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Accueil du site > Actualités > Europe > Hongrie : une nation contre le mondialisme

Hongrie : une nation contre le mondialisme

Dans bon nombre de pays, le traditionnel clivage gauche-droite est en passe de s’estomper au profit d’un affrontement entre partisans de l’Etat nation et auxiliaires, la plupart involontaires et/ou inconscients, d’un mondialisme qui avance masqué. En Hongrie, cette lutte a pris une tournure sans précédent, en devenant le thème central de la campagne des élections législatives, au programme du dimanche 8 avril. Cela, sur fond de refus de l’accueil des migrants imposé par Bruxelles.

Pour comprendre la Hongrie d’aujourd’hui, il faut commencer par rappeler les grandes lignes d’un passé tourmenté. Le site Europa Planet le résume de façon aussi brève qu’explicite : « L'histoire de la Hongrie est marquée par une suite d'invasions et de dominations étrangères : les Mongols au XIIIème siècle, les Turcs pendant 150 ans aux XVIème et XVIIème siècles, les Autrichiens ensuite jusqu'à la Première Guerre mondiale, et enfin, les Soviétiques de 1945 à 1990. ».

On ne s’étonnera donc pas que ce petit pays ait trois fêtes nationales dont deux rappellent des insurrections : le 23 octobre en souvenir de la révolution de 1956 : le 15 mars, date du soulèvement contre la domination autrichienne des Habsbourg, en 1848 ; le 20 août, date de la canonisation, en 1083, du roi Etienne 1er.

Le 15 mars de cette année revêtait une importance particulière, puisqu’il correspondait au 170e anniversaire de la révolution de 1848 et qu’il se situait à moins d’un mois des élections législatives. Ce fut l’occasion d’un impressionnant rassemblement populaire et d’un grand discours patriotique du premier ministre :

« Les forces nationales et mondialistes ne se sont jamais si ouvertement confrontées. Nous, les millions de patriotes, sommes d’un côté, et de l’autre, il y a les élites des citoyens du monde. Nous qui croyons aux États-nations, à la défense des frontières, à la famille et à la valeur du travail, nous sommes d’un côté. Et nous nous opposons à ceux qui veulent une société ouverte, un monde sans frontières ni nations, de nouvelles formes de famille, un travail dévalorisé et des travailleurs bon marché – tous régis par une armée de bureaucrates insaisissables. D’un côté, les forces nationales et démocratiques, et de l’autre côté, les forces supranationales et antidémocratiques. »

L’aveu de Peter Sutherland

Dans la ligne stricte de l’orthodoxie mainstream, le Courrier d’Europe centrale a rendu compte de ce qui était un véritable plaidoyer, sous le titre « Viktor Orbán a délivré un discours martial, messianique et paranoïaque  », avant de préciser « Bruxelles veut changer la population de l’Europe », a-t-il affirmé dans une diatribe qui le place loin à l’extrême-droite sur l’échiquier politique européenLe dirigeant hongrois reprend à son compte la théorie de type conspirationniste du « grand remplacement » qui a cours dans les milieux d’extrême-droite, selon laquelle les élites libérales chercheraient à substituer une population non-européenne à la population blanche et chrétienne d’Europe ».

…à la population blanche et chrétienne d’Europe… de l’aveu même, pourrions-nous enchaîner, d’un certain Peter Sutherland qui, le 20 juin 2012, déclarait devant une commission de la Chambre des Lords : « il faut détruire l’unité interne des nations européennes (« to undermine national homogeneity of european nations ») afin de les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population, et générer ainsi plus de croissance économique. » ? Hervé Juvin qui rapporte le propos dans La Grande Séparation (éd. Gallimard, 2013) ajoute : « Il proposait en modèle à la Chambre des Lords, les Etats-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, trois sociétés de migrants mieux adaptées au changement que les sociétés d'indigènes que demeurant les sociétés européennes. »

Or, ce Peter Sutherland (qui préconisait ni plus ni moins que le Grand Remplacement, si les mots un sens), décédé en janvier de cette année, était un cador de l’oligarchie politico-financière. Certains le qualifiaient de père de la mondialisation et on peut dire qu’il a pleinement rempli son rôle en étant, tour à tour ou simultanément :    — président de Goldman-Sachs International ; commissaire européen ; secrétaire-général fondateur de l’OMC ; directeur du GATT ; président de la section Europe de la Commission trilatérale ; président de British Petroleum (BP) ; membre du comité directeur du groupe Bilderberg ; représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour les migrations internationales ; directeur de la Commission International Catholique sur la Migration ; conseiller pour la gestion du patrimoine du Saint-Siège, entre cent autres fonctions d'à peine moindre prestige...

Un complot… à ciel ouvert

S’agirait-il du fameux complot dont (presque) tout le monde parle ? Pas du tout. S’il y a complot, il est « à ciel ouvert » comme l’écrit Philippe de Villiers dans Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu (Albin Michel, 2015). Et ce qu’il a vu le 17 mars 2007, ce sont les maîtres du monde et leurs laquais, au cours d’un de leurs raouts annuels, au palais européen, à Bruxelles. Sutherland y prendra la parole en sa qualité de président de la section Europe de la Commission trilatérale. A propos de l’assistance, Villiers remarque :

« On retrouve presque les mêmes membres qu'au groupe de Bilderberg ou au forum de Davos. L'engagement de confidentialité signé par les membres et l'absence de la presse assurent à tout ce petit monde la liberté de parler sans précaution, de tisser des liens tous azimuts, d'échanger sur tous les sujets stratégiques (…) Toutes ces arènes confidentielles sont puissantes. Leurs membres appliquent la même feuille de route. Peu visibles mais pas vraiment secrètes. On ne peut pas dire qu'elles complotent, ou alors il conviendrait de parler d'un complot à ciel ouvert. Certes, tous ces cénacles toisent les peuples. Mais ils ne cherchent pas à se dissimuler, leurs identités, leurs agendas, leurs objectifs sont publics, en ligne, revendiqués et assumés. Et s'ils ne se cachent pas, c'est parce qu'ils ont déjà le pouvoir. Le pouvoir d'influence. »

Face à ce tentaculaire mastodonte, la petite Hongrie (moins de 10 millions d’habitants, moins de 100'000 km2), c’est le pot de fer contre le pot de terre. Il n’y a pas de hasard dans le fait qu’Orbàn doive faire face, outre aux partis politique d’opposition, à l’hostilité active d’ONG pro-U.E. et pro-migrants, soutenues et financées par l’Open Society Foundations, de Georges Soros, multimilliardaire d’origine hongroise, dont le jeu politique, dans les PECO, depuis le début des années 2000, est particulièrement trouble, de la Slovénie à la Géorgie, en passant par le Macédoine, la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, l'Ukraine…

Après avoir reconnu publiquement son « soutien » à la révolution orange, en Ukraine, Soros, ennemi à la fois de Donald Trump et de Vladimir Poutine, exprimait ses craintes dans une interview publiée par la Financial Times du 15 janvier, à propos de l’état de la planète : « L'idéologie dominante dans le monde est aujourd'hui le nationalisme. (…) C'est l'Union européenne qui est sur le point de s'effondrer. Et la Russie est un pouvoir en pleine renaissance, basé sur le nationalisme. »

Ce qui est pour le moins un constat d’échec partiel dans le cadre de ce qu’Orbàn définissait, le 13 mars comme une lutte civilisationnelle, dont « l’Europe et la Hongrie sont à l’épicentre ». Et cet échec partiel pourrait être conforté par une nouvelle victoire électorale, la troisième, du premier ministre magyar. Il est d’autant mieux placer pour la remporter que l’opposition, dans sa diversité, est affaiblie par l’absence d’un leader capable d’inquiéter Viktor Orbàn, à un moment où ceux qui sont attentifs aux grands enjeux planétaires ont les yeux fixés sur la Hongrie.


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80 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 7 avril 13:14

    Bonjour, Gil

    A noter que, cette question d’immigration mise à part, Orban et son parti nationaliste (Union civique hongroise) restent de farouches partisans du maintien de la Hongrie dans l’UE. Comme d’ailleurs les autres grands partis nationalistes européens, d’où le recul sur cette question du Front National français. 


    • zygzornifle zygzornifle 7 avril 17:08

      @Fergus


      restent de farouches partisans du maintien de la Hongrie dans l’UE

      Normal ils se gavent du pognon que l’UE leur verse , l’UE c’est la poule aux œufs d’or .....

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 19:02

      @Fergus
      Orban et son parti nationaliste

      Ce sont les euronouilles qui parlent sans cesse de « populisme » et de « nationalisme », pour déconsidérer le mécontentement qui monte. Ils ne veulent pas admettre que l’ UE est un désastre, et que cela provoque des oppositions un peu partout, et pas seulement en ce qui concerne l’immigration.


      Il ne s’agit pas de nationalisme, mais de patriotisme.
      Un pays a le droit d’avoir des frontières et de définir qui il accepte sur son sol.

      Là où je vous rejoins, c’est que Orban râle, mais reste dans l’ UE.


    • Fergus Fergus 7 avril 19:54

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      Hors de l’UE, le « patriotisme » d’aujourd’hui sera le « nationalisme » de demain, vecteur de toutes les dangereuses dérives que l’on a connues dans le passé.

      D’où la nécessité de rester dans l’Union en la réformant pour la rendre plus compatible avec les attentes des peuples.

      C’est possible, et cela se fera, faute de quoi l’on courra le risque d’aller vers de graves désillusions, potentiellement porteuses de chaos.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 7 avril 20:04

      @Fergus

      Bonsoir. Je n’ai pas l’impression que l’Allemagne ai la moindre envie de s’intéresser aux préoccupation des autres. Elle a ses suivistes épicétout.


    • doctorix doctorix 7 avril 20:51

      @Fergus
      ’on courra le risque d’aller vers de graves désillusions, potentiellement porteuses de chaos.

      Vous êtes aveugle, ou quoi ?
      Les désillusions sont là, et le chaos est là aussi.
      Désillusions et chaos sont les mamelles de l’UE.
      Ce qui est souhaitable, ce sont des accords bilatéraux, d’Etat à Etat qui se respectent, et non d’être broyés par le grand mixer européen et mondialiste en une soupe infâme.
      Arrêtez d’agiter le spectre des guerres du passé, qui ont toujours été le fait des banquiers et non des peuples. La libre circulation de l’info, celle que le gouvernement veut entraver avec sa lutte contre les fake-news qui vise en fait à favoriser la diffusion des siennes, est le gage que les peuples n’accepteront plus les guerres, ni les contraintes extérieures.
      Il y a au moins un pays qui ne s’est jamais engagé dans des alliances douteuses, ce qui lui a permis d’échapper à toutes les guerres depuis près de 500 ans, et c’est la Suisse.
      Curieusement, c’est aussi un pays qui ne confie pas sa législation à des politicards, mais au peuple lui-même, par des votations, c’est-à-dire des referendum, qui, chez eux, sont respectés.
      Nous devons désormais refuser de nous soumettre aux GOPE, ainsi qu’à toute décision supra-nationale.
      Il n’y a évidemment qu’Asselineau pour proposer cela. Enfin pour le proposer sérieusement.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 21:09

      @Fergus
      L’Europe n’est pas réformable, il faut l’unanimité. Vous vivez d’illusions.

      Dites- nous sur quels sujets les 27 pays sont d’accord ? Aucun.
      Ils sont en désaccord sur tout : sur les migrants, les travailleurs déplacés, l’Europe à 2 vitesses, les paradis fiscaux, sur l’OTAN, Schengen, l’euro et la BCE, sur l’ Ukraine, la Russie, les euro-bonds, la taxation des sociétés, sur plus de fédéralisme et sur les frontières...


      Il faut qu’ils soient d’accord à 100% pour changer une virgule dans les Traités. Alors, je vous repose la question : sur quels sujets sont -ils d’accord à 100% ? Exemple, les travailleurs déplacés. Macron est parti la fleur au fusil, pour changer la directive sur les travailleurs déplacés : échec !

      Les divisions sont tellement patentes qu’aucune réforme des Traités n’est plus envisagée par Bruxelles, tellement ils ont peur d’ouvrir la boîte de Pandore et d’aller dans le mur. « Les 27 veulent éviter l’ornière d’une réforme des Traités ».

    • Gil Hopkins 8 avril 00:09

      @Fergus

      « A noter que, cette question d’immigration mise à part, Orban et son parti nationaliste… »

      Comme le relève Fifi, Orbàn n’a rien d’un nationaliste. Il vit en bonne intelligence avec tous ses voisins, de la Croatie à l’Estonie, en passant par la Roumanie. Il joue un rôle moteur au sein du groupe de Visegràd (Hongrie, Pologne, république et Slovaquie), qui donne pas mal de soucis à Bruxelles, et auquel d’autres pays de la région, pourraient adhérer.

      « …restent de farouches partisans du maintien de la Hongrie dans l’UE. »

      Pour eux, la question ne se pose même. Et même pas pour une question de fonds structurels, dont il ne faut pas surestimer l’importance. Bénéficiaire nette à hauteur de 3.6 milliards d’euros, la Hongrie a des dépenses budgetées de l’ordre de 55-60 milliards d’euros. C’est donc loin d’être Byzance, et encore moins la poule aux œufs d’or.

      Le problème principal, c’est que 60 % des exportations de la Hongrie sortent à destination de pays de l’U.E., et que le développement économico-industriel place le pays dans une dépendance par rapport à l’Allemagne, dont celle-ci use et abuse, pour asseoir son hégémonie sur toute la région. J’aurai certainement l’occasion d’y revenir dans un autre article. C’est un aspect complètement méconnu, me semble-t-il, des réalités de l’ « Union »…

       


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 06:43

      @Gil Hopkins
      60 % des exportations de la Hongrie sortent à destination de pays de l’U.E.,

      Certes, mais ces marchés peuvent être remplacés par des marchés dans d’autres pays hors de l’ UE... Quant à l’ Allemagne, je crois que beaucoup de gens ont compris que les pays de l’Est constituaient (et pas seulement pour l’ Allemagne) le Tiers monde à domicile...

      Il suffit de regarder le tableau comparatif des salaires en Europe... , pas besoin de délocaliser en Éthiopie ou en Chine...


    • Gil Hopkins 8 avril 11:42

      @Fifi Brind_acier

      « Certes, mais ces marchés peuvent être remplacés par des marchés dans d’autres pays hors de l’ UE... »

      Cela suppose de s’imposer sur d’autres marchés, avec un volume d’exportations de 45-50 milliard d’euros par an, en offrant de meilleures conditions que ceux qui les détiennent déjà, adapter la production à leurs besoins spécifiques, après avoir négocier une coûteuse sortie de l’euro, des accords bilatéraux avec de nombreux pays, au long d’une période transitoire pendant laquelle des millions de Hongrois continuent à avoir impérativement besoin d’un salaire à la fin de chaque mois.

      Et le pays reste trop pauvre pour prendre certains risques.


    • Zolko Zolko 8 avril 12:43

      @Fergus : « farouches partisans du maintien de la Hongrie dans l’UE »
       
      oui, mais la question que vous éludez est celle-ci : de quelle EU parlez-vous ? Car la Hongrie a rejoint l’UE en 2004, donc avant le TCE et le traité de Lisbonne, et on peut argumenter assez facilement que la Hongrie (et les Hongrois) voulaient bien d’une union Européenne économique, mais pas politique.
       
      Et ce qu’on voit un peu partout en Europe c’est que beaucoup d’Européens – citoyens Européens, pas politiciens Européens – veulent la même chose. Ce que je vois autour de moi c’est que l’UE a dépassé ses objectifs, qu’une coopération économique est souhaité par beaucoup d’Européens, mais que le carcan d’une union politique est vue négativement.
       
      La pompom étant la crise Catalane, où les instances Européennes regardent avec indifférence des politiciens mis en prison pour leur opinion politique exprimée pacifiquement. Et c’est très clair que pour Orbán et les Hongrois de tels agissement rappellent les heures funestes de l’Union Soviétique, à laquelle ils se sont opposés farouchement. 


    • Cadoudal Cadoudal 8 avril 13:08

      @Fergus
      « farouches partisans du maintien de la Hongrie dans l’UE. »

      Pas du tout, ils sont juste partisans du maintien de la Hongrie dans l’Europe...

      Le parti du 9.3. et son mentor Mélenchon ont abandonné depuis bien longtemps le retour de la Seine Saint Denis en Europe...

      Sauf que 36% de ses électeurs n’ont rien contre un retour de la civilisation Européenne en France...

      http://www.fdesouche.com/982751-54-des-francais-reclament-le-depart-dun-grand-nombre-dimmigres-sondage-kantar-sofres-lobs

      Si la ligne Orban obtient la majorité au parlement Européen, tous les collabos français seront pour la sortie de l’UE et l’adhésion de la France à l’UA et à l’OCI...

      « référent laïcité » ?
      Fonctionnaire à 3500 euros/mois ?
      J’espère que vous êtes heureux de la réussite exemplaire de votre petit protégé...
      https://francais.rt.com/france/46764-accuse-pour-ses-preches-radicaux-imam-brest-recoit-diplome-universitaire


    • Dantès 7 avril 13:36

      Je me permettrait une petite objection par rapport au fait de classer la thèse de grand remplacement uniquement à l’extrême droite de l’échiquier politique. Il est d’ailleurs clairement établi dans des travaux clé dits de gauche que l’immigrant est la matière première la plus soumise et malléable face aux diktats du patronat. Adeptes uniquement des révolutions de palais ponctuelles, les populations orientales du temps immobile ne remettent pas en cause les dogmes centraux de “notre” société désormais à la botte de la finance. Contrairement aux indigènes européens instinctivement et anthropologiquement subversifs, qui ont la révolution dans le sang, il leur serait inconcevable d’imaginer une société qui serait autre qu’un grand bazar commercial.


      • Gil Hopkins 8 avril 00:12

        @Dantès

        « Il est d’ailleurs clairement établi dans des travaux clé dits de gauche que l’immigrant est la matière première la plus soumise et malléable face aux diktats du patronat. »

         C’est bien à quoi pense Sutherland lorsqu’il parle de miner l’homogénéité interne des pays européens. Et vous aurez noté à la lecture des quelques éléments de pedigree que j’ai rapportés, que c’est tout le contraire d’un plaisantin.

        Le pire, peut-être, c’est qu’il savait que le fait d’en parler ouvertement n’aurait aucune incidence sur le processus. Combien sont-ils ses continuateurs qui vont répètant que les migrants sont pour le PIBbénéfiques des pays d’accueil, à commencer par l’inénarrable Moscovici ?


      • Attila Attila 8 avril 14:19

        @Gil Hopkins
        A propos de « Grand Remplacement ».
        "il faut détruire l’unité interne des nations européennes (« to undermine national homogeneity of european nations ») afin de les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population, et générer ainsi plus de croissance économique. « 
        Dans sa thèse d’histoire, Georgette Mouton relate qu’en 1938, son père, prof d’allemand, recevait des étudiants allemands. Certains avaient apporté des tracts antinazi où il était écrit : »les juifs d’abord, les autres ensuite« .
        L’ensemble constitué de l’eugénisme, le mythe du surhomme et les lebensborn devait aboutir à remplacer petit à petit les peuples européens par des brutes blondes.
        Le »Grand Remplacement« est une invention des nazis.

        Références :
         »Jeunesse et genèse du nazisme« de Georgette Mouton. Thèse de doctorat d’histoire.
         »Les racines intellectuelles du troisième Reich" de Georges Mosse.

        .


      • Gil Hopkins 8 avril 15:42

        @Attila

        « Le »Grand Remplacement« est une invention des nazis. »

        C’est possible, bien que je ne connaisse pas d’écrits nazis allant explicitement dans ce sens. Mais j’ai quand mêne l’impression qu’il s’agissait plus de domination des races inférieures par la race aryenne que de remplacement stricto sensu.

        Je ne sais pas ce qu’Hitler écrivait à ce propos dans Mein Kampf - malgré plusieurs tentatives, je ’ai jamais réussi à dépasser les pages 20 ou 25 - mais je dois noter que le tome I est sorti en 1925, la même année que Praktischer Idealismus de Richard Coudenhone-Kalergi, dans lequel il préconise un métissage génélarisé afin de créer une nouvelle race européenne de type négroïdo-eurasien, " d’apparence semblable à celle de l’Égypte ancienne", afin de remplacer la multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités."

        C’est tout ce que je peux dire sur la paternité du grand remplacement.


      • Attila Attila 8 avril 18:17

        @Gil Hopkins
        " Mais j’ai quand mêne l’impression qu’il s’agissait plus de domination des races inférieures par la race aryenne que de remplacement stricto sensu. "
        Si, si, si, je l’ai lu et vous pouvez le lire aussi : les nazis avaient bien pour projet de remplacer la population européenne par les enfants issus des lebensborn. Ce projet a vu un début de réalisation. Je précise que les sources que je cite sont dignes de confiance. Georgette Mouton et George Mosse sont des historiens reconnus.

        .


      • Gil Hopkins 8 avril 19:09

        @Attila

        « Ce projet a vu un début de réalisation. »

        Je ne dis pas le contraire, mais simplement que j’avais une impression un peu différente. Et ce n’est jamais qu’un délire de plus de la part de doctrinaires qui n’en étaient pas avares. Avec les critères de sélection qu’ils appliquaient aux parents du Lebensborn, il aurait fallu des siècles pour repeupler l’Europe...

        Pour ne rien dire du paradoxe qui existait entre les critères en question et leur faible conformité avec les caractérisques des principaux hiérarques du régime, à commencer par Hitler, Himmler et Goering


      • Attila Attila 9 avril 00:19

        @Gil Hopkins
        « Et ce n’est jamais qu’un délire de plus » . Tout à fait, l’idéologie nazie n’est qu’un catalogue de délires. L’effrayant est qu’ils ont voulu les réaliser, ces délires. Rappelez vous qu’ils partaient pour mille ans.

        .


      • Dantès 7 avril 13:55

        La compréhension de l’évolution de ce qui se passe en Hongrie est aujourd’hui centrale afin de décortiquer ce qui est vraiment en jeu au sein des faux affrontements spectaculaires qui font la une des médias. L’union des travailleurs qui, en 1956 à Budapest proclamèrent à la fois leur refus du capitalisme libéral états-unien ainsi que du capitalisme d’état bolchévique soviétique furent écrasés par ces derniers avec l’aval ainsi que la coordination de la CIA. On a souvent affaire aux deux faces mensongères d’une seule et même pièce de monnaie. Les peuples sont entre le marteau et l’éclume ; il ne peuvent désormais que choisir l’outil de leur écrasement. La secte qui maîtrise les ressorts de la machine se cache derrière ses sous-traitants étatiques, qui effectuent pour elle la sale besogne.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 18:52

          @Dantès
          Ils peuvent aussi sortir de l’ Union européenne par l’article 50, et devenir un pays indépendant et souverain. « Sortir sereinement & juridiquement de cette prison des peuples »


          Ensuite, ils pourront signer des accords de coopération avec d’autres pays du monde, en particulier les pays des BRICS, ou d’autres... Aucun pays européen n’est condamné vivre éternellement dans une colonie de l’ Empire américain et dans un système supranational !

        • Gil Hopkins 8 avril 00:13

          @Dantès

          « La compréhension de l’évolution de ce qui se passe en Hongrie est aujourd’hui centrale afin de décortiquer ce qui est vraiment en jeu au sein des faux affrontements spectaculaires qui font la une des médias. »

          Les médias aux ordres rétorquent « complotisme ». Sutherland ? Connais pas. Et ceux qui auraient entendu parler de ses propos, les ont oubliés depuis longtemps, ils vont au rebours de la pensée unique.


        • Gil Hopkins 8 avril 00:15

          @Fifi Brind_acier

          « Ils peuvent aussi sortir de l’ Union européenne par l’article 50, et devenir un pays indépendant et souverain. »

          Non, ils ne peuvent pas. Les Hongrois, pour ne parler que d’eux, voient 60 % de leurs exportations partir pour des pays de l’U.E. D’ici à ce que les BRICS les remplacent, les deux tiers de la population aura émigré en Europe de l’Ouest


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 06:52

          @Gil Hopkins
          Tous les pays européens peuvent sortir légalement de l’ UE, puis signer des accords de coopération avec d’autres pays, et chercher des marchés ailleurs !

           Comment un pays qui a été constamment sous tutelle étrangère peut-il renoncer à son indépendance ? Voici le programme de l’ UPR et ce que peut faire un pays qui retrouve sa souveraineté.


          L’immigration est gérée par le Traité d’Amsterdam, les accords de Schengen et la directive sur les travailleurs déplacés.


          Il faut savoir ce qu’on veut. S’ils décident de rester dans l’ UE, alors, ils doivent accepter d’appliquer les Traités européens qu’ils ont signés, et cesser de couiner.


        • #Shawford #Shawford42 8 avril 06:54

          @Fifi Brind_acier

          Pronto ?


        • zygzornifle zygzornifle 7 avril 14:03

          21 nuances de hon gris .....


          • Jean Roque Jean Roque 7 avril 15:06

             
            Avec une formation marxiste de pays de l’Est, on connaît très bien gocho-le-collabo négrier à Soros, le traître bien-pensant, chalot de la pensée dominante...
             
            « Le cosmopolite représente le dernier degré de l’inhumanité capitaliste  […] Pour le cosmopolite, l’homme est un personnage schématique, “citoyen du monde” sans famille et sans peuple, sans traditions ni particularités nationales. Pour le marxiste, au contraire, l’homme est le produit d’un développement social déterminé, d’un certain nombre de conditions précises qui lui confèrent une formation psychique définie, un caractère national. » 
             
            Georges Cogniot (PCF, d’avant Prostituée Collabo et autres petits facteurs chez Drucker)


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 18:56

              @Jean Roque
              Vous êtes pour ou contre le Frexit ? Je n’ai pas bien compris ...


            • Gil Hopkins 8 avril 00:17

              @Jean Roque

              « Georges Cogniot (PCF, d’avant Prostituée… »

              Utile rappel, et on se souviendra qu’à la même époque, le parti était tellement rigide sur la question des mœurs, qu’on n’y parlait jamais de Maurice Thorez vivant avec sa maîtresse de 1930 à 1947, alors qu’il n’était pas divorcé de sa première femme. Du coup, on peut se demander ce que le Fils du peuple penserait du mariage pour tous,


            • Cadoudal Cadoudal 8 avril 13:12

              @Fifi Brind_acier
              « Vous êtes pour ou contre le Frexit ? Je n’ai pas bien compris ... »

              Et toi Fifi, tu es pour ou contre une France Européenne ?

              Te fatigues pas à me répondre, je vous connais par cœur...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 21:08

              @Cadoudal
              C’est quoi une France européenne ?? Je suis pour une France indépendante & souveraine. Et pour des accords de coopération avec des pays du monde entier.


              Quant à l’immigration, l’ UPR a toujours été très claire sur la question : référendum pour que les Français disent ce qu’ils souhaitent.
              Et vous cesserez de nous casser les pieds et de diviser les Français.

            • Cadoudal Cadoudal 8 avril 21:36

              @Fifi Brind_acier
              D’une clarté évidente...

              Récemment j’ai réussi à faire avouer à un de vos collègues qu’il n’y avait pas de bombardements de l’OTAN sur le Sénégal...

              L’accueil des mineurs réfugiés Sénégalais de 35 ans fuyant un pays stable avec 7% de croissance sera t’elle officiellement remise en cause par l’UPR ?

              Faites moi parvenir le communiqué de votre gourou dès que possible....


            • pipiou 7 avril 18:06

              Si le niveau de vie des Hongrois s’améliore de façon significative c’est grâce à cette méchante mondialisation, qu’ils sont loin de rejeter.

              Ils sont comme tout le monde quand il s’enrichissent ils ferment la porte côté pauvres pour garder leurs petit pactole.
              Mais ils garderont ouverte la porte côté entrée de devises. L’argent n’a pas d’odeur, de papiers ni de religion.

              Nationalisme fait d’égoïsmes qui souhaitent se parer de vertus.

              Alors ces analyses bidons qui nous parlent de Soros toutes les 2 lignes, non merci.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 18:55

                @pipiou
                C’est ballot, mais c’est Soros qui veut des migrants partout, et qui monte des cabales contre les gouvernements qui n’en veulent pas ...
                « Il se passe de drôles de choses dans les pays européens qui résistent à Soros ... »


              • pipiou 7 avril 20:05

                @Fifi Brind_acier
                Ben voilà, encore une atteinte du syndrome du méchant Soros ... c’est pas joli les migrants partout hein Mme Fifi, ils vont piétiner vos plates-bandes.

                En tout cas votre cabale contre l’intelligence se porte bien.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 avril 21:16

                @pipiou
                Quelle grooosse malheur quand même pour vous !

                « L’Europe divisée ne peut plus décider » , ce n’est pas de l’ UPR, mais de Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement. (BEI).

                Avec le Brexit, la désintégration de l’ Europe est en route !
                Mes condoléances.


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 7 avril 21:34

                @pipiou
                .
                ’’Ben voilà, encore une atteinte du syndrome du méchant Soros ...’’
                .
                Vous confondez le terme syndrome avec la réalité !!!
                Un syndrome est complexe, c’est un ensemble de plusieurs symptômes, voire de maladies.
                Un syndrome est un ensemble de symptômes. La procédure diagnostique consiste en médecine à regrouper les symptômes en syndromes puis à déterminer la maladie en cause !!!
                .
                Et voici la réalité, celle que les néoconservateurs n’aiment pas attendre !
                .
                En 2016 selon le New York Times et le Journal La Tribune, le sulfureux milliardaire George Soros s’apprêtait à investir jusqu’à 500 millions de dollars dans des entreprises créées par des immigrés clandestins (par ailleurs régulièrement appelés « migrants »).
                https://www.latribune.fr/economie/international/le-milliardaire-george-soros-investit-500-millions-de-dollars-en-faveur-des-migrants-600534.html
                .
                Frontex soupçonne les ONG d’être des acteurs du trafic de migrants clandestins vers l’Italie en Méditerranée… et Soros les finance
                http://reinformation.tv/frontex-ong-migrants-soros-italie-lenoir-68017-2/
                .
                Sur l’immigration de masse qui submerge le continent européen en provenance de l’Afrique et du Moyen-Orient, les grands médias français taisent la complicité des ONG liées aux puissances financières visant à l’homogénéisation de peuples déracinés. En témoigne leur silence sur la colère des autorités italiennes au sujet des organisations non-gouvernementales qui participent délibérément au transport d’êtres humains depuis les côtes d’Afrique vers l’Europe, à la suite de la publication d’un rapport de l’agence Frontex. L’agence de surveillance des frontières extérieures de l’UE établit que les équipages de bateaux d’ONG, cofinancées par le milliardaire George Soros, se comportent en véritables complices des trafiquants d’êtres humains : en prenant le relais durant la traversée maritime, ils permettent aux passeurs professionnels de diminuer leurs coûts de transport. Frontex relève que les passeurs contournent ses propres bâtiments et de ceux de la Marine italienne, se rapprochant des navires de ces ONG qui vont leur assurer le passage vers l’Italie.
                .
                Derrière les ONG et le flux de migrants vers l’Italie, l’argent de Soros et des financeurs de Clinton.
                .
                Ces ONG financées par un milliardaire américain qui chuchotent à l’oreille de l’Union européenne pour encourager les migrants à s’y installer
                http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-ong-financees-milliardaire-americain-qui-chuchotent-oreille-union-europeenne-pour-encourager-migrants-installer-bernard-2694796.html
                .
                Puis qui est à l’origine de tsunami des migrant du continent nord africain ?
                .
                Le plan Oded Yinon (analyste du ministère israélien des Affaires étrangères) préconisait, en 1982, le démantèlement pur et simple des États arabes !
                http://www.politique-actu.com/debat/moyen-orient-plan-americano-israelien/514643/
                .
                Et ce projet, qui à été mise en pratique depuis, est confirmé par le général américain Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des États-Unis.
                https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U
                .


              • doctorix doctorix 8 avril 00:15

                @eau-du-robinet
                Dans la première vidéo de ce lien :

                on voit comment les bateaux des ONG ramassent les migrants à quelques centaines de mètres des côtes libyennes et les emmènent en Sicile, en un trafic ininterrompu.
                Surtout, ne pas croire qu’on ramasse des bateaux en perdition au hasard en Méditerranée !!!
                Ca rappelle le trafic des bateaux négriers des siècles passés, et c’est en fait la même chose : du trafic d’esclaves, des esclaves pour les entreprises européennes.
                Soros étant bien sûr le négrier en chef.

              • doctorix doctorix 8 avril 00:25

                Ce que je veux dire, c’est que les migrants ne sont pas un dégât collatéral de guerres stupides comme on l’a cru, mais que les guerres ont été faites pour recruter des migrants, ou qu’en tous cas ces migrants font partie intégrante du projet guerrier.


              • pipiou 8 avril 09:57

                @Fifi Brind_acier

                Oui depuis 5 ans l’Euro s’est effondré ... d’après l’UPR.

                Condoléances à vos prévisions smiley)

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Gil Hopkins


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