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L’UE et Macron butent sur le roc migratoire

Il faut un sacré culot à Macron pour se livrer à l’exercice de langue de bois suite au sommet européen de la semaine dernière, comme s’il l’avait emporté sur le moindre sujet. Dans la réalité, la logique supranationale vient non seulement de connaître un coup d’arrêt, mais même de reculer. Les Etats-nations, grâce, entre autres, à l’Italie, ont totalement mis en échec la logique de l’UE.

 

La revanche des Etats contre Bruxelles
 
Pour qui prend un peu de recul, comme Jacques Sapir, l’évolution de la situation est spectaculaire. Il y a trois ans, l’UE tentait une nouvelle fois d’utiliser une crise (celle des migrants), pour gagner de nouveaux pouvoirs, avec la proposition abracadabrantesque d’établir des quotas par pays, idée ridicule dans un espace sans frontière et où les situations nationales sont si différentes. Déjà, l’Allemagne avait rompu les rangs en fermant ses frontières devant l’appel d’air créé par Angela Merkel. Mais, en trois ans, au grand dam des fédéralistes français, très isolés et dont les idées sont totalement en échec, les plaques tectoniques européennes ont été largement rebattues, en leur défaveur.
 
 
Tout à leur logique, ils voulaient imposer aux pays un volume d’accueil de migrants, ou la création de centres fermés d’accueil dans les pays par lesquels transitent les migrants. Déjà, la position de Macron était assez acrobatique, à vouloir imposer ces centres à l’Italie, en refusant d’en installer en France, tout à sa stratégie de faire aux Républicains ce qu’il a fait au PS. Sauf que l’Europe de 2018 n’est plus celle de 2015. Renzi n’est plus l’homme fort de l’Italie, c’est maintenant Salvini, la Grande-Bretagne prépare son départ, l’Allemagne a beaucoup évolué sur la question et l’Autriche a rejoint bien des pays d’Europe de l’Est sur la question des migrants. Le centre de gravité a changé.
 
Résultat, c’est bien Salvini qui l’a emporté, et pas Macron. La logique supranationale recule sur la question migratoire, puisqu’aucun quota ne sera imposé et que chaque pays fera ce que bon lui semble, tant sur la question de l’accueil que sur celle de la création de centres fermés. Devant l’hypocrisie crasse de l’Allemagne et de la France depuis trois ans, le premier créant un appel d’air phénoménal avant de vouloir imposer sa solidarité à tous les autres pays, tout en fermant ses frontièresle second en continuant de vouloir faire peser le gros de l’effort sur les pays du Sud, les autres pays ont fini par imposer une logique où chaque pays pourra décider souverainement de ce qu’il fera.
 
 
 
Il est tout de même effarant que les élites oligo-libérales de l’Europe et de la France ne parviennent toujours pas à se rendre compte à quel point leur discours sur l’immigration ne tient pas. En acceptant la croissance de l’armée de réserve du capital et laissant faire des comportements en contravention avec notre modèle républicain, ils rendent légitimement toute immigration supplémentaire insupportable.

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13 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 juillet 09:36

    Ben ouais, c’est bien vrai, mais bon, comment dire ?

    On le savait d’avance, et on n’est pas forcément plus avancé maintenant.


    • Christ Roi Christ Roi 4 juillet 10:49

      Article désinformateur. Il n’y a pas de « migrants », il n’y a que des DÉPORTÉS ; Ces africains ne peuvent évidemment pas payer eux-même la somme considérable du voyage. Quelqu’un les incite à venir. Nous sommes bien dans un COMMERCE DU BOIS D’ÉBÈNE 2.0 qui ne dit pas son nom et prend le cache-sexe d’une action humanitaire. Tout ceci nous rappelle quelque chose et est extrêmement répugnant. Honte à ceux qui valident et soutiennent un tel trafic. L’histoire se souviendra éternellement de leur abomination. smiley


    • Oceane 4 juillet 23:48

      @Christ Roi

      C’est le vainqueur qui écrit l’histoire. 2.0 n’est que la continuité de 1.0, parce que le vainqueur avait écrit l’histoire une première fois. Rien de nouveau donc, puisque le vaincu semble ne rien avoir appris de sa propre histoire. Je veux dire, de sa propre perspective.


    • HELIOS HELIOS 4 juillet 11:21

      le problème de la migration hétérogène (de civilisation : culture, spiritualité et autres que je ne citerai pas) c’est qu’elle ne s’assimile pas.


      Parler de diminution de l’immigration est une honte que personne n’accepte, tout simplement parce que cette immigration, si petite soit-elle, se rajoute aux précedentes non assimilée.

      500 « réfugiés » arrivés en mai 2018 c’est effectivement rien, mais rajoutés aux centaines de mille qui attendent déjà sous les ponts d’autoroutes, entassés dans des logements inhumains et qui refusent de s’adapter a la société qui les entourent... c’est cela qui crée le rejet.

      et comment ne pas comprendre que échafaudage culturel que nos pays ont édifies, génération apres génération , pour atteindre une stabilité et un développement social le plus adapté possible, ne soit mis a bas par des hordes... (oui, par tranche de 500 cela s’appelle des hordes, même dispersées une fois arrivées) ... de gens, normalement disponibles a l’intégration puisque victimes de situations terribles dans leurs pays, et qui s’opposent violemment a toute insertion respectueuse de ceux qui les accueillent
      (ouf, phrase trop longue)
      ... et tout cela avec l’abandon -volontaire ou non- de nos autorités qui participent a la destruction de l’ecosysteme social si difficilement etabli par - l’abandon de la qualité de l’ecole, de la police, de la fonction publique, de la liberté d’expression (la pensée unique journalistique) et surtout, surtout la limitation economique dont les arbitrages défavorisent a l’évidence les citoyens nationaux !

      bon, cela dit.... je suis quoi, moi, pour avoir un avis sur le bien être d’un érythréen qui préférera toujours avoir 4 femmes en France dont la vie sera assurée par les allocs ... que chez lui où ses enfants risquent de mourir parce que prendre une pelle et une pioche pour faire un trou pour les latrines que de laisser s’écouler les effluents derrière son lieu d’habitation !

      • ZenZoe ZenZoe 4 juillet 11:49
        Je ne pense pas que les dirigeants soient crétins au point de ne pas se rendre compte de l’état de l’opinion, pas tous en tout cas. Et concernant l’immigration la plupart ne sont pas loin d’être en phase avec leur peuple malgré leur discours de façade.
        Mais que voulez-vous, il y a derrière des poids qui pèsent plus lourd : lobbies, multinationales, intérêts pétroliers et autres ressources naturelles, ventes d’armes etc.
        L’idée pour les plus corrompus est de tenir le plus longtemps possible. Pour les plus honnêtes de jongler au maximum avec tout ça, en croisant les doigts, et en espérant que les peuples resteront malgré tout bien sages et dociles. Pour le moment, ça marche, mais pour combien de temps ?

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 juillet 13:18

          @ZenZoe

          Je ne pense pas, la vérité est souvent la plus simple, il n’y a qu’à voir ce qui s’est produit en 2015 :

          tant que l’Allemagne n’était pas concernée directement, elle pontifiait la Hongrie, la Grèce, etc...

          Merkel a ouvert les vannes et a rétro pédalé 3 mois après.

          Eh oui, bizarrement, lorsque le problème nous touche directement, on ne s’en sort pas beaucoup mieux que les autres !

          C’est de l’égoïsme très con, qui permet à Macron de dauber sur l’Italie, tout comme les tabloïds anglais se moquent de la jungle de Calais.


        • Tom France Tom France 4 juillet 12:12

          A un moment ou à un autre, l’instinct de survie des peuples (ou ce qu’il en reste), reprend le dessus, c’est tout naturel et rassurant car les quelques tarés qui combattent en permanence la simple réalité pourraient finir par échouer plus rapidement que prévu ! 


          • Parrhesia Parrhesia 4 juillet 12:41
            @Tom France
            Bonjour Tom France !
            L’ennui c’est que nous ne sommes plus un peuple à proprement parler !
            Notre instinct de survie est donc altéré d’autant comme vous semblez l’avoir si bien compris dans votre parenthèse !
            Mais, bonne journée à vous, si c’est encore possible !!!

          • Pierre Sanders Pierre Sanders 4 juillet 19:18

            @Parrhesia

            « L’ennui c’est que nous ne sommes plus un peuple à proprement parler ! »


            Mais ici, ce n’est plus le peuple en tant que peuple, qui réagit, ce sont les individus en tant qu’animaux territoriaux. Car, on l’oublie trop souvent, l’homme est un animal territorial, qui réagit lorsqu’il a le sentiment que son territoire est menacé.

            Comme les zélites l’ont privé de sa territorialité en inventant l’antiracisme, il n’a plus su qu’il était en droit de se revendiquer de la légitime défense. On lui a même inculqué qu’elle était le Mal absolu. Mais cet effet s’estompe, parce que trop, c’est trop.

            Deux Français sur trois disent qu’ils ne se sentent plus chez eux comme avant. Et le Rassemblement national se maintient dans les sondages, n’en déplaise à ceux qui le donnaient pour mort-né. 

            Deux sondages relatifs aux européennes, rendus publics au cours des derniers quinze jours, le donnent en deuxième position, 4 pts derrière la REM, et 4 à 5 pts devant les Républicains. 

            Parce que le RN, même si lui-même l’ignore semble-t-il, est fondamentalement le parti du territoire. C’est vers lui que vont ceux qui veulent affirmer leur prééminence sur le territoire légué par leurs ancêtres. Ce n’est pas chez Dupont-Aignan (6 %) qu’ils vont scander « On est chez nous ! » et encore moins chez Philippot (1 %) ou Asselineau (1 % également).

            Or, c’est clairement dans l’affirmation de l’instinct territorial - en France, et dans les autres pays d’Europe - que réside l’ultime chance de salut. Ce n’est pas pour rien que l’oligarchie mondialiste entend détruire l’homogénéité interne de nos Etats-nations.

          • zygzornifle zygzornifle 4 juillet 14:16

            Moi migrant économique j’ai quitté mon HLM de cité pour envahir pole-emploi espérant avoir un boulot hé bien que dalle , je suis déçut on m’avait promis mont et merveilles surtout que mon passeur le conducteur du bus m’avait fait rêver en me disant que tout irait bien une fois parvenus a destination et bien a peine arrivé le vigile a fouillé mes affaires comme si on rentrait dans pole-emploi avec 10 Kgr de cocaïne une kalachnikov ou des organes a vendre au noir , je m’en retourne dans mon gourbi mais a pied je ne veux plus avoir affaire a ce passeur qui m’a pris 1,50€ pour un ticket de transport ....


            • uqyb 4 juillet 23:35

              Ils ont pris en main le problème. 


              Essayez de retrouvez les expulsés. Les expulsés par la police française, raflés dans les bus et les train entre la France et l’Italie, Les expulsés des guetos sous les échangeurs de lyon ? 

              Allez y, je vous en prie, prouvez moi que je vaux mieux qu’un allemand qui a voter pour Adolf comme on lui a dit cent fois a la radio, et n’a pas cru un mot des rumeurs pendant 4 putain d’année malgré les disparitions, le monde entier contre eux et l’abondante propagande ?

              Cherchez les bordel ! Cherchez les !

              • Désintox JPB73 6 juillet 13:17
                Bonjour

                La population de l’Afrique doubler d’ici 2050, passant de 1.2 à 2.4 milliards d’habitants. Cela vient de la lenteur du phénomène de transition démographique.

                Les migrations sont inéluctables. La seule chose qu’on puisse faire, c’est de les organiser et de les négocier.

                Si on négocie des accords migratoires avec les pays africains, on aura notre mot à dire. Si on ne le fait pas, on subira sans rien pouvoir faire.

                • generalchanzy generalchanzy 8 juillet 10:41
                  L’UE et Macron butent sur le roc migratoire.
                  C’est qui l’UE ?
                  Pas les Grecs, les Italiens, les Espagnoles, les Polonais, les Français etc..
                  Quant à Macron, il suffit de le flatter comme le font les dirigeants de nombreux pays pour qu’il se croit apprécié et « sur la bonne voie ».

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