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Accueil du site > Actualités > Europe > Heureux coup d’arrêt pour la charte sur les langues régionales

Heureux coup d’arrêt pour la charte sur les langues régionales

C’est un débat qui dure depuis la signature de cette charte par le gouvernement en 1999. L’an dernier, l’Assemblée Nationale avait voté une proposition de loi visant à la ratifier. Mais heureusement, le Sénat a rejeté le texte par l’adoption d’une motion de procédure entrainant son rejet.

 
Le Sénat met son veto
 
Cette charte européenne des langues régionales est malheureusement une ancienne histoire, puisqu’elle date de 1992, la même année que le sinistre traité de Maastricht, porteur de la monnaie unique et l’espace Schengen. Déjà, en 1999, quand la France, alors gouvernée par Lionel Jospin, n’avait pu la signer qu’en l’accompagnant « d’une ‘déclaration interprétative’ qui en limitait la portée afin de ne pas déroger à nos principes constitutionnels  ». En effet, il y a plusieurs années, le Conseil d’Etat avait émis un jugement défavorable sur ce texte européen. Depuis, la ratification est bloquée car elle nécessite une réforme de la Constitutions, et donc le vote identitique de l’Assemblée et du Sénat puis une majorité des trois cinquièmes du Congrès. Pourtant, François Hollande en avait fait la promesse.
 
L’an dernier, l’Assemblée Nationale, avec sa majorité de gauche hostile à la nation et toujours partante pour l’affaiblir au détriment de l’Europe et des collectivités locales, a voté une proposition de loi visant à la ratifier. Il y a quelques jours, quelques petites manifestations ont eu lieu pour soutenir la ratification : à Arles, dans un cortège de 2000 à 3000 personnes, on croisait le PS, Christian Estrosi, et Marion Maréchal Le Pen. Le FN n’a décidemment aucune cohérence dans son positionnement : outre le 180° économique, il est jacobin à Paris et régionaliste en région, en somme, aussi politicien que le PS et les ex-UMP qu’il dénonce. Mais le Sénat a bloqué cette idée funeste en coupant court au débat.
 
Une idée totalement funeste
 
Bien sûr, le Monde, favorable à cette charte, traite l’information en toute objectivité parlant d’un Sénat qui se serait « écharpé  » et disant que « les partisans d’une reconnaissance plus explicite des langues régionales se heurtent à un mur juridico-politique, jocobins et républicains farouches  », vantant un « patrimoine de la France  », sans la moindre vergogne pour un journal qui s’oppose en général à la tradition et au patrimoine. En fait, c’est le Conseil Consitutionnel qui avait jugé « qu’une telle reconnaissance de minorités linguistiques porterait atteinte aux principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français », imposant potentiellement aux administrations l’usage des langues régionales, et donc une remise en cause du français comme notre unique langue officielle.
 
Pourtant, aujourd’hui, ce n’est pas comme si les langues régionales étaient persécutées, contrairement aux absurdités véhiculées par l’incroyable texte de défense de cette charte. Non seulement elles peuvent être utilisées dans la vie privée, mais certaines bénéficient de média ou même d’enseignement. Nul besoin de remettre en cause l’unicité du français, ce lien qui réunit et définit tous les citoyens. Cela est d’autant plus préjudiciable que l’anglais ne cesse, insidieusement, de progresser dans l’espace public, les publicités, ou les noms commerciaux prenant de plus en plus une inutile consonance anglo-saxonne, si ce n’est pour les comptes de résultat des multinationales, qui peuvent y trouver le moyen de faire des économies d’échelle. L’occitan, le basque ou le breton sont les alliés de l’anglais…
 

Merci donc au Sénat d’avoir bloqué le processus de ratification de cette charte des langues régionales, qui n’aurait jamais du voir le jour. Au nom de quoi cette Europe folle se mèle des langues régionales  ? Comment cela pourrait-il être justifié au nom de cette fameuse subsidiarité ?


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56 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion M de Sourcessure 30 octobre 2015 13:09

    Les vieux singes du sénat à qui on n’apprend pas à faire des grimaces ont bien compris où était le danger, à commencer pour eux-mêmes ! Les contradictions commencent à devenir tendues. La suite devrait être intéressante.




    • lsga lsga 30 octobre 2015 14:17

      et oui, les nationalistes français sont sans langue, sans culture, il parle le parisien mondialisé, et ne roulent même plus les ’r’.
       
      La France est une entité supra-nationale, qui écrase les véritables nations que sont les régions.


    • Sarah 30 octobre 2015 14:07

      « les partisans d’une reconnaissance plus explicite des langues régionales se heurtent à un mur juridico-politique, jacobins et républicains farouches »,


      Mur dont l’auteur fait manifestement partie.


      • Sarah 30 octobre 2015 14:09

        « qu’une telle reconnaissance de minorités linguistiques porterait atteinte aux principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français »,


        Combat d’un autre âge, surréaliste, au moment où le pouvoir en place à Paris, s’apprête à :


        - introduire l’enseignement en arabe à l’école (attention, non pas de l’arabe, mais en arabe),


        - demander à ce que les directeurs d’établissement, mettent partout des signalisations (entrée, sortie, toilettes etc.) à la fois en français et en arabe, même là où il n’y a aucun élève venant de pays arabophones.


        Cela signifie qu’ils vont accorder à certains ce qu’ils ont toujours refusé aux Bretons, Basques, Alsaciens etc.


        • VICTOR Ayoli VICTOR 2 novembre 2015 17:00

          @Sarah
          Vous pouvez citer vos sources concernant ce qui ressemble fort à un canular ?


        • la vergonha 15 novembre 2015 22:02

          @Sarah
          Quelle honte, vous êtes ridicule...


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 30 octobre 2015 15:03

          Je suis choqué par la façon dont Mme Taubira a tenté de ridiculiser Philippe Bas. Il est bien évident qu’une Constitution est révisable, mais il est discutable de toucher à ses principes fondamentaux ; c’est pour cela qu’il y a l’article 89 de la Constitution.

          La décision du Conseil constitutionnel de 1999 (412) invoque les trois principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ; je ne suis pas juriste, mais il me semble que cela correspond assez bien à la forme républicaine du gouvernement (art. 89 C.).


          • lsga lsga 30 octobre 2015 15:57

            le peuple français n’existe pas, c’est une chimère. 


          • la vergonha 15 novembre 2015 22:08

            @Senatus populusque (Courouve)
            Effectivement, vous n’êtes pas juriste, je ne le suis pas non plus et ce n’est pas le sujet.
            Nous n’avons pas à trainer les erreurs du passé indéfiniment... si la constitution ne permet pas de vivre publiquement sa langue (langue largement antérieure à la république....) c’est qu’il faut changer la constitution. Basta.
            Après je pense que l’argument juridique est lui même fallacieux et que le problème est uniquement idéologique :
            - Je ne vois pas le rapport entre l’indivisibilité de la France et la reconnaissance des langues régionales...
            - Je ne vois pas non plus le rapport entre l’égalité devant la loi et la reconnaissance des langues régionales
            - Pour l’unicité du peuple français, la question pourrait se poser si le sujet était d’officialiser les langues régionales, et encore... Mais comme ce n’est pas le cas, encore un hors sujet.


          • malitourne malitourne 30 octobre 2015 16:19

            La langue publique en France est le français. Que chacun apprenne et parle, librement en privé en famille ou dans des associations culturelles, la ou les langues, régionales ou pas, les patois, les dialectes, les jargons, que chacun invente, croise, mélange des langues à loisir. Mais la langue de la nation, la langue de l’administration, la langue de l’éducation nationale, etc, le vecteur de communication entre chaque citoyen de ce pays c’est le français, point barre.


            • lsga lsga 30 octobre 2015 16:29

              @malitourne
              le « Français » ça n’existe pas. C’est le parisien (mondialisé qui plus est, le parisien contemporain n’a rien à voir avec le parisien du siècle dernier).

               
              Ce sont « les langues » françaises. La France est un pays multi-culturelle, par nature. 

            • malitourne malitourne 30 octobre 2015 16:32

              @lsga
              Je suis français mais je n’existe pas.


            • JPhilippe 30 octobre 2015 16:33

              @lsga
              Le français est plutôt originaire des Pays de Loire.

              Ceci dit, l’exemple Catalan, où depuis des années l’enseignement dans les écoles est réalisé en Catalan et l4espagnol traité comme une langue étrangère doit nous faire réfléchir à une place trop grande accordée à des langues régionales.


            • lsga lsga 30 octobre 2015 16:33

              @malitourne
              tu n’es pas français. 


            • lsga lsga 30 octobre 2015 16:34

              JPhillipe :

              La Catalogne est une véritable nation, pluri-millénaire, contrairement à l’Espagne ou à la France (créé de toute pièce il y a moins de 200 ans)

            • malitourne malitourne 30 octobre 2015 16:36

              @lsga
              merde alors ? Je suis quoi docteur ?


            • lsga lsga 30 octobre 2015 16:45

              @sarcastelle
              tu devrais regarder des films comme « les vieux de la vieille », sans sous-titres, t’auras du mal à comprendre. 

               
              @malitourne
              tu es un prolétaire. 

            • malitourne malitourne 30 octobre 2015 16:46

              @lsga
              Et le prolétaire, il doit s’exprimer en quelle langue ?


            • lsga lsga 30 octobre 2015 16:54

              @malitourne
              dans la langue de la révolution mondiale : le plurilinguisme. 



            • lsga lsga 30 octobre 2015 18:08

              @sarcastelle
              le plurilinguisme est nécessaire à la Révolution Mondiale. C’est une évidence. 

              Qui parle plusieurs langues ? Les immigrés, ou les habitants des régions qui n’ont pas abandonné la langue de leurs grands parents. 

            • lsga lsga 30 octobre 2015 18:11

              @sarcastelle
              lol : vazy, regarde le. Sans sous-titre, tu ne comprendras rien. Vous ne parlez plus français, vous parlez le parisien mondialisé. En Français : on roule les r. 


            • Pie 3,14 30 octobre 2015 16:42

              Cette peur du délitement de la Nation sous l’effet de la reconnaissance des langues régionales est complètement irraisonnée.


              Alors que les régions deviennent enfin des lieux de décisions importants, le Sénat, conservateur et jacobin par essence mène un combat d’arrière garde.



              • malitourne malitourne 30 octobre 2015 16:44

                @Pie 3,14
                Qui t’empêche de parler, chanter, gueuler en occitan ou en ouzbek en France ? Personne.


              • lsga lsga 30 octobre 2015 16:54

                @malitourne

                 
                L’Histoire, ça t’intéresse ? 

              • malitourne malitourne 30 octobre 2015 18:17

                @lsga
                Oui, pourquoi ? C’est quoi ton problème au juste ? Tu veux que je sache répondre à des appels d’offres public en picard ? Tu veux que j’apprenne le vieux niçois si un jour je veux m’installer sur la côte d’azur ?


              • malitourne malitourne 30 octobre 2015 18:28

                @lsga

                Sinon on peut se parler en coréen : pourquoi s’emmerder avec le français ?

                그는 정말 어리석다


              • la vergonha 15 novembre 2015 22:14

                @malitourne
                Bah d’une c’est pas le sujet de la Charte et de deux ça ne me choque pas... j’apprends les dialectes où j’habite, même si je ne suis pas originaire de la région. Je pense que c’est la moindre des choses, non ?
                Pourquoi n’apprendriez vous pas le niçois si vous habitez à Nice ? C’est une langue et une histoire passionnante, dont vous semblez vous foutre allègrement....


              • Sarah 30 octobre 2015 17:13

                Un très bel article d’Agoravox avec un chapitre sur la langue bretonne à la fin :


                Guerlédan, la vallée engloutie, la langue bretonne aussi !


                • oncle archibald 30 octobre 2015 17:33

                  Les langues régionales, oui, mais à leur place. Autant j’adore entendre encore quelques vieux discuter en langue d’oc dans les potagers attenants au mien, autant je trouve totalement cretons les parents qui envoient leurs enfants au primaire dans une « calendreta » où on leur apprend à compter en occitan et où le Francais est une langue étrangère !!! Folie furieuse, snobisme à la con. L’unité de la nation passe par la langue et l’histoire. Le reste est acceptable au niveau du folklore, de l’histoire régionale, mais pas plus.


                  • oncle archibald 30 octobre 2015 17:35

                    Erratum : totalement cretins ... 


                  • lsga lsga 30 octobre 2015 17:37

                    @oncle archibald
                    la folie furieuse ce sont les gens qui ont abandonné leur culture et leur langue, et qui aujourd’hui accusent les arabes de tuer la culture française. 


                  • Sarah 30 octobre 2015 17:53

                    Beaucoup se plaignent de l’invasion de l’anglais au détriment du français (dernier événement : enseignement en anglais dans certaines universités françaises).


                    Votre gouvernement a tout fait pour que les français trouvent naturel d’abandonner leur langue maternelle régionale pour le français (alors que ces gens auraient été bilingues), et cela d’une façon méprisante voire injurieuse :


                    - « Il est interdit de cracher par terre et de parler breton » ;

                    « C’est chic de parler français. » (sous-entendu, parler la langue locale est vulgaire).


                    Ne soyez donc pas étonné si aujourd’hui les français trouvent naturel d’abandonner à son tour le français pour l’anglais, puis un jour pour une autre... selon la mode du moment ou les objectifs gouvernementaux.


                  • Pie 3,14 30 octobre 2015 18:10

                    @Sarah

                    Vous mélangez deux choses qui n’ont pas vraiment de rapport.

                    Il y a toujours eu un langue « mondiale » utilisée naguère pour les échanges diplomatiques, intellectuels, commerciaux. En occident cela a longtemps été le latin, puis le français à partir du XVIIè siècle.
                    C’est aujourd’hui l’anglais dans un cadre beaucoup plus mondialisé, connecté et ouvert.

                    Il n’y a pas d’invasion de l’anglais, les français parlent toujours leur langue et plutôt mal l’anglais. Il y a en revanche des anglicismes nombreux qui font partie de l’évolution normale de la langue qui n’est pas une chose figée mais évolue sans cesse (notre français actuel est déjà truffé de mots venus d’ailleurs). Mots anglais que nous accommodons à notre sauce (parking n’existe chez les anglais).

                    La méfiance historique à l’égard des langues régionales a supprimé le bilinguisme, je suis d’accord avec vous sur ce point. Cela aurait permis à toute une partie de la population d’être meilleure en langues étrangères et de mieux maîtriser...l’anglais.

                  • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 2 novembre 2015 09:40

                    @oncle archibald
                    à propos des Cascamèls (les grappillons de raisin), la Calandreta, l’école occitane de Trausse, l’ancien maire Julien Boutet a dit lors de l’inauguration : « En 1914, ceux qui sont partis à la guerre ne parlaient pas français mais occitan, on leur devait bien cela ! ».
                    Je ne crois pas que la guerre de 14 fasse parti d’un soi-disant folklore !


                  • la vergonha 15 novembre 2015 22:24

                    @oncle archibald
                    Alors, d’une il existe encore des locuteurs naturels de moins de trente ans.... donc merci pour les petits vieux. De deux, en quoi les parents qui souhaitent que leurs enfants apprennent la langue historique du territoire où elles vivent vous choquent ? L’occitan est au coeur de l’Europe latine... son histoire, sa littérature et sa culture sont d’une grande importance.
                    Nos langues régionales ne sont pas un folklore, votre inculture et votre incompréhension de l’apprentissage des langues montrent que les bénévoles n’arrivent pas à toucher les français qui ne connaissent pas les langues régionales. La source du drame est certainement là....


                  • Pomme de Reinette 30 octobre 2015 18:12

                    Interdire les langues c’est interdire la Culture, c’est scandaleux et inepte.

                    Les langues régionales sont le patrimoine culturel de la France : langue d’Oc, langue d’Oïl, Breton, Corse ... et tous les accents, du Nord au Sud, tous les parlers, de toutes les régions !
                    Toutes les berceuses, tous les chants, tous les proverbes.

                    C’est comme les variétés de fromage ....

                    Et on n’a pas envie de manger à tous les repas le même cheddar ou une infâme pâte à tartiner sans goût.


                    • malitourne malitourne 30 octobre 2015 18:20

                      @Pomme de Reinette
                      Rien n’est interdit. Le principe c’est que le français est la langue nationale, la seule en vigueur dans l’espace public et qui met tout le monde à égalité sur le territoire. Après rien n’empêche de parler le breton avec ses potes, ou de cultiver ses particularités...


                    • Sarah 30 octobre 2015 18:39

                      @malitourne
                       

                      Sortez des murs de Paris.


                      La Suisse est quadrilingue ; il n’y a aucun problème pour un Suisse de langue maternelle allemande, française ou italienne pour aller vivre et travailler dans une autre région linguistique. La Suisse est-elle désunie pour autant ?


                      L’Egypte antique possédait plusieurs langues et 3 écritures ; cela ne l’avait pas désunie pour autant. Cléopâtre parlait 7 langues avec 6 écritures différentes.

                      En Israël antique d’après J.-C. était parlé 4 langues (hébreux, araméen, grec et latin) et donc plusieurs alphabets.


                      Savez-vous combien de langues et d’écritures possède l’Inde ?


                    • oncle archibald 30 octobre 2015 19:31

                      @Pomme de Reinette : qui parle d’interdire les langues locales dans le cadre privé ou historique ou folklorique ?? Mais faire d’une langue locale la langue officielle d’une région c’est idiot, complètement idiot ! Georges Freche disait à propos des catalans qui utilisent leur langue locale avec fierté et mépris pour ceux qui ne les comprennent pas : ces cons que plus personne ne comprend dès qu’ils sont à 200 mètres de chez eux ... 


                      Je le pense aussi .. L’échelle du monde a changée .. Si on fait des cours en anglais dans les universités françaises c’est parce que sans posséder la langue anglaise plus la peine de chercher un emploi d’ingénieur ou de cadre dans l’industrie. Les airbus on les fabrique en France en Angleterre et en Allemagne ... et les sous traitants sont souvent turcs ... Donc par les temps de chômage qui courent il est indispensable de maîtriser parfaitement l’anglais pour pouvoir travailler ailleurs qu’à 200 mètres de chez soi pour parodier Georges Freche. En plus pour les mêmes les entretiens d’embauche dans les entreprises Françaises se font en Anglais, manière de voir si le mec il speake « fluidly » ...

                      Tout ceci alors que j’apprécie énormément la richesse de certaines expressions de la langue d’oc, que je comprends assez bien sans me hasarder à la parler. Mais mettre en balance les notions de culture régionale et de folklore avec les notions de nation et d’universalité non, il n’y a pas photo ...

                    • Pomme de Reinette 30 octobre 2015 20:07

                      @oncle archibald

                      Je ne suis pas du tout d’accord avec vous Oncle Archibald.
                      D’abord, contrairement à l’auteur de cet article, je suis trouve cette Charte européennes des langues régionales non seulement formidable sur le plan du respect du patrimoine culturel de chaque pays, mais c’est justement un atout pour l’apprentissage des langues !

                      (voir échange sur le sujet suivant : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/guerledan-la-vallee-engloutie-la-173542)

                      Ce que j’aime le plus dans la France, ce sont précisément la diversité de ses régions, de ses paysages, de ses spécialités culinaires, architecturales, culturelles, de ses folklores et de ses parlers ... et donc de ses habitants !
                      La langue c’est comme le vin et le fromage : chaque région, chaque coteaux, chaque coin de terre a ses particularités qu’un amoureux a su magnifier et transcrire dans un met singulier, et c’est ça qui fait la beauté (et la grandeur) de la France.

                      Il n’y a pas plus universel que la singularité.


                    • oncle archibald 30 octobre 2015 22:56

                      @Pomme de Reinette : parlons en de l’apprentissage des langues, à commencer par la langue française. Qui est encore foutu d’employer la forme interrogative ? Ne serait ce que ça. Quel est le vocabulaire du Francais moyen ? Arrêtez de nous bassiner avec le basque ou le breton. Commençons par parler à peu près correctement notre langue nationale et ensuite, ensuite seulement on pourra s’amuser car c’est bien d’un jeu qu’il s’agit, nous pourrons nous soucier des langues régionales et des richesses qu’elles peuvent nous apporter en plus. Ne pas confondre l’essentiel et le superflu.


                    • Sarah 30 octobre 2015 23:22

                      Etrange pays que la France où lorsque quelqu’un ne veut pas de quelque chose pour lui, il veut l’interdire aux autres. 

                      C’est le cas pour les langues et pour bien d’autres choses.


                    • Sarah 30 octobre 2015 23:23

                      @oncle archibald


                      Personne ne vous obligerait à parler une des langues régionales mais n’empêchez pas ceux qui veulent la maintenir et l’apprendre à leurs enfants de le faire. Si elles ne sont pas officialisées, elles disparaîtront et avec elles, en dehors de la perte culturelle, une facilité pour devenir trilingue. Et après, cela devient de plus en plus rapide.


                      Certaines ne sont parlées qu’en France, mais d’autres sont un pont vers le pays voisin : catalan, basque, flamand, alsacien.


                      Il y a des quantités de pays avec plusieurs langues officielles. Certains ont une langue officielle dont ils sont les seuls locuteurs au monde ; ils en ont au moins une autre à côté qu’ils parlent couramment sans hésitation dès que vous leur parlez dans cette dernière. 


                    • Pomme de Reinette 31 octobre 2015 09:05

                      @oncle archibald

                      Mais c’est le contraire qui se passe : plus vous entendez de langues différentes à l’oreille dans votre enfance, plus l’apprentissage des langues sera facile.
                      Et plus on coupe les gens de leurs racines (linguistiques), plus ils ont du mal à apprendre.

                      Donc dans ce cas, ce que vous prenez pour du « superflu », est en fait essentiel à l’apprentissage. Ce n’est pas de l’en-plus. C’est la base.
                      Et on ne peut pas construire un bâtiment solide sans fondation.


                    • malitourne malitourne 2 novembre 2015 07:29

                      @Sarah
                      Rien n’empêche de faire vivre tous les patois, idiomes, créoles, jargons, argots et langues régionales. Mais dans l’espace public de la Nation : une langue, le français.


                    • la vergonha 15 novembre 2015 22:33

                      @oncle archibald
                      « Qui est encore foutu d’employer la forme interrogative ? Ne serait ce que ça. Quel est le vocabulaire du Francais moyen ? »
                      Vous pensez que nos anciens parlaient mieux ? Peut être, certainement même si j’en crois les exemples que j’ai autour de moi.
                      Malheureusement pour vous, un certain nombre de nos anciens n’avaient pas le français pour langue maternelle mais des langues régionales que vous voulez détruire. Ils en parlaient plusieurs, en plus du Français et en comprenaient bien plus.... en tous cas pour les exemples que je peux avoir autour de moi.
                      Qu’en conclure.... ? Que nos langues régionales font parties de la nation française... j’en suis persuadé. Les langues régionales sont essentielles...


                    • Bruce Baron Bruce Baron 30 octobre 2015 19:39

                      Je dirais plutôt que c’est un MALHEUREUX coup d’arrêt. Il faut changer votre titre.
                      Vive les langues régionales.


                      • Gregor 30 octobre 2015 22:49

                         Il est vraiment triste de voir ce repli nationaliste sur les frontières physiques ou mentales d’une France idéalisée et hors de notre temps, dont certains imaginent ou essaient de faire croire que son habit transitoire d’Etat-Nation est éternel.

                        Les langues régionales ne sont pas une négation de la France, mais plutôt une belle vitrine de sa diversité, de sa richesse et le symbole d’une indispensable ouverture sur ce que nous sommes nous-mêmes sur les autres, sur notre environnement.
                        Nous payons cher ce manque d’ouverture et de réalisme, cet esprit jacobin qui nous pénalise partout..
                        Les nationalistes cocardiers piétinent l’esprit et les valeurs de la République : l’intérêt pour les autres, pour la diversité, la liberté d’être et de faire dans le respect des autres, l’égalité dans les différences, la fraternité entre les humains. 
                        Partisans souvent affirmés du repli sur soi, oracles d’un déclin qu’ils imaginent et disent craindre, ils en sont finalement les principaux artisans.

                        • oncle archibald 30 octobre 2015 23:11

                          @Gregor : pas du tout et bien au contraire, ce sont les régionalistes « empalés une fois pour toutes sur leur clocher » qui sont repliés dur eux même. Cf Georges Brassens Dieu qu’ils seraient jolis tous ces petits villages .... Mais ils ont un defaut et c’est d’être habités par des chauvins qui nous font voir du pays natal jusqu’à loucher !!!! Qui n’a lu un menu dans un restau de Barcelone : d’abord en Catalan, puis en Anglais, en Francais, en Allemand et enfin en cinquième position en Espagnol. Pauvres débiles. 


                        • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 8 novembre 2015 06:08

                          @Gregor
                          bravo pour ce plaidoyer qui n’a rien d’excessif !


                        • flourens flourens 31 octobre 2015 11:50

                          Tout ceci n’est qu’une question de pouvoir, celui qui décide quelle langue parler à le pouvoir, voir ce qui se passe en Belgique ou il est interdit de parler et d’écrire le Français dans les provinces du nord, et vu les excités des langues régionales, il y a fort à parier que si c’est voté, je serai immigré dans mon propre pays et je parle en connaissance de cause, étant allé dans un colloque sur le catalan, je me suis élevé contre la reconnaissance des langues régionales, avec arguments à l’appui, et bien le lynchage n’était pas loin, sur qu’avec des gens pareils il sera interdit de parler Français dans le sud, cela va avec l’identité qui est une chimère, car c’est un repli sur soi, je suis conscient que la République abandonne ses enfants et qu’ils recherchent le repli sur la tribu, ou autre identité
                          la République ne reconnait aucun culte, loi de 1905, de même elle ne doit reconnaitre aucune langue, et arrêtez de jouer les victimes sous le joug d’une odieuse République, il ne vous a jamais été interdit de parler vos langues, on les apprend même à l’école, alors non au retour des fief, duchés contés et autres reliques de l’ancien régime, c’est renier la Révolution, la République une et indivisible


                          • VICTOR Ayoli VICTOR 2 novembre 2015 17:22

                            @flourens
                            Bravo. Clair et précis. Personnellement je parle le provençal, qui est une forme de l’occitan. Mais il y a là déjà deux graphismes différents !
                            Parler sa langue régionale est un plus incontestable. Moi ça m’a permis d’apprendre en rigolant l’espagnol et l’italien. Mais s’encagner pour ça, c’est ridicule. Rien n’empêche d’apprendre le provençal, le basque ou le breton. Il y a suffisamment de structures pour ça. Mais le français est et doit rester la SEULE langue officielle.
                            Cette charte est un cheval de Troie pour abattre les États-nations au profit de régions transfrontalières ou non, beaucoup moins fortes, donc plus dociles et faciles à dominer pour la technocratie de Bruxelles... Avec en perspectives sournoises d’imposer...le sabir anglo-étazunien !


                          • la vergonha 15 novembre 2015 22:50

                            @VICTOR
                            « Mais il y a là déjà deux graphismes différents ! »
                            Plus que ça en fait.... mais en quoi est-ce un problème exactement ?

                            « Il y a suffisamment de structures pour ça »
                            Si vous n’êtes pas retraité c’est très compliqué au contraire...

                            « Mais le français est et doit rester la SEULE langue officielle »
                            Ca tombe bien, personne ne demande autre chose....
                            Mais évidement, on s’en cague de cette charte, tout ce que l’on veut, c’est que notre culture reste une culture vivante ! Aujourd’hui, notre seule espoir est cette dernière. Nos hommes sénateurs qui affirment qu’il n’y a pas besoin de la charte pour faire des choses, et bien qu’ils le prouvent ! Qu’ils ouvrent des postes de professeurs, des classes bilingues, nous voulons une chaine de télévision en langue, des films doublés en langue, ... nous avons les compétences il nous manque les moyens et la volonté politique.


                          • Steini 31 octobre 2015 13:32

                            La Position française est basée sur l’imposture, la duplicité et la mauvaise foi. Elle consiste à exiger le bilinguisme et la co-officialité des langues régionales chez les autres (Canada, Belgique, Suisse, Italie), en fait partout où existent des minorités régionales francophones (dialectophones Québécois, patoisants Acadiens, Wallons, Romands, Valdotains), tout en s’opposant mordicus à ces mêmes droits fondamentaux lorsqu’il s’agit des Bretons, des Corses, des Basques, des Catalans, des Occitans, des Flamands et des Alsaciens-Mosellans. Faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais chez moi ! Les minorités régionales francophones à l’étranger ne doivent pas subir la même politique de non-reconnaissance publique et d’ostracisme que celle que la France inflige à ses minorités régionales allophones, pour les éradiquer. 


                            • zygzornifle zygzornifle 31 octobre 2015 16:09

                              quoiqu’il se passe il restera la langue dans le cul pratique courante en politique ....


                              • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 8 novembre 2015 06:04

                                Le qualificatif « HEUREUX » est de trop, monsieur, parce qu’il rejoint l’ethnocentrisme francilien, le jacobinisme hautain et que ce sentiment de supériorité ouvre la porte au ségrégationnisme, au racisme sur l’accent, sur l’origine...
                                Vous remarquerez que je ne prends pas le contrepied : dire « MALHEUREUX » serait rejoindre un extrémisme de l’autre bord et tout aussi dangereux que celui que vous cautionnez implicitement.
                                Une seule chose : les langues régionales sont en voie d’extinction et si on ne veut pas perdre la richesse liée à la diversité, mieux vaut ne pas plaider pour la consanguinité...

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