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Accueil du site > Actualités > Europe > Frexit, classe ouvrière et socialisme – par Georges Gastaud

Frexit, classe ouvrière et socialisme – par Georges Gastaud

par Georges Gastaud, PRCF

La candidature de François Asselineau aux présidentielles a relancé le débat : faut-il « seulement » sortir de l’UE et se fixer cet objectif limité, « raisonnable » et « réaliste », sans se soucier d’engager la rupture avec le capitalisme ? Faut-il au contraire viser « d’abord » la rupture avec le capitalisme, la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN intervenant chemin faisant et par-dessus le marché (si du reste elle intervient : car cela ne figure pas au menu des « Etats-Unis socialistes d’Europe » chers aux héritiers de Trotski…) ? Ou bien encore, faut-il, comme le propose le PRCF, articuler une stratégie de « Frexit progressiste » d’emblée articulée sur la rupture avec le capitalisme, c’est-à-dire en clair, orientée vers la révolution socialiste ? Et pour cela promouvoir à la fois l’objectif minimal d’une sortie de l’euro/UE/OTAN et l’objectif stratégique de la transformation socialiste de la France en les associant l’un à l’autre par le truchement d’un programme de transition révolutionnaire axé sur la défense de la paix, l’antifascisme, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, l’élargissement de la démocratie populaire et la recherche de coopérations internationales élargie à tous les continents ?

Sortir de l’UE sans rompre avec le capitalisme ?

Il est clair que la première réponse ne peut convenir à des révolutionnaires : le Brexit de droite promu par le parti UKIP et porté par Theresa May ne peut évidemment améliorer durablement le sort des ouvriers britanniques, pas plus que le protectionnisme retors affiché par D. Trump ou par son admiratrice Marine Le Pen n’est susceptible de remettre en selle les millions de cols bleus déclassés par les délocalisations… A moins bien sûr que la classe ouvrière anglaise, dans laquelle les thèmes anticapitalistes refont surface au grand dam des caciques travaillistes, ne réoriente le Brexit dans la bonne direction en retrouvant ses fières traditions combatives : mais dans ce cas, il faut modifier l’hypothèse examinée, car il ne s’agirait plus dès lors d’un Frexit de droite et que l’horizon d’une transformation socialiste de la Grande-Bretagne se dessinerait de nouveau…

Mais surtout, la situation française est telle que le Frexit ne peut être mené jusqu’au bout que sur des bases d’emblée populaires, progressistes et in fine, anticapitalistes. En effet, le MEDEF, le CAC-40, les banques « françaises », en un mot l’impérialisme « français »*, sont unanimement acquis à la « construction » européenne, à l’ « Union transatlantique », à la « reconfiguration du territoire national », tout cela s’opérant dans une « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée  » (comme y oblige le Traité de Maastricht) : ces orientations ont du reste été écrites noir sur blanc et mises en cohérence dans le manifeste-programme du MEDEF toujours en vigueur intitulé Besoin d’aire (déc. 2011). Qu’importe si ces orientations euro-atlantiques flamboyantes, destinées à obtenir aux oligarques « français » une place au soleil de la mondialisation germano-yankee, débouchent sur le déclassement massif des travailleurs industriels, de la paysannerie laborieuse, des artisans « ubérisés », sur l’humiliante éviction du français au profit du tout-anglais, sur les « coopérations renforcées » avec Berlin, voire sur la fusion des armées allemandes et françaises au sein de l’OTAN, en un mot sur le démontage final de l’Etat-nation qui constitue la feuille de route commune de MM. Gattaz, Macron et Fillon** ? Comme en outre le « Frexit » ne peut guère être porté avec esprit de suite par les « couches moyennes », fussent-elles « altermondialistes », qui hésitent toujours par nature entre le camp du capital (donc de l’UE) et celui du travail (72% des ouvriers ont voté non à l’euro-constitution en 2005 !), il ne reste que la classe ouvrière, et plus généralement, que la classe des travailleurs salariés, pour mener le Frexit jusqu’au bout et avec esprit de conséquence. Alors que le Parti Maastrichtien Unique (PS, LR, EM…) et ses satellites « euro-constructifs » (euro-écolos, euro-« communistes », euro-trotskistes***…) conduit (ou accompagnent en geignant) la casse des conventions collectives, des statuts, du code du Travail, des retraites par répartition, de la Sécu, des services publics, du secteur industriel nationalisé (notamment EDF) pilotés par Berlin/Bruxelles (faut-il d’ailleurs dire Bruxlin ou Berxelles ?), c’est bien pour sauver ses acquis sociaux, pour augmenter les revenus du travail, bref, pour vivre mieux, que la classe laborieuse doit, peut et veut de plus en plus s’extraire de ce broyeur d’acquis, de souverainetés, de libertés et de paix mondiale, qu’est depuis toujours l’UE de par l’essence même de ses traités et des forces de classe qui l’ont construite,.

La conclusion inévitable est donc que l’orientation sociale du Frexit, son contenu de classe (en clair, quelle classe sociale pilote-t-elle le Frexit et vers quel objectif socio-économique ?) est capitale pour sa réussite elle-même, qui ne peut évidemment se contenter de demi-mesures : à un moment, il faudra bien que la France ouvre la porte de l’euro-prison… et qu’elle la referme derrière elle ! Bien entendu, la sortie de l’euro-UE-OTAN ne peut suffire pour produire la rupture avec le capitalisme pas plus que l’envol d’une fusée à plusieurs étages ne garantit à lui seul que le satellite qu’elle porte à son faîte soit finalement placé correctement sur orbite. Comme disent les mathématiciens, le Frexit est la condition nécessaire, non la condition suffisante d’une sortie du capitalisme, et c’est bien par la sortie de l’UE qu’il faut commencer, à la fois parce qu’on ne peut pas sortir de son pays sans d’abord sortir de sa maison et parce que, de fait, l’idée de reconstituer conjointement l’indépendance nationale et le progrès social est bien plus rassembleuse pour commencer (mais la soif de liberté croît à mesure qu’on y goûte…) que les idées, aujourd’hui très minoritaires, de socialisation des moyens de production, de dictature du prolétariat et de marche vers la société sans classes (idées sans lesquelles le mot « socialisme » est vide de sens). Mais si ce que nous avons énoncé ci-dessus est exact (et nous attendons avec impatience une réfutation appuyée sur des faits !), la relation entre Frexit et rupture avec le capitalisme est bien plus complexe qu’une simple relation mécanique de condition nécessaire à condition suffisante dans laquelle la première se contenterait d’inclure la seconde comme une possibilité formelle. Car on ne peut tout bonnement pas « allumer » l’intérêt des masses populaires, principal support d’un Frexit véritable, allant au bout des choses, sans lier d’emblée ce Frexit à la renationalisation des entreprises privatisées, à la reconstruction de la protection sociale, à la réduction rapide des inégalités criantes, à la reconstruction résolue, menée tambour battant, du produire en France industriel et agricole, c’est-à-dire sans lier le Frexit à toute une série d’objectifs progressistes, antifascistes, anti-impérialistes, qui ne peuvent que heurter tous azimuts les intérêts capitalistes en accusant crûment la dimension de classe aiguë de la « construction européenne » et en marquant a contrario la dimension de classe révolutionnaire d’une sortie par la gauche de l’euro-prison.

Ce n’est nullement qu’il faille mettre la charrue avant les bœufs, à la manière des gauchistes, en réclamant magiquement, en dehors de tout rapport des forces concrets, « le socialisme tout de suite, sinon rien ! ». En effet, des orientations de ce genre, dans le cadre des rapports de forces idéologiques encore très marqués par le recul de la conscience de classe, ne sont que des incantations, des mots jetés au vent. En réalité, ce babillage « hyper-révolutionnaire » éloigne la classe ouvrière de ce qu’elle doit conquérir de toute nécessité pour effectuer pratiquement la révolution socialiste : le rôle dirigeant dans un vaste rassemblement populaire majoritaire capable d’isoler et de vaincre le grand capital maastrichtien. Au contraire, le babil gauchisant (les mots ne coûtent pas cher et le symbole de la révolution n’est pas le mégaphone impuissant du NPA mais l’alliance des producteurs signifiée par la faucille et par le marteau) isole le prolétariat et abandonne à des fractions de la moyenne bourgeoisie (UPR), voire de la grande (Le Pen), le drapeau de l’union populaire pour tirer la nation des griffes des oligarques. Ce n’est pas la sortie du capitalisme qui est le préalable au Frexit progressiste, car dire cela reviendrait à dire qu’il faut magiquement mettre le satellite sur orbite avant d’avoir fait décoller la « fusée » : mais c’est bien et bien le sens antifasciste, progressiste, ouvrier, populaire, anticapitaliste en un mot, du Frexit qui peut d’emblée allumer l’intérêt de dizaines de millions de « petites gens » ; et pas seulement l’attention de milliers d’intellectuels progressistes, si respectables soient-ils, pour une rupture franche, décidée, « carrée », avec l’UE. En conséquence, la sortie de l’UE/OTAN doit être d’emblée conjuguée à un programme positif et clairement anticapitaliste de progrès social et de nationalisations démocratiques qui permette rapidement aux travailleurs de respirer et de vivre mieux : sans quoi la contre-attaque des adversaires du FREXIT serait terrible, les masses travailleuses ne le défendront pas au moment critique et tout cela aboutira à court terme à atteindre l’objectif mal dissimulé de l’oligarchie : la liquidation pure et simple de la nation (cette dénationalisation ultime de la France figure déjà en filigranes dans le programme de Macron, l’homme du tout-anglais officialisé, de l’hyper-régionalisation, de l’ubérisation générale, du démontage rapide des protections sociales, de la « défense franco-allemande », etc.).

Contre-épreuve de cette démonstration positive : ni Debout la République ni le FN ne vont jusqu’au FREXIT « carré ». Non seulement le programme du FN est fort timide sur le plan social (la proposition-phare de rétablir la retraite à 60 ans est bidon puisque le FN ne supprimerait pas les 42 annuités et les décotes), mais il ne s’agirait même pas d’un Frexit de plein exercice. MLP ne propose en fait que « la sortie concertée de l’euro » (pas de sortie sans le feu vert d’Angela !), qu’un référendum sur l’UE (comme l’a fait David Cameron, et en se gardant de dire à l’avance ce qu’elle voterait elle-même). Dans la réalité, la « sortie de l’euro » servirait surtout de monnaie d’échange avec les LR dans le cas où le FN ayant conquis l’Elysée, il ne pourrait compter d’emblée sur une majorité de députés FN à l’Assemblée ; si bien qu’il aurait grand besoin pour gouverner des députés LR ou du moins, de leur partie la plus fascisante. Qui ne voit qu’alors le maintien (« provisoire », ben voyons !) de la France dans l’UE/euro, serait la condition du soutien au FN des LR du type « droite forte », le vrai but d’un éventuel bloc gouvernemental FNLR étant alors de « remettre la France en ordre », c’est-à-dire de briser la CGT, de mater les quartiers populaires, de renforcer et de militariser l’Etat policier… tout en demeurant bien sagement dans une pseudo-« Europe des nations » criminalisant le communisme, célébrant ses « racines chrétiennes » (et blanches) et trouvant de nouveaux arrangements impérialistes avec les USA (notamment contre la Chine et les Etats arabes).

Rompre avec le capitalisme sans sortir de l’UE ?

affiche du PRCF de 2005 pour le non à toute constitution européenne

Il est besoin de moins de mots pour réfuter la proposition euro-trotskiste, ainsi que les arguties pseudo-léninistes de certains groupes qui n’ont manifestement rien compris au 7ème Congrès de l’Internationale communiste ainsi qu’au rapport qu’y prononça Dimitrov, le secrétaire général de l’IC fraichement arraché aux geôles hitlériennes. Qui ne voit que refuser de faire campagne sur la sortie de l’UE dans la perspective d’emblée proclamée d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme, c’est, de fait, protéger à la fois l’UE… et le capitalisme ? Qu’importe aux capitalistes que de braves Besancenot, Poutou et autre Nathalie Arthaud s’époumonent aux cris de « à bas le capitalisme ! », et « révolution immédiate », « internationale » et même « permanente » (ce que, soit dit en passant, le trotskisme promet depuis 100 ans sans l’esquisse d’un début de réalisation, et pour cause…). Quand on coupe d’emblée l’objectif de la révolution prolétarienne de toutes les luttes démocratiques, patriotiques et antifascistes (car tous ces milieux minimisent, voire nient la fascisation galopante et la nécessité d’une large mobilisation spécifique contre elle), de la défense de la paix contre l’impérialisme (car les mêmes renvoient dos à dos l’impérialisme US agresseur et, qui « le régime russe », qui « la dictature chinoise », qui « le régime de Damas », qui le Venezuela bolivarien…), de la défense du « produire en France » (considéré comme étant d’essence xénophobe alors qu’il est la condition vitale pour que la classe ouvrière, française et immigrée, ne finisse pas massivement déclassée en « plèbe » de type romano-impérial), de la sauvegarde des langues nationales (car sans doute c’est une « ouverture internationaliste » que de laisser l’impérialisme américain imposer partout SA langue et SA « culture » pourrie par le fric !) et de la souveraineté des peuples, comment veut-on que le socialisme puisse prendre corps dans de véritables luttes de masse, comme ce fut invariablement le cas lors des Révolutions chinoise, cubaine, vietnamienne, sans parler de la Révolution d’octobre accomplie sous le drapeau de la paix pour tous et de la terre aux paysans ? Comment veut-on, tout bonnement, catalyser le « tous ensemble » nécessaire pour stopper l’offensive antisociale si l’on nie le cadre national lui-même, ou si l’on refuse de voir combien la « construction européenne » peut – à la manière de critères de convergence au négatif – fédérer les luttes contre les privatisations (travailleurs du public), les délocalisations (travailleurs du privé), l’ubérisation, etc. ? Etranges « matérialistes marxistes » qui, sous couvert de maximalisme verbal, refusent en fait de construire le Front antifasciste, patriotique, populaire et écologique qui peut unir autour des travailleurs l’ensemble des couches populaires et moyennes pour isoler le capital financier, état-major du mode de production capitaliste, et préparer ainsi dans les actes les conditions du renversement général de la classe capitaliste ? Exiger mille fois la lune sans jamais construire la fusée, pire, harceler en permanence ceux qui essaient de construire ladite fusée sans oublier de placer à sa cime le « spoutnik » révolutionnaire, c’est se conduire en mouches du coche, ce meilleur allié, non pas du « petit cheval rouge » qui s’efforce de tracter la charrette, mais de la pente contre-révolutionnaire, qui tire en continu la charrette vers le bas, vers la défaite et le découragement. Pire que pire, abandonner à la réaction le drapeau de la Nation – issu d’une des plus grandes révolutions de l’histoire s’agissant de la France ! -, la Marseillaise (un hymne appelant le peuple à s’armer !), la langue française (porteuse d’un héritage frondeur qui va au minimum de François Villon à Aimé Césaire en passant par Hugo !), voire le produire en France, base d’existence matérielle du prolétariat, c’est abandonner la classe ouvrière au fascisme. C’est ce que n’ont pas craint de faire certains faux communistes qui expliquaient encore il y a peu aux ouvriers raffineurs, épicentre de la lutte contre la Loi Travail, qu’il ne serait pas si grave que certaines raffineries françaises fussent délocalisées dans le tiers-monde « puisque tous les travailleurs sont frères » ? Que dire de ces « généreux » individus qui font de l’internationalisme pseudo-prolétarien sur le dos des ouvriers du « nord » jetés à la rue pour que MM. les capitalistes gagnent encore plus d’argent sur le dos des prolétaires du Sud… tout en aggravant sans cesse les conditions de vie de tout le monde ?

 Le seul « argument », mille fois réfuté déjà – mais il n’est pire sourd que qui refuse d’entendre ! – de l’anti-« frexisme » pseudo-révolutionnaire est alors de dire à ceux qui veulent construire une République sociale rompant avec l’UE et en route vers la révolution : « vous êtes d’affreux « étapistes », vous voulez une « démocratie avancée » éludant la révolution, pis, vous voulez refaire le « honteux » compromis historique de 1945 qui a vu des ministres communistes (Thorez, Croizat, Paul, Tillon, excusez du peu…) intégrer un gouvernement présidé par de Gaulle au lieu de lancer bille en tête les FTP et les « milices patriotiques » à la conquête du pouvoir d’Etat (avec l’armée américaine sur le territoire ? Et en prenant le risque irresponsable d’un affrontement mondial immédiat entre les USA, nouvellement doté de l’arme atomique, et l’URSS, victorieuse de Hitler au prix de trente millions de morts ? Notons d’abord que le bilan des ministres communistes de 45-47 n’a rien de honteux. Au contraire, il est proprement glorieux et il a apporté au peuple français ses plus grandes conquêtes depuis 1793 : nationalisation de Renault, d’EDF-GDF, de l’Aéronautique (SNECMA) et des Charbonnages de France, création comités d’entreprise, fondation du CEA et relance du CNRS, rénovation démocratique de l’école, code du travail, droit de vote des femmes, justice spécifique pour les mineurs, généralisation des conventions collectives, statut du mineur et du fonctionnaire, retraites par répartition et, cerise sur le gâteau, Sécurité sociale remboursant les soins médicaux à 100%… Qui dit mieux en l’espace de deux ans de présence combative au gouvernement ? Et qui ne voit, puisque l’on accuse les défenseurs du CNR de « passéisme », que la défense de tous ces « conquis » est au cœur des luttes actuelles où s’affrontent les défenseurs de l’UE et les partisans de nouveaux « Jours heureux » réconciliant démocratie, progrès social et indépendance nationale ?

Mais surtout, ce sont les sectaires et les dogmatiques du « socialisme tout de suite, sinon rien ! », qui télescopent les époques. En guise d’épouvantail réformiste, ils s’inventent en effet une « étape » démocratique, un « compromis historique », une sorte de « troisième voie » interminable entre capitalisme et socialisme qui résulterait selon eux de la stratégie de Frexit progressiste. L’auteur de ces lignes a cent fois expliqué que, précisément, les époques sont différentes. En 45, un compromis historique était possible à l’international (Yalta) et à l’échelle nationale (France, Italie, Belgique…), non seulement pour des raisons de rapport des forces, non seulement parce qu’un objectif de classe non négligeable était d’empêcher Washington de mettre la France sous tutelle directe (AMGOT, monnaie américaine). C’est déjà pour contrer cet objectif antinational que le PCF clandestin s’était rapproché de de Gaulle, isolant ainsi le général Giraud, la marionnette maladivement anticommuniste et néo-pétainiste que voulaient imposer Londres et Washington. A l’époque, un courant politique de masse comme le gaullisme était encore historiquement possible : ce courant, certes bourgeois et impérialiste, pouvait alors « naviguer » entre les deux Grands issus de la guerre, l’américain et le soviétique, pour permettre à la France capitaliste, sortie très affaiblie de la guerre, de tirer son épingle du jeu sur le plan international (en clair, de tenir en respect les Anglo-Saxons tout en restant dans le camp capitaliste). La mission de classe du gaullisme était aussi de préparer les fusions monopolistes qui, à l’époque, devaient alors encore s’opérer principalement à l’échelle nationale. Bref, la grande bourgeoisie – qui n’a jamais été réellement patriote, ni même gaulliste, et qui ne le sera jamais, sa seule patrie étant son tiroir-caisse – pouvait alors miser conjoncturellement sur un courant bourgeois patriotique légitimé par la « France libre ». Et bien sûr elle était aussi forcée de le faire parce que le courant patronal collabo était sorti discrédité de la défaite commune de Hitler et de Pétain. Et ce fut la mission principale du pouvoir gaullo-pompidolien, entre 1958 et 1974, que de constituer avec l’aide de l’Etat ces géants financiers et industriels nationaux que furent Rhône-Poulenc, la BNP, Péchiney-Ugine-Kulhmann, Schneider-Creusot-Loire, etc.

Or cette ère « nationale » de la grande bourgeoisie hexagonale est pour l’essentiel révolue pour deux raisons.

Parce que l’URSS est tombée, que les nouveaux rapports de forces entre puissances capitalistes ont globalement desservi l’impérialisme français à l’avantage des USA et de l’Allemagne « unifiée », codirigeants de l’UE libre-échangiste, antirusse et re-colonisatrice des pays de l’Est. Il y a donc moins d’espace géopolitique pour un néo-bonapartisme gaullien (au sens que Marx donne au mot « bonapartisme » dans son 18 Brumaire de Louis Bonaparte) naviguant entre l’Est et l’Ouest. Mais il y avait aussi bien moins d’espace « intérieur » pour des fusions monopolistiques purement nationales : à l’heure de la mondialisation américaine et de l’Europe allemande, la concentration capitaliste s’opère en effet au minimum à l’échelle continentale et transcontinentale : Renault-Nissan, PSA/Opel, Alsthom/General Electrics, France-Télécom/ « Orange », etc. D’où le « besoin d’aire » de l’oligarchie patronale « française » (dans le temps on osait dire : « espace vital » ou « Lebensraum »). D’où la germanophilie mâtinée d’atlantisme de « notre » bourgeoisie profondément honteuse de ce qui fait notre fierté, les acquis sociaux, et qu’elle nomme dédaigneusement l’ « exception française ». D’où le basculement des oligarques et de tous les snobs qui la courtisent à l’English Mother Tongue (l’anglais langue maternelle). D’où ce couple morbide que forment la xénophobie d’Etat et de l’auto-phobie nationale dont nous avons révélé les racines de classe dans un autre article. Si bien qu’aujourd’hui, si les bases d’une union du peuple de France formée contre le grand capital et centrée sur la classe travailleuse existent plus que jamais (ce que le PRCF nomme le FR.APPE), les bases d’un compromis historique « national » du type de celui qui se forma très brièvement en 1945, où le rôle dominant était tenu par le Général, et dont le socialisme n’était pas l’objectif à court terme, se sont effilochées. Aujourd’hui, la reconstitution des acquis sociaux du CNR et la sortie connexe de l’UE atlantique qu’impose cette reconstitution ne pourraient conduire qu’à de rapides et brutaux affrontements de classes entre le bloc populaire conduit par la classe ouvrière et le bloc maastrichtien de plus en plus fascisant conduit par l’oligarchie hexagonale et par ses alliés extérieurs (notamment, l’Axe Washington-Berlin). Ainsi, non seulement le Frexit progressiste n’ajournerait pas sine die le socialisme pour la France, mais – si les communistes et les syndicalistes de classe jouent vraiment leur rôle – il rapprocherait au contraire, de manière concrète et sur des bases de masse, la « lutte finale » entre capital et travail, entre capitalisme et socialisme.

En en mot, ceux qui ne voient, à droite « que » la sortie neutre, « raisonnable », comme dit M. Dupont-Aignan, de l’euro-destruction nationale et ceux qui, « à gauche » refusent d’affronter l’UE sous couvert de « socialisme tout de suite sinon rien », commettent la même erreur antidialectique. Incapables de voir les choses dans leur dynamique et leurs interactions dialectiques, il refusent de voir que :

  • le Frexit lui-même nécessite – pour être mené jusqu’au bout, la rupture effective avec l’euro-UE-OTAN – d’être porté par un programme franchement progressiste de transition révolutionnaire, donc par un parti communiste centré sur le monde du travail et associant le drapeau rouge au drapeau tricolore ; bref le contraire du « ni droite ni gauche » de plusieurs groupes souverainistes actuels qui croient ainsi sortir du « système » alors même que ledit système fait tout pour mettre en place un second tour Le Pen/Macron qui oblitèrerait la vieille opposition du camp réactionnaire et du camp progressiste. Alors que notre tâche est de faire à nouveau coïncider camp progressiste, camp capitaliste et camp anti-UE (comme à l’époque où existait un vrai PCF).
  • la dynamique du Frexit devra, pour gagner, pour ne pas être rapidement balayée par les forces euro-atlantiques internes et externes, s’appuyer sur une dynamique de classe dont le terme sera, soit le socialisme, soit l’euro-dissolution de la France et la fascisation de l’Europe occidentale ; car sans cette orientation violente, la classe dominante ne saurait durablement imposer ce viol sanglant des peuples que serait la création de l’Empire euro-atlantique sur la ruine des Etats-nations nés de la Révolution française, de l’insurrection nationale grecque contre les Ottomans, du Printemps des peuples de 1848 et du Risorgimento italien. Plus que jamais patriotisme républicain et internationalisme prolétarien de nouvelle génération convergent tant il est vrai que, pour parachever la mise en place de l’Empire euro-atlantique ultraréactionnaire, il est nécessaire de liquider le pays de la Révolution jacobine comme a déjà été liquidé l’Etat hérité de la Révolution bolchévique.

C’est pourquoi concrètement les militants communistes doivent tout à la fois saisir les occasions de faire germer « en bas » l’alliance euro-critique, anti-FN et anti-OTAN du drapeau rouge et du drapeau tricolore (tel est le sens de l’appui critique, mais franc et dynamique, que le PRCF apporte à la candidature Mélenchon), de déployer l’unité d’action communiste, de promouvoir un programme communiste commun de Frexit progressiste. Ce pourquoi il faut s’adresser, non aux euro-trotskistes qui protègent « de gauche » la « construction européenne », non aux souverainistes de droite qui combattent les communistes ou qui veulent les mettre à la remorque, mais à la classe ouvrière, aux syndicalistes de classe, aux patriotes antifascistes, à tous ceux qui acceptent les « deux drapeaux » en rejetant catégoriquement l’oriflamme bleu marine et le drapeau impérial de l’UE atlantique. Ainsi remettra-t-on définitivement « le monde du travail au centre de la vie nationale », comme le prescrivait le programme du CNR intitulé Les Jours heureux.


* cette réalité n’en est pas moins une contradiction dans les termes : ce qui ne surprendra pas les dialecticiens !

** Et aussi, en réalité, de B. Hamon, lequel est, soit bien naïf, soit suprêmement rusé…

***nous disons « euro-trotskistes » car apparemment, il existe aussi désormais en France, des militants de tradition trotskiste qui sont opposés à l’UE : tant mieux évidemment.

Georges Gastaud est auteur notamment de

  • Lettre ouverte aux bons français qui assassinent la France, Le Temps des Cerises, 2005
  • Patriotisme et Internationalisme, 2010, edition du CISC
  • Marxisme et Universalisme, Classes, Nations, Humanité, 2015, Delga
  • Lumières Communes, Traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique, 2016, Delga
  • Mondialisation capitaliste et projet communiste, Le temps des cerises, 1997

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55 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan howahkan 17 mars 17:50

    Salut.....

    et au revoir !


    • Croa Croa 17 mars 18:21

      Il n’y a pas d’obligation de rompre avec le capitalisme. Il est plus réaliste de le contrôler et de le réduire. Aujourd’hui c’est au contraire la finance qui contrôle les peuples et en fait des esclaves notamment ceux de l’Union Européenne (UE).
      Il faut donc changer ça. Pas besoin d’une révolution pour y parvenir puisque le programme (raisonnable) de la France Insoumise (Ø) qui passe par une rupture avec l’actuelle UE et par une nouvelle constitution pour la France rendra le pouvoir au peuple !  smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


      • Milieu défensif au Red Star Blondinette 42 17 mars 18:27

        @Croa

        Annonce urgente

        Recherche modérateurs agoravoxiens désespérément à même de me garantir leur soutien-gorge pour la publication d’un nartic à vocation œno-cul-ménique pour les Présidentielles 2007.

        Le pitch ; solution imparable de réunion des Listes France Insoumise - UPR - Fhaine pas laineux

      • politzer politzer 19 mars 04:00

        @Croa et comment vaincre « la finance » lol, sans visage peut étre relol mais pas sans moyen : appareil d état et ses milliers de fonctionnaires aux ordres dont des centaines de milliers de gendarmes crs flics sans compter les barbouzes les provos infiltres etc. Le pouvoir de l argent qui se compte par centaines de milliards d euros ! Les relations et forces internationales qui organiseront la résistance depuis les instances internationales (fmi bm etc). Les terroristes manipulés qui tueront selectivement ou non, etc. Si je vs suis on met un bulletin ds l urne et miracle tout devient rose bombon. Comme en 2005 ? C est sympa de rêver mais faut pas que ça dure trop apres une bonne nuit où tout baigne ds la félicité D autant que Judas a fait elire Hollande sans rien demander. Faut le faire ! Et cet ex trotskyste suivant l exemple de son correligionnaire Jospin finira pareil ...avec une excellente retraite bien méritée de la défense de l oligarchie qui distribue les récompenses à ses employés fidèles. Capito ?


      • Frau Makrel Frau Makrel 19 mars 04:21

        @politzer


        Moi, Frau Makrel, che veux surtout pas un Frexit ! 

        Avec Macrôôône von Rothschild, je vais anéantir les peuples et les individus. Je vais les réduire au statut d’hommes et de femmes interchangeables, délocalisables à souhait. 

        C’est le désir des mondialistes négriers socialistiche verdis. 

        Le plus grand danger pour moi c’est le Front Nazional ! Je dis nein, nein, nein au Frexit !

      • Neo57 Neo57 17 mars 18:36

        Tout ce pavé pour nous ressortir encore une fois que vous êtes du coté des traitres et des collabos du système en soutenant Melenchon... 

        C’est bien les gars, continuez comme ça.

        • Hecetuye howahkan howahkan 17 mars 18:48

          @Neo57

          Salut...je crois que c’est la fin en fait.....la mission lunaire gauche pour le peuple apparaît pour ce qu’elle était, à l’insu de plein de ses supporters, un sous marin du mondialisme apatride financier biblique et ce probablement des le début..de plus il a pour un moment aux yeux d’une majorité totalement caviardé l’idée même de la chose commune, de la collaboration, de la coopération, etc etc..pour sublimer le personnel qui serait le nec plus ultra humain..l’idée fondatrice est de nier l’unité vitale du collectif, car un tel collectif ne se soumets pas, ne se vole pas etc....ceci fut selon moi fait en toute conscience des le début.....pour faire émerger les neocons pseudo libéraux comme seule force restante...

          en marketing cela s’appelle le syndrome de L’Oréal...pour dominer tout le marché il faut soi même créer et posséder les opposants.. qui sont de faux opposants...pour leurrer la masse qui va alors aller vers les faux opposants....qui servent le même maître...

          c’est de mon avis une bonne « révélation »...

          qui montre que le système tient tous les parti habituels ..majorité et opposition...

          Quand à FA, et de son positionnement ce n’est pas à moi d’en parler ici même....je n’ ai jamais aimé le prosélytisme quel qu’il soit..à tort ou à raison, je ne sais pas ? mais c’est comme cela..

          Par contre collaborer si le plan est celui qui est montré, pas de problèmes...

          la maison est en feu...urgence il y a ..priorité il y a..

          je te salue ...


        • Osis Osis 18 mars 15:57

          @Neo57
           

           
          Le programme commun de la gauche a anéanti, laminé, comme prévu, la vraie gauche...

          Cela ne vous suffit pas ?
          Il vous faut une deuxième couche ?

          Ce n’est plus de la bêtise, c’est du vice.

           

           

           


        • Osis Osis 18 mars 16:00

          @Osis

          erreur de destinataire...

           C’était pour le PCRF

          Le programme commun de la gauche a anéanti, laminé, comme prévu, la vraie gauche...

          Cela ne vous suffit pas ?
          Il vous faut une deuxième couche ?

          Ce n’est plus de la bêtise, c’est du vice.

           



        • Neo57 Neo57 18 mars 16:13

          @howahkan
          Salutation camarade,


          Le problème c’est que Mélenchon est un sculpteur de fumée, et qu’il ne fera donc jamais ce qu’il prétend vouloir faire (il en serait d’ailleurs incapable), ou plutôt ce que d’autres croient qu’il va ou veut faire. Donc oui, soutenir un traitre et une marionnette pareille (aux ordres de sa petite secte maçonnique), c’est de la collaboration active avec l’ennemi.

          Mais on est d’accord, le plan qui consiste à sortir de l’UE, de l’Euro, et de l’OTAN, c’est en effet la voie à suivre, et c’est là que se trouve la Résistance pour la Libération de la France. 
          Or il n’y a qu’un seul type qui veuille et puisse véritablement faire ce pourquoi il aura été élu, en plus d’être parfaitement clair et net là-dessus depuis 10 ans, et c’est François ASSELINEAU.

          Le choix de savoir qui soutenir pour sauver notre pays est donc vite fait (sauf pour certains chez qui visiblement ça tourne pas très rond dans le ciboulot, m’enfin bon, c’est comme ça...).

           smiley

        • Hecetuye howahkan howahkan 18 mars 16:16

          @Neo57

          salut...

          nous sommes d’accord.. smiley


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mars 19:30

          La dernière fois que des révolutionnaires se sont présentés à l’élection présidentielle, en 2012, ils ont fait un tabac : Poutou : 1,15% et Arthaud : 0,56%. Allez savoir pourquoi, alors qu’ils sont connus de tous les électeurs de France et de Navarre ...


          Sinon, j’aime bien les contorsions du PRCF pour justifier son soutien au candidat le plus européiste de la Gauche, Mélenchon :

          "C’est pourquoi concrètement les militants communistes doivent tout à la fois saisir les occasions de faire germer « en bas » l’alliance euro-critique, anti-FN et anti-OTAN du drapeau rouge et du drapeau tricolore (tel est le sens de l’appui critique, mais franc et dynamique, que le PRCF apporte à la candidature Mélenchon), de déployer l’unité d’action communiste, de promouvoir un programme communiste commun de Frexit progressiste.« 

           »l’appui critique, mais franc et dynamique, que le PRCF apporte à la candidature Mélenchon« 

          Un appui critique ? Non seulement Mélenchon ne veut pas sortir du capitalisme, mais encore moins de l’ UE, les deux objectifs du PRCF ... !!
          Mais que fait le PRCF dans cette galère européiste ??

          - Discours de Mélenchon à Rome le 10 mars


          - Précisions de Mélenchon sur le Plan B »internationaliste".

          • Onecinikiou 18 mars 11:44

            @Fifi Brind_acier


            « Mais que fait le PRCF dans cette galère européiste ?? »

            Je rajouterai : et maçonnique. Qu’est-ce qu’ils font ? Mais le tapin pardi !

          • politzer politzer 19 mars 04:14

            @Onecinikioun non c est une bande de sectaires opportunistes qui essaient d exister en sacrifiant les principes «  et propter vitam vivende perdere causas » C est la definition de l opportunisme. Ces révisionistes ont réussi l exploit d être à la fois des dogmatiques en theorie et des droitiers en politique. La preuve ils n ont pas remarqué le racisme et les violences voire les crimes quotidiens issus de l immigration ; le chômage induit ( cf le prix Nobel d eco M.Allais) le communautarisme diviseur et l alliance entre Daesh et les fauxcons internationaux. Eux en sont de vrais pour le coup.


          • Lamalice Lamalice 17 mars 19:57

            Franchement en se moment pcf et PRCF avec des arguments comme ce long article pour justifier votre adhésions ou soumission à jlm vous coupent clairement de vos derniers partisans. Continuez


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mars 20:38

              @Lamalice
              Taktak va dire encore qu’on est anti-communistes, alors qu’on est anti Mélenchon et ses Plans A, B, C, D et Z !

              Plus européiste que Mélenchon, tu meurs !

              Il a fait un discours à Berlin en septembre dernier, l’idée que l’Europe éclate le rend malade !

              « Je crois que, comme vous, mes chers camarades, je sais que des progressistes français et allemands ont une très grande responsabilité historique. Nous ne sommes pas ici seulement en train de confronter des scénarios académiques. Nous sommes dans un moment de grand danger. Et ma présence au côté de mes camarades de « Die Linke » veut manifester le sentiment de danger. L’Union européenne est entrée dans un processus de dislocation. Et, dans cette dislocation, le pire est en train de jaillir. Voilà la situation à laquelle nous sommes confrontés. Voilà ce à quoi il faut répondre. »


              Donc, Mélenchon fera tout ce qu’il peut pour éviter le Frexit !
              Mais que fait le PRCF avec des anti Frexit ?

            • simplesanstete 18 mars 12:26

              @Fifi Brind_acier
              Comme fait Hue avec Macron de toute façon le PRCF c’est rien enfin bcp de blabla révolu....


            • politzer politzer 19 mars 04:17

              @Lamalice ce ne sont pas des communistes dont ils usurpent le nom. C est une secte coupée des masses nuls en theorie et lâches en pratique.


            • politzer politzer 19 mars 04:18

              @Fifi Brind_acier ils essaient d exister


            • Attilax Attilax 17 mars 22:29

              Ah, ça y est, le PRCF a reçu les images de lundi ? Vous êtes tombés de votre chaise, comme moi, apparemment. Bonne chance à vous : soutenir Mélenchon ET le frexit en même temps va désormais relever de l’illusionnisme et du grand écart, à moins qu’il fasse machine arrière, mais c’est pas le genre et ce serait pas très cohérent... Il trahit au minimum toute la gauche souverainiste.


              • Ar zen Ar zen 17 mars 22:30

                Mélenchon « l’anti-capitaliste » ? Sans déconner ? Rupture avec le capitalisme écrit le PRCF. C’est donc l’homme de la situation sapristi !

                Ecoutez à partir de 05mn30 ce que dit cet homme. 

                Mélenchon occupait un emploi « fictif » au conseil général de l’Essonne. Il se déplaçait en voiture avec chauffeur. Voilà le visage d’un vrai partisan de l’anti-capitalisme. 

                Bravo encore au PRCF de soutenir sa candidature. Vous n’avez pas honte ?

                Un peu de lecture !





                Sachant qu’un vote « rectifié » n’est rectifié que dans les annales. C’est le vote « ’primaire qui est pris en compte ». Pauvre Jean Luc il vote pour les farines animales. Il a la tête ailleurs. 

                « Selon les statistiques du parlement entre juillet 2014 et octobre 2015 et grâce à une base de données fournie par nos confrères de chez Europaportalen, les eurodéputés qui ont le plus corrigé leur vote sont Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) et Dominique Bilde (FN) ex-eaquo avec 108 corrections de vote. Ils sont suivis de l’élue portugaise Claudia Monteiro puis de Brice Hortefeux (Les Républicains) avec 90 corrections de vote ».




                J’arrête, parce que l’on s’aperçoit vite que l’on a affaire à une personnalité droite, honnête et incorruptible ! J’oubliais : en qui les électrices et électeurs peuvent avoir confiance !

                • Ar zen Ar zen 17 mars 22:37

                  @Ar zen

                  A l’attention de Mélenchon : le bouton vert et le bouton rouge ! Cela semble simple mais parfois c’est plus compliqué. D’où ses très nombreuses erreurs de vote, malheureusement validés !


                • Ar zen Ar zen 17 mars 22:52

                  @Ar zen

                  Erreur de lien. C’est ici à partir effectivement de 05m30. C’est quand même pas joli joli pour un anti-capitaliste ! Sans dec ?


                • Hecetuye howahkan howahkan 18 mars 16:23

                  @Ar zen

                  Salut..pas surprenant du tout bien sur...mais cela va mieux en le disant...

                   smiley


                • Ken_le_sous-vivant Ken_le_sous-vivant 18 mars 00:45

                  Le réveil sera douloureux pour le postérieur, Mélenchon va vous cocufier une fois encore.

                  Il faut utiliser la même tactique que le système, le salami. A trop en vouloir, on obtient rien.

                  Quand un défenseur zélé de notre pays et de notre culture, quel qu’il soit, nous aura libéré de cet euro-carcan, je soutiendrai le projet d’Etienne Chouard mordicus, le seul homme de gauche honnête et intègre capable de fédérer une grande partie de la population.


                  • Milieu défensif au Red Star Blondinette 42 18 mars 00:54

                    @Ken_le_sous-vivant

                    Et bien en attendant que pépère Etienne vienne te déboucher les synapses, le taulier, moi j’ai Wish you were here en boucle sur la playlist en Univers 42  smiley

                    (Youpi, ça boome la coupinette ? 🤗 🌹)


                  • capobianco 18 mars 07:57

                    Comme d’hab, toute la meute upr vient fustiger, insulter, mentir pour discréditer ceux qui soutiennent le seul projet crédible de cette présidentielle. Quel forcing pour sauver le système LR, PS et macron, quel acharnement ! Il faut croire que les objectifs fixés par leurs employeurs n’ont pas été atteint et que la candidature JLM continue à faire peur au système.

                    Voilà qui me réjouit en ce samedi de manifestation.

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