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Accueil du site > Actualités > Europe > Italie, peut-elle quitter la zone euro ?

Italie, peut-elle quitter la zone euro ?

Troisième puissance économique de l’UE, l’un des pays fondateurs de la zone euro et pour l’instant le chaînon le plus faible dans la stabilité financière et par conséquent, sociale et démographique de l’Europe.

Des économistes notent qu’une crise profonde peut éclater en Italie et s’étendre en Europe pendant les deux années suivantes, surtout après la démission en 2019 du Président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, qui fait tout pour alléger les obligations italiennes. Si son successeur était allemand, par exemple, l’Italie n’obtiendrait plus des crédits facilement. Sa dette, qui en 2018 se monte à 2 trillions 260 milliards euros (133 % de son PIB), effondrait tout le système financier en cas d’augmentation des taux par la BCE.

Les facteurs les plus défavorables qui empêchent l’économie italienne à se développer sont les difficultés structurelles et l’absence des réformes nécessaires ainsi que la déficience institutionnelle de la zone euro. La première série de facteurs relève d’une incapacité des entreprises à s’adapter au marché global, celles-ci représentant le « capitalisme familiale » et souffrant d’un sous-investissement de la part de l’État. Cela provoque une stagnation ou les pertes des entreprises, une faible productivité et des taux de crédit sous-évalué. Il faut ajouter le vieillissement démographique et l’absence de la méritocratie.

Concernant deuxième facteur, on peut constater que l’économie italienne a beaucoup souffert de la déficience institutionnelle européenne. L’absence de fédéralisme au niveau des variation de revenu augmente la différence de PIB entre les pays d’UE. La seconde conséquence est l’absence de mutualisation de la dette entre les pays. Chaque pays doit donc résoudre ses problèmes financiers seul mais suivant les règles imposées par Bruxelles. La transition vers l’euro peut être vu comme une troisième conséquence. Une monnaie forte ne permet pas de faire des manipulations monétaires (ce qui était possible avec la lire), ni de soutenir la compétitivité des entreprises italiennes ou d’augmenter le déficit pour sauver les banques problématiques.

Tout cela pousse les Italiens vers les populistes eurosceptiques qui se sont installés récemment au pouvoir et qui cherchent à s’éloigner de l’UE et même à la quitter si Bruxelles ne se plie aux exigences de Rome : l’annulation de la dette italienne, le relèvement du niveau de la dette publique et du déficit budgétaire, la révision de la politique migratoire.

Mais est-ce que ces menaces sont bien réalisables ?

Peu probable pour l’instant, même si le nouveau gouvernement voudrait vraiment y parvenir, car il devra tenir ses obligations devant la BCE et la pression du côté de l’UE sera forte. En même temps, l’Italie n’a pas la capacité financière comme la Grande-Bretagne, par exemple, et ne pourra pas surmonter les turbulences économique toute seule. Elle l’a reconnu à travers la déclaration de son ministre de l’Economie, Giovanni Tia.

L’Union Européenne, de son côté doit montrer sa capacité, ou plutôt sa volonté, à tendre la main à son allié et donc prendre en compte les nouvelles aspirations et faire des propositions pour résoudre et éviter des crises similaires dans le futur.


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14 réactions à cet article    


  • Roosevelt_vs_Keynes 29 août 13:27
    Politiquement, elle l’a déjà quitté



    • MartindeWallon 29 août 13:34

      @Roosevelt_vs_Keynes
      La politique a l’habitude de se transformer avec les politiciens, n’est-ce pas ? :)


    • Sozenz 29 août 15:08
      L’Union Européenne, de son côté doit montrer sa capacité, ou plutôt sa volonté, à tendre la main à son allié et donc prendre en compte les nouvelles aspirations et faire des propositions pour résoudre et éviter des crises similaires dans le futur.

      quoi ?

      l UE fournit juste les somnifères .

      • Alren Alren 29 août 15:55
        @Sozenz

        "L’Union Européenne, de son côté doit montrer sa capacité, ou plutôt sa volonté, à tendre la main à son allié« 

        L’UE n’ jamais »tendu la main« à un de ses membres !!! C’est même tout le contraire avec les pays du »Club Méditerranée« , Grèce, Italie, Espagne, Portugal et même France !

        D’autant plus que l’Allemagne de Merkel croit, à tort ou à raison, qu’elle peut se passer de l’Europe, au moins de ces États »du sud", (sauf la France peut-être) surtout s’ils se donnent des gouvernements anti-Système.

      • Oceane 29 août 23:38

        Faites un tour chez « 28mn » de ce soir. Des gens complètement hors-réalité pour qui tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des « populistes ». Peut-être attendent-ils des ratonnades à grande échelle en Italie et en Europe, des meurtres quotidiens de « basanés » pour se réveiller...enfin.


        • bob14 bob14 30 août 07:30
          Italie, peut-elle quitter la zone euro ?..OUI sa survie en dépend comme pour la France...ça URGE !

          • Fergus Fergus 30 août 08:25

            Bonjour, bob14

            Vous plaisantez ! Hors de la zone Euro, l’Italie serait totalement isolée - sous gouvernance populiste inquiétante aux yeux des marchés - et, de ce fait, confrontée à des hausses considérables des taux d’intérêt de ses emprunts.


          • cevennevive cevennevive 30 août 09:00

            @Fergus, bonjour,


            Cependant, l’euro permet aux « Européennes » dont je suis de faire la comparaison entre les prix des services et des denrées...

            Depuis quelques mois, j’ai fait deux séjours en Sicile. J’ai été tout à fait décontenancée par la différence de prix entre la France et la Sicile.

            Bon, il est vrai que la Sicile est une île, mais c’est tout de même l’Italie. Des trains nombreux, confortables, à l’heure et surtout des tarifs bien plus bas que chez nous, des marchés où les fruits et légumes sont présentés à moins d’un euro le kg, des vêtements, des chaussures, provenant certainement des mêmes usines que chez nous, bien moins chers, etc...

            Je ne crois pas que quitter la zone euro puisse « enfoncer » l’Italie. Je crois au contraire qu’elle peut gérer elle-même son pays, dont les habitants et les habitudes sont si éloignées de l’Allemagne ou de la France.

            L’on entend bien des critiques concernant ce pays. Ces critiques ne viendraient-elle pas d’une certaine jalousie, d’un regard peu amène sur sa résistance à l’obéissance et à la soumission à l’Europe ?

            Un pont s’écroule ? L’Italie est gouvernée par la mafia, ou par un parti populiste, ou par que sais-je ?

            Nous, ici en France, nous avons aussi une mafia : ce sont les lobbies, les grandes banques, les hauts fonctionnaires pourris (pas tous...), les partis politiques sans projet si ce n’est celui de se montrer et de s’enrichir.

            Allez, pardon, je suis en colère.

            Bien à vous.


          • cyborg 30 août 10:52

             
            2ème puissance industrielle de l’Europe
             
            Quand on est pas un gôôôcho pute des banques, la dette on la rembourse comme ça.
             
            Un état qui n’est un nain gôôôcho gland remplacé bat monnaie.


            • zygzornifle zygzornifle 30 août 11:55

              Vivement, 


              nous on ne peut pas car Macron dirige en main de maître son troupeau de mougeons 

              • Reiki Reiki 30 août 18:18

                Le jour ou l un des pays fondateur sortira, l euro sera mort. D ailleurs ca sent le sapin... Cette longue agoni des pays du sud, aurai du les pousser a sortir depuis longtemps. C est un manque total de vision des politiques de tous bord. Mais ne vous tromper pas, le verre es dans la pomme. On aura beau tourner le probleme dans tous les sens, a un moment ou un autre on croquera dedans.


                • Vertagus Vertagus 31 août 01:09

                  Quand bien même son économie se porterait bien, quel intérêt (pour elle) de quitter la zone euro ? Y a-t-il du bon à retourner à une lire italienne toute faible, tandis que sa monnaie d’aujourd’hui (l’euro, donc) a la valeur d’un deutschemark, c’est-à-dire une monnaie dont la valeur est plus forte que le dollar ?

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