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Danemark malheureux

On avance abondamment que les Français sont plaintifs. En ce qui touche l'économie du bonheur, les pays scandinaves performent : la richesse et les libertés seraient les deux étais d'une telle chance. Cependant, comment arriver à une telle conclusion, sachant que les Français se suicident moins que les Danois ... ?

Selon le World Happiness Report 2017, le Danemark se classe comme le deuxième pays le plus heureux du monde1, récemment détrôné par la Norvège. Quoi qu'il en soit, le royaume de la reine Margrethe apparaît, d'ordinaire, comme l'un des pays les plus heureux du monde, loin devant la France.

Or, je soutiens la thèse inverse : le Danemark, et les pays scandinaves en général, sont les pays les plus malheureux du monde. Pourquoi ?

Sans vergogne, l'ONU (qui publie annuellement ce rapport), avance, selon plusieurs critères, la force du bonheur des Danois, quand le Danemark affiche l'un des taux de suicide le plus élevé du monde2.

Pourquoi cet apparent paradoxe ? Comment, en peu de mots, l'un des pays le plus heureux du monde a un taux de suicide s'élevant au haut pourcentage de 16% ? Et pourquoi l'Iran (cette affreuse théocratie) affiche 0,3% en taux de suicide ? Les femmes n'y sont-elles pas contraintes, apparemment, de porter le voile ? Et les libres penseurs ne sont-ils pas muselés par l'Etat ? Horrible ! Comment, en dépit des plus fortes convictions libérales, les hommes jubilent quand ils sont dirigés par des brutes ? D'où vient qu'on prenne un malin plaisir à être dans la difficulté, et à mettre ses prochains dans cette même difficulté ?

Donc, pourquoi ?

C'est très simple : l'ONU, et ceux qui publient le rapport ci-avant mentionné, confondent plaisir physique, et la satisfaction qu'elle procure, avec le plaisir métaphysique, et sa propre satisfaction...

Et ça n'est vraiment pas la même chose ! 

Le premier (qui a sa valeur en soi, et qui n'est pas négligeable) consiste dans un salaire élevé, un environnement propre et éduqué, de la nourriture à tire-larigot, des infrastructures en bon état, et des services de qualité... Le second concerne l'idéologie dominante. La doctrine à laquelle le peuple adhère. C'est-à-dire, en d'autres termes, la croyance générale dont le bénéfice est d'offrir facilement un but à l'existence et à l'enrichir, de surcroît en lui ouvrant les portes de « l'interprétation » – car toute existence métaphysique, d'office, est doublée d'une signification transcendante, à savoir une suite d'éléments à déchiffrer. Ce faisant, chaque événement de la vie ne se tait pas : il en porte, en lui, une signification extérieure. Et quand le plaisir physique surpasse le plaisir métaphysique, le confort remplace en conséquence le bonheur d'une vie riche et signifiante ; le corps jouit mais l'âme sèche. 

De là, était-on vraiment plus malheureux au Moyen Âge ?

Car, à tout prendre, le paysan du Larzac ou du Poitou, avec sa chaumière, ses six enfants, et son mulet – s'il est chanceux – avait l'opportunité de voir son existence sous l'angle, bénéfique, de la religion.

Il s'identifiait volontiers au Christ, dont les souffrances sont la clef du salut. Ainsi, en souffrant lui-même, il imitait la divinité qu'il révère. Sa souffrance passait de gratuite et d'absurde à signifiante et salvatrice.

On va me dire, à raison, que les démocrates iraniens souffrent, et que le bonheur métaphysique de la majorité n'est pas un motif pour soustraire la liberté aux opposants d'un régime dictatorial. C'est vrai.

Mais si on regarde attentivement, on observe que, même dans le cas des libéraux opposés au régime de leur pays, ceux-là ont, au moins, une raison de vivre. Evidemment : l'opposition à un régime idéologique, tout comme lorsqu'on y adhère, fournit à celui qui s'y oppose une raison d'exister par le fait même que, en s'y opposant, il considère que ce combat vaut la peine de vivre. Par voie de conséquence, les résistants français jubilaient pendant l'Occupation nazie, tout comme les Brexiters exultent tandis qu'ils s'opposent véhémentement à l'Union Européenne... Or, quitter l'Union Européenne est en réalité, pour eux, un cauchemar. Car quoi faire une fois en dehors de cette affreuse Union ? Nigel Farage ne vit-il pas de ses discours à Bruxelles ? En sorte qu'ils ont besoin de leur ennemi pour subsister, de même que le ying sans le yang n'est plus le ying, et que le haut sans le bas n'est plus, en définitive, le haut. De toute évidence, la dictature accuse la liberté, la souligne, la met au jour, la valorise, et donne une raison pour laquelle se battre (ne serait-ce que pour s'opposer au régime qui la proscrit).

Et pourquoi l'âme des Danois est-elle sèche ? Pour une raison en fait identique...

Puisque la vitalité d'une âme dépend d'un obstacle à franchir (Nietzsche, Le Crépuscule des Idoles, §38). Or, les Danois ne profitent plus de bâtons dans les roues. Sauf que toutes les études confirment qu'avec des ennemis et des dangers, les hommes en milieu hostile « se transcendent », « s'efforcent », donnent le meilleur d'eux-mêmes. Ceci se vérifie d'ailleurs d'un point de vue évolutionniste : sous des climats difficiles (en particulier les climats froids), la sélection naturelle opère avec force, et favorise, chez les animaux et les insectes, un instinct de coopération. Autrement dit, la création de la culture passe par la difficulté. Dans des situations difficiles, la création devient une seconde nature, car la création – c'est-à-dire la projection de l'imagination – extrait celui qui songe du monde infâme dans lequel il vit. Ce faisant, l'imagination est le viatique d'un soulagement temporaire.

Le Danemark, cependant, ne souffre plus du froid. Et sa politique culturelle est laxiste. 

Si bien qu'en fin de compte, reste aux Danois leur richesse purement, simplement, économique. 

Mais l'économie terrestre, c'est un peu comme les alcools forts : on en jouit momentanément.

Après, il faut dessoûler.

________

1 https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Happiness_Report

2 https://lesinrocks.com/2011/04/28/actualite/pourquoi-se-suicide-t-on-dans-les-pays-heureux-1116022


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43 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Dr Faustroll 24 août 11:06

    En France, il est interdit de communiquer le nombre (et donc le taux) de suicides. Au Danemark, non.D’où le  le World Happiness Report 2017 sot-il ses chiffres ?


    • V_Parlier V_Parlier 24 août 14:40

      @Dr Faustroll
      C’est surprenant comment d’un article à l’autre un pays heureux devient malheureux (et pourquoi pas inversement). Comme quoi, toutes ces appréciations sont bien relatives !


    • tiers_inclus 24 août 16:29

      @Dr Faustroll @auteur

      De surcroît faudrait-il que les sources soient fiables. L’article des Inrocks mentionne des taux en % alors qu’il s’agit de taux en 1/100000. Le lien que les Inrocks nous produit conduit à une page qui ne valide pas les données du dit article. Un rapide coup d’oeil sur les statistiques OMS des taux de suicide ne confirme pas la corrélation annoncée.
      On nage dans la cinquième dimension.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_de_suicide
      https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Happiness_Report
       


    • Vertagus Vertagus 24 août 19:25

      @tiers_inclus C’est vrai. Mea culpa : les Français ne se suicident pas plus que les Danois. Mais le fond reste valide, puisque les Iraniens se suicident moins que les Scandinaves.


    • cyborg 24 août 11:17

      Les danois, déracinés sur pieds, comme tous les européens de l’Ouest, ont le cafard du gland remplacé, d’une civilisation décadente, d’une culture Hanouna, d’une vision politique devenue juste une branlette du jouir sans entrave.
       
      Les gochos, les sexes décérébrés pousseurs de caddie, s’en contentent évidement, le gochos est une race sous-humaine, homo festivus...
       
      L’hiver démographique en est aussi un symptôme avec les suicides. La civilisation consommatrice du gocho est un total échec, l’UE impuissante importe ses hommes d’un autre paradigme, détruisant l’âme de Europe.
       
      L’Européen ne bande plus, il est la chiure finale de sa glorieuse histoire... Le malheur pour l’européen c’est qu’il la connaît son Histoire et il s’en sait indigne !
       
      Courte vidéo sur le sujet d’un plus péchu smiley


      • cassini 24 août 11:28

        Le Danemark étant l’exemple même d"une transition énergétique réussie (55% de moulins à vent et 45% de charbon qui pue et tue) ne peut être qu’heureux. 

        Si vous passez par le Danemark, je vous recommande la visite, tout près de la route qui venant d’Allemagne va vers Copenhague, du centre de la petite ville de Christiansfeld, un bijou, et il n’y a pas un touriste. 

        • Gwynplaine Dr Faustroll 24 août 13:07

          @cassini

          le fin du fin pour un touriste, c est de faire du tourisme là où il n’y a pas de touristes, enfin... à part lui, quoi !

        • cassini 25 août 16:45

          @Dr Faustroll


          Hélas....
          J’y suis passé il y a dix ans, à Christiansfeld...
          C’est foutu maintenant si j’en crois Wiki : la ville a été depuis classée à l’Unesco et les touristes doivent s’y agglutiner...
          Marre des touristes ! Dans mon enfance il n’y avait pas un chat dans les châteaux de la Loire et maintenant on a l’impression de visiter la Cité Interdite ! 
          Dans mon enfance j’entrais au Louvre sans aucune attente ! 
          Et malgré mes courriers pressants la municipalité de Paris n’a toujours pas flanqué par terre l’ignoble pâté qui couronne Montmartre !


        • Fergus Fergus 24 août 13:47

          Bonjour, Vertagus

          « était-on vraiment plus malheureux au Moyen Âge ? »

          Vous parlez de l’Eglise, mais elle n’était pas un facteur de bonheur, mais de crainte : crainte de Dieu, crainte de l’Enfer, crainte sur terre du bûcher pour les moindres déviances de la foi imposée.

          Et pour le reste, comment le bonheur pourrait-il résister aux réalités de l’époque ? conditions de vie précaires dans un habitat humide, fractures estropiantes, dents pourries à 25 ans, grossesses à répétition pour les femmes avec, à la clé, une très forte mortalité en couches ou en bas-âge pour les rejetons. Sans oublier les famines liées à des récoltes insuffisantes où gâtées par les maladies végétales, ou à celles liées à des épizooties comme le charbon ou la brucellose. Sans oublier non plus les épidémies de peste et de choléra qui pouvaient localement décimer jusqu’à la moitié de la population. Sans oublier enfin les massacres imputables aux guerres et aux exactions des bandes de pillards.

          Même les nobles et les riches négociants n’étaient pas épargnés par les fléaux qui sévissaient alors.

          Cela dit, il y avait des gens heureux, mais ils ne constituaient pas la majorité du genre humain de ces temps particulièrement rudes


          • cassini 24 août 13:59

            @Fergus


            (au moyen âge) l’Eglise n’était pas un facteur de bonheur, mais de crainte

            Cette fois la preuve est là que vous êtes stupide. 
            Beaucoup donnent dans l’anachronisme historique, mais il est réservé à quelques happy few de reconstruire la psychologie du passé en fonction des rêvasseries gauchisantes d’aujourd’hui. 

          • Laulau Laulau 24 août 14:09

            @cassini
            Je viens de voir une émission sur Arte une émission sur Martin Luther..... Il semble bien que la peur (du bucher) jouait un rôle très important dans le « débat » théologique.


          • cassini 24 août 14:13

            @Laulau


            Comme si le peuple débattait de théologie. 

          • Laulau Laulau 24 août 14:19

            @cassini
            Non mais il avait intérêt à garder la bonne ligne. Les Vaudois, Cathares et même, en France, les protestants en savent quelque chose. Sans oublier les barbecues de sorcières.


          • Cateaufoncel2 24 août 15:06
            @Fergus

            « Vous parlez de l’Eglise, mais elle n’était pas un facteur de bonheur, mais de crainte : crainte de Dieu, crainte de l’Enfer, crainte sur terre du bûcher pour les moindres déviances de la foi imposée. »

            Le chrétien ne vit pas dans la crainte, parce qu’il sait très exactement ce qu’il doit faire et ce qu’il ne faudra pas faire. Il sait aussi qu’en cas de transgression, il peut obtenir le pardon et s’il y a le bûcher pour les hérétiques, les hérétiques peuvent venir à résipiscence, le bûcher, c’est donc leur choix.

            La différence reste énorme d’avec les Africains qui, eux, vivent dans une véritable terreur, comme le notait le Dr Albert Schweitzer, dans A l’orée de la forêt :

            « L’Européen ne saura jamais à quel point est effroyable la vie de ces malheureux qui passent leur temps dans la crainte des sortilèges dirigés contre eux. Seuls, ceux qui ont vu cette misère de près comprennent que c’est un devoir d’humanité d’enseigner aux peuples primitifs une autre conception du monde et de la vie, pour les délivrer de ces croyances funestes. »

            C’était un voeu pieux, elles n’ont pas disparu. La persistance de rites sacrificielles en Afrique est connue, leur apparition en Europe est constatée, abstraction faite des égorgements rituels de moutons propres - c’est une façon de parler - aux musulmans.


          • Laulau Laulau 24 août 15:17
            @Cateaufoncel2

            les hérétiques peuvent venir à résipiscence, le bûcher, c’est donc leur choix.

            Celle là, il faudrait que vous la fassiez encadrer ! En gros si t’es pas d’accord, on te fait rôtir parce que c’est ton choix !

          • Ben Schott 24 août 15:27

            @Fergus

             
            « Cela dit, il y avait des gens heureux, mais ils ne constituaient pas la majorité du genre humain de ces temps particulièrement rudes »
             
            Et à quoi devaient-ils leur bonheur, ceux-là ?
             
            Quant aux fléaux évoqués, ils existaient avant le Moyen-âge (et subsistent encore), et de nouveaux fléaux sont apparus, que d’aucuns considèrent comme pires. Autrement dit l’Humanité n’a pas connu le bonheur avant le Moyen-âge et pas beaucoup plus depuis, voire encore moins pour certains.
             

             


          • Cateaufoncel2 24 août 16:07

            @Laulau


            La question n’est pas d’être d’accord ou pas d’accord, l’hérétique meurt pour sa foi, en martyr, parce que sa conviction, et le salut qu’il en attend, lui permet de dominer la peur du bûcher. Mais on lui laisse in extremis une chance de démontrer qu’il n’est pas irrécupérable. Et lui réagit en son âme et conscience.

          • Fergus Fergus 24 août 16:58

            Bonjour, Cateaufoncel2

            « Le chrétien ne vit pas dans la crainte, parce qu’il sait très exactement ce qu’il doit faire et ce qu’il ne faudra pas faire. Il sait aussi qu’en cas de transgression, il peut obtenir le pardon »

            Je pense que vous raisonnez comme un contemporain, pas comme un paysan du Moyen Âge. Je persiste à dire que les chrétiens étaient alors tenus dans la crainte par les prêtres. Cela a perduré jusqu’au 19e siècle, et même au-delà si j’en juge par des vieilles personnes que j’ai connues en Auvergne dans mon enfance et qui croyaient encore dur comme fer à la damnation et à la crémation dans les flammes de l’Enfer. Pour ces personnes-là, il n’y avait pas une si grande différence avec les Africains auxquels vous faites allusion. 


          • Ben Schott 24 août 18:02

            @Fergus

             
            Concentré d’idées reçues sur le Moyen-âge.
             


          • Cateaufoncel2 24 août 18:28
            @Fergus

            « ...des vieilles personnes que j’ai connues en Auvergne dans mon enfance et qui croyaient encore dur comme fer à la damnation et à la crémation dans les flammes de l’Enfer. »

            ...si elles mouraient en état de péché mortel, et sans repentance, je ne vois rien là de terrifiant, à la différence des « sortilèges » diffus et d’origine maléfique, lié à une sorcellerie ancestrale dont les méfaits se perpétuent, comme le dénoncent les Africains évolués, et se propagent désormais en Europe. On avait bien besoin de cela, en plus.

          • foufouille foufouille 24 août 18:34

            @Fergus

            au lieu d’écrire n’importe quoi, tu devrais lire quelques livres.
            je ne vois comment on peut avoir peur alors que les rendez vous galants ou pas des jeunes se faisaient dans les églises et cathédrales.


          • cassini 24 août 19:39

            Le XIXe siècle fut le triomphe de la bondieuserie et de l’utilisation sociale de la peur de l’enfer, encore que la classe ouvrière déchristianisée (ou plutôt : jamais christianisée depuis que des paysans étaient devenus ouvriers d’usine) y fût peu sensible. 


            Au moyen-âge, le péché de chair n’effrayait personne et à peine s’en confessait-on puisqu’on n’y voyait qu’un mal fort théorique, ou pas de mal du tout chez les gens sans instruction. Les labyrinthes un temps répandus dans les églises en furent supprimés pour ce qui s’y faisait à l’abri des regards. La règle monastique de saint Colomban au VIIe siècle précisait entre autres qu’un frère moine était puni de huit jours de cellule au pain et à l’eau s’il venait à forniquer « sauf s’il ignorait que ce fût un péché », ce qui donne une idée de la conscience dudit péché. Pour ce qui est de la criminalité de sang il ne paraît pas que la peur de l’enfer, ni celles des supplices ignobles, ait beaucoup effrayé les temps qui en furent les plus agités. La foi moyenne était intense et la plupart étaient persuadés que le salut était tout naturellement au bout du chemin. 


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 24 août 19:53

            @cassini

            De quel droit mettez-vous en doute la Vraie Vérité de Fergus ?


          • Laulau Laulau 24 août 14:06
            Le Danemark, cependant, ne souffre plus du froid.
            Ce qui manque au Danemark, ça n’est pas la chaleur, c’est la lumière du jour. Il suffit de regarder les taux de suicide dans le monde : la latitude est un facteur parmi d’autre bien sûr, mais pas du tout négligeable.

            • Gwynplaine Dr Faustroll 24 août 15:22

              @Laulau

              heureusement que le taux de suicide n’est pas proportionnel au QI, il ne resterait plus que les cons !

            • Laulau Laulau 24 août 15:24

              @Dr Faustroll
              Ce sont deux facteurs indépendants, à moins de considérer que la connerie dépend de la latitude.


            • Gwynplaine Dr Faustroll 24 août 15:47

              @Laulau

              certainement pas, mais puisque vous soulevez la question, je finis par me demander sir ça ne serait pas plutôt une question de longitude : elle nous arrive par les vents dominants !

            • Macondo Macondo 24 août 14:35

              Bonjour. Ne serait-ce que pour la strophe décrivant que « la création de la culture passe par la difficulté » l’article mérite de l’attention ...


              • Matlemat Matlemat 24 août 18:16

                Au Danemark il y a dans la campagne des petits étalages avec la production des locaux, pommes de terre, œufs, etc.. pas de vendeurs le client prend son produit et met l’argent dans une petite boîte.


                • Xenozoid Xenozoid 24 août 18:46
                  @Matlemat
                  aux pays bas aussi,surtout dans le nord/nord est,friesland,groningen, drente dans la campagne seuleument

                • Matlemat Matlemat 25 août 08:25

                  @Xenozoid

                  Plus de bénéfices à faire confiance que de pertes par le vol, impensable ce genre de choses en France.


                • leypanou 25 août 09:55

                  @Matlemat

                  Plus de bénéfices à faire confiance que de pertes par le vol, impensable ce genre de choses en France : et en Italie, en Egypte, etc, etc alors ?

                  C’est une autre mentalité. Mais le Danemark avec les parasites branleurs qui y sont arrivés plus ou moins récemment ne doit plus être le même, en tout cas pas dans les villes.

                • foufouille foufouille 24 août 18:36
                  « Mais l’économie terrestre, c’est un peu comme les alcools forts : on en jouit momentanément. »
                  aussi nul que le reste de ton article mensonger. tu vas vivre quelques mois avec juste le RSA pour voir.


                  • cassini 24 août 19:48

                    Pour Fergus j’ai trouvé sur l’internet ce texte sur la terreur de l’Enfer au moyen-âge : 



                    Une fête médiévale



                    Le maire et le premier adjoint communistes de cette ville moyenne ont décidé de reconstituer pour deux jours une ambiance de fête médiévale dans plusieurs quartiers. Entendez par là que les ruelles, venelles, sentes et sentines, cours, passages, impasses, seront encombrés de dames en hennin de carton et d’ahuris en chaussettes dépareillées rouge et jaune trop longues. La circulation automobile sera proscrite « pour plus de réalisme » et dans le même but les téléphones portables « déconseillés ». C’est à croire que les crypto-écologistes que l’auteur voit partout saisissent la moindre occasion de s’en prendre aux véhicules motorisés ; et l’autorisation de faire usage pendant les mêmes journées de la bicyclette prouve assez la sottise des décideurs. Il faut dire que le maire n’est pas allé très longtemps à l’école : il l’a quittée pour entrer dans la Résistance au premier jour de l’invasion de sa patrie par les Nazis en juin 41. Quoi qu’il en soit, sa mascarade n’aura pas le moindre réalisme si plusieurs critères ne sont pas respectés :


                    1. Le moyen âge ne concevait rien, réjouissances ni même paillardises, qui ne fût profondément imprégné de foi. La foi marxiste n’est pas admise en remplacement. Il faudra donc que ces mécréants se résignent à donner un mystère ou deux sur le parvis de la cathédrale. Le maire et le premier adjoint feront le bœuf et l’âne. Oui, je sais, c’est facile. Mais tout cela n’empêchera pas de donner un charivari sous les fenêtres de la maîtresse de l’évêque.


                    2. Le moyen âge voyait la mort poindre à tous les instants et s’abattre à l’improviste sur des sujets vigoureux pour des motifs aussi futiles qu’un abcès dentaire, une coupure infectée ou un coup de froid. Il en résultait le reste du temps une exubérance joyeuse dont le moralisme assommant de notre société et les misères qu’elle fait par exemple aux « prédateurs sexuels » ne donnent plus aucune idée. Les organisateurs devront donc admettre que sous les longues tables chargées de victuailles disposées au long des voies roulent de nombreux couples illégitimes, voire illégaux. Les cris des femmes feront s’esbaudir la multitude.


                    3. Une bande d’escholiers ivres morts rossera au sang ou poignardera dans un recoin sombre un notable ou deux. L’école voisine des Arts et Métiers fournira le contingent. Arrêtés par les archers du guet, ils seront pendus le lendemain en place publique en compagnie des tire-laine interceptés parmi la foule, ou le surlendemain si le lendemain tombe un jour de – vraie – fête religieuse.


                    Néanmoins le culturel n’est-il pas oublié dans le projet initial, puisque le barreau local jouera lui-même la farce de maître Pathelin. Le bâtonnier rappelle à ce sujet que ses honoraires sont payables d’avance.


                    Je ne vous interdis certes pas d’aimer de manière indissociable Dieu, le vin et les femmes qui crient un peu, et de constater quel ennui bien pire qu’un salut manqué sourd de notre pauvre société communiste !



                    • cassini 24 août 19:50

                      @cassini


                      et encore j’ai affadi dans le texte ci-dessus certaines tournures que j’ai jugées un peu lestes en regard de nos lois ! smiley

                    • Fergus Fergus 25 août 09:42

                      Bonjour, cassini

                      Ce que vous avez écrit ne contredit pas ce que j’ai exprimé plus haut mais le complète, les très occasionnelles réjouissances paillardes et avinées n’étant que l’écume de vies principalement marquées par les souffrances et les deuils. C’est en cela que la notion de « bonheur » au Moyen Âge ne peut être comparée avec notre définition contemporaine.


                    • Robert Lavigue Robert Lavigue 25 août 10:14

                      @Fergus

                      les très occasionnelles réjouissances paillardes et avinées n’étant que l’écume de vies principalement marquées par les souffrances et les deuils.

                      Voilà qui est beau comme une Vraie Vérité de Fergus...

                      Si ce n’est qu’au Moyen Age (du moins pendant la période féodale, parce que le Moyen Age s’étend quand même sur plus d’un millénaire !), il y avait une quarantaine de jours fériés et que le travail du dimanche était strictement interdit.

                      Des historiens non-fergusonnistes ont même calculé, que sur l’année, un salarié travaillait moins qu’un ouvrier du XXIème siècle.


                    • Fergus Fergus 25 août 11:24

                      Bonjour, Robert Lavigue

                      Croyez-vous sérieusement que j’ignore ces faits ? En quoi cela change-t-il le contenu de mes commentaires ?


                    • Mandy 25 août 18:30

                      @Robert Lavigue

                      Ach Bas du tout mein Herr ...
                      Le Moyen âge mesure très exactement 1000 ans
                      J’en reviens à l’instant
                      Je l’ai mesuré avec mon mètre citoyen entreposé dans une cabane sur la colline de Dornach aux cotés des machins bidules citoyens ....avec tampons certificateurs et signatures des allumés du lieu.

                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 août 18:53

                      @Mandy

                      Avec le réchauffement climatique et donc la dilatation inhérente, le moyen âge mesure aujourd’hui mille et presque un an .

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