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Horst Seehofer ministre illusoire de la Patrie allemande

Horst Seehofer ajoute la Patrie (et la Construction) à l'intitulé du ministère fédéral allemand de l'Intérieur.
 
Parenthèse partidocratique, depuis les élections parlementaires du 24 septembre 2017, l'alliance relativement victorieuse (à 33%) du parti chrétien-démocrate d'Allemagne CDU et du parti chrétien social de Bavière CSU a d'abord tenté en vain une coalition avec les Verts et le parti libéral-démocrate FDP, le parti social-démocrate SPD en perte de vitesse (à 20%) étant passé temporairement à l'opposition. Après l'avortement de cette première tentative de coalition, le CDU et le SCU ont de nouveau proposé une coalition au SPD, la chancellière CDU sortante Angela Merkel a été appelée à former un nouveau gouvernement, et son cabinet a été approuvé par le parlement fédéral le 14 mars dernier, ce qui a mis fin à plusieurs mois d'incertitude ou crise exécutive.
 
Le Bavarois Horst Seehofer, ancien ministre-président de Bavière, revient donc au niveau fédéral et s'y trouve d'ailleurs doyen du gouvernement. Les négociations ont dû être serrées, et ont impliqué entre autres l'adoption d'un plafond du nombre annuel de résidences permanentes accordées officiellement au titre du refuge politique, dont on a montré dans la Huitième Plaie qu'il est très largement et abusivement accordé par les gouvernements européens, en contravention systématique massive des définitions légales, nationales et internationales de ce statut. Ledit plafond (vague, "180000 à 220000") sera évidemment dépassé mais cela induira une crise politique au sein même du gouvernement fédéral.
 
La crise couve déjà, puisque dès le surlendemain de sa nomination, M. Seehofer a déclaré dans une entrevue au journal Bild le 16 mars que, contrairement aux traditions et au calendrier chrétiens, "l'Islam ne fait pas partie de l'Allemagne" (négation d'une fameuse déclaration du président Chritian Wulff en 2010 au même Bild), tout en reconnaissant quelques phrases plus loin que "les Musulmans qui vivent ici ont évidemment leur place en Allemagne" et en précisant alors que "ils doivent vivre avec nous, pas séparés". Le ministre a été immédiatement contredit quelques heures plus tard par la chancelière qui a rectifié en conférence de presse que "les Musulmans font partie de l'Allemagne et leur religion l'Islam aussi". Deux jours plus tard, M. Seehofer a aussi critiqué la politique uniopéenne d'imposition de migrants illégaux aux pays membres.
 
La Bavière, pays catholique et géographiquement situé en première ligne de l'invasion asiatique mahométane appelée de Berlin par la chancelière Merkel et le président Hollande le 24 août 2015, en a souffert bien plus que les autres Etats allemands. Au début septembre 2015 tous ses services publics et toutes ses organisations charitables étaient mobilisées pour tenter de prendre en charge jusqu'à 15000 nouveaux intrus illégaux de plus chaque jour. La vie sociale, éducative, économique et industrielle s'était arrêtée non seulement du fait de la réquisition de tous les moyens disponibles pour l'hébergement et l'alimentation collectives, et donc entre autres du report de la rentrée, mais aussi à cause de la vague de violence mahométane (viols notamment) sans précédent qui s'était abattue sur la population de Munich et des environs, laquelle avait fini par se calfeutrer à domicile, sauf les hommes dont l'employeur n'avait pas fermé et dont la sortie était indispensable à la survie de la famille.
 
Comme Stratediplo l'a révélé dans son étude "la Huitième Plaie, migrants 2015 l'avant-garde" sortie quatre mois plus tard le 20 janvier 2016, et comme Robin Alexander l'a confirmé dans son best-seller "Die Getriebenen : Merkel und die Flüchtlingspolitik" sorti un an et demi plus tard le 13 mars 2017, la Bavière a alors été poussée aux extrêmes, puis soumise par la ruse et la menace, même si Alexander n'y a vu que de l'incompétence décisionnelle.
 
Le 11 septembre 2015, dépassée, débordée, sans réponse du gouvernement fédéral intensément sollicité, Munich à bout de forces a appelé directement à l'aide les quinze autres Etats fédérés allemands. Après consultations internes entre les diverses autorités politiques bavaroises (Etat de Bavière, ville de Munich...) et externes avec les autorités autrichiennes, le gouvernement bavarois a été amené à décider la restauration et la fermeture de la frontière austro-bavaroise, quitte à devoir pour cela, en cas de refus fédéral, restaurer la souveraineté de la Bavière. De très minoritaire à la mi-août 2015, l'idée de la sécession était par nécessité devenue en deux semaines très largement majoritaire parmi la population bavaroise.
 
Ce vendredi 11 septembre 2015 à une heure que le grand public ignore, le président Horst Seehofer a certainement donné au gouvernement fédéral allemand un ultimatum de vingt-quatre heures pour fermer la frontière, faute de quoi la Bavière reprendrait son indépendance afin de fermer sa frontière elle-même. Le lendemain 12 septembre, le gouvernement fédéral, jusque-là aux abonnés absents, a sauté de consultations d'urgence en réunions de crise, et en fin d'après-midi, une conférence téléphonique de la dernière chance a réuni la chancelière fédérale Angela Merkel, le président bavarois Horst Seehofer, le ministre fédéral des Affaires Etrangères Frank-Walter Steinmeier, le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière, le chef de cabinet Peter Altmaier, et le vice-chancelier et ministre de l'Economie Sigmar Gabriel. Pour éviter la sécession immédiate de la Bavière, le gouvernement fédéral a promis de rétablir le contrôle de la frontière austro-allemande le lendemain 13 septembre à 18h00.
 
Pendant la nuit du 12 septembre on a mobilisé, convoqué et acheminé des milliers de policiers de toute l'Allemagne, convoyés par autobus, trains spéciaux et même hélicoptères militaires. Mais ce que Stratediplo, commentant le livre de Robin Alexander, expliquait dans son article du 3 avril 2017 sur la "soumission de la Bavière le 13 septembre 2015" (www.stratediplo.blogspot.com/2017/04/soumission-de-la-baviere-le-13.html), c'est que le gouvernement n'a pas envoyé d'effectifs de police urbaine formés et aguerris au contrôle pacifique d'identité, qui auraient pu, comme le prévoient les textes organiques allemands, être détachés en renforcement de la police bavaroise comme le gouvernement bavarois l'avait demandé, ou être positionnés sur la frontière en substitution ou en attente d'une police des frontières qui n'existe évidemment plus, en Allemagne, qu'à titre symbolique dans les aéroports. Au contraire on a rassemblé et envoyé en urgence des effectifs de police anti-émeutes, venant de tous les Etats fédérés mais sous commandement du ministère fédéral de l'Intérieur (pas encore de la Patrie), et on les a déployés non pas sur la frontière mais dans l'intérieur de la Bavière, à Munich notamment. Angela Merkel a fait modifier (neutraliser) le premier ordre d'opérations rédigé par le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière qui avait compris au premier degré les promesses de la chancelière fédérale au président bavarois : elle interdit formellement l'usage de la force envers les intrus, le refoulement, et même le contrôle autoritaire d'identité en cas de refus des "intéressés". Ses instructions téléphoniques envers le ministre, dimanche 13 au matin, étaient de maintenir coûte que coûte la frontière ouverte en ne refoulant personne. La prise de contrôle de la frontière par l'échelon fédéral n'avait donc pas pour objectif de la fermer, mais d'empêcher la Bavière d'en prendre le contrôle pour la fermer, et le déploiement dans la profondeur avait certainement pour objectif d'interdire une tentative de réaction des autorités ou de la population de la Bavière.
 
Dans la même nuit du 12 septembre l'armée fédérale allemande a été mise en alerte, et la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, pourtant non associée aux réunions de crise de la veille portant sur la réponse à l'intrusion massive, a assuré la chancelière (d'abord en privé puis publiquement) qu'elle pouvait à tout moment ordonner l'intervention immédiate en Bavière d'un premier échelon de 4000 hommes, soit une brigade d'infanterie. Compte tenu des instructions données au ministre de l'Intérieur quant au traitement des intrus asiatiques mahométans, il est évident que ce n'est pas pour eux que l'on a mis en alerte toute l'armée fédérale allemande, et aligné, armée au pied des avions, une brigade pour décollage à tout moment sans préavis. Pour mémoire, la Bavière n'ayant plus d'armée depuis un siècle et demi, l'avertissement était sérieux.
 
Pour l'anecdote, avant d'annoncer officiellement la suspension temporaire unilatérale de l'accord de Schengen abolissant les contrôles aux frontières internes, Mme Merkel téléphona à M. Hollande pour lui répéter qu'elle ne regrettait pas d'avoir forcé la Hongrie à abandonner une semaine plus tôt les contrôles externes renforcés par le même accord de Schengen, mais peut-être aussi pour lui expliquer les raisons véritables de la volte-face apparente qu'elle s'apprêtait à annoncer.
 
La vérité, c'est que le 12 au soir on a menti à la Bavière pour éviter sa sécession, dans la nuit on a activé un dispositif de répression policière et militaire extraordinaire, et le 13 on lui a signifié très clairement que la frontière serait maintenue ouverte (par la force si nécessaire) et que toute tentative d'en prendre le contrôle serait réprimé par la force. La Bavière a été soumise par la ruse puis la menace.
 
La politique de submersion et de viol massif étant de plus en plus insupportable par les populations allemandes qui y sont soumises, la même stratégie de mensonge prétendument compatissant est mise en oeuvre aujourd'hui, très certainement dans la même intention de gagner le temps de développer ou mettre en place les outils de répression par la force.
 
Il serait surprenant que M. Horst Seehofer reste longtemps au gouvernement fédéral allemand.

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3 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel 24 mars 17:11

    " Il serait surprenant que M. Horst Seehofer reste longtemps au gouvernement fédéral allemand."

    Ca ne va pourtant pas être une formalité de le virer... Ulcérer les électeurs de la CSU et renforcer l’AfD, ne fait pas partie de la stratégie de la Grossko.


    • Jean Roque Jean Roque 24 mars 18:43

       
      « S’il faut un boucher, je serai celui là » Noske
       
      C’est ce gocho-le-collabo de Weimar qui fit massacrer les spartakistes de Rosa Luxembourg, comme c’est la saloperaie anarchiste de la CNT qui massacra les barricadiers de Barcelone, comme c’est le gouvernement gogocho collbo espagnol qui envoya le général Franco contre les comités ouvriers des Asturies, sans parler des marins de Kronstadt
       
      Gochiste l’éternel prostituée du Capital
       
       
      « La Baudruche et petit facteur sont mes plus bandantes houris négrières » Soros


      • zygzornifle zygzornifle 24 mars 19:23

        Totalement interchangeable avec les nôtres .....

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