les seconds sont plus nombreux que les premiers et c’est très bien ainsi.  »

            Ce n’est pas mon avis. Agnostique, je considère l’avortement de convenance personnelle comme un pur produit de l’individualisme inhérent à la société de consommation.

            Et, pour moi, très logiquement, le droit de disposer de son corps est, indépendamment du prétexte invoqué, l’initialisation du processus de mise en œuvre de l’aberration libertarienne, que je rejette en bloc et en détail, l’avortement étant, bien entendu, l’un des détails…

            Et l’un des plus pernicieux, sous ses faux airs libératoires.


          • zergotine 31 décembre 2013 06:54

            Un feotus n’est pas un enfant !
            Apparemment nous n’y connaissez pas grand chose en science et encore moins aux femmes !


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 10:54

            « Un feotus n’est pas un enfant ! »


            Il y en a qui se disent ça pour se donner bonne conscience, mais comme je ne place pas le problème de l’avortement sur le plan de la conscience, je n’ai pas besoin de recourir aux services du bon docteur Coué. 

            ET, comme je l’ai rappelé ailleurs, il y a aussi des bioéthiciens qui pensent que le nouveau-né non plus n’est pas un enfant. A partir de là, on peut disserter à l’infini autour de la question « Qu’est-ce qu’un enfant ? » Ce serait fastidieux.

          • buratino buratino 31 décembre 2013 11:40

            On peut naître limace et ne pas avorter, demander à Mamie Hollande


          • sirocco sirocco 31 décembre 2013 13:17

            @ César Castique

            Et, pour moi, très logiquement, le droit de disposer de son corps est [...] l’initialisation du processus de mise en œuvre de l’aberration libertarienne [...]

            Espérez qu’aucun psychiatre ne vienne à lire votre « logique » parce que là, vous risquez l’internement d’office.


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 16:07

            « Espérez qu’aucun psychiatre ne vienne à lire votre « logique » parce que là, vous risquez l’internement d’office. »


            Je n’aurai pas la cruauté de vous demander de développer. La période de l’année incite à l’indulgence smiley

          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 16:10

            « On peut naître limace et ne pas avorter, demander à Mamie Hollande. »


            Je savais bien qu’il était difficile de situer Flamby sur l’« échelle du vivant »... smiley

          • jullien 1er janvier 2014 13:17

            Excellent commentaire, Alsete : avant de débattre de l’avortement, il vaut mieux s’informer des faits.


          • julius 1ER 2 janvier 2014 13:11

            @Alsete


            je partage totalement ce que tu écris !!!!!!!

          • Alsete Alsete 30 décembre 2013 18:06

            « Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle pour satisfaire aux statistiques ... Mon frère ainé ? Ma soeur ? Mon autre frère ? Moi ? »


            Il n’est pas question d’enfants nés mais de la prise en considération d’une réalité sociétale ; c’est ce que met en avant les statistiques par accumulation de situations personnelles diverses et variées.

            Les statistiques reflètent une réalité a posteriori, nul n’a demandé à vos parents de jeter un de leurs enfants à la poubelle afin de s’y conformer a priori.














            • sleeping-zombie 30 décembre 2013 18:57

              Tu te fatigues pour rien, tonton archibald n’admettra jamais qu’avant l’IVG on se contentait de faire une petit balade en voiture à 50-60 sur un sentier de forêt. Et qu’avant ça on devait prescrire une bonne heure de galop. C’était inutilement dangereux, mais les curés gardaient le sourire puisqu’ils sauvaient les apparences...


            • oncle archibald 30 décembre 2013 19:22

              Vous faites semblant de ne pas comprendre de que j’écris. 

              Je suis contre la banalisation de l’avortement dit aussi IVG parce que ce geste ça n’est pas trois lettres aseptisées mais le fait d’empêcher un futur bébé de vivre.. 

              Je ne suis pas naïf au point de croire qu’avec ou sans loi l’avortement reste pour certaines l’ultime solution à un problème qu’elles pensent ne pas pouvoir régler autrement et dans le cadre d’une décision prise il vaut bien mieux en effet que cet avortement se passe dans une clinique que dans une arrière cuisine avec une aiguille à tricoter.

              Ce que je dis c’est que ça reste une exception redoutable dans la loi, un assassinat autorisé sous conditions, et pas du tout un geste anodin ni un grand pas vers la liberté des femmes comme on voudrait nous le faire avaler.

              Quand à ma famille qui sait si je serai né ou non si ma mère n’avait pas fait une fausse couche juste avant moi suite à une marche épuisante pour aller se ravitailler à pied en Espagne pendant la guerre 39/45. Ce qui est sûr en revanche c’est qu’elle a beaucoup pleuré ce bébé perdu preuve s’il en est qu’un embryon n’est pas un morceau de viande comme un autre.

            • César Castique César Castique 30 décembre 2013 20:17

              « ...l’avortement reste pour certaines l’ultime solution à un problème qu’elles pensent ne pas pouvoir régler autrement. »


              Comme, par exemple, quand on a réservé « à Maurice » - comme ils disent - une année à l’avance ?

            • Pie 3,14 30 décembre 2013 20:20

              A César Castique,

              Ne dites pas n’importe quoi. Pensez-vous sincèrement que la plupart des femmes avortent pour ne pas rater leurs vacances ?

              Vous niez une réalité qui n’a rien de confortable.


            • César Castique César Castique 31 décembre 2013 00:23

              « Pensez-vous sincèrement que la plupart des femmes avortent pour ne pas rater leurs vacances ? »


              J’ai cité un exemple, c’est une vocation rentrée de caricaturiste qui vous incite à l’étendre à la « plupart des femmes » ?

            • Pie 3,14 31 décembre 2013 09:35

              A César,

              Et bien sûr un exemple parfaitement pris au hasard...

              Comme vous le dites dans un autre post, vos sympathies vont au FN, il est donc logique que vous repreniez l’argument des IVG de « confort » de MLP.

              Résumons : vous êtes un agnostique FN, citez volontier JM Le Pen, êtes anti-mariage gay et anti-IVG.


            • César Castique César Castique 31 décembre 2013 10:43
              « Et bien sûr un exemple parfaitement pris au hasard... »

              J’aurais pu parler de la « nécessité » de changer la bagnole, de l’achat d’un camping-car, de la proximité d’un examen, parce qu’il fallait èvoquer une situation concrète et plausible.

              « Résumons : vous êtes un agnostique FN, citez volontier JM Le Pen, êtes anti-mariage gay et anti-IVG. »

              Pas terrible. Je suis agnostique, certes, mais pas FN, dont je m’écarte complètement sur la question du communautarisme, par exemple. Je cite rarement JMLP parce qu’il est plus judicieux de trouver des « appuis » et des cautions en-dehors de sa famille de pensée. 

              Quant au mariage homosexuel, il reste pour moi la dinguerie absolue, passible d’internement psychiatrique, qu’il était il y a une trentaine d’années. En revanche, je ne suis pas contre l’avortement, je déplore ce qu’il révèle de l’état de la société - si tant est que l’actuel conglomérat d’individus mérite encore le nom de société.

              Etre contre quelque chose que 80 % des gens approuvent est à la fois vain et contre-productif. Et être pour quelque chose que 80 % des gens condamnent s’inscrit dans la même ligne. 

              Prenant ses distances avec l’Action française, Barrès écrivait à Maurras : « Ne pouvant faire que ce qui vous parait raisonnable soit accepté de tous, pourquoi ne tâchez-vous pas que ce que la majorité accepte devienne raisonnable ? » C’est un exemple de lucidité politique qui devrait inspirer tous ceux qui se préoccupent de la chose publique...

              En vertu de quoi, je pense qu’il serait du devoir d’un Etat réellement national non seulement d’empêcher qu’une grossesse ne plonge une « nationale » dans la précarité, mais encore de faire ce qu’il faut pour qu’une grossesse permette à une « nationale » qui s’y trouve, de sortir de la précarité. 

              C’est à ce prix, et à quelques autres aménagements allant dans le même sens, qu’on pourrait empêcher la substitution de population - que d’aucuns souhaitent - prônée pour combler les déficits démographiques.

            • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 30 décembre 2013 21:11

              Bonjour, 


              La nouvelle loi sur l’avortement a été voté par le parlement légal espagnol. 
              Si les Espagnols ne sont pas satisfaits, qu’ils votent pour d’autres.
              En tout cas ce n’est pas aux Français de venir leur donner des leçons.
              Pour le reste on peut parfaitement considérer que l’avortement ne ressort pas du droit de la femme, mais du droit à la vie. Le paradoxe étant qu’on a abolit la peine de mort pour des criminels, et que l’avortement l’a établit pour des « forcément » innocents. Aprés il a la réalité : avec ou sans loi l’autorisant, il y aura toujours des avortements, que ce soit suite à des faits tragiques (viols, ...), ou dûs à des questions de confort (les avortements pour pouvoir partir en vacances et autres existent). La légalisation de l’avortement est une bonne chose, mais ce n’est pas vraiment ce qui a été fait de plus glorieux. Plus important la loi Neuwirth sur la contraception a été, et reste, véritablement une véritable avancée de civilisation (maitrise de la conception de l’enfant).



              • politzer politzer 30 décembre 2013 21:43

                bonjour


                Pure manoeuvre de division et de diversion ! Le capital financier n a plus d argument pour justifier son existence. Et l on voit bien que ça marche car tous les fanatiques se ruent pour hurler leur haine des femmes qui souhaitent conserver la maîtrise de la procréation ! Ces « idiots utiles » du système se font plumer, dépouiller , mettre au chômage, humilier par le capital financier mais ça ne les empêchent pas de courir comme un seul homme, tête baissée dans le piège de la division qui leur est tendu par leur pire ennemi qui n est pas la femme revendiquant la liberté de ne pas faire deux malheureux mais ceux qui ont monté l opération visant à faire oublier que ce sont eux les vrais responsables des avortements en raison de l absence d’une politique familiale permettant de recevoir décemment les BB , la plupart du temps ardemment désirés , en dépit des apparences !

                • Antoine 30 décembre 2013 23:48

                   L’auteur, vous, comme la jeune nullité du gouvernement, êtes favorable à l’IVG au nom de la liberté de la femme à disposer de son corps, non ? Et quand cette idiote qui ne connait rien à la vie interdit indirectement à une prostituée de le faire librement, elle respecte cette liberté ?   Finalement peut-être je voterai pour la mère Le Pen, histoire d’emmerder toutes ces imbéciles de féministes hystériques et aussi parce qu’elle est la seule à remettre en question le permis à points utilisé par ces crétins de technocrates bornés pour nous casser les c... et ainsi porter atteinte à cette autre liberté fondamentale d’aller et venir.


                  • zergotine 31 décembre 2013 06:40

                    Waouh quel micmac dans votre tête.. quel rapport avec la prostitution et l’IVG et les idiotes ?
                     Mieux vaut que « vos » idiotes avortent... l’humanité doit déjà supporter des milliards d’humains idiots car nés de femmes idiotement engrossées par des mâles idiots ... bref des idiotes incapables de se prendre en charge et encore plus incapables de s’occuper de leur progéniture désirée ou non qui crèvent milles souffrances dans l’indifférence générale mondialisée (enfants maltraités, abandonnés, pauvres, malades et enrôlés par centaines de milliers dans les guerres ou l’esclavage)...

                    Oui à l’éducation et l’instruction des femmes, à la contraception et l’ivg gratuites et cela sur tous les continents !
                    Oui à la lutte contre les bipèdes arriérés sous l’emprise et lobotomisés par les sectes « religieuses » qui n’ont répandu que le malheur de l’humanité sur cette planète


                  • Antoine 1er janvier 2014 14:21

                    Inquiétez-vous davantage pour votre propre cerveau  : le point commun entre prostitution (hors contrainte par un tiers bien entendu) et IVG dans mon propos est la liberté de la femme de disposer de son corps, thème à la mode, non ? En l’occurrence les bonnes sœurs de gauche la refusent dans le premier cas et s’en prévalent dans le second. Pigé, cette fois ? Pour le reste je suis assez d’accord avec vous et pas seulement dans les pays dits sous-développés puisqu’ailleurs aussi, beaucoup ont des enfants comme ils auraient des chats ou des chiens pour ensuite laisser la société s’en dépatouiller.


                  • juliettedesade juliettedesade 30 décembre 2013 23:48

                    Bonsoir,

                    Je ne vais pas trop écrire sur ce sujet car je crois que trop a déjà été dit et surtout ce débat a déjà plus de 30 ans. Je vais juste parler d’une chose que l’on a tendance à oublier. Au fond l’homme n’est-il pas un animal ? Que fait une femelle animal en général lorsqu’elle ne peut nourrir ses petits ou se nourrir elle-même, ou bien lorsqu’elle ne vit pas correctement la naissance de ses petits ? Et bien elle les tue, voire les mange. Oh, ça vous choque, ça vous dérange et sans doute, comme création d’un de vos dieux, vos femmes ne sont pas des animaux... C’est vrai que les infanticides n’existent pas. La noyade d’un bébé révelée cette même semaine est sans doute bien meilleur que l’avortement. Et dire aussi qu’avant les leçons de morale de toutes les religions bienveillantes, les femmes avortaient à l’aide d’herbe sans que personne ne vienne les culpabiliser. Alors merci à l’auteur de se mobiliser pour une question qui nous concerne tous.


                    • César Castique César Castique 31 décembre 2013 00:33

                      « La noyade d’un bébé révelée cette même semaine est sans doute bien meilleur que l’avortement. »


                      Meilleur je ne sais pas, puisque les plus progressistes parmi les progressistes n’opèrent déjà plus de distinction entre l’avortement pré- ou post-natal, arguant que le nouveau-à-peine-né n’a pas plus de conscience que le foetus.

                      Comme l’ont écrit dans le « Journal of Medical ethic », les bioéthiciens Francesca Minerva, de l’Université La Sapienza, de Rome, et Alberto Giubellini, de l’Université de Melbourne :

                      « Le nouveau-né et le foetus sont moralement équivalent » et encore « Le foetus et le nouveau-né sont des personnes potentielles  ».

                      Peut-être serez-vous choquée par ces propos, mais alors dites-vous qu’il y a des gens qui sont plus « avancés » que vous, et préparez-vous moralement à souscrire, puisqu’on n’arrête pas le progrès

                    • zergotine 31 décembre 2013 06:25
                      L’IVG est pratiqué sur un amas de cellules avant la quatorzième semaine de grossesse ... si l’on considère que ces cellules sont un bébé... alors il faut que chaque ovule et chaque spermatozoide de l’enfant au vieillard contribue à faire émerger du néant un nouvel être humain !! voilà ce que j’appelle être « prolife ».

                      La vie déjà née prime sur celle à naître : Une fille ou une femme doit pouvoir décider si elle est en mesure ou non d’enfanter (peu importe la ou les raisons de son choix !!). Personne n’a le droit de la juger de lui imposer les monstruosités d’une telle grossesse car c’est de son utérus, de sa vie dont il s’agit. Etre née femme ne doit pas sous-entendre : maternité obligatoire !!!
                      Une femme ovule chaque mois pour la plupart dès 12 ans et jusqu’à 55 ans passés, il est évident que des accidents de la contraception arriveront au cours de sa vie...

                      Que ceux qui sont contre l’IVG applique leurs croyances à eux-mêmes sans les imposer à autrui !


                      • oncle archibald 31 décembre 2013 15:49

                        « L’IVG est pratiqué sur un amas de cellules avant la quatorzième semaine de grossesse »

                        Mais que sommes nous tous sinon un amas de cellules ? Certes la combinaison de ces cellules et leur spécificité (chacun de nous est unique et irremplaçable) fait de l’un un Einstein et de l’autre un abruti qui ne comprendra jamais rien à rien, mais c’est la vie. A quatorze semaines de grossesse comme à quatre vingt quinze ans nous restons un amas de cellules qui finira dans un délai inconnu de tous par retourner en poussière après avoir vécu ... à moins qu’à peine formé et sans savoir du tout ce qu’il deviendrait on ne l’empêche de vivre.

                      • oncle archibald 31 décembre 2013 16:07

                        « Que ceux qui sont contre l’IVG applique(nt) leurs croyances à eux-mêmes sans les imposer à autrui ! »

                        Mais il ne s’agit en rien d’une croyance. Ou avez vous vu qu’il faut croire en quelque chose pour aimer la vie ? On peut aimer SA vie, son confort, sa tranquillité, plus que tout autre chose ou bien aimer LA VIE tout court et faire avec comme elle vient. 

                        J’ajoute que ceux qui font partie du premier groupe ne peuvent qu’être déçus car ils ne sont en rien à l’abri des aléas de toute vie même s’ils croient à tort pouvoir décider de tout. Ceux du deuxième groupe ont peut-être moins de chance d’avoir une vie matérielle dite « enviable », mais ils ont beaucoup plus de chances d’être heureux parce qu’ils aiment LA VIE, tout court.

                        Personne n’impose rien à personne, sauf ceux qui prétendent faire avaliser qu’une loi qui organise quand et comment on peut tuer un foetus est une grande avancée de la liberté des femmes. Ca c’est extrêmement violent, mais ils ne voient même pas cette violence, aveuglés qu’ils sont par une idéologie incompréhensible et mensongère.

                        Qu’est ce que tu as fait aujourd’hui ? Moi ? Je suis allée au cinéma, et toi ? Je suis allée avorter. Ah ? C’était bien ? En rêve seulement, Mesdames et Messieurs les tenants de la banalisation de l’avortement ! Ca n’est jamais bien. Tuer c’est dramatique ! Qui d’entre vous a tué des petits chiens ou des petits chats à la naissance ? Facilement ?


                      • eric 31 décembre 2013 08:25

                        J’ai du mal a avoir des positions tranchée sur cette question. Comme sur toute celles qui concernent la vie privée des gens, leur éthique, leur vie personnelle, sexuelle, etc....
                        L’idée que la Loi ou l’État s’y immisce, dicte le bien ou le mal ne me plait pas.

                        J’ai du mal a considérer un avortement comme un acte anodin. J’ai du mal a envisager que la loi décide entièrement a la place des gens.
                        Je suis assez d’accord avec Archibald. Quand cela doit se produire, tous le monde préfère que ce soit dans un hôpital et dans de bonne conditions. J’ai brièvement habité chez une grand mère tzigane faiseuse d’ange prêt de Moscou. Ce n’était pas la joie a tous égard.

                        Dans l’esprit, on peut effectivement comparer a la prostitution. Globalement pas terrible. Dépend beaucoup de chaque cas concret, historiquement a toujours été impossible à éradiquer. Cela inciterait à un begnign neglect. Désapprobation de principe, tenter d’encadrer ce qui est encadrable et vraiment inadmissible, notamment quand cela prend la forme d’une sorte d’esclavage, quand il y a violence etc...

                        Cependant, ici, ce n’est pas le vrai combat. Celui-ci me sembla plus idéologique.

                        En pratique, rares sont sans doute les provie, qui, j’imagine, ne transigeraient pas avec leurs principes si leur fille mineure était enceinte à la suite d’un viol, dans l’attente d’un enfant tronc. De la même façon, il y a surement des gens qui avortent pour partir en vacance, mais j’ai du mal a croire que cela soit une majorité de cas.
                        Évoquer des cas limites pour définir une norme générale susceptible d’exceptions ne me parait pas une bonne méthode.
                        A l’inverse, les discours sur « un droit », « je suis propriétaire de mon corps » mon libre choix. Tous cela me gêne au moins autant que les prétentions a la sainteté quoi qu’il arrive de certains provie. Si tu sais que ton gosse sera gravement handicapé, il est peut être autant héroïque que criminel de le faire naitre. Pour toi, pour lui, pour le reste de ta famille. Mais l’idée je fais ce que je veux comme je veux et je suis indifférent a tous le reste...
                        Ainsi, les gens favorables a l’avortement par principe, sont en général aussi favorable à l’égalité homme femme. A des « droits à l’enfant » pour tous et notamment pour certaines minorités. Leurs positions ne sont pas très consistantes.

                        Le cas le plus fréquent n’est sans doute pas le viol, mais bien la décision de mettre fin à un grossesse dans le cadre d’une relation homme femme existante. On ne voit pas pourquoi le principe d’égalité ne s’appliquerait pas. SI le père veut du gamin, pourquoi pas. La mère le porte 9 mois, le père s’en occupe toute sa vie si la mère n’en veut pas. Ou si elle veut et lui pas, pourquoi aurait elle seule le pouvoir de le transformer en père y compris contre son grès ? Y compris en exigeant ensuite une pension.
                        On voit bien que les pro avortements ne sont pas tant que cela pour l’égalité et la liberté pour tous.

                        Je pense que tous cela est d’abord idéologique.
                        Il y a une tradition chrétienne qui met dans tous les cas, l’accent sur la relation. Une tradition de gauche qui met l’’accent sur l’individu isolé. L’apôtre Paul insiste sur le fait qu’en christ, il n’y a ni homme ni femme, ni esclave ni homme libre, ni juifs ni gentil. Entre les hommes et entre eux et leur Dieu, il y a des relations directes personnelles, incarnées. La régression païenne socialisante cherche toujours et partout a prétendre le contraire.
                        Dans ses schémas, il y a toujours un bon et un méchant, une victime et un coupable.
                        Elle cherche le conflit plutôt que la relation.

                        J’imagine aussi que de nombreux avortements se font par inquiétude économique. « on a deux gosses et si un troisième nait, c’est un autre appart, une autre voiture etc...et vu le contexte... »

                        Les « libérateurs de gauche » semblent déchainés sur la question de restriction à avortement en Espagne, mais pas tellement sur la politique anti familiale du gouvernement Hollande. Celle-ci va pourtant clairement aller contre la liberté d’avoir ce troisième, qu’on aurait éventuellement bien aimé avoir, n’était le fait que cela coute de plus en plus cher.

                        Un avortement coute de 200 a 700 euro suivant les contextes et les méthodes, pour l’essentiel remboursés par la sécurité sociale.
                        Je suppose qu’il serait bien difficile de dire lesquels sont « de confort » ou pas. L’idée du FN de dire, si les gens avaient a payer plus cela les responsabiliserait plus, me parait sur le plan symbolique pas inintéressante, mais difficile a mettre en œuvre.

                        Sur la question de définition : est ce que l’avortement est plutôt une liberté, un droit ou plutôt toujours quelque chose de pas génial et a éviter dans la mesure du possible, je me sens plutôt sur la seconde position.
                        Il en va évidemment, et de faon très logique, de même pour l’euthanasie. Une opposition entre « c’est un droit, une liberté, un acte normal, anodin et »individuel«  » et "c’est toujours grave, cela concerne souvent plusieurs personnes et donc une relation, ce n’est pas souhaitable dans l’absolu, et dans la pratique on se débrouille.

                        Je suis plutôt favorable aux mesure qui symboliquement, pourraient établir que ce n’est pas un acte anodin, normal, facile et exclusivement individuel.
                        Plutôt hostile a toutes les mesures qui visent en pratique a supprimer tout questionnement éthique et le plus possible de responsabilité individuelle sur les questions touchant a la vie, la naissance, la mort.
                        Je croirai enfin plus volontiers a la sincérité du matérialisme affiché par les progressistes dans tous ces domaine, n’était leur coté très hypocondriaque et leur panique spécifique devant la mort, avérée par de nombreux auteurs et par leurs pratiques personnelles.


                        • nofutur 31 décembre 2013 08:55

                          bonjour... enfin si on peut dire...
                          J’ai attentivement lu les arguments des uns et des autres, mais car il y a un mais, je constate que parmi les commentaires, le hommes majoritairement sont contre l’ivg ou perplexes. Je vous rappelle messieurs que c’est de la femme en tant qu’être à part entière qui seule prend cette terrible décision !
                          Il existe bien une autre solution : nous nous faisons couper la bite !!!
                          C’est quand même curieux, on se préoccupe d’un fœtus pendant que des enfants (conscients) meurent tous les jours de faim et de maladies !
                          Mon épouse a avorté involontairement. Cela ne nous a pas empêché de recommencer sans état d’âmes. De même quand elle a pris sa décision de se faire ligaturer les trompes, elle m’en a naturellement parlé et ma réponse a été : Quelle que soit ta décision je t’accompagne et t’approuve.
                          Les donneurs de leçons, devraient avoir un peu de decence et s’abstenir !


                          • eric 31 décembre 2013 11:26

                            Il me semble que vos propos se contredisent un peu. En pratique, si votre femme a « porté » effectivement, seule, les conséquences pratiques de la décision, comme c’est toujours en fin de compte le cas, la décision, elle, elle ne l’a pas prise seule. Vous en avez parlé. Vous l’avez approuvée et soutenue.
                            A l’inverse, combien de cas aussi de femmes qui hésitent, mais décident finalement faute d’une parole de leur compagnon. Ou à l’inverse, qui font un enfant sans l’accord de l’autre.
                            Le couplet sur la liberté et la propriété du corps est aussi un hymne a l’isolement, la solitude, l’individualisme, qui sont effectivement des possibilités de libertés, mais pas uniquement.


                          • Crab2 31 décembre 2013 09:54

                            Ce que je sais, ont été obtenus contre les religions pour les femmes, le droit :

                            d’ouvrir un compte en banque et de créer une entreprise sans demander l’autorisation de leurs pères ni de leurs mari

                            La contraception, la pilule du lendemain, la possibilité d’interrompre une grossesse

                            Pour les femmes et les hommes :

                            Le droit de divorcer, le droit de vivre en couple non mariés ou mariés ( ou autrement qu’en couple ), l’égalité parentale pour les couples mariés ou non mariés, plus près de nous le mariage pour tous ( égalité des droits )

                            Suites :

                            http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2013/12/16/lettre-a-sisyphe-5248293.html



                            • eric 31 décembre 2013 12:11

                              En principe, les religions parmi les phénomènes humains, relèvent de la boussole et pas du code de la route. C’est au minimum le cas du christianisme.

                              Elles fixent une direction générale, pas le cheminement pour y parvenir. Parce qu’elles son fondées sur le doute et donc laissent, peut être plus encore que d’autres formes institutionnelles, de la liberté.Toujours, comme tous les phénomènes humains, elles peuvent péter les plombs.
                              En général, elles se plient bon an mal an aux réalités humaines.
                              La boussole, c’est par exemple, tu ne tueras point, tu ne fera pas de faux témoignages, etc...
                              Leur comportement vis a vis des femmes a toujours été très lié à la société environnante, même si toujours et partout, le christianisme a été plutôt émancipateur pour les femmes.
                              Il est donc dit, à la fois, tu ne tueras point et à tout pécheur miséricorde.

                              Du reste, les grandes avancées vers l’égalité homme femmes de la seconde moitié du 20eme siècle, ont toutes été décidée par des dirigeant de droite et se disant au moins formellement catholiques.
                              A commencé par la première, le droit de vote, que la troisième république, en général dominée par l’une ou l’autre des gauche, avait toujours refusé par peur qu’elles soient trop stupides pour voter à gauche.....

                              Les délires sociétaux de gauche semblent plus marqué par un certain nihilisme que par un souci éthique ou de liberté. Leurs textes successifs favorisent toujours la division, la séparation.
                              ON peut considérer que ce n’est pas un progrès.


                            • claude-michel claude-michel 31 décembre 2013 10:24

                              L’humain est une entité jetable à souhait...après usage intensif.. !


                              • zergotine 1er janvier 2014 09:58

                                En effet, comme les tueurs, les guerriers, terroristes bien « humains mais barbares ignares » qui n’ont de cesse de nous torturer ou nous tuer de notre vivant, les vers de terre et les microorganismes eux (sic !) se régalent de nos restes après notre mort... Nous ne valons rien d’autre et nous vivons avec de grands principes de déni de réalité et avons inventé les religieux pour mieux nous confondre dans le mensonge de notre éphémère existence !
                                Nous vie est vaine, la planète tout comme le cosmos existaient avant notre apparition et existeront bien après notre disparition (toute espèce vivante a une durée de vie limitée...).

                                Alors essayez de vivre sans imposer aux autres vos croyances obscures ! Commençons donc par respecter et aimer d’abord tous ces milliards d’humains qu’on a fait émerger du néant malgré eux et qui souffrent d’être mal nés, la plupart dans des conditions de pauvreté ! Sur 8 milliards il y a fort à faire, la moitié n’ayant pas été désiré par leurs génitrices ! Pour ces miséreux, vivre c’est l’enfer !


                              • buratino buratino 31 décembre 2013 11:42

                                200’000 avortements par année et 200’000 nouveaux immigrants, le compte est bon


                                • Prudence Gayant Prudence Gayant 31 décembre 2013 13:36

                                  Et les hommes dans tout cela ?

                                  On leur accorde depuis toujours le droit d’évacuer leurs spermatozoïdes hors de leur corps et se soucient-ils un seul instant de ce que l’un d’entre eux va faire ?
                                  Prennent-ils conscience que ce spermatozoïde peut devenir un embryon ? Niet et niet !
                                  Que la femme prennent ses responsabilités, l’enfant c’est elle de toutes les façons qui l’aura dans son ventre, quoiqu’il advienne qui le portera et en fera ce qu’elle voudra. Hormis les coincés qui crient au scandale à l’assassinat d’embryon accuse t-on un seul instant l’homme d’avoir participé activement à cet mort ? 
                                  Sans spermatozoïde point de bébé. On ne peut que dédouaner les hommes préhistoriques qui eux ne savaient pas encore par quel miracle l’enfant venait.
                                  Limitons le droit des hommes à procréer de façon désordonnée en toute impunité.

                                  • Marais 31 décembre 2013 16:01

                                    J’ignore si vous avez bien lu le sujet. Il y est traité de liberté, ici la liberté pour la femme de disposer de son corps.

                                    Dans votre argumentaire, vous proposez de restreindre la liberté des hommes à procréer.
                                    Cela me semble moyen de restreindre la liberté d’un groupe pour garder intacte celle d’un autre.


                                    D’autre part, vous traitez tous les hommes comme des irresponsables, ce qui est faux, nous ne sommes pas tous comme cela.
                                    Mais il n’est pas étonnant que vous nous voyiez comme cela si vous pensez que seule la mère est responsable de son enfant.


                                    Enfin, traiter de manière équivalente les hommes et les femmes dans ce domaine est illogique : au cours de sa vie, une femme crée 400 ovules ; au cours de sa vie, un homme crée un nombre incalculable de spermatozoïdes. Une femme a une période de fécondité, pas un homme.
                                    Une femme doit se faire féconder par le meilleur partenaire pour avoir une descendance de qualité ; un homme doit féconder le plus de partenaires pour avoir une descendance nombreuse.


                                    Et puis une femme ne s’occupe pas seule de son enfant : elle a besoin d’un partenaire à ses côtés pour éduquer son enfant ou assurer leur confort matériel. Plusieurs études prouvent d’ailleurs que que l’absence ou le désengagement du père dans l’éducation de l’enfant provoque un problème de délinquance, d’échec scolaire et de sociabilisation pour l’enfant.
                                    Pour le garçon, sa représentation au monde sera dégradée, comme la relation aux hommes pour la fille. Ils auront besoin d’une figure paternelle pour substituer une part de cette influence nécessaire qui leur a manqué

                                    C’est entre autres parce que le père est le grand absent qu’aujourd’hui nous faisons face à l’éclatement de la société.


                                    Ce n’est pas en dégageant les hommes de toute responsabilité que l’on en fera des pères responsables : ce n’est pas en les considérant comme de simples procréateurs qu’ils deviendront de bons pères et que leurs enfants pourront grandir harmonieusement.

                                  • Crab2 31 décembre 2013 16:01

                                    Limitons le droit des hommes à procréer de façon désordonnée en toute impunité. Dites-vous, Prudence Gayant


                                    J’ai la solution


                                    Noël sans enfants

                                    Chères lectrices, chères lecteurs, comme tous les ans, pour vous remercier de votre fidélité, j’ai le plaisir de vous offrir un conte de Noël que vous ne manquerez pas, je n’en doute pas un seul instant, de lire à vos enfants avant qu’ils ne s’endorment dans les bras de Morphée

                                    Cependant j’attire l’attention des parents ou de toutes personnes sensibles et averties que ’’ Noël sans enfants ’’ est un conte qui s’adresse peut-être plus aux petites filles qu’aux petits garçons ;

                                    il appartiendra à chacun ou chacune d’en juger le bien fondé


                                    Suites :

                                    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2013/12/noel-sans-enfants.html


                                    ou :

                                    http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2013/12/20/noel-sans-enfants-5251601.html



                                  • zergotine 1er janvier 2014 09:44

                                    Combien même l’IVG serait gratuit et accessible facilement à toutes les femmes de la planète, lorsque l’envie d’enfanter est là, parce que la femmes estiment que les conditions sont favorables pour elle, rien ni personne ne peut empêcher cette femme d’avoir un enfant... sauf son partenaire s’il n’est pas d’accord, la maladie et la nature qui fait parfois bien les choses : fausse-couche...


                                  • Prudence Gayant Prudence Gayant 3 janvier 2014 14:46

                                    Marais,

                                    Votre réaction est excessive. 
                                    Je réagis à l’article et non pas à l’historique des ovules féminins et de la libre circulation des spermatozoïdes.


                                  • Prudence Gayant Prudence Gayant 3 janvier 2014 14:56

                                    crab2 : sans commentaire comme dans les deux liens que vous avez postés.

                                    Vous m’avez l’air d’être drôlement obscur dans vos idées.
                                    Je réagis à l’article et vous en faites une montagne qui accouche d’un rat mort-né à Noël.
                                    Pas de commentaires concernant les castrats ? car c’est une pratique douloureuse pour un homme, juste pour la gloire.
                                    Cessez de vouloir régenter mes idées et mes commentaires. 
                                    Prudence Gayant vous salue bien et passez donc cette nouvelle année dans la sérénité.

                                  • zygzornifle zygzornifle 31 décembre 2013 15:10

                                    les conservateurs espagnols auraient mieux fait de conserver les emplois.....


                                    • julius 1ER 2 janvier 2014 13:43

                                      Comme disait Coluche à propos des gardiens de la paix :

                                      «  »Au lieu de nous la garder, ils feraient mieux de nous la foutre«  »

                                    • jullien 1er janvier 2014 13:09
                                      Avortement : le droit des européennes à disposer de leur corps remis en cause par les conservateurs espagnols

                                      Ce n’est pas leur corps qui est mis en jeu par l’avortement mais celui d’un autre être humain. Remarque faite par quelqu’un qui souhaite que l’avortement soit selon la formule de Bill Clinton « légal, sûr et rare ».

                                      Dans la classe politique française, seul Jean-Marie Le Pen a salué sur Twitter le projet de loi espagnol. Toujours du côté du Front National, Florian Philippot, le candidat aux élections européennes dans le Grand Est a considéré que le thème de l’avortement est un « sujet de diversion ». Rappelons que pendant la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen, elle-même, avait critiqué les « avortements de confort » et émis l’idée de ne pas rembourser les interruptions volontaires de grossesse en cas de problèmes budgétaires. Ces différentes déclarations des dirigeants du Front National montrent ainsi le risque certain de restrictions de nos libertés individuelles que nous pourrions encourir face à une nouvelle montée du parti nationaliste aux prochaines élections.

                                      Cela montre surtout que Marine Le Pen a de facto rompu avec les lefèbvristes et ne réclame pas (contrairement à son père) la repénalisation de l’avortement.

                                      Il reste un tabou autour de l’IVG, un fond de culpabilité. Or, c’est un événement fréquent dans la vie d’une femme (40% des femmes françaises ont avorté au moins une fois dans leur vie), même avec une contraception.

                                      Quel que soit la vraie proportion (apparemment légèrement inférieure à celle que vous annoncez mais je ne connais pas vos sources), cela montre surtout qu’il y a un problème avec la contraception. Plutôt que la gratuité de l’avortement (par son remboursement intégral par la sécu), ne serait-il pas préférable de rembourser intégralement la pilule anti-conceptionnelle ou la pose d’un stérilet ? Mesdames, quel est votre avis sur cette suggestion ?


                                      • jullien 1er janvier 2014 13:14

                                        Oh, j’allais oublier un point important : un pays en situation de décroissance démographique (depuis 2012) est en droit de considérer l’avortement de façon différente de nous.


                                      • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 1er janvier 2014 16:24

                                        Ceux qui , comme moi, vivent en Espagne savent bien que ce projet de loi ( non envore voté contrairement a ce que croient certains intervenants sur ce site) ne répond à aucune attente sociale et politique.
                                        Il n’ y avait un calme plat sur ce sujet qui n’ interessait que les intégristes cathos qui ne sont pas majoritaires loin s’ en faut.Le débat a eu lieu il y a plusiers décennies:il a fait couler des tonnes d’ encre, et il n’ y avait aucun élément nouveau indiquant qu’ il fallait y revenir si ce n’ est la position des intégristes qui considèrent qu’ on ne touche plus un embryon à partir du moment où il est fécondé.Pour eux la pilule du lendemain est criminelle !

                                        Cette affaire de prohibition est une tentative misérable par la droite au pouvoir d’ utiliser la morale chrétienne et religieuse en général pour se racheter une crédibilité morale DEFINITIVEMENT perdue, entre autres à cause des très nombreuses affaires de corruption qui éclaboussent ce parti encore plus pourri que la droite berlusconienne ( je ne sais pas si c’ est possible d’ être plus pourris qu’ eux...) et aussi à cause de sa profonde inefficacité en matière économique.

                                        Enfin, il faut rappeller l’ énorme injustice du futur projet de loi qui n’ empêchera jamais les jeunes filles espagnoles de bonnes familles friquées d’ aller se faire avorter en toute sécurité dans des cliniques privées en Suisse pendant que les pauvres espagnoles sans ressources devront assumer des naissances non désirées ou alors risqueront leur peau de manière clandestine.
                                        Après 2 ans de gouvernement de Rajoy il y a 1 million et demi de chômeurs de plus.
                                        L’ Espagne de 2014 c’ est 27% de chômage et 42% chez les jeunes qui peuvent difficilement assumer une quelconque paternité.
                                        En ce moment les jeunes espagnols émigrent...c’ est ça qui provoque la chute démographique !!!!
                                        Non seulement ce gouvernement corrompu est incapable d’ inverser la tendance mais en plus il veut empêcher des millions de femmes de disposer de leurs corps.. !!! C’ est ça le renouveau démocratique européen ??? cet incroyable retour en arrière ?
                                        Le riche ministre Gallardon qui a épousé une fille d’ un général franquiste se moque bien de la misère du peuple...Les femmes de son entourage pourront continuer d’ avorter tranquillement...juste un petit WE en Suisse ou ailleurs.
                                        NB : certains responsables du PP en Espagne se sont pas complètement irresponsables : c’ est le cas de Cifuentes ou du chef de file de la droite en Extrémadure qui se démarque de ce projet et qui demande au gouvernement de ne pas faire d’ idéologie autour de cette loi...


                                        • zygzornifle zygzornifle 2 janvier 2014 11:43

                                          des cons servateurs


                                          • julius 1ER 2 janvier 2014 13:20

                                            Ce que je dis c’est que ça reste une exception redoutable dans la loi, un assassinat autorisé sous conditions, et pas du tout un geste anodin ni un grand pas vers la liberté des femmes comme on voudrait nous le faire avaler.


                                            @Archibald
                                            Ce que te dit Alsete, c’est finalement, où placer le curseur ?????? 1 jour, dix jours, 3 mois ???
                                            ou commence le crime, ou devient-il légal ou illégal ?????? beaucoup de questions que la Loi Veil n’a certainement pas résolu, la preuve c’est que le débat revient sur le devant de la scène !!
                                            mais le fait que tu utilises le terme « d’assassinat » soit par dépit, soit par provocation montre bien ton parti-pris que personnellement, je ne partage pas......... 



                                            • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 2 janvier 2014 14:31

                                              @Julius Ier
                                              Vous dites « La loi Veil n’ a pas tout résolu ».
                                              Bien évidemment que non.
                                              Ni la loi Veil ni aucune autre loi ne pourra jamais concilier l’ inconciliable, c’ est à dire l’ idée d’ un avortement ( dans certaines conditions encadrées par la loi) avec la position des religieux pour qui cette idée est tabou même en cas de danger pour la mère ou même quand on sait d’ avance que la vie du nouveau-né sera un authentique calvaire qu’ on ne souhaiterait pas à son pire ennemi !
                                              Non Julius, je ne suis pas d’ accord avec vous...les européens ont débattu TRES LONGUEMENT ET TRES DEMOCRATIQUEMENTde ce sujet et se sont donnés des lois.
                                              L’ actualité de 2013-2014 ne contient AUCUN ELEMENT , je dis bien aucun élément qui permette de penser que le débat antérieur a été incomplet...d’ ailleurs les promoteurs d’ une prohibition avortiste ne font que ressortir les vieux arguments de l’ époque...
                                              Un dernier détail Julius et non des moindres : j’ espère que quelqu’ un doué de raison comme vous n’ est pas insensible à l’ énorme hypocrisie de ceux qui veulent promulguer cette nouvelle loi et que j’ ai détaillé dans l’ article suivant où j’ explique que ce sont les mêmes qui défendent les embryons mais qui laissent des milliers de sans ressources sans couverture sanitaire...l’ hypocrisie qui consiste à interdire l’ avortement pour les pauves mais qui ne change absolument rien pour les riches qui pourront toujours aller faire ça à l’ étranger...
                                              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-gouvernement-espagnol-davantage-145517?debut_forums=0


                                            • oncle archibald 3 janvier 2014 10:14

                                              @ Julius : je crois qu’il est parfois nécessaire d’appeler un chat un chat. L’avortement provoqué c’est le geste qui empêche un bébé qui a été conçu de naitre. 

                                              Je ne dis pas que c’est incompréhensible, je donne mon opinion. Je crois qu’aucune femme ne peut sortir indemne de cet acte, ce que les tenants de « l’IVG de confort » comme dirait une dame que je n’aime pas, contestent. Non on ne va pas avorter comme on se fait enlever un bouton sur le bout du nez. Non ça n’est pas la même chose. Non ça n’est pas anodin.

                                              @ Alea jacta est : en cas de danger pour la mère ou quand on sait d’ avance que la vie du nouveau-né sera un authentique calvaire il n’était déjà pas besoin de la loi Veil. Dans ces cas particuliers l’avortement thérapeutique était autorisé avant la loi Veil.

                                              En revanche actuellement les tenants de la banalisation de l’avortement considèrent que la vie de la mère ou celle du couple serait en danger parce qu’un enfant de plus empêcherait de vivre dans le même appartement, ou qu’il faudrait changer de voiture, ou qu’on ne pourrait pas prendre des vacances au ski parce que le budget familial ne le permettrait plus. Je dis que ceux qui pensent cela croient maitriser leur vie mais en fait qu’ils ne maitrisent rien du tout sauf le droit que la loi leur donne de supprimer la vie d’un enfant dont personne ne saura jamais qui il aurait été.

                                              Deux façon de voir les choses. Aimer plus que tout sa petite vie « confortable » ou aimer la Vie tout court. Vous aurez compris que je fais partie irrémédiablement de ceux qui aiment la vie tout court. Et j’ai des raisons très personnelles pour cela. N’en déplaise à Alea Jacta Est ces raisons n’ont rien à voir avec un interdit religieux.

                                            • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 3 janvier 2014 12:32

                                              @Archibald
                                              Vous me faites tenir des propos ou des jugements qui ne sont pas les miens.Avorter n’ est pas un geste anodin.J’ aime la vie et je la respecte, simplement je m’ interdis de juger une personne qui décide d’ interrompre une vie qui est à un stade embryonnaire... et encore moins des raisons qui la poussent à le faire...c’ est sa liberté de femme qui décidera si elle veut être mère ou non ( avec toute la responsabilité que cela suppose à l’ avenir).
                                              Vous me rétorquerez que cette liberté s’ exerce aux dépens de celui de l’ embryon...et je vous répondrai , oui, et c’ est bien pour ça que la loi met une limite de temps...ce fameux délai légal sur lequel on pourrait discuter 107 ans...
                                              En conclusion Archibald, je vous répondrai que si moi j’ étais femme je m’ interdirais pour des motifs personnels d’ avoir recours à l’ avortement mais ceci dit je m’ interdis aussi de juger celles qui ne pensent pas comme moi et je ne suis pas du tout en faveur de les forcer à une maternité non-désirée...

                                              Un dernier détail Archibald...peut-être existe t’ il dans votre entourage familal ou amical des personnes pour qui vous avez la plus haute estime qui se sont faites avorter mais qui ne vous le diront jamais parce qu’ aucune femme n’ ira se vanter publiquement d’ un tel acte mais statistiquement elles sont très nombreuses , vous savez......sont-elles toutes des irresponsables ou des égoïstes ??? Je ne le crois pas.

                                              Qu’ on le veuille ou pas Archibald la question est d’ ordre religieuse : l’ embryon est-il « sacré » ??? les religieux disent oui...le législateur a décidé de le protéger mais de ne pas lui conférer le même statut que celui d’’ un être humain...Retirer un oeuf qui vient d ’ être fécondé n’ est pas un assassinat mais n’ équivaut pas, non plus, à retirer une molaire qui fait mal...


                                            • oncle archibald 3 janvier 2014 14:15

                                              @ Alea Jacta Est : je suis d’accord avec quasiment tout ce que vous avez écrit dans le post ci-dessus. 

                                              Mais quand je vois ma petite fille Zoé qui est un accident de contraception, qui a tout juste un an de plus que son frère Paul et qui n’était pas souhaitée, je suis vachement content que ma fille n’ait pas cédé à la tentation d’une IVG, et elle aussi. 

                                              Quand je pense à ma soeur qui a perdu un mari et deux enfants dans le même accident de voiture je suis bien content qu’il lui soit resté cinq autres enfants à élever et elle aussi. 

                                              Quand je vois une copine de boulot de ma femme qui a avorté à 19 ans et qui n’a jamais pu ensuite avoir d’enfant, je pense qu’elle regrette de n’avoir pas gardé celui qui était en route. J’en passe et des meilleures. 

                                              En bref, dans la vie je pense qu’on ne maitrise pas tout, qu’il y a une grande part de hasard, et je n’aime pas que l’on force la main au hasard, surtout quand il s’agit de la vie et de la mort. Il y a des « libertés nouvelles » que l’on croit être des « progrès » et qui finalement n’en sont pas vraiment par ce qu’elles ne rendent pas heureux. 

                                              Pour que tout soit bien clair je redis encore que quitte à avorter il vaut mieux le faire dans une clinique et sans être passible du tribunal que dans l’arrière boutique d’une « faiseuse d’anges » et sous le coup d’une condamnation.

                                            • tf1Groupie 3 janvier 2014 14:33

                                              Oncle archibald,

                                              c’est assez ridicule de prendre quelques exemples personnels pour en faire des généralités.

                                              car il serait tout aussi facile de prendre des exemples de familles qui ont explosé à cause d’un enfant non désiré pour dire le contraire.

                                              c’est comme dire en voyant un enfant heureux que tous les enfants sont heureux.

                                              Vous êtes dans une famille qui a les moyens de prendre en charge un enfant non prévu ; veuillez faire l’effort de comprendre que tout le monde n’a pas cette chance.
                                              A vous entendre on dirait que la DASS n’existe pas !


                                            • oncle archibald 3 janvier 2014 16:51

                                              Chère TF1 Groupie, je suis de l’âge de ceux qui étaient jeunes quand il n’y avait ni contraception ni droit à l’avortement et j’ai pu constater de visu des couples durables se former par le hasard d’une grossesse dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’était pas désirée. Quand le « géniteur occasionnel » avait quelque honneur il épousait la donzelle qu’il avait mise enceinte. Ces couples formés par le hasard ne se sont pas révélés plus fragiles que les autres, peut être même que les difficultés à régler au fur et à mesure qu’elles se présentaient les ont soudées plus que d’autres.

                                              Prendre des exemples personnels sert à illustrer un propos, à faire réfléchir ceux dont l’esprit n’est pas borné par des certitudes posées en axiome fondamental.

                                              Ce que j’observe c’est que nier la part de hasard qui entre dans nos existences, vouloir maitriser tout y compris la vie et la mort ne peut pas rendre heureux. Soeur Emmanuelle qui oeuvrait dans les décharges des poubelles du Caire disait que lorsqu’elle venait en France elle était frappée par le nombre de personnes qui ont un train de vie tout à fait convenable mais des visages fermés et qui se plaignent de tout, en comparaison avec les Cairotes les plus défavorisés qu’elle côtoyait au quotidien et qui étaient heureux et souriants pour presque rien.

                                              Je suis d’une famille ou l’on m’a appris à prendre la vie comme elle vient, et dans les voeux de bonne année de ma Grand-Mère maternelle il y avait toujours « que l’année prochaine nous soyons plutôt un de plus que un de moins ». Faites moi la grâce d’admettre que l’on puisse être d’un avis différent du votre sur les bienfaits de l’avortement provoqué, pudiquement dénommé IVG pour qu’on ne pense pas trop à ce dont il s’agit réellement.


                                            • tf1Groupie 3 janvier 2014 13:11

                                              Comment peut-on encore aujourd’hui remettre en question le droit à l’IVG ??

                                              Quand on sait que dans un pays comme la France la très grande majorité des parents élevant seuls leurs enfants sont des FEMMES, comment des MALES peuvent-ils se permettre de faire la leçon à celles qui accouchent et ASSUMENT !!!

                                              Aimer la vie c’est aussi être responsable et donner la priorité aux vivants.

                                              On en est encore au discours du bon père catho : « moi j’aime les enfants et c’est ma femme qui les fait, même si elle doit en crever ».


                                              • christian pène 5 janvier 2014 10:57

                                                ce n’est pas parce que des élus qui l’ont été par un mode de scrutin contestable (le scrutin majoritaire) qui est un détournement délibéré de l’expression populaire , ont massivement suivi la proposition de loi RÉPUBLICAINE autorisant l’avortement de mme VEIL Simone , franc-maçonne notoire , rescapée d’un camp d’extermination, qu’il faut considérer que cette loi est somme toute normale et qu’on aurait du y penser plus tôt.....

                                                évidemment les auteurs de cette loi se devaient d’obliger les médecins à accepter sous peine de sanction , de participer à cette oeuvre de mort qu’ils pouvaient juger répugnante après avoir prononcé le serment d’Hippocrate.....

                                                personne ne fait allusion, ou très peu, au ressenti en forme de remords qui affecte la femme avortée après l’acte décidé et subi.....

                                                évidemment personne ou trop peu d’hommes expriment que les hommes sont aussi partenaires nécessaires de la procréation mais aussi doivent être tenus pour co-responsables de la grossesse, et que par conséquent ils doivent être inquiétés en cas d’avortement qu’ils peuvent éventuellement avoir conseilé pour se débarrasser à si bon compte d’UN IMPORTUN FARDEAU......

                                                par conséquent , je salue le comportement du gouvernement conservateur espagnol d’être allé contre cette ooeuvre de mort qui désormais présente des aspects supplémentaires notamment en France : c’est bien ATTALI Jacques conseiller si spécial de Mitterrand , qui préconisa l’euthanasie systématique pour les sexagénaires afin de ne pas obérer les finances des caisses de retraite ???????? l’inconvénient c’est qu’il ne pensait pas que lui-même puisse être affecté par cette mesure qu’il préconisait......et d’ailleurs il ne l’a certainement pas proposée à Mitterrand ayant largement dépassé la limite d’âge et gravement malade depuis 1982.......ce qu’il a caché si longuement aux Français....

                                                en foi de quoi la société française est me(nac)ée par des fous républicains authentiques révolutionnaires successeurs de la Convention de 1792, l’affaire du mariage pour tous n’étant qu’un des épisodes du feuilleton de l’oeuvre mortifère de la République à la française.....


                                                • christian pène 5 janvier 2014 11:07

                                                  il y a quand même quelques 200.000 avortements annuels en France , ce qui en fait depuis la loi de 1975 sur 37 ans près de 7 millions 500.000 foetus extraits par force du ventre de leur mère.......cela dépasse les chiffres couramment admis en ce qui concerne la SHOAH .....

                                                  quand je pense qu’une juive rescapée a pu proposer cette loi mortifère , je me sens outragé.....

                                                  quand un avortement est inclus dans un film , on constate que toute la partie inférieure de la femme enceinte est masqué par un drap vertical faisant écran , en sorte que la parturiente ne voit pas ce qu’on lui fait ......

                                                  évidemment AUCUN des intervenants PRO-AVORTEMENT ne nous parle de ce que deviennent les foetus extraits par la force injuste de la loi. républicaine co-signée VEIL et les parlementaires surtout de gauche ..... : sont ils incinérés dans des crématoriums ? ils sont vivants quand ils sont extraits, un petit coeur qui bat déjà  : les laisse-t-on mourir d’inanition ????? que se passe -t-il dans les centres d’avortement ??????......PERSONNE N’EN PARLE......ça ne doit pas être joli-joli.....

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