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Accueil du site > Actualités > Europe > Bilan moral du nazisme, au prisme du monde actuel

Bilan moral du nazisme, au prisme du monde actuel

Cet article propose de réaliser un bilan moral du nazisme, qui ne se borne pas à dire « c’est mal, plus jamais ça, oh non, point Godwin, sale néonazi, va te faire emmmmmh, #balancetonheil ». Mais cela ne signifie pas qu’un bilan moral soit exhaustif, ni encore moins précis. Il lui suffit d’être sensé. Comme tout bilan, il s’agit de peser le pour et le contre, de voir ce qui peut être amélioré, et ce à quoi il faut remédier. Mais si une telle ambition semble trop grande, lisez là une tentative ou, si l’on veut, une tentation, parce qu’il faudra bien en passer par là. Remercions LREM d’avoir détabouïsé le débat sur l’immigration, encore que les températures de saison soient chaudes, et que cet article est écrit au prisme du monde actuel ⸻ pas forcément en faveur de LREM.

Attention, cet article n’est pas manichéen, et attaque sec. Si vous avez le sentiment qu'il ne juge rien, c’est précisément qu’il ne juge pas : vous pourrez toujours trancher dans les commentaires, si ça vous pulse ... Lisez cela comme un panorama, un paysage. Car le fait est que le nazisme est un phénomène social-politique au fond humain, trop humain, pas si exceptionnel que cela, et surtout dangereux dans sa dimension suprémaciste exterminationniste « magicienne » (vous verrez). Pour le reste, il est comme tout le monde. C’est-à-dire que le nazisme ... que le nazisme n’est pas « nazi » ce qu’on délire nazi, et que l’Histoire a suivi son cours en vérité, que l’humanité a traversé les âges normalement. Il ne faut pas surestimer le nazisme : c’est lui faire trop d’honneur, des honneurs surfaits. Car alors : ou bien tout le monde est nazi, ou bien personne, pour ainsi dire. Ce n'est pas logique.


Source internautique

 

Dans Instincts et société, Gonthier, 1964, du sociologue Roger Caillois, récemment cité sur AgoraVox, voici ce qu’on lit, pp.72-76 :

La secte au pouvoir

Une secte peut se proposer pour but précis la conquête du pouvoir dans le pays où elle se forme. Elle ne cherche pas une influence occulte, diffuse, mais entend s’emparer de l’État. Aussi prend-elle l’apparence d’un parti politique et d’abord on la traite comme tel. Mais la société distingue bientôt le péril : elle devine sous le couvert qui respecte ses institutions et ses coutumes, une décision bien arrêtée de les détruire. Pour un dessein moins radical, faudrait-il en effet cette discipline sévère, cette cohérence absolue, ce fanatisme délibéré ? Serait-il besoin de détacher les affiliés de chacun des scrupules qui assurent la convivance de tous les citoyens, détruirait-on en eux le respect des lois, de la vérité, du prochain, au profit d’une seule fidélité aveugle, si l’on ne travaillait pas à forger pour une lutte sans merci des instruments dociles et efficaces ? Ces cœurs durs, qui servent sans trembler une foi ennemie, sont aussitôt regardés comme un danger pour la morale et pour l’ordre. On leur fait crime de violer des principes, qu’ils se vantent en effet d’avoir désappris de professer. Ils en voyaient trop qui sont incapables de rien sacrifier pour la défense des maximes qu’ils disent saintes réclamer des autres une soumission que dément leur propre exemple, mais où ils trouvent un profit certain.
On recourt en vain à la répression : la secte en est fortifiée. Elle est obligée à plus d’invention et d’énergie. Profitant des divisions de ses adversaires, s’alliant avec les uns contre les autres, elle fait brèche dans le front qu’on lui oppose. Elle exige de la société les droits dont elle jure déjà de la priver un jour. Enfin, par la ruse et par la violence mais aussi à force de courage, d’abnégation et d’intelligence, elle parvient au terme de ses efforts. Elle est maîtresse de la nation sans avoir perdu le moins du monde ses abruptes vertus. Loin de croire ici sa tâche terminée, elle entreprend sans tarder d’imposer à la société entière l’esprit qui l’anime.

Roger Caillois fait référence à la montée du nazisme, et pourtant cela ressemble à l’islamisme. Des sectes au pouvoir. Il ne croyait pas si bien dire.

Pages 158-160 :

Hitler, « Chef inspiré »

Hitler apparaît d’emblée avec les traits mythologiques du souverain inspiré, en partie parce que la nature même de son ascendant lui impose de les afficher, en partie parce que l’imagination populaire les lui accorde d’instinct, D’ailleurs, le chef attendu dans les milieux où il développe son mouvement, appartient déjà au type charismatique du meneur inspiré, et non au type fonctionnel de l’homme d’État. Le fondateur du parti national-socialiste, Gottfried Feder (Der deutsche Staat auf nationaler une sozialer Grundlage) compare ce messie au Christ, à Luther, à Savonarole, à Mahomet.

Or des adeptes de LREM comparèrent Macron au Christ, pour l’anecdote. Cela n’en fait pas un nazi, mais fait certainement de l’archétype du chef inspiré, comme son nom l’indique, un archétype.

[Gottfried Feder] attribue par avance [à Hitler] une volonté de fer comme principale vertu et le définit comme un libérateur. A ce titre, il peut compter sur le fanatisme de la masse qu’il affranchit. Elle le reconnaît comme la source de toute liberté, et elle le sert avec un dévouement à toute épreuve. Enfin, dirigeant la nation, il agit avec une « sûreté somnambulique » [il pourrait aussi bien le faire dans le noir, ou bien en marchant sur l’eau]. Aussi ses décisions sont-elles infaillibles. Il veut qu’on les exécute sans les discuter ni même les comprendre.

LREM est très douée pour exiger cela des siens et de la population française. Mais on voit bien que la technique d’annonce hitlérienne est reprise : on annonce, en somme, un messie, afin de subjuguer les mentalités. Mentalités qui sont parasitées par la convocation d’un archétype puissant (C.G. Jung) : celui d’une sainteté superhéroïque divine, entre Jupiter, Mars, Jésus, et maintenant Atlas. Des titans, des dieux, Dieu. La totalitaire ! ... Continuons :

Lundendorff (Der totale Krieg), dont l’influence fut grande dans les mêmes cercles à la même époque, trace du chef militaire un portrait analogue. Il le condamne à un isolement intellectuel absolu : « Personne ne doit chercher à contrôler le cours intérieur de ses pensées, si dignes et si intelligents que soient les hommes de son entourage ». Le chef pense et agit avec l’aisance d’un artiste, mais en même temps, il a la « force de supporter une responsabilité incommensurable » [Atlas ...]. Il accède à des états de lucidité privilégiée, qui dérobent sa psychologie à l’entendement vulgaire : « Jamais l’histoire des guerres n’apprendra ce que c’est qu’un général en chef, jamais elle ne pourra exprimer ce qui se passe en lui. Cela, c’est son bien personnel et il ne pourra l’éprouver lui-même pleinement que dans les heures de suprême tension. » Il s’agit d’une sorte de vertige du commandement et de ses responsabilités que provoque l’atmosphère des batailles [...]
Certes il s’agit ici de l’émotion créatrice du chef de guerre, mais le chef de l’État lui est couramment assimilé en tant que dépositaire d’un pouvoir absolu, dont les décisions mettent constamment en jeu l’existence de la nation. L’un et l’autre sont sujets à la même exaltation, dont on paraît attendre qu’elle les illumine.

Or on s’est très peu privé de comparer la jeunesse et la démarche d’Emmanuel Macron à celle de Louis Napoléon III Bonaparte, qui évoque fatalement le Premier Empire par le prisme rabougri du Second ⸻ mais le Second fut profondément industrialiste comme nos jours. On voit bien qu’Emmanuel Macron ne fait pas de nationalisme, puisqu’il est internationaliste, ni vraiment de socialisme, encore qu’il doive bien se dépatouiller avec l’administration française au fond soviétisante jusqu’à son énarchisme. Tout est au poil.

Car même quand Macron dit par Sehnsucht, langueur aspirationnelle, qu’après sa fonction présidentielle il pourrait retrouver les siens, il se veut un phare. C’est-à-dire qu’il fait passer le poste suprême pour un poste normal (en mode François Hollande) mais avec prestige managerial (en mode Nicolas Sarkozy) comme s’il rédigeait ses mémoires (en mode Jean-Marie Le Pen). La totalitaire !

En tout cas, ce n’est jamais le calcul ni la froide raison qui sont supposés les éclairer. Walter Darré, ministre et théoricien officiel du IIIème Reich, affirme au contraire que les grands conducteurs de peuples obéissent à un mystérieux sentiment intérieur qui les dresse « contre leur temps et contre les raisonnements de leur temps ». Tout comme Gottfried Feder, il les imagine doués d’une sûreté de somnambule. Ce sentiment intérieur où ils puisent leur inspiration, est comparable à celui d’une mère pour son enfant. L’intellectuel en est dépourvu. C’est le contact avec « Notre Mère la Terre » qui l’éveille. En outre, « il ne se développe qu’au milieu du rayon cosmique que distribue la libre nature avec tant d’abondance ». [...]
On mesure combien sont proches, en un pareil domaine, mythologie et psychologie.

Si évidemment Emmanuel Macron ne se prend pas pour le Terre-Mère, sans conteste il est dans ce maternalisme, comme tout le monde ⸻ rien qu’avec sa conjointe. Cela l’exempt d’ailleurs de toute attaque féministe, à moins qu’il soit temps que les féministes s’intéressent à lui enfin. Après tout, c’est un homme ! ...

Mais là où notre aimable président n’est évidemment plus nazi, c’est sur ce qui suit, encore qu’il fait tout pour se comporter comme si c’était le cas, pages 165-166 :

« Le peuple est au chef ce que l’inconscience est à la conscience. » Cette identité rend le Chef infaillible. Comment n’aurait-il pas toujours et d’avance raison, puisque sa volonté reflète immédiatement la volonté collective, dont il est le seul interprète légitime, et qui ne trouve qu’en lui son expression reconnaissable ? On ne peut rien lui opposer qui ne se dresse en même temps contre le génie-même de la nation ou de la race. Pour exprimer ces relations mystérieuses, Hitler se sert de deux images principales.
Dans les discours où il aborde la question, il se compare volontiers à un tambour et à un aimant. L’origine de la première désignation remonte au procès de Leipzig [au début des années 1920]. Dans le plaidoyer qu’il prononça devant le tribunal où l’avait mené l’échec du putsch de Munich, il se présenta comme « le jeune tambour du peuple allemand », Quand il fut parvenu au pouvoir, un journal anglais reprit l’expression pour lui dénier la qualité d’homme d’État, lui rappelant que, de son propre aveu, il n’était qu’un simple tambour. Dans un mouvement oratoire de grand style, le Chancelier releva aussitôt l’ironie, proclamant à la face du monde qu’il était en effet le tambour sur lequel résonnait la misère des quatre-vingts millions d’hommes que ses roulements avaient fini par réveiller de leur torpeur. Plus tard, au cours de sa carrière, il revint maintes fois à la même image.

Outre que c’est une image de transe chamanique, il faut noter la rhétorique qui reprend à son compte le mal qu’on dit de soi. C’est pervers narcissique, mais cela marche très bien : la tactique du retournement de situation, du retournement des armes de l’adversaire contre lui-même. LREM a fait cela, en parlant « d’acte II » alors que les Gilets jaunes en étaient à leur énième acte déjà. Et ainsi de suite, quand LREM agitait des drapeaux français au Louvre à l’élection, ou quand est lancé l’actuel débat sur l’immigration : il y a récupération de thèmes RNistes. Finalement, Hitler n’est pas si « hitlérien », ou bien LREM est hitlérienne comme le RN, qui au fond ne l’est pas. Si vous n’y comprenez rien, c’est qu’il n’y a rien à comprendre à pareilles comparaisons en vogue. C’est-à-dire que c’est de la politique politicienne, quoi.

Pages 173-174 :

Dans un régime totalitaire, le pouvoir est toujours charismatique à quelque degré. Deux raisons au moins le rendent inévitable. En premier lieu, un régime totalitaire repose sur l’identification d’un parti avec la nation. Or la discipline et l’organisation partisanes constituent dans les sociétés modernes le cadre le plus favorable au développement du pouvoir charismatique [aujourd’hui, c’est le monde de l’entreprise en général]. C’est là surtout qu’un chef s’impose personnellement, avec pour unique soutien les acclamations populaires et la fidélité de ses compagnons. Si, parvenu au pouvoir, il demeure d’abord chef de parti, il conserve ce prestige qui l’y a porté et il en tire, plus que de sa fonction, l’ascendant qui fait sa force. En second lieu, un régime totalitaire suppose une grande oeuvre à accomplir ; il ne se justifie pas s’il ne s’agit que de gérer calmement les affaires de l’État. Chacun voit que tant de rigueur est superflue pour une besogne comptable et qu’elle risque même de tout gâcher. Mais la même rigueur est indispensable, s’il faut mobiliser la nation en vue d’une tâche infinie, d’un projet qui, en tout cas, dépasse de loin, en ampleur et en portée, l’humble souci de la prospérité quotidienne. L’exécution d’une pareille entreprise, domination de l’univers par une race élue ou instauration d’un monde socialiste [et toute autre « révolution » managériale], requiert un champion à sa taille. Celui qui mène un tel combat apparaît presque nécessairement avec les traits d’un ouvrier du destin [...]
[Mais] la part de l’atmosphère mythique et religieuse est rarement aussi envahissante [qu’avec Hitler].

Ou bien Emmanuel Macron, dont le grand’oeuvre consiste apparemment à fonder un européisme par d’autres moyens qu’Hitler, ainsi qu’à combattre toutes les formes de complotisme et de nationalisme encore que ⸻ comme dit Frédéric Taddéi dans une interview à la dernière parution d’Eléments ⸻ les anti-complotistes soient les premiers à voir des Russes partout. D’ailleurs, l’anti-russisme est toujours d’actualité géopolitique, y compris à travers des éléments aussi risibles que de surnommer un guignol « Poutine » dans un film. Comme à l’heure de l’anti-communisme nazi pourtant. Comme quoi, le monde n’est pas manichéen.

Mais revenons à cette « atmosphère mythique et religieuse rarement aussi envahissante » qu’avec Hitler, car nos actualités se réclament avant tout d’une atmosphère pragmatique. Cette fois-ci, c’est le Matin des magiciens de Pauwels et Bergier, Gallimard, 1960, qui va servir à la citation.

Page 500 :

Aux USA, il y a, depuis la [Seconde Guerre mondiale voilà 15 ans seulement], plus de 30.000 astrologues, 20 magazines uniquement consacrés à l’astrologie, dont l’un tire à 500.000 exemplaires. Plus de 2.000 journaux ont leur rubrique astrologique. En 1943, 5 millions d’Américains agissaient selon les directives des devins et dépensaient 200 millions de dollars par an pour connaître l’avenir. La France seule possède [en 1960 déjà] 40.000 guérisseurs et plus de 50.000 cabinets de consultation occulte. Selon des estimations contrôlées (chiffres cités par François Le Lionnais dans son étude Une maladie de civilisation : les Fausses sciences, La Nef, n°6, juin 1954), les honoraires des devins, pythonisses, voyantes, sourciers, radiesthésistes, guérisseurs, etc., atteignent 50 milliards de francs pour Paris. Le budget global de la « magie » serait, pour la France, d’environ 300 milliards par an : beaucoup plus que le budget de la recherche scientifique.

Que l’on ne s’étonne pas qu’aujourd’hui, après ça, LREM compare allègrement Macron au bon dieu, au diable et à tous les saints, à ce compte : c’est extrêmement rentable ! ... C’est extrêmement rentable, mais c’est exactement ce qui motiva le nazisme aussi. Et là, on touche à l’essentiel. En effet, comment une bureaucratie d’État telle que l’allemande, si rationnelle alors, peut-elle parvenir à organiser en grand une extermination génocidaire ? comment même cette administration peut-elle se retourner contre ses acteurs-mêmes ⸻ car les dirigeants nazis, ne reconnaissant pas la défaite à venir, étaient prêts à sacrifier tout le peuple allemand sans distinction ? Il y a une « magie » à l’oeuvre.

Longtemps, on a cru que c’était lié à la révolution conservatrice qui précéda l’avènement de Hitler. Malheureusement pour les gauchistes, il faut bien voir que le nazisme est un socialisme national, d’une part ... d’autre part, nombreux furent les socialistes à rejoindre et organiser le régime fasciste de Vichy ... mais en plus, pour tous les progressistes post-gauche recentrés, des juifs furent acteurs de cette révolution conservatrice ...

En tout cas, il y a, dès le numéro 23 de la revue Nouvelle École, paru en 1973, un excellent article d’Armin Mohler, Die Konservative Revolution in Deutschland 1918-1932 pour s’en convaincre. Un grand intellectuel tel que Leo Strauss, ressortissant juif, faisait d’ailleurs partie de cette révolution conservatrice, qui produisit les conférences parues sous le nom de Nihilisme et politique chez Payot. De toute évidence, le conservatisme ⸻ serait-il juif ⸻ est tendanciellement de droite (encore que de nos jours, des socialistes libertaires tels que Michel Onfray ou Jean-Claude Michéa s’avèrent conservateurs), mais là où le travail de mémoire récent s’est fourvoyé, c’est lorsqu’il a associé le nazisme à la droite, et précisément à l’atmosphère de cette révolution conservatrice, car cette révolution conservatrice n’avait rien à voir : la révolution conservatrice se nourrissait des meilleurs intellectuels.

Rien à voir avec des « magiciens » nazis ! ... Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le monde n’est pas manichéen. Pas plus à gauche, au centre qu’à droite, avec leurs extrêmes idoines dont extrême-centre, vous n’avez de nazisme obligatoire.

Voyez plutôt, page 454 du Matin des magiciens :

La véritable S.S. de formation « initiatique » [et supérieure au NSDAP lui-même, détachée par décret, donc supérieure à l’État allemand] [...] « ne compte pas sur l’aide fanatique de sadiques qui recherchent la volonté du meurtre, [dixit Himmler] : elle compte sur des hommes nouveaux. » Hors du « cercle intérieur », qui comprend les « têtes de mort », leur chefs, plus proches de la doctrine secrète, selon leur rang, et dont le centre est Thulé, le saint des saints, il y a le S.S. de type moyen, qui n’est qu’une machine sans âme, un robot de service. On l’obtient par fabrication standard, à partir de « qualités négatives ». Sa production ne relève pas de la doctrine, mais de simples méthodes de dressage.

Page 437 :

[Les ouvrages nazis] paraissent fondés sur un réalisme politique étroitement matérialiste. Ce souci, chez tous les membres du groupe, d’employer un langage exotérique purement matérialiste, de véhiculer vers l’extérieur des conceptions pseudo-scientifiques, brouille dans cesse les cartes.

Exactement comme « la science soviétique » (encore qu’elle recela aussi des éléments de valeurs, tels qu’en psycholinguistique Lev Vygotski) et comme tous ces sites Internet actuels, vendant « la science coranique » comme si le Coran avait tout prévu (c’est évidemment anti-historique, et d’islamisme radical) ⸻ ce qui évidemment n’empêche pas (comme Lev Vygotski chez les soviets) qu’il y ait des scientifiques musulmans. Et c’est aussi, actuellement, comme le scientisme mobilisé par les progressistes, par exemple en matière de gender et de génétique raciale.

Car il y a bien des morphotypes raciaux, psychophysiologiques : un Européen n’est pas vert à trois yeux avec des griffes, ce n’est pas nazi de nier cela, et de dire que l’Européen est séculairement ⸻ depuis les Indo-Européens ⸻ comme on dit aux USA, of Caucasian race, tendanciellement au teint plus clair que le restant de l’humanité variée, avec des yeux non-bridés et un crâne non-bombé, etc. par-devers toute possibilité de croisement inter-racial, accouchant de métis eux-mêmes croisables avec tout le monde, qui aboutirait théoriquement sur une race planétaire standardisée.

Alors, qu’est-ce qui est nazi ? ... Ce qui est nazi, répétons-le, est de vouloir exterminer un ou des groupes, au nom d’un suprémacisme racial, sur une base sorcière. Car même les pseudo-« Indigènes de la République », sont racisants, et pourtant ils ne sont pas nazis. Ce qui est nazi, c’est le suprémacisme exterminationniste « magique », au prix même des personnes qui en sont les acteurs, en vue de métahumains d’ailleurs. Voilà ce qui est nazi.

Nous lisions tout à l’heure que Hitler se voulait un tambour chamanique pour les Allemands. Ce n’est pas parce qu’il disait « peuple allemand » voire « race germanique », ni même « espace vital » en soi, qu’Hitler était nazi (tous les animaux sont territoriaux : les oiseaux chantent pour marquer leurs territoires ! leur beau chant signifie aux autres oiseaux : « ceci est mon espace vital, nul autre n’y est souverain que moi » ⸻ lisez les zoologues) ...

 

Voici, page 435 :

[Du docteur Achille Delmas :] « Résonateur puissant, Hitler a toujours été le "tambour" qu’il se vantait d’être au procès de Munich, et il est toujours resté un tambour. Toutefois, il n’a retenu et utilisé que ce qui, au hasard des circonstances, servait son ambition de conquête du pouvoir, son rêve de domination du monde, et son délire : la sélection biologique de l’homme-Dieu. » [Ils croyaient en la « magie » !]
Mais il y a un autre rêve, un autre délire : changer la vie sur toute la planète. Il s’en ouvre parfois ou plutôt la pensée de derrière [secrète] le déborde, filtre brusquement par une petite ouverture. Il dit à Rauschning : « Notre mouvement est une étape nouvelle, ou plutôt l’étape définitive de l’évolution qui mène à la suppression de l’histoire ... » Ou encore : « Vous ne connaissez rien de moi, mes camarades du parti n’ont aucune idée des songes qui me hantent et de l’édifice grandiose dont les fondations au moins seront établies quand je mourrai ... Il y a un tournant décisif du monde, nous voici à la charnière des temps ... Il y aura un bouleversement de la planète que vous autres, non-initiés, ne pouvez comprendre ... Ce qui se passe, c’est plus que l’avènement d’une nouvelle religion ... »

Ce que nous lisons bien, c’est que le nazisme se veut une sorcellerie digne des bouleversements imposés par la société industrielle artificialiste que nous connaissons, désormais, encore que notre industrialisme ne soit pas raciste, et qu’il laisse brailler l’écologisme pour les bonnes manières tandis qu’il signe des accords de libre-échange à plus soif (le CETA), et que les sénateurs votent contre la protection animale dans ce terrible contexte ... même Hitler, était animaliste. Comme Poutine, d’ailleurs. Et pourtant l’animalisme n’est pas nazi.

La vie, la politique réelle, les humains en bandes organisées, territorialisés, culturalisés, identifiés, coutumiers, etc. ne sont décidément pas manichéens. Le traditionalisme n’est pas un nazisme, et ainsi de suite ! pas plus que le néopaganisme résurgeant vivement en Europe contemporaine. L’estremdrwat n’existe pas, même si le nazisme a existé, et que des néonazis existent. Je témoigne personnellement avoir rencontré en 2013 un jeune Français radicalisé dans les résidences universitaires du CROUS de Pau, la ville de François Bayrou. Ce salafiste solitaire lisait Mein Kampf parce qu’il ⸻ dixit ⸻ « trouvait bien les passages sur les juifs ». Lui ayant fait remarquer sa connerie, il voulut me casser la gueule. Personnellement, je n’ai pas peur des coups, mais combien se conchieraient dans pareille situation ? Que prévoit la délation macronienne, dans ce cas ? ... Des années plus tôt, à Mulhouse (Alsace), un jeune beur de 13 ans, dans une maison de quartier, jugeait bon de me dire que « les Français, ils vont aller en enfer » à cause d’un connard d’imam de quartier. Ayant lu le Coran, j’ai pu lui rétorquer qu’il y était écrit textuellement que seul son dieu est juge. Mais tout cela répond à des pulsions suprémacistes exterminationnistes « magiciennes » : tout cela était nazi, voilà le nazisme contemporain.

Page 430 :

L’hypothèse d’une communauté initiatique, sous-jacente au national-socialisme, s’est imposée peu à peu. Une communauté [...] régie par des dogmes cachés, bien plus élaborés que les doctrines élémentaires de Mein Kampf ou du Mythe du XXème siècle, et servie par des rites dont les traces isolées ne se remarquent pas, mais dont l’existence semble indubitable pour les analystes (et redisons qu’il s’agit de savants et de médecins) de la pathologie nazie. Voilà de l’eau à notre horrible moulin.
Nous ne pensons pas cependant qu’il s’agisse d’une seule société secrète, solidement organisée et ramifiée, ni d’un dogme unique, ni d’un ensemble de rites organiquement constitué. La pluralité et l’incohérence nous semblent, tout au contraire, significatives de cette Allemagne souterraine que nous essayons de décrire. L’unité et la cohésion dans toute démarche, même mystique, paraît indispensable à un Occidental nourri de positivisme et de cartésianisme. Mais nous sommes [paradoxalement] hors de l’Occident [avec le nazisme, donc hors même la révolution conservatrice qui le précéda, puisque soutenue par des intellectuels juifs-même] ; il s’agit plutôt d’un culte multiforme, d’un état de sur-esprit (ou de sous-esprit) absorbant des rites divers, des croyances mal liées entre elles. L’important est d’entretenir un feu secret, une flamme vivante ; tout est bon pour l’alimenter.
Dans cet état d’ame, rien n’est impossible. Les lois naturelles sont suspendues, le monde devient fluide. Des chefs S.S. déclaraient que la Manche est beaucoup moins large que ne l’indiquent les mappemondes. Pour eux, comme pour les sages hindous d’il y a deux mille ans, comme pour l’évêque Berkeley au XVIIIème siècle, l’univers n’était qu’une illusion et sa structure pouvait être modifiée par la pensée active des initiés.

Croire que « chacun sa vérité » n’est pourtant pas spécialement nazi : notre époque est prompte à croire cela, qui s’imagine que chacun n’est que ce qu’il pense être en vérité. Hélas, il y a des réalités, il vaut mieux s’en souvenir.

Tout cela peut servir à expliquer un grand nombre de faits terribles, de manière plus réaliste que celle des historiens conventionnels qui veulent voir uniquement, derrière tant d’actes cruels et déraisonnables, la mégalomanie d’un syphilitique, le sadisme d’une poignée de névrosés, l’obéissance servile d’une foule de lâches.

En somme, ils y croyaient, ils croyaient messianiquement en leur raison d’être, mystifiée. Or, croire en soi et en ses rêves est largement promulgué par le monde de l'entreprise toujours, et pas que de l’entreprise :

« Nous n’avons nullement besoin, dit Hitler, d’une conception du monde cohérente. [Les partisans de la Terre creuse ou non ⸻ que nous vivions à l’intérieur ou à l’extérieur d’une sphère planétaire] peuvent avoir raison l’un et l’autre. »
Ce qui compte, ce n’est pas la cohérence et l’unité de vue, c’est la destruction des systèmes issus de la logique, des modes de pensée rationnelle, c’est le dynamisme mystique et la force explosive de l’intuition. Il y a place, dans les ténèbres étincelantes de l’esprit magique, pour plus d’une étincelle.

Actuellement, le libéralisme de toutes les entreprises nous vend de la creativity à tours de bras, qui enjaille tant la classe aspirationnelle à la Macron (« bobos » et pas que « bobos ») devant les classes plus nourries d’espérances (Gilets jaunes et pas que Gilets jaunes), les « anywhere » devant les « somewhere » (transnationaux devant les nationaux), les « créatifs » devant les « besogneux ». L’imagination n’est pas nazie, mais quand elle prétend abattre toutes les limites, elle semble dépasser les bornes du raisonnable, au risque du nazisme.

Dans cette civilisation [nazie], l’intuition, la mystique, l’illumination poétique, sont placées exactement sur le même plan que la recherche scientifique et la connaissance rationnelle. « Quand j’entends parler de culture, je sors mon revolver », dit Goering. Cette phrase redoutable à deux sens : le littéral, où l’on voit Goering-Ubu casser la tête des intellectuels, et un sens plus profond et aussi plus réellement préjudiciable à ce que nous appelons la culture, où l’on voit Goering tirer des balles explosives qui sont la cosmogonie horbigerienne [de l’univers froid, selon laquelle les astres seraient de glace], la doctrine de la Terre creuse ou la mystique du groupe Thulé [et son aryanisme hyperboréen].

Cela va loin, très loin, puisque des tests de missiles V2 furent arrêtés à l’époque, au cas où leur envoi dans l’atmosphère ferait fondre et s’effondrer la lune sur terre (une consultation de chefs, dont Horbiger) doit d’abord avoir lieu. Ou bien, les nazis s’imaginèrent tellement être le feu éternel contre la glace (selon le même horbigerisme) qu’ils partirent en expédition contre la Russie par -40°C. Le moindre soldat désireux de chier, congelait par l’anus, à cause du délire des chefs.

Page 406 :

Notre esprit refuse d’admettre que l’Allemagne nazie incarnait les concepts d’une civilisation sans rapport [avec notre volonté]. C’est pourtant cela, et rien d’autre, qui justifie cette guerre, une des seules de l’Histoire connue dont l’enjeu ait été réellement essentiel. Il fallait qu’une des deux visions de l’homme, [raisonné ou magique], triomphe . Il n’y avait pas de coexistence possible, alors que l’on imagine volontiers le marxisme et le libéralisme coexistant : ils reposent sur le même fond, ils sont du même univers [raisonneur]. [...]
Ce qui nous gêne, pour admettre cette vision étrange d’une [« magie »] établie en un rien de temps au-delà du Rhin, c’est que nous avons gardé une idée enfantine de la distinction entre le « civilisé » et celui qui ne l’est pas. Il nous faut des casques à plumes, des tamtams, des cases, pour sentir cette distinction [et croire en la magie]. Or, on ferait plus aisément un « civlisé » d’un sorcier bantou qu’on n’aurait relié à notre [raisonnement] Hitler, Horbiger ou Haushoffer. Mais la technique allemande, la science allemande, l’organisation allemande, comparables, sinon supérieures aux nôtres, nous cachaient ce point de vue. La nouveauté formidable de l’Allemagne nazie, c’est que la pensée magique s’est adjoint la science et la technique.
Les intellectuels détracteurs de notre civilisation, tournés vers l’esprit des anciens âges, ont toujours été des ennemis du progrès technique. Par exemple, René Guénon ou Gurdjieff, ou les innombrables hindouistes. mais le nazisme a été le moment où l’esprit de magie s’est emparé des leviers du progrès matériel. Lénine disait que le communisme, c’est le socialisme plus l’électricité. D’une certaine façon, l’hitlérisme, c’était le guénonisme plus les divisions blinduées.

Page 447 :

Himmler vivant, traîné au procès de Nüremberg, qu’eût-il pu dire pour sa défense ? Il n’y avait pas de langage commun avec les membres du jury. Il n’habitait pas [le raisonnement]. Il appartenait tout entier à un autre ordre des choses et de l’esprit [un ordre magique]. C’est un moine combattant d’une autre planète [comparé à ce que nous sommes].

De toute évidence, les nazis ou du moins leurs franges les plus représentatives, se prenaient pour des métahumains : ceux que nous adulons à travers les comics ⸻ les Marvel et autres Ligue des justiciers. Et pourtant, ces comics ne sont pas nazis, combattant régulièrement le nazisme, tels que Captain America ou Wonder Woman. Ils n’en sont pas moins dans un délire nazifiant métahumaniste.

Page 397 :

Nous sommes ici aux bases-mêmes de la pensée hitlérienne. Nous estimons qu’il est regrettable que cette pensée n’ait pas été jusqu’ici analysée de cette façon. On s’est contenté de mettre l’accent sur des aspects extérieurs, sur ses formulations politiques, sur ses formes exotériques.

Mais voici, dès la page suivante, ce que croyait Hitler, véritable new ager occidental, digne des plus grands délires médiumniques de channeling si rentables dans le new age de nos rayons d’ésotérisme en librairie :

Nous sommes en relation magique avec l’univers, mais nous l’avons oublié. La prochaine mutation de la race humaine créera des êtres conscients de cette relation, des hommes-dieux. Déjà cette mutation fait sentir ses effets dans certaines âmes messianiques qui renouent avec le très lointain passé et se souviennent du temps où les géants influençaient le cours des astres.

Installez-vous bien dans votre fauteuil-banquette de cinéma CGR, avec les lunettes 3D, vous en aurez pour votre argent. C’est une vaste science-fiction de fantasy :

Horbiger et ses disciples, on l’a vu, imaginent des époques d’apogée de l’humanité : les époques de lune basse, à la fin du secondaire et à la fin du tertiaire. Quand le satellite menace de s’effondrer sur la terre [car il y en a eu plusieurs dans ce délire, captés par l’orbite terrestre, après chaque crash supplémentaire], quand il tourne à faible distance du globe, les êtres vivants sont au sommet de leur puissance vitale et sans doute de leur puissance spirituelle. Le roi-géant, l’homme-dieu, capte et oriente les forces psychiques de la communauté. Il dirige ce faisceau de radiations de telle sorte que la course des astres soit maintenue et que la catastrophe soit retardée. C’est la fonction essentielle du géant-mage. Dans une certaine mesure, il maintient en place le système solaire. Il gouverne une sorte de centrale d’énergie psychique : c’est là sa royauté. Cette énergie participe de l’énergie cosmique.

Bienvenue dans la Quatrième dimension ... On croirait une secte issue de Woodstock, droguée à overdose. Mais vous souvenez-vous de la fin du monde annoncée au 21 décembre 2012, sur la base du calendrier maya ? Lisez :

Ainsi le calendrier monumental de Tiahuanaco, qui aurait été érigé durant la civilisation des géants, ne serait pas fait pour enregistrer le temps et pour maintenir des mouvements. Il s’agit de prolonger au maximum la période où la lune est à quelques rayons terrestres du globe, et il se pourrait que toute l’activité des hommes, sous la conduite des géants, fût une activité de concentration de l’énergie psychique, afin que soit préservée l’harmonie des choses terrestres et célestes. Les sociétés humaines, animées par les géants, sont des sortes de dynamos. Des forces sont produites par elles, qui vont jouer leur rôle dans l’équilibre des forces universelles. L’homme, et plus particulièrement le géant, l’homme-dieu, est responsable du cosmos tout entier.

Ah ! Humanocentrisme, quand tu nous tiens ! Comme si l’espèce humaine était à la fois le centre, le coeur et le tout de l’univers ! C’est vieux comme le géocentrisme, ou bien l’unithéisme juif, chrétien et musulman si égotiste. L’animal humain, finalité de l’univers ! quelle présomption. Hitler est finalement humain, trop humain. Vous en voulez encore ? C’est digne du titan Atlas macronien, et pourtant Macron n’est pas nazi, non ?

Page 450 :

Ce qu’il faut bien saisir, c’est qu’à partir du moment où toute l’oeuvre de rassemblement et d’excitation du parti hitlérien change de direction, ou plutôt est plus sévèrement orienté dans le sens de la doctrine secrète, plus ou moins bien comprise, plus ou moins bien appliquée, jusqu’ici, par le médium placé aux postes de propagande [le tambour chamanique pour la population], nous ne sommes plus en présence d’un mouvement national et politique. Les thèmes vont, en gros, demeurer les mêmes, mais il ne s’agira plus que du langage exotérique tenu aux foules, d’une description des buts immédiats, derrière lesquels il y a d’autres buts. « Plus rien n’a compté que la poursuite inlassable d’un rêve inouï. Désormais, si Hitler avait eu à sa disposition un peuple pouvant mieux que le peuple allemand servir à l’avènement de sa suprême pensée, il n’eût pas hésité à sacrifier le peuple allemand. » Non point « sa suprême pensée », mais la suprême pensée d’un groupe magique agissant à travers lui. Brasillach reconnaît « qu’il sacrifierait tout le bonheur humain, le sien et celui de son peuple par-dessus le marché, si le mystérieux devoir auquel il obéit le lui commandait. »
« Je vais vous livrer un secret, dit Hitler à Rauschning ; je fonde un ordre. » Il évoque les Burgs où une première initiation aura lieu. Et il ajoute : « C’est de là que sortira le second degré, celui de l’homme mesure et centre du monde, de l’homme-Dieu. L’homme-Dieu, la figure splendide de l’Être, sera comme une image du culte ... Mais il y a encore des degrés dont il ne m’est pas permis de parler ... »

Au passage : l’Être est évoqué, ce qui fera penser à la philosophie ontologique de Martin Heidegger les connaisseurs. Or, le heideggerisme ne partage pas la « magie » nazie, pas plus que son suprémacisme-exterminationnisme auto-sacrificiel. Le heideggerisme n’est pas un nazisme, même si Martin Heidegger se laissa transporter ⸻ comme tant d'autres ⸻ par l'atmosphère d’époque. Personne ne peut dire comme il aurait réagi, Allemand sous Hitler. Arrêtons la germanophobie.

Car un tel dirigeant sacrifiant son peuple, même s’il fera penser à Emmanuel Macron pour certains Gilets jaunes ... un tel dirigeant, évidemment, n’est plus un Allemand. Il est anti-peuple, et pour ainsi dire anti-race germanique, en vérité, puisqu’il pourrait en faire l’holocauste aussi bien que la Shoah. Dès lors, répétons-le, ne soyez plus si germanophobes : « Le modèle allemand », on ne sait pas s’il est adaptable ni efficace pour la France, son peuple, voire la race latine, mais on sait qu’il n’est pas nazi. C’est une certitude.

Autre exemple, chez l’aviateur et écrivain Ernst Jünger, page 458 :

A la date du 14 octobre 1943, Jünger écrit :
« Le soir, visite de Bogo. (Par prudence, Jünger revêt les hauts personnages de pseudonymes. Bogo, c’est Hierscher, comme Knibolo est Hitler.) En une époque si pauvre en forces originales, il m’apparaît comme l’une de mes relations sur qui j’ai le plus réfléchi sans parvenir à me former un jugement. J’ai cru jadis qu’il entrerait dans l’histoire de notre époque comme un de ces personnages peu connus, mais d’une extraordinaire finesse d’esprit. Beaucoup, sinon la plupart des jeunes intellectuels de la génération qui est devenue adulte après la grande guerre [génération révolutionnaire conservatrice], ont été traversés par son influence et sont souvent passés par son école ... Il a confirmé un soupçon que je nourris depuis longtemps, celui qu’il a fondé une Église. Il se situe maintenant au-delà de la dogmatique et s’est déjà avancé très loin dans la liturgie. [...]
« J’ai pu constater chez Bogo un changement fondamental qui me semble caractéristique de toute notre élite : il se rue dans les domaines métaphysiques avec tout l’élan d’une pensée modelée par le rationalisme. Ceci m’avait déjà frappé chez Spengler et compte parmi les présages favorables. On pourrait dire en gros que le XIXème siècle a été un siècle rationnel et que le XXème est celui des cultes. Kniebolo (Hitler) en vit lui-même, d’où la totale incapacité des esprits libéraux à voir seulement le lieu où il se tient. »

En somme, ne cherchez pas à raisonner le nazisme. Si Hitler est incompréhensible, c’est parce qu’il est porté par une mentalité technico-religieuse à laquelle nous nous laissons tous infantilement porter « magiquement » jusqu’à se croire métahumain, suprême, voire potentiellement exterminateur comme les métahumains de nos comics. Le nazisme n’est pas seulement un atavisme, une résurgence des temps passés, mais c’est un modernisme sorcier, et derrière lui toute sa clique ésotériste est du même ordre singulièrement progressiste réactionnaire ! Ce ne sont pas des sadiques, ce sont des rêveurs éveillés. Sans cette lucidité aveuglante, ce feu consumatoire sacrificiel de l’esprit, ils n’auraient jamais osé le génocide, et tant d’autres excursions déphasées.

Ainsi, plus que tout autre chose : en vérité, le nazisme et la Seconde Guerre mondiale ne marquent aucune rupture entre avant 1939 et après 1945. Les êtres humains sont les mêmes. Au fond, pour surréaliste soit le nazisme, le surréalisme n’a pas été inventé par des nazis, et nous sommes tous capables de surréalisme, donc tous quelque chose comme des nazis, avant comme après le nazisme. Nous l’avons tous toujours été, tous autant que nous sommes, à nos manières, quelle que soit notre race ou notre peuple. Et il n’y a pas de quoi en faire un drame, tant que ça ne se veut pas suprémaciste, ni a fortiori exterminationniste.

L’être humain est un animal si « magicien » ! Le commerce ésotériste se porte bien. Et nous communions en cette « magie », malgré toutes nos tentatives de rationalisations, nos îlots de rationalités éparses au coeur des forêts, jungles, mers et steppes sauvages de l’imagination et de la créativité, sans lesquelles nous ne nous émerveillerions ni ne nous effrayerions plus de rien.

Nous avons besoin de ça, pour vivre.

 

 

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107 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 15 octobre 14:26

    En effet, réfléchir à « ce qui peut être amélioré » dans le nazisme me semble un bon programme. Merci à vous.


    Donc Macron est nazi, et puis finalement non puisqu’il ne faut pas être manichéen, d’ailleurs personne n’est nazi, Hitler et les nazis n’étaient pas nazis, etc. Quel gloubiboulga infâme, indigeste. « Faire le bian moral » du nazisme, se croire sulfureux et transgressif, et aboutir à des lapalissades comme « ce qui est nazi est de vouloir exterminer un ou des groupes au nom d’un suprémacisme racial ». Bon allez, vous m’avez converti, conservons du nazisme ce qui peut être bénéfique, le territorialisme, etc., « ne soyons pas germanophobes ». Toujours ce fond rance chez vous, mais sans assumer, sans se dévoiler. Votre territorialisme ne vous sauvera pas, il n’a jamais sauvé aucun peuple, vous avez un siècle de retard. Mais bon, vous êtes malin, facétieux, dissimulé, alors ça passe.


    Et c’est bizarre, vous accusez sans cesse le christianisme d’être « totalitaire », et le mot n’apparaît pas une seule fois à propos du nazisme. Quelle farce ! C’est bien de faire de l’esprit pour être lu, mais être pris au sérieux c’est pas mal aussi, croyez-moi, et vous en êtes loin pour l’instant.


    • Sparker Sparker 15 octobre 15:00

      @Laconique

      Je suis assez d’accord avec vous, c’est comme les scénarios de film américains, le sujet est judicieux, le traitement relativement correct et honnête, la chute souvent déplorable, mais bon...
      Creuser ce qu’est venu faire le nazisme dans l’histoire humaine est certes très intéressant et on à vite fait de l’écarter sans le « comprendre » et cette démarche est pour le moins inquiétante.
      Qu’il ait été une émanation d’esprits humains avec une logique propre et une justification mystifiée mérite certainement qu’on l’interroge.
      Qu’il ait été le « jusqu’auboutisme » d’une logique présente dans le fond de nos motivations et conceptions ne me choquerait pas plus que ça à apprendre et comprendre.
      Mais ce billet cherche plus à justifier quelque chose qu’a comprendre.
      Macron n’est pas nazi, certes, mais pour lui il y a quand même des gens qui ne sont rien... si c’est pas du nouvel homme dont témoigne cet éphèbe, il fait néanmoins, pour lui, partie d’une « caste » supérieure, enfin c’est ce qu’on lui à dit.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:41

      Pourquoi faîtes-vous semblant de ne pas comprendre, Laconique ... Non, ne répondez pas. Vous ne comprenez peut-être tout simplement pas. Messieurs, il faut voir ce que vous voyez, voir sans surinterpréter, sans juger. Parce que jusqu’à preuve du contraire, nous avons tous remarqué que le nazisme était dangereux. Caution, handle with care. With care. Car ce n’est pas en le confinant, qu’on arrivera à quoi que ce soit.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:13

      Oui alors vous avez l’impression de rentrer dans le lard de l’article, mais toutes vos interventions ne font que souligner sa thèse, mais perversement, à votre manière tordue caractéristique.


    • serge.wasterlain 16 octobre 06:43

      @Laconique
      Quel courage ! Moi je n’ai pu lire que la moitié de l’article avant de décrocher...


    • mmbbb 16 octobre 07:26

      @Laconique et pourtant le nazisme fut porte par de grands intellectuesl notamment Heidegger 


    • mmbbb 16 octobre 07:35

      @Marzhin Tavernier le nazisme comme le communisme a pris forme dans une nation allemande défaite , en guerre civile , ou la famine regnait et le chaos etait l ordre . La crise de 1929 ayant ete le catalyseur de la prise de pouvoir d Hitler
      Les banques ayant ete en faillite , l inflation galopante , le chomage ; les conditions ayant servi de terreau au nazisme

      J ai survole votre article , Vous n employez pas le mot paganisme , me semble t il ? Omission , Hitler c est le retour du paganisme 


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 12:15

      Un bilan moral est, comme son nom l’indique, moral. Ni économique ni politique. Maintenant vous croyez bon d’amalgamer ça au paganisme cité dans l’article, et vous avez tort. Le paganisme n’a jamais été un supremacisme extermination niste metahumaniste. Par contre, comme le dit l’article, nous avons tous besoin de « magie » pour vivre. Le tout est de raison garder. Les dieux existent, sous cet angle, le tout étant de ne pas nous déifier nous-mêmes deliramment, mais de rester dans leur honneur.


    • mmbbb 16 octobre 21:07

      @Marzhin Tavernier j entends par paganisme , le syncrétisme religieux et profane utilses dans les representations des manifestations hitlérienne . Il faudrait savoir discerner !


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 20 octobre 18:50

      Il ne faut pas tout mélanger. Dans le nazisme, c’est un occultisme.


    • McGurk McGurk 15 octobre 14:36

      "C’est-à-dire que le nazisme ... que le nazisme n’est pas « nazi » ce qu’on délire nazi

      « 

      Je ne sais pas ce que vous fumez mais c’est du lourd...

       »Si Hitler est incompréhensible, c’est parce qu’il est porté par une mentalité technico-religieuse« 

      Au contraire, ses objectifs étaient très clairs. Ils sont même écrits dans son torchon qu’on ose appeler un »livre«  plein de haine et de volonté de vengeance.

      La tentative de relier idéologie et religion a été tentée par des adeptes pour justifier un programme parfaitement injustifiable. D’où ces cérémonies ridicules avec un air de déjà vu.

      Néanmoins, l’idée de connexion avec des »civilisation anciennes plus nobles et pures« ne cache simplement que l’idée de filiation, d’ »héritage ancestral« servant à se disculper des horreurs et conquêtes qu’il prévoyait de faire. En un mot, le concept de »race«  qui, rappelons-le, n’existe pas chez l’être humain.

       »Sans cette lucidité aveuglante« 

      C’était simplement un psychopathe paranoïaque, rien de plus. Aucune lucidité donc.

       » le surréalisme n’a pas été inventé par des nazis, et nous sommes tous capables de surréalisme, donc tous quelque chose comme des nazis, avant comme après le nazisme.« 

      Pourriez-vous être plus vague svp ? Je sens ici comme des relents de choses qui ne me plaisent guère.

      Votre idée principale à l’air d’être aussi absurde que la couleur du cheval blanc d’Henri IV...

      Le surréalisme est un mouvement artistique. Le nazisme une monstruosité se voulant à la fois intellectuelle, logique et filiale.

       »Nous avons besoin de ça, pour vivre."

      ...du nazisme ? Du surréalisme ? Vu que vous confondez les deux j’ai quelques doutes quant à la phrase finale...


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:42

        Je ne sais pas qui est le plus animé par la rage, la hargne et la vengeance ici. Mais enfin, de toute évidence, vous ne voulez pas comprendre « la magie », et vous vous cherchez des rationalisations qui n’expliquent rien : un programme jamais ne fit une application. Il lui faut un carburant.


      • McGurk McGurk 15 octobre 19:43

        @Marzhin Tavernier

        Il n’existe pas de « magie » dans la radicalisation d’un peuple.

        La « religion », que vous citez, est justement le terreau idéal servant au fanatisme le plus absolu (nazisme, soviétisme/maoïsme, islamisme, etc.) à soumettre les dernières consciences qui auraient un doute sur les objectifs à appliquer.

        Le nazisme s’est en fait nourri des rancunes ancestrales franco-allemandes, du sentiment de frustration des Allemands face à l’humiliation, la misère et la faim. Ce que vous citez n’est qu’anecdotique, du folklore donnant un peu de brillant à la machine mais les racines de ce mal sont bien plus simples et visibles que vous ne le pensez.

        Le second pallier a été mis en place lorsque la population a été totalement coupée du monde, la presse étant totalement remaniée et aux ordres de ce monstre. Et même à ce stade, beaucoup tentaient d’ignorer ce phénomène car ils aspiraient à vivre comme n’importe quel personne. Mais le lavage de cerveau a fini par opérer.

        Je n’apprécie pas du tout votre phrase sur le « surréalisme », cette association à la fois d’un mouvement artistique hors du sujet et « tous quelque chose comme les nazis » qui nous associe à de sombres merdes de résidus de fausse couche de monstres tueurs en série.

        A trop philosopher et voir de trop haut on ne voit finalement plus rien du tout. La vérité que vous semblez démontrer est aussi indiscernable que les volontés se cachant derrière un programme politique.

        Quant à votre première phrase de votre dernier commentaire à propos du mien, je vous invite à lire Mein Kampf pour voir de quoi je parle. La haine et la vengeance y sont à chaque page.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:12

        Mais McGurk, si tout ce que j’ai écrit vous met les larmes aux yeux, c’est parce que vous ne pouvez pas en supporter et je vous comprends la proximité avec ce qui vous tient à coeur, et ma thèse est démontrée : que le nazisme est humain, trop humain. On endure mal que les belles choses de ce monde, aient pu animer et servir même au suprémacisme-exterminationnisme. Mais c’est ainsi : les nazis étaient des humains, qui certes furent de sombres fanatiques, comme les islamistes, mais vous ne semblez pas remarquer que le contrôle de l’information est aussi un truc d’Occidental, actuellement. Et ainsi de suite. Nous sommes tous humains, ou rien du tout.


      • McGurk McGurk 16 octobre 10:38

        @Marzhin Tavernier

        Votre thèse est parfaitement immonde.

        Je ne suis pas et ne serai jamais associé à ce genre de doctrine, quand bien même ma vie serait un enfer. Et je vous défends de faire une correspondance entre ma personne et cette merde infâme.

        Le nazisme est le contraire absolu de l’humanité. C’est d’ailleurs même l’absence totale de compassion et de logique surfant justement sur les sentiments primaires des gens.

        La seule « logique » existante au sein de cette idéologie est l’application pratique ce celle-ci. Et pour l’appliquer, l’outil nécessaire pour faire adhérer la population est à la fois la propagande massive et l’absence d’information (ou la présence continue d’informations fausses) en gros un lavage de cerveau.

        Les véritables nazis étaient des déchets de l’humanité, la plupart du temps à la fois intelligents et séniles. Le parcours et profil psychologique des grands pontes de l’Allemagne fasciste le confirme. C’est ce manque profond d’humanité qui a conduit des types comme Himmler à écrire des lettres romantiques à sa femme tout en lui disant qu’il fallait exterminer des peuples entiers qualifiés de « sous-race » ou indignes de vivre.

        Le contrôle de l’information est effectivement primordial mais il ne tient pas sans la propagande et surtout un bourrage de crâne massif. La période actuelle fait, je vous l’accorde, penser à cette période.

        La logique du « tout ou rien du tout » ne fonctionne pas ici. Certains individus une minorité — sont sévèrement atteints et ne représentent d’aucune manière l’humanité compte tenu de leurs pensées et actions. Et les nazis ne sont pas, de fait, des être humains on appelle ça des « monstres ».


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 13:42

        "Le nazisme est le contraire absolu de l’humanité. C’est d’ailleurs même l’absence totale de compassion et de logique — surfant justement sur les sentiments primaires des gens.

        [...] La logique du « tout ou rien du tout » ne fonctionne pas ici.« 
        Donc, en substance, vous dîtes ce que je dis. Que c’est humain.

         »La seule « logique » existante au sein de cette idéologie est l’application pratique ce celle-ci. Et pour l’appliquer, l’outil nécessaire pour faire adhérer la population est à la fois la propagande massive et l’absence d’information (ou la présence continue d’informations fausses) — en gros un lavage de cerveau.

        Les véritables nazis étaient des déchets de l’humanité, la plupart du temps à la fois intelligents et séniles. Le parcours et profil psychologique des grands pontes de l’Allemagne fasciste le confirme. C’est ce manque profond d’humanité qui a conduit des types comme Himmler à écrire des lettres romantiques à sa femme tout en lui disant qu’il fallait exterminer des peuples entiers qualifiés de « sous-race » ou indignes de vivre."

        C’est le suprémacisme exterminationniste métahumaniste.


      • McGurk McGurk 16 octobre 14:38

        @Marzhin Tavernier

        NON ! c’est le contraire !


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 20:29

        Bien sûr que si, que nazisme est suprémaciste-exterminationniste-métahumaniste. Ne mentez pas !


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 octobre 14:40

        Pourquoi mettre une image de la saloperie pour illustrer la saloperie ?


        • hans-de-lunéville 15 octobre 15:22

          @Aita Pea Pea la photo est extraite du film « la liste de schindler »


        • njama njama 15 octobre 16:08

          @Aita Pea Pea
          C’est surtout une caricature du nazisme, car ce n’est jamais qu’une scène de guerre comme il y en a dans toutes les guerres.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:43

          En tout cas Aita Pea Pea, probablement parce que la saloperie en est de la saloperie.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:44

          Mais vous dîtes cela parce que ça vous effraie, avant tout, or avec de l’effroi on ne comprend rien.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 octobre 17:16

          @Marzhin Tavernier

          Non . C’est comme ces photos de daesh égorgeant des gens. A part faire bander les salopards et par ce fait humilier les victimes ça ne sert à rien. Mais bon , suis un con .


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:15

          Bien sûr que non, que vous n’êtes pas un con : si ça vous arrache le coeur, c’est bon signe. Moi aussi, il faut que je serre les dents et que je tienne ma tripe devant ça, serait-ce tirer d’un film ou que sais-je. Et pourtant, il faut savoir soutenir le réel en face, surtout quand on veut l’affronter.


        • Et hop ! Et hop ! 20 octobre 16:21

          @Aita Pea Pea

          Le problème, c’est que l’auteur comence un article historique sur le nazisme avec une illustration d’accusation qui n’est pas un document historique, mais une image de fiction tirée d’un film.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 30 octobre 13:51

          C’est profond et sérieusement argumenté, ce que vous dîtes-là ...


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 octobre 14:52

          Personnellement, puisque l’argumentation est superflue et que n’importe quel sentiment en vaut un autre, je prfère ce texte plus court que l’article :

          « Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est que l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »

          • njama njama 15 octobre 16:05

            @Séraphin Lampion

            « (...) Pour introduire le thème d’une façon brève et brutale, je raconterai une anecdote. Je me souviens de ma stupéfaction en 1954, à l’Université hindoue de Varanasi. Le professeur T.R.V. Murti, disparu aujourd’hui, mais indiscutablement l’un des meilleurs philosophes de l’Inde contemporaine, se défoula devant moi, après des heures de discussion (parce qu’il faut graisser la machine). A moi, l’Indien (et donc il était sans les complexes habituels quand on parle à un occidental) mais prêtre catholique (et pour cela, appartenant aux colonisateurs), il me révéla ce qu’il n’avait jamais dit à aucun occidental mais qu’il gardait en lui : pour lui, le prototype du chrétien était Adolphe Hitler. Et quand j’eus fini de protester (plusieurs heures passèrent), je commençai à voir que de son point de vue il avait raison. Quand je lui disais qu’Hitler était un mauvais chrétien, un mauvais catholique, un séminariste frustré, un paranoïaque, un monstre, il me réfutait en disant que si tout cela était exact, on l’aurait enfermé dans un asile et il ne serait pas arrivé aussi haut qu’il était arrivé. Et s’il n’y avait pas eu un bouillon de culture en ce monde dans lequel Hitler touchait les fibres les plus profondes et les plus inconscientes des chrétiens, il n’aurait pas obtenu tant de popularité et ne serait arrivé ni à l’antisémitisme ni à la guerre. Hitler avait osé tirer les dernières conséquences de l’absolutisme chrétien. Et, de fait, les églises chrétiennes à peu d’exception près, ne le critiquèrent pas trop. (...) »

            Reflexions sur la religion et l’Europe
            Raimon Panikkar

            http://www.networkcultures.net/34/reflexions_f.html


          • njama njama 15 octobre 16:06

            @Séraphin Lampion

            En plus court je dirais que Hitler incarnait le suprémacisme blanc...


          • njama njama 15 octobre 16:10

            incarnait par excellence le suprémacisme blanc


          • Cadoudal Cadoudal 15 octobre 16:33

            @njama
            Ils sont méchants les socialistes Autrichiens...lol...

            « eurasisch-negroide Zukunftsrasse » :
            future race à inventer, une race unique, indifférenciée, métissée et brassée « d’eurasien-négroide »

            « Le socialisme, qui a commencé par l’abolition de la noblesse et par le nivellement de l’humanité, culminera dans la production de la noblesse, dans la différentiation de l’humanité » entre un peuple métissé et une élite sélectionnée par eugénisme

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Coudenhove-Kalergi



          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 octobre 16:50

            @Marzhin Tavernier

            il faudrait argumenter un peu des fois, la paresse intellectuelle a ses limites


          • Kapimo Kapimo 15 octobre 17:07

            @njama

            Et à l’aune de votre supermomètre, Netanyahu, il incarne quoi ?


          • Attila Attila 15 octobre 18:29

            @njama
            « En plus court je dirais que Hitler incarnait le suprémacisme blanc.. »
            En plus exact, je dirais que Hitler incarnait le suprémacisme Allemand.
            L’historienne Georgette Mouton témoigne que lorsqu’elle était jeune fille en 1938, elle a vu des tracts anti-nazi apportés par des étudiants allemands avec écrit comme slogan :
            « Les juifs d’abord, les autres ensuite ! »

            .


          • Cadoudal Cadoudal 15 octobre 18:39

            @Cadoudal
            On est en train de les soigner les socialistes Autrichiens, ils feront moins les malins...lol....

            un Afghan aurait très grièvement blessé au couteau un conseiller et, dans sa fuite, il aurait poignardé un automobiliste. Lundi soir, la police a pu arrêter cet homme dans la région de Linz.

            […] La victime, âgée de 32 ans, a reçu lors de l’agression des coups de couteau potentiellement mortels et elle a été transportée en hélicoptère dans un hôpital de Linz. Dans un premier temps, le suspect s’est enfui à bicyclette.

            Il a remarqué, près d’une maison située non loin du foyer, une voiture dans laquelle était assis un homme […]. L’Afghan (33 ans) s’est précipité sur cet homme de 63 ans et l’a frappé avec un objet pointu. Les secours n’ont rien pu faire pour sauver ce vieil agriculteur.

            http://www.fdesouche.com/1278301-autriche-un-refugie-afghan-blesse-grievement-son-conseiller-et-tue-dans-sa-fuite-un-agriculteur


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:16

            Hitler incarnait un suprémacisme métahumaniste. C’est tout.


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:17

            Enfin non, ce n’est pas tout, parce qu’il s’était mis dans la tête d’exterminer du monde déliramment.


          • Cadoudal Cadoudal 15 octobre 21:18

            @Marzhin Tavernier
            Le gaz, c’est haram...lol...


          • Jonas Jonas 15 octobre 22:47

            @njama « Hitler avait osé tirer les dernières conséquences de l’absolutisme chrétien. Et, de fait, les églises chrétiennes à peu d’exception près, ne le critiquèrent pas trop. »

            Hitler expliquait dès 1925 que l’instauration du nazisme devait passer par la destruction du Christianisme :
            « Chacun peut aujourd’hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le Christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C’est alors seulement que l’on peut instituer un nouveau régime. »
            Adolf Hitler - « Mein Kampf »

            « Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n’avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à sa patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante. »
            « Au coeur du troisième Reich » - Albert Speer rapporte Hitler p. 138

            Hitler a ordonné le saccage et la fermeture des écoles catholiques et la persécution des catholiques en Allemagne suite à la publication du texte de l’encyclique : « Mit brennender Sorge » (avec une brûlante inquiétude ») du Pape Pie XI contre le régime nazi.
            De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes catholiques sont déportés dans le camp de concentration de Dachau. Près de la moitié y mourront de froid ou de faim. Le camp de concentration de Dachau reste encore aujourd’hui, le plus grand cimetière de prêtres catholiques.


          • Jonas Jonas 15 octobre 22:51

            @Cadoudal "« Le socialisme, qui a commencé par l’abolition de la noblesse et par le nivellement de l’humanité, culminera dans la production de la noblesse, dans la différentiation de l’humanité » entre un peuple métissé et une élite sélectionnée par eugénisme« 

             »Vous savez instantanément de qui il s’agit : les nôtres. Cela se voyait. D’abord par la couleur de peau : partout dominait en profondeur ce superbe marron que montrent les plus beaux êtres humains. Ici la couleur de peau est un signal social."
            Jean-Luc Mélenchon


          • Cadoudal Cadoudal 15 octobre 23:01

            @Jonas
            https://abp.bzh/jean-luc-melenchon-traite-les-normands-d-arrieres-29541

            Jean-Luc, pas la peine de se demander de quel cotè il aurait été en Juin 44...lol...


          • njama njama 16 octobre 11:11

            @Kapimo

            @njama ... Et à l’aune de votre supermomètre, Netanyahu, il incarne quoi ?

            Hitler vs Netanyahu c’est un peu chou vert et vert chou sur certains points, les nazis comme les sionistes partagent un mythe fondateur de leur « race », aryen pour l’un, biblique pour l’autre. Les deux sont des hyper-nationalistes, les deux sont des fascistes,

            De ce point de vue, et non pas d’un point de vue historique, puisque Israël n’existait pas, le sionisme peut être compris comme un avatar politique du nazisme.

            Il se trouve d’ailleurs que Ben-Zion Nétanyahou le père de Benjamin Netanyahu était le secrétaire de Jabotinsky créateur du mouvement Betar, un des dirigeant de la Haganah (organisation paramilitaire), fondateur en 1925 du Parti sioniste révisionniste (principale composante du Likoud actuel) qui sympathisait ouvertement avec l’Italie fasciste...

            Les sionistes n’étaient pas en mauvais terme avec Hitler, il y avait même une coopération économique entre eux et l’Allemagne connue sous le nom de Accord Haavara (25 août 1933)

            Brit Ha’birionim (L’alliance des brigands ou Alliance des voyous) est le nom d’un groupe fasciste sioniste fondé en 1931 par des radicaux du parti sioniste révisionniste.

            Idéologie
            Le maximalisme révisionniste était une idéologie sioniste de type fasciste, issue du sionisme révisionniste, et qui constitua durant l’entre-deux-guerres, la principale tendance idéologique du Brit Ha’birionim . Les révisionnistes maximalistes s’inspiraient du régime fasciste de Benito Mussolini et prônaient la création d’un État d’Israël fondé sur les principes fascistes. Les maximalistes révisionnistes était devenus la principale faction du Brit Ha’birionim en 1930, mais cette tendance a connu un rapide déclin après la décision controversée de Ahimeir de soutenir l’Allemagne nazie en raison de ses positions fascistes et anticommunistes, tout en s’opposant à son antisémitisme politique.

            American Pravda : Juifs et Nazis
            https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/american-pravda-juifs-et-nazis-206781


          • Massaliote 16 octobre 11:31

            @njama

            "...le prototype du chrétien était Adolphe Hitler.

            « 

            Cocasse : »Le christianisme est la pire chose qui soit arrivée à l’humanité" signé Adolf Hitler 


          • Attila Attila 16 octobre 11:42

            @Massaliote
            Exact.
            Le nazisme est une idéologie qui s’est construite en amalgamant des éléments disparates et en les transformant. D’où son incohérence.
            Mais il y a un élément que le nazisme n’a pas pu intégrer, c’est bien le christianisme : le fait que, pour le chrétien, tout homme est une créature de Dieu, même le plus misérable, même le plus criminel, est incompatible avec la vision nazie selon laquelle le juif est plus éloigné de l’humanité que le singe.

            .


          • njama njama 16 octobre 11:50

            @Attila
            Et le Concordat signé en 1933 entre le Vatican et le Reich c’est quoi alors ?
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Concordat_du_20_juillet_1933


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 12:09

            Tout le monde n’est pas nazi au sens hystérique contemporain, nous tous pas plus que les nazis qui sont aussi humains et politiciens les uns que les autres. Chacun fait avec les temps qui courent, pour exister et coexister. Le nazisme en propre est un supremacisme exterminationniste metahumaniste.


          • Attila Attila 16 octobre 12:17

            @njama
            Je vous parle de valeurs fondamentales et vous me répondez par des magouilles entre boutiquiers.
            Si vous daignez condescendre à lire l’ouvrage de Frédéric Lenoir, « Le Christ philosophe », vous découvrirez que Jésus de Nazareth était entouré dans les dernières années de sa vie par ce que l’on nomme aujourd’hui des marginaux et des exclus, notamment par des femmes qui n’avaient pas ou plus de statut social : des veuves et des prostituées.
            Le philosophe romain Celse a décrit dans un pamphlet le christianisme comme « une religion de palefreniers et de blanchisseuses » : des prolos !
            Ensuite, les « élites » sociales se sont emparées de l’administration des chrétiens et du pouvoir à l’intérieur de la structure. Je ne suis pas sûr que Jésus de Nazareth aurait approuvé cela.

            .


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 13:49

            Et pourtant, l’unithéisme est un totalitarisme spirituel, puisqu’il accapare toutes les dimensions de l’esprit au nom du dieu unique absolu, et c’est la seule dynamique religieuse qui a abouti à autant de guerres aux noms de ses croyants. Les païens sont territorialisés, ils défendent leurs terres, Celtes, Vikings, Amérindiens ou Hindous. Les unithéistes sont toujours tentés par l’expansionnisme, ce qui est de fil en aiguille un suprémacisme, qui n’hésite pas à user d’extermination encore qu’il ne soit pas exterminationiste, et qui présente le croyant pour un aboutissement, encore qu’il ne soit pas métahumaniste. Donc évidemment, l’unithéisme n’est pas un nazisme.


          • Et hop ! Et hop ! 20 octobre 16:28

            @njama

            incarnait par excellence l’hyper suprémacissisme super blanc.

            Soit dit en passant, en 1937, l’église catholique a condamné radicalement l’ontologie politique raciste du nazisme et donc excommunié tous les adeptes du nazisme dans l’encyclique du pape Pie XII Mit Brennen Sorge. Elle a d’ailleurs été la seule autorité officielle ou académique à le faire.


          • Et hop ! Et hop ! 20 octobre 16:35

            @Massaliote

            Et soit dit en passant, l’Église catholique a condamné radicalement l’ontologie politique raciste du nazisme, et donc excommunié tous les adeptes du nazisme dans l’encyclique du pape Pie XII Mit Brennen Sorge.

            Elle a d’ailleurs été la seule autorité officielle ou académique à le faire.


          • Attila Attila 15 octobre 14:59

            « Nous n’avons nullement besoin, dit Hitler, d’une conception du monde cohérente. « 

            Effectivement, l’idéologie nazie n’est pas cohérente. C’est un amalgame d’éléments disparates qui va des légendes de l’Inde jusqu’aux mythes nordiques.

            En fait, le nazisme c’est très compliqué.

            Je conseille la lecture de l’ouvrage de l’historien George Mosse : »les racines intellectuelles du troisième Reich". Lien

            .



            • njama njama 15 octobre 15:59

              Le nazisme n’est jamais que le national-socialisme, c’était donc suffisant pour se faire plein d’ennemis.

              L’U€ gerbe les deux, les nationalismes et le socialisme. L’U€ c’est une autre vision du Reich


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 octobre 16:46

                @njama

                le nazisme a été la carte jouée par le capital allemand (appuyé par de grosses fortunes américaines et britanniques : Bush, Ford, duc de Hamilton, etc.) pour éradiquer le communisme en utilisant les milices SA et SS.
                La stratégie américaine consistait à laisser s’entretuer les Soviétiques et les Allemands pour récupérer les morceaux à la fin. Ils on en partie réussi mais ont été obligés d’intervenir plus tôt que prévu quand la diaspora juive a tiré la sonette d’alarme sur des liquidations qui risquaient de s’étendre sans contrôle.
                Dans le raccourci NaZi, l’allusion au « socialismes » est une imposture destinée à leurrer les couches populaires. Sans vouloir faire de comparaisons hasardeuses, le mot « socialisme » dans le sigle PS ou dans « socio-démocrates » est une autre imposture. On peut jouer sur les mots avec l’adjectif « social » : faire « du » social, c’est faire la charité, mais le mot « socialisme » a un sens bien précis dont le principal critère est le contrôle des moyaens de production par l’état, ce qui n’était pas le cas dans l’ Allemagne nazie où Krupp, IG Fraben, Mercedès et BMW s’empifraient à qui mieux mieux. Les autoroutes ont été construites à des fns militaires de répression et la mise en service de la Volkswagen (voiture du peuple) indiquait bien la tendance entamée : les produits haut de gamme étaient réservés aux alphas ! On attribuait aux autres de quoi contribuer à un essotr économique qui bénéficierait aux grandes familles.


              • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:48

                Si vous voulez, mais ce que dit justement l’article, c’est que le Reich n’est pas « le Reich » ce qu’on délire le Reich. A la fin, quand on veut produire un continent unifié, qu’on soit le Reich ou l’UE, on met en place une administration et un programme commun.


              • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:18

                Arrêtez de vous mentir à vous-mêmes d’abord.


              • révolQé révolQé 16 octobre 11:58

                @Séraphin Lampion,
                "La stratégie américaine consistait à laisser s’entretuer les Soviétiques et les Allemands pour récupérer les morceaux à la fin.

                "

                selon un certain ’’rav’’, il en serait de même avec les musul contre les chrétiens,athées...etc...
                Afin qu’un petit coq...etc...


              • foufouille foufouille 15 octobre 16:06

                Comme le Japon qui a stérilisé de nombreux malades « volontaires », adolf a amélioré la race allemande en euthanaziant les malades et invalides. il était aussi végétaryen et khmer vert.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 16:50

                  Ce qui veut donc à la fois tout et rien dire. Sommes-nous nazis d’euthanasier in utero la trisomie ? ...


                • Kapimo Kapimo 15 octobre 21:43

                  @foufouille

                  A noter que les USA ont eux aussi pratiqué l’euthanasie, et ont meme été précurseurs dans le domaine. Les US ont aussi mené des recherches médicales sur des prisonniers, notamment concernant la malaria.


                • foufouille foufouille 16 octobre 10:58

                  @Marzhin Tavernier

                  il ne s’agit pas de stérilisation forcée sinon des tas de pays ont stérilisé de force des handicapés mentaux ce qui similaire au nazisme.


                • Massaliote 16 octobre 11:36

                  @foufouille
                  Bien vu. C’était un précurseur. Il était en avance sur notre temps qui voit son triomphe posthume ; Voir l’assassinat de Vincent Lambert, les avortements « thérapeutiques » de trisomiques, les veggies et Sainte Greta ;; ;.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 13:52

                  Le nazisme est un suprémacisme exterminationniste métahumaniste. On ne retrouve pas ces trois ingrédients ensemble couramment. Ou bien tu as le suprémacisme spirituel des musulmans, ou bien tu as l’exterminationnisme des handicapés, ou bien tu as le métahumanisme des transhumanistes. C’est compliqué, et on peut certes ne pas être d’accord avec ces trois éléments séparés. Ce ne sont pourtant pas des nazismes.


                • JL JL 16 octobre 14:04

                  @Marzhin Tavernier
                   
                   ’’Ou bien tu as le suprémacisme spirituel des musulmans, ou bien tu as l’exterminationnisme des handicapés, ou bien tu as le métahumanisme des transhumanistes.’’
                   
                   !!! Les handicapés veulent exterminer qui ???


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 20:31

                  LOL oui pardon, l’exterminationnisme anti-handicapés.


                • JL JL 17 octobre 09:32

                  @Marzhin Tavernier
                   
                   Oui ! Nuance.
                   
                   smiley
                   
                   Les mots sont importants, mais aussi leurs petits arrangements.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 30 octobre 13:53

                  Vous prêchez un convaincu.


                • Xenozoid Xenozoid 15 octobre 17:01

                  Amaury ?

                  Dans un régime totalitaire, le pouvoir est toujours charismatique à quelque degré



                  • jacques 15 octobre 17:25

                    @Xenozoid peut être bien il a les mêmes notes ...


                  • arthes arthes 15 octobre 19:10

                    @Xenozoid

                    C’est Armaury ???

                    Sinon, @ Mazhin :

                    Peut être n’était ce pas votre intention, mais le titre de votre billet ; Bilan moral du nazisme, au prisme du monde actuel 

                    Avec faisant suite un texte d’intro où vous dites cela : 
                    ll s’agit de peser le pour et le contre, de voir ce qui peut être amélioré, et ce à quoi il faut remédier.

                    ça m’a fait éclater de rire.  smiley

                    Bon, en fait, je l’avoue hein, j’ai pas tout lu, je me suis cantonnée à l’intro c’est un peu long tout de même.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 octobre 19:35

                    @arthes

                    Moi a la photo...suis pire...sniff


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:23

                    Quand je rentre dans du lard, je le fais bien cuir.


                  • velosolex velosolex 15 octobre 23:41

                    @Marzhin Tavernier
                    « Quand je rentre dans du lard, je le fais bien cuir. »

                    C’est du Goering, ou du Goebbels ?


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 00:24

                    C’est de la diffamation, de votre part, mais quant à vous vous faîtes de l’humour trash comme l’un d’eux. Je comprends que vous cachiez votre peur de vous y reconnaître sous l’outrance et la colère reconnaître la part non-« nazie » du nazisme, en fait. La part humaine. Votre, notre part.


                  • covadonga*722 covadonga*722 15 octobre 18:56

                    Et je te montrerai quelque chose qui n’est
                    Ni ton ombre au matin marchant derrière toi,
                    Ni ton ombre le soir surgie à ta rencontre ;
                    Je te montrerai ton effroi dans une poignée de poussière.

                    T S Eliot


                    • Xenozoid Xenozoid 15 octobre 19:13

                      @covadonga*722

                      « Fin » est un nom qui signifie le moment auquel s’arrête un processus, par opposition au mot début, comme la fin du monde, de la vie, d’une action


                    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 21:24

                      Merci covadonga*722.


                    • Kapimo Kapimo 15 octobre 21:52

                      Le bilan moral du nazisme a été fait à Nuremberg, et s’est traduit par la mise à mort des Nazis, qui de notoriété publique s’étaient comporté comme des nazis.

                      Article 21 du tribunal de Nuremberg : « le Tribunal n’exigera pas que soit rapporté la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. »


                      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 22:09

                        Non, ça, c’est un bilan juridique. S’il avait été terminé là, la chasse aux sorcières nazies n’aurait pas continué ensuite avec N procès.


                      • velosolex velosolex 15 octobre 23:30

                        « Les êtres humains sont les mêmes. Au fond, pour surréaliste soit le nazisme, le surréalisme n’a pas été inventé par des nazis, et nous sommes tous capables de surréalisme, donc tous quelque chose comme des nazis, avant comme après le nazisme ».

                        Un condensé de ce galimatias, avec des emprunts au sulfureux « matin des magiciens », où tout serait au même niveau, entre beaux arts et tuerie de masse. Le nazisme serait humain, et où nous serions tous des nazis en puissance…Dans « La banalité du mal » Anna Arendt s’était attaché à montrer comment le pouvoir des mots permettaient aux nazis de s’extraire de l’horreur, et de la responsabilité criminelle de leurs gestes, en appelant par exemple le meurtre d’un enfant, « une contribution à la science », ou « acte d’euthanasie charitable », le passage à trépas des malades mentaux.....Les manuels destinés aux exécuteurs, que ce soit ceux des einsatzgruppen ou ceux des camps d’extermination, possédaient des éléments de langage redondant et gratifiant. « Vous faites un travail dur, mais nécessaire, à l’émergence de la race de vainqueurs ». Bref une manipulation, pour transformer les salauds en héros, en mettant tout sur le même plan, en cassant les hiérarchies, et la gravité inédite des faits. 

                        Comme l’auteur précisément le fait….Non nous ne sommes pas des monstres en essence. ….Nous faisons des choix ! Et rien ne nous prépare à l’innommable, car nous avons une conscience du bien et du mal. Une conscience morale, et le ciel étoilé sur nos têtes, comme disant kant. Pas une valeur culturelle, mais un fait vérifié par les sciences cognitives, qui montrent que les autres mammifères, et même les oiseaux, ont un sens de la justice, et ont intériorisé des codes de valeur, et de sacrifice. Qu’ils ont aussi un sens de l’injustice, et élaborent des techniques pour la réparer, quand d’autres sont lésés. 

                        Ce texte sent le souffre, la grosse paranoïa, le pervers narcissique, et est de même obédience que les plus grosses entourloupes, genre Croz marie, le type qui vous faisait les poches, habillé d’une blouse blanche pour s’acheter ses Mercedes, et jouir des couillons qui se faisaient abuser.


                        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 octobre 23:42

                          Vous n’avez rien compris, et citez à faux en prenant cette partie malinterprétée pour le tout.


                        • Cadoudal Cadoudal 15 octobre 23:57

                          @Marzhin Tavernier
                          Si t’as peur des fatwas du premier cyclocommuniste venu, t’es pas sortie de l’auberge...


                        • velosolex velosolex 16 octobre 00:01

                          @Marzhin Tavernier
                          Ce ne sont pas des sadiques, ce sont des rêveurs éveillés. Sans cette lucidité aveuglante, ce feu consumatoire sacrificiel de l’esprit, ils n’auraient jamais osé le génocide, et tant d’autres excursions déphasées.

                          Difficile de ne pas se mettre en fureur en lisant une telle anerie, et une telle exonération du crime, transformé en discipline des beaux arts pour gens raffinés. La devanture précisément de cette entreprise de mort, qui se gargarisait de sophismes intellectuels et d’esthétisme morbide, telle la tête de mort sur la casquette des SS, habillés « Hugo Boss », ces « rêveurs », qui avaient imaginé un autre monde, en passant de l’imaginaire de Jérôme Bosch aux exercices appliqués. 


                        • velosolex velosolex 16 octobre 00:10

                          @Cadoudal
                          Inédit.
                          Un solex arrête un panzer


                        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 00:26

                          Merci Cadoudal. Je comprends que vous cachiez votre peur de vous y reconnaître, velosolex, sous l’outrance et la colère reconnaître la part non-« nazie » du nazisme, en fait. La part humaine. Votre, notre part. C’est mentalement moins honéreux, moins intellectuel, plus économique, plus débile. Aussi débile en vérité, qu’un Allemand marchant sans réfléchir sous le drapeau nazi. Bref, c’est humain.


                        • Cadoudal Cadoudal 16 octobre 00:39

                          @Marzhin Tavernier
                          Trop de mots compliqués pour moi...

                          Moi je suis juste un anticolonialiste qui veut récupérer le Saindenisistan et libérer le tombeau de ma duchesse....


                        • Cadoudal Cadoudal 16 octobre 00:43

                          @velosolex
                          Un solex arrête un panzer

                          Mon vieux gauchiste, on te connait, t’as jamais arrêter personne, au contraire, t’es du genre à avoir les cuisses accueillantes....

                          De fait, le conseiller Schleier, « constatant que la grande majorité des partisans de la politique de collaboration vient de la gauche française »24 pousse Abetz à favoriser l’entrée au gouvernement de Vichy des syndicalistes et socialistes acquis à la collaboration.


                        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 12:01

                          Je suis votre gochonounet sans lequel vous ne vous sentiriez pas de citer ce que vous citez. Vous aimez l’image que vous faîtes de moi car, sans elle, votre monde s’écroulerait.


                        • Jonas Jonas 16 octobre 00:07

                          "le surréalisme n’a pas été inventé par des nazis, et nous sommes tous capables de surréalisme, donc tous quelque chose comme des nazis, avant comme après le nazisme.« 

                          Du baratin de philosophe de comptoir incohérent. Comparer le surréalisme au nazisme, il fallait le faire !
                          Le succès du nazisme est lié à plusieurs facteurs confluents du début du XXème siècle ; l’humiliation ressentie après la défaite contre la France, la dette injuste et exorbitante à payer validée par la république de Weimar, la crise de 1929, qui a jeté des centaines de milliers d’Allemands dans la pauvreté (près de 8 millions de chômeurs), le sentiment de perte d’unité du peuple allemand.
                          La cause de tout cela ? Pour Hitler, c’est l’impérialisme juif, qui a dénaturé l’Allemagne, et tente de liquider la pureté de la race aryenne allemande.
                          Dans  »Mein Kampf« , Hitler constate avec effroi que les juifs ont pris le contrôle de toutes les institutions politiques et médiatiques : les articles des grands journaux allemands sont signés par des juifs, les banquiers sont juifs, les militants du parti social-démocrate sont des juifs, les dirigeants communistes sont juifs, les théâtres, les divertissements qui pervertissent la société sont contrôlés par des juifs, etc...
                          Bref, l’Allemagne est en péril, en danger mortel, auquel il fallait une réaction de toute urgence pour purifier la société.
                          Hitler, aidé de ses collaborateurs, va alors mettre en oeuvre une redoutable machine de propagande médiatique au service de son charisme et de son idéologie qui va subjuguer les masses en pointant la menace de l’impérialisme juif afin de justifier l’avènement du Reich Millénaire ; une Europe sans frontières pilotée par la race aryenne allemande fondée sur le mysticisme nazi.

                           »L’Aryen est le Prométhée de l’humanité ; l’étincelle divine du génie a de tout temps jailli de son front lumineux ; il a toujours allumé à nouveau ce feu qui, sous la forme de la connaissance, éclairait la nuit recouvrant les mystères obstinément muets et montrait ainsi à l’homme le chemin qu’il devait gravir pour devenir le maître des autres êtres vivant sur cette terre. Si on le faisait disparaître, une profonde obscurité descendrait sur la terre ; en quelques siècles, la civilisation humaine s’évanouirait et le monde deviendrait un désert.« 
                          Adolf Hitler - »Mein Kampf"


                          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 00:27

                            Tiens, encore un qui n’a pas lu l’article ni les commentaires qui le précèdent.


                          • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 16 octobre 06:52

                            C’est vrai que Hitler ne voulait pas que les femmes fument le tabac ; après la guerre il y avait très peu de cancers du poumon chez les allemandes et beaucoup chez les américaines.

                            Il a aboli le chômage en mobilisant les hommes pour la guerre. Ouais, bon !

                            Ce que je retiens de cet article c’est beaucoup de citations anti juif mais en les faisant dire par des tiers, Hitler par exemple. Voyez ce que je veux dire.


                            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 11:51

                              Encore un qui n’a lu qu’à tort à travers. Les juifs sont évoqués avec honneur sur la révolution conservatrice, dans mes commentaires, et d’autres de mes articles. Ces propos sont de moi, pas de citation. Au reste, un bilan moral n’est ni sanitaire ni économique, mais, comme son l’indique, moral.


                            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 11:58

                              La présomption de culpabilité est nazie, la présomption d’innocence fait honneur à notre justice... si les médias et les magistrats eux-mêmes faisaient bien part de leurs a prioris. Les hommes sont trop avide de lynchage sadique, encore un point commun finalement humain, trop humain, avec les nazis.


                            • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 16 octobre 13:35

                              @Marzhin Tavernier
                              Ce que j’exprimais était une impression ; aujourd’hui en France il est interdit de dire du bien des nazis et de ses dignitaires et on est obligés de toujours critiquer en mal sur eux. Je trouve très bien votre initiative à laquelle j’effacerais tout le langage de précaution.


                            • Jean Keim Jean Keim 16 octobre 08:19

                              Le pouvoir des idées est fantastique, il oblitère la réalité jusqu’à la remplacer, c’est le lot quotidien de la majorité des membres de l’espèce humaine.



                              • En bon pervers narcissique, l’auteur efface ce qui constitue la structure même du nazisme : l’antisémitisme.


                                • njama njama 16 octobre 11:46

                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                  L’antisémitisme traversait une bonne partie de l’Europe, il me semble qu’il n’était pas spécifique à l’Allemagne.
                                  De nombreux Juifs assignés en « zones de résidences » (Pale of settlement) au XIX° siècle par le Tsar avaient quitté la Russie, l’Angleterre n’en voulaient pas, ou plus.
                                  https://www.agoravox.fr/commentaire5515186
                                  La France de 1941 était antisémite et ce n’était pas du fait de l’occupation.
                                  S’il est historiquement avéré que Hitler voulait se débarrasser de leur trop grande influence (économique), les expulser, rien n’indique dans son programme politique qu’il voulait les exterminer. L’ostracisation des Juifs ne date pas du nazisme, c’est même presque un travers culturel de l’Europe, la liste est longue !!!
                                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Expulsion_des_Juifs


                                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 11:54

                                  Mélusine, c’est votre bêtise, votre absence de lecture de l’article, votre aveuglement ou votre perversion narcissique, qui vous fait rater l’illustration, l’administration organisée pour un genocide et la notion d’exterminationnisme qualifiée de délirante ?


                                • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 09:19

                                  bonjour

                                  nous sommes tous des une capacité innée d’agressivité pour déterminer lequel d’entre nos sera le meilleur géniteur ; AINSI NOS RAPPORTS CULTURELS NE SONT QUE DES PARADIGMES DE CELA BRASSE PAR 10 000 ANS D’EXISTENCE POUR PRODUIRE.

                                  si l’humain se combat a main nus sauf accident il ne tuera jamais personne.

                                  si on lui mais un objet au bout des mains il peut transformer son agressivité en monstruosité.

                                  dans son monde culturel, de cette organisation il en retire aussi de pouvoir tuer par ses seules mains.

                                  nous jugeons donc seulement la manière dont s’exerce cette agressivité pour obtenir ce qu’elle désire pour soi ou pour un groupe, un clan, une nation obnubilé par l’instinct de domination innée distordu pour en arriver a juger que les autres doivent se conformer a ce que l’on juge bon pour soi.

                                  Nous avons mis prés de deux siècles pour faire naître un Hitler qui se caractérise que par l’utilisation des moyens d’exterminations industriels. aucun d’entre nous ne naît comme il devient, la génétique n’est pas le destin.

                                  je n’existe que parce que l’autre me nomme et me dit qui je suis.

                                  aujourd’hui nous disposons d’arme nucléaire depuis 1949, la question que l’on doit se poser, c’est qui d’entre nous sur cette planète va mettre au monde celui qui appuiera sur le bouton, si nous ne les détruisons pas.

                                  ainsi dans le cadre des atrocités nous aurons fait mieux que Hitler, grâce aux moyens technologiques que n’avaient pas tous ceux qui ont fait comme lui le long de ces 10 000 ans et qui s’en glorifiaient jusqu’en 14/18.

                                  ce que tu décris est le processus de toutes les évolution des sociétés.

                                  Durkheim disait un homme trop intégré dans ses convictions cour au suicide altruiste.

                                  Rechercher la juste mesure à chaque instant qui passe, ne peut se faire qu’avec un savoir référentiel qui n’est donné que par l’enseignement tout au long de la vie.

                                  Cela ne signifiera pas que nous ne nous tromperons pas mais moins que si l’on n’en a pas car alors comme nous le faisons en recherchant une solution à chaud s’en comprendre la source du problème nous en créons un autre.

                                  merci pour cet article

                                  cordialement.


                                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 octobre 12:23

                                    Merci ddacoudre. Lisez voir si ce n’est déjà fait, « Africain Genesis » de Robert Arbret, paru en français sous « les Enfants de Caïn » : c’est l’instinct territorial de tout animal, plus puissant que le sexuel, qui nous a fait, doublé de l’instrument dont vous parlez. C’est d’en avoir conscience et de le raisonner, qui nous humanise vraiment.


                                  • arthes arthes 16 octobre 17:59

                                    Oui le nazisme est un suicide altruiste.

                                    Lol

                                    Le nazisme c’est Le A qui tue le « non A » et lorsqu’il n’y a plus de « non A » , qu’est ce que la A peut faire ?

                                    Le nazisme c’est le symbole du « pouvoir absolu qui ne peut exister par lui même et est rendu au néant , en fin de compte puisque, au bout du bout, ce pouvoir dépend de l’existence de l’autre , , le A dépend du non A et vice versa   » , ce n’est pas un suicide altruiste, il s’agit d’un crime de l’esprit et d’un suicide parfaitement égoïste .


                                    • arthes arthes 17 octobre 18:07

                                      @arthes

                                      Par ailleurs...

                                      Le suicide altruiste (je rajoute) dans l’absolu chrétien , on pourrait dire que c’est le sacrificiel christique (le Golgotha) , le nazisme en est l’exact inverse : L’anthéchrist.


                                    • Ruut Ruut 16 octobre 18:57

                                      Tout extrémisme est mauvais.

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