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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe Puissance : pourquoi elle n’aura jamais lieu

Europe Puissance : pourquoi elle n’aura jamais lieu

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Europe-puissance, Euro-défense, pilier européen de l’Otan, autonomie stratégique européenne, tous ces vocables désignent le rêve actuel des européistes français. L’Europe économique est un échec pour la France, aucun européiste français n’ose dire le contraire aujourd’hui. Mais il y a encore le rêve du « saut fédéral », de « mutualiser la dette », « d’homogénéiser les SMIC », et surtout de l’Euro-Défense. Tout cela doit conduire à une « autonomie stratégique européenne ». Tout cela doit à la fois accomplir l’utopie européiste, mais surtout sauver les places de plus en plus menacées des européistes français.

Mais cette Europe-Puissance n’existera jamais pour des raisons simples et profondes, et aisées à connaître :

- d’une part parce-que le Américains ne le veulent pas

-  d’autre part parce-que les « partenaires européens » ne le veulent pas

-  et on imagine que ni les Russes ni les Chinois n’en veulent non plus

Cette dernière cause est secondaire, car si les Russes et les Chinois ne soutiendront pas l’avènement d’une Europe-Puissance, ils n’ont cependant pas les moyens actifs de l’empêcher. Nous étudierons donc les deux premières causes.

Une Europe-puissance serait sous la domination allemande, tout comme l’Europe-économique. Il faut donc appeler les choses par leur nom : redonner à l’Allemagne, via une domination du continent, sa puissance impériale perdue.

Evidemment, les européistes béats ne le voient pas sous cet angle. Pour eux, l’Europe et une magnifique collaboration des peuples vers la liberté collective ou le socialisme à visage humain. Erasme, Voltaire, Schopenhauer, Beethoven, Rembrandt...

Mais les décideurs géopolitiques du monde entier voit les choses comme je viens de l’exposer crûment : l’Europe-Puissance consiste à rendre à l’Allemagne sa puissance impériale perdue. Dès lors, il est déjà aisé de comprendre que les Américains ne l’entendent pas de cette oreille.

Mais allons plus loin... Le projet actuel de la France se concentre sur son dernier pôle d’excellence (elle a déjà perdu toute son industrie civile) : le militaire. Il est vrai que l’Armée française dispose d’une puissance assez unique en Europe. L’Angleterre seule joue à son niveau. Et seule la lointaine Russie est plus forte. Au sein de l’Union Européenne, l’armée française est vraiment la première, et elle dispose en plus des outils de souveraineté nucléaire. L’idée actuelle des dirigeants français est donc une sorte de fantasme néo-napoléonien, d’une Europe sous conduite économique allemande et sous conduite militaire française.

A-t-il échappé à nos dirigeants que l’Allemagne a été vaincue en 1945, et qu’elle n’a été autorisée à redevenir une puissance industrielle qu’à la seule condition de ne plus avoir de puissance militaire, ni a fortiori d’autonomie stratégique sérieuse ? En s’attelant à l’Euro-Défense, les dirigeants français s’en prennent donc directement à l’impérium américain : ont-ils bien pesé la vanité de leur entreprise ? C’est même assez comique quand on connaît leur atlantisme fataliste par ailleurs. Non, les Américains n’ont pas l’intention de rendre à l’Allemagne, directement ou indirectement, une puissance militaire. Donc, l’Euro-Défense ne fonctionnera jamais.

Plus largement, l’Amérique a autorisé ses vieux rivaux, l’Allemagne et le Japon, qu’elle a vaincu en 1945, à reprendre une puissance industrielle ; et l’on voit que ces deux pays de taille intermédiaire continuent de déployer un génie industriel proprement stupéfiant. Mais ils ont l’interdiction absolue de « s’autonomiser stratégiquement ». C’est la raison pour laquelle les Allemands s’enferrent dans un mercantilisme que nous avons de la peine à comprendre. C’est donc l’échec annoncé pour la France, qui compensait ses (relatives) faiblesses industrielles par une (relative) autonomie stratégique. C’est l’équation française qui est impossible. L’Amérique ne veut pas se récréer un concurrent systémique ! L’idée d’Europe-Puissance, quoi qu’en prétendent les dirigeants français, est structurellement tournée contre l’impérium américain. Et les dirigeants américains le perçoivent de cette façon.

Mais les Américains en sont pas les seuls à ne pas vouloir de l’Europe-Puissance des Français. Les Allemands eux-mêmes n’en veulent pas. Les dirigeants allemands n’ont aucune envie du « lead français » en matière de défense ! Ils ne veulent pas de coqs bonapartistes dans leurs pattes. Mais surtout, ils n’ont aucune raison de troquer l’aigle américain pour le coq français !

L’armée française est valeureuse. Mais n’ayons pas l’orgueil mal placé de la comparer en volumes avec l’armée américaine. Il y a là un seuil complètement rédhibitoire. Les Allemands qui bénéficient, en échange de leur soumission stratégique, du parapluie américain, n’ont strictement aucune raison rationnelle de l’abandonner pour le parapluie français ! Ce serait même une sorte de délire géopolitique.

Ajoutons que les autres « partenaires européens » ont un peu la même position : croit-on sérieusement que les industriels bataves, lombards, catalans ou suédois ont vraiment envie du « lead français » en matière militaire ? Chez certains d’entre eux, on n’a guère laissé une meilleure mémoire que les casques-à-pointe (on songe à l’Espagne). Mais surtout, pour eux aussi, le parapluie américain vaut mille fois plus que le parapluie français. Ce n’est même pas une question de quantité, mais de nature : l’Amérique n’est pas seulement une grande puissance, elle est l’hégémon mondial.

Les pays de l’Est, angoissés à tort ou à raison par la Russie, préfèrent eux-aussi compter sur l’aigle américain que sur le coq français. De même que tous les petits périphériques de Malte à la Finlande, de l’Irlande au Portugal ou à Chypre. Ces gens n’ont aucune intention, ni aucune capacité géopolitique, à abandonner l’hégémon américain.

En fait, il y a une parfaite concordance entre les bourgeoisies européennes et la domination américaine. C’est un partenariat « gagnant-gagnant » pour eux, ainsi que pour les Américains. Ils commercent paisiblement à l’ombre de l’aigle américain, et n’ont pas à se soucier des grandes affaires, sur lesquelles ils seraient pour beaucoup incapables d’influer. Il préfèrent bien plus jouer la carte du mercantilisme bien-compris. Et ils économisent au passage les dépenses financières, et les efforts stratégiques et socio-politiques, de la responsabilité militaire. Ils se contentent de payer leur défense en achetant à intervalle régulier du matériel américain et à participer, plus ou moins mollement, aux coalitions du protecteur. L’UE et l’OTAN offrent même des carrières de bureaucrates aux dirigeants des petits pays ; où certains en profitent pour diffuser à grande échelle leurs idées parfois excessives, qu’elles soient post-modernes ou identitaires.

En fait, il n’y a que la France qui joue réellement perdante dans ce jeu, car elle seule entretenait encore le modèle d’une puissance complète. Soit elle se fond totalement jusqu’à disparaitre dans l’UE telle qu’elle est, soit elle reprend son autonomie. Il n’y a pas de position intermédiaire.

On peut supposer que les projets de mutualiser la dette n’est pas du goût des pays du Nord : ils ne l’accepteront qu’au prix de « réformes » qui achèverait la structure économique des pays du Sud.

Quant à harmoniser les salaires dont la différence Est/Ouest est de 1 à 3, voire de 1 à 8 dans les cas extrêmes, c’est une vaste farce. L’Union Européenne a précisément été conçue pour permettre cette « délocalisation interne » : il n’est donc nullement question d’y mettre fin ! En outre, comment y parvenir : il n’est pas possible de payer les Roumains au prix des Français, ni de payer les Français au prix des Roumains, ni de faire une moyenne entre les deux. Les coûts de la vie sont totalement différents d’un bout à l’autre de l’Europe, et ne convergeront pas, a fortiori dans l’hiver démographique et économique qui commence. Le seul moyen consisterait à rétablir des barrières tarifaires entre les pays... ce qu’on appelle plus simplement des barrières douanières, et qui s’appelle la fin du marché unique. C’est presque le Frexit, la fin de l’Union Européenne.

Que ce soit au civil ou au militaire, cette Union Européenne ne sera jamais que l’édification bancale et bureaucratique, au service de quelques puissances financières assez grandes pour en profiter réellement. Aux citoyens européens, elle ne peut offrir que la perspective d’une longue sédation, vers une post-modernité aux libertés de plus en plus restreintes, mais compensée par une sorte d’irresponsabilité politique et de régression infantile.

Aux bureaucrates français, elle peut offrir quelques carrières à Bruxelles pour avaliser les décisions germano-américaines, et reporter dans des cénacles les dispositions prises par d’autres. Ils pourront également briguer des postes en France en entretenant le peuple déclinant des bienfaits de « l’Union », comme ils l’appellent maintenant pour faire américains, et sur l’avenir radieux de la liberté collective, du socialisme à visage humain ou de la société ouverte et inclusive. Mais de responsabilités géopolitiques point.

L’avenir de l’armée française est un lent déclin, étranglée par les stagnations budgétaires et industrielles, vouée aux seconds rôles atlantistes. L’art de commander, à terme, s’en trouvera atteint, et participera du dépitement. De cette façon, l’avenir de la France est celui d’une province endormie sur un prestigieux passé à jamais révolu, une forme de provincialisme petit-bourgeois qui conviendra à certains.

C’est peut-être du constat et de la prise de conscience de l’impasse structurelle de l’UE pour la France, que viendra chez ces mêmes bureaucrates un désir d’imiter les Anglais. Rien n’est impossible, et l’Histoire nous montre quantité de retournements de ce genre. La Russie mène une politique de puissance avec un PIB égal à l’Italie. La France pourrait tout à fait jouer les francs-tireurs dans le capitalisme multipolaire qui émerge dans le monde, et trouver une forme d’équilibre entre ses attaches occidentales et ses aventures personnelles.


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43 réactions à cet article    


  • samy Levrai samy Levrai 5 février 10:17

    L’Union Européenne est la face civile de la domination américaine sur l’Europe, l’autre face étant militaire avec l’OTAN.

    l’indépendance de notre pays passe par le FREXIT.


    • Guillaume WIL 5 février 14:50

      @samy Levrai

      La souverainté nationale est le premier étage de la souveraineté populaire. Je pense que nous nous dirigeons peut-être vers un « moment national » dans les années à venir. Dans un premier temps, le changement prendra peut-être la figure d’une révolution « national-bourgeoise », un peu comme à la fin de l’URSS. Il ne faudra pas se laisser abuser par la forme apparemment conservatrice de ce mouvement.

      Aujourd’hui, le fascisme est opéré objectivement par Macron et les européistes français, qui cherchent à savergarder une forme obsolète et déficitaire du capitalisme. Ils sont étymologiquement « réactionnaires ». Le capitalisme, dans son évolution constante, entre dans une phase de morcellement multipolaire, où les structures supra-nationales de l’ère néolibérale devenues obèses sont appelées à régresser ou disparaître. Mais les tenants de ce système refusent que la « destruction-créatrice » s’applique à eux-mêmes. D’où la rigidification actuelle.

      Dans le « moment national », il y a une alliance transitoire entre la bourgeoisie nationale et les forces démocratiques du Travail. Les forces démocratiques ne doivent pas rater cette phase, et ne pas s’égarer dans un euro-conservatisme sous couvert d’un anti-fascisme erroné. Le progrès démocratique et social est contenu dans le bloc brut national : de la même façon que la sculpture raffinée est déjà contenue dans le bloc de pierre brute originaire.


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 5 février 16:24

      @Guillaume WIL bonjour,
       Vous auriez pu écrire cela, il y a longtemps. Pour moi, cette vision est complètement obsolète
       Aujourd’hui tous les domaines, tous les commerces sont imbriqués. On assemble.
       On prend tel élément du Japon, tel autre en Chine, encore un autre aux Etats Unis ou en Inde.
       Vous allez penser peut-être que seul Macron est européiste ou mondialiste ?
       Et bien non... 
       En France tout comme ailleurs, on n’est pas plus capable de tout faire par soi-même.
       Si vous allez en vacances dans d’autres pays qu’en France, vous le constaterez de visu.
       La création scientifique, les compétitions sportives que nous vivons actuellement et d’autres encore se font en multi.
       Si ce n’est pas l’euro qui est reconnu mondialement, qui vous déranger peut-être, ce serait le dollar, le yen, le Yuan.
       Vous dites il ne faut pas s’égarer dans un euro-conservatisme sous couvert d’un anti-fascisme erroné.
        Je pourrais prendre cette phrase et vous la retourner avec un autre sens.


    • Fergus Fergus 5 février 16:46

      Bonjour, Réflexions du Miroir

      Merci pour ces réflexions de pur bon sens !

      Pour faire pendant aux affirmations de l’auteur, je le renvoie aux nombreux articles et éditoriaux des années 50 qui, eux aussi, affirmaient — souvent de manière péremptoire  qu’« il n’y aur(ait) jamais d’Union européenne ».

      Cela, c’était avant la création de CEE et le Traité de Rome, puis la création de la Commission, puis l’émergence de l’UE, puis ses élargissements... smiley


    • Guillaume WIL 5 février 17:16

      @Réflexions du Miroir

      la démondialisaion a été théorisée par le Forum de Davos lui-même... alors, si ça vous choque. L’objet du « Great Reset » est précisément d’essayer de démondialiser « à leur main », face à l’inévitable retour des « nationalismes » (c’est leur mot). Je parle donc du réel. Reste à savoir comment on l’appréhende.

      Vous avez une définition erronée du nationalisme. Vous le confondez avec l’autarcie. Personne ne parle d’autarcie. C’est un peu comme si vous disiez qu’il ne doit y avoir qu’une seule entreprise par secteur, sous prétexte qu’on ne va pas être plusieurs à fabriquer le même produit. La plupart des entreprises achètent leurs fournitures auprès d’autres entreprises : ça ne veut pas dire qu’elles fusionnent. Il y a un marché mondial mais plusieurs entreprises. C’est pareil pour les nations. Par moments la tendance est à la concentration, et par moments la tendance est au morcellement. Ce n’est pas linéaire mais dialectique.

      Il n’y a pas si longtemps on nous disait que la Turquie allait entrer dans l’UE avec son « islamisme humaniste », que la Chine serait une banlieue cool de l’Occident progressiste et participatif, et la Russie aussi, que l’Histoire était terminée, que la « marche du monde » était inéluctable (aussi inéluctable que pour les communistes jadis), que le futur était connu... on nous promettait récemment encore d’imprimer des organes de remplacemnt avec une imprimante 3D et qu’on atteindrait l’immortalité (alors qu’on est incapables de guérir une simple pneumonie, que l’espérace de vie commence à se tasser en Occident, et que la mortalité infantile progresse en France). On nous affirmait aussi que l’Euro serait une fabuleuse machine de convergence, alors que c’est le contraire. Etc. Ca fait 20 ans qu’on nous dit que l’Euro va devenir monnaie de réserve mondiale, et ce n’est pas le cas : il a simplement repris les parts du Mark allemand en la matière. Au contraire, les nationalismes sont de retour partout, de l’Inde à la Chine, des Etats-Unis à la Russie, de l’Angleterre à l’Allemagne, du Japon à Taïwan, et même en Afrique, et sont parfaitement compatibles avec le capitalisme mutipolaire.

      C’est plutôt les fantasmes d’euro-guerre en Ukraine qui sont obsolètes et fascistes, la « démocratie qui ne peut pas aller contre les traités », le « nouvel ordre mondial contre lequel personne ne pourra s’opposer », etc. C’est une vision figée du monde et de l’Histoire. Mais on sera d’accord sur un point : qui vivra verra...


    • Guillaume WIL 5 février 17:30

      @Fergus

      comme je l’ai expliqué à Réflexion du miroir, à propos du « pur bon sens » que vous évoquez...

      Dans la lecture de nombreux articles et éditoriaux des années 1990-2000, souvent de manière péremptoire, on nous affirmait : que la Turquie allait entrer dans l’UE avec son « islamisme des lumières », que la Chine serait une banlieue cool de l’Occident progressiste et participatif, et la Russie aussi, que l’Histoire était terminée, qu’on s’imprimerait des organes de remplacement avec une imprimante 3D et qu’on atteindrait l’immortalité, que l’Europe d’Erasme et Beethoven rayonnerait dans les foyers en extase, que l’Euro serait une fabuleuse machine de convergence, que l’Euro deveniendrait monnaie de réserve mondiale, etc. Et je ne parle pas de l’Euro-Défense et la Brigade Franco-Allemande qui défilait déjà sur les Champs-Elysées... que le Brexit n’arriverait jamais.

      D’Union Européenne, il n’y a eu pour finir que contre le choix du peuple (référundum de 2005)... ce qui donne peut-être un petit aperçu de son avenir le plus probable. Et la Commission Européenne de Walter Hallstein à Ursula von der Leyen, en passant par Jacques Delors, nous laissera un impérissable souvenir.

      Et de nation européenne, il n’y a toujours point.


    • yakafokon 5 février 18:16

      @Guillaume WIL
      Ah ! Ah ! Ah ! Alors là, même pas en rêve !


    • voxa 5 février 20:18

      @Fergus

      Et, dans les faits, il n’y pas d’union européenne.
      Juste un cartel atlantiste et nucléaire.
      .
      .

      L’Europe n’ est qu’un porte avions, et un pas de tir nucléaire américain.
      Combien de centaines de milliers bombes atomiques américaine autour de nous ?

      Européens qui acceptez ces engins de mort sur votre sol, stratégiquement vous serez les premiers à être vitrifiés.
      .
      Mais rassurez vous, vous ne souffrirez pas et la guerre ne durera que quelques instants...


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 5 février 21:36

      @Guillaume WIL
        Exact tout dépend de comment on l’appréhende.
        Ne confondez-vous pas nationalisme, souverainisme et patriotisme ?
        Cela n’a rien à voir avec de l’autarcie, mais c’est un état d’esprit.
        Vous avez une rêve très ancien que l’on a rencontré entre Charles de Gaulle et le pragmatisme de Churchill.
        Vous pensez bien que j’ai déjà écrit au sujet de la Turquie et de la Russie.
        En Turquie j’y ai été quelques fois, en Russie, pas mais j’ai pris contact avec un Français qui vit à Moscou. Au sujet de la Chine, même chose. Etiez-vous déjà présent sur Avox quand Albie a écrit ses articles sur cette antenne.
        La convergence avec les autres se construit avec la langue.
        Les Français sont très souvent monolingues. Le français a heureusement beaucoup d’Africain qui parlent français.
        Vous ne pourriez pas travailler à Bruxelles et y avoir un poste un peu important, si vous n’avez pas une connaissance suffisante en trois langues : Français, néerlandais et anglais..  
        En prenant le nombre de locuteurs après le mandarin,, l’espagnol, l’anglais, le hindi et l’arabe vient le français
        . 
        Qu’est ce qui se passerait s’il n’y avait l’euro ?
        Pensez-vous un seul instant que le FF aurait un poids suffisant dans le concert des nations ?
        Le dollar est la monnaie d’échange principale dans le monde si vous ne le savez pas.
        Vous pourriez avoir du Yen, ou Yuan. et en géopolitique face à des grands blocs.
        La Chine aspire à devenir la première puissance commerciale en 2049, lors du centième anniversaire depuis leur réveil..
        Connaissez-vous les US ?
        J’ai travaillé pendant 30 ans avec des Américains. J’ai été sur place. 
        Savez-vous que la France peut entrer dans un seul Etat américain ?
        Il y a tellement d’arguments et d’artefacts que je n’ai pas cherché longtemps pour vous donner les raisons de mon point de vue.
        Ce qui est vrai et je l’ai écrit dans un billet « Quinquennat pour rien ? » tellement il y a de dégagisme au niveau gouvernement avant Macron.
        Lisez le livre de Anne Nivat « La France de Face » . Elle est allée rencontrer des Français
        Je n’ai lu que la préface et l’épilogue, Mais cela m’avait suffi.
        Moi, j’examine cela fait près de 17 ans sur cette antenne Avox, pour avoir quelques idées plus précise. 
        Vous savez bien que c’est en douce sans précision sur son identité dans un endroit virtuel comme celui-ci que l’on écrit des choses que l’on ne dirait pas dans la rue en dehors de mots prononcés sous le manteau. 
        Dans mon dernier billet paru ici, j’écrivais un billet dont je précisais le but d’effectuer un sondage des commentateurs qui n’écrivaient jamais d’articles. par eux-mêmes.


    • cettegrenouille-là cettegrenouille-là 6 février 09:54

      @Fergus

      "Cela, c’était avant la création de CEE et le Traité de Rome, puis la création de la Commission, puis l’émergence de l’UE, puis ses élargissements..."

      ...et surtout avant la trahison du peuple et de la nation par les parlementaires qui ont, dans notre dos, adoubé en février 2008 le traité de Lisbonne cadenassant l’enfermement de notre pays dans l’UE, contre la volonté des Français clairement exprimée à peine trois années plus tôt par référendum 

      le 29 mai 2005 !


    • Moi ex-adhérent 5 février 10:50

      Les Etats-Unis d’Europe, personne n’en veut en France, mais qui principalement ?

      D’abord le gros de l’effectif, les nationalistes, ensuite les politiques, et enfin les corps intermédiaires. Chez nos partenaires européens, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, ont déjà un sacré problème d’indépendance des régions. Rester unifiés semble tenir de la gageure au quotidien.

      L’Italie du Nord ne supporte pas celle du Sud. L’Espagne a du mal avec les catalans. Barcelone et Madrid ne peuvent pas se sentir à cause de Franco. En Belgique, l’atmosphère entre les flamands et wallons n’est pas au beau fixe.

      On voit mal les régionalistes vouloir devenir patriotes européens.

      Nécessité devrait faire loi, on voit mal le Grand Duché du Luxembourg donner des ordres à la France ou à l’Allemagne, voire les deux. La France donnant un ultimatum à la Russie ou la Chine, voire les deux en même temps, me paraît surréaliste ... pas vous ?


      • Guillaume WIL 5 février 15:33

        @Moi ex-adhérent

        Je reste sceptique sur les mouvements euro-régionalistes. Ils arrivent à contre-temps en « fin de cycle » néolibéral, et ont peu de chances de se concrétiser. Ils risquent même d’accélérer les réactions nationales, et contribuer à précipiter la fin de l’UE dans un même mouvement (un peu comme la Perestroïka a préicipité la fin de l’URSS).

        Regardez en Espagne : la réaction nationale aussi bien des élites, du peuple et de l’appareil d’état espagnol. Même Manuel Valls, le mari de la banquière, est allé apporter son soutien à l’unité nationale de sa patrie d’origine. En Grande Bretagne, c’est le Brexit qui l’a emporté, et non l’euro-indépendance de l’Ecosse. En Italie, la « Ligue du Nord » est devenue « la Ligue » tout court, abandonnant le discours euro-régionaliste au profit d’un discours national italien. En France, l’appareil d’état a opéré un demi-tour radical et éclair sur la question Néo-Calédonnienne, au profit d’une posture néo-nationale. Même les milieux progressistes se sont offusqués des récentes propositions macronistes « d’autonomie » des Antilles, arguant que le moment n’était pas à l’éloignement mais à la solidarité nationale.

        Plus largement, les mouvements populaires spontanés de masse depuis quelques années, sont à tendance nationale et non régionale. Les Gilets-Jaunes agitaient le drapeau français, les Libanais agitaient le drapeau libanais, les prolos trumpistes du Capitole le drapeau américain, les Italiens en révolte contre les restrictions sanitaire leur drapeau national, etc. ... Aujourd’hui, les Canadiens en révolte agitent leur drapeau national. Les peuples, notamment en Occident, sont dans une phase de conscience nationale : les Gilets-Jaunes n’en appelaient pas à l’aide de l’Europe, mais bien au contraire à la résistance nationale à ce système. D’ailleurs, la tentative de remplacer la drapeau national par le drapeau européen sous l’Arc-de-Triomphe a entraîné une réprobabtion générale bien au-delà des cercles patriotiques. Quant aux Polonais ou aux Hongrois, dans un autre genre, ils s’opposent aussi à la dilution nationale. Même les pays africains semblent entrer dans une phase nationale.

        De leur côté, les élites économiques bon-gré mal-gré utilisent de plus en plus les mots de nation et de patriotisme. Les nations redeviennent l’unité d’action efficiente dans le capitalisme multipolaire qui émerge dans le monde. Il semble que le capitalisme mue pour cette fois-ci par un morcellement et non par une concentration.


      • jefresi 5 février 11:14

        Très bon plaidoyer pour la non-Europe !

        Il est possible d’ajouter que les pays rassemblés, et même au-delà, composant le puzzle « Europe » ne sont en fait que des colonies assujetties aux USA via l’omnipotente Commission Européenne.

        Depuis 70 ans, et malgré de belles paroles, si une volonté politique s’était faite jour pour créer un véritable gouvernement politique d’une Union Européenne ça se saurait depuis longtemps.

        Or, les USA, gouverneur de fait, interdisent, ne peut autoriser et laisser faire les colonisés sans mettre en cause leur ordre politique en Europe et l’accès privilégié à cet important marché. Remettre en cause le gouvernorat des USA détruira l’Union Européenne actuelle, qui n’est qu’un espace économique encore solvable pour les marchandises agréées aux prix imposés par les USA au travers d’une grande variété de traités, d’accords, de taxes en tout genre.

        Mais rien n’est éternel. La déconfiture politique et économique des USA ajouté à celles des colonisées servira de prétexte à l’éclatement de cette union de façade qui ne pourra qu’engendrer des conflits entre les intérêts américains et les intérêts au sein des pays d’Europe. La guerre probable en Ukraine pourrait être un accélérateur de ce mouvement centrifuge.


        • Guillaume WIL 5 février 15:49

          @jefresi

          En 1991, Eltsine, Kavtchouk et Chouchkievitch ont signé la dissolution de l’URSS sur un coin de table en 15 jours. La CEI et l’OTSC ont remplacé l’URSS et le Pacte de Varsovie. La fin de l’UE prendra peut-être un visage similaire, et sera peut-être organisée par des européistes bon-teint ! Avec un habillage lexical bidon, du genre « plus unis dans la liberté ». Et les éventuelles structures collectives de substitution seront renégociées et profondément assouplies et déconcentrées. A voir...

          Je pense qu’il n’y aura pas de guerre en Ukraine, pour la simple raison que les puissances (tant les Occidentaux que les Russes) n’ont pas les moyens matériels et humains d’une guerre conventionnelle symétrique, même restreinte sur quelques jours ou semaines. Et que la suprématie du monde ne se joue plus ici ni de cette manière. D’ailleurs Biden négocie en direct avec Poutine, par-dessus les instances supra-nationales UE et OTAN. C’est très significatif. J’écrirai probablement un article sur ce sujet, pour apporter ma petite contribution.

          Paradoxalement, c’est « l’absence de guerre en Ukraine » qui risque probablement de précipiter la chute de l’UE et de l’OTAN en montrant leur obsolescence dans le nouvel âge capitaliste multipolaire.

          C’est du moins mon avis à ce stade.


        • PascalDemoriane 5 février 11:54

          Très bonne mise en évidence de la seul alternative décisionnelle qui devrait motiver les « vrais » travailleurs français à l’occasion des présidentielles : être ou ne plus être... des veaux masqués, sortir de la merde européiste du capital atlantiste anglo-saxon sous domination allemande ou disparaître comme état-nation, comme état de droit.
          La bourgeoisie dite française a toujours été « anti-France », du « parti de l’étranger » dit De Gaulle je crois dans ses mémoires. Il visait l’infecte Jean Monnet, alias « John Money » et ses partenaires européo-néo-nazi :

          Côté droite de la caste mafieuse, grande bourgeoisie, par intérêt de classe transnationale,
          côté gauche de la caste mafieuse, petite bourgeoisie, par idéologie et esprit de soumission déguisé en rebellitude citoyenne sociétale.
          Deux catégories décadentes qu’illustrerait bien un
          duel Zemmour – Mélenchon, deux fausses pistes aussi anti-nationales qu’anti-prolétariennes.
          ( En cas de duel Zemmour - Pecron ou Macresse, je vous fiche mon billet que la gauche, pseudo-communiste comprise, appellera encore une fois à voter « contre l’extrême droite fasciste »... pour sauver ses petits commerces et prébendes subventionnés.)
          Maintenant que la parenthèse FN (RN) est close, qu’on est débarassé de la maison Le Pen, les français du peuple au travail devraient enfin se redéfinir un chantier collaboratif populaire autour des pôles souverainistes transitoires (UPR, PRCF ou autres), d’un frexit autant monétaire qu’institutionnel, avant de redevenir enfin « vraiment francs et donc vraiment révolutionnaires »..
          Jouer le tout pour le tout, au pied du mur, y a plus rien à perdre !


          • Guillaume WIL 5 février 16:02

            @PascalDemoriane

            je partage votre avis sur le « couple paradoxal » Mélenchon/Zemmour ! Ils sont d’ailleurs tous les deux issus de l’ex-Empire colonial français, et ont une approche assez idéaliste de notre pays. Il y aurait une approche psychanalytique et littéraire à faire !

            Je partage aussi votre avis que la souveraineté nationale est le premier étage de la souverainté populaire. Et que c’est dans ce « moment » là que nous sommes entrés. Bien que la situation semble extrêmment bloquée aujourd’hui, y compris à mes yeux je l’avoue, je me dis qu’elle finira par se débloquer matériellement, sous la pression croissante des réalités. J’évoque ici l’hypothèse d’un moment « national-bougeois » que prendrait pour visage la première étape d’une éventuelle évolution. Une sorte de « révolution de février ». Ce n’est certes qu’une hypothèse, mais elle ne me semble pas improbable.


          • yakafokon 5 février 18:08

            @PascalDemoriane
            ON NE PEUT PAS MODIFIER QUOI-QUE-CE SOIT DE NOS INSTITUTIONS SANS SORTIR DE L’UNION EUROPEENNE, PAR LE FREXIT !
            Décidément, il n’y en a pas beaucoup qui ont lu attentivement la Constitution Européenne, de l’extrême-gauche à l’extrême droite !
            Vous voulez devenir intelligents, sans avoir osé le demander ? J’ai la recette !
            Allez sur www.upr.fr et François Asselineau va vous expliquer tout ça de long en large !
            Prenez tout-de-même la peine de l’écouter attentivement, car ses arguments sont très précis, ce qui fait que ses conférences sont assez longues !
            Mais vous verrez que ça en vaut la peine ( il n’a pas été haut fonctionnaire au Ministère des Finances, sous plusieurs présidents pour rien ).
            C’est d’ailleurs pour ça que vous ne le verrez jamais à la télévision : il est bien trop dangereux pour « l’ordre américain » établi par Emmanuel Macron !


          • zygzornifle zygzornifle 5 février 12:59

            L’Europe c’est comme la blennorragie au moyen âge, on se la gratte ....


            • Guillaume WIL 5 février 15:02

              @zygzornifle

              je suppose en effet ici que le Frexit sera la conséquence de causes matérielles et non absraites.


            • BA 5 février 14:32

              A propos de la corruption et des rétro-commissions, les deux questions sont les suivantes :

              1- Qui sont les commissaires européens qui ont touché des rétro-commissions versées par l’entreprise Pfizer ?

              2- Qui a touché combien ?


              En mai 2021, la Commission Européenne signe un contrat d’achat de 1,8 milliard de doses de vaccin avec l’entreprise Pfizer. Une dose de vaccin Pfizer coûte 15,50 euros. Je répète cette donnée très importante : une dose de Pfizer coûte 15,50 euros.


              Problème : nous venons d’apprendre que des SMS secrets ont été échangés entre Ursula von der Leyen et le patron de Pfizer, Albert Bourla, pendant le mois d’avril 2021. Ursula von der Leyen refuse de rendre publics ces SMS secrets.


              Quelques jours plus tard, au moment de la signature du contrat, en mai 2021, la Commission Européenne accepte de payer la dose 19,50 euros ! En clair : 4 euros de plus que le prix de la dose !


              Ce surcoût ahurissant est de :

              1,8 milliard de doses multiplié par 4, … soit 7,2 milliards d’euros !


              Les journalistes d’investigation qui ont l’habitude de ces surcoûts titanesques savent que dans ce genre d’affaires, l’entreprise privée reverse ensuite des rétro-commissions, secrètement, en toute illégalité.


              1- Qui sont les commissaires européens qui ont touché des rétro-commissions versées par l’entreprise Pfizer ?

              2- Qui a touché combien ?


              Dans le journal Libération :


              Ursula von der Leyen voudrait alimenter les thèses complotistes qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. En effet, la présidente de la Commission a refusé de rendre publics les SMS échangés en avril 2021 avec le directeur général du laboratoire pharmaceutique américain Pfizer, le Grec Albert Bourla, alors qu’elle négociait, au nom des Etats membres de l’Union, l’achat de 1,8 milliard de doses supplémentaires du vaccin contre le Covid pour un montant de 35 milliards d’euros. La particularité de ce contrat, conclu en mai, est qu’il a porté le coût de la dose de 15,50 à 19,50 euros, soit une augmentation d’un quart du prix, ce qui n’est guère un résultat brillant vu la quantité commandée…


              https://www.liberation.fr/international/europe/textos-avec-le-pdg-de-pfizer-mais-que-cache-ursula-von-der-leyen-20220128_EPGI4MVZHZGODFY2WGG6U7Q2IM/


              • lecoindubonsens lecoindubonsens 5 février 14:40

                Du réalisme dans votre article smiley Et c’est bien triste.

                Et pourtant, serait-il réellement stupide, au lieu d’opposer Europe, France(nation), regions, communes(agglo), de traiter chaque sujet/dossier au bon niveau, avec des gestionnaires élus à tous les niveaux.
                La fabrication du Roquefort pourrait se traiter au seul niveau communal, et la fabrication des avions au niveau européen. Et choix a faire pour chaque sujet, avec un peu de logique et de bon sens pour determiner le meilleur niveau pour concilier l’efficacité et la liberté.

                Car, en faisant preuve de bon sens, il y a quand même de belles optimisations possible en traitant des sujets au niveau européen, réelle économie d’échelle, et dimension crédible pour faire le poids vis a vis d’autres groupes américains, russes ou asiatiques.

                Que ces derniers américains, russes ou asiatiques soient contre, on peut le comprendre, mais que les européens (et en particulier les français) soient contre, cela reste bizarre ! Sommes nous aussi stupides pour justifier de ne pouvoir être au niveau des autres ?


                • Guillaume WIL 5 février 16:48

                  @lecoindubonsens

                  Il ne faut pas confondre supra-national et inter-national.

                  Pour le moment, c’est surtout l’UE supra-nationale qui « légifère sur les fromages » ! Airbus ou l’ESA sont des collaborations inter-nationales. Le Rafale national est plus performant et moins cher que l’Euro-fighter. Le nucléaire est une excellence nationale, etc. Quant à l’Euro, il n’est que la cote mal-taillée des monnaies nationales, et engendre les divergences et déséquilibres que nous connaissons. Donc, évitons de réduire subtilement le national au fromage, car c’est aussi bien le contraire !

                  « L’unionite » des européistes m’évoque leur « pacifisme » d’autrefois (car aujourd’hui ils sont va-t-en-guerre en Ukraine et impérialistes pour confronter la Chine et les USA). Ils ne proposent pas au Japon ou à Taïwan de fusionner avec la Chine pour être plus forts et plus unis, rapprocher les peuples d’une même civilisation, et opérer la subsidiarité ! Tout cela est à géométrie variable.

                  On s’obstine à vouloir faire jouer (et échouer) un excellent poids-moyen chez les poids-lourds... L’UE c’est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. Il vaut mieux briller dans sa catégorie qu’échouer dans celle d’au-dessus. Notamment pour les raisons objectives que j’ai exposées dans l’article.

                  L’objet de la politique n’est pas de traiter de l’idéal mais du réel : l’Europe n’est pas une nation mais une aire culturelle (d’ailleurs traversée de forts contrastes) ; elle n’est pas le niveau d’expression du politique.


                • lecoindubonsens lecoindubonsens 8 février 09:47

                  @Guillaume WIL
                  Bonjour. Il y a également du réalisme et du bon sens dans votre réponse, et bien sûr nous sommes d’accord, le nationalisme ne se réduit pas au fromage smiley.
                  Toutefois, sur « elle, l’Europe, n’est pas le niveau d’expression du politique » et « elle n’est pas une nation mais une aire culturelle (d’ailleurs traversée de forts contrastes ».

                  N’y a t-il pas plus de contrastes entre un marseillais et un strasbourgeois qu’entre un alsacien et un allemand proche, ou un lillois et son voisin wallon, ou entre basques/catalans français et espagnol ? et pourtant marseillais et strasbourgeois

                  forment une nation. Pourquoi serait-il choquant que alsacien et allemand proche, ou lillois et voisin wallon, basques et catalans,

                  fassent partie d’une même communauté, d’une organisation Europe supranationale ?

                  Quant à « l’Europe, n’est pas le niveau d’expression du politique », c’est votre avis, et je le respecte, mais quelles sont les raisons objectives qui soutiennent cette affirmation ? A mon avis, rien n’empêche de mettre en place une structure politique européenne (avec des élus direct a ce niveau) comme nous avons su le faire au niveaux locaux (commune et agglo), régions, nations. Il suffit de le vouloir.

                  Et si nous trouvons logique que tout ne se gère pas au niveau le plus bas (niveau familial puis communal) en déléguant certains sujets à un niveau plus central (région, nation), pourquoi serait-il choquant de déléguer certains sujets a un niveau encore plus collectif comme l’Europe (voire le monde) ?

                  Reste naturellement à débattre pour placer chaque sujet/dossier au bon niveau, et les avis peuvent bien sûr diverger sur cette répartition.

                  L’objectif de cette Europe ne serait pas d’être une grenouille souhaitant jouer les boeufs, ni de devenir le maitre du monde en intervenant sur tout, mais simplement d’être capable de se suffire a elle même pour l’essentiel. Avec une efficacité accrue permise par les économies d’échelles. Et sur l’aspect social, s’appuyer sur des us et coutumes qui malgré les différences facilitent le rapprochement entre européens plus facilement qu’avec des asiatiques ou des africains (voire qu’avec des français non métropolitains)


                • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 5 février 17:11

                  Vous oubliez les facteurs de bases, la géologie et la géographie.

                  Pourquoi d’après vous les Européens se sont embarqués il y a 500 ans sur les océans à la recherche de richesses ? Parce que le faux continent européen qui n’est que la péninsule de l’immense Eurasie ne possède pas ou peu de matières premières sous son sol et l’épisode tragique de la peste noire avait stopper le commerce de la route de la soie qui relié l’Asie à l’Europe puis les ottomans avaient ensuite complétement coupés la route.

                  Pendant 500 ans, l’Europe s’est transformé en micro-états de corsaire dont les mercenaires se livraient au pillage du reste du monde.

                  En 1945, l’Europe était ruiné et n’a été tiré d’affaire qu’avec le concours de leurs cousins Nord Américains. Imaginez ce qui se serait produit si l’Europe avait été entièrement sous la sphère de l’Union soviétique et qu’elle se serait retrouver coupés de ces approvisionnements au delà des mers.

                  Mais ce n’était qu’un sursis, car le reste du monde s’est réveillé et veut maintenant sa part du gâteau. Quoi qu’on en dise, le pétrole est incontournable pour faire fonctionner la machine économique mondialisé.

                  L’Europe a très peu de Pétrole et de Gaz, plus beaucoup de Charbon et d’Uranium et tout ce qu’elle doit importer est de plus en plus convoité et grignoté par les puissances Eurasiennes ( Chine, Inde, Russie, Turquie etc...) et les pays exportateurs qui se réservent une partie de plus en plus importante de leur production pour alimenter leur développement économique. 

                  Les Européens vivent en réalité sur les legs de leur splendeur passé et se sont enivrés sous le parapluie Nord-Américain. Ils ont complétement oublié que le monde et la vie sont une jungle ou le destin des esprits faibles est de se faire dévorer tout cru. Surtout que leurs nouveaux concurrents sont avides de revanche pour laver l’affront de leurs humiliations passés et obtenir ce qu’ils estiment leur revenir de droit.

                  Tout ce qui permet encore à l’Europe d’exister, c’est la planche à billet de sa banque centrale qui ne peut pas masquer les apparences indéfiniment et le soutien Nord Américain qui est en rétractation du fait que les Etats-Unis sont eux-mêmes confronté à une concurrence accrue sur leurs propres besoins vitaux.


                  • yakafokon 5 février 17:37

                    Il n’y a qu’une manière de redonner à la France sa liberté perdue en 1945 : c’est celle préconisée par le président de l’UPR, François Asselineau : le FREXIT !

                    Inutile de chercher d’autres solutions, il n« y en a pas !

                    Seule la sortie de l’Union Européenne par l’article 50 de la Constitution Européenne permet de nous arracher des griffes de la Commission Européenne à Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne de Frankfort, et l’article 13 de celles de l’OTAN à Washington ! Tous ceux qui vous promettent toutes ces nouvelles libertés sans sortir de l’Union Européenne vous mentent délibérément, ou sont vraiment trop cons pour mériter de diriger la France !

                    Pourquoi le Japon et l’Allemagne, ces grands perdants de la seconde guerre mondiale, sont-ils devenus si puissants sur le plan industriel, d’après-vous ?

                    La réponse est évidente : ils ont tout faits pour résister aux pressions des vainqueurs qui voulaient qu’ils reconstituent une armée, et les sommes énormes économisées leur ont permis de recréer une économie et une industrie dignes de ce nom ! Ce sont eux, avec la Russie, qui sont les véritables vainqueurs de la guerre, comme on peut le constater tous les jours !

                    Il faut faire comme la Grande-Bretagne et son BREXIT : foutre le camp de ce piège à cons, qui nous entraine vers la ruine et peut-être vers une guerre contre la Russie perdue d’avance, car vous pouvez être sûrs que les Etats-Unis ne vont pas risquer une guerre nucléaire pour sauver l’Ukraine, dont ils se foutent éperdument après y avoir foutu le bordel ! Pourquoi se fâcheraient-ils avec un pays auquel ils achètent 538.000 barils de brut Urals par jour, pour compenser la perte du marché avec le Venezuela dont ils se sont privés, sans réfléchir aux conséquences de leur embargo à la con ? ( l’intelligence stratégique des américains est légendaire ! ).

                    Allez sur le site de François Asselineau www.upr.fr si vous voulez voir un vrai chef d’état, et sur Wikipedia si vous voulez vraiment savoir qui il est !

                    Tous les autres ne sont que des marionnettes du Mupett Show, destinés à amuser les gogos ! ( les jeux du cirque, au temps des romains ).

                    A ce jour, seul Emmanuel Macron a recueilli le quota requis de 500 parrainages, alors qu’il n’est même pas candidat, alors que Christiane Taubira n’en a récolté que 8 ! Je pense que ça devrait vous interpeller quelque part ! Non ?

                    Vous ne ne verrez jamais François Asselineau sur nos media odieux-visuels : il est bien trop dangereux, car c’est le seul qui soit capable de faire un » strike " face à Macron, mais il cartonne sur les réseaux sociaux, que notre président, démocrate comme McCarthy, n’est pas en mesure de censurer !

                    Vous, je ne sais pas, mais si François Asselineau n’apparait pas sur les panneaux d’affichage de ma commune, je resterai à la maison !

                    Pourquoi un esclave irait-il voter, je vous le demande ?


                    • Guillaume WIL 5 février 20:49

                      @yakafokon

                      je me suis peut être mal exprimé sur ce dernier point. Je pense en effet qu’un « révolution national-bourgeoise », une sorte de révolution de palais, pourrait mettre en œuvre l’article 50. C’est ce que je voulais dire par : « C’est peut-être du constat et de la prise de conscience de l’impasse structurelle de l’UE pour la France, que viendra chez ces mêmes bureaucrates un désir d’imiter les Anglais. Rien n’est impossible, et l’Histoire nous montre quantité de retournements de ce genre. »

                      Mais la situation politique n’est pas figée. J’évoque en commentaires la manière totalement imprévue dont Eltsine, Kravtchouk et Chouchkievitch ont mis fin à l’URSS. A travers cet exemple, je veux dire que le consensus peut évoluer sous la pression des événements. Après tout, si la situation évoluait suffisamment au point permettre d’imaginer publiquement le Frexit, c’est que le consensus des principales puissances occidentales, ou du moins européennes (Allemagne, France, Italie, par ex.) aurait sacrément évolué aussi (avec un possible pilotage de la dissolution) ! Et cela en bon accord avec l’hégémon américain (reconfiguration des traités, comme lorsque l’URSS s’est transformée en CEI).

                      Je partage donc largement l’analyse de M. Asselineau. Je ne crois pas une autre Europe possible, car elle est structurellement trop hétérogène. Je me positionne simplement sur la manière dont le Frexit pourrait émerger dans la « légitimité publique » en France dans les années à venir. C’est une esquisse de scénario.

                      A titre de réflexion, la France et la Grèce sont à deux doigts de faire la guerre à la Turquie, et réciproquement. Cela au sein même de l’Otan ! On imagine mal une guerre Otan/Russie dans le même temps. Et par-dessus cela une guerre Etats-Unis/Chine. Ca part un peu dans tous les sens. Et l’hégémon américain en viendra peut-être à essayer de reconfigurer son poulailler. Biden négocie avec Poutine par-dessus l’UE et l’OTAN : cela est significatif. Ces bureaucraties (Ue-Otan) sont en voie d’obsolescence, de « mort cérébrale » comme disait Macron lui-même. L’infrastructure bouge, la superstructure finira par suivre.


                    • titi titi 5 février 18:41

                      @L’auteur

                      « C’est la raison pour laquelle les Allemands s’enferrent dans un mercantilisme que nous avons de la peine à comprendre »


                      Bah c’est pourtant simple.

                      Ce que vous appeler impérialisme allemand, est en fait l’impérialisme prussien. 

                      Alors que l’âge d’or de l’Allemagne, c’est la Hanse : une fédération de marchands.


                      • Guillaume WIL 5 février 20:56

                        @titi

                        tout à fait, vous avez raison. Beaucoup trop de Français ignorent la ligue hanséatique, ce « Mare Nostrum du Nord », dominé par le Saint-Empire Gemanique, qui domine en réalité l’UE.

                        Je parlais cependant ici uniquement du refus allemand de passer à l’Euro-Défense et à l’Autonomie Stratégique proposées par la France. J’essayais de donner des raisons objectives possibles à cet état de fait : cela ne relève pas de la « mauvaise volonté allemande », ni même seulement de ses « intérêts hanséatiques et centre européens », mais aussi tout simplement de sa sujétion géopolitque et militaire à l’Amérique depuis 1945. C’est une position historique radicalement différente de celle de la France.


                      • titi titi 6 février 15:46

                        @Guillaume WIL

                        Une des explications au peu de motivation des francais à partir pour la nouvelle France, c’est qu’ont été reproduites là bas, les mêmes institutions qu’ici.
                        Alors que les Anglais étaient beaucoup plus libres en Nouvelle Angleterre qu’en Angleterre.

                        C’est le symptôme Français : vouloir imposer partout le « système » francais.
                        On le voit bien dans vote article : vous voulez « uniformiser », le social, le fiscal.
                        Sauf que les autres ont peut être envie d’autre chose que 50% de prélèvements obligatoires.
                        Surtout que ça fait pas mal d’années que « notre » système ne se montre pas vraiment efficace.
                         
                        Si l’Europe doit se faire il faudra aussi revoir notre manière de voir les choses.


                      • Guillaume WIL 6 février 20:49

                        @titi

                        nous n’avons certainement pas lu le même article... je ne veux rien imposer en Europe. J’explique justement que c’est l’illusion des européistes français de croire qu’ils vont imposer leur système en Europe (c’est encore le cas avec leur « euro-défense »). Donc on est d’accord ! ... Puis je suppute que c’est précisément la prise de conscience de cet échec d’export du système français, qui emportera intellectuellement une bascule en faveur du Frexit d’une partie de notre classe dirigeante.

                        Observons cependant que des pays comme l’Allemagne n’hésitent pas à imposer leur système. De même les Américains ou les Chinois. Simplement, eux en ont les moyens. C’est une question de pouvoir. Inutile donc de nous flageller avec du masochisme national. Notre système est très bien pour nous, dans notre cadre national. Et c’est pourquoi il me semble préférable d’y revenir, plutôt que d’essayer de jouer (et perdre) dans la catégorie des autres. Brillons avec nos qualités !

                        Cessons de nous étripatouiller sur la Sécurité Sociale qui fonctionne très bien, et a fait entièrement et magistralement ses preuves après 75 ans (contrairement à l’UE et à l’Euro !). Il faut cependant renégocier le prix de remboursement excessif concédé aux laboratoires. Et c’est par le retour de la prospérité éconnomique nationale (monnaie et douanes adaptées) que les rentrées remettront les comptes au vert.

                        A part ça, si les Français ne sont guère partis en Nouvelle-France, c’est surtout que la France n’avait pas de surplus démographiques, ayant presque déjà réalisé sa transition démographique au 18ème siècle. Et que les Français n’avaient donc aucune raison de partir voir ailleurs. Peut-être aussi que les Français étaient suffisemment heureux chez eux avec leur « mauvais système ». Ne voyons pas tout en noir !


                      • Eric F Eric F 5 février 20:05

                        Cet article est intéressant et bien argumenté.

                        Je pense que la principale raison qui empêchera l’Union Européenne d’être une puissance autonome, c’est la trop grande hétérogénéité entre les pays composants en terme d’intérêts et de standards économiques et sociaux.

                        L’« Europe des six » qui existait initialement était bien plus homogène, puis ça s’est dilué au fil des élargissements. On aurait pu à l’extrême limite avoir un marché unique viable à 15, mais l’élargissement vers l’Est a changé la nature des relations, il n’y a pas coopération mais concurrence interne, l’UE est devenue une copie réduite de la mondialisation.


                        • Guillaume WIL 5 février 21:14

                          @Eric F

                          je partage votre avis. L’ouverture à l’est a définitivement fait basculer l’affaire. Mais c’était mal engagé dès le début. Si je me souviens, même Lénine mettait en garde dès 1915 contre « le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe ».

                          Il me semble que la proposition est hypocrite et bancale depuis le début. Après avoir échoué à unifier le continent sous conduite française (Napoléon) puis allemande (Reichs), les européistes ont voulu le faire par les voies détournées d’une bureaucratie plus ou moins commerçante. Pour certains (réalistes) le but est en effet purement mercantile, mais pour d’autres (utopistes) il s’agit vraiment d’une vision mystique.

                          L’idée de progresser par « effet de cliquet » de façon subreptice a quelque chose de puéril et désespéré. Quand on s’y prend par-derrière c’est bien qu’on sait que c’est impossible par-devant. D’une certaine façon, les européistes savent eux-mêmes que les peuples ne veulent pas de ce projet. Mais pensent-ils sérieusement pouvoir tenir ensemble 400 millions d’habitants contre leur gré dans le long terme ? C’est un peu délirant, quand on y songe. On ne voit pas bien quelle « bonne politique » pourrait finir par se mettre en place dans une telle communauté. C’est complètement hypothéqué dès le départ. Et d’ailleurs, les Anglais sont partis les premiers...

                          Ce projet a pu se déployer à l’ombre de la puissance américaine dans le contexte géopolitique et macro-économique tout à fait particulier de l’après-guerre. Mais cet écosystème a fait son temps, et l’ours polaire européen est condamné avec la banquise qui l’a vu naître. La question est maintenant de savoir dans quelles conditions le mariage va prendre fin, et si l’on ne va pas se prendre la maison branlante sur le coin de la figure.


                        • cettegrenouille-là cettegrenouille-là 5 février 21:16

                          @Eric F

                          "L’« Europe des six » qui existait initialement était bien plus homogène, puis ça s’est dilué au fil des élargissements. On aurait pu à l’extrême limite avoir un marché unique viable à 15, mais l’élargissement vers l’Est a changé la nature des relations, il n’y a pas coopération mais concurrence interne, l’UE est devenue une copie réduite de la mondialisation.« 

                          Le passage de l’ »Europe des six« à l’Union Européenne sanctuarisée par le traité de Lisbonne en 2007, dans le dos des Français qui avaient rejeté par référendum le projet de constitution européenne deux ans plus tôt, c’est bien pire que la concurrence interne que vous évoquez.

                          La concurrence libre et non faussée, elle n’est pas imposée avec les seuls membres de l’Union Européenne. C’est avec toutes les entreprises capitalistes de la planète que nos entreprises sont en compétition. C’est aussi avec les entreprises que les capitalistes français eux-mêmes vont ouvrir, avec la complicité et le concours des Macron, Hollande et Sarkozy de service, en Asie ou en Afrique, au Vietnam ou Maroc, au Bengla-Desh ou en Roumanie, pour concurrencer »leurs" propres entreprises installées en France afin d’accroître et leurs profits et de faire accepter à leurs salariés français la baisse de leurs rémunérations, la réduction de la durée de leurs congés, la liquidation des protections anti-accidents dont ils bénéficient etc... C’est ce qui écrit en toutes lettres dans les traités européens.

                          Idem pour l’interdiction faite aux états membres de contrôler les déplacements de capitaux quel qu’en soit le motif y compris la défense de ses intérêts vitaux stratégiques pour chacun des pays membres.

                          Chacun peut laver tranquillement ses capitaux mafieux, quelle qu’en soit la provenance, sans que les états membres puissent interférer si peu que que ce soit.

                          Il s’agit de laisser l’oligarchie française et mondialiste manoeuvrer à sa guise pour préserver, augmenter ses privilèges, ses profits et son pouvoir.

                          Idem au plan militaire et diplomatique puisque la Défense de l’UE est inféodée à l’Otan et à ses plans de guerre nucléaire contre la Russie et la Chine.

                          Les récentes provocations de Biden, de Boris Johnson, de Macron et d’autres tristes figures aux portes de la Russie et de la Chine montrent que ce serait une grave erreur de ne pas se soucier urgemment de la reprise du contrôle de notre diplomatie et ne notre défense comme c’était le cas avant le départ du Général De Gaulle de l’Elysée, quand la France clamait fièrement devant le monde entier le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

                          Cordiales salutations

                          GJ




                        • Eric F Eric F 6 février 09:34

                          On est d’accord que l’interdiction de « protection commerciale » ne concerne pas seulement les pays de l’Union entre eux, mais également celle de chaque pays vis à vis du reste du monde, c’est l’Union qui établit globalement les règles vis à vis de l’extérieur. Sur le fond ce serait logique mais à condition qu’il y ait vraiment une volonté de défense des intérêts européens, or le principe de libre échange le moins régulé possible avec l’extérieur intéresse les états fortement exportateurs comme l’Allemagne.
                          Rappelons-nous que dans les années 90 la France était fortement exportatrice bien qu’appartenant à l’UE,mais ses « joyaux économiques » de l’époque se sont peu a peu dilués via des fusions multinationales et délocalisations avec transfert de technologie. Ayant travaillé dans un grand groupe français, je dois convenir que notre compétitivité s’est dégradée progressivement, au sein de l’UE comme vis à vis de l’extérieur. Nos entreprises ont désormais perdu le savoir-faire, incapables de maîtriser l’EPR ou de mettre au point un vaccin.


                        • microf 9 février 17:12

                          @cettegrenouille-là

                          « Avant le départ du genéral de Gaule la France clamait fièrement devant le monde entier le droit des peuples á disposer d´eux-mêmes », écrivez-vous, ce qu´en tant qu´africain francophone, j´en doute et conteste.

                          Si la France ( les dirigeants ) de l´époque avait eu une once de sagesse et qu´ils aient faits comme vous l´écrivez, la France serait la première puissance mondiale aujourd´hui.
                          Je m´explique : L´espace colonial francais est l´un des plus riche en matières premières et en ressources humaines, saurait été comme un sang neuf qui entre dans un corps malade pour le regénérer.

                          Le corps neuf étant ces pays, le corps vieux étant la France. Le sang neuf entre dans le corps vieux pour le régénérer et, les deux vivent bien ensembles.
                          Cela, la France ne l´a jamais voulue et ne le veux toujours pas.

                          Regardez ce qui se passe au Mali, au Niger, au Burkina-faso, en Guinée ? je vais m´arrêter lá car la liste risque d´être longue de pays oú la France a empêché les peuples de nombreux pays á disposer d´eux-mêmes, et, ceci, jusqu´á aujourd´hui.

                          Lisez le Discours de Sékou Touré fait á Conakry le 25 Août 1958 au général de Gaule, qui se résument par ces mots « laissez les africains décider librement de leurs avenirs, et, la France compte tenu des relations nouées pendant le colonisation, les accompagner dans leurs choix librements consentis ».

                          Cette idée d´émancipation ne plue pas au général de Gaule..., il fit boycoter la Guinée au niveau International..., par dépit, la Guinée tomba dans le camps Communiste. À chaque fois qu´un pays africain a voulu s´émanciper, la France l´a empêché.
                          L´espace francophone est celui qui compte le plus grand nombre de coups d´État, pourquoi ?

                          Les Maliens ne veulent pas autre chose que de disposer d´eux-mêmes, la France est contre, malheureusement la France ne pourra rien, car chaque chose a son temps, et ce temps est arrivé pour que ces peuples en disposent d´eux-mêmes

                          Ce qui me fait revenir au sujet que nous commentons, mon opinion est que l´Europe ( Occident ) va tout perdre á vouloir jouer les puissants.
                          Il vaudrait mieux pour l´Europe ( Occident ) de faire comme l´Angleterre au lendemain de seconde guerre mondiale, de première puissance, elle accepta de laisser la place aux vainqueurs á savoir, les Usa et l´Union Soviétique, et se contenter á prendre la troisième place.

                          Aujourd´hui, la première place est á la Russie et la Chine.
                          La Russie première puissance militaire et la Chine puissance économique et financière, et l´Occident ne peut rien contre ces deux lá.
                          En acceptant cette place derrière la Russie et la Chine, cet Occident lá pourra encore jouer un rôle même s´il sera mineur, car c´est mieux de jouer un rôle mineur que de ne jouer aucun, car s´il ya guerre aujourd´hui qui va perdre ?

                          Cordiales salutations.
                          @microf


                        • cettegrenouille-là cettegrenouille-là 9 février 18:36

                          @microf

                          Bonjour

                          Merci pour votre commentaire

                          [« Avant le départ du genéral de Gaule la France clamait fièrement devant le monde entier le droit des peuples á disposer d´eux-mêmes », écrivez-vous, ce qu´en tant qu´africain francophone, j´en doute et conteste.]

                          Je reconnais bien volontiers que le général De Gaulle lui-même est passé par la case préservation de la « grandeur » et de l’empire colonial français, y compris de l’Algérie Française, avant de prendre en compte les évolutions qui se sont amplifiées et accélérées après la défaite des forces nazies et de leurs alliés à l’issue de la seconde guerre mondiale, et d’enclencher la décolonisation et toutes les embrouilles qui l’ont accompagnée dès le départ et n’ont cessé, hélas, ensuite,de s’aggraver, embrouilles dont les pays et les peuples théoriquement libérés de la tutelle coloniale font encore les frais aujourd’hui.

                          Les forces progressistes de la métropole n’ont pas toujours été, elles non plus, à cette époque, du bon côté du manche. Le PCF lui-même a mis un certain temps à reconnaître et à soutenir le droit du peuple algérien à gérer ses propres affaires et à devenir indépendant.

                          Les discours tenus par ce parti sur les rapports de la métropole et des peuples colonisés ont pas mal fluctué et ces chapitres mériteraient qu’on en refasse une étude approfondie.

                          Après l’effondrement de l’Union Soviétique, le balancier s’est remis à pencher sévèrement du mauvais côté, celui de la relance du néo-colonialisme, de la confiscation du pouvoir par des compradors prêts à toutes les trahisons pour remplir leurs coffres. Le népotisme, les pillages, les contre-révolutions ou les « révolutions de couleur » ont explosé un peu partout . C’est un fait déplorable mais incontestable. L’Union Soviétique, par le simple fait de son existence, par l’aide désintéressée qu’elle était en capacité d’apporter, dont elle avait fait la démonstration, était le point d’appui le plus solide pour chacun des peuples aspirant à la conquête, à la préservation ou à la re-conquête de son indépendance .

                          Heureusement, depuis quelques temps, avec le redressement de la situation en Russie et le renforcement économique et politique de la chine, avec la coopération de plus en plus large de ces deux grandes puissances, et les petits grains de sel qu’elles mettent dans les affaires du monde, l’impérialisme occidental est aujourd’hui contraint de revoir ses ambitions à la baisse et les peuples sont de plus en plus nombreux à redresser la tête et à chercher une issue aux pièges du néo-colonialisme dans lesquels ils se sont laissé prendre.

                          Ce dont tout démocrate sincère ne peut que se réjouir.

                          L’accession de chacun des peuples asservis à une réelle indépendance est en effet plus qu’une mesure de justice et de bon sens. En rognant les griffes des impérialistes occidentaux, elle constitue, avec chaque nouvel avènement à l’indépendance inscrit sur la carte du monde, autant de pas décisifs dans la bataille nécessaire pour la préservation de la paix mondiale plus menacée aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été depuis au moins sept décennies.

                          Cordiales salutations

                          GJ


                        • Octave Lebel Octave Lebel 5 février 20:40

                          Puisque nous en sommes à quelques semaines d’une présidentielle et que c’est entre autres pour notre pays la seule élection européenne qui compte un peu pour les citoyens (nous élisons notre représentant au Conseil Européen qui ne rend de compte à personne) et que nous participons ici au jeu du café du commerce avant les règles d’interdiction de fumer, jouons donc à dire pour qui nous pensons voter au 1er tour et pourquoi, cela dissipera un peu de fumée et éclairera peut-être un peu le jeu.


                          • Eric F Eric F 6 février 10:00

                            @Octave Lebel
                            "jouons donc à dire pour qui nous pensons voter au 1er tour et pourquoi"
                            sondage rétrospectif : https://www.agoravox.fr/spip.php?page=tous-les-sondages

                            Pour 2022, j’aurai bien voté Montebourg, mais il n’est plus candidat. A ce stade, j’sais pas, ça risque d’être l’anti-Macron le mieux placé, pour éviter de le sortant plastronne avec un triomphe électoral.


                          • Octave Lebel Octave Lebel 6 février 21:10

                            @Eric F

                            Comme c’est simple la politique, on vote pour ou contre des personnes.

                            Et dans la vraie vie, au 1er tour, comment vous faites, vous suivez les sondages.

                            Et alors pourquoi ne pas remplacer les votes par des sondages puisque les sondages nous disent si bien ce que nous pensons des sujets que l’on nous a précuisinés.


                          • zygzornifle zygzornifle 6 février 10:33

                            L’EU devient une nation ou chaque pays la composant devient une province qui exécute ses directives sans mot a dire, voila notre situation ....


                            • Guillaume WIL 6 février 20:26

                              @zygzornifle

                              Ce que vous dites c’est ce qu’essayent de nous faire croire les européistes... une vision mécaniste des choses. On va fusionner les nations comme jadis les provinces. Sauf que ça ne se passe pas comme cela. On n’additionne pas les torchons pour obenir une grande serviette. Ce n’est pas une question de taille mais de nature. Il existe de grandes nations et de petites nations, sédimentées ainsi dans l’Histoire.

                              Leur but est de devenir une grande nation comme les Etats-Unis ou la Chine. Sauf que les Etats-Unis et la Chine sont unifiées autour d’une culture centrale forte (WASP et Han). Rien de cela en Europe : aucune « romanité » pour unifier et dépasser les nations. Ce n’est que l’association de plus en plus bureaucratique de 27 nations déjà sédimentées dans l’Histoire.

                              De plus, pour remédier à cela, pour « faire une omelette avec des œufs durs », les européistes n’ont d’autre choix que d’araser les identités nationales des 27 pays. C’est-à-dire de détruire le rapport social qui faisait précisément la richesse et la prospérité de chacune ! Il est difficile de voir un projet plus stupide que d’appauvrir son propre sol.

                              Nous ne serons jamais des Américains, car l’identité américaine profonde (quoi qu’on en pense par ailleurs) a une consistance, une richesse, une histoire forte, et s’adosse notamment à la religiosité persistante de son peuple. Rien de tout cela en Europe européiste. Nous ne serons pas des Américains, ni des Européens, mais des déracinés, totalement hors-sol, et gérés par une bureaucratie technoïde. C’est l’échec assuré.

                              C’est d’ailleurs un des principaux obstacles au projet européiste (en plus de ceux que j’ai cités, et de quelques autres).

                              J’observe que les mêmes européistes ne proposent cependant pas de fusionner Taïwan avec la Chine, ni l’Ukraine avec la Russie, ni l’Irlande avec le Royaume-Uni, ni le Pakistan avec l’Inde, ni le Koweït avec l’Irak, etc. Par contre, ils se proposaient il y a peu encore de fusionner la France avec la Turquie au sein de l’UE. Tout cela est à géométrie très variable.

                              En définitive, je reste assez serein et tranquille sur l’échec inéluctable de l’UE. Comme ces histoires d’amour qui n’ont pas lieu d’être. Ca ne tient qu’aussi longtemps que le soupirant s’échine vainement. On peut être calme à ce sujet.

                              Le vrai enjeu, c’est de savoir quand et comment ça va s’arrêter. Et si les dégâts commis pour cette chimère n’auront pas trop abîmé la maison.


                            • zygzornifle zygzornifle 7 février 08:42

                              On n’additionne pas les torchons pour obtenir une grande serviette. Ce n’est pas une question de taille mais de nature.


                              L’EU sape petit a petit les nations la composant, les pays perdent petit a petit leur identités et leur autorité, avec des types comme Macron qui ne rêvent que de cela je crains fort que notre sort soit déjà joué, tout est décidé a l’avance il ne reste plus qu’a planifier, hormis peut être quelques petit pays de l’est qui ne se laisseront faire et qui ont encore de la niak les autres comme la France sont déjà des lavettes asservie .... 


                              • yakafokon 17 février 18:07

                                A l’évidence, vous ignorez totalement la situation dans l’Est de l’Europe !

                                La Chine nous envoie des trains de marchandises qui, partant de la frontière chinoise, traversent pluieurs pays pour arriver jusqu’en Espagne ( empruntant ce que les chinois appellent la route de la soie ).

                                Au début de la pandémie de Covid-19 par exemple, un train de marchandises de 41 wagons ( remplis de matériel médical, de masques chirurgicaux, de distributeurs de gel hydro-alcoolique sans contact, e.t.c. ) est parti de Chine et a mis 16 jours avant d’arriver dans la gare de triage de Valenton, dans l’Est de la région parisienne.

                                En avez-vous entendu parler ? Que nenni mon brave ! Que nenni !

                                La vidéo est toujours visible sur le Net, car notre gouvernement n’a aucun moyen de la censurer !

                                Pour la Russie, c’est la même chose ! Les russes sont des gens pragmatiques, et il y a environ 6.000 entreprises allemandes installées en Russie. De plus, ils vendent aux Etats-Unis 538.000 barils de pétrole brut Urals par jour ( les américains se sont tirés une balle dans le pied, avec leur embargo contre le Venezuela, leur principal fournisseur de brut ). Business is business !

                                Les Etats-Unis veulent interdire la mise en service du gazoduc Nord-Stream 2 ? Pas de problème pour Gazprom, qui a déjà été indemnisé pour la réalisation de cet ouvrage. Au lieu de desservir les pays de l’Union Européenne, le gaz russe partira pour la Chine par le gazoduc « Force de Sibérie » ( qui est en train de se doubler avec la réalisation d’un 2ème gazoduc ). La demande chinoise est énorme !

                                Nous, on se chauffera avec des palettes de bois ( tant qu’il en reste ) !

                                La Russie depuis plusieurs siècles, considérait la France avec amitié, et le français était la langue diplomatique à la cour du Tsar. Mais depuis que nous lui crachons à la figure sur ordre des Etats-Unis, elle est en train de réviser son jugement ! Les contre-sanctions prises par Moscou ont coûté 10 milliards d’euros à nos agriculteurs, et nos industriels ont du vague à l’âme !

                                D’autant que les marchés perdus ne se rattraperont pas, car la Russie est en train d’atteindre l’auto-suffisance dans tous les domaines, et ses ressources naturelles sont énormes ( d’ailleurs de nombreux agriculteurs français, plutôt que de se suicider, sont partis avec armes et bagages s’installer en Russie, où ils ont été accueillis à bras ouverts ).

                                Et tout-ça pour soutenir les nazis ukrainiens de Galicie qui, aidés des Black Waters ( milice privée américaine ) et des polonais ont fomenté le putsch sanglant du Maïdan à Kiev !

                                Moi, je préfère me rappeler des 14.000.000 de soldats russes qui sont tombés pour combattre au sol les panzer-divisions SS, de Stalingrad à Berlin !

                                Nos « libérateurs » n’ont perdu que 292.000 hommes sur le théâtre européen ! En massacrant au passage 75.000 normands sous les décombres de leurs villes.

                                Mon Dieu, protégez-moi de mes amis ! Mes ennemis, je m’en charge.

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Guillaume WIL


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