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Irlande : la dernière des guerres européennes

Irlande

   Lorsqu’en juin 1999 se terminait la guerre du Kosovo tout le monde était unanime au sein des institutions européennes, il s’agissait là de la toute dernière guerre sur le sol européen. C’était sûr, acquis, irréversible. Nous pouvions souffler - nous congratuler même ! - après deux guerres mondiales, des dizaines de guerres entre nations, des centaines de conflits entre peuples, provinces, et régions, après la chute des plus grands empires et des plus glorieuses monarchies, la paix était enfin là, en Europe. Les Balkans en seraient la preuve ultime... 

  Partout l’enthousiasme était de mise. En Allemagne la réunification avait eu lieu, en Europe de l’Est on avançait à grands pas vers l’intégration européenne, en Irlande un vent nouveau soufflait après la signature de l’accord du Vendredi Saint (1998) mettant fin aux troubles qui marquèrent pendant plusieurs décennies le profond contentieux établi entre la République d’Irlande et sa voisine l’Irlande du Nord, rattachée au Royaume Uni. 

  Il faudrait encore du temps pour que les communautés catholiques et protestantes arrivent à vivre ensemble dans l’harmonie, mais la frontière elle était bel et bien tombée. Finis les check points, finis la peur des violences... L’espoir de la réunification au long terme de l’Irlande était réel. 

  Et puis il y a eu le vote du Brexit par le peuple Britannique, qui occupe une partie - pas la totalité ! - de l’Irlande du Nord. Mais qui l’administre entièrement... Alors avec des négociations qui piétinent entre le gouvernement de Theresa May et l’Union Européenne se pose la très sérieuse question du rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. La peur de revenir deux décennies en arrière est bien là et des deux côtés de la frontière on s’inquiète. Cette inquiétude est d’autant plus vraie que la majorité des irlandais du Nord ont voté contre le Brexit ! Mais que faire quand la Première Ministre de Grande Bretagne préfère le pouvoir - et son alliance bancale avec le parti ultra conservateur Nord irlandais DUP - plutôt que la paix ? Oublie-t-elle qu’au départ de ces violences il y avait déjà la volonté britannique de faire de l’Irlande une colonie (ce à quoi elle est parvenue depuis 1155 et le don du Pape de la suzeraineté sur l’île d’Irlande au Roi d’Angleterre Henri II) ? Oublie-t-elle qu’à vouloir trop de pouvoir on récolte la résistance ? Car le peuple irlandais a su démontrer à l’impérialisme britannique qu’il savait ne pas se laisser faire ! Et avec le plus fondé des droits par ailleurs ! 

  Mais puisque l’on entend depuis deux ans partout en Grande Bretagne qu’il faut rebattre les cartes vis-à-vis de l’Europe, qu’il faut repartir de zéro, et bien repartons de zéro et parlons sérieusement de la réunification de l’Irlande ! 

  Le destin européen de l’Irlande ne fait aucun doute, ses valeurs et sa culture sont célébrées dans toute l’Union Européenne et dans le Monde. Mais au delà de son caractère européen, la résistance et le stakhanovisme de son peuple en fait une nation de tout premier plan. 

  Depuis plus d’un siècle déjà (Pâques Sanglantes en 1916, puis retrait des Britanniques de la partie sud de l’île en 1921) les irlandais tentent d’obtenir un droit simple : être souverains sur leur territoire ! Quoi de plus simple me direz-vous ? Mais c’est sans compter sur l’obstination des britanniques qui en colonisant massivement le Nord de l’île (principalement par des agriculteurs écossais) depuis des siècles ont permis à un problème de perdurer dans le temps. Aujourd’hui une partie du Nord de l’Irlande est peuplée de protestants majoritairement issus de vagues d’immigrations provenant de Grande Bretagne, cette population se sent Britannique, mais aussi paradoxalement majoritairement attachée à l’idée de rester dans l’Union Européenne... 

  C’est dans ce contexte que le 19 janvier dernier une voiture piégée a explosé à Derry (étant moi même en faveur de la réunification de l’Irlande je préfère le nom de Derry au nom de London Derry promu par les unionistes) et revendiqué par l’IRA (Irish Republican Army). Peut-on y voir le retour de la violence en Irlande du Nord face à l’impasse du Brexit et le possible retour d’une frontière dure entre les deux Irlande ou s’agit-il là d’un simple avertissement ? La question doit être posée et analysée très sérieusement quinze ans après le dépôt officiel des armes par l’IRA (2004). 

  Car en tout état de cause personne ne veut de cette frontière, et le mouvement BCAB (Border Communities Against Brexit) l’a encore démontré le 26 janvier dernier en manifestant près de la frontière (Newry) tout en simulant le retour à une frontière où se trouveraient des murs et des soldats. 

  Quid alors de l’accord du Vendredi Saint si ce Brexit sans accord se réalisait ? Puisque Theresa May a été capable des alliances les plus douteuses pour garder le pouvoir, nul doute qu’elle fera tout son possible pour garder la main mise sur l’Irlande du Nord. Quid de la réunification donc ? Et si celle-ci venait plus rapidement qu’on le pense ? Car on parle toujours de cette frontière comme étant un problème entre une frontière extérieure de l’Union Européenne et le Royaume Uni. On nous rabâche sans cesse les problèmes liés aux douanes et au commerce... Mais les européens en tant que peuple - et moi le premier ! - au même titre que les irlandais, ont le droit d’être scandalisés ! Certes il existe une forte population Britannique en Irlande du Nord, mais c’est bien en tant que communauté que celle-ci devrait être comprise et non en tant que colonie souveraine !

  L’Union Européenne n’est-elle pas assez grande et diplomatiquement puissante pour parvenir à un nouvel accord qui permettrait la protection de ces communautés (qui sont maintenant implantées depuis trop longtemps pour qu’il soit raisonnable de leur demander de plier bagage) ? Ne serait-il pas envisageable de penser à un système qui permettrait à la République d’Irlande de prendre l’intégralité de la souveraineté sur l’île tandis que la population britannique puisse garder sa nationalité tout en préservant ses traditions ? N’est ce pas maintenant le bon moment pour penser à ça ? 

  Il serait dommage que la Grande Bretagne s’enferme sur cette question là où il serait raisonnable de penser que « Il faut de l’humilité pour apprendre » comme l’écrivait James Joyce dans Ulysses. Or la Grande Bretagne a eu tout le temps nécessaire pour apprendre de la décolonisation... Il serait par ailleurs encore plus dommage de retrouver de la violence là où elle avait disparu. 

  Mais que dire aujourd’hui aux combattants de l’IRA d’hier qui verraient de nouveau une frontière au milieu de leur beau pays ? Vous avez été trahi ! Les accords n’ont qu’un temps, et ce temps est passé ! L’impérialisme britannique lui perdure... Non, cela ne se peut ! Il faut lutter, résister, agir, parlementer... 

  Pourtant il n’y a en définitive qu’une seule solution à ce problème : reconnaître que le problème est britannique et non irlandais ! Les britanniques ont choisi de quitter l’Union Européenne, bien ! Qu’ils quittent l’île d’Irlande aussi ! Car tout autant que Victor Hugo qui disait en parlant des penseurs des Lumières que « Paris c’est la France, et la France c’est le Monde ! », il nous faut aujourd’hui affirmer que : L’Irlande c’est l’Europe, et l’Europe c’est le Monde ! » 

  Sans quoi la probabilité que l’Irlande redevienne le théâtre de violences serait bien réel, et il serait possible de voir ce conflit comme étant - cette fois-ci vraiment - la dernière des guerres européennes.


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21 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 2 février 09:42

    Bonjour, Naïk

    Sujet épineux sur lequel, même en Irlande du Nord, les avis sont très partagés. 

    La meilleure solution est celle qui a été proposée par l’UE, à savoir le maintien de l’Irlande du Nord dans le marché unique après la mise en oeuvre effective du Brexit. Mais cela reviendrait à établir une frontière maritime entre l’Ulster et la Grande Bretagne. 

    Cette solution reviendrait de facto à instaurer un rapprochement fonctionnel avec la République d’Irlande, prélude d’une réunification, ce dont les Unionistes nord-irlandais en veulent pas.

    Ce serait pourtant la voix de la sagesse, et cela irait sans aucun doute dans le sens de l’histoire.

    Très jolie photo de Malin Head !


    • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 2 février 16:36

      @Fergus, c’est effectivement un sujet hautement sensible mais qui devra un jour ou l’autre se traduire par une réunification inéluctable, et à vrai dire souhaitable...


    • roman_garev 2 février 09:43

      La dernière des guerres européennes ?? Mais voyons...

      Si par « l’Europe » l’auteur sous-entend l’Europe de l’Ouest, c’est-à-dire une péninsule occidentale de l’Europe, ceci pourrait paraître vrai.


      • Fergus Fergus 2 février 12:08

        Bonjour, roman_garev

        Eh oui, pas de guerre dans les pays appartenant à l’Union Européenne.


      • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 2 février 16:45

        @roman_garev , c’est effectivement ce à quoi je pensais. De fait l’Europe dans le sens Union Européenne plus potentiellement les prochains adhérents (Balkans principalement) s’arrête là où le “monde Russe” commence (Biélorussie, Ukraine, Moldavie)... Je tiens à préciser que le terme “guerre” est ici utilisé pour rappeler que les différentes factions de l’IRA prennent un rôle d’armée secrète de résistance. La guerre dans le sens d’une action violente entre une nation et une autre ne se déclarera à mon avis jamais entre la République d’Irlande et la Grande Bretagne, et c’est tant mieux !


      • Ouallonsnous ? 3 février 23:25

        @roman_garev

        Et la guerre d’Ukraine, c’est pour rire ?


      • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 4 février 07:06

        @Ouallonsnous ? , la guerre d’Ukraine c’est très sérieux mais il y a une double lecture géopolitique sur ce pays qui le situe dans une zone grise. D’une part une écrasante majorité de russes considèrent l’Ukraine comme faisant partie du « monde Russe ». Je me rends très souvent en Russie et je l’ai encore constaté dernièrement (le fait qu’il y ai beaucoup d’ukrainiens vivant en Russie accentue également cette impression). Et d’une autre part il y a peu d’européens (au sens de l’Union Européenne) qui voient l’Ukraine comme pouvant un jour rejoindre l’U.E. C’est d’ailleurs en partie le mensonge d’une rapide adhésion qui a - aussi - permis le soulèvement de 2014/2015... L’Ukraine est donc bien en zone conflictuelle, mais il est difficile d’affirmer que cette zone fait partie du « monde européen »...


      • Ouallonsnous ? 4 février 10:28

        @Naïk Paris-Brochec

        Pourquoi ?

        Pour moi, et c’est ce que la géographie qui m’a été enseigné me dit, l’Europe en tant qu’extrémité ouest de l’Eurasie va jusqu’aux monts Oural !

        L’Ukraine et la Russie occidentale en font bien partie !


      • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 4 février 18:51

        @Ouallonsnous ?

        C’est là qu’il peut être intéressant de connaître le point de vue des gens d’une autre partie du Monde. Pour vous, (moi aussi) et pour les gens des pays d’Europe Occidentale, il nous a effectivement été enseigné à l’école que l’Europe va jusqu’aux Monts de l’Oural. Mais en Russie et dans les pays d’Asie Mineure on enseigne à l’école que c’est la rive du Dniestr (frontière de la Transnistrie) qui représente la fin de l’Europe. Or si on prend ces deux points géographiques - le Dniestr et les Monts de l’Oural - on voit que l’Ukraine se trouve au milieu... La fameuse zone grise... Il n’y a pas de vérité géographique sur l’étendue de l’Europe, de fait il y a une continuité territoriale depuis Cabo da Roca au Portugal jusqu’à Vladivostok en Russie. Les limites géographiques sont des concepts humains, et que l’on vive d’un côté du globe ou de l’autre peut faire changer un point de vue qui nous semble indéniable ici...


      • Raymond75 2 février 10:29

        Les Irlandais du nord, tout comme les braves gens des Balkans, entretiennent la haine de l’autre de génération en génération, et c’est vraiment une honte.

        Malgré les accords du ’vendredi saint’, référence religieuse inutile, tous les soirs des rues de Belfast sont fermées pour isoler les quartiers catholiques des quartiers protestants. Et il existe des murs qui séparent les ’communautés’ (c’est comme cela que l’on qualifie ces barbares) en permanence.

        Entretuez vous, Dieu reconnaitra les siens.


        • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 2 février 16:50

          @Raymond75 , il est vrai que les deux communautés gardent beaucoup d’animosité et c’est fort dommage... Néanmoins il ne faut pas négliger les efforts qui ont été fait depuis vingt ans et qui ont très fortement fait baisser la tension. Par ailleurs aux dernières élections générales en Irlande du Nord le Sinn Fein (républicain) a obtenu 27 sièges, ce qui le place juste derrière le DUP (unioniste) qui a pour sa part obtenu 28 sièges. Les lignes bougent...


        • Clocel Clocel 2 février 11:51

          Dernière guerre ?

          Déconnez pas, c’est le dernier outil efficace pour réguler les populations et détruire de la valeur !

          50 millions de morts nous ont donné 50 ans de prospérité !

          C’est cynique mais factuel.


          • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 2 février 16:52

            @Clocel , c’est effectivement factuel mais on s’en passerait bien. Espérons que la prospérité puisse se trouver sans violence en Irlande dans les années à venir !


          • Clocel Clocel 2 février 19:17

            @Naïk Paris-Brochec

            La prospérité, je ne sais pas, mais j’en sais qui ont trouvé la paix du côté de Cork.

            https://www.youtube.com/user/WayOutWestx2/videos


          • Lestrade Lestrade 2 février 12:17

            Voyons ce qu’il adviendra du Royaume-Uni après le 31 mars. La question irlandaise n’est pas la seule pierre d’achoppement.C’est tout le royaume qui est ébranlé par sa sortie de l’U.E.

            Quoi qu’il en soit, vous semblez apporter la preuve de ce que l’Union européenne est bel et bien le garant de la paix sur le continent.


            • Alcyon 2 février 16:17

              @Lestrade c’est globalement le cas. Plus besoin d’aller envahir (ce qui coûte cher) ses voisins pour aller exploiter des ressources, il suffit de les acheter (libre circulation des biens), voire même d’y implanter une entreprise pour l’exploiter (libre circulation des capitaux). 

              Le terrain de guerre a juste été déplacé sur le plan économique. Ce que je trouve nettement plus acceptable.


            • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 2 février 16:56

              @Lestrade , effectivement le sujet est vaste pour la Grande Bretagne à l’aune du Brexit ! Espérons que l’Union Européenne saura mettre en avant ses valeurs et le droit des irlandais à redevenir souverains sur la totalité de son île. En parler en Europe c’est déjà une forme de soutien au peuple irlandais !


            • Raymond75 3 février 12:16
              • @Lestrade
              C’est vrai, vous avez raison, et les ’peuples’ qui souhaitent leur indépendance (Catalans, Écossais par exemple) ne conçoivent leur indépendance que dans le cadre de l’Union Européenne.

              Quel dommage que cet union se soit prosternée devant la finance internationale, et ait détruit tous ces idéaux ...


            • Montdragon Montdragon 2 février 20:36

              On a a affaire à tout ce qu’il y a de pur, de fanatique, en terme de WASP en Ulster..des colons fous écossais.

              Il suffit de constater qu’ils sont , avec les juifs new-yorkais, le vieux ciment néolibéral patriote américain.

              Des fous.


              • hugo BOTOPO 7 février 17:01

                L’Irlande du Nord c’est l’une des dernières colonies de l’Angleterre intégrée suite à une bataille (en Irlande du nord ) pour le trône entre Jacques l’ écossais catholique et son gendre Guillaume d’Orange protestant et « roi d’Angleterre ». Les Irlandais étaient alors soumis à leurs voisin britannique. La religion n’y était pour rien.

                Les autres colonies sont les Iles anglo-normandes, Gibraltar (et éventuellement l’île de Man) aux statuts particuliers.

                Les accords dits du vendredi Saint ont accordé une certaine autonomie à l’Irlande du Nord, la suppression de la frontière intérieure à l’Irlande disparaissant avec l’adhésion britannique à l’UE. Quatre factions se partagent le pouvoir, les deux principales étant les unionistes/royalistes (anglais) et les Républicains Irlandais (issus de l’Ira).

                Les Autorités religieuses (Archevêque de Canterbury et le Pape) ne s’affrontent pas et veulent la paix : il n’y a pas de problème de religion mais simplement de colonisation et d’indépendance : les administrations dites britanniques veulent maintenir l’anglais comme seule langue administrative et refusent de parler (et d’apprendre) l’irlandais, alors que les Irlandais, enfin admis dans l’administration doivent pouvoir parler l’anglais, langue du colonisateur. Les documents sont sous-titrés en irlandais en petits caractères.

                Le Brexit en rétablissant une frontière physique entre le RU et l’UE, pour la circulation des personnes et des marchandises va à nouveau introduire une coupure au milieu des terres irlandaises et du peuple d’Irlande : alors les Britanniques vont avoir à gérer non seulement la frontières au niveau du Pas-de-Calais (avec l’aide du détroit) mais surtout la frontière terrestre au sein de l’Irlande avec le retour des vieux démons et des guérillas !

                Il n’y a que deux solutions possibles : négocier un simulacre de Brexit, toutes les clauses commerciales restant inchangées, seule une pseudo frontières pour les personnes existant dans les ports, aéroports et à Calais ! ou imposer un Brexit dur sans accord, avec la frontière repoussée entre l’Irlande et l’Ecosse dans la mer d’Irlande : L’irlande du Nord retrouvant un statut de colonie autonome sous la tutelle de l’Irlande et du RU (Angleterre, Galles et Ecosse (dans l’attente de son indépendance future !)) En attendant la réunification de toute l’Irlande !

                Dans les deux cas les Britanniques sont perdants


                • Naïk Paris-Brochec Naïk Paris-Brochec 8 février 19:23

                  @hugo BOTOPO , merci pour votre développement qui est très intéressant. En effet la religion a depuis longtemps bon dos et elle continue de « justifier » la présence Britannique en Irlande du Nord alors que celle ci est purement et simplement un acte de colonisation. Je vous rejoins sur le fait que la Grande Bretagne est perdante sur tous les tableaux à l’approche du Brexit, mais j’ajouterai simplement qu’il serait judicieux de penser de faire en sorte que nos amis Irlandais sortent gagnant de tout cela. Car en définitive ils n’ont jamais souhaité être colonisés, pas plus qu’ils n’ont été consultés sur les différentes options que représentait le vote du Brexit ! Il serait sain d’ouvrir des pourparlers en vue d’une réunification de l’Irlande !

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