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Accueil du site > Actualités > Europe > Brexit : et en avant pour un nouveau tour (électoral) !

Brexit : et en avant pour un nouveau tour (électoral) !

« C’était sûrement ça le pire, devoir annoncer aux autres son drame, et pousser parfois cette situation jusqu’au comble de son ironie en devant les rassurer. » (David Foenkinos, "Je vais mieux", 2013, éd. Gallimard).

Boris Johnson

Ce jeudi 31 octobre 2019 ne sera donc pas une date historique pour le Royaume-Uni et pour l’Europe. Le Premier Ministre britannique Boris Johnson a en effet accepté, la mort dans l’âme (mais pas "au fond d'un fossé"), le troisième report du Brexit au 31 janvier 2020, accordé le 28 octobre 2019 par l’Union Européenne malgré quelques tensions. Il était tenu de demander le report à cause de la loi britannique refusant tout Brexit sans accord.

Ce qui aurait dû être une défaite politique complète pour celui qui avait martelé pendant trois mois qu’il ne laisserait jamais le Brexit se faire au-delà de cette date limite est cependant l’amorce d‘une victoire en puissance. C’est toujours l’effet psychologique, le contexte, qui priment sur la réalité parfois obstinée des choses et les paroles maladroitement définitives. La politique, c’est l’art du souhaitable avec l’équilibre du possible.

Le 28 octobre 2019 était une double défaite pour Boris Johnson : d’abord parce que l’Union Européenne s’est accordée sur le report, alors qu’il rêvait en cachette que l’un des États membres refusât, ouvrant la voie au Brexit sans accord (préférant le sans accord au sans Brexit), ensuite parce que dans la soirée, il a échoué pour la troisième fois dans sa demande d’organiser de nouvelles élections avant Noël.

Effectivement, l’abstention des travaillistes a fait que la motion pour de nouvelles élections n’a obtenu que 299 voix alors qu’il lui fallait une large majorité, 434 voix. La raison de l’abstention des travaillistes, c’était que Jeremy Corbyn refusait de voter pour la dissolution tant qu’il n’était pas sûr du report du Brexit. Boris Johnson a alors tonné : « Nous ne permettrons pas que cette paralysie continue. Cette Chambre ne peut pas retenir plus longtemps en otage notre pays ! ».

Ce report, les Européens l’ont accepté, mais du bout des lèvres, et pour l’instant, seulement de manière informelle : un report écrit devrait être signé dans les prochains jours. Si la France, très réticente, a accepté, c’est pour deux raisons : d’une part, le report est au 31 janvier 2020, ou à une date antérieure, le 30 novembre 2019 ou le 31 décembre 2019 éventuellement, si les Britanniques le veulent, d’autre part, il est accordé sous la condition écrite que le nouvel accord ne serait pas renégocié. Or, Jeremy Corbyn va focaliser sa campagne électorale justement sur une renégociation de l’accord du 17 octobre 2019.

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Là encore, il y a eu une alliance tacite entre Emmanuel Macron et Boris Johnson qui ont demandé tous les deux qu’il soit bien spécifié également que ce report sera le dernier report définitif du Brexit.

Conséquence directe du report : comme la nouvelle Commission Européenne présidée par Ursula von der Leyen entre en fonction ce vendredi 1er novembre 2019, les institutions européennes imposent que tous les États membres y soient représentés, y compris le Royaume-Uni qui a alors encore quelques heures pour désigner son commissaire européen (dans sa logique, Boris Johnson avait refusé l’hypothèse d’avoir à le faire). De quoi chambouler le savant équilibre des attributions au sein de la Commission Européenne.

Mais pourquoi les députés travaillistes ont-ils refusé d’approuver de nouvelles élections ? Ils trouvent d’abord que la date du 12 décembre 2019 est trop proche de Noël et certains électeurs pourraient être en vacances. De plus, ils voudraient empêcher Boris Johnson d’aborder les élections en position de force : car ce dernier a bien l’intention, quand même, de faire approuver l’accord du 17 octobre 2019 avant le scrutin, ce qui ferait de lui le véritable auteur du Brexit. Les travaillistes ne veulent pas que le Brexit ait lieu avant le scrutin.

Cette gloire du brexiter en chef, Boris Johnson ne pourra donc pas obtenir, car le principe de nouvelles élections législatives pour le 12 décembre 2019 a finalement été approuvé par la Chambre des Communes le soir du 29 octobre 2019, le lendemain. La différence, c’était que Boris Johnson a accepté de mettre noir sur blanc que le nouvel accord ne sera plus en demande de ratification avant les élections. La motion fut enfin adoptée par 438 voix pour et 20 contre. Il reste encore à la Chambre des Lords d’approuver cette motion. Ce succès n’était pas sans obstacles, puisqu’il a fallu rejeter deux amendements très polémiques sur le droit de vote, un permettant aux jeunes de 16 à 18 ans de voter et un autre permettant aux résidents européens au Royaume-Uni de prendre aussi part au vote, deux dispositions qui auraient renforcé le camp du Remain (maintien dans l’UE).

La Chambre des Communes sera formellement dissoute le 6 novembre 2019, ce qui permettra d’ouvrir la campagne électorale. En somme, malgré la "paralysie", les députés britanniques auront réussi à se maintenir quand même pendant la moitié de leur mandat de cinq ans.

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Les sondages donnent actuellement une petite avance pour les conservateurs avec 36% d’intentions de vote contre 25% d’intentions de vote pour les travaillistes. Cependant, la situation est très incertaine et l’électorat très fluctuant, comme on a pu le voir avec les résultats des élections européennes le 23 mai 2019.

Boris Johnson veut réunir maintenant les conservateurs et a proposé à certains de ceux, modérés, qui avaient quitté le parti de revenir. Le chef des travaillistes, Jeremy Corbyn, croit à sa bonne étoile, à mon avis de façon complètement illusoire. La position des travaillistes sur le Brexit était non seulement inaudible et incompréhensible, mais également très changeant, du vrai sable mouvant. La campagne des travaillistes devrait tourner autour d’une renégociation de l’accord du 17 octobre 2019 (diplomatiquement totalement exclu !) et d’un second référendum sur ce nouvel accord renégocié. Quant aux mesures économiques et sociales, le programme des travaillistes ressemble plus à un retour des vieilles recettes du Royaume-Uni du début des années 1970, celles de la ruine économique et de l’effondrement des finances publiques.

Les libdems (libéraux démocrates), qui ont rassemblé presque un cinquième de l’électorat aux élections européennes, comptent bénéficier de l’effet Brexit pour conquérir de nouveaux sièges. Rappelons que le scrutin majoritaire à un tour nécessite d’être en première place dans les circonscriptions, ce qui encourage les coalitions et les alliances. Les libdems sont les seuls à avoir pris une position claire sur le Brexit : ils sont contre le Brexit et ils feront tout pour que leur pays reste arrimé à l’Union Européenne. C’est un fort potentiel électoral puisque, au référendum de 2016, 48% des électeurs étaient favorables au maintien dans l’Union. Ils envisagent donc une alliance avec les écologistes, ainsi qu’avec les Écossais qui ne veulent pas quitter l’Europe et qui préféreraient quitter plutôt le Royaume-Uni. La chance des libdems est la gauchisation du discours travailliste qui fait repousser tout l’électorat de centre gauche.

Enfin, il reste le principal, celui qui a eu le plus de voix au scrutin du 23 mai 2019, à savoir le Brexit Party de Nigel Farage. Ce dernier est fermement contre tout accord de Brexit. Mais Boris Johnson pourrait quand même s’allier à ce parti pour tenter de gagner des sièges sur les sortants travaillistes.

L’objectif de Boris Johnson, c’est non seulement d’avoir une majorité pour soutenir son gouvernement, mais également une majorité pour ratifier l’accord du Brexit. Comme je l’ai écrit plus haut, Boris Johnson devrait être déconfit avec l’obligation du report, mais la situation est complètement différente tant de l’époque où il venait d’être nommé Premier Ministre (l’été dernier) que de l’époque où le précédent report a eu lieu (le printemps dernier).

Effectivement, quand il est arrivé au pouvoir, Boris Johnson était contre l’Union Européenne alors que depuis le 17 octobre 2019, il est soutenu par l’Union Européenne grâce à son nouvel accord. C’est une situation qui aurait pu le "theresamayïser", mais en fait, la personnalité de Boris Johnson est telle qui a cherché toutes les possibilités même cachées de l’actuelle Chambre des Communes pour sortir de la paralysie, ce qu’il a réussi puisqu’il a obtenu des élections anticipées (le risque était de naviguer dans ce brouillard jusqu’en juin 2022).

Selon le "Courrier International", Boris Johnson mènera une campagne populiste du genre : le peuple contre les parlementaires, et cette idée pourrait être très prospère électoralement, car les députés britanniques depuis décembre 2018 ont été particulièrement mauvais et irresponsables. Tout le monde ne peut que se réjouir que la solution démocratique soit aujourd’hui choisie, mais cela ne résoudra pas encore immédiatement le nœud brexitien : rien ne prouve que les prochains députés seront plus responsables que les sortants… (Quant à l’Union Européenne, elle n’a pas que cela à faire, regarder impuissante un interminable coucher du soleil dans des lamentations envahissantes !).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (30 octobre 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Brexit : et en avant pour un nouveau tour (électoral) !
Brexit : Boris Johnson et Emmanuel Macron sur le même front commun.
Document : les trois lettres adressées le 19 octobre 2019 à l’Union Européenne.
Document : quel est l’accord UK-EU du 17 octobre 2019 ? (à télécharger).
Brexit : le nouveau deal, enfin, in extremis !
8 contresens sur le Brexit.
Boris Johnson, apprenti dictateur ?
Boris Johnson, le jour de gloire.
Union Européenne : la victoire inespérée du Président Macron.
Européennes 2019 (6) : le paysage politique européen.
Theresa May : Game over.

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29 réactions à cet article    


  • Surya Surya 31 octobre 11:07

    Les auteurs écrivant sur le Brexit devraient mettre un avertissement au début de leurs articles :

    « Ceci est la description des événements au jour, l’heure, la minute et la seconde où j’écris ce texte. Veuillez noter que la situation aura de toute façon changé d’ici un quart d’heure. »

     smiley


    • CLOJAC CLOJAC 31 octobre 19:09

      @Surya
      En tout cas, quoi qu’en disent les commentateurs pour ou contre, faire des élections et décider ensuite de l’avenir du deal de Johnson, et accessoirement de son job, me paraît être l’application des principes de base dans une démocratie quand elle est agitée par de tels remous.
      Les europhiles voulaient un nouveau referendum ? Qu’ils votent pour des députés remain. Mais ceux-ci sont moins éloquents avec les électeurs qu’au parlement !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 octobre 11:32

      « Nous sommes en 2098, le public se masse le long des rues de Bruxelles pour voir arriver le 1er Ministre de sa Gracieuse Majesté venant demander un nouveau délai pour le Brexit... Personne ne se souvient de l’origine de cette tradition, mais elle attire chaque année de nombreux touristes »


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 octobre 11:39

        Sans rire, cette saga britannique est une source inépuisable de leçons pour tous ceux qui veulent quitter l’ Union européenne...

        Pour la France, ce sera plus simple, nous n’avons de base militaire à Chypre, ni les deux Irlande, ni la question de Gibraltar.

        La sortie de l’ euro ne pose pas de problème non plus, la France a des imprimeries de billets, les maquettes des billets sont prêtes.

        Asselineau analyse les derniers rebondissements du Brexit.


        • doctorix doctorix 31 octobre 19:36

          @Fifi Brind_acier
          Je crois que le peuple britannique n’est pas près de pardonner à ses parlementaires leurs trente mois de manoeuvres dilatoires. Les remainers auront bien du mal à se faire élire, et on peut prévoir un ras-de-marée.


        • Aristide Aristide 31 octobre 19:56

          @Fifi Brind_acier

          Pour la France, ce sera plus simple, ...

          Votre gourou a fixé la date à quand ? Parce que visiblement c’est pas pour demain en France ...


        • doctorix doctorix 31 octobre 20:53

          @Aristide
          C’est une chose qu’on ne peut affirmer.
          Un Brexit qui se passerait bien, et on peut penser qu’il se passera bien, inciterait certainement un grand nombre de Français de se défier des alarmistes, sauf si la presse continue à clamer contre l’évidence que le Brexit est une catastrophe.
          Il faudra sans doute un peu de temps.
          Et l’augmentation de 17% de notre participation au budget européen devrait en pousser plus d’un à réfléchir.
          L’avantage pour nous est que l’UPR n’a jamais changé de discours, contrairement au FI, une chose qui ne se pardonne pas : d’où sa chute des 2/3 aux dernières élections. Plus que jamais, l’UPR est le seul parti du Frexit, et le seul parti crédible en fait, à bien des points de vue.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 31 octobre 23:07

          @Fifi Brind_acier
          Sans rire, cette saga britannique est une source inépuisable de leçons pour tous ceux qui veulent quitter l’ Union européenne...

          En premier lieu, ce devrait être une source inépuisable de leçons pour le parti qui a fait de l’article 50 l’alpha et l’oméga, vous ne pensez pas, et même en riant ? smiley

          Pour la France ce sera évidemment encore pire que le Royaume Uni : elle n’a pas l’irlande, mais elle est embourbée dans la mélasse jusqu’au cou, puisque membre fondatrice de l’UE ;

          Alors, Johnson, il s’en tire mieux que Thérésa May ? En fait non, puisqu’il a la même situation que « la sorcière ».

          On se marre bien, isn’t it ?


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 09:52

          @Olivier Perriet

          C’est l’article 50 qui fait obstruction ? Ou ce sont les Députés britanniques qui refusent de reconnaître qu’ils ont perdu le référendum ??
          Ils veulent que le Brexit n’ait jamais lieu.
          Voilà les 2 raisons de leur opposition.

          Ce sont les mêmes raisons qui ont décidé le Parlement français à voter le Traité de Lisbonne, en violant le résultat du référendum de 2005.
          De grands démocrates, n’est-il pas ??

          L’UPR a insisté sur l’article 50, pour sa légalité au regard du Droit International.
          Il permet de sortir légalement de l’UE & de l’ euro, de signifier aux autres pays européens qu’on se barre, et d’ouvrir les négociations.
          Mais l’article 50 ne dit rien sur la manière dont les négociations doivent se dérouler.

          Si au bout de 3 mois, rien n’avance, on sort unilatéralement de l’ UE.
          Mais on aura joué honnêtement le jeu de la légalité.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 10:06

          @Olivier Perriet
          Alors, Johnson, il s’en tire mieux que Thérésa May ?


          Oui, Johnson a fait sauter le backstop, qui plaisait tant à l’Union européenne, puisqu’il laissait tout la GB dans l’ UE pour l’éternité...

          Pour le reste, c’est aux Britanniques de juger du contenu du nouvel accord.


        • Aristide Aristide 1er novembre 10:13

          @Fifi Brind_acier

          Si au bout de 3 mois, rien n’avance, on sort unilatéralement de l’ UE.
          Mais on aura joué honnêtement le jeu de la légalité.

          « Ensemble pour le Frexit » au dernières élections européennes  : 1,17 %. Les mougeons et les autres n’entendent pas votre discours visiblement ....


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 10:42

          @Aristide
          « Ensemble pour le Frexit » au dernières élections européennes : 1,17 %

          Si Mitterrand n’avait pas demandé aux médias de booster le Pen, le FN serait toujours à moins de 1%, comme cela a été le cas pendant 10 ans !

          Il faut croire que le FN est bien plus utile au pouvoir en jouant à l’épouvantail médiatique, que l’UPR qui veut sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN !

          Non seulement le PS n’est jamais intervenu pour que cesse la censure médiatique de l’ UPR depuis 2007, mais Sarkozy a placardisé Asselineau pour le punir pour ses analyses de l’ UE & de l’euro.

          Pensez donc, Asselineau a annoncé en 2004 la crise des subprimes ! Alors que Sarkozy s’évertuait à rendre tous les Français propriétaires, pour copier les USA...

          Asselineau raconte d’ailleurs ses démêlés avec Thierry Breton, qui était son Ministre de tutelle... « Pire que Goulard, Thierry Breton ! »


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 10:53

          @doctorix
          Oui, je pense que le « dégagisme » va sévir en GB !
          Pour les Travaillistes, à force de retourner leur veste, la cause est entendue.

          Mais je me méfie des Conservateurs. En 2017, après le référendum, aux élections législatives, ils avaient fait plein de promesses, qui avaient siphonné les voix de UKIP, mais qui n’ont jamais été appliquées.

          « Thérésa May, prend position en faveur d’un « brexit dur  » prévoyant une sortie du marché unique et la fin de la libre circulation des personnes24. Ce positionnement permet aux conservateurs de profiter d’une « coalition du brexit » en récupérant de nombreux votes qui se portaient précédemment sur le UKIP25. »

          Les Députés conservateurs, qui font obstruction depuis, ont bien été élus sur la base de la promesse d’un Brexit dur !


        • docdory docdory 31 octobre 12:29

          Il n’y a fort heureusement que très peu de chances que l’infâme Jeremy Corbyn devienne le nouveau premier ministre après ces élections. 

          Il cumule en effet tous les défauts :

          -c’est un antisémite virulent

          -c’est un islamo-gauchiste invétéré. Si il était Premier Ministre, l’islam deviendrait rapidement religion d’Etat au Royaume Uni au même titre que l’anglicanisme. La répression contre les idées anti-islam, déjà féroce ( Tommy Robinson est le seul exemple de prisonnier politique dans toute l’UE ) deviendrait dramatique dans ce qui fut naguère le pays de la liberté d’expression

          -Ce serait le retour d’un gouvernement marxiste, ce qui entraînerait rapidement un effondrement de l’économie britannique.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 31 octobre 12:57

            @docdory

            Corbyn ressemble plutôt à Mélenchon ou à Tsipras, non ?
            Contre l’austérité, mais pro européen, ça s’appelle un oxymore, ou plus trivialement, un piège à mougeons.... Ce qui peut le pousser en avant, ce sont les revendications des Britanniques, sinon, il me fait penser à Hollande et la finance.

            Les 5 propositions de Corbyn.


          • Aristide Aristide 31 octobre 19:58

            @Fifi Brind_acier

            un piège à mougeons.

            J’adore les ceux qui se revendiquent d’un parti démocratique parler des électeurs de cette manière ...


          • samy Levrai samy Levrai 31 octobre 20:09

            @Aristide
            Tu ne sais donc vraiment pas ce que veut dire democratie ? 


          • doctorix doctorix 31 octobre 21:00

            @samy Levrai
            Une démocratie orientée à ce point par les media n’est plus vraiment une démocratie.
            L’UPR rendra aux media leur indépendance, en en dépossédant les milliardaires.
            Cela devrait révolutionner notre connaissance des événements.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 09:58

            @Aristide
            Souvenez-vous, le programme de Syriza pour arriver au pouvoir était génial !

            Sauf que, sans sortie de l’ UE, Tsipras n’a pas pu mettre en oeuvre une seule de ses propositions, la BCE a fermé le robinet bancaire ...

            Un super programme de Gauche, en restant dans l’ UE, c’est un leurre, ou un piège à mougeons. Dès l’élection de Tsipras, Asselineau a prévenu que ce serait un leurre. Et la suite lui a donné raison.


          • Aristide Aristide 1er novembre 10:03

            @samy Levrai

            Tu ne sais donc vraiment pas ce que veut dire democratie ? 

            Allons, je réagis à l’insulte portée par la Fifi envers tout nos compatriotes qui ne serait pas anti-UE, des moutons et des pigeons, en gros des individus incapables de discernement ... Si ce n’est pas la base de la démocratie que le respect de tous les électeurs qui choisissent en toute connaissance de cause ...

            C’est d’ailleurs une constante dans les partis aux résultats plus que mauvais que de trouver la raison de leurs médiocrité dans le comportement des électeurs, incapables de reconnaître l’immense valeur de leurs thèses.

            Votre argumentaire est ... usé, les méchants médias, les électeurs incapables, les mougeons, ... allez une petite analyse des thèses droitières, complotistes à la mode russe serait assez efficace pour que vous compreniez ....


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 10:25

            @Aristide
            allez une petite analyse des thèses droitières, complotistes à la mode russe serait assez efficace pour que vous compreniez ....

            Taratata ! Les Grecs ont très bien compris ce qu’est « un Parti leurre » et « un piège à mougeons » ! Ils viennent de donner un coup de pied au cul d’anthologie à Syriza.

            Comme les Français qui ne font plus confiance au Parti Socialiste.
            Le PS a promis pendant 35 ans à ses électeurs, une Europe sociale. Rêve !

            Pourtant, les Socialistes ont été majoritaires dans l’ Europe des 12 ou des 15, mais d’Europe Sociale, leurs électeurs n’en n’ont jamais vu la couleur.

            Dont moi, qui leur ai fait confiance pendant des années. Ce qui prouve que la majorité en Europe ne suffit pas à changer quoi que ce soit dans les Traités.

            Et c’est grâce à Asselineau que j’ai compris pourquoi. 
            Parce qu’il y a un article dans les Traités, l’article 48, qui impose l’unanimité pour changer une virgule dans les Traités.

            Et l’unanimité 2 fois, unanimité des Gouvernements + unanimité des Parlements. S’il manque 1 seule de ces 54 conditions, rien ne change.

            Soit les Socialistes sont incultes et n’ont jamais lu les Traités européens.
            Soit ils ont pris leurs électeurs, comme avec Siryza, pour des truffes, ou des mougeons, c’est comme vous voulez...


          • Aristide Aristide 1er novembre 17:12

            @Fifi Brind_acier

            Tout ce que vous dites sur les autres partis, mélangeant harmonieusement fausses vérités et vrais mensonges, ne répond en rien à la question posée.

            Devant l’inanité de la classe politique à vous entendre vous devriez faire un tabac et il n’en est rien. Peut être serait utile une profonde réflexion sur vos positions complotistes, votre suivisme de la Russie et de son dirigeant, vos affirmations oiseuses sur l’UE, l’OTAN, l’Euro ... enfin tout ce nationalisme mal compris et surtout en complet décalage avec la majorité de vos concitoyens.

            Pour ce qui concernent les mougeons, je retrouve dans ce mépris des autres le signe assez révélateur d’une incapacité à comprendre notre temps ...

            Pour ce qui concerne votre vision des traités, c’est vrai que le RMI puis le RSA ne peuvent exister, pas plus que les lois de protection sociale, l’assurance chomage, ... Allons, seuls quelques technos mal inspirés continuent à répéter que c’est l’UE qui bloque, interdit, oblige, ... alors qu’il s’agit de choix politiques nationaux non assumés. 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 19:31

            @Aristide
            Entre deux élections, l’UPR dispose de 0 heure, 0 minute, 0 seconde de temps de parole. Et lors des campagnes électorales, les minutes sont comptées, et jamais les responsables de l’ UPR ne peuvent développer leurs analyses.

            Comment voulez-vous que les électeurs votent pour un candidat inconnu de la majorité des Français, et dont les médias ne parlent, par hasard, que pour nous traiter, comme vous, de fachos, de complotistes, de pro russe, de populiste ou d’anti américains primaires ?

            Je vous laisse à vos divagations sur le nationalisme, l’UPR est un mouvement de libération nationale et n’a rien à voir avec l’extrême-droite, elle est classée DIVERS, par le Ministère de l’ Intérieur.

            Si vous ne comprenez pas qu’il est impossible de sauver l’économie d’un pays sans disposer de la souveraineté politique, monétaire, judiciaire, économique, sociale, diplomatique et militaire, je ne peux rien pour vous.

            Les Français ne sont pas si éloignés de l’ UPR, puisque Macron, à la BBC, a expliqué qu’en cas de referendum en France sur la sortie de l’ UE, le résultat serait probablement le même qu’en GB !

            Vous comprenez pourquoi l’ UPR est censurée ??



          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er novembre 10:02

            Et la suite lui a donné raison.

            « Syriza était bien un leurre européiste, l’ UPR avait raison sur tout ! »

            "Confirmant toutes nos analyses depuis 7 mois, le gouvernement Tsipras vient d’accepter tout ce que voulaient les créanciers, la BCE, le FMI et la Commission européenne….

            Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 juillet 2015, le gouvernement «  d’ultra-gauche » d’Alexis Tsipras a adressé un texte de 13 pages à la Commission européenne, à la BCE, au FMI et aux créanciers.

            Par ce texte – intitulé « Actions prioritaires et engagements » -, le gouvernement grec vient de s’engager à adopter la quasi-totalité des mesures proposées par les créanciers le 26 juin, qu’il avait alors pourtant rejetées, en annonçant la tenue d’un référendum truqué.... etc"


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 novembre 14:30

              @Fifi Brind_acier

              allez allez, arrête de critiquer ceux qui sont aux responsabilités dans les autres pays, et prend les tiennes en France.

              Essaye de convaincre plus de 0.9% des Français, pour commencer.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 novembre 14:33

              @Olivier Perriet
              Prenez donc vos responsabilités en tant que citoyen, écrivez au CSA pour que cesse la censure médiatique de l’ UPR, allez courage !


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 novembre 21:16

              @Fifi Brind_acier

              ah, parce que les résultats électoraux sont directement correllés au temps d’antenne télé ? Simple hypothèse :

              et si c’était plutôt l’inverse était vrai ?
              Vous voulez avoir 50% d’antenne pour 1% des voix ?

              Encore faut-il être bon client pour bien passer à la télé ; si vous mettez un tocard dans le poste on va s’en détourner.

              C’est d’ailleurs ce qui se passe avec l’UPR.


            • Attila Attila 2 novembre 21:43

              @Olivier Perriet
              Déjà en 1990, une corrélation avait été établie entre le budget de la campagne électorale et le nombre d’élus au parlement européen. Plus récemment, une étude a montré une étroite corrélation entre le temps de passage dans les médias et les résultats aux élections. ICI
              .
              Les propriétaires des médias le savent très bien puisqu’ils ont fait passer leur candidat autant de fois dans leurs médias que tous les autres candidats réunis.
              .
              Vous le savez très bien vous aussi et vous jouez à l’andouille : technique de base du bon soldat manipulateur.

              .


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 novembre 10:49

              @Attila

              donc l’UPR devrait avoir quoi comme temps de parole ?

              50 % j’imagine, puisque les autres, tous les autres, à part une secte communiste, c’est « le parti unique pro UE » ?

              C’est vous qui jouez à l’andouille, je crois smiley

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