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Accueil du site > Actualités > Europe > Berlin 1989 : le 9/11 avant le 11/9

Berlin 1989 : le 9/11 avant le 11/9

« C’est une bêtise incroyable (…). Dire "annexion" [pour parler de la Réunification], c’est reprendre "radio nostalgie Allemagne de l’Est", c’est ce que dit l’extrême droite. (…) Il y avait un système totalitaire qui était un frigidaire, la glace a fondu. Des mouvances ont ressuscité sur une nostalgie autoritaire. » (Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen franco-allemand, le 4 novembre 2019 sur France Inter).



S’il y avait bien une chose que je ne comptais pas voir (je ne vais pas écrire "vivre") de mon vivant, c’était bien la chute de la dictature soviétique en Europe centrale et orientale. Et pourtant, elle a eu lieu, très rapidement, beaucoup plus rapidement que ce qu’on pouvait imaginer, et en plus, quasiment (à la Roumanie près), sans effusion de sang. Inimaginable !

Dès que nous avons appris la chute du mur de Berlin, dans la soirée du 9 novembre 1989, il y a trente ans, nous avons décidé de nous y rendre immédiatement. Nous, c’est-à-dire des amis politiques et moi. J’étais Lorrain et je pouvais prendre assez facilement un train pour Berlin. Finalement, je n’y suis pas allé car je n’avais pas de passeport, et je n’aurais pas pu franchir la frontière est-allemande sans passeport à cette époque. J’ai eu par la suite l’occasion plusieurs fois de traverser l’Europe en voiture sans qu’on m’ait demandé une seule fois mes papiers d’identité, vive Schengen ! Arpenter le long du mur sous la neige, j’y suis allé un hiver récent. Toute l’émotion était encore très vive.

Nous avions eu l’idée de partir dès le lendemain par le train, en y apportant un piolet ou une petite pioche, histoire de pouvoir prendre un petit morceau du Mur de Berlin, le mur qui avait terrifié mon enfance et mon adolescence. Ce morceau aurait été comme un trophée, ou plutôt, car il n’y avait aucun triomphalisme, on ne fêtait pas la victoire sur le communisme, on fêtait simplement la liberté retrouvée des peuples européens et particulièrement celle du peuple est-allemand doublement martyrisé par le nazisme et le communisme entre 1933 et 1989, comme une preuve concrète, réelle, tangible que nous ne rêvions pas et que l’événement avait effectivement eu lieu.

Apporter un piolet en transport en commun, je n’oserais plus aujourd’hui, tant les conditions de sécurité et de vigilance contre toute acte terroriste peuvent rendre aujourd’hui tout objet comme une arme terrifiante (cela dit, même un simple crayon pourrait être une arme impitoyable). Pourtant, en 1989, il y avait déjà eu des attentats, on devait déjà être vigilant, après la "vague" terroriste de 1986, ou encore auparavant.

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Cette brèche du mur a été ouverte d’ailleurs un peu par inadvertance. Elle était pourtant la suite logique d’un début de libéralisation de la Hongrie : en effet, les dirigeants hongrois avaient ouvert leurs frontières aux citoyens est-allemands qui voulaient passer en Allemagne de l’Ouest par la Hongrie et par l’Autriche. La Hongrie a commencé à démanteler ses frontières avec l’Autriche le 2 mai 1989. Parallèlement, en juin 1989, se sont tenus en Pologne les premières élections législatives libres dans le bloc communiste, avec, deux mois plus tard, la formation du premier gouvernement non communiste du bloc communiste (dirigé par Tadeusz Mazowiecki, un proche de Lech Walesa).

Tout l’été 1989, des milliers de familles de l’Allemagne de l’Est ont profité de l’aubaine pour rejoindre leurs familles et amis de l’Ouest, séparés parfois depuis plus d’une quarantaine d’années. Dès le début de l’automne, de nombreuses manifestations se déroulèrent à Berlin et les autorités est-allemandes hésitèrent à faire usage de la force "à la chinoise". Le refus de Gorbatchev a évité le bain de sang que le dictateur est-allemand Erich Honecker était prêt à provoquer (en envisageant le déploiement des 500 000 soldats soviétiques sur le sol est-allemand).

Membre du politburo du parti communiste est-allemand (SED), Günter Schabowski annonça à la presse à 19 heures que « les voyages privés vers l’étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatif ». Quand un journaliste lui demanda quand cette décision allait être applicable, il répondit, pris au dépourvu : « immédiatement » ! A suivi une ruée vers les postes frontières dont le premier fut ouvert à 23 heures 30.

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Érigé le 13 août 1961, le mur de Berlin était la preuve matérielle de la dictature communiste. Ce fameux Rideau de fer, dont l’expression fut trouvée par Churchill. Normalement, un pays où il fait bon vivre, on ne le quitte pas et il n’y a pas besoin d’empêcher ses habitants d’en sortir. En août 2007, on a retrouvé un ordre donné en octobre 1973 aux agents de la Stasi affectés parmi les garde-frontières : « N’hésitez pas à faire usage de votre arme, même si la violation de la frontière concerne des femmes et des enfants, ce qui est une stratégie souvent utilisée par les traîtres. ». Selon le "Collectif du 13 Août", 1 135 personnes ont perdu la vie du 24 août 1961 au 5 février 1989 en cherchant à franchir le mur, dont des enfants, comme ces deux gamins de 10 et 13 ans qui ont e été tués en 1966 par les militaires est-allemands, de vrais assassins, eux et leurs chefs, les donneurs d’ordre, jamais jugés.

L’image la plus belle de la fin de cet enfer fut sans aucun doute le célèbre musicien Mstislav Rostropovitch jouant le 11 novembre 1989 au pied du mur éventré devant un parterre d’habitants émus par cette concorde retrouvée. Rostropovitch, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Washington, représentait à lui seul toute la terreur de l’Europe communiste, la sensibilité de "l’âme russe" et la culture européenne commune. Le violoncelliste fut réhabilité par Gorbatchev le 16 janvier 1990.

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Comme le dit aujourd’hui Vladimir Fedorovski : « Le système soviétique était basé sur la peur et la terreur. ». En enlevant la peur et la terreur, il allait s’écrouler comme un château de cartes. Vladimir Fedorovski, actuellement écrivain vivant en France, était, en 1989, un diplomate soviétique basé à Paris et très proche d’Alexandre Iakovlev, principal conseiller de Mikhaïl Gorbatchev et père de la perestroïka. Dans un entretien au journal "L’Opinion" le 7 novembre 2019, Vladimir Fedorovski a expliqué que Iakovlev avait téléphoné à Raïssa Gorbatchev pour qu’elle convainquît son mari, qui retournait chez lui après une réunion avec son conseiller, de ne pas accepter la répression que proposaient le KGB et l’Armée rouge. Tout était prêt pour la réponse sanglante.

Fedorovski a expliqué aussi que le 13 juin 1989, Gorbatchev avait rencontré le Chancelier allemand Helmut Kohl à Bonn et ils s’étaient mis d’accord pour la non intervention soviétique en Allemagne : Helmut Kohl lui avait dit que la chute du mur et la Réunification étaient inéluctables, en ajoutant qu’il était prêt à payer pour cela. Gorbatchev lui a simplement répondu : combien ? Et l’ancien diplomate de préciser : « Les dirigeants [est-allemands] étaient néo-staliniens. Ils se sont trouvés désarmés dès lors que la logique de Gorbatchev était de rompre avec la terreur et de ne pas tuer. (…) Gorbatchev est complètement discrédité. C’est l’homme le plus haï de l’histoire du pays, plus encore que les tsars ! (…) Il est qualifié à la fois de traître et de crétin. Il ne peut pas se déplacer en Russie sans gardes du corps et on demande régulièrement qu’il soit jugé pour trahison. ».

Helmut Kohl a su en effet saisir l’occasion historique unique : réunifier l’Allemagne. Une décision politique et instinctive, intuitive. Il fallait aller vite. L’Allemagne fut réunifiée en moins d’un an, le 3 octobre 1990. Avec une parité monétaire alors que l’Est était bien plus pauvre que l’Ouest. L’Allemagne a mis une quinzaine d’années à s’en remettre, mais grâce aux lois Hartz sous le gouvernement de Gerhard Schröder, votées par les deux grands partis de gouvernement, l’Allemagne a réussi son retour à la prospérité industrielle dont elle vit encore maintenant les effets.

Le deal de la Réunification, face à un François Mitterrand vigilant sinon réticent, ce fut le Traité de Maastricht, ce fut l’euro, c’est-à-dire la disparition du Deutsche Mark, et aussi la pérennité de la frontière germano-polonaise. Mais pour les Russes, selon Vladimir Fedorovski, il y a eu un sentiment de trahison de "l’Occident" envers la Russie qui s’attendait à ce que la promesse sur l’OTAN fût tenue, à savoir, ne pas s’élargir, ne pas englober l’ancien bloc communiste.

Aujourd’hui, le monde contemporain vit de cet événement capital et incontrôlable que fut la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et d’un autre événement tout aussi marquant dans l’histoire du monde, les attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001. Ces deux dates ont déterminé ce que le monde est aujourd’hui et les dirigeants actuels peinent encore à trouver de nouvelles bases pour réguler une planète encore trop désordonnée tant politiquement (notamment au Moyen-Orient) qu’économiquement (partout et en Asie en particulier) et en danger de mort par les bouleversements climatiques.

La très récente transgression du Président français Emmanuel Macron dans "The Economics" ce jeudi 7 novembre 2019 sur la "mort clinique" de l’OTAN, si elle n’apporte aucune solution, permet d’entrevoir qu’il est temps de se tourner vers de nouvelles bases, qui ne peuvent être que pour construire une défense européenne, incluant le Royaume-Uni …et l’Allemagne qui bénéficie actuellement d’une protection américaine sans coût budgétaire. Cela devient même nécessaire et urgent, à partir du moment où l’Amérique de Trump souhaite se désengager…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (07 novembre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le mur de Berlin.
La chute du mur de Berlin.
La Réunification allemande.
Berlin 1989 : le 9/11 avant le 11/9.
Les élections régionales en Thuringe du 27 octobre 2019.
Konrad Adenauer.
L’Allemagne en pleine fièvre extrémiste ?

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17 réactions à cet article    


  • CLOJAC CLOJAC 8 novembre 10:46

    Le peuple allemand martyrisé par le nazisme ? Sans blague ?

    L’immense majorité des Boches était d’accord avec Adolf au début. C’est quand ils ont commencé à se prendre les bombes de la RAF sur la gueule qu’ils ont compris qu’ils avaient fait le mauvais choix, mais c’était trop tard.


    • Rincevent Rincevent 8 novembre 13:06

      @CLOJAC

      C’est ce que me disait mon père (prisonnier un temps en Allemagne). Sur la fin, ils disaient ‘’Ach, la guerre, grosse misère’’, mais jusqu’à Stalingrad ils étaient plutôt contents…


    • velosolex velosolex 9 novembre 10:42

      @CLOJAC
      Un peu sommaire comme brève d’histoire et de comptoir. C’est oublier les spartaquistes, Rosa Luxembourg, l’oppression des communistes. Hitler a redonné du boulot à tout le monde, en faisant tourner la machine de guerre. D’où une vraie popularité.. Ce qui est arrivé à l’Allemagne aurait pu, et pourrait malheureusement arriver à la plupart des pays qui traverser les mêmes conditions socio économiques, agrémentées par l’apparition d’un leader dingue, comme on en trouve quelques uns aux quatre coins de la planète, entre Trump et Bolsonaro, deux types qui eux aussi ont déclaré la guerre à l’intelligence


    • julius 1ER 10 novembre 08:32

      @velosolex

      c’est tout à fait çà Velosolex .... Gorbatchev devrait être encensé, mais les Staliniens de tous crins n’ont pas abdiqué, ils ont leur pendant à l’ouest avec les Trump, Bolsonaro, et autre Johnson !!!


    • kimonovert 8 novembre 11:15

      « Gorbatchev lui a simplement répondu : combien ? » Et la réponse est ?


      • Andy Capp Andy Capp 8 novembre 11:28

        La déclaration de Cohn-Bendit qui constitue le « chapeau » de cet article se réfère à la publication par le Monde Diplomatique Novembre 2019 d’une contribution de R Knaebel et P Rimbert intitulée : « Allemagne de l’Est, histoire d’une annexion ».

        L’auteur aurait tout aussi bien pu citer la conclusion d’un autre article du même numéro du même journal, écrit par B Grésillon et intitulé « Un mur peut en cacher un autre » :

        « En effaçant de l’histoire la RDA telle qu’elle fut vécue par ceux qui y sont nés, en rasant ses monuments symboliques — à l’instar du Palais de la République à Berlin -, en réduisant ses habitants au statut soit de victimes d’une dictature totalitaire, soit de mouchards de la police, enfin en monopolisant les postes de pouvoir, les vainqueurs de la guerre froide ont fait naître à l’Est un sentiment que nul quota ne pourra apaiser : celui de ne pas se sentir appartenir à son propre pays. »



          • sls0 sls0 8 novembre 15:02

            Faire le parallèle entre le 11/09 et le 09/11 est d’un mauvais gout.

            Avec le 26/02/2014 quand la Crimée a demandé sa réintégration dans la Russie aurait été plus judicieux, les cas ne sont pas trop différents.

            Deux réunufications. Le 11/09 était une vengeance ou un message disant « vous n’êtes pas à l’abri »


            • lala rhetorique lala rhetorique 8 novembre 15:46

              Cette histoire du mur, bien préparée politiquement, mais apparaissant comme une action impulsive (propagande), n’a pas été bien comprise par les deux allemagnes. Et il est très vrai qu’il s’est agi d’une annexion en effet ! L’Ouest capitaliste prenant possession de la population de l’est, qui a dû s’adapter et non le contraire. S’il s’était agi d’une réunification, les règles auraient été fixées pour que chacun y trouve son compte. Ce ne fut pas le cas. Cet événement a été ressenti comme une violence par les deux allemagnes.


              • titi 8 novembre 16:55

                @lala rhetorique

                Bah vous avez la mémoire courte.

                Tous les marks est allemands ont été repris pour un mark ouest allemand.

                L’ex-RFA a investi en masse en RDA a tel point qu’au début des années 2000 Schrôder allait pleurer misère à Bruxelles pour justifier de son déficit abyssal, accompagné de Chirac.

                Bon.. une fois la réunification digérée, la France a continué à aller pleurer seule misère à Bruxelles...


              • velosolex velosolex 9 novembre 11:02

                @titi
                Je me souviens de Cristine Okrent en reportage sur le mur, en manteau de fourrure, la nuit, regardant passer les Traban, et faisant l’apologie béta de la richesse que « tous ces gens », allaient pouvoir trouver, « comme nous », dans cet ouest fantasmé. Je veux pas jouer aux vigies, mais j’ai eu un drôle de présentiment, ce jour là. Qu’en dehors de la lumière indéniable venue de ces jours particuliers, et qui appartient à toute révolution, les lendemains ne seraient pas ceux qu’on espérait, et qu’il y aurait beaucoup d’espoirs déçus...
                La chute du mur et des régimes de l’est a redonné une légitimité inédite à un capitalisme qui était moribond. Ils étaient là, comme deux boxeurs, à la limite tous deux du KO, et c’est le communisme qui est tombé. L’arbitre a levé le bras du vainqueur...Celui ci ressemble maintenant plus à Elvis Presley sur ses vieux jours, avec son cholestérol dans les chaussettes, qu’à Mohamed Ali, alias Cassius Clay...Il aurait pu y avoir un deal, une refondation, basé sur l’inédit, et le partage des richesses, un socialisme éclairé. Au lieu de ça émergea ce capitalisme décomplexé qui nous emmène 30 ans plus tard dans le mur, celui ci n’étant plus fait de parpaings, mais bien plus dur encore. 


              • julius 1ER 10 novembre 08:44

                @velosolex

                Bravo Velosolex , bonne analyse !!!!!
                de mystification en mystification, on n’est pas sorti de l’auberge, c’est la construction européenne qui a payé le prix fort de la réunification et de l’élargissement à l’est et c’est pourquoi l’UE est tant remis en question aujourdhui car la mise à niveau des pays de l’est avec un Capitalisme en crise est bien plus compliquée que prévue !!!
                cette stagnation digne de l’URSS sous Brejnev est dangereuse car elle relance les populations dans l’idée d’un retour aux frontières qui serait totalement mortifère....
                on est dans une impasse et il sera très difficile d’en sortir par le haut !!!


              • Samson Samson 8 novembre 18:20

                "S’il y avait bien une chose que je ne comptais pas voir (je ne vais pas écrire « vivre ») de mon vivant, c’était bien la chute de la dictature soviétique en Europe centrale et orientale."

                Réjouissez-vous ! Après la chute du glacis soviétique il y a 30 ans, c’est à l’effondrement de l’Empire U$ et à la dislocation de son vassal, le iVème Reich €urocrate, que nous assistons présentement !

                Quand à l’OTAN, Mutilator 1er soi-même se résigne à constater qu’il part en couille et se voit réduit à tenter de convertir fissa Vladimir Vladimirovitch aux vertus d’un libre échange désormais vigoureusement défendu à l’arme de guerre contre l’ingratitude de ceux qui ne sont rien !

                On vit une époque formidable ! smiley smiley smiley


                • Pere Plexe Pere Plexe 8 novembre 19:54

                  @Samson
                  Quand à l’OTAN, Mutilator 1er soi-même se résigne à constater qu’il part en couille

                  Quel prise de conscience.
                  Tardive certes, mais mieux que rien vaut tard.
                  Est ce, comme trop souvent chez lui, une déclaration purement électoraliste ou une réelle prise de conscience ? Les actes à venir, ou son inaction, nous le diront. 
                  Pour la Russie et V Poutine sa tentative de rapprochement, sans doute sincère car devenue indispensable, est carrément comique.
                  Mais sans doute est là encore de la communication.
                  Reconnaître qu’une fois de plus, et pour complaire aux USA, la France à fait le mauvais choix serait dévastateur pour son électorat. 


                • velosolex velosolex 9 novembre 10:49

                  « C’est ce que dit l’extrème droite » 

                  -Je déteste ce procédé manipulateur, qui vise à vous rallier à un argument, en vous invitant à prendre une opposition systématique, par quelqu’un, ou un parti, que vous êtes sensé devoir détester. Un jour la droite, la gauche, l’autre les écolos, ou Tartempion. Du prêt à porter ou à penser pour les cons !

                  Car c’est prendre les gens pour des imbéciles, des moutons de panurge. Je déteste par exemple Retailleau, qui soutenait le projet de notre dame des landes. Mais je l’applaudis à deux mains quand il dénonce les partis communautaires     « Listes communautaires » : Retailleau veut les interdire, la liste …Maintenant ça ne sert à rien de parler pour les autres. En RDA énormément de gens ont vécu cela comme une anexion. Du jour au lendemain, on les a ridiculisé, ils ont perdu leur boulot, les valeurs auxquelles ils croyaient, indépendamment de ce que j’en pense, personnellement. Comment qu’ils appellent cela ?... Eux seuls sont habilités à donner un mot sur ce qu’il leur ai arrivé. Sinon c’est du colonialisme, ou du déni, ou du revisionnisme. Toutes ces tendances naturelles qui sont du coté des vainqueurs. Rien de changé depuis la guerre des gaules, où César changea les gaulois en couillons incultes


                  • kimonovert 9 novembre 12:07

                    « Maintenant ça ne sert à rien de parler pour les autres. » Application !


                    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 novembre 10:19

                      note de 1/5

                      Aucune participation aux débâts

                      Comment se fait-il que cet article soit publié ?

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