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Accueil du site > Actualités > Europe > Du Brexit, de Theresa May, de l’UE et des média

Du Brexit, de Theresa May, de l’UE et des média

Le sommet européen de cette semaine a de nouveau été l’occasion de psychodrames, sur l’immigration et sur le Brexit. Ce qui réunit les pays européens dans l’UE, c’est de ne pas pouvoir s’entendre puisqu’une position unique est impraticable. L’occasion d’une nouvelle démonstration de tout ce qui ne va pas dans cette construction et dans le traitement du Brexit par nos média.

 

Le filtre vicié de nos grands média
 
Le traitement du Brexit par nos média est décidément effarant. Après avoir raconté comment l’économie britannique souffrait des conséquences du choix irrationnel, pour ne pas dire stupide, du peuple, nos média restent souvent discrets sur les résultats économiques du pays : attention, le troisième trimestre devrait être assez bon, confirmant potentiellement l’avance de notre voisin d’outre-Manche sur la France de Macron… Le traitement du sommet est encore une fois sidérant, avec une Therea May qui serait présentée comme « humiliée  » par la presse britannique. Bien sûr, le Guardian et le Times sont durs avec la Première Ministre, mais la lecture de l’article permet de relativiser son titre.
 
En effet, on y apprend que le Sun défend Theresa May qui « a refusé de s’écarter des lignes rouges fixées par le Royaume-Uni et elle a tout à fait raison de le faire », qualifiant Macron et Tusk de « gangsters  » et de « malfrats  ». Le Daily Mail et le Daily Express défendent également la Première Ministre. Le Daily Telegraph est plus dur mais parle de « visage courageux  ». En clair, les deux quotidiens les plus populaires, et de loin, avec près de 3 millions de copies par jour, soutiennent Theresa May, quand le Guardian et le Times vendent 5 fois moins de journaux… Un juste reportage de ce qui se passe outre-Manche devrait insister sur le fait que la presse tire à boulet rouge sur l’UE et Macron…
 
En clair, une consultation un peu rapide de nos média si partiaux pourrait faire croire que Theresa May est dans une position désespérée. En réalité, elle est soutenue par une grande majorité de la presse, par le tirage, contre une UE dont les demandes totalement déraisonnables (une forme de partition de l’Irlande du Nord de la Grande-Bretagne) nourrissent le profond rejet qu’elle suscite. Et Theresa May semble prendre une position assez dure, demandant à l’UE ses arguments et une contre-proposition, affirmant qu’elle « ne renversera pas le résultat du référendum ni ne démantèlerai son pays  ». En clair, il est fort possible que l’UE présume de ses forces dans cette négociation.
 
En effet, l’UE, qui a un fort excédent commercial sur le Royaume-Uni, qui en ferait la première perdant en cas d’absence d’accord, notamment l’Allemagne et la France. Autant dire que l’arrangement est plus que probable, et plutôt sur la base de la proposition britannique des Chequers… Mais plus globalement, dans le cas de la France, ce processus particulièrement pénible me fait penser que la voie de l’article 50 n’est pas le bon chemin pour la France, d’autant plus que nous n’avons pas notre monnaie. Cela me renforce dans la conviction qu’il faudra une sortie immédiate et unilatérale pour quitter l’UE. Comment négocier de manière sereine et constructive avec une UE qui serait condamnée ?
 
 
Bien sûr, les média continuent à raconter l’histoire du point de vue des opposants au Brexit, mais on peut penser que, comme pour les prévisions catastrophistes affichées avant le référendum, la réalité viendra à nouveau infirmer leurs pronostics. De la même manière que l’économie en souffre peu, on peut croire que l’UE finira par largement plier aux demandes britanniques.

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117 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 10:22

    La question de l’Irlande du Nord, et du fragile équilibre qui s’est mis en place, remis en cause de fait par le Brexit (alors que ce n’était pas le but) fait penser à l’Ukraine.

    Des territoires qui sont entre deux, et qui doivent choisir leur camp, ce qui risque de mécontenter une moitié de la population.

    Mais la situation politique tendue entre unionistes et républicaines en Irlande du Nord, plus de 20 ans après la paix, n’est pas prévue à l’article 50.

    Thérésa May fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a, et les juristes obsédés par l’article 50 font de bien mauvais politiques.


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 11:16

      @Olivier Perriet
      Ben voyons..., avançons masqués... desobeissons... mettons nous en infraction... faisons comme la Grece, l’Autriche, l’Italie, la Pologne, etc...


      Tu devrais lire l’article 50 au lieu de bavasser stupidement, idem pour l’auteur d’ailleurs qui est souvent plus intelligent sur cette saloperie d’UE qu’il ne l’ai aujourd’hui..., l’article 50 est la seule sortie légale du machin, tout le reste ne sert qu’à syriser le peuple et les exemples sont multiples.

      Nous aurons bientot la sortie du RU par l’article 50 et personne qui ne soit sortie en désobéissant... l’Italie devrait pourtant servir d’exemple... les soit disant populistes ont annoncé qu’ils ne sortiraient ni de l’euro ni de l’UE...

    • Fergus Fergus 24 septembre 11:21

      Bonjour, Olivier Perriet

      Vous avez raison, c’est le Brexit qui a relancé le problème irlandais.

      Et sur ce dossier-là, c’est évidemment l’UE qui a raison. Avec à la clé, si aucun accord n’est trouvé sur des bases plus raisonnables que celles de May, la montée des tensions dans un Ulster qui, de toute manière, ne pourra pas échapper, tôt ou tard, à la réunification au détriment du Royaume-Uni, notamment du fait de l’évolution des démographies catholique et protestante.

      L’UE a tout intérêt à rester ferme. Et cela d’autant plus que des sondages de plus en plus nombreux indiquent qu’une très large majorité de Britanniques seraient favorables à un maintien dans l’Union et donc à la tenue d’un nouveau référendum ! 


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 11:50

      @Fergus
      Sans dec, les perdants veulent revoter ? C’est con mais le peuple britannique c’est déjà exprimé et son choix a été le Brexit... le reste n’est que sondages et autres manipulations de caniches euro atlantistes.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 12:08

      @Fergus

      vous avouez que vous vous réjouissez d’une politique du pire en Irlande du Nord, comme en Ukraine hier ?

      les européistes seraient-ils aussi, de vulgaires fouteurs de merde, des gens qui « jouent avec la peur » ?

      Ce n’est pas le brexit qui a créé les tensions en Ulster, ça n’a rien à voir, mais de fait ça risque de raviver des plaies pas cicatrisées (depuis 20 ans). Quel aveu de votre part ;


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 12:10

      @samy Levrai

      Je te répète, gamin sexagénaire, l’article 50 n’a rien prévu sur l’Ulster a sa situation politique dangereuse.


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 12:32

      @Olivier Perriet
      Tu devrais lire l’article 50 il ne fait que quelques lignes, il ne prévoit qu’une négociation d’un maximum de deux ans... il n’y a rien sur rien dans l’article 50, juste une ouverture de discussions.

      c’est assez drôle cette obsession pour un truc qui existait avant l’UE ( l’Ulster) et dont tout le monde se foutait à l’époque ... Donc les anglais reviennent à ce qu’ils ont toujours connu, la belle affaire ! et pour toi cela va changer quoi ? et quel rapport avec une clause de sortie ? en quoi est ce dangereux politiquement  ? comment ont ils pu survivre si dangereusement pendant si longtemps avec cette frontière et qu’est ce que l’UE avait donc réglée qui peut réapparaître si facilement  ? 

    • Djam Djam 24 septembre 12:42

      @Fergus Votre réponse n’est que la reprise de l’analyse (systématiquement partiale et anti Brexit des médias français). Allez donc sur place, parlez avec les britaniques et vous aurez un tout autre écho... Le propre de l’esprit de l’homo occidentalis est d’être incapable de reconnaître son erreur lorsque ses croyances sont remises en cause...


    • Fergus Fergus 24 septembre 12:58

      Bonjour, Djam

      Ne vous méprenez pas : je suis ravi du Brexit ! Les Britanniques n’ont en effet jamais véritablement joué le jeu en Europe, et leur sortie ne me chagrine pas du tout, bien au contraire. Mais maintenant, il n’est pas question de céder à leur forcing pro domo, à savoir continuer à bénéficier de la circulation des marchandises, mais interdire celle des ressortissants de l’UE. C’est inacceptable !


    • Legestr glaz Ar zen 24 septembre 13:34

      @Fergus

      Je lis votre commentaire et je me demande quel changement se produira sur la frontière de la G.B avec l’Irlande lorsque la première aura quitté l’UE ? Ni l’un ni l’autre de ces deux pays n’appartenaient à l’espace Schengen. Quelles règles régissaient donc le passage frontière des personnes physiques entre la GB et l’Irlande puisqu’il ne s’agissait pas des règles Schengen ? 

      Après la sortie de la GB de l’UE qu’est-ce qui changera par rapport à aujourd’hui pour les ressortissants de l’UE ? Quelles étaient les règles pour ceux-ci en G.B ?

    • Legestr glaz Ar zen 24 septembre 13:39

      @Fergus

      Ni l’Irlande, ni la GB n’appartiennent à l’espace Schengen.

      A l’heure actuelle quelle sont les règles appliquées sur cette frontière si ce ne sont pas celles que régissent les accords de Schengen ? Vous le savez Fergus ? Vous écrivez que l’UE a raison, mais « pourquoi » a t-elle raison ?

    • aimable 24 septembre 14:02

      @Fergus
      je suis de votre avis , le brexit ne peut être qu’une bonne chose pour l’UE , la perfide Albion n ’a toujours eu que le bout de la chaussure en Europe , juste ce qu’il fallait pour avoir le beurre et l’argent du beurre , j’estime qu’il ne faut lui faire aucun cadeau et même plus si possible, car elle a toujours été un frein au bon fonctionnement de l’UE .


    • Trelawney Trelawney 24 septembre 14:13

      @Olivier Perriet
      vous avouez que vous vous réjouissez d’une politique du pire en Irlande du Nord, comme en Ukraine hier ?

      Qui a voulu cette politique si ce n’est l’Angleterre en votant pour la sortie de l’UE ? Vous pensez sincèrement que l’UE doit se préoccuper des problèmes intérieurs d’un pays souverain qui ne veut plus être l’un de ses membres ? L’UE doit avant tout veiller à renforcer les frontières de l’Irlande qui est l’un de ses membres.

      Les problèmes unionistes sont des problèmes anglais !

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 14:13

      @samy Levrai

      Il faut sortir de son Hue Pet Hère :

      l’appartenance commune à l’UE créait un « entre deux », permettant (plus ou moins) de faire tenir ensemble les loyalistes très attachés au RU et les républicains qui veulent la réunion avec l’Irlande.

      Si le RU quitte l’UE, ça remet ce fragile équilibre en cause, d’où les débats sur le hard border (qui mécontente les républicains) ou un statut à part du reste du RU pour l’Ulster, qui va mécontenter les loyalistes. Et même si ça fait 20 ans que les armes se sont tues, elles ne sont pas très loin.

      ça n’a rien à voir avec le Brexit, c’est une conséquence incidente, qui n’était marquée nulle part, pas même chez Franzois Hasselineau.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 14:15

      @Trelawney

      Oui, vous avez bien raison :

      après tout, peu importe si l’Ukraine explose à cause de l’UE, ou si les europhiles se réjouissent de voir le pire se reproduire en Ulster, le projet européen le vaut bien smiley


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 14:23

      @Olivier Perriet
      Tu as encore oublié de répondre aux questions ... c’est une marque de fabrique chez toi...

      Alors quel est le rapport avec l’article 50  ? tu croyais qu’on y parlait de l’Ulster  ? et puis si le RU n’était pas dans Schengen qu’est ce que change la sortie du RU de l’UE sur ce sujet ? qu’est ce que tu en as à faire de la frontière irlandaise ? réagis tu par pur conditionnement ? En quoi est ce que cela pourrait remettre en cause un référendum d’indépendance ? 

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 14:55

      @samy Levrai

      J’essaie juste de vous dire, espèce de sapajou, que tout n’est pas si facile, et qu’il ne s’agit pas simplement de bêler « article 50 », « article 50 », pour tout résoudre.

      Personnellement j’ai pas d’avis sur l’Irlande du Nord, mais on a la démonstration sous les yeux que l’article 50 ne résout pas tout.

      Mais vous vous en foutez, je comprends, puisque l’Hue pet hère n’est qu’une secte intellectuelle, et pas un parti politique qui veut arriver aux responsabilités.


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 15:23

      @Olivier Perriet
      Tu n’as donc toujours pas lu, ni compris ce qu’est l’article 50... je te le met donc ci dessous, lis le et apres tu pourras en parler de façon intelligente et arrêter de fantasmer comme les autres :

      1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
      2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
      3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
      4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
        La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
      5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 16:14

      @samy Levrai

      Oui, et alors ???

      Mon sujet c’est de dire qu’il y a justement des difficultés (par ex l’Ulster) non prévues par ton article 50


    • samy Levrai samy Levrai 24 septembre 16:30

      @Olivier Perriet
      La vache... pourtant je t’ai fais un copié collé de l’article 50... tu ne sais donc pas lire ? 

      Il s’agit juste de dire : « on s’en va » et qu’il y a deux ans pour régler les détails du départ , est ce trop difficile à comprendre pour ton cerveau d’ado ? 
      L’article 50 ne parle ni de l’Ulster ni de paiement de quoi que ce soit, il ne dit rien d’autre que : nous avons décidé de reprendre notre souveraineté et que nous le faisons en tant que pays respectueux des autres.


    • Legestr glaz Ar zen 24 septembre 16:42

      @Olivier Perriet

      Parlez plus exactement de « l’Irlande du Nord » qui est fait partie de la G.B.

      Parlez nous donc des difficultés avec l’Irlande du Nord lorsque le Brexit sera définitif. Quel changement avez vous perçu puisque ces deux pays n’appartiennent pas à l’espace Schengen mais qu’ils font partie, tous les deux de l’Espace Economique Européen, où des règles commerciales spécifiques s’appliquent. En quittant l’UE la GB reste dans l’EEE.

      Si vous voulez bien nous expliquer les « difficultés » que vous voyez, nous en serions forts aises.

    • malitourne malitourne 24 septembre 17:29

      @Olivier Perriet
      L’article 50 ne guérira pas non plus les écrouelles...


    • Trelawney Trelawney 24 septembre 18:26

      @Olivier Perriet
      Qui a voulu la sortie de l’UE sans penser aux conséquences ? Pourquoi devions nous nous préoccuper d’un problème qui ne regarde que le Royaume uni. 

      Les problèmes en Ulster n’ont aucun effet sur l’Irlande. Ca a toujours été comme cela

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 19:54

      @malitourne


      Oui, c’est à peu près ce que j’essaie de faire comprendre aux amis de la secte (mais sans doute vous en êtes vous aussi smiley ), qui restent dans des vues très théoriques et vivent dans un monde assez virtuel.

      Apparemment c’est pas près d’être gagné

      L’affaire de l’Irlande du Nord complique sérieusement le Brexit, c’est juste un constat objectif pour qui essaie vraiment de traduire ça dans la réalité.

      Mais comme c’est pas marqué dans l’article 50, c’est qu’il n’y a pas de problème smiley

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 24 septembre 19:58

      @Ar zen


      Ar zen, le problème c’est qu’en Irlande du Nord, les uninistes qui ont fait la majorité avec les conservateurs sont farouchement pro Brexit, et qu’inversement le Sinn Fein veut toujours le rattachement à l’Irlande.

      Et que le Brexit veut dire frontière en dur avec l’Irlande, ce qui ne va plaire aux républicains.

      Inversement, un nouveau statut spécial « entre les deux » de l’Irlande du Nord ne plait pas aux unionistes.

      Et le problème c’est que ces deux tendances politiques dominent la vie de l’Irlande du Nord, il n’y a pas beaucoup de « modérés » qui pourraient faire des compromis.

    • jesuisdesordonne 24 septembre 21:35

      @Olivier Perriet
      Les européistes voudraient faire du problème de l’Irlande du Nord un problème rédhibitoire.
      Thérésa May dit l’inverse. L’article 50 n’est pas une solution pour l’Irlande du Nord mais l’Irlande du Nord n’est pas un problème pour l’article 50. Dès lors pourquoi vous secouer pour mélanger les deux ?
      Ce que dit Thérésa May :
      « Nous devons donc à présent entendre de l’UE quels sont les vrais problèmes et quelle est leur alternative afin que nous puissions en discuter. Tant que nous ne l’aurons pas fait, nous ne pourrons pas progresser. Dans le même temps, nous devons continuer à nous préparer à ne pas conclure d’accord et nous continuerons à le faire.
      [...]
      Deuxièmement, je tiens à rassurer la population d’Irlande du Nord qu’en l’absence d’accord, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher un retour à une frontière dure. »

      Source et compléments sous :
      https://www.soverain.fr/declaration-complete-de-theresa-may-sur-le-brexit/


    • malitourne malitourne 24 septembre 23:03

      @jesuisdesordonne
      Il secoue les deux parce qu’il n’est pas un débatteur honnête. Perriet c’est encore le gars qui cherche à disqualifier l’UPR en le traitant de secte. Il échange pas, il rame. C’est le Gérard D’Aboville du débat politique, mais en plus pédant. A part générer du trafic sur Avox, il sert à rien. Sa place serait plus dans une fête foraine ou derrière la lunette arrière d’une CX.


    • jesuisdesordonne 24 septembre 23:44

      @malitourne
      Il secoue son esprit pour mélanger les concepts plutôt que de les analyser. Donc les séquelles dues aux secousses ont peut-être plus à voir avec un obscurantisme, des peurs, une croyance plutôt qu’un calcul car la malhonnêteté est toujours mal payée. smiley


    • Legestr glaz Ar zen 25 septembre 00:13

      @Olivier Perriet


      J’aimerais bien savoir « pourquoi » l’affaire de l’Irlande du Nord complique le Brexit ? Les journalistes européistes nous serinent ça sur tous les tons mais je n’ai jamais entendu pourquoi.

      Et vous, vous pourriez nous en dire un mot de ces complications ?

    • Legestr glaz Ar zen 25 septembre 00:41

      @Olivier Perriet

      Parce qu’avant le Brexit, le Sinn Fein était contre le rattachement ?

      Mais pourquoi diable le Brexit voudrait dire « frontière dure » ? D’où sortez vous ça ? Connaissez vous les règles de gestion actuelles de cette frontière, hors Schengen ? Oui ou non ? 


      J’ai bien l’impression que vous reprenez à votre compte ce que clament à grands cris les européistes au sujet de cette frontière. Mais celle ci est « hors Schengen » et les règles qui s’y appliquent ont été définies entre l’Irlande et la GB. Que la GB soit dans l’UE ne change pas les règles sur cette frontière. 



    • bébert 25 septembre 08:09

      @malitourne
      Il ne guérira pas non plus ta déficience mentale.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 septembre 11:03

      Je ne fais effectivement que lire ce que je trouve, mais sans doute qu’à l’Hue Pet Hère, vous savez tout

      Je sais pas moi, faites une recherche Ulster + Brexit sur gogole

      On se demande bien pourquoi les négociation du Brexit prennent autant de temps si tout est si facile. C’est un comble.

      J’essaie d’être objectif, mais vous montrez que votre groupe reste dans la théorie, plutôt que de regarder ce qui se passe sous nos yeux, dans le monde réel.

      Une secte quoi smiley


    • samy Levrai samy Levrai 25 septembre 11:14

      @Olivier Perriet
      Tu as eu des arguments et des réponses et je n’ai point vu d’arguments ou de réponses de ta part... tu ne crois pas que c’est toi qui aurait un problème de comprenette , de lavage de cerveau , de conditionnement pour abrutis ? 

      Tu devrais arrêter « d’essayer » et choisir « d’être » objectif... il n’y a rien de concret dans tes posts que de la croyance non demontrée ... je ne suis pas étonné que tu sois DLF.... c’est vraiment pour les demeurés et tu te poses bien là.

    • Legestr glaz Ar zen 25 septembre 11:50

      @Olivier Perriet

      Et qu’avez vous trouvé dans ces articles que j’ai moi aussi lus ? D’une manière constante, et vous reprenez à votre compte celle-ci, l’expression employée est « le casse tête » de la frontière entre l’Irlande et la GB.


      J’accepte le fait qu’il y ait un « casse tête ». Je vous l’accorde. Mais pouvez vous m’expliquer la nature de ce casse tête ? Que se passe t-il sur la frontière, quels changements, lorsque la GB sera sortie ?J’espère que vous y avez réfléchi au delà de l’expression facile « casse tête ». 

      Comment prendre les gens pour des imbéciles. Cela ne vous gêne pas que l’on abuse de vous ? La frontière actuelle entre l’Irlande et la GB n’est pas gérée par les accords de Schengen tout simplement parce que ces deux pays n’appartiennent pas à cet espace. ESt-ce que c’est difficile à comprendre ? Les règles qui sont appliquées sur cette frontière ont été déterminées entre la GB et l’Irlande, pas entre l’Irlande et l’UE ni entre la GB et l’UE. 

      Les accords Schengen autorisent la libre circulation des personnes des pays signataires dans l’espace crée. Pas de contrôle physique, par exemple, entre la France et l’Italie ou encore entre la France et la Suisse. Mais si vous allez en GB ou en Irlande, vous sortez de l’espace Schengen. 

      Par ailleurs, la GB, comme l’Irlande appartiennent à l’espace économique européen, tout comme la Norvège. Sortir de l’UE, c’est dénoncer 2 traités : le TUE et le TFUE. Il ne s’agit pourtant pas de dénoncer l’accord à l’EEE. Les négociations de sortie portent également sur cet aspect des choses, assez méconnu d’ailleurs. 



    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 25 septembre 15:01

      @Olivier Perriet

      Euh, les Irlandais, la dernière fois qu’ils ont fait de leur blaze ça s’est plutôt mal passé, ne doutez pas un seul instant de la volonté britannique de maintenir l’unité territoriale.

      Pour le reste, vous pouvez toujours jouer les Cassandre de service, mais il faudra attendre un an ou deux après la sortie pour juger sur des résultats, et non sur ce qu’on vous a inculqué comme une espèce de réflexe conditionné. 

      L’UE est en train de nous saigner à blanc, les angliches sont les premiers à l’avoir compris, je leur tire mon chapeau.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 25 septembre 15:07

      @samy Levrai : je n’ai pas tant de certitudes, je ne vit pas dans une secte, moi smiley

      M Ar Zen, comprend qu’il existe un casse-tête, un saut dans l’inconnu, malgré l’article 50. Une petite concession à la réalité.

      C’est plus par rapport à la circulation des marchandises que par rapport à Schengen que se pose la question (« il me semble » smiley )

      Ah, et je ne vous ai pas parlé de l’indépendantisme écossais, qui a aussi été relancé par le brexit, même si là encore ce n’était absolument pas le but.

      Euh, qu’en pense l’article 50 ?


    • Legestr glaz Ar zen 25 septembre 15:23

      @Olivier Perriet

      C’est exact Olivier Perriet. C’est la circulation des marchandises qui pourrait poser un problème. Mais il faut le dire au conditionnel. Pourquoi ?

      Parce que la GB, comme l’Irlande, appartiennent à l’Espace économique européen. Et, selon cet accord, l’EEE assure la libre-circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes (les quatre libertés). Les citoyens de l’UE ont donc le droit de vivre et de travailler dans les pays de l’EEE (et vice-versa) et les pays concernés de l’association économique de libre échange (AELE) n’ont qu’un droit de consultation lors de la préparation des directives européennes qui s’appliquent à l’ensemble de l’EEE. La G.B pourrait donc fonctionner comme le fait la Norvège actuellement. 

      Mais le casse tête est de savoir à quel niveau interviendra la GB dans l’EEE pour les différentes prises de position à venir. L’histoire de la frontière avec l’Irlande est un trompe-couillon !

      Quant à l’article 50, ceux qui ont la lucidité de lire la Constitution française et de comprendre la portée du « bloc de constitutionnalité », lequel a intégré le droit des traités, pourront eux aussi intégrer que son usage est « constitutionnellement parlant » obligatoire ! Pour sortir de l’UE, la Constitution française impose d’utiliser l’article 50. Il n’y a aucun autre moyen légal !

    • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 septembre 09:55

      @Ar zen

      Mon propos était juste de dire qu’il n’y a jamais rien de cadré complètement. Le problème n’est souvent pas d’arriver à un compromis, le problème est de trouver des gens qui veulent d’un compromis.

      La situation politique de l’Irlande du Nord n’a effectivement rien à voir, objectivement, avec le Brexit. Mais le brexit a pour conséquence de ranimer des postures irréconciliables entre des loyalistes (qui vont profiter du brexit pour réaffirmer leur appartenance au RU) et des pro irlandais (qui vont utiliser le brexit pour quitter le RU). C’est un exemple comme ça.

      Mais je ne m’avancerais pas à dire que c’est un faux problème, car le gouvernement britannique lui-même n’a pas l’air de considérer qu’il n’y a pas de sujet.
      C’est quand même fou que ceux qui nous parlent sans cesse de l’article 50 depuis 6 ans n’aient pas l’air plus concernés que ça par ce qui se passe au royaume uni, qui mobilise concrètement ledit article 50.

      Et ne me faites pas tirer des conclusions que je ne tire pas : je n’ai jamais dit que ce serait impossible, et que le brexit allait échouer lamentablement. En fait on n’en sait encore rien.
      Le monde juridique n’est pas complètement le monde réel : c’est si dur à piger ?


    • Legestr glaz Ar zen 26 septembre 12:14

      @Olivier Perriet

      Je peux être d’accord avec vous sur le fait qu’il n’y a jamais grand chose de cadré. C’est pour cette raison que j’ai insisté sur le « problème » de la frontière entre l’Irlande et la GB. Il n’y a jamais, à ma connaissance, d’information à ce sujet. J’ai parlé de la Norvège, qui appartient à l’EEE mais je n’ai pas évoqué la Suisse, qui, elle, n’appartient pas à l’EEE, bien que faisant partie de l’Espace Schengen. En matière commerciale et en matière douanière, il existe donc bien des solutions qui sont acceptées par l’UE. La Suisse commerce avec l’UE, ne faisant pas partie de l’EEE, à travers des accords multi-latéraux. 

      Concernant l’article 50, je ne vois pas bien « pourquoi » il devrait être au centre, ou même évoqué, concernant le soi disant « casse tête » de la frontière avec l’Irlande. En revanche, l’article 50 est tout le temps évoqué lorsque l’on parle du Brexit. Je le répète encore une fois, et cela concerne autant la GB que la France, l’article 50 est la seule voie possible pour sortir de l’Union européenne. La hiérarchie des normes s’applique autant en GB qu’en France. Dans notre pays, le bloc constitutionnel a intégré le droit des traités. Ceci implique pour quiconque voudrait sortir la France de l’UE, d’appliquer le droit des traités et, par voie de conséquence, l’article 50 qui prévoit la sortie. Il n’y a pas, d’un point de vue constitutionnel, d’autre issue. N’importe quel constitutionnaliste est à même de le dire. Mais, évidemment, on laisse dire, on laisse penser « désobéissance » ou je ne sais quoi. L’article 50 pour sortir de l’UE est incontournable puisque la Constitution française le prévoit ainsi ! Je vous précise que la Constitution est la loi fondamentale de notre pays. Ce n’est pas un document « juridique ». C’est si dur à piger ? 

      Il faut méconnaitre totalement le droit constitutionnel pour écrire, à son sujet, « le monde juridique n’est pas complètement le monde réel ». Chacun ses failles, n’est-ce pas ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 septembre 13:51

      @Ar zen

      C’est entendu, mais moi je m’en tiens juste au fait que « dans la vie réelle » l’application de l’article 50 c’est bien, mais ça ne peut tout résoudre, ce qu’on est censé admettre si du moins on est un vrai parti politique et non un forum de discussion juridique.

      Pour les débats sur la désobéissance, voyez avec JL Mélenchon, qui n’est pas vraiment ma tasse de thé (pour bien d’autres raisons)

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