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Accueil du site > Actualités > Europe > L’arrestation de Puigdemont et la crise catalane : l’assourdissant

L’arrestation de Puigdemont et la crise catalane : l’assourdissant silence de l’Europe et de ses intellectuels

L’ARRESTATION DE PUIGDEMONT ET LA CRISE CATALANE

L’ASSOURDISSANT SILENCE DE L’EUROPE ET DE SES INTELLECTUELS

Scandale au cœur de l’Europe : avec la capture de Carles Puigdemont par la police allemande, suite au mandat d’arrêt international lancé contre lui, pour « rébellion » et sédition », par l’Espagne, ce n’est pas seulement à un énième et grave épisode de la crise catalane auquel nous venons d’assister, ce dimanche 25 mars 2018, mais bien, chose beaucoup plus inquiétante au regard des droits de l’homme, à un nouveau et honteux déni de démocratie, valeur pourtant censée présider, depuis sa naissance, au destin de l’Union Européenne elle-même !

Certes ne nous appartient-il pas de nous ingérer dans les affaires internes d’un pays souverain - l’Espagne, en l’occurrence - ni de nous prononcer donc sur l’indépendance, ou non, de l’une de ses régions, la Catalogne précisément. Je serais même plutôt enclin à plaider, en ce qui me concerne, pour un pays unifié. Mais, enfin, des élections libres et pacifiques ont eu lieu il y a trois mois déjà, le 21 décembre dernier, à ce propos. Avec, au terme de ce scrutin, une majorité, plus que significative, en faveur de cette même indépendance, laquelle, en outre, ne faisait que venir renforcer ainsi les résultats, tout aussi incontestables, du référendum populaire organisé, seulement deux mois auparavant (le 1er octobre), au sujet de ladite autodétermination !

PRISONNIERS POLITIQUES

Mais voilà : le pouvoir central de Madrid, à l’évidence, ne veut absolument pas, quelle que soit la légitime voix des urnes, de cette sécession. Ainsi, pas plus tard que le 30 octobre dernier, en est-il même arrivé, bafouant là tout principe démocratique, bâillonnant sa presse, emprisonnant ses leaders et destituant son président (Carles Puigdemont), à mettre la Catalogne sous tutelle.

Conséquence ? Une répression politico-idéologique indigne, par son aspect aussi disproportionné qu’expéditif, d’un pays faisant partie intégrante de l’Union Européenne. Avec, à ce jour, rien moins que douze responsables politiques, tous issus de partis indépendantistes mais néanmoins élus démocratiquement, arbitrairement incarcérés, sans autre forme de procès et au mépris de tout dialogue, dans les geôles espagnoles. Bref, en de telles circonstances, de purs et simples prisonniers politiques, vis-à-vis desquels la nécessaire séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, socle de tout Etat de Droit qui se respecte, se voit là manifestement violée !

REPRESSION POLICIERE

Pis : que dire, encore, de ces violentes méthodes avec lesquelles la fameuse « guardia civil », alors envoyée abusivement par Madrid, tenta d’empêcher, matraque à la main, ce référendum populaire, portant sur l’indépendance de la Catalogne, du 1er octobre dernier. De cette brutalité, en tout point injustifiable, le monde entier, choqué, a été, face à ces terribles images télévisées, comme venues d’un autre temps (celui, de sinistre mémoire, du franquisme), le témoin horrifié.

LE FOND POLITIQUE ET LA FORME JUDICIAIRE : LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS

Ainsi, à supposer même que l’Espagne, en estimant ce référendum comme ces élections « anticonstitutionnels », soit politiquement dans son droit quant au fond du problème, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle finit donc, à l’aune de cette intolérable répression policière, par avoir tort, tant sur le plan humain que judiciaire, quant à la forme.

Non : la fin ne justifie pas toujours, loin s’en faut, les moyens, à moins que l’Espagne ne se voie à nouveau hantée, comme cela semble être effectivement le cas aujourd’hui, par ses vieux démons, aux nauséabonds relents de dictature ! Davantage : ce type d’autoritarisme ne fait qu’exacerber, tel un boomerang, le sentiment indépendantiste, y compris, à présent, chez les plus modérés des Catalans ! 

LE SILENCE COUPABLE DES INTELLECTUELS EUROPEENS

En attendant, c’est à un silence aussi coupable qu’incompréhensible, sinon pour d’hypocrites et vils calculs d’opportunisme politico-économique, auquel l’Union Européenne s’adonne, ces dernières semaines, en se taisant aussi lâchement, dans toutes les langues, sur cette odieuse répression s’abattant aujourd’hui sur ceux que toute authentique conscience démocratique ne peut plus désormais considérer que comme, selon les cas, des prisonniers ou des réfugiés politiques.

Honte à l’Europe, qui, au regard de cette importante affaire, laquelle dépasse certes la seule personne de Carles Puigdemont, manque singulièrement de courage intellectuel tout autant que de noblesse morale, allant ainsi jusqu’à mettre en péril, au prétexte d’on ne sait quelle absurde logique de solidarité avec l’un des ses pays membres, sa crédibilité même, sinon, aux yeux de ses détracteurs, son avenir.

Que n’eût-on pas dit, crié au scandale et hurlé au fascisme, si d’aussi répréhensibles méthodes, pareil abus de pouvoir et semblables purges, avaient été l’infâme fait d’un pays extérieur - la Russie de Poutine, par exemple - à l’Union Européenne ? Le tollé aurait été, à juste titre, général ! Mais non, à l’inverse dans le cas présent, et face à un Premier Ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui s’abreuva pourtant à la mamelle du franquisme à l’aube de sa carrière politique, pas un mot, pas même un soupçon, fût-il du bout des lèvres, de condamnation ! Un indécent, plus encore qu’irrationnel, deux poids deux mesures ! Les intellectuels européens eux-mêmes, pourtant toujours prêts à s’introniser en donneurs de leçons en matière de droits de l’homme, demeurent, sur cet épineux dossier, étrangement muets.

LIBERTE POUR PUIGDEMONT !

L’Histoire, certes, jugera. Mais, pour l’heure, cette Europe que nous portons chevillée au cœur sera-t-elle encore longtemps complice, par sa veulerie tout autant que son aveuglement, de cette justice aux abjects accents de totalitarisme ?

Reste à espérer, en d’aussi inéquitables conditions, et la sagesse aidant, que l’Allemagne n’extradera finalement pas Carles Puigdemont (que, je tiens à le préciser, je ne connais pas personnellement et dont je réprouve, bien évidemment, les malheureuses accointances parfois avec certains partis d’extrême-droite) vers cette Espagne dans laquelle tout humaniste digne de ce nom ne peut plus guère, ces derniers temps, se reconnaître ! 

DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

*Philosophe, auteur, notamment, de « La Philosophie d’Emmanuel Levinas » (Presses Universitaires de France), « Oscar Wilde » et « Lord Byron » (Gallimard - Folio Biographies), « Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (François Bourin Editeur) et « Traité de la mort sublime – L’art de mourir, de Socrate à David Bowie » (Alma Editeur).

 


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95 réactions à cet article    


  • NEMO Kent 27 mars 08:06

    Il va falloir rapatrier le siège de la commission européenne à Berlin où elle aurait toujours dû se situer, parce que l’état belge semble présenter des lacunes en matière de dogme unioniste et de granties sur le maintien de l’ordre instauré par les lobbies. C’est un peu laxiste, Bruxelles où les rebelles peuvent se réfugier.


    • MAIBORODA MAIBORODA 27 mars 08:38

       A Daniel Salvatore Schiffer

      Ayant moi-même publié dans AgoraVox le 10 novembre 2017 un article consacré au même sujet, je ne puis qu’approuver largement le vôtre, et je vous remercie de vous élever contre la forfaiture conjuguée des autorités espagnoles et de l’Europe.
       


      • MAIBORODA MAIBORODA 27 mars 08:43

         A Daniel Salvatore Schiffer

        P.S : Puis-je reproduire votre article sur mon blog ( « u zinu » ) ?
        Dans le contexte local CORSE, du fait de certaines analogies, encore que relatives, il devrait être fortement apprécié.


        • @MAIBORODA

          Merci ! Oui, bien sûr, vous pouvez reproduire mon texte sur votre blog... Et vous avez aussi, pour cela, l’entière approbation de ma femme, Nadine Dewit, qui a la Corse dans l’âme smiley

          DSS

        • MAIBORODA MAIBORODA 29 mars 07:55

          @Daniel Salvatore Schiffer

          Merci
          Voilà qui est fait


        • samy Levrai samy Levrai 27 mars 09:43

          Article nul de conditionné euro atlantiste, amateur de destruction des nations au service de l’hégémonie américaine.



          • V_Parlier V_Parlier 27 mars 10:20

            @samy Levrai
            Si l’UE soutient l’Espagne dans cette démarche et que l’événement est étouffé dans les médias officiels, alors je serais plus prudent pour identifier qui est qui. De plus l’auteur affirme ne pas être pour l’indépendance par principe. Mais plus l’UE se présente comme la petite soeur du justicier du monde USA, plus j’ai envie que ce qu’elle reproche à d’autres (répressions, remises au pas expéditives) soit bien mis en évidence quand ça se passe sur son territoire ! Donc, où sont les véritables atlantistes ici...


          • samy Levrai samy Levrai 27 mars 10:29

            @V_Parlier
            Il me semble que la Belgique est dans l’UE et que c’est là que s’était réfugié le Catalan... et que l’UE organise le démantèlement des nations.

             Que l’UE soit schizophrène est une chose, elle n’en demeure pas moins ce pour quoi elle fut créé.

          • samy Levrai samy Levrai 27 mars 10:32

            @V_Parlier
            Le but pourrait bien être de faire en sorte que le catalan ne puisse plus être inquiété après cette épisode ... nous verrons bien


          • JP74 27 mars 11:49

            @samy Levrai
            Tout à fait d’accord, il ne faut pas tomber dans le panneau, tout ceci n’est qu’une mascarade, Puigdemont est protégé par l’eurodictature atlantiste de l’U.E. qui ne cherche qu’à casser les états nation .... jamais il ne sera extradé par l’Allemagne, au contraire il y sera bien plus en sécurité qu’en Belgique où la législation de l’extradition est bien moins protectrice.


          • V_Parlier V_Parlier 27 mars 14:06

            @JP74
            A voir, à suivre...


          • Lugsama Lugsama 27 mars 14:15

            @samy Levrai

            C’est le problème quand on voit des complots partout.. La belgique reçoit une demande d’extradiction, les juristes remarque qu’elle ne pourra se faire puisqu’elle ne possède pas d’équivalent dans son droit, le juge espagnole retire la demande internationale pour éviter un embarras diplomatique inutile entre les deux pays. Donc Puigdemont n’est plus recherché en Belgique. Voila, rien de bien extraordinaire, appartenir à l’UE favorise au contraire les extradition, à condition de respecter la souverainneté juridique de chaque membre.

          • samy Levrai samy Levrai 27 mars 17:21

            @Lugsama
            Tu aimes tant que cela faire subir des choses que la morale reprouve aux mouches ? tu n’en a pas assez toi même  ? 

            Tu ne dois pas savoir ce qu’est un mandat europeen mais tu aimes l’ouvrir et gober.

          • Lugsama Lugsama 28 mars 21:24

            @samy Levrai

            C’est surtout que la situation vous semble totalement étrangère, ce n’est pas ma faute si vous inventez des histoires loufoques pour expliquer des faits totalement banal. L’Espagne a retiré le mandat lorsqu’il était en Belgique parce que l’extradition allait très probablement être refusé, donc il n’y était pas recherché, point. Après libre à vous de divaguer la dessus.

          • zygzornifle zygzornifle 27 mars 10:06

            Macron a du téléphoner a Merkel pour féliciter sa police d’avoir arrêter ce délinquant ....


            • CARAMELOS CARAMELOS 27 mars 13:12

              @zygzornifle
              Et un petit rabais sur les oranges, les tomates et les grenades ?? 


            • ZenZoe ZenZoe 27 mars 10:59

              Puigdemont a joué au feu, et il a perdu, et il a préféré s’enfuir. Soit. Il va être renvoyé en Espagne, jugé. Son procès donnera lieu à un questionnement national qui débouchera ou pas sur une condamnation. C’est une affaire espagnole, et personne ne doit intervenir sauf si des abus de droit européen sont commis.

              Quant à la parole des intellectuels, qui s’en soucie ? Il y a longtemps qu’on ne les écoute plus beaucoup, peut-être parce qu’ils se sont souvent trompés sur le sens de l’histoire, et gravement. Alors, ce qu’ils disent ou rien...


              • velosolex velosolex 27 mars 17:22

                @ZenZoe

                Le pouvoir espagnol n’a rien à gagner de l’arrestation de ce type, qui gagne ainsi le statut de prisonnier politique. Les lendemains du référendum avec tous ces espagnols dans les rues, refusant l’indépendance, s’apercevant un peu qu’ils auraient du voter avaient entamé un pourrissement de la situation. Il ne suffisait que d’attendre. 
                En France le pouvoir en 68 avait été plus malin en n’envoyant pas la troupe. Gouverner, cela suppose d’avoir la tête sur les épaules. Puigdement fait son petit Napoléon. Il espère son retour de l’ile d’elbe. Et l’autre con en face joue à l’amiral Nelson. Nous sommes dans le théâtre de Polichinelle. 

              • McGurk McGurk 27 mars 23:13

                @velosolex

                Bien sûr que son déplacement en territoire « hostile » est stratégique, sinon il serait resté avec ses amis extrémistes qui détestent la Belgique.


              • Djam Djam 27 mars 12:42

                @ l’auteur

                A chacun ses opinions, la vôtre semble aller dans le sens d’une légitimité de l’activisme indépendantiste de Puigdemont, et c’est bien entendu votre strict droit. Cela dit, plusieurs détails me chiffonnent dans cette affaire...

                Avez-vous vraiment chercher quels étaient les financiers de ce mouvement « indépendantiste espagnol » ? Si oui, ce que j’espère, il ne vous aura pas échappé que derrière ce soit disant mouvement d’émancipation (on connait l’habile formule) se tiennent comme presque toujours des ONG américaines dont celle de l’inénarrable Soros.

                Depuis 1789, la modernitude tend à croire et entretenir l’idée que les révolutions sont le fait des peuples, surtout si celles-ci affichent la notion de « libération ». les peuples, faut-il le rappeler une fois de plus, ne servent que parce qu’on les agite. Rien n’a changé en ce domaine depuis cette fameuse révolution qui n’avait d’intérêt, en réalité, que pour les bourgeois anticléricaux obsessionnels, auto proclamés « Lumières » (la modestie ne les a jamais étouffé).

                Bouter les détenteurs de pouvoir pour tout simplement se l’approprier, tel est la réalité des « révolutions populaires » que l’histoire réécrite nous vend depuis des siècles. Dans ces saloperies violentes, et Dieu sait si celle de 1789 a été sanglante, les peuples ne sont que les outils utiles que l’on met en première ligne au nom de... bla bla bla.

                L’Espagne de Puigdemont ne fait pas exception. Il est normal qu’une nation (oui, je sais, la notion de nation est devenue le cauchemar des mondialistes) fasse tout pour conserver son unité, fut-elle discutable. La pulvérisation des nations européennes de l’Ouest n’est plus un secret pour qui à chercher et trouvé les véritables objectifs des financiers qui la supporte partout où des peuples résistent à leur propre éclatement.

                Lorsque les crédules de l’indépendance seront passés sous la main de fer du gouvernement mondial dont l’UE n’est qu’une étape dictatoriale patente, il sera trop tard pour pleurer après des aternatives à leur lente dévastation. Adieu le droit national, bienvenue le droit privé au format des multinationales. Adieu la véritable liberté de penser, bienvenue au sabir orwellien déjà bien en cours en France. Adieu à la liberté de choix du vivre sainement, bienvenue à la bouffe frelatée qui rend lentement malade de plus en plus jeune.

                Délire de nationaliste ? Que nenni ! David Graeber dans son ouvrage « La démocratie aux marges » explique plutôt bien le fait que la véritable démocratie « ne naît et ne vit que dans les marges des systèmes de pouvoir » (sic). Les mouvements que l’on nous présente comme voulant se libérer du joug des états nation sont, en réalité, voués à être jetés dans les griffes d’un pouvoir encore plus dictatorial que l’on appelle l’Europe par ici et le Grand Marché par là.

                Il n’y a pas plus de démocratie authentique dans le mouvement de Puigdemont que dans les nombreuses « révolutions colorées » vendues aux masses amorphes comme des émancipations. On observe le même processus pervers dans le néoféminisme que l’on vend aux femmes fatiguées d’être devenues les nouvelles OS de la post modernité. Elles croient qu’on veut leur libération alors qu’on les conditionnent avec efficacité à être totalement aliénées - stricto sensu - à une course mortelle au pouvoir artificiel. Mais elles foncent, les bougresses et le choc sera très douloureux. idem pour les indépendantistes espagnols qui, s’ils y parviennent, n’auront plus que leurs pathétiques manifestations de rues pour tenter, dans quelques années, de se libérer des lois implacables du droit privé pour le Grand Marché sans entrave et des diktats sociétaux dans lesquels se délitent chaque année davantage ce qui faisait la verticale des sociétés adultes d’antan.


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 27 mars 13:25

                  @Djam
                  Bonjour,
                  juste une petite critique ou complément à votre propos, de mémoire, le référendum d’autodétermination était le dernier point d’une cinquantaine de proposition soumises au parlement espagnol il y a un an. Toutes les propositions ont été rejetées sans vote sous l’excuse « anticonstitutionnelle ». Pour mémoire, il y avait dedans des choses sur le contrôle des transactions financières, le contrôle des banques ou sur les droits de douane.
                  Si le parlement n’avait pas rejeté 100% des demandes, il n’y aurait pas eu de référendum.
                  On peut aller plus loin en disant que les propositions étaient dans un esprit nationaliste pour les questions économiques. Elles ont donc été retoquées par la caste dominante qui profite de la porosité des frontières de la finance, et allume des feux sur le sujet des frontières pour les individus.
                  Rajoy est le vrai destructeur d’une « unité » possible espagnol, qui rappelons-le n’a existé que par la dictature franquiste, dont il est l’héritier.
                  Bref nous parlons toujours de la finance contre les intérêts humains. La première utilise les institutions et le monopole de la violence qui va avec contre le 2e.


                • Lugsama Lugsama 27 mars 13:31

                  @Pierre Chaillot

                  « rejetées sans vote sous l’excuse « anticonstitutionnelle » »

                  Allez donc donner des cours de droits Espagnoles aux juristes espagnoles, vous allez surement y changer l’Histoire.

                • samy Levrai samy Levrai 27 mars 13:54

                  @Pierre Chaillot
                  Il semblerait que tu ignores totalement que les Etats de l’UE ne decident plus de controle de transactions financieres, de controle de banques et de droits de douane... Tu aurais voulu que l’Espagne délègue des pouvoirs qu’elle n’a pas ? 

                  Tu as du oublier que la seule raison de la demande d’indépendance est de ne pas payer pour les regions plus pauvres de l’Espagne... Cela part d’une belle idée que tu cherches à camoufler dirait on derrière de belles âneries, une indépendance dans le cadre de l’Union Europeenne... , pour un nouveau confetti sans aucun pouvoir souverain...
                  Tu crois que la finance préfère des Etats forts ou de petites entités sans aucune défense possible ? 

                • Lugsama Lugsama 27 mars 14:05

                  @samy Levrai

                  Votre discours est franco-centré, vos délires sur l’Europe n’interesse personne en Espagne si ce n’est dans les rubriques des dangers internationaux pour le pays. Si les nationalistes ont fait croire qu’ils pourraient rester dans l’UE, alors qu’ils seraient exclus de fait avec veto au minimum espagnole pour une intégration, c’est pour rester un minimum crédible auprès de l’opinion. En Espagne les euro-sceptiques sont des marginaux politiques.

                • ZenZoe ZenZoe 27 mars 14:07

                  @Djam
                  Excellent post. Bien vu.
                  Je voulais juste savoir si vous aviez des liens pour les manipulations de Soros en Catalone ? Le sujet est intéressant.


                • Lugsama Lugsama 27 mars 14:25

                  @ZenZoe

                  http://www.lavanguardia.com/politica/20160816/403969314802/george-soros-diplocat-financio.html


                  L’article original qui montre bien le vent derrière ces rumeurs, comme souvent avec Soros, il à financé une étude sur le racisme, certains en tire les conclusions qu’ils veulent bien voir.

                • samy Levrai samy Levrai 27 mars 14:37

                  @Lugsama
                  Tu ne dois pas savoir lire,... franco centré ? 

                  Mes délires, duc..., touche seulement à qui gouverne les pays de l’UE... qui organise la fin des Etats pour les remplacer en petits confettis appelés euro regions, qui s’adresseront directement à Bruxelles. 
                  Tu vas me demontrer que l’Espagne a des prerogatives sur les banques, les droits de douanes et autres betises que celui d’avant nous avaient sorties ? 
                  Dans toute l’UE les citoyens ont le cerveau lavé comme le tiens par des decennies d’abrutissement televisuel... 

                • Lugsama Lugsama 27 mars 15:14

                  @samy Levrai

                  Je regarde certainement moins la télé que toi, et question abruti avec cerveau lavé avec tes théories du complots, t’es mignon, pour être poli. Il suffit de lire tes commentaires.

                • samy Levrai samy Levrai 27 mars 17:13

                  @Lugsama
                  C’est marrant, tu dois être en train t’étouffer dans ta testostérone mais il n’y a aucun argument sauf du fiel stupide dans ton post et en fait à part nous montrer que tu es à la mode il n’y a jamais rien d’interessant dans tes posts conditionnés par la television.



                • McGurk McGurk 27 mars 23:26

                  @Pierre Chaillot

                  * « Si le parlement n’avait pas rejeté 100% des demandes, il n’y aurait pas eu de référendum. »

                  Rien ne nous permet d’affirmer que l’une de ces concessions aurait permis que la crise n’apparaisse. L’objectif des indépendantistes est l’indépendance. Ni plus, ni moins.

                  * "Rajoy est le vrai destructeur d’une « unité » possible espagnol, qui rappelons-le n’a existé que par la dictature franquiste, dont il est l’héritier.« 

                  Affirmation purement gratuite.

                  Il a joué la carte de l’unité et du respect des règles nationales. Et ce point, il a parfaitement gagné car il a démantelé la machination par le droit (avec un sang froid étonnant) et non la violence - que réclamaient les indépendantistes par leurs provocations et déclarations unilatérales.

                  Si pour vous respecter le droit est le signe d’une dictature, je vous conseille de vous acheter un dictionnaire parce qu’apparemment vous avez bien des lacunes.

                  * »Bref nous parlons toujours de la finance contre les intérêts humains. La première utilise les institutions et le monopole de la violence qui va avec contre le 2e.« 

                  Non !

                  Nous parlons de la violence politique des extrémistes contre, d’une part, leurs propres concitoyens et d’autre part contre leur propre pays. Un mouvement qui n’hésite pas à mettre en danger les populations et qui se fiche éperdument de leur avenir car suivant son objectif irrationnel d’indépendance.

                  L’économie qui se casse la figure, c’est la conséquence des actions irréfléchies d’un petit nombre de despotes qui ont unilatéralement déclaré »représenter tout un peuple". Il est parfaitement normal que les entreprises fuient le chaos, nous en ferions de même si une troisième guerre mondiale de dirigeait vers nous.


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 28 mars 09:33

                  @samy Levrai
                  Je n’ai pas dit que je soutiens l’indépendantisme catalan.
                  les Etats de l’UE ne decident plus de controle de transactions financieres, de controle de banques et de droits de douane...
                  Faux. Il existe de nombreuses exceptions prévues dans les traités. Les États font le choix ne pas s’occuper des transactions en se servant de l’excuse de l’Europe.
                  Sarko-Hollande-Macron avec des penseurs comme Minc ou Attlali sont même moteurs de ces lois au niveau européen. En France et en Espagne, la caste dominante ne subit pas l’Europe, elle est l’Europe.
                  Il faut arrêter de brandir le drapeau européen comme raison de nos maux. Les responsables sont chez nous et dirigent dans le sens qu’ils veulent.
                   la demande d’indépendance est de ne pas payer pour les regions plus pauvres de l’Espagne
                  Belle propagande digne du Monde. Un peu de recherche historique sur l’unification par la force par Franco et la résistance catalane suivi de la répression franquiste devrait éclairer votre lanterne.
                  Tu crois que la finance préfère des Etats forts ou de petites entités sans aucune défense possible ?
                  Réussir à dire dans un même paragraphe que les États n’ont aucun pouvoir face à l’Europe mais qu’il sont forts pour résister aux banques est assez spectaculaire...


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 28 mars 09:42

                  @Lugsama
                  Qui vous dit que ce sont des juristes qui décident de la constitutionnalité des propositions ?
                  Savez-vous comment cela se passe en France par exemple ?


                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 28 mars 09:51

                  @McGurk
                  Rien ne nous permet d’affirmer que l’une de ces concessions aurait permis que la crise n’apparaisse. L’objectif des indépendantistes est l’indépendance. Ni plus, ni moins.
                  Il n’auraient juste pas été suivis par le peuple. Les gens se rebellent uniquement contre un sentiment d’injustice pas pour se faire plaisir. Mais de toutes façons je suis d’accord que ça n’est pas prouvable.

                  Il a joué la carte de l’unité et du respect des règles nationales. Et ce point, il a parfaitement gagné car il a démantelé la machination par le droit (avec un sang froid étonnant) et non la violence - que réclamaient les indépendantistes par leurs provocations et déclarations unilatérales.
                  Si la tenue d’un référendum est une provocation, nous n’avons en effet pas le même vocabulaire. Toute principe de consultation de la population devrait pouvoir se faire il me semble. Déjà parce que l’Espagne a signé la charte de l’ONU.

                  L’économie qui se casse la figure, c’est la conséquence des actions irréfléchies d’un petit nombre de despotes qui ont unilatéralement déclaré »représenter tout un peuple".
                  Qu’appelez-vous économie qui se casse la figure ? Parlez-vous vraiment de la baisse des côtes boursières ? Avez-vous regardé le taux de chômage et le taux de pauvreté espagnol ? Faites-vous parti de ces idéologues qui croient en la sainteté et la justice du marché et qui justifient donc tout moyen pour le maintenir contre l’avis du peuple ? En gros les pauvres et les chômeurs c’est bien de leur faute, ce qu’il faut c’est l’augmentation de l’argent circulant (i.e. PIB)...


                • McGurk McGurk 28 mars 10:35

                  @Pierre Chaillot

                  Je n’y crois pas une seule seconde.

                  Tout le monde sait bien que pour « changer les choses » une « révolution » - dans le sens 1789 - n’est pas nécessaire, encore moins la partition de son propre pays. Les révolutions tournent toujours très mal et notre histoire le prouve parfaitement.

                  Que les partis politiques soient corrompus c’est un fait acquis par tout le monde, mais qu’on renie sa propre identité, culture et pays sous ces prétextes est grotesque. La démocratie permet de renouveler les élites et de les envoyer au siège du pouvoir (capitale) afin de changer les choses.

                  C’est justement ce que ces extrémistes politiques nient et par ce fait ils nient en même temps la notion élémentaire de démocratie qu’ils clament pourtant haut et fort.

                  La tenue d’un référendum n’a rien à voir avec la souveraineté nationale. D’une part parce qu’effectivement un acte de cet importance - et là je parle du sujet d’une indépendance - doit être initié par le gouvernement du pays - qui représente l’ensemble des citoyens et non une infime portion - et d’autre part parce que le gouvernement régional n’a aucun droit de se substituer au pouvoir central.

                  D’autre part, étant donné les graves déviances de l’ONU qui ose tout de même lancer des guerres en niant la souveraineté d’un gouvernement et d’une nation (parfait exemple : la Syrie), je ne me serais pas référé à une entité qui représente uniquement l’intérêt particulier des pays et non pas les intérêts mondiaux.

                  * "Faites-vous parti de ces idéologues qui croient en la sainteté et la justice du marché et qui justifient donc tout moyen pour le maintenir contre l’avis du peuple ?"

                  Non, j’ai toujours cru en un équilibre entre les entreprises et la société et même si il s’est récemment rompu dans notre pays je continue à y croire.

                  Je ne parle pas non plus de la bourse mais d’entreprises bien réelles et de postes bien réels qui ont été déplacés par crainte des dérives des extrémistes. Ca n’a effectivement rien à voir avec une stratégie axée sur l’argent mais, pour une fois, une raison bien logique qui a créé cette fuite de l’emploi dans cette région et par conséquent un effet désastreux sur l’économie locale.

                  Vous remarquerez tout de même que cette crise est totalement artificielle et que les sociétés n’y sont pour rien. On ne peut pas à la fois miner le terrain et en même temps leur demander de rester.


                • samy Levrai samy Levrai 28 mars 10:35

                  @Pierre Chaillot
                  Tu sembles comprendre ce que tu as envie, mais particulièrement aveugle sur l’important...


                  Quelles sont les exceptions prévues par les traités ? les as tu lu ? Tu crois vraiment qu’un truc au service exclusif des banques aurait prevu des controles sur ces dernieres ? ton conditionnement fait peur... mais de faits tu n’en apportes aucun .

                  quels sont donc les arguments d’independance , les catalans souffrent dans un pays qui ne fait plus ses lois ni sa justice parce que c’est l’UE qui les fait ? le seul argument fut de ne plus payer pour les regions plus pauvres... les catalans ont voté la constitution espagnole à plus de 90% ... tu devrais te renseigner avant d’écrire des betises.

                  L’Espagne comme la France et tous les pays de l’UE ne sont plus souverains, comprends tu ce que cela veut dire ? Crois tu que des confettis à l’interieur de l’UE le serait plus ? les pays détruits pourront ils faire marche arrière ? Tu n’as pas répondu à la question qui t’était posée, est ce normal ? 



                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 28 mars 10:56

                  @McGurk
                  D’accord avec vous sur les révolutions. Les révolutions du printemps arabe ou en Ukraine nous l’ont rappelé à tous.
                  Il ne s’agissait ;pas d’un référendum au sens propre puisqu’à mon sens, toute la population espagnole aurait dû pouvoir y participer et pas seulement les habitants de catalogne. Par contre, le fait que le pouvoir central ne s’en saisisse pas et se concentre sur le muselage de ces idées ne montre aucune légitimité, bien au contraire.

                  La fuite économique dont vous parlez n’est pas à mon sens significative au regard des difficultés espagnoles. Elles on par contre été augmentées par le refus du dialogue du pouvoir central, pas par celui des indépendantistes. Rajoy est responsable de la montée des tensions en catalogne. Il suffirait de rentrer en discussion et de communiquer sur les enjeux pour enlever la tension plutôt que d’emprisonner les élus. Emprisonner les opposants n’a visiblement pas le même impact à l’international selon qu’on soit Espagnol ou Ukrainien d’un côté, Russe, Vénézuélien de l’autre....


                • McGurk McGurk 28 mars 18:56

                  @Pierre Chaillot

                  Mettez-vous à leur place : vous représentez l’Espagne, édifice fragilisé par les différentes crises économiques et les velléités indépendantistes (Basques, Catalans) qui arrivent avec leurs gros sabots pour massacrer l’unité du pays avec une arme populaire de destruction massive, le « référendum ».

                  Immédiatement, vous diriez aussi non même si ça aurait été sûrement plus logique et simple que tout le monde y participe pour invalider la question de l’indépendance. Mais dans l’hypothèse où ça se passerait mal, la question n’a alors pas lieu d’être. Surtout que vos adversaires, têtus et fanatiques, ne s’arrêteront probablement pas là.

                  Moi honnêtement, je comprends totalement leur décision et salue le courage du gouvernement ainsi que son grand sang froid dont nous aurions vraiment besoin.

                  * « Elles on par contre été augmentées par le refus du dialogue du pouvoir central, pas par celui des indépendantistes. »

                  Ca je n’y crois pas le moins du monde. Elles n’ont rien à gagner à rester sur place alors qu’elles ont un pays entier avec des millions de consommateurs.

                  * « Rajoy est responsable de la montée des tensions en catalogne. »

                  Je suis désolé mais ça c’est franchement n’importe quoi. Cette volonté de partition, elle existait déjà avec la création du mouvement politique. Ajoutons également les campagnes faites contre Madrid avec l’argent du contribuable afin de leurrer les électeurs et le « repérage » en France pour faire exactement la même chose, les avertissements très clairs ignorés par leur parti et leurs bravades allant toujours plus loin, etc.

                  Ils ont voulu tester les limites du pouvoir et ils se sont pris un gros râteau, il leur faut assumer pleinement leurs responsabilités - ce que ceux qui ont été emprisonnés et jugés ont fait, contrairement à Puitoutcon qui s’était enfui en Belgique et voulait téléguider son parti depuis la chaise de son bureau.

                  Je pense sincèrement que le dialogue ne suffit plus car ces dirigeants ne veulent plus (en fait n’ont jamais voulu) adhérer au projet national et veulent faire bande à part parce que leur pouvoir actuel ne leur suffit plus. Et pour ça, rien de plus simple que d’embobiner les électeurs.

                  Pour ce qui est de votre comparaison, elle ne peut pas être réaliste car les régimes en place n’ont pas du tout la même nature. Le Venezuela était déjà plus ou moins une dictature et clairement après l’accession de Maduro, la Russie n’a jamais eu d’élections réalistes et s’appuie sur un « homme fort », l’Ukraine était sur le modèle russe et téléguidée depuis Moscou.


                • CARAMELOS CARAMELOS 27 mars 13:09

                  Hey les Européens ...

                  L’Union Européenne une technocratie proche de la dictature avec des Gouvernements complaisants. Heureusement certains résistent. 
                  On peut se remémorer un certain référendum Français... si vous n’avez rien compris allez compter les matraques. !
                  Bien à vous
                  Caramelos. 

                  • Lugsama Lugsama 27 mars 13:32

                    @CARAMELOS

                    Sauf que ça n’a rien à voir avec l’UE, elle n’éxistait même pas lorsque ces Lois ont été approuvé a plus de 80% par les catalans..

                  • velosolex velosolex 27 mars 17:35

                    @CARAMELOS
                    L’Espagne de Fanco était fasciste et isolationniste. De même que le Portugal. On a vu où cela les a améne : Régression économique et culturelle, exode.....

                    Nos grands parents, avec leur vécu,et leurs deux guerres, auraient approuvé l’europe de deux mains. Même si elle est évidemment perfectible. 
                    Toutes ces velléités d’indépendance de petits états croupions mais riches, comme le Piémont, ou la catalogne sont construits, bien loin de l’esprit de révolution, sur l’envie de garder toute la galette pour eux, et de ne pas partager avec les autres. 
                    Bien sûr cela sera encouragé par états ayant intérêt à casser l’unité européenne. Le Brexit par exemple aux dernière nouvelles, qui aboutit lui aussi à un clivage au sein de l’union, serait du à un agent extérieur, lui faisant dépasser de justesse ce 50% des voix. 

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