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Accueil du site > Actualités > Europe > Erasmus est un échec. Première partie

Erasmus est un échec. Première partie

C’est un échec, du coup, on va en mettre partout ! Logique européenne...
En effet, les programmes Erasmus se multiplient dans l’Union européenne, qui n’a maintenant qu’un seul slogan : bougez, croissez et multipliez !

1. Pourquoi parle-t-on d’échec ?

Parce que le programme phare de l’UE, celui que tous les médias vantent avec un lyrisme de camelots, ne trouve pas preneur  !

« Sur 27.000 bourses Erasmus proposées en France, seules 23.000 ont été pourvues. 4.000 bourses n’ont été attribuées selon la ministre de l’Enseignement supérieur. »

Des étudiants qui refusent des bourses en cette période de crise, on aura tout vu !

« "L’auberge espagnole" ne ferait plus rêver les jeunes Français ? Ou la crise inciterait-elle les étudiants d’aujourd’hui plus désargentés à rester au bercail ? Une chose est sûre : alors que le programme Erasmus, popularisé par le film de Cédric Klapisch, a fêté ses 20 ans l’an dernier, l’engouement des Européens, et en particulier des jeunes Français, pour les études à l’étranger semblent s’émousser… Réuni à Nancy cette semaine, un colloque sur la mobilité étudiante en Europe a insisté sur l’urgence à redonner un coup de fouet aux échanges universitaires. Sur les 31 millions d’étudiants de l’Europe des 27, seuls quelque 550 000 d’entre eux étudient chaque année à l’étranger, soit au travers du fameux programme Erasmus (160 000 étudiants au cours de l’année 2007) ou dans le cadre de programmes binationaux. Pourtant, la progression du programme Erasmus connaît un tassement sensible avec une hausse de seulement 3,2 % en 2006-2007, contre 7,2 % l’année précédente. Seuls les douze derniers pays entrants dans l’Union européenne permettent de sauver les statistiques. »
(Le Figaro)

Ce relatif échec d’Erasmus est reconnu par la grande prêtresse de l’harmonisation de l’enseignement supérieur européen, Valérie Pécresse « herself » ! Notre sagace ministre en a facilement trouvé la raison profonde : pas assez d’anglais !

« LE FIGARO. - Comment expliquez-vous la baisse de la mobilité des étudiants français à l’étranger ?
Valérie PÉCRESSE. - J’y vois trois causes principales. La première est d’ordre psychologique. Souvent, les étudiants ne voient pas très bien ce que des études à l’étranger peuvent leur apporter dans leur cursus. Les universités doivent faire des efforts dans ce sens, en intégrant plus les stages ou les semestres à l’étranger dans la validation des diplômes. La deuxième barrière est celle de la langue. Car nos étudiants parlent trop peu les langues étrangères et en particulier l’anglais. En arrivant au ministère, j’ai constaté que l’anglais était absent de 75 % des premiers cycles d’université ! »

Elle s’était déjà fait remarquer par cet avis autorisé sur les divers maux de l’enseignement supérieur :
« Je propose 100% d’anglais en licence... Il ne faut plus considérer l’anglais comme une langue étrangère ! »

Nous sommes en mesure de révéler comment est née sa conviction que l’anglais est la solution à tout. C’était à domicile, lors d’une fin de semaine ensoleillée, propice aux travaux domestiques :

- Tu as vu que ce gazon est un peu pâlichon ?

- Mets-y un peu plus d’anglais !

- Tu veux dire d’engrais ?

- Non, non : de l’anglais, ça marche pour tout, c’est radical !

Ayant vu de ses yeux la transformation d’une minable pelouse française, pleine d’herbes folles et de crottes de chien, en gazon anglais chic et propre, Mme Pécresse, depuis ce jour, considère l’anglais comme une panacée universelle.

2. Un brin d’historique
 : comment Erasmus a commencé.
 
Comme dans une économie planifiée, c’est l’idée qui a précédé l’essence, et l’idée de base d’Erasmus, c’est que les authentiques Européens, les précurseurs historiques, sont les jetsetteurs et les gens du voyage, polyglottes et mobiles.

Quant aux citoyens qui ne connaissent de l’Europe que leur lopin de balcon, ils ne devraient même pas avoir le droit de se dire Européens, Français peut-être, à la rigueur.

« Un rapport de la Commission européenne publié aujourd’hui révèle que les travailleurs mobiles des pays qui ont adhéré à l’Union européenne en 2004 et 2007 ont eu une incidence positive sur les économies des États membres et n’ont pas entraîné de graves perturbations sur leurs marchés du travail. »

L’avis des enfants abandonnés par des travailleurs migrants pour gagner leur croûte au loin n’a pas été sollicité, pas plus que celui des ouvriers agricoles des serres surchauffées de l’Espagne. Le slogan régionaliste « Bolem viure al pais » (nous voulons vivre au pays, en occitan) appartient désormais à la préhistoire.

On croit souvent que le programme Erasmus doit son nom à Erasme, parce que celui-ci fut un penseur important de l’Europe, mais pas du tout. Le plus important n’est pas qu’il ait pensé - il n’était quand même pas le seul à réfléchir, même à cette époque d’avant la télé, - mais qu’il ait pensé à cheval ! Il fut le premier grand Européen mobile :

« En 1509, Erasme (1469-1536), après avoir voyagé entre Venise, Rome et l’Allemagne, rentre à Londres, à cheval. Sur le trajet, il compose son Eloge de la folie, qu’il rédige en quelques jours, sitôt arrivé. »
(Amazon)

Nous avions déjà l’Erasmus naturel des riches et des travailleurs, mais cette promotion de la mobilité ne pouvait se limiter aux travailleurs - nous ne sommes plus à l’époque de Zola ! Il fallait retrouver l’esprit du Moyen-Âge, les voyages à dos d’âne d’une abbaye universitaire à l’autre ; c’est ainsi que naquirent pour les étudiants et leurs professeurs ces fameux programmes qui permettent à la fine fleur de l’université d’être mélangée à d’autres Européens, comme des fruits dans un mixeur.

Erasmus fut alors vanté sans relâche dans les médias, et « vendu » comme une usine à fabriquer des Européens. On en fit même une variante pour les étrangers, sous le trop modeste vocable de Mundus (essentiellement en anglais).

Surenchérissant dans la louange, les médias se firent une concurrence sans merci :
 Café Babel, par la bouche des jeunes Européens enthousiastes :
« Pour les 20 ans du programme, en 2007, on a fait le bilan : 1,5 million de jeunes ont déjà profité d’Erasmus et chaque année, ce sont 150 000 nouveaux étudiants qui partent. Le programme a reçu de nombreux éloges : « Erasmus est le symbole de ce que l’Europe fait de mieux. Une Europe du concret, une Europe des résultats », selon les mots du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Et l’Union européenne se veut ambitieuse pour l’avenir de son chouchou. »

Avec cependant parfois un bémol :
« L’impact d’une année Erasmus sur la carrière d’un jeune est plus important dans le secteur de la sociologie et du commerce... »

Le Taurillon, lui, se demande carrément s’il ne s’agit pas du « vrai décollage de l’enseignement supérieur dans le monde ? ».

3. Quelles raisons à cet échec ?

Peut-être que personne ou presque n’en voulait !

Les étudiants ne savent pas trop ce que cela peut leur apporter, s’ils comprendront quoi que ce soit à des cours difficiles faits dans une langue étrangère ; ils supputent les difficultés de logement, d’adaptation, le faible montant des bourses.

Les professeurs, eux, 
savent qu’une expatriation de quelques mois n’apportera rien de bon à leur carrière, laissera le champ libre aux manœuvres sournoises d’un autre postulant à la chaire... ou peut-être hésitent-ils à révéler leur vrai niveau en langue étrangère ? Peut-être n’ont-ils guère envie de faire venir des rivaux potentiels anglophones natifs ?

Quoi qu’il en soit, le scepticisme des intéressés n’a d’égal que l’optimisme lyrique des Eurocrates !

Comme lu sur un site :
« Allez-vous vous inscrire pour aller passer un an dans une université, sachant que vous n’aurez probablement qu’un mois de cours de langue intensif et que vous risquez donc de n’absolument rien comprendre aux cours pendant toute l’année ? »

Ces étudiants timorés et ces professeurs conservateurs n’ont cure du rêve grandiose d’un enseignement supérieur européen intégré, ils veulent enseigner et apprendre au pays dans leur propre langue ! Shocking ! Le seul apport démontré d’Erasmus a été de faire quelques progrès dans une langue étrangère, le plus souvent en anglais.

La barrière des langues est obstinément têtue.

(Nota : cet article est totalement partial, seuls les faits sont exacts, mais c’est déjà pas mal !)


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78 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 12 janvier 2009 10:29

    4000 bourses non attribués. Effectivement, c’est énorme. Cela fait autant que le nombre de désespérantistes français.


    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:10

      Tiens, je croyais pourtant que nous étions 4001. Quelles sont vos sources ?


    • Zalka Zalka 12 janvier 2009 11:20

      Les votres. Comme cela je suis sûr de ne pas être contredit.

      Il reste malheureusement les perspectives de perceptions. Par exemple, même si 2 Mrds de personnes parlaient anglais, ce ne serait rien, alors qu’un colloque désespérantistes réunissant 186 personnes, c’est la preuve des progrès de l’esperanto. J’ai du mal à souscrire à ce point de vue. :/


    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:27

      Hors-sujet, comme d’hab’ !


    • Wlad Wlad 12 mars 2009 12:02

      Prouve tes dires.


    • Pierre de Vienne Pierre Gangloff 12 janvier 2009 10:32

      Quel article idiot et sans fondement ! Erasmus est une formidable opportunité pour des étudiants qui n’ont pas beaucoup de moyens d’aller vivre une expérience unique d’immersion dans une langue et une culture différente.
      Un de mes enfants vient de passer une année en Espagne, avec des difficultés au départ d’adaptation à la langue, des rythmes de travail différents, mais cette année lui aura permis d’acquérir une ouverture et une capacité d’adaptation irremplaçable.
      Le seul fait de vivre l’expérience d’être un étranger, est en soi un apprentisssage précieux.
      Pour une fois que la communauté européenne fabrique autre chose que de la réglementation favorisant le marché, il faut que vous fustigiez une mesure qui est en train de réussir à fabriquer une solidarité et une compréhension des peuples européens.
      De toute façon cette europe, elle se fera et sans vous. Erasmus n’est pas un échec. 


      • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:26

        En fait, Erasmus lui aussi est conçu pour le marché. Le culturel n’est à mon avis qu’un alibi, car les langues et la mobilité qui est devenue un dogme sont essentiellement soutenues par le business, qui veut des travailleurs mobiles (c’est écrit dans plusieurs rapports officiels).
        N’y a-t-il pas un risque de casser un fragile tissu social en idéalisant ainsi la mobilité ?


      • Muadib 12 janvier 2009 11:53

        Il est vrai que partir 6 mois ou un an en Erasmus déracine totalement l’étudiant qui ne reconnait plus ses amis, ses parents, son chien à son retour.

        Il sombre alors dans la dépression, devenu associal après avoir cotoyé des dizaines d’étudiants de nationalité différente.

        Finalement il se suicidera en inscrivant dans sa lettre tachée de sang : "J’aurais du apprendre l’esperanto !".

        Ca vous dirait juste de savoir ce qu’apporte un tel brassage de culture ou vous vous en foutez complètement pour sortir des arguments pareils ?


      • Gilles Gilles 12 janvier 2009 15:28

        Krokodilo

        "En fait, Erasmus lui aussi est conçu pour le marché. Le culturel n’est à mon avis qu’un alibi, car les langues et la mobilité qui est devenue un dogme sont essentiellement soutenues par le business, qui veut des travailleurs mobiles (c’est écrit dans plusieurs rapports officiels).
        N’y a-t-il pas un risque de casser un fragile tissu social en idéalisant ainsi la mobilité
         ?"

        hein ????? Peut être, mais parler d’autres langues et avant tout un moyen de communiquer, comprendre d’autres cultures. Etre capable de mobilité, d’adaptation à un autre environnement sert avant tout nous même que le business

        Et si les étudiants en voient pas trés bien l’intérêt de voir ailleurs comment c’est, ne sont pas foutus de faire le moindre effort, eh bien tant pis pour les cons. Qu’ils restent entre eux et ils finiront par voter Sarko un jour

        Mon année d’étude au Canada m’a appris 10 000 choses sur la vie....mais faut reconnaitre que ça a été TRES MAL VU par la suite pour poursuivre de hautes études


      • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:34

        Erasmus sert surtout à progresser en anglais, très peu dans les autres langues, peut-être modestement en français et allemand, du moins lorsqu’on organise pas des cursus anglophones spécialement pour l’occasion...
        La vérité aussi est mal vue dans l’UE !


      • Muadib 12 janvier 2009 15:51

        Vous oubliez l’espagnol pour tout ceux partant en Amérique du Sud et en Espagne.

        Et l’Italien pour ceux qui partent en Italie.

        Et l’esperanto pour ceux qui partent en Utopia.


      • karg se 12 janvier 2009 17:19

        C’est vraiment n’importe quoi, on peut faire des erasmus dans des pays non anglophone. Quand bien même ça ne servirai que pour l’anglais, c’est un très bon moyen de maitriser une langue, chose difficile avec seulement des cours classiques.


      • appoline appoline 12 janvier 2009 18:34

        @ Muadib,
        Le docteur Krocodilo est en pleine dépression, il a attenté à ses jours en se pendouillant par l’auriculaire droit d’où ses difficultés d’écriture


      • Bof 12 janvier 2009 10:42

        Merci pour ce coup de pieds au C.
        En soi-même, ce programme qui ne marche pas à fond ne change rien au monde. Mais, vous nous faites comprendre qu’il y a des raisons à cet échec et ceci est primordial. Quand oserons-nous même anonymement écrire ce que l’on a au fond du cœur ? La Vérité a plusieurs facettes, certes....MAIS, depuis 1974, nous allons droit dans le mur, comme un train où tous les wagons pourraient être une locomotive mais où un seul fait avancer ’ en naccumulant avantages ’ et nous avons dépassé la dernière gare...et , tout le monde attend ... !!!.....pour ce dernier voyage, les rails n’ont été que posées sur le sol, raison des chocs qui commencent à être désagréables depuis l’atteinte de ma région caillouteuse et montagneuse ...le train commence à toucher des rochers qui n’ont même pas été écartés par manque de temps et de goût d’une équipe chargé de ce travail....
         Nous sommes ici dans une équipe de spéculateurs de place de bureaux...pourquoi une fois les diplômes obtenus, s’améliorer ? Le but est de surfer de week end en week end , de ponts en ponts , de congés payés en congés payés en évitant les tâches à responsabilités , un peu comme on évite les rochers, afin d’obtenir la retraite imméritée mais payée par ceux qui se cassent le C.
         ....Ce que l’on entends dans tous les lieux publics de mon village, " on va droit dans le mur . "... !!!!
         


        • Philippe D Philippe D 12 janvier 2009 10:46

          Quelle constance dans l’aveuglement !

          Ma fille a passé 1 année à Milan, la secrétaire trilingue de ma boite 1 année à Barcelonne, et un commercial 1 année à Berlin.
          Ils ont chacun profité de cet avantage pour griller la politesse à d’autres, moins ouverts sur l’extérieur et moins bons locuteurs, quand il s’est agi de trouver un job.

          A part ça c’est un échec !
          Alors, des échecs pareils on en souhaiterait bien davantage.


          • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:19

            C’est le titre qui parle d’échec, un tire est toujours accrocheur, mais dans le reste de l’article, on voit bien que c’est un insuccès relatif ; comme l’ont fait remarquer plusieurs intervenants, le montant des bourses pose problème. Ceci dit, Mme Pecresse et Le Figaro peuvent difficilement être accusés de refléter le point de vue d’un espérantiste soupçonné d’être partial ! Divers journaux en ont parlé, ma présentation est peut-être un peu différente...
            Et le piédestal sur lequel on a tendance à mettre Erasmus commençait à être lassant et suspect.


          • Voltaire Voltaire 12 janvier 2009 10:55

            Ancien bénéficiaire du programme Erasmus, mon avis sera bien sûr partial.

            Côté positif, l’extraordinaire bénéfice culturel, l’ouverture d’esprit, que retirent tous les étudiants erasmus de leur séjour. Ce bénéfice est exceptionnel, il permet à de très nombreux jeunes, bien plus qu’avant Erasmus, d’acquérir cette ouverture dont l’utilité dépasse le simple niveau professionnel. Ce brassage culturel est un facteur déterminant dans la construction européenne et la lutte contre le nationalisme.

            Côté mitigé, l’impact professionnel. Le principal intérêt d’erasmus est de booster l’apprentisage d’une langue. Pour nous français, qui ne sommes pas trop en avance à ce niveau en raison de notre apprentissage tardif des autres langues et de la persévérance des doublage (plutôt que les sous-titrages) à la télé, c’est un acquis très utile. Pour le reste, l’impact au niveau du diplôme est faible, mais ce n’est pas non plus un désavantage.

            Côté négatif, qui explique sans doute en partie la non-attribution de quelques milliers de bourses : le montant de ces bourses. Celui-ci est totalement insuffisant pour couvrir les frais engendrés par le séjour à l’étranger. Son augmentation, quitte à réduire un peu le nombre de bourses, réglerait largement le problème. Autre point noir, une certaine lourdeur administrative, avec une forte inégalité entre établissements, suivant que ceux-ci ont un service compétent ou non. Erasmus, c’est un peu la démerde, pas mal de galère, une école de la vie aussi...

            Eraslus un échec ? Certainement pas d’après moi. Un succès incomparable (comme les bourses Marie Curie), mais qui a juste besoin d’un toilettage.


            • beubeuh 12 janvier 2009 11:20

              Côté négatif, qui explique sans doute en partie la non-attribution de quelques milliers de bourses : le montant de ces bourses. Celui-ci est totalement insuffisant pour couvrir les frais engendrés par le séjour à l’étranger.

              Pour ma part, j’ai pu vérifier qu’on peut se débrouiller avec sa bourse...à condition que quelqu’un vous avance l’argent, car bien souvent la bourse vous est versée très tardivement (après mon retour en ce qui me concerne). D’autre part la bourse Erasmus est cumulable avec les bourses universitaires "classiques".
              Bon c’était en Europe du Sud, dans une ville ou les loyers n’étaient guère élevés.


            • K K 12 janvier 2009 14:24

              Pour ma part, j’avais du renoncer au tout jeune programme Erasmus faute de moyens financiers. Comme le dit si bien Voltaire, la bourse est tres loin de couvrir les frais engendres par le logement, la nourriture et les deplacements.
              C’est mieux que rien, mais c’est insuffisant pour ceux qui n’ont pas le support financier derriere. Par contre, tous ceux que je connais qui ont beneficie du programme (dont des amis Irlandais que j ai heberge a titre gracieux lorsque mon travail m’a permis d’avoir un peu de marge de manoeuvre) m’ont tous dit que c’etait une experience fantastique et ont tous trouve du travail tres rapidement.


            • beubeuh 12 janvier 2009 14:38

              Le financement est peu ou prou toujours le même, tout dépend donc du coût de la vie dans votre localité de destination... Impossible de se loger en France ou en Italie (je ne parle même pas de l’Angleterre), en revanche si vous allez en Allemagne (surtout à l’Est), c’est déjà beaucoup plus gérable.
              Après le problème c’est de dégoter les aides diverses auquelles vous pouvez prétendre pour faire le complément : certains Conseils généraux vous versent une bourse complétementaire, de même que le Ministère de l’Education pour certaines destinations moins cotées que les autres. De plus certains pays d’accueil ayant du mal à attirer les étrangers, ils multiplient eux-même les aides et mesures incitatives. A mon avis quelqu’un de motivé pour une expérience à l’étranger arrivera toujours à se débrouiller, par contre si vous avez une déstination précise en tête ça peut être plus compliqué (surtout si cette destination se trouve être la capitale de la Grande-Bretagne, comme c’est souvent le cas).
              D’une manière générale, le problème est d’avoir accès à l’information, et comme les universités françaises sont sous-équipées en la matière, c’est souvent le principal point noir.


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 12 janvier 2009 16:04

              Bonjour,

              Je suis personnellement parti avec une bourse hors-Erasmus mais le principe était le même... ainsi que les déficiences : à savoir, paiement en retard de deux mois et faible montant mensuel.
              Ceux qui désirent de fait profiter de ces bourses doivent par conséquent disposer d’un petit matelas financier en appoint ou en avance, sans quoi le rêve risque de tourner au cauchemar.

              Par conséquent l’idée des programmes Erasmus est bonne MAIS a un besoin réel d’aller vers une plus grande efficacité et une revalorisation desdites bourses pour inciter à partir. Car l’argent n’est pas le seul souci de ses bénéficiaires : les complications administratives, les études en elles-mêmes souvent ardues dès le départ et le climat qui peuvent être des barrières conséquentes dès le départ. Alors si en plus, l’on doit faire la manche dès le départ, on s’imagine sans peine dans quelle odyssée on met les pieds !

              Elément d’importance : je nuance sur le fait que le séjour Erasmus ouvre l’esprit, je pense plutôt que ceux qui sont enclins à s’expatrier le temps d’un ou de deux semestres ont déjà un esprit préparé à être large. Erasmus peut les conforter en ce sens il est vrai, néanmoins je doute qu’il y ait de réelles révélations chez les bénéficiaires pendant leur séjour.

              Dernier point, pour prêcher un peu pour ma paroisse : cher(e)s étudiant(e)s, ne vous précipitez pas uniquement à destination de l’Angleterre, osez l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, voire l’Irlande si la langue de Shakespeare vous est indispensable pour la suite. Mais osez ne pas emprunter les chemins balisés qu’on vous assène... Et si c’est possible, tentez la Pologne, la Turquie, le Canada, le Japon, la Russie, la Chine, l’Argentine, le Chili et d’autres destinations exotiques tout aussi enrichissantes smiley (on déborde des bourses Erasmus il est vrai mais d’autres bourses existent et doivent être dénichées avec abnégation et patience)

              Cordialement


            • K K 12 janvier 2009 17:11

              Un de mes amis a choisi la Finlande avec une specialisaion dans une ecole papetiere (niveau ingenieur). Tous les cours etaient en Anglais. Le plus difficile a ete de se mettre au niveau car les Finlandais ont un excellent niveau scolaire. Il a par la suite fait son stage d’etude dans un laboratoire de recherche.
              Il travaille depuis en France dans l’industrie papetiere et tout cela lui a beaucoup servi.


            • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 18:26

              Si on étend le programme Erasmus à tous les pays que vous citez, et à tous les étudiants, ça va faire cher de l’ouverture d’esprit... Je recommande plutôt un ouvre-boîte au supermarché du coin ! Mais il est vrai que j’ai mauvais esprit.


            • Muadib 12 janvier 2009 19:48

              Il existe déjà le programme Mercator pour les pays hors-UE.



            • docdory docdory 12 janvier 2009 10:56

               @ Krokodilo
              Ce programme erasmus ne sert qu’à ceux dont le métier ultérieur nécessite une bonne maîtrise d’une langue étrangère : ceux qui se destinent à une carrière de commerce international , d’enseignant d’une langue étrangère, de traducteur etc...
              La plupart des étudiants ont un but d’études strictement professionnel en France , et les concepts manipulés dans l’enseignement de ces matières sont d’une complexité telle que leur apprentissage ne peut se faire efficacement que dans la langue maternelle .
              Plusieurs exemples : quelle est l’intérêt pour un étudiant en médecine de faire un an d’études en Angleterre ? En quoi en posera t-il de meilleurs diagnostics ? Quelle est l’intérêt pour un futur avocat de faire un an d’étude de droit en Allemagne s’il ne se destine pas au droit international ? Pendant toute sa vie , il ne plaidera qu’en français ! Même chose pour un futur mathématicien , un futur pharmacien , etc, etc ...
              Enfin , ce n’est pas avec 1500 euros de bourse qu’on peut se loger pendant un an à l’étranger , et les parents de ces étudiants n’ont pour la plupart certainement pas le temps ni l’argent nécessaire pour s’occuper à fréquenter les agences immobilières madrilènes ou berlinoises afin d’essayer de trouver un microscopique studio inconfortable et hors de prix, dans le but que leur progéniture satisfasse aux délires européistes du programme erasmus !



              • Zalka Zalka 12 janvier 2009 11:27

                Quel intérêt pour un futur mathématicien ?! Les nombreuses médailles de Fields françaises vous répondront que leurs articles sont rédigés en anglais afin d’être compris par l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Quel intérêts pour les médecins ? Cela évite de passer une loi pour interdire aux touristes de tomber malade en France... Que tous les médecins soient forcés d’apprendre, ce serait idiot, mais qu’une partie puissent s’exprimer en anglais, je ne vois que du positifs...

                Mais c’est vrai que pour ce qui est de la langue, Docdory, vous prônez l’ordonance de Villeret Coterêt avec le fanatisme d’un combattant du hamas. Allez ! Au poteau tout ses traîtres d’Erasmus !


              • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:35

                Autrefois, avant de coller des étiquettes ronflantes du type programme Erasmus, des étudiants venaient étudier en français chez nous, maintenant, ils font de l’Erasmus mundus, bravo, ça sonne bien, mais ils viennent étudier en anglais ! Welcome in France !


              • Philippe D Philippe D 12 janvier 2009 11:46

                Savez-vous que les étudiants ne passent pas toute leur vie sur les bancs des amphis.

                Ils ont une vie sociale en dehors des heures de cours.
                Il faut aller dans les commerces, et là il faut bien acheter son pain en français.
                Draguer une jolie parisienne est une autre façon très intéressante d’apprendre la langue du pays.
                Et mille autres bonnes occasions pour qu’un an après, sauf mauvaise volonté manifeste, l’étudiant soit devenu à l’aise en français.


              • Muadib 12 janvier 2009 11:57

                Je confirme, ayant rencontré un étudiant danois parti à Paris et suivant un programme en grande majorité en anglais, il comprenait fort bien le français. Seul l’expression orale était encore basique.

                Les études dites "scientifiques" sont les principales concernées par l’anglais.

                Notamment le mathématicien.

                Il faut être aveugle pour ne pas constater que publier un "paper" en français ne connaitra pas le même succès que de le publier en anglais dans une revue internationnale.

                De plus, si le mathématicien veut se tenir à jour, il a intérêt à comprendre les articles écrits en anglais venant de Chypre, du Dannemark, d’Israël, d’Inde,...



              • docdory docdory 12 janvier 2009 11:59

                 @ Zalka 

                Je n’ai pas eu besoin de faire un an d’étude en Angleterre pour parler correctement l’anglais : quelques vacances de quelques semaines à divers endroits des îles britanniques ont suffi à ce résultat . 
                J’aurais cependant eu un grande difficulté à suivre des cours de médecine en anglais .


              • geo63 12 janvier 2009 12:09

                @Zalka. Pas seulement les mathématiciens, tous les scientifiques, et même les littéraires très spécialisés dans leur domaine, s’il veulent se comprendre lors d’un colloque ils s’expriment en anglais. Ne pas admettre cela c’est retarder d’un demi-siècle. Mais les jeunes de notre pays se débrouillent parfaitement, s’ils le veulent...que de clichés véhiculés, y compris par la Ministre.
                Quant à ERASMUS, même si toutes les bourses ne sont pas pourvues, c’est une remarquable création, cet article est sans intérêt.


              • geo63 12 janvier 2009 12:11

                ...s’ils veulent...


              • Zalka Zalka 12 janvier 2009 13:35

                @Geo : je ne fais référence qu’aux mathématiciens, que parce qu’ils sont les seuls cités par Docdory. Tous les scientifiques sont concernés, comme vous le faites remarquer.

                On peut le déplorer, mais c’est un fait. Et la solution c’est l’apprentissage de l’anglais, et non de l’esperanto comme le souhaiterait Krokodilo.


              • docdory docdory 12 janvier 2009 13:56

                 @ Zalka 
                Le langage mathématique est international ( tout du moins pour ceux qui utilisent l’écriture latine , pour les autres systèmes d’écriture , je ne sais pas . ) Ce qui fait qu’un article de mathématicien n’a presque pas besoin de traduction Par contre , les explications d’un prof de maths sont quasi incompréhensibles dans une autre langue que sa langue maternelle , il est donc superflu, et même contre-productif, d’aller apprendre les maths ailleurs que dans son pays d’origine .


              • Zalka Zalka 12 janvier 2009 14:25

                Je devrais peut être vous faire parvenir les pavés que j’étudiais lors de mes deux dernières années de fac. Les réduire aux symboles mathématiques est profondément faux. La moitié de la matière permettant la compréhension de l’article ne se fait pas dans les équations.

                C’est particulièrement vrai lorsqu’on se spécialise dans la modélisation, où le matheux devra traduire une demande informatique, biologique, physique, financière ou même médical.

                Confronté à une quantité de données en anglais, le plus simple est d’apprendre l’anglais, et pas d’attendre a traduction d’un litteraire qui passera à côté du sens du texte. Le fait est qu’à partir d’un certain niveau, on ne peut plus se contenter d’apprendre les maths dans notre langue natale. Et heureusement qu’il y a l’anglais pour réunir des textes d’origines très diverses, car je n’ose imaginer le casse tête si j’avais du apprendre en plus le danois, le russe, l’hinti et le japonais.


              • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:32

                Philippe D,
                un programme , qui a un coût financier et administratif pour les universités, et ne touche qu’’une minorité, ça doit être évalué avant d’être reconduit ou augmenté : a-t-il apporté quelque chose en terme de niveau d’étude et/ou de langue aux étudiants concernés ?
                Mais comme on considère que son but est l’Ouverture aux Autres (avec majuscules et emphase) et la construction européenne, c’est devenu une icône ! Interdit de critiquer, choquant d’évaluer, Erasmus c’est sacré !


              • Muadib 12 janvier 2009 15:54

                " il est donc superflu, et même contre-productif, d’aller apprendre les maths ailleurs que dans son pays d’origine ."

                Au contraire, il est particulièrement productif d’aller dans une université où l’un des départements est plus développé que dans la sienne pour suivre des cours qui n’ont pas d’équivalent dans son pays.

                Vous ne savez vraisemblablement pas du tout de quoi vous parlez.

                Un "paper" en mathématique n’est pas une succession d’équations. Même en mathématiques fondamentales pures de chez pures.
                Expliquer ses hypothèses, ses buts, ses conclusions, ses applications pratiques,...


              • colza 12 janvier 2009 11:09

                Je crois que vous confondez. Ce n’est pas le programme Erasmus qui ne fonctionne pas, ce sont les jeunes français qui ont les deux pieds dans le même sabot. Ils ont déjà peur d’aller faire leurs études dans une université loin de chez eux, comment imaginer qu’ils envisagent, même en rêve, d’aller passer un an à l’étranger.
                Ma fille est partie avec le programme Erasmus, à Edimbourg, il y a maintenant 14 ans. Sitôt sur place, elle a trouvé un job dans un cinéma, s’est trouvée si bien là-bas qu’elle a gardé le job, poursuivi ses études et qu’elle y est toujours. Elle n’envisage même pas de revenir un jour en France.
                Je crois que les Français ne sont, pour la plupart, pas voyageurs du tout. Et ça ne date pas d’hier.


                • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:15

                  C’est sûr que Cousteau était limite casanier, c’est pour cela qu’il est si peu connu à l’étranger !


                • K K 12 janvier 2009 14:27

                  Cousteau etait officier de marine. En general, ce ne sont pas les sedentaires dans l’ame qui choisissent cette carriere.


                • elric 12 janvier 2009 17:49

                   Quand on dit que les français sont peu enclins à voyager,je pense que c’est un vieux clichés écculé,c’était peut être vrai à l’époque de nos grand parents ,ça l’est beaucoup moins maintenant,une majorité de gens sont au moins aller une fois dans un pays voisins.J’ai ma nièce qui a fait un erasmus en espagne,elle a fait des progrés en espagnol surtout , beaucoup moins en anglais,dire que ça favorise l’anglais en particulier,j’ai quelques doutes,les étudiant des progrés dans la langue du pays ou ils se trouvent.


                • beubeuh 12 janvier 2009 11:25

                  Alors puisque les jeunes FRANCAIS n’utilisent pas le programme Erasmus, on doit considérer ce dernier comme un échec...

                  Vous est-il venu à l’esprit qu’il y a 29 autres pays qui participent au programme Erasmus ?


                  • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 11:32

                    Pas faux, j’aurais dû titrer "échec relatif en France".

                    A tous : ici, c’est Agora Vox, faut que ça tangue, presque que ça saigne, je n’allais pas présenter une énième louange d’Erasmus dans le style Bisounours !


                  • beubeuh 12 janvier 2009 14:26

                    D’accord, sauf que vous ne traitez qu’une partie de la question, à savoir celle de la mobilité sortante...
                    Alors je n’ai aucun chiffre concernant la mobilité entrante, simplement mon expérience universitaire me laisse le souvenir d’un grand nombre d’étudiants européens étant venus via ce programme, et ce en dépit de conditions d’accueil qui sont à l’image de l’ensemble des services offerts par notre pauvre université (très en deçà de ce dont j’ai moi-même bénéficié lorsque je suis parti à l’étranger).

                    Si un certains nombre de bourses Erasmus ne sont pas pourvues en France, c’est principalement parce certaines d’entre elles sont orientées vers des pays pour lesquels les candidats ne se bousculent pas. Personnellement je suis parti à Chypre, et l’obtention de la bourse s’est faite sans difficulté puisque j’étais seul en lice. En revanche, vers l’Angleterre et l’Espagne, c’est bien sûr toujours l’embouteillage.


                  • Muadib 12 janvier 2009 11:49

                    Tout juste revenu d’Erasmus, je trouve cet article légèrement biaisé.

                    Premièrement, parce qu’Erasmus n’est pas le seul programme pour partir à l’étranger. Chaque université en possède d’autres ( Mercator, Times, ect...). Sont-ils compris dans les "binationaux" ? J’en doute vu que Mercator comprend l’ensemble des pays Hors-UE.

                    Donc, le chiffre de 550 000 étudiants me semble sous-estimé.

                    En belgique, il y a une dizaine d’année, partir en Erasmus ( à l’étranger plus généralement) était difficille. Il fallait souvent obtenir un grade élevé et les places étaient chères ( dans le sens "réduite") et "chères" car certaines destinations ( Canada notamment) ne donnait droit à aucune bourse.

                    Désormais, même un étudiant passable mais motivant correctement son choix peut partir en Erasmus car l’offre a grandement augmenté du fait...de l’augmentation de la demande. L’année dernière, environ 100 étudiants sur les deux années de master de l’EPL ( école polytechnique de louvain ) sont partis à l’étranger. Soit au moins 25% du nombre d’étudiants.
                    Il y a une augmentation constante du nombre d’étudiants voulant partir...Lors de la scéance d’information, l’auditoire prévu était trop petit pour tout les participants, le responsable précisant "n’avoir jamais vu ça."

                    La seule difficulté que connait l’EPL actuellement concerne l’accueil d’étudiants étrangers qui diminue en nombre ces dernières années.

                    Et, malheureusement pour vous, la cause de se situe dans l’absence de programme complet en anglais.

                    Peu d’étudiants européens désirent apprendre le français et ils n’ont guère le choix s’ils désirent partir en Erasmus en Belgique francophone ou en France.

                    Il se trouve que les deux courbes "étudiants partants" et "étudiants rentrants" s’est croisé il y a quelques années. Démontrant, s’il le fallait encore, la nécessité de posséder des cursus complets en anglais.

                    De plus, l’université Danois où je suis parti propose un choix immense de cours en anglais. Aucune difficulté pour composer son programme.
                    Résultat ? 700 étudiants étrangers par an. Sur une population totale de 7000 étudiants toute année confondue.


                    Je pense, malheureusement, que vous percevez le problème d’un point de vue franco-français qui ne représente pas du tout le point de vue de pays moins important démographiquement et ayant depuis longtemps la capacité de sortir de leur petite bulle.

                    Votre croisade contre l’anglais vous aveugle quelque peu et vous tappez sur un programme qui a toute sa raison d’être.

                    Quant aux sentiments des professeurs et étudiants, je ne peux que désapprouver votre point de vue. Combien d’étudiants avez-vous interrogés ? Combien de professeurs ?
                    Les sentiments que vous décrivez existent ( peur de l’inconnu, difficulté de logement,..) et ils font parti du bazard.

                    Qui a dit que l’Erasmus était une promenade de santé d’où l’on ressortait bilingue ?
                    Il y a des difficultés administratives, des difficultés de compréhension, des difficultés financières...Comme dans tout voyage à l’étranger, comme dans toute nouvelle expérience.

                    Si vous êtes trop "timoré" pour y participer, soit.

                    Vous saurez juste que vous avez manqué quelque chose en voyant les autres revenir.


                    • Muadib 12 janvier 2009 13:04

                      Une dernière réaction...

                      J’ai lu l’ensemble des commentaires faisant suite à l’information du journal "20 minutes".

                      Et elles sont, en grande majorité, totalement positives envers le programme Erasmus.

                      Le seul point négatif concerne l’aspect financier...qui me semble être franco-français vu qu’au niveau belge le montant des bourses est attribué en fonction du revenu des parents et de la destination et qu’il y a plusieurs possibilités pour obtenir d’autres aides via l’université ( sous forme de bourses ou de prêt à taux faibles).

                      Aussi, il me parait malhonnête d’affirmer que les étudiants n’en veulent pas.

                      Quelques exemples :

                      "Moi je suis partis en 2005, en Irlande. Le pied total..."
                      " Par contre tout faux en ce qui concerne l’origine sociale des candidats : grande majorité de gens pas spécialement favorisés qui justement savent peut être mieux se rendre compte de l’opportunité. Quand à l’expérience en elle-même ? Bouleversante. Que ce soit pour Dublin Madrid Oslo ou Pétahouchnok FONCEZ !!!"
                      " Erasmus ou pas, il faut des reins solides aux étudiants (et surtout à leurs parents) pour financer leur projet ! La bourse, qui je le reconnais est correcte, aide mais ne couvre qu’une partie des frais engendrés par ce désir de mobilité. Par ailleurs, elle est bien souvent versée après le début du séjour, voire après le séjour tout court. Enfin, les lourdeurs administratives sont d’une lourdeur ... à faire renoncer les âmes les plus sensibles ! Cependant, une fois toutes ces difficultés surmontées : cela n’a été que du bonheur pour ma fille qui a passé 6 mois à Naples ! (et là, je vous jure, ce sont d’autres a-priori qu’on a dû dépasser, si vous voyez ce que je veux dire !) Mais aucun regret, sur aucun plan ! Alors, allez-y : jetez-vous !"
                      Ect ect...

                      C’est bien beau de reprendre un article de 4 lignes de 20 minutes mais il faudrait aussi tenir compte des avis qui suivent lorsqu’on rédige le reste de son article...

                      Belle sélection d’information.




                      • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:27

                        Muaddib, tu as trop consommé d’épices d’Arrakis ? "Belle sélection d’information." tout le monde sélectionne ses infos, sinon les articles feraient tous des kilomètres ou ressembleraient à l’annuaire des télécoms !
                        En outre, j’ai trouvé un blogue où un ancien d’Erasmus est certes favorable, mais plus lucide et plus objectif que les habituels commentaires lyriques. Ca sera pour la semaine prochaine.


                      • Muadib 12 janvier 2009 16:01

                        Je vois que la mauvaise foi ne vous étouffe pas.

                        Vous sélectionnez l’article de 20 minutes pour introduire votre article et appuyer l’argumentation du "personne n’en veut".
                        Vous approfondissez cet argument dans le point 3) en faisant référence à...rien. Strictement aucune source, aucune étude, aucune statistique sur le degré de satisfaction des étudiants/professeurs, sur l’envie ou non de partir des étudiants/professeurs. Rien.

                        Que des "sentiments", des jeunes "timorés" ...

                        Or, tout ceci est battu en brêche par les réactions à l’article que vous avez utilisé.

                        Un journaliste digne de ce nom ( qu’il fut citoyen ou non) se doit de prendre en compte l’ensemble de la source qu’il utilise.

                        Vous désservez grandement la cause que vous prétendez servir en usant de pareilles méthodes.

                        Quant au blog que vous avez "découvert", demande-t-il la mort du programme Erasmus ?

                        Mettre en avant certains problèmes inhérent à tout programme de grande ampleur, ce n’est pas demander la fin de ce dit programme...

                        La notion de retour sur investissement doit vous échapper.


                      • Gargamel Gargamel 12 janvier 2009 13:17

                        Je viens juste rajouter ma pierre à la lapidation de cette article vide de sens, en précisant qu’on aurait tort de restreindre l’avantage d’avoir étudié à l’étranger au niveau professionel, ça change également la personne. Généralement en vivant à l’étranger les gens sont plus ouverts, s’adaptent mieux. En clair ça rend moins con.
                        Autre chose, Erasmus n’est pas la seule bourse en existence, en bourgogne par exemple le conseil général donne pas moins de 300€/mois aux étudiants étudiant à l’étranger (non cumulable avec l’erasmus par contre), et d’autres régions le font, renseignez vous.

                        Un autre truc, si 23000/27000 est un "échec", surtout dans un pays ou les gens sont notoirement peu enclins à voyager et apprendre d’autres langues, comment qualifier une langue qui n’a conquis qu’un million de personnes sur six milliards ?


                        • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:18

                          Peut-être une langue de gens qui ne sont pas des conquerants ?


                        • Muadib 12 janvier 2009 16:05

                          Vivement le prochain Alexandre le Grand qui causera Esperanto...Il ne sera pas un conquerant, lui.



                        • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 13 janvier 2009 12:26

                          "ma pierre à la lapidation"

                          j’ai le copyright de ce trait d’esprit. N’oublie pas de m’envoyer les dividendes sur mon compte en Suisse.

                          Typhon


                        • ronchonaire 12 janvier 2009 14:04

                          Il me semble que l’article et les commentaires confondent le fond (faire une partie de ses études à l’étranger) et la forme (les programmes d’échanges, et en particulier Erasmus).

                          Sur le fond, remettre en cause l’intérêt de partir étudier à l’étranger un an ou plus est totalement stupide ; il ressort toujours quelque chose de positif d’un séjour à l’étranger, a fortiori lorsque l’on est jeune et que l’on doit apprendre la vie. Même si d’un point de vue professionnel, l’impact direct n’est pas toujours évident, un séjour loin de chez soi lorsque l’on a 20-25 ans permet de prendre du recul, de voir les choses différemment.

                          Sur la forme, je ne connais pas suffisamment le programme Erasmus pour pouvoir le juger. A lire les commentaires, il semblerait que son problème majeur soit l’insuffisance du financement ; si c’est le cas, cela n’est pas une raison suffisante pour pouvoir remettre en cause le programme en tant que tel.


                          • dalat-1945 12 janvier 2009 14:08

                            @ l’auteur,

                            Article nul !


                            • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 12 janvier 2009 14:22

                              « Sur 27.000 bourses Erasmus proposées en France, seules 23.000 ont été pourvues. 4.000 bourses n’ont été attribuées selon la ministre de l’Enseignement supérieur. »

                              Je me suis arrêté de lire là.

                              J’ai relu le titre.

                              Cher KKK, je vous signale que près de 80 % c’est un chiffre que beaucoup de plans "réussis" rêvent d’avoir.

                              Quand cela mesure le succès de quelque chose, le pourcentage positif est LE PLUS ELEVE, pas le plus faible, même si, depuis vos élucubrations sur l’espéranto, je sais que vous ne le comprenenez pas...

                              Quant au reste de l’article : tl ; tb ; tmb ; dr ...

                              Typhon


                              • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 12 janvier 2009 14:27

                                (Nota : cet article est totalement partial, seuls les faits sont exacts, mais c’est déjà pas mal !)

                                Je suis d’accord avec cette phrase. L’article est de vous, donc partial (comme ce jugement de ma part ), les faits sont exacts et têtus, donc ils contredisent vos thèses farfelues et aberrantes, mais vous reconnaissez ceci et l’assumez pleinement, ce qui, je cite, est "déjà pas mal !".

                                Bravo, donc...

                                Typhon


                                • L'enfoiré L’enfoiré 12 janvier 2009 14:35

                                  @L’auteur,

                                  Je ne vois pas bien le but de l’article sinon d’ouvrir les portes ouvertes.

                                  « Bougez, croissez et multipliez » n’est ce pas la bonne manière de vivre. L’évolution est derrière tout cela. Pourquoi l’homme serait-il différent ?

                                  Mêler les bourses octroyées aux étudiants me parait assez peu à mettre en parallèle avec le reste de l’article.

                                  « pas assez d’anglais » ? Absolument. Que ce soit l’anglais ou une autre langue devrait être la langue de demain comme 2ème ou 3ème langue obligatoire pour espérer un jour pouvoir se parler dans le monde de manière commune.

                                  A Bruxelles, nous en avons au moins 3 de langues. Demain cela sera peut-être bien plus pour faire du commerce. La plupart des écrits scientifiques, internet sont en anglais. Autour de la Méditerranée, c’est peut-être plus l’allemand (Italie, Turquie, Grèce...). Quant au français, là, il faut commencer à compter.

                                  « Les étudiants ne savent pas trop ce que cela peut leur apporter, s’ils comprendront quoi que ce soit à des cours difficiles faits dans une langue étrangère »

                                  C’est ce qu’on appelle l’immersion et cela marche très bien.

                                  Partial, oui. En effet, surtout que je soupçonne la raison intime.

                                   


                                  • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:14

                                    "Bougez, croissez et multipliez » bien vu l’enfoiré, ce sous-titre était une allusion à la deuxième partie, plus déconnante ; mais en coupant l’article en deux pour cause de longueur, j’ai oublié de supprimmer cette phrase qui, du coup, est comme un cheveu sur la soupe. Explication la semaine prochaine !


                                  • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 15:15

                                    supprimer !


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 12 janvier 2009 18:53

                                     Ok merci Krokodilo. Je vais me préparer et relire encore une fois celui-ci. smiley


                                  • kasko 12 janvier 2009 17:27

                                    Tout faux

                                    Moi qui ne comprenais pas d’où venaient ces (pas tous heureusement) étudiants bourrés de science et de technique que forme notre université et qui ne trouvent pas de travail parce qu’ils sont incapables d’échanger avec un non-français, parce qu’ils ne comprennet rien aux cultures non-françaises, parce qu’ils n’ont pas pris conscience que le relationnel et la capacité à dialoguer avec des gens de formation différente sont déterminants pour occuper des postes intéressants, ça y est j’ai compris !

                                    Avec des articles aussi décalés avec la vie hors université, on voit bien l’arrogance et la vacuité de quelques intellectuels français. La frilosité, le repli sur soi et le mépris de la pratique sur le terrain sont le lot de ces"penseurs" qui plombent notre société française. Ceux-ci se prétendent ouverts mais avec des conditions tellement fortes et utopiques qu’elles ne sont jamais remplies et qu’ils restent donc indéfinement bloqués sur leur pré carré ! Alors, on se réfugie dans la critique négative à tout va : on flingue, on flingue et on se prend pour un grand esprit !

                                    Se jeter à l’eau en allant se plonger dans un univers mal maitrisé à cause de faiblesse en langue, apprendre à se "débrouiller" en anglais ou en espagnol et prendre le risque de se couper momentanément de son milieu débouchent, in fine, sur la satisfaction d’échanger de mieux en mieux avec ses nouveaux interlocuteurs, d’acquérir de la confiance dans son nouvel environnement et de regarder son milieu d’origine avec un autre oeil. Ce n’est pas facile, c’est risqué mais c’est un enrichissement humain formidable pour les étudiants capables de s’y lancer.

                                    Article à vite oublier.


                                    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 18:17

                                      Kasko, je suis assez d’accord que les Anglais présents en france devraient apprendre à "se débrouiller" en français !


                                    • kasko 12 janvier 2009 18:30

                                      Bravo : attendons que les autres commencent. C’est comme cela que les agités de la pensée justifient l’immobilisme sur le terrain. Rappel :

                                      Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

                                       

                                      Henri Bergson

                                      Ecrits et paroles, Message au Congrès Descartes

                                       


                                    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 18:58

                                      Muaddib t’a fait goûter ses épices ?


                                    • lymb lymb 12 janvier 2009 19:27

                                      SON épice. smiley


                                    • Muadib 12 janvier 2009 19:50

                                      Inculte va.


                                    • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 13 janvier 2009 12:29

                                      the spice IS the worm, the worm IS the spice.

                                      "who control the spice, control the universe"

                                      "we have fold space from Ix. Many machines on Ix. New machines. Better than those of Richese..."

                                      Ah, quel inculte ce KKK.

                                      Typhon


                                    • Krokodilo Krokodilo 12 janvier 2009 18:19

                                      Avec ou sans Erasmus, des gens comme vous auraient couru l’aventure. Mais un programme public, national ou européen, doit être évalué sur ses résultats globaux, pas sur la satisfaction personnelle de quelques-uns.


                                    • Muadib 12 janvier 2009 20:02

                                      Conclusion de Kroko : A mort Erasmus ! A mort l’Anglais ! A mooooooooooooooort !

                                      Conclusion logique : Donnez plus de moyens financiers à ceux qui en ont besoin ( comme en Belgique), réduire les paperasses.

                                      En Belgique, pour partir en Erasmus, j’ai rempli en tout et pour tout :


                                      - Une demande d’Erasmus avec 3 choix possibles par ordre de préférence.

                                      - Un contrat d’étude à faire signer par un professeur et reprenant les cours à suivre.

                                      - Un formulaire d’arrivée/départ pour pouvoir bénéficier du reste de la bourse au retour ( Preuve de la présence sur place)

                                      - Un papier confirmant mon niveau acceptable d’anglais.

                                      - Une lettre de motivation.

                                      - Une demande de logement à l’université Danoise.

                                      +Concernant le Danemark spécifiquement :

                                      - Demande de permis de séjour et CPR number ( sécurité sociale) qui a été encadrée par l’université (présence de fonctionnaires communaux dans l’enceinte de l’université pour compléter le formulaire)

                                      Ceux qui rentrent dans les critères peuvent aussi demander une bourse concernant les frais sur place, soit un formulaire de plus à renvoyer.
                                      Transport et frais de stage linguistique sont déjà compris et versés automatique au 4/5 avant le départ. Le 1/5 restant est versé lors de la réception du formulaire arrivée/départ.

                                      Le formulaire de logement peut se remplir via internet, le papier pour le niveau d’anglais est standard et disponible sur demande chez un professeur d’anglais, le formulaire d’arrivée départ ne nécessite qu’une signature et un cachet, le contrat d’étude peut être signé par n’importe quel professeur,...

                                      Ce type de démarche est suffisante pour éviter que des étudiants prennent cela à la légère (comme des "vacances") et n’est pas insurmontable.

                                      A nouveau, cela sent le problème franco-français...et il est totalement abhérrant de remettre en question la totalité d’un programme européen parce qu’un pays particulier est incapable de le mettre en place correctement.
                                      Et encore, 80% de bourses attribuées, c’est loin d’être un résultat catastrophique.


                                    • Kalki Kalki 12 janvier 2009 21:38

                                      C’est même souvent un échec du point de vue scolaire, souvent cela n’est qu’un prétexte politique, les cursus interpays ne sont pas "équivalent" (il ne peuvent pas savoir ce dont sont capable les étudiants) et il faudrait également qu’il y ai des effort pour encadrer rééllement.

                                      De part mes expérience ca reste des sortes de vacance dans la mentalité de beaucoup d’étudiant.

                                      Cependant , ce n’est pas un échec du point de vue culturel, et expérience personnel, si ca peut forger et ouvrir des esprits c’est déja ca ( et n’est ce pas ce qu’ils voulaient au départ).

                                      IL faut également noter que ces "expériences" à l’étranger se font tout de même de plus en plus (meme en france), ce principe devient intégré dans bon nombre de cursus d’école supérieur.

                                      Erasmus est un échec ? Cela dépend du point de vue. Je ne pense pas que ce soit un echec du point de vue des atttentes qui ont fait naître le projet Erasmus.


                                      • Muadib 13 janvier 2009 09:07

                                        Des chiffres pour le point de vue scolaire ?

                                        En Belgique, la plupart des universités applique une "conversion" des notes obtenues dans l’université d’accueil en fonction des qualités de celle-ci. Une université considérée comme "difficille" ( Aérospatial à Toulouse, pays nordiques, Etats-Unis, Canada,...) obtiendra un facteur de correction vers le haut, alors qu’une université dont le niveau est considéré comme plus "faible" ( tout cela est subjectif) par rapport à l’université de départ aura un facteur de correction vers le bas ou pas de facteur de correction.

                                        Le "souvent" me paraît donc bien arbitraire lorsqu’on sait qu’une bonne partie des étudiants qui partent ont des notes plus que correctes à la base vu que l’accession aux places dans chaque université se fait :


                                        - En fonction des trois choix demandés par l’étudiants

                                        - En cas de trop grand nombre d’étudiants pour la même place, on départage en fonction des grades obtenus les années précédentes. ( Attribution de points en fonction du grade, de l’année (l’année précédente comptant plus que la première) et de la session où l’étudiant a passé son année ( juin/septembre).)


                                        Pour ma part, je n’ai jamais autant travaillé durant l’année qu’en Erasmus vu que le système danois est totalement différent du système belge et qu’il faut s’y adapter.


                                      • Kalki Kalki 13 janvier 2009 21:02

                                        "Des chiffres pour le point de vue scolaire ? "
                                        Le scolaire au final, indéniablement les tuteurs des étudiants en france ou à l’etranger ne prennent pas ça 100% au sérieux, très clairement l’encadrement n’est pas la tout simplement parceque sans hippocrisie ces professeurs ne sont pas payé pour faire ça. Alors on peut dire allez chères étudiant son vous donne ça a faire, et apprenez à être autonome (démerdez vous), mais c’est aussi parcequ’il y n’y pas de temps a consacrer.

                                        Je ne tire pas de généralité , il y a surement des cas, mais par rapport à mon expérience et sur tous mes anciens collègues et camarades pendant mes études partie à l’étranger c’est le retour que j’observe (et le "je m’en foutisme" et je vais à a la plage est encore plus présent dans les pays du sud).

                                        ET AU FINAL, les tuteurs étrangers ne mettront jamais en dessous d’une note "acceptable", pour des raisons politique et ne pas froisser les autres universités.

                                        Je sais comment se départage les candidatures, et je connais moi aussi le système danois et anglais personnellement.

                                        Enfin il faut souligner que je ne regrette absolument rien, et c’est surement le cas de beaucoup d’Erasmus (entre parenthèse je disais que les stages a l’étranger se font également hors du cadre Erasmus, des stage rémunéré, hors uni, heureusement ?).Comment regretter d’avoir voyagé, d’avoir partagé, d’avoir découvert.


                                      • Marc Bruxman 13 janvier 2009 01:01

                                        Il y a quand même de la mauvaise foi. Oui toutes les places en Erasmus ne trouvent pas preneur. Si le programme est un gros succès en école d’ingé ou nombre d’étudiants font un séjour à l’étranger, il est vrai que dans certaines facs c’est l’échec. Et pas que pour Erasmus. Il y a souvent des programmes d’échanges super bien dans les universités françaises avec l’europe mais aussi plus loin (Etats Unis, Canada, Chine, ...).

                                        Et souvent effectivement il y a une certaine peur du mouvement bien française. Et plus on tape bas dans l’échelle sociale, plus cette peur est présente. 

                                        Maintenant, il y a deux solutions :

                                        • Renoncer comme le suggére cet article, ce qui se fera au détriment des moins bien lotis par la vie. Les étudiants les plus fortunés n’auront aucun problèmes à se financer une année d’études ou ils veulent et les moins fortunés iront se faire foutre. Si on admet cela, au niveau culturel cela diminuera l’intégration européenne qui se fait quand même par ce biais. 
                                        • Ou au contraire, tenter d’offrir plus d’opportunités en se disant qu’elles finiront par trouver preneur. Il faudrait d’ailleurs savoir pouqoi les 4000 ne trouvent pas preneur. Est ce que les opportunités restantes sont dans des facs pourries ? 
                                        Enfin, réaliser l’intégration européenne avec l’objectif de fondre les nations européennes dans une nation unique est effectivement un objectif à long terme qui doit être considéré comme prioritaire. Ce programme qui concerne 500 000 jeunes par an n’est pas négligeable et permet de réaliser un pas important dans ce but : Un étudiant qui rentre d’un tel programme aura cotoyé beaucoup d’européens de pays différents, fais la fête avec eux, etc, etc, ... Il sera moins enclein a encourager une guerre en europe rempensant qu’il va peut être envoyer une bombe sur la geule de gens avec qui il a fortement sympathisé. Il sera plus enclein aux collaborations internationales et aura appris quelques langues étrangéres. 

                                        Ce programme a déja pas mal changé l’état d’esprit de nos élites et encouragé les collaborations au plus haut niveau. Il reste maintenant à en faire profiter plus de monde pour que cela change l’esprit dans plus grand nombre de gens c’est positif. 

                                        Afin de continuer à avancer, on va devoir intégrer de plus en plus nos nations européennes. Il y a deux façons de le faire : L’imposer ce qui ne marchera pas ou préparer les esprits aux travers de ce genre de programmes. Les mariages mixtes et déplacements professionels au sein de l’union feront le reste et un jour, le passage à une europe harmonisée se fera parce que c’est devenu naturel et que les gens ne comprendront plus pourquoi on continue de les enmerder avec des gouvernements nationaux. 




                                        • kolymine 13 janvier 2009 09:56

                                          Voilà exactement la raison pour laquelle il es interdit de critiquer Erasmus.
                                          par idéologie.
                                          Avez vous pensez que vous n’êtes qu’une toute petite minorité à vouloir un Etat européen ?


                                        • lymb lymb 13 janvier 2009 15:49

                                          Avez-vous pensé qu’on est peut-être plus que ce que vous croyez ?


                                        • Floriangauthier 14 janvier 2009 12:08

                                          De plus, depuis quelques années, Chirac a créé le VIE, une autre forme d’aide, se qui bat forcément sur les terres d’erasmus.


                                          • Floriangauthier 14 janvier 2009 12:09

                                            Absolument pas d’accord !
                                            Erasmus est une aide à la mobilité dans l’Europe. Effectivement si 75% de l’enseignement supérieur ne propose pas l’anglais comme seconde langue, on ne doit pas s’étonner que les étudiants français réfléchissent à deux fois avant de se lancer à l’aventure.
                                            De plus, de nombreux cursus scolaire ne sont pas adaptés Erasmus.
                                            Pourtant sur les salons d’orientations scolaires, il y a une forte demande d’étude à l’étranger, après cela coûte relativement cher.
                                            Moi même je travaille avec des étudiants erasmus, et j’apprends énormément. Fan de l’auberge espagnol, c’est encore mieux en vrai !
                                            Pour que l’aide est un regain d’intérêt, il faut travailler en amont sur la réforme des programmes scolaires français, mais là c’est une autre histoire...


                                            • Floriangauthier 14 janvier 2009 12:10

                                              The Institute for Cultural Diplomacy (ICD) is pleased to announce four programs taking place in Berlin throughout February 2009. All programs are currently accepting applications…

                                              The ICD Academy for Cultural Diplomacy (2nd – 6th February, 2009)

                                              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders (9th – 13th February, 2009)

                                              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (16th – 20th February, 2009)

                                              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (23rd – 27th February, 2009)
                                              The ICD is an international, not-for-profit, non-governmental organization focused on the theoretical and practical promotion of cultural exchange as a tool for improving relations in all areas. To learn more about our activity, please visit http://www.culturaldiplomacy.org.

                                              The ICD programs bring together Young Leaders from across the world for an analysis of cultural diplomacy, an exploration of the relationship between their cultures, and to create a sustainable network between likeminded individuals. Participants are encouraged to use the networks they develop to organize their own leadership initiatives in the future.

                                              The ICD Academy for Cultural Diplomacy (2nd – 6th February 2009)
                                              The ICD offers the Academy for Cultural Diplomacy to allow individuals of all backgrounds to gain an introduction in, or deepen their knowledge of, the field of Cultural Diplomacy. A diverse, inter-disciplinary curriculum featuring leading figures from the public sector, private sector and civil society will stimulate discussions of the salient issues in the field of Cultural Diplomacy today.
                                              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_icdacademy_introduction
                                              Enquiries :  academy@culturaldiplomacy.org


                                              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders (9th – 13th February 2009)
                                              Europe Meets Latin America : A Forum for Young Leaders will bring together young leaders for a consideration of the bi-regional relationship between Europe and Latin America, and an exploration of important issues. Areas of focus will include regional Vs. national identity, the influence of development criteria on economic relations, and a consideration of the importance of cultural exchange in strengthening ties.

                                              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_emla_introduction
                                              Enquiries :  emla@culturaldiplomacy.org

                                              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (16 – 20 February 2009)
                                              Cultural Diplomacy in Europe : A Forum for Young Leaders (CDE) has been designed to bring together young, influential people from Europe and across the world to explore the need for, and practice of, Cultural Diplomacy within Europe. Through carefully selected case studies and workshops, CDE will encourage the participants to explore the role cultural exchange can play in addressing regional, national, and local cultural divisions in Europe.
                                               
                                              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_cdie_introduction
                                              Enquiries :  europe@culturaldiplomacy.org

                                              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (23 – 27 February 2009)
                                              Cultural Diplomacy in Africa : A Forum for Young Leaders (CDA) was developed to address the urgent need for cultural diplomacy on the African continent. CDA will consider how Cultural Diplomacy can help to strengthen relations between different cultural groups within Africa, will highlight and look at examples of initiatives that currently exist in this area, and will encourage discussions on the role that external influences can, and should, place in the development of Africa.
                                              Further information : www.culturaldiplomacy.org/index.php ?en_program_cda_introduction
                                              Enquiries :  cda@culturaldiplomacy.org

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