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Comment l’après Brexit confirme nos vues

Bien sûr, les partisans du Remain ne ratent pas le moindre dixième de point de croissance de moins ou d’inflation de plus pour les présenter comme les preuves d’une erreur historique. Pourtant, les 15 mois qui sont passés démontrent au contraire qu’ils avaient tort et que nous avions vu juste, le scénario de la sortie de la Grande-Bretagne confirmant largement nos analyses.

 

Conséquences limitées et eurobéats discrédités
 
Le papier des Echos, pour qui « les nuages s’accumulent sur l’économie britannique  », est assez risible 15 mois après un Brexit, qui devait provoquer une catastrophe économique selon ses opposants. Car au contraire de leurs prévisions, l’économie britannique n’a pas souffert du référendum : 1,8% de croissance en 2016, encore 1,7% en rythme annuel à mi-année. Mieux, l’investissement ne recule pas, et le taux de chômage est au plus bas depuis 1975, montrant que le choix des britanniques ne pèse pas sur l’économie. Même The Economist, partisan immodéré du Remain, a fini par reconnaître que les entreprises continuent d’investir, contredisant les noires prévisions d’avant-vote.
 
Il faut rappeler ici que le patronat britannique annonçait une perte de PIB de 3,1 à 5,5% d’ici à 2020  ! Sauf que la Grande-Bretagne reste un grand marché attractif, la 6ème économie de la planète… Mais ce qui est intéressant ici, c’est aussi l’expression aussi claire de la préférence des multinationales pour l’UE, BMW ayant déclaré que « le Brexit est un scénario inconfortable  ». Cette préférence ne démontre-t-elle pas que l’UE favorise les intérêts des multinationales sur ceux de tous les autres ? Transmis à tous ceux qui peuvent encore en douter. En outre, l’UE apparaît à nouveau pour ce qu’elle est : un cénacle de technocrates bouffis d’orgueil, anti-démocratiques, et déconnectés de la réalité.
 
Michel Barnier peut continuer à donner des leçons à Londres, en refusant de démarrer les négociations sur un accord commercial et évoquer une facture de divorce de plus de 70 milliards d’euros, c’est lui qui s’avance bien à découvert dans ces négociations. Ce n’est pas Bruxelles qui est en position de force, mais bien Londres. La raison est simple : le déficit commercial important de la Grande-Bretagne avec la plupart des pays européens, et notamment l’Allemagne, qui réalise un excédent de plus de 20 milliards d’euros  ! En clair, Londres dispose d’une arme de dissuasion massive à l’égard de ses partenaires européens : ce sont les pays européens qui ont plus à perdre d’un conflit économique.
 
Du coup, les rodomontades des eurocrates sont une bonne nouvelle pour nous car ils vont encore se ridiculiser, comme après leurs prévisions apocalytpiques pré et post-référendum. Sous la pression de Berlin et des autres capitales, nul doute que l’UE finira par signer un accord qui préservera largement les intérêts britanniques, la simple menace d’une fermeture des frontières aux voitures d’outre-Rhin étant un atout décisif dans la partie de poker menteur qui s’est engagée. Mieux, Theresa May a obtenu début septembre le vote d’une loi qui lui permettra de déconstruire l’acquis communautaire facilement. Contrairement à ce qui se dit, c’est la position de Londres qui est de plus en plus solide.
 

Les eurocrates sont nus, mais ne s’en rendent pas compte. Les éructations des pro-remain, qui ne cessent de dire des contrevérités, en deviennent de plus en plus drôles, tant ce qui se passe depuis 15 mois contredit leurs dires. Bien sûr, il y aura peut-être quelques soubresauts, mais, malgré sa victoire décevante aux législatives, le jeu de Theresa May est bien plus solide que beaucoup le disent.


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15 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 22 septembre 09:46

    L’auteur s’emballe.

    La sortie de l’UE du Royaume-Uni n’est pas réalisée et ses conséquences, positives et négatives, n’apparaîtrons que dans 2 ans et plus.

    Quant aux engagements financiers du R.U. vis à vis de l’UE, nous, simples citoyens, n’en savons rien. Connaissons-nous le montant des engagements de la France ? Il doit être au moins équivalents mais nous n’en sommes pas informés, et encore moins consultés à ce propos.

    Le vrai combat n’est pas un combat sur les avantages financiers mais un combat pour la souveraineté, pour la démocratie réelle qui voudrait que les citoyens soient les acteurs de leur vie et non pas des sujets d’un supra état.

    L’exemple du traité avec le Canada démontre la façon de procéder de la dictature. Discussion à huis-clos, c’est à dire secrète, signature avant même un examen démocratique, mise en œuvre alors qu’un rapport officiel et détaillé, déconseille de poursuivre et bientôt, ratification par des parlements croupions.

     


    • Trelawney Trelawney 22 septembre 10:17

      Historiquement, les anglais sont toujours sortis vainqueur d’une négociation.

      Barnier est la bonne personne pour ce genre de négociation et son refus obstiné de parler en anglais est un bon exemple. Il montre par là que le choix de sortir de l’UE est un choix anglais et que l’UE en a rien à faire de savoir si ce choix sera préjudiciable ou pas pour le Royaume Unis. En une phrase : « Ils ne feront plus parti de l’UE alors qu’ils se démerdent ».
      Seulement voilà l’UE étant ce qu’elle est, c’est à dire un « bordel organisé », Barnier n’est plus tout seul à négocier, mais le parlement européen et les états membres sont entrés dans la danse et on fait la première connerie du siècle à savoir : imposer un calendrier des négociations. La GB n’en attendait pas moins et n’a plus qu’à jouer la montre pour forcer l’UE à se précipiter, car ces derniers aussi stupides que débiles, voudrait boucler ce dossier avant les élections au parlement de 2019.
      J’espère que l’UE va se reprendre et se dire que la fin des négo peut attendre 2025 voir plus loin. L’important est que l’UE ne soit pas perdante.
      Le seul levier qu’a la Grande Bretagne dans ses négociations reste le sort des ressortissants européens en Grande Bretagne. BMW enn’ a rien à faire de perdre des ventes en GB, il s’est déjà organisé et est en train de conquérir de nouveau marché dans d’autres pays. Une société ne s’assoie jamais sur ses acquis et évolue en fonction de la loi du marché. Et la GB n’est qu’un pion dans cette loi du marché.
      Si on veut sortir victorieux de cette négociation (car la GB n’est plus notre allié et il faut en tenir compte), il faut se donner du temps au temps et laisser faire un interlocuteur : Barnier et son équipe.

      Les anglais vivant en France en Espagne, au Portugal, l’ont trés bien compris et après un moment de stupeur commencent à demander en masse leur nationalisation à un état membre de l’UE. Ils ont tourné la page de la GB. A nous de jouer sur ce levier pour les accueillir en masse et faire ainsi comprendre que la futur situation économique de l’Angleterre ne sera pas bonne pour les anglais.

      Pour ce qui est de la situation économique de la GB après sa sortie de l’UE, on en reparle dans 10 ans, mais j’ai déjà ma petite idée sur la question

      • Ar zen Ar zen 22 septembre 10:27

        @Trelawney

        Vous écrivez : « J’espère que l’UE va se reprendre et se dire que la fin des négo peut attendre 2025 voir plus loin. »

        Il semblerait, par conséquent, que vous n’ayez pas lu l’article 50 du TUE avec attention. Que dit-il ?

        « Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai. » 

        Le 29 mars 2019 l’affaire sera pliée ! Sauf si la Grande Bretagne veut poursuivre les négociations mais ceci dépendra d’elle. l’Union européenne a donc le couteau sous la gorge et elle a intérêt à trouver des compromis. Le temps joue par la G.B !



      • Trelawney Trelawney 23 septembre 12:46

        @Ar zen
        En s’en fiche de ce que dit l’article machin chouette, car ça n’a jamais été un calendrier qui décide de quoi que ce soit. (sauf dans la tête atrophiée des élus du parlement européen qui d’ailleurs ne décident de rien et ne sont la que pour avaliser).

        Ce n’est pas les sujets de discussions qui manquent et ça va de la pèche au commerce bancaire en passant par le droit des société et la libre circulation des personnes et encore plein d’autres réjouissances.

        Si on s’arrête au 29 mars 2029, la situation sera trés claire : on vire tous les anglais de notre pays et les anglais en font de même avec nos ressortissants. On bloque le tunnel sous la manche et on impose un droit de passage. On vire les migrants qui désire aller en Angleterre et on les débarque à Douvres. La marine nationale bloque les bateaux de pèche anglais voguant dans nos eaux et les anglais en font de même avec les notre. etc etc etc
        je vous laisse donc imaginer le bordel.

        Donc on en reparle dans 10 ans

      • Ar zen Ar zen 22 septembre 10:33

        Merci à l’auteur. 


        Un article qui reprend des analyses que les médias dominants passent sous silence. 

        Le plus grand risque pour l’UE c’est de voir que la GB se portera mieux en dehors de l’UE que dedans. Les instances européennes sont aux abois. 

        • nono le simplet nono le simplet 22 septembre 12:57

          ça me rappelle l’histoire d’un mec tombé du cinquantième étage 

          on l’entendait dire au niveau du 20 ème étage « jusque là ça va ... jusque là ça va ... » 

          • zygzornifle zygzornifle 22 septembre 13:54

            Faudra voir dans 2 ou 3 ans ....


            • Doume65 22 septembre 14:46

              « les 15 mois qui sont passés démontrent [...] que nous avions vu juste »
              Qui c’est, au juste, « nous » ? Merci d’avance.


              • Djam Djam 23 septembre 11:12

                @Doume65

                Ne soyez pas plus naïf que vous l’êtes... « nous » ce sont simplement tous ceux qui se sont retrouvés dans le Brexit et qui aimerait que la France retrouve ses c........ perdues (ou ses ovaires !) et fasse sa sortie aussi...


              • troletbuse troletbuse 22 septembre 19:26

                Ce qui emmerde les européïstes, c’est les 15 milliards que le Royaume-uni verse à l’Europe et avec lesquelles, ils ne pourront plus se goinfrer smiley


                • izarn izarn 23 septembre 00:28

                  Mais bien sur qu’il ne se passera rien. La GB n’est bien sur pas dans l’euro. Ce qui n’est pas le cas merdique de la France. Ensuite la GB importe de l’UE. Ainsi, vu la crise économique, le chomage en UE, on aura le luxe de faire des histoires aux clients anglais ? Hahahahahhaha ! Les cons ça ose tout, c’est meme à ça qu’on les reconnait ! Alors BMW ? Moi je vois pas mal d’anglais dans le Sud, ben les BMW, c’est pas trop leur truc ! C’est plutot du peugeot/renault/japonais.... S’ils sont riches, ils ont une jag, c’est quand plus standing qu’une bagnole pour arabe ou turc... Bon on va rappatrier les banquiers chez nous ? Vu le niveau de turpitude et de faillite de nos banques européennes, la j’ai des doutes ! Déja la Deutsche Bank, les banques italiennes en faillite ; combien de dizaine de milliards dans les bad banks pour essayer de renflouer le tout ? Idem en Espagne ? Ben les mecs, vous avez du courage pour déménager votre fric dans la zone euro ! Si vous voulez garder vos économies, allez à la City, c’est plus prudent !
                   smiley
                  Parcequ’ici les banques sont autorisée à ne pas vous rendre votre argent !
                  Lois européennes !
                  Alors tu comprends pourquoi les anglais se cassent !
                  Tout ceci sur le site de Jovanovic...
                  https://www.youtube.com/watch?v=GxJ3R9zcptw#t=10m11s


                  • Djam Djam 23 septembre 11:18

                    A partir du moment où on a enfin pigé que l’UE est juste un grossier outil exigé par les USA pour piloter à leur gré la masse de consommateurs européens et pour empêcher l’Europe de l’Ouest de se rapprocher stratégiquement du bloc russo asiatique, on ne peut que se battre pour en sortir.

                    Si la GB a réussi à se sortir de son adhésion c’est pas pour jouer les matamores mais tout simplement parce qu’elle a toujours été le poste avancé des USA pour contrôler l’Europe et son devenir. Etendre sans limite les frontières du délire consumériste et jouer à imiter l’empire romain (sans le génie, bien entendu) emportera le monde occidental, dans sa totalité, vers un effondrement tôt ou tard.

                    Qu’il y ait encore aujourd’hui des croyants en la religion européiste fabriquée de toute pièce et basée sur du néant, ne cesse d’étonner...


                    • Lugsama Lugsama 24 septembre 06:17

                      L’auteur ou la méthode coué, c’est pas très loin pourtant.


                      • Vraidrapo 24 septembre 08:40

                        Deux petites infos à considérer quand on parle en milliards :
                        - First, la BNPParibas a craché sans broncher 9 Mds de $ à ces maudits Yankees...
                        - Second, la City abrite et continuera d’abriter, I suppose, une trentaine des Paradis off-shore de la Planète, yes my dear.. ;
                        Source : France 5 « La City : La finance en eaux troubles ».
                        Alors avant de s’en faire pour les rozbifs, il vaut mieux pleurer devant notre garde-manger...
                        Comme disait quelqu’un : « L’Angleterre a voulu une UE à son avantage et c’est pour la quitter maintenant » et Le Général qui n’en voulait pas dans l’UE....
                        Les cocus comptez-vous !


                        • BA 24 septembre 19:56

                          25 mars 1957 : signature du traité de Rome, traité instituant la Communauté économique européenne.


                          60 ans plus tard :


                          Partout en Europe, les partis d’extrême-droite font des bons scores.


                          Dernier exemple en date : l’Allemagne.


                          C’est ça, la tragédie de la construction européenne.


                          La construction européenne est une construction de riches, faite par les riches, pour les riches.


                          Les riches continuent à s’enrichir depuis 60 ans.


                          Les autres classes sociales, les classes populaires et les classes moyennes, s’appauvrissent depuis 60 ans. Et donc elles votent pour les partis politiques les plus extrémistes.


                          Conclusion :


                          La construction européenne porte en elle le fascisme, comme une nuée dormante porte l’orage.


                          A propos du parti « AfD » en Allemagne :


                          Porté sur les fonts baptismaux il y a seulement 4 ans, ce mouvement anti-islam et anti-migrants a recueilli 13% à 13,5% des voix, selon des sondages à la sortie des urnes, et devrait envoyer 86 à 89 députés siéger au Bundestag.

                          "Nous allons changer ce pays", a lancé la co-tête de liste, Alexander Gauland, quelques minutes après la publication des premiers sondages des télévisions publiques, en promettant de mener « une chasse » contre Angela Merkel.

                          Ostracisé par toutes les autres formations qui le qualifient de "honte pour l’Allemagne", l’AfD n’a aucune chance de figurer au prochain gouvernement sans doute dirigé une nouvelle fois par Angela Merkel.

                          Mais la co-tête de liste de l’AfD, Alice Weidel, a déjà fixé ses objectifs à moyen terme : "dès 2021 (être) en mesure de gouverner".

                          L’arrivée à la chambre des députés de l’AfD, qui était resté sous la barre des 5% en 2013, constitue un tournant dans l’histoire allemande d’après-guerre.

                          Car elle signifie que pour "la première fois depuis 70 ans, des nazis vont s’exprimer au Reichstag", le bâtiment qui abrite la chambre basse du Parlement, a tonné avant le scrutin le ministre des Affaires étrangères et figure des sociaux-démocrates, Sigmar Gabriel.


                          https://www.romandie.com/news/ZOOM-Allemagne-la-droite-nationaliste-brise-un-tabou-avec-une-percee-historique/836022.rom


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