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Accueil du site > Actualités > Europe > Brexit : l’illusoire facture demandée par l’UE

Brexit : l’illusoire facture demandée par l’UE

Décidément, les opposants au Brexit n’ont pas froid aux yeux. Après leur défaite électorale, ils sont allés de déconvenues en déconvenues, entre le maintien de la croissance, la position dure de Londres dans les négociations, et le passage sans faille au Parlement de la procédure. Voilà maintenant qu’ils présentent une note extravagante de plusieurs dizaines de milliards à la Grande-Bretagne !

 

Un solde de tout compte inconscient
 
Le rapport du CER estime la note qui sera proposée à Theresa May entre 24,5 et 72,8 milliards de livres ! La plus grosse partie correspond à l’écart produit avec le budget à sept ans de l’UE, autour de 30 milliards. Il est intéressant de constater le grand écart entre l’inflexibilité (sur sept ans !) que l’UE revendique pour ses budgets et la flexibilité qu’elle demande aux pays sous sa supervision, qui doivent être capables d’effectuer de nouvelles coupes ou de nouvelles hausses d’impôts, au point d’exiger en Grèce d’identifier des coupes automatiques au cas où les objectifs ne seraient pas atteints. Bref, comme toujours avec ce monstre institutionnel européen, faites ce que je dis, pas ce que je fais.
 
La deuxième note présentée à Londres porte sur les projets financés par les fonds de cohésion après 2019 : 17 milliards ! Enfin, il manquerait 10 milliards pour financer les retraites des eurocrates, étant évident que l’UE a choisi un système qui ne couvre pas tous ses devoirs… Bref, on serait curieux de savoir ce que l’UE dirait d’un pays qui lui répondrait de la sorte à ses demandes de coupes budgétaires ! Une partie des eurocrates voudraient même obtenir l’argent avant tout accord commercial pour forcer Londres à accepter la note. The Economist évoque un alignement des planètes pour unir les 27 sur une ligne dure dans cette négociation pour faire cracher Londres au bassinet européen.
 
Sauf qu’il semble tout de même assez peu probable que Theresa May soit enthousiaste à l’idée de faire un énorme chèque à l’UE, en forme de cadeau de départ. Ce n’est pas vraiment ce que les électeurs ont en tête. Mieux, sa ligne dure dans les négociations lui permet d’entrer de manière plus favorable dans cette négociation. Même si Londres a besoin du marché européen, parce qu’elle a un large déficit commercial avec l’UE, c’est cette dernière qui a le plus à perdre. D’ailleurs, c’est bien ce que semble avoir compris l’Allemagne, qui ne veut pas vouloir sacrifier ses exportations vers la Perfide Albion. Bref, dans cette guerre de tranchée, le rapport de force n’est pas celui que l’on dit.
 

Les négociations des prochains mois seront décidément très intéressantes. La Grande-Bretagne acceptera-t-elle de faire un gros chèque de solde de tout compte à l’Union Européenne ? Aujourd’hui, j’aurais tendance à penser qu’une fois encore, les eurocrates se bercent d’illusions.

 

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16 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 27 février 09:35

    l’UE va envoyer une armée de huissier pour saisir les meubles de la reine ..... lol


    • zygzornifle zygzornifle 27 février 09:37

      j’espère que l’Angleterre taxera les importations de l’UE pour rembourser la facture ....


      • Pseudonyme Pseudonyme 27 février 14:50

        Pffff .... Ils ont jamais réussi à faire payer l’Angleterre quand elle était dans l’UE, alors maintenant !

        .

        Bon courage les gars !  smiley


        • ppazer ppazer 27 février 16:04

          Dans la mesure où la balance commerciale avec le Royaume-Uni est excédentaire pour l’UE, il serait mal venu pour elle de ne pas prendre en considération les éléments avancés par le RU.

          L’UE s’apprête donc à présenter une note salée — dixit l’empereur dictateur Juncker (si si, « dictateur » est un terme bien choisi : rappelez-vous sa déclaration « il ne peut y avoir de décision démocratique contre les traités de l’UE »).
          Le RU doit donc payer, c’est comme ça, c’est décidé... ... heu ouais... sinon quoi ? On stoppe les relations commerciales avec le RU ? On envoie des forces armées ? Encore une fois, l’UE n’a pas intérêt à se brouiller avec le RU. Par ailleurs, si c’est le cas, le RU ne se tournera que davantage vers son copain historique l’oncle Sam, la Chine, ou même la Russie.

          Donc ça doit bien le faire ch..., l’empereur Juncker, de voir son autorité ainsi mise à mal. Et on l’a vu dans de nombreux cas, notamment celui du dossier de la Grèce : il ne supporte pas la contrariété, ça provoque en lui des réactions d’irritation qui relèvent de la pathologie.
          Pas étonnant qu’il refuse de briguer un nouveau mandat : il finirait par péter un plomb, à coup sûr.

          De toutes manières, les jours de l’UE et de l’Euro sont comptés. Et c’est tant mieux.


          • doctorix doctorix 27 février 17:35

             Enfin, il manquerait 10 milliards pour financer les retraites des eurocrates,


            C’est justement cette plaie que les britanniques ont décidé de fuir.
            C’est bien ce que nous devons faire également.
            Et sans la moindre indemnité.
            Allez tous vous faire foutre.
            Vous nous avez assez sucé la moelle.

            • agent ananas agent ananas 27 février 17:38

              D’ailleurs, c’est bien ce que semble avoir compris l’Allemagne, qui ne veut pas vouloir sacrifier ses exportations vers la Perfide Albion. Bref, dans cette guerre de tranchée, le rapport de force n’est pas celui que l’on dit.

              C’est plus ou moins ce que j’avais écris en novembre dans The Guardian.

              "This is another crap from a war criminal who sold us the Iraq war.
              Tony Bliar doesn’t grasp that if the UK cannot access the single market, then there will be a trade war. Last year Germany exported over 90 billions Euros of goods and services into the UK.
              I bet the Germans don’t want to loose that market and continue to export in the UK. The same apply to other EU members. Blackmail won’t work, unless they want to shot themselves in the foot.
              Tony Bliar is just scaremongering
              ".


              • baldis30 27 février 18:27

                Et pendant ce temps-là....

                Les Pays-Bas étudient la possibilité de sortir de l’Euro ...

                ça c’est encore plus important que le Brexit parce que les Pays-Bas sont l’un des fondateurs de l’Europe des six .... 
                En poussant encore un peu l’Europe ne sera plus qu’un mauvais souvenir ...
                C’est un peu le tonneau de Pascal, cette construction physique où une légère surcharge en volume de liquide correctement appliquée en pression fait éclater le tonneau ! 
                Espérons que l’éclatement du tonneau emportera tous les technocrates bruxellois ....

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 février 19:03

                  @baldis30
                  Légalement, il n’y a aucune clause de sortie de l’euro, il faut d’abord sortir de l’ UE ... On doit cette anomalie à... Attali, ce qui fait dire à Mario Draghi que l’euro est irréversible !


                • baldis30 27 février 21:04

                  @Fifi Brind_acier
                  bonsoir,

                   les néerlandais n’ont pas l’air de penser comme Draghi, cet ancien de Goldman-Sachs. En plus il n’est pas sûr que Draghi pense ... en bon serviteur de ses maîtres....

                  L’euro est un contrat, qu’on le baptise traité ou autre chose ... qu’on ait oublié une clause de sortie c’est dans la pratique courante des technocrates bruxellois, la plupart n’ont jamais vu une vache, et sont persuadés que le Pirée est un joueur de football.

                  S’ils veulent sortir, ils le peuvent en emm..... tout le monde à commencer par ceux qui transitent par le port d’Amsterdam, ou font raffiner dans le même port ....


                • izarn izarn 27 février 22:02

                  @Fifi Brind_acier
                  Rien n’est irreversible dans l’Humanité.
                  Surtout quand ça sort de la bouche d’un ex de Goldman Sachs...
                  Globalisation irreversible :
                  2008 : Faillite de 90% des banques occidentales.
                  Depuis les banques centrales valident des actifs pourris...
                  Non rien n’a changéeeee...
                  Je n’ai pas changéé...

                  http://www.dailymotion.com/video/x2jzfr_jacques-villeret-je-n-ai-pas-change_fun


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 février 07:13

                  @baldis30
                  Bien sûr, on peut toujours violer un Traité, il s’agit de celui de Maastricht, au cas ou vous l’auriez oublié. Les 10 pays européens qui ont conservé leur monnaie nationale ont 4 points de moins de chômage que ceux de la zone euro, ce qui est énorme.


                  Mais cela ne change pas le fait qu’ils sont sous la coupe de la Commission européenne, qui élabore aussi pour eux leurs programmes économiques...

                • hugo BOTOPO 27 février 18:34

                  Parler de gros sous ne vient qu’après des discussions sur le fond.

                  Les USA imposent des amendes par milliards de $ aux banques et entreprises européennes

                  L’UE de Bruxelles impose des amendes en centaines de millions d’euros aux entreprises européennes et ne sait ou n’ose infliger des grosses ou petites amendes aux entreprises américaines !!! Les banques et institutions financières américaines ont été condamnées aux USA pour manquements, fraudes etc.. Pour les victimes européennes de la crise des subprimes (banques, investisseurs et particuliers européens, Bruxelles n’a pas su récupérer un $.

                  On ne peut faire un forcing financier (sur le RU et ses entreprises) que si l’on a des moyens de pression, de coercition et de « destruction massive » : avant de montrer ses muscles il faut en avoir et savoir s’en servir !

                  Airbus est mondialisé dans ses sources :aucune pression sur RU ;
                  Les industries aérospatiales et les centres de recherche sont du ressort de l’ESA et non pas de l’UE : les collaborations continueront comme avec la Suisse et la Norvège.
                  Il est impensable de fixer des droits de douanes UK/UE supérieurs à ceux, très faibles, avec la Chine et les USA.
                  La seule chose à négocier c’est un accord comparable à celui de UE avec la Norvège, avec le maintien d’un certain financement de l’UE par UK. La PAC sera à supprimer au RU : plus de versements pour les fermes du Prince Charles, entre autre !


                  • BA 27 février 18:37

                    « EXPLOSIF ! Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro. »


                    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,


                    Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

                    C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

                    Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

                    Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

                    La crise de la Deutsche Bank révèle les dysfonctionnements de la zone euro.

                    Les milieux politiques des Pays-Bas ont demandé une étude sur la question de savoir si le pays devait rester membre de la zone euro ou non.

                    Ils ont également l’intention de lancer un « débat approfondi  » à ce sujet juste après les élections législatives qui auront lieu le mois prochain.

                    Une motion présentée par le principal parti d’opposition, les démocrates-chrétiens, a été adoptée à l’unanimité jeudi, autorisant le lancement de l’enquête, qui sera supervisée par le conseiller juridique du gouvernement, le Conseil d’État.

                    « L’enquête examinera s’il est possible pour les Néerlandais de quitter la zone euro, et si cela est possible comment », a déclaré le député Pieter Omtzigt membre de l’Appel chrétien-démocrate (CDA).

                    Il a également indiqué que l’initiative avait été motivée par des inquiétudes sur les taux d’intérêt ultra-bas de la Banque centrale européenne (BCE) défavorables aux épargnants néerlandais, en particulier aux retraités, ainsi que par des doutes concernant la légalité de ses programmes d’achat d’obligations.

                    L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

                    En France, aucun débat possible : si vous êtes contre l’euro, vous êtes un fasciste, un raciste, un xénophobe…

                    Je vous invite à remarquer ici le pragmatisme de nos amis néerlandais. Comme je le dis et le répète en citant Churchill régulièrement, l’euro c’est comme le changement et Churchill disait qu’il « valait mieux prendre le changement par la main avant qu’il ne vous prenne par le cou ».

                    Que se passe-t-il du côté des Pays-Bas ? Rien d’autre que du bon vieux gros bon sens, le BVGBS quoi ! À savoir, encore une fois, que comme me le disait mon pépé, « un homme averti en vaut deux et mais un gars préparé en vaut 4 » ! Bon, je précise que le grand-père a repoussé les Allemands à lui tout seul (plus quelques gars de son 57e régiment) pendant plusieurs jours à seulement 25 ans alors que tous les officiers étaient soit morts, soit déserteurs.

                    D’accord, il n’y a pas de rapport direct, mais c’est juste pour insister sur le fait que dans la vie, on se prépare au pire même si l’on peut espérer le meilleur.

                    Ce qui est valable au niveau individuel l’est tout autant au niveau collectif, et gouverner c’est prévoir.

                    Le problème qui saute aux yeux de tout observateur objectif et lucide est que notre pays est toujours, toujours dans le déni de toutes les réalités dérangeantes et que nos élites fantasment une réalité qui n’existe juste pas.

                    Ils se battent pour devenir le président qui devra vraisemblablement affronter la fin de l’euro, une catastrophe financière et la faillite du pays.

                    Franchement, de vous à moi, il faut être totalement inconscient et inconsistant pour vouloir de ce poste-là à ce moment-là. C’est un sacerdoce et, pour poursuivre dans la métaphore chrétienne, ils boiront le calice jusqu’à la lie.

                    Oui, l’euro va exploser et votre épargne avec !

                    Ce que cette information vous apprend, alors qu’évidemment sous nos latitudes aucun média dit « sérieux » ne vous en parle, c’est que oui, l’euro va sauter et exploser. Votre épargne sera prise dans la tourmente.

                    Alors ceux qui n’ont rien pensent naïvement, et j’ai toujours des commentaires de ce type, qu’ils ne risquent rien. « Je m’inquiéterai quand je ne serai plus à découvert. » Ils se pensent en plus très intelligents en sortant ce genre de sornettes !

                    Le problème, voyez-vous, c’est que moins vous avez d’argent, plus vous êtes fragile.

                    Moins vous êtes préparé, plus vous êtes fragile.

                    Avez-vous la moindre idée de ce que peut vouloir signifier une explosion de l’euro ? Avez-vous la moindre idée des conséquences concrètes d’une sortie non préparée de l’euro et dans la panique ? Que les « pauvres » se rassurent en se disant qu’ils n’ont pas d’épargne à perdre, car ce n’est évidemment qu’une partie des problèmes incommensurables que nous devrons affronter en cas de sortie de l’euro non contrôlée.

                    L’État français serait bien inspiré de se préparer lui aussi à une telle éventualité.

                    Pourtant, il n’en fera rien.

                    Il n’en fera rien comme pour le sang contaminé.

                    Il n’en fera rien comme pour le nuage de Tchernobyl.

                    La seule chose que sache faire notre État, et ce qu’il a démontré à travers les décennies, c’est organiser la protection de sa petite caste de mamamouchis pour qu’ils ne risquent rien. Ils se protègent et, pour le reste, mentent effrontément à la population.

                    Ne soyez donc pas dupes.

                    Charles Sannat.

                    Sources :

                    http://www.atlantico.fr/pepites/pays-bas-commandent-rapport-sortie-euro-2974761.html

                    http://www.independent.co.uk/news/world/europe/netherlands-holds-inquiry-into-whether-to-ditch-euro-a7599401.html


                    • baldis30 27 février 21:08

                      @BA
                      bonsoir,

                      cela confirme l’information que j’ai relevé sur le site de Sputnik, donnant moins d’information


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 février 07:18

                      @baldis30
                      C’est la Grèce qui aurait le plus intérêt à sortir de ce foutoir, « Berlin s’oppose à nouveau à un allègement de la dette grecque »...


                      Quand on compare la situation désastreuse actuelle, avec le joli programme de Syriza en 2012, on se dit que les Grecs se sont faits avoir bien comme il faut ...

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 février 18:58

                      C’est le pays qui sort de ce bastringue qui a la main !
                      Si Junker fait trop d’histoires, la GB attendra 2 ans, et sortira automatiquement.


                      En attendant, l’économie de GB pète de santé, la livre a été dévaluée, Nissan Renault va s’installer en GB, ainsi que Facebook et IBM. Google va y créer 300 000 emplois, et Boeing va implanter sa 1ere usine en Europe, sans doute parce que le Brexit est une mauvaise chose, non ?

                      De quoi inquiéter nos Mamamouchis europathes sur leur avenir, et sur une possible contagion ! Ils préparent donc activement les élections en France et en Allemagne cette année ... Nous allons assister à un festival de prédictions apocalyptiques sur le Frexit, comme l’an dernier pour le Brexit ...

                      Ne sachant plus quoi inventer, les anti Brexit avait fait circuler un document qui expliquait que le Brexit serait une catastrophe pour la nature et la fin des blaireaux ...

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