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Ce Brexit qui rend l’UE encore plus détestable

Les fanatiques de l’UE doivent probablement se réjouir. Le psychodrame sur le Brexit semble aujourd’hui limiter les velléités de sortie de l’euro ou de l’UE, devant l’apocalypse que provoquerait le départ de la Grande-Bretagne de l’UE. Et si cette interprétation des choses était par trop superficielle, du fait notamment de sa défense par des personnes pour qui l’UE est une religion ?

 

Des angles-morts économiques et démocratiques
 
Rarement aura-t-on autant crié au loup. Pour qui se souvient de la campagne de 2016, il faudrait rappeler que le cataclysme économique était alors annoncé par les partisans du Bremain dès le vote du référendum. Manque de chance, depuis 2 ans, la croissance du Royaume-Uni n’a pas décroché  : au troisième trimestre, elle était de 1,5% sur un an contre 1,6% en zone euro, légèrement plus que la France (1,4%) ou l’Allemagne (1,2%). Assez vite, devant l’absence d’impact à court terme, les opposants au Brexit ont affirmé que cela pénaliserait la croissance post-sortie, avec diverses études souvent de parti-pris. Aujourd’hui, le patron d’Airbus menace carrément de délocaliser ses usines.
 
Il est vrai que l’ambiance actuelle peut sembler très inquiétante. Boursorama parle de « cauchemar pour les entreprises », l’actualité charrie des annonces de délocalisations de postes dans la finance ou ailleurs. On pourrait être surpris du relatif démenti qu’est l’absence d’impact sur le PIB à date. Mieux, du fait du stockage supplémentaire qui devrait avoir lieu au 1er trimestre, il ne serait pas totalement surprenant que la croissance de la Grande-Bretagne accélère quand celle du reste de l’UE ralentit. Cependant, les entreprises préfèrent les chaines logistiques fluides et pourraient être tentées d’y réduire la voilure si la configuration post-sortie est trop complexe, imposant des délais et des surcoûts.
 
Et si ce Brexit était un nouveau bug de l’an 2000 ? Après tout, la Grande-Bretagne est un grand marché : beaucoup d’entreprises auront toujours intérêt à être implanté dans un des dix premiers marchés du monde. Les perturbations sur les chaines logistiques, si elles sont possibles, pourraient avoir été exagérées. Après tout, les normes et règles britanniques sont proches des nôtres, et l’UE est une zone très ouverte sur le monde entier. Il serait paradoxal qu’elle soit plus fermée à Londres qu’à d’autres pays non européens. Pour couronner le tout, le fort déficit commercial britannique à l’égard de l’UE donne un moyen de pression fort : l’Allemagne y vend des centaines de milliers de voitures.
 
La dernière ligne droite peut réserver bien des surprises, et c’est peut-être le pari de Theresa May, qui a bien trop cédé en novembre, que d’obtenir à la veille du départ de l’UE des arrangements. Mis les pieds devant le mur, les dirigeants européens pourraient devenir plus conciliants, sous la pression de leurs patronats respectifs. Mais ce faisant, l’UE aura à nouveau montré le visage peu réjouissant qu’elle avait montré en 2015 avec Tsipras. En refusant toute renégociation malgré le vote des parlementaires, l’UE montre à nouveau qu’elle n’a que faire de la démocraite, que ses règles sont à prendre ou à laisser, quelque que soit la volonté populaire. Il n’y a pas de démocratie dans l’UE.
 
Et quel est ce projet européen qui dit explicitement vouloir faire mal à un futur ancien membre ? Quel est ce projet européen où un de ses architectes, Jacques Attali, peut dire qu’il n’y a pas de sortie prévue, ou qu’elle est impossible ? L’UE apparaît une nouvelle fois comme une construction anti-démocratique et sa défense par les milieux patronaux montre bien a contrario qui sert cet ordre juridique et institutionnel. Et ce n’est pas les peuples et les citoyens, mais bien les intérêts des grandes multinationales qui veulent pouvoir déplacer les biens, les personnes et les capitaux sans la moindre contrainte. L’UE est une camisole démocratique au service des intérêts des plus riches et des plus puissants.
 
 
Pour toutes ces raisons, et du fait que tous ceux qui présentent le Brexit comme une calamité sont les mêmes que les Français ne croient plus, je ne suis pas si sûr que le feuilleton du Brexit pénalise tant que cela l’idée de la sortie de l’UE. Je ne pense que le machin européen en sorte grandi, loin de là, et je persiste à croire que l’impact économique sera bien moins fort qu’annoncé par certains.

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63 réactions à cet article    


  • Julot_Fr 6 février 11:12

    Le seul vrai enjeu du Brexit est la recuperation de la souverainete national par la classe politique anglaise (en representation du peuple).

    Tous le reste c’est du baratin mis en place par l’oligarchie qui beneficie du transfer du pouvoir vers l’UE qui est leur creation, leur joujou.


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 février 19:42

      @Julot_Fr
      Non.
      Ça c’est le seul enjeu pour les britanniques.
      Pour les politiques du reste de l’UE l’enjeu est de démonter que sortir de l’UE est dramatique, que c’est une calamité, un suicide.
      Ce qui ne saute pas franchement aux yeux à cette heure.
      Alors à défaut ils surjouent, dramatisent à outrance, et surtout font les costauds (alors que le rapport de force est bien plus équilibré qu’ils ne le laisse croire)
      Bref ils sont en campagne pour les élections européennes 


    • ZenZoe ZenZoe 6 février 11:57

      On a le droit en ce moment à un véritable matraquage de la part de bouffons dangereux qui nous expliquent que le Brexit c’est du 3 en un : la 3ème guerre mondiale, l’Apocalypse et la plus grande dépression dans l’histoire de l’humanité.

      Soros, Buffett, entre autres.

      Plus tous ces parasites qui vivent de l’Union et qui craignent qu’elle les entraîne dans sa chute.

      Bravo les Anglais, tenez bon et envolez-vous ! Personne sauf eux ne doute que, même dehors, vous arriverez toujours à vous en sortir grâce à votre filouterie et vos louvoiements smiley


      • Clouz0 Clouz0 6 février 14:57

        Ah ! Cela fait plaisir de voir des vrais optimistes du Brexit !

        Je rentre d’une semaine à Londres et les britanniques avec lesquels j’ai parlé (assez nombreux, sur un salon professionnel) sont très nettement plus inquiets que vous.

        Mais vraiment, très très nettement.

        https://www.theguardian.com/politics/2019/feb/04/government-letter-to-nissan-reveals-brexit-promise-to-carmarkers Article Intéressant sur les tractations secrètes engagées depuis octobre 2016 pour tenter de garder les fabricants automobiles (ici Nissan) au RU. On peut raisonnablement imaginer que la même chose s’est produite dans d’autres domaines de l’activité, avec plus ou moins de bonheur.

        Cet extrait au passage (traduit)

        « L’usine automobile de Nissan à Sunderland, la plus grande du genre au Royaume-Uni, emploie 7 000 personnes et constitue l’une des réussites industrielles du Royaume-Uni. Il opère à la périphérie d’une ville où 61% ont voté pour le Brexit lors du référendum de 2016. (cherchez l’erreur)

        Les projets d’investissement à long terme de Nissan depuis le vote sur le Brexit suscitent des inquiétudes, préoccupations exacerbées par la baisse de la demande de véhicules diesel. Les véhicules utilisant ce carburant sont soumis à une réglementation plus stricte à travers l’UE après qu’un scandale de fraude aux émissions chez Volkswagen a provoqué un examen minutieux de l’impact environnemental du diesel.

        Au cours du week-end, Nissan a annoncé qu’il ne fabriquerait plus le nouveau modèle de SUV X-Trail à Sunderland, mettant ainsi un terme à son expansion. La société a déclaré que »l’incertitude persistante" sur le Brexit était l’un des facteurs à l’origine de sa décision.

        À la suite de la décision de Nissan, aucun emploi n’a été perdu, mais l’investissement dans le X-Trail visait à créer 741 nouveaux emplois.


        • Julot_Fr 6 février 16:01

          @Clouz0
          Cest bien, tu es alle en Angleterre, tu as tout compris... sauf l’essentiel, le seul enjeu du Brexit est la recuperation de la souverainete nationale.
          Le reste n’aurait pas besoin de changer si tel etait la volonte des politiques anglais qui negocient mais qui ont detourner le Brexit, et au contraire, ils continuent a essayer de faire peur au gens pour eviter ce Brexit.


        • Pere Plexe Pere Plexe 6 février 19:48

          @Clouz0
          Quel impact pour Nissan en cas de Brexit sans accord ?
          Renault (PSA et d’autres) produit par exemple au Maghreb (Maroc Algérie) sans que ça semble poser de problème.


        • Fergus Fergus 6 février 20:34

          Bonsoir, Clouz0

          En effet, les Britanniques sont très inquiets. Le nier n’est pas sérieux et relève même de la manipulation.

          Cette inquiétude se ressent d’ailleurs également  et de manière aiguë  chez les Britanniques qui vivent en Bretagne comme j’ai pu le constater en discutant des effets à venir du Brexit avec certains d’entre eux.


        • Fergus Fergus 6 février 20:41

          Qui plus est, en écrivant cela « il faudrait rappeler que le cataclysme économique était alors annoncé par les partisans du Bremain dès le vote du référendum », l’auteur ment délibérément car personne de sérieux n’a osé affirmer que les effets du Brexit seraient immédiatement ressentis, qu’ils soient on pas bénéfiques pour les Britanniques. 

          Au contraire, tous les gens responsables ont mis en garde contre ce genre de bobards et précisé qu’il faudrait attendre la sortie effective du Royaume-Uni pour mesurer les conséquences du Brexit, tant pour le RU que pour l’UE !!!


        • Clouz0 Clouz0 6 février 21:21

          @Pere Plexe
          Il ne vous aura pas échappé que les coûts de production au Maghreb sont très largement inférieurs aux coûts Anglais. Les difficultés liées aux procédures d’importation et aux frais de transport sont très largement compensées par l’économie réalisée sur les coûts de fabrication.
          Et cela ne sera bien sûr pas possible au R.U.
          Le coût des véhicules produits s’en trouvera augmenté et sera donc moins concurrentiel.
          Sans parler des normes EU qu’il leur faudra continuer à respecter... 


        • Clouz0 Clouz0 6 février 23:00

          Sans parler des normes EU qu’il leur faudra continuer à respecter...

          Ce problème de normes est d’ailleurs l’un des points les plus cocasses du Brexit :
          Pour continuer à vendre à l’EU (vital), le R.U. devra continuer à appliquer et à produire selon les normes EU (et devra s’adapter aux nouvelles normes), car ce ne seront pas les normes EU qui s’adapteront (problème de taille de marché et de loi du plus fort) mais bien les britanniques qui devront continuer comme avant le Brexit à accepter des normes édictées par d’autres, et cela sans cette fois avoir la moindre possibilité de les infléchir pour aller dans le sens de ses intérêts. 
          L’indépendance soit disant gagnée sera en fait tout le contraire : Une dépendance totale aux normes édictées par d’autres sous peine de se voir pénalisé à l’exportation.

          Vous parlez d’une sacrée indépendance et d’une souveraineté retrouvée !


        • HELIOS HELIOS 6 février 23:46

          @Clouz0

          ...Nissan, jusqu’à présent, va profiter du pb de Gohsn pour reduire la voilure a Sunderland. La qualité des voitures qui sortent de cette usine est lamentable et c’est pour cela qu’ils ne construiront pas le x-trail qui vise une clientèle moins « centre ville » et plus tout terrain.
          En plus de l’erreur marketing de ce modèle, pour en vendre dans les pays moins bien développés il faut des qualités de construction irreprochables, ce qui est tres loin d’etre le cas.

          Nissan a deux choix... réduire Sunderland jusqu’à la fermer (ou la vendre) ou bien revoir l’ensemble des normes et processus de production. je vote pour la premiere puisque les gens de chez Nissan ne sont pas des lapins de quelques jours !

          La dedans, l’Europe n’a rien a voir si ce n’est le partenariat Renault Mitsubishi, Nissan. On se demande d’ailleurs ce qu’est venu faire Mitsu dans cette galère, il eut été plus pertinent de rester avec Mercedes, question qualité, image et positionnement sur les marchés de niches tres rémunérateurs.

          Le royaume uni a moins besoin de l’UE qu’on ne le croit, tous les intérêts qu’il en tire ne s’éteindront pas avec le Brexit... et je dirai même que l’UE a extrêmement besoin d’un marché d’exception (au sens propre) pour mettre un peu de jeu dans les rouages économiques de l’UE/Euro. Ce qui ne pourra se faire directement par l’UE se fera grâce au Royaume uni....


        • CN46400 CN46400 7 février 03:14

          @Fergus
          Qui dit droits de douane, dit augmentation des prix pour les consommateurs des deux cotés, mais les conséquences lourdes sont difficilement prévisibles à long termes.


        • placide21 7 février 07:44

          @Clouz0
          Si j’ai bien compris vous parlez d’argent et les autres parlent de liberté , de choix de société ; les anglais savent qu’il y aura « du sang ,de la sueur et des larmes » (Churchill) mais ils tiennent à leur culture, je respecte ce choix.


        • placide21 7 février 07:50

          @Clouz0
          Cela pourrait signifier que les salaires anglais devront s’aligner sur les salaires marocains.


        • Pere Plexe Pere Plexe 7 février 08:05

          @Clouz0
          En quoi le Brexit changerai les coûts de production ou de transport ?
          En quoi les productions deviendraient subitement non conforme aux normes UE ?
          En quoi ces normes seraient elles plus contraignantes avec le Brexit ?
          Vos arguments ne sont pas réalistes !


        • Trelawney Trelawney 7 février 08:26

          @Pere Plexe
          Quel impact pour Nissan en cas de Brexit sans accord ?
          Nissan construit en Angleterre des voitures pour le marché européen, donc des voitures qui sont transportées depuis l’Angleterre vers l’Europe.
          Si il y a Breixit sans accord (et il y aura), les voitures devront être stockées en admission temporaire avec zone de stockage surveillée et tout et tout. Ca créera forcément un surcoût que Nissan ne peut supporter. Donc délocalisation de l’usine vers l’Europe.
          Le Maroc et l’Algérie ont passé des accords avec l’Europe et le transit dans ces pays n’existe pas. Ils l’ont fait pour avoir des usines (Dacia Peugeot) chez eux. Ces usines algériennes et marocaines fonctionnent essentiellement pour le marché européen.

          On parle aussi de souveraineté anglaise. je vous laisse imaginé le bordel politique que sera la création de la frontière entre l’Ulster et l’Irlande.

          Allez faire un tour à Calais, Ouistreham, Dieppe, Saint Malo. On attend pas le 29 mars pour construire des zones de stockages et des contrôles douaniers. Vous pensez qu’avec cela il n’y aura pas pénurie de denrées en Angleterre ? Je pense que du coté anglais, stocker des denrées en attendant le 29 mars est une sage décision


        • Trelawney Trelawney 7 février 08:40

          @placide21
          Le temps de fabrication humaine pour la construction d’une voiture est 16 heures. le cout du salaire reste négligeable dans le prix d’une voiture


        • foufouille foufouille 7 février 09:44

          @Trelawney
          c’est suffisant pour délocaliser en roumanie.


        • Trelawney Trelawney 7 février 10:38

          @foufouille
          Si c’est de Dacia que vous parlez, c’est une société roumaine dont Renault détient la majorité.
          Si des voitures Renault sont fabriquées en Slovenie, Espagne, Turquie, Inde, Amérique Latine etc, c’est avant tout pour se rapprocher des zones de chalandise.
          Le coût de la main d’oeuvre ne rentre pas en ligne de compte, car elle représente une quantité négligeable en regard au prix de la voiture. Et dans un avenir proche elle ne représentera plus rien du tout, car en France comme ailleurs, les robots remplaceront les ouvriers

          Mais il est vrai que dans ce domaine, PSA est plus nationaliste que Renault. Ca doit venir du PDG


        • foufouille foufouille 7 février 11:10

          @Trelawney
          c’est encore plus valable pour la chine. aux ouvriers, il faut jouter le prix des immeubles, des taxes diverses.
          je n’ai pas les prix roumains mais ceux de direct en chine sont très rentable pour un particulier. même pour des gros trucs avec la douane à payer.


        • HELIOS HELIOS 7 février 15:46

          @Trelawney
          ... et pourquoi les anglais ne pourraient ils pas avoir les mêmes accords que le Maroc par exemple, pour éviter les couts inutile ? Préfère-t-on les marchés du Maghreb plutôt que les marchés Européen, mêmes s’ils sont hors de l’UE ?... la Suisse, la Norvège, l’Islande ont des accords comparable.... pour une UE sans discrimination on sent bien la presence d’une volonté de punition envers le Royaume Unis !


        • assouline 7 février 20:06

          @Julot_Fr

          A quoi bon la récupération de « la souverainté nationale » si c’est pour ne rien modifier par ailleurs et donc ne rien en faire ?


        • Alcyon 7 février 21:16

          @HELIOS
          Suisse Novège et Islande : libre circulation des personnes.
          Maroc : on peut y aller sans visa mais l’opposé n’est pas le cas.

          Donc tu explique que l’Angleterre, qui veut mettre des quotas sur l’immigration européenne, devrait avoir les mêmes accords ? Dis gamin, tu te lis parfois ?


        • HELIOS HELIOS 8 février 03:16

          @Alcyon
          ... on parlait de commerce et d’économie...

          Dis, papa, tu as bien lu avant de répondre ? 


        • Ruut Ruut 8 février 10:41

          @CN46400
          Qui dit droit de douane dit augmentation des emplois nationaux.
          Car les taxes douanières annulent justes les concurrences internationales déloyales.
          Qui sont elles la première des causes de la désindustrialisation massive de notre pays depuis notre soumission a l’UE.


        • Alren Alren 8 février 13:26

          @Fergus

          Les Britanniques qui vivent leur retraite dans ce beau pays de France ont raison de penser que le brexit va compliquer leurs voyages vers la GB avec le rétablissement de la douane et des contrôles de police.
          Mais ils pourront continuer à séjourner en France y effectuant leurs dépenses puisqu’ils n’y travaillent pas.
          Et en cas de besoin ils continueront d’être accueillis aux urgences des hôpitaux sans qu’on leur demande à l’entrée leur carte de crédit !


        • kirios 9 février 08:42

          @Fergus
          « les Britanniques qui vivent en Bretagne »
          ce sont des apatrides ( ne sont ni britanniques , ni français )opportunistes qui veulent le beurre et l’argent du beurre .


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 février 15:57

          La moitié des flux en Euro sont effectués à Londres, les états de l’UE se financent à Londres, la bourse de Paris est à Londres.

          Il ne faut pas se fier à la nonchalance apparente des leaders européens à propos du dossier du Brexit. Car dès qu’on touche au sujet de la finance, les voix commencent à trembloter dans l’UE.

          Nous n’aurons pas directement le chaos économique annoncé. Mais nous l’aurons à la suite de certaines manoeuvres politiques.

          La chose évidente qui s’annonce c’est le futur combat de chiffonniers car l’UE tentera de punir par tous les moyens le Royaume Uni pour qu’il serve d’exemple à ceux qui seraient tenté de sortir : séparatismes irlandais et écossais à agiter, traîner les pieds aux frontières pour faire un semblant d’embargo... et toutes les autres méthodes perfides enseignées à l’école de Macron : si le chaos est annoncé, pourquoi ne pas simplement le causer ? Rien de tel que se trouver un nouvel ennemi pour resserrer les rangs sinon les boulons de l’UE.

          Mais contrairement à la Grèce, le Royaume Uni a des cartouches financières pour se défendre.


          • assouline 7 février 21:25

            @La Voix De Ton Maître

            «  l’UE tentera de punir par tous les moyens le Royaume Uni pour qu’il serve d’exemple à ceux qui seraient tenté de sortir »

            C’est l’air que s’apprêtent à chanter les Brexiteurs après la sortie de l’Union. Lorsqu’ils découvriront la réalité d’un Brexit achevé et effectif. Pour justifier les possibles coûts de la « récupération de souveraineté », les souverainistes britanniques accuseront l’Europe d’être à l’origine de leurs malheurs...
            Une chanson que l’on a pas fini d’entendre.
            L’Europe saura-t-elle faire valoir qu’elle a, elle aussi, intérêt à défendre sa propre souveraineté. La vraie. Celle de l’Union qui fait la force. La force dont ne bénéficieront plus les britanniques souverains...


          • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 7 février 23:27

            @assouline

            les souverainistes britanniques accuseront l’Europe d’être à l’origine de leurs malheurs...

            Quand on suit de près chaque petit pas du Brexit, il n’y a pas photo, l’UE manoeuvre tel un divorcé passif-agressif. Le fameux oui mais non de l’UE qui envoie valdinguer la raison et la mesure dans les cordes. Bien évidement les anglais ne sont pas aidés par leur PM Theresa May pro-remain.

            Vous parlez de l’union de l’Europe qui fait la force, mais quelle union ? Celle des polaks qui défendent leur expatriés à Londres qu’ils n’ont pas envie de voir revenir ? Celle des Italiens qui se moquent à juste titre de Macron qui a démarré une guerre médiatique contre eux ? Celle de Bruxelles qui sermonne la France de dépenser trop ? Celle de la Grèce commandée à retrouver l’équilibre en 2075 ? (*)

            Quelle union voyez vous dans ce merdier ?
            (*) Liste non exhaustive


          • velosolex velosolex 6 février 18:01

            On dirait que ce billet a été outre manche. !...Les anglais ont montré plus d’une fois qu’ils étaient très opportunistes. Quel intérêt aurait on d’applaudir à cette tentative de déstabilisation de l’Europe. Je ne serais sûrement pas de ceux qui applaudissent quand on tente de les niquer. L’Europe est truc qui vaut ce qu’il vaut, très bancal, je vous l’accorde, mais qui a quelques intérêts, qu’on aurait bien tort d’ignorer.

            -Les pays sont si impliqués les uns les autres, que les guerres entre eux devient une histoire redoutable, pour ne pas dire inenvisageable. Cela revient à se tirer une balle dans le pied.

            -Les conséquences sont déjà là, quoiqu’en dise l’auteur. Le pays est clivé et il y règne une ambiance détestable. Les anglais du continent sont totalement lâchés. (J’en connais quelques uns.) Le pound a dégringolé. Personnellement, je pense que cette histoire est une partie de poker menteur, et qu’économiquement la GB tente de faire une sorte de braquage ultra libéral, proche de hold up..

            D’abord faire du pays un zone de libre échange totalement dérégulé. Quand à payer des taxes allant jusqu’à 33 % de plus en valeur ajouté pour les marchandises venant du continent ?....Il se pourrait bien que si on les laisse faire, leur talon d’Achille, l’Irlande du nord, soit en quelque sorte un brelan d’as.

            Les marchandises ne passeront plus par calais, mais par les port d’Eire. Détaxées, puisque l’Irlande du sud appartient à L’UE. De là, les camions passeront en Irlande du nord, et aucune frontière physique ne sera dressé, pour arrêter ce flux de marchandise, sous le prétexte fallacieux et opportuniste de ne pas relancer le vieux conflit. Ce n’est pas un commissaire européen qui les arrêtera, quand les deux Irlande seront d’accord.. Ainsi l’Irlande du nord va devenir une zone de fret considérable. L’Europe va devoir jouer les bad boys : Menacer l’Eire de se conforter à l’obligation d’une frontière dure. Soyez sûrs qu’on va être dans l’hystérie, et dans les manifestations. Je m’étonne juste que personne n’ai pensé à ce scénario, tout à fait envisageable. Mais c’est vrai qu’ on n’avait jamais pensé que les allemands passeraient par les Ardennes.Faut il en rire, se taper sur les cuisses ?...Etre cocu et applaudir ?.... Il est vrai que certains français à l’époque se réjouissaient de l’invasion nazie, un rempart contre les cocos…..


            • Alren Alren 8 février 15:20

              @velosolex

              « Les pays sont si impliqués les uns les autres, que les guerres entre eux devient une histoire redoutable, pour ne pas dire inenvisageable. Cela revient à se tirer une balle dans le pied. »

              Arrêtez avec cette rengaine ! Même sans l’UE il n’y aurait pas eu de guerre entre pays européen comme il n’y en a pas eu entre les USA et l’URSS.
              Déjà la Deuxième guerre mondiale n’aurait jamais dû se produire n’était la volonté des Allemands de retrouver une place prépondérante en Europe par la force des armes et prendre sa revanche de la défaite de 14-18 en confiant, sciemment pour le patronat, naïvement pour beaucoup de gens ordinaires, le pouvoir à un malade mental, Hitler.

              En fait l’UE n’a rien apporté de bon aux peuples. Il faut réaliser que sa construction n’était pas faite pour ça. C’est évident aujourd’hui.
              Et vous seriez bien en peine en dehors de cette idée reçue de la paix européenne, de citer un autre domaine où l’UE fut un bienfait.



            • Eric F Eric F 6 février 22:52

              Un conflit économique avec le Royaume Uni vers qui on exporte davantage qu’on ne lui importe nous sera préjudiciable (tout comme les sanctions contre la Russie du reste). Après quelques années de serrage de ceinture, l’UK aura retrouvé de la compétitivité et aura acquis une plus grande autarcie industrielle. Déjà, du fait du non renouvellement des contrats de « travailleurs détachés », le taux de chômage des britanniques a baissé (lien)

              Concernant les résidents britanniques installés en France avant la procédure de Brexit, on devrait leur garantir les « droits acquis à titre individuel » en tant que citoyens de l’Union.


              • Alcyon 7 février 19:05

                @Eric F mais bien sur. En quelques années une économie tournée vers les services, qui ne sont pas gérés par l’OMC, va se transformer en puissance industrielle. On sait tous que les usines ça pousse comme des champignons et que les bas salaires anglais ainsi que les taux de douane faibles pour l’OMC vont favoriser ça.

                Mis à part nous expliquer ce que tu penses, basé sur du vent, tu ne voudrais pas t’instruire ?


              • Eric F Eric F 8 février 18:16

                @Alcyon
                référence : https://www.rtl.fr/actu/international/brexit-theresa-may-veut-reindustrialiser-l-angleterre-7786893890
                Il ne s’agit pas de dire que tout se fait par un claquement de doigt, j’ai bien parlé d’années de serrage de ceinture auparavant, notamment la hausse des produits importés du fait de la faiblesse de la livre. Il n’est pas non plus question d’autarcie complète, mais d’une certaine reconquête de marché intérieur, les services resteront prépondérants.

                Concernant la procédure en cours, il y a dramatisation de part et d’autre, nous sommes accoutumés à ces suspenses européens, où un accord est trouvé au petit matin. Car nul n’a intérêt à une situation conflictuelle après le brexit ; on peut s’attendre à un report ou une mise en oeuvre graduelle.


              • Alcyon 8 février 18:31

                @Eric F ah ouais, « des années » sans donner de nombre, ainsi ça peut être 50 ou même 100. Ce que personne ne peut prévoir à aussi long terme, mais autant y aller avec des trucs vagues. J’ai compris, ça s’appelle vendre du vent.


              • Eric F Eric F 9 février 14:28

                @Alcyon
                En Islande, il y a eu une période difficile de 6 ou 7 ans, disons que le scénario britannique pourrait tenir dans moins d’une décennie. Alors évidemment toute prévision est forcément « du vent », et entre la tornade ou le zéphyr, seul l’avenir pourra confirmer.
                En tout cas mon commentaire initial n’était pas principalement axé sur la prévision mais d’abord et avant tout sur le fait que personne n’a intérêt à une situation conflictuelle, car vouloir « punir » Londres aurait un effet induit néfaste pour l’Union.


              • Trelawney Trelawney 7 février 08:38

                Pour toutes ces raisons, et du fait que tous ceux qui présentent le Brexit comme une calamité sont les mêmes que les Français ne croient plus


                Faut pas voir le problème comme cela. A la question est « qui sera pénalisé par le Breixit ? », la réponse est « les deux mon commandant ».

                L’UE devra abandonner un pays avec un PIB de 2700 milliards de $ soit 16% du PIB européen et ça ne se ferra pas sans douleur (crise monétaire, inflation et augmentation des taux d’intérêt). L’Angleterre devra abandonner ses relations privilégiées avec l’Europe (Banques, finance, commerce) et donc forcément abandonner une partie non négligeable de son PIB.

                L’économie qui n’est pas soumise aux décision humaines (n’en déplaise à certain, dans ce domaine ce n’est pas l’homme qui commande) va s’en ressentir des deux coté. On n’est pas plus à l’abri parce qu’on est resté dans l’UE


                • fabrice68 fabrice68 7 février 08:45

                  l’UE devrait aménager le compromis préparé par Barnier, sur lequel les Anglais sont d’accord, sauf sur la question de l’Irlande : il faudrait accorder un statut spécial pour que les 2 Irlandes puissent commercer ensemble sans remettre de frontières entre elles, ainsi qu’avec l’Angleterre, l’Eire continuant bien sur ses relations avec l’UE par ailleurs. LUE montrerait ainsi sa volonté de préserver la paix entre les Irlande et l’Angleterre, pour ne pas retomber dans les années noires de la guerre.

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