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LA GRÈCE ÂME de l’EUROPE va prendre appui sur la CHINE pour RIDICULISER la TROÏKA ?

Les Grecs sont fatigués d'être humiliés et écrasés : la forte baisse du PIB et la forte augmentation du chômage due à une AUSTÉRITÉ PUNITIVE arrivent à la limite du supportable et les risques d'explosion/implosion sont proches de leur réalisation ! Les dirigeants Grecs préparent une riposte cinglante pour redonner espoir et honneur au peuple Grec !

En cette journée exceptionelle, "ce samedi béni des dieux", dès 9 heures locales, une rumeur se diffuse dans les milieux financiers et diplomatiques depuis Pékin vers Shanghaï, Hong-Kong, Tokyo, Séoul et Singapour. Cette rumeur est alors transmise en urgence par les diplomates occidentaux, en soirée ou pleine nuit -selon les décalages horaires- au FMI de Washington, à la BCE de Frankfort et aux Gouvernements de l'Eurozone, en priorité à Berlin et Paris. Le Président TRUMP averti en fin de soirée, éclate de rire et lâche à son entourage, sans tweeter : "elle va prendre ça en pleine poire ! " puis il reprend le cours normal de ses activités.

À Athènes, un négociateur secret -fidèle parmi les fidèles- en provenance de Pékin est attendu vers midi, porteur de révélations suceptibles de redonner toute sa place à la Grèce au sein de l'Eurozone. Le Premier Ministre grec, tenu au courant au fur et à mesure des discussions, puis du résultat, annonce une intervention à la Chambre des Députés à 15 heures, avec retransmission télévisuelle ! Puis il s'enferme avec quelques conseillers et ministres pour les tenir au courant tout en coupant les communications avec l'extérieur. Les rumeurs d'origine chinoise n'évoquent qu'un accord potentiel de la plus haute importance avec le Gouvernement de la Grèce. Des hypothèses plus ou moins réalistes, farfelues, probables ou improbables circulent dans les milieux "dits autorisés" ; ni les Autorités portuaires du Pirée, ni celles de l'Aéroport, encore moins les principaux ministres avant leur mise au secret dans le "conclave", ne peuvent donner la moindre information car ils n'étaient même pas au courant de l'existence d'entretiens secrets, ni de négociations !

À Paris, la directrice du FMI, en week-end familial, prend contact avec l'Élysée en pleine agitation. Les Mentors de la Troïka, Merkel et Hollande inclus, décident de se retrouver à Francfort au siège de la BCE pour visionner ensemble l'intervention du Premier Ministre Grec car ils restent persuadés que la situation financière grecque est au centre des révélations.

La place Syntagma devant le Parlement est noire de citoyens prévenus par les radios et la télévision : des écrans géants sont mis en place en quelques heures. Le public en grand nombre (200 000 !) retient son souffle pénétré de la gravité de la situation.

Le Premier ministre pénètre dans l'Assemblée, les députés se lèvent puis il s'installe au pupître de l'orateur et apparaît sur les écrans géants : un grand silence se répend en quelques secondes ! Un long monologue va suivre !

 

Discours à la Ville, au Pays et à l'Europe

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Peuple de Grèce, aujourd'hui est un grand jour pour la Grèce : notre pays va retrouver le grand destin qui est le sien depuis près de trois millénaires, il va retrouver son honneur, et la fierté de toutes ses nombreuses contributions à l'éclosion et à la floraison des valeurs humanistes qui composent le socle des spécificités de la civilisation européenne. Pour nos voisins et amis de l'Union Européenne et de l'Eurozone qui ignorent ou minimisent les apports fondamentaux de la Grèce Antique dans leurs gènes culturels et humanistes, c'est avec une réelle satisfaction que je dois leur présenter ce bref rappel historique :

- La Grèce, c'est au cours du millénaire précédant la naissance du Christ, des hommes de haute stature intéllectuelle :

+ les dramaturges Homère, Eschyle, Sophocle et Euripide,

+ les philosohes Socrate, Platon, Aristote, Épicure,

+ les savants Thalès, Pythagore, Démocrite, Euclide, Archimède, Hippocrate.

- La Grèce, à la même époque, c'est une zone d'influence économique et culturelle entourant la mer Égée, de la Sicile à l'Anatolie et à l'Héllespont, de la Macédoine aux côtes Egyptiennes, des cités de Sparte et d'Athènes à la cité de Troie et celle d'Alexandrie. La Grèce a instauré le culte des Dieux, leurs a construit de magnifiques temples dont des vestiges importants sont toujours présents, puis a relégués et cantonnés ses dieux sur l'Olympe sous l'action du rationalisme de ses philosophes, de ses citoyens et de ses hommes d'État. La langue grecque est la langue écrite et parlée dans l'est de la Méditerranée, dans sa zone d'influence politique, économique et culturelle.

- La Grèce, c'est à Athènes, l'instauration de la démocratie, du gouvernement du peuple et de la raison et aussi, à Sparte, c'est la mise en oeuvre de la timocratie, (une duo-monarchie parlementaire), un perfectionnement de la démocratie par l'adjonction de dispositions fortes de contre-pouvoirs pour lutter contre les dérives populistes ou monarchiques.

- La langue Grecque, c'est la langue de diffusion et d'écriture des Évangiles et des Lettres des Apôtres, c'est la langue officielle et courante du Christianisme. C'est la langue des premiers Conciles et des Bulles papales pendant les premiers siècles. Le latin ne se substitua au grec que bien après l'adoption du Christianisme comme religion officielle de l'Empire Romain. Avec ce basculement, le Christianisme s'est compromis avec les pouvoirs temporels, matériels et avec la mise à mort des hérétiques, des infidèles et des opposants : il s'en est suivi un long hiver (plus d'un millénaire de ténèbres) de la démocratie et du message d'Amour du prochain et de Pardon du Christ, avec la soumission de la Raison aux impératifs de la Foi, des croyances et des diktats religieux.

- La Renaissance et les Lumières ont réhabilité l'héritage culturel, scientifique et philosophique de l'Antiquité grecque, tout en ouvrant timidement l'association du Peuple à la Gouvernance de chaque pays avec l'instauration de Monarchies Parlementaires et de Républiques nouvelles, celle de Venise, très ancienne, étant une exception.

- Si les révolutions industrielles ont porté au pinacle la puissance matérielle et le capitalisme, la totale dématérialisation de l'argent-roi, le culte des marchés et les thuriféraires de la Divine Finance, horizon indépassable des valeurs occidentales, plongent les peuples et les nations dans une inquiétude systémique et un profond désarroi. C'est l'action sournoise des marchés financiers qui seraient à l'origine de notre situation et des mesures d'austérité anémiantes imposées par la Troïka à la Nation grecque et à son Peuple.

 

Je vais rentrer dans le vif du sujet, dans nos rapports de dépendance et de soumission avec nos partenaires de l'Union Européenne en général et de l'Eurozone en particulier.

Tous les gouvernements ont des dettes publiques justifiées par des investissements d'avenir ou par des déficits de fonctionnement. Ces déficits sont financés en partie par des avances -quasi perpétuelles- de leur Banque Centrale qui crée de la monnaie virtuelle (scripturale, informatique). Ainsi 5900 Md$ de dettes US sur un total de 20 000 Md$, sont couvertes par des émissions directes de la FeD. Dans notre Eurozone, la BCE n'a pas la prérogative de venir en aide aux États : "c'est forbidden" ! Par contre, notre BCE crée des liquidités pour les prêter aux banques à un taux voisin de zéro, ou pour leur racheter certains emprunts.

Trois grands pays ont, depuis des décennies, une balance commerciale annuelle excessivement excédentaire (plusieurs centaines de Md$ ou Md€) : la Chine, le Japon et l'Allemagne ! Ces pays aspirent donc les ressources financières des pays clients ; ainsi l'Allemagne est excédentaire avec tous ses partenaires européens ! En opposition les USA sont fortement déficitaires commercialement et en dépenses budgétaires publiques. Le Japon et la Chine sont détenteurs de plusieurs milliers de Md$, déposés initialement en grande partie dans leur Banque Centrale. Cette dernière crée alors la contre partie en monnaie nationale pour que les entreprises exportatrices puissent rémunérer leurs personnels, leurs fournisseurs et leurs dirigeants millionnaires ou milliardaires. Et pour que l'économie mondiale puisse tourner, une bonne partie de ces avoirs en $ sont placés par les banques centrales du Japon et de la Chine en bons du Trésor US pour financer les déficits budgétaires successifs : cumuls pour chacun des deux pays de l'ordre de 1200 Md$. Cette opération ne coûte absolument rien aux entreprises et particuliers du Japon ou de Chine ! Pour l'Allemagne, la grande partie de ses excédents étant facturés et payés en €, les rentrées monétaires vont alors directement dans les caisses des entreprises pour rémunérer le personnel, les fournitures, les taxes et les actionnaires ; la BCE n'intervient pas ! Elle n'a dans ses caisses que quelques Md$, livres et autres monnaies étrangères, réserves qu'elle convertit en euros pour les déposants. La BCE n'a donc pas des milliers de Md$ en réserve qu'elle pourrait prêter à des pays tiers ou de l'Eurozone, comme peuvent le faire les banques centrales du Japon et de Chine.

Alors la Grèce et aussi le Portugal, l'Italie et l'Espagne, sont obligés, pour financer leur déficit public, d'emprunter sur les marchés financiers directement ou via des institutions telles que le FMI ou le SME, avec des taux d'intérêts très élevés, hier à 10/16%, aujourd'hui de 3 à 5%, alors que la vertueuse et riche Allemagne emprunte à 0% !

J'en viens maintenant à nos fructueux contacts avec les Autorités de la Chine, pays de civilisation plurimillénaire pratiquant un humanisme individuel, collectif ou social, le Confucianisme. La Chine finance à hauteur de plus de 1200 Md$ la dette publique des USA. Au vu du comportement protectionniste du locataire de la Maison Blanche et de ses attitudes inquiétantes en politique étrangère, la Chine ne voit plus assez de raisons à poursuivre le financement de la dette publique des USA et souhaite donc améliorer les déjà bonnes relations avec l'Europe : sa participation aux financements des dettes publiques européennes en n'utilisant qu'une partie des excédents de sa balance commerciale doit conforter la relation de confiance. Comme le financement de la dette grecque par l'utilisation des réserves de devises de la BPOC ne lèsera en rien les intérêts du peuple chinois et de ses entreprises, la meilleure solution est un financement sur 50 ans de la totalité de la dette publique grecque, sans intérêts, avec un remboursement par annuités progressives, à savoir :

- 2 Md€ /an pendant 5 ans, soit moins de 1% de notre PIB actuel !

- puis augmentation de 1Md€/An pour chaque période de 5 ans,

- se terminant par une annuité de 11Md€ les 5 dernières années,

- soit un total de 325 Md€ !

Les avantages sont patents et vont permettre à notre pays de retrouver de la croissance, une forte rermontée de son PIB qui a chutté de 25% avec la cure d'austérité et un niveau de chômage destructeur de notre société. Du fait de l'abandon des investissements publics notre budget dégage un excédent primaire avant la prise en compte de la charge des intérêts de notre dette. Cet excédent, notre gouvernement a proposé de le porter à 3,5% du PIB dès 2017 et les années suivantes. La Troïka refuse et veut nous imposer un tour de vis à 4,5% du BIP pour nous asphyxier totalement et engraisser les marchés financiers : il en allait de la survie de la Grèce et nous avons eu recours à la solidarité de la Chine, celle de la BCE et de nos frères de l'Eurozone nous étant refusée.

Dès la première année nous dégagerons, après versement de la première annuité, un fort excédent budgétaire de plusieurs Md€ dont l'affectation sera partagée entre le investissements publics indispensables et la solidarité sociale envers les plus atteints par la cure d'austérité. L'augmentation des annuités va de pair avec l'inflation et la croissance du PIB. Cependant, dans la dignité retrouvée, le peuple Grec maintiendra ses efforts de bonne gestion de son budget tout en affinant ses prélèvements selon la réelle capacité contributive de chaque citoyen, de chaque entreprise. Ainsi, nos partenaires de l'Eurozone seront peinement satisfaits puisque notre dette publique sera contenue et réduite d'année en année, avec un budget en excédent !

Mes chers concitoyens, je vous ai présenté le point des négociations en cours avec un pays ami, la République Populaire de Chine.

Une ovation d'une quinzaine de minutes s'empara de la foule pleinement soulagée et toute à sa joie.

 

Réactions de la TroÎka en direct de Francfort

À Francfort, dans le salon privé du directeur de la BCE les grands monarques de l'Eurozone, de la BCE et du FMI, (sans la présence du Président de l'UE qui en tant que premier ministre du Luxembourgs avait fait preuve d'un dmping fiscal très préjudiciable aux recettes fiscales de ses partenaires) suivent la diatribe et les explications du Premier ministre grec. L'atmosphère est tendue, leur autorité est bafouée par un petit chef hâbleur et gauchisant qui a su tirer parti de l'évolution des relations internationales. Quelques remarques fusent pendant le long dicours, l'acte sournois d'accusation des pilotes auto-désignés de l'Eurozone et de la BCE.

- "le bouffon Varoufakis" pour dénoncer "le négociateur secret" ;

- "l'éternelle sérénade sur l'antique démocratie athénienne" ;

- "un discours populiste à la Chavez ou à la Castro, heureusement en plus court, mais aussi insipide"

- "que ferait-il sans la divine finance ? les dieux de l'Olympe vont-ils venir le sauver ?"

-"l'anti-germanisme refait surface, Angela en bouc-émissaire ! Quel gougnafier !"

- "Il met la Chine dans notre marigot, comme si les crocodiles européens craignaient le dragon chinois !"

 

Puis les sourires convenus se figent à l'énoncé des mesures précises sur le financement. Le Président "petites blagues" pour détendre l'atmosphère fait mine de s'entousiasmer :

-"après la Grèce pourquoi pas le Portugal, une bouchée à 250 Md€, et tous les pays du Club Med ?" puis insistant :

- "Angela, tu peux de payer le luxe de refuser, l'Allemagne emprunte déjà à 0%", suivi d'une réponse cinglante :

- "Monsieur le Président sortant de la France, sorti par son propre camp, pourrait nous faire grâce de ses sorties de mauvais goût ; la Finance est d'un ordre supérieur et ne supporte pas la plaisanterie ! Il nous faut réagir pour ne pas laisser le dragon chinois envahir notre bergerie."

Piqué au vif et n'ayant plus rien à craindre d'une vindicte germanique, "le petit Franc" marque sa suffisance par :

- "le dragon chinois Midea vient de racheter le grand et réputé célèbre fabricant de robots KUKA, fierté de l'industrie allemande, le dragon est déjà dans la bergerie et s'offre des mets de choix ! Les instituts publics chinois de financement et d'investissement à l'étranger sont les bienvenus pour financer la dette publique américaine et seraient les malvenus pour financer les dettes puiques européennes ! La Chine nous met devant nos responsabilités : maintenir une BCE bancale ou lui donner les pleines prérogatives d'une Banque Centrale. Notre BCE, avec le QE, est en pleine création de 1800 Md€ de monnaie au profit du système bancaire, sans que cette opération ait un impact significatif sur les dettes publiques des États de l'Eurozone !"

C'est alors qu'intervient la Présidente du FMI, membre de la Troïka, FMI contesté par les gouvernements grecs et portugais. Ce dernier a en effet remboursé par anticipation les emprunts contractés auprès du FMI car il trouvait sur les marchés financiers des taux plus faibles :

- "C'est le moment de revoir en profondeur la politique de l'Eurozone et de l'UE en prenant en compte les réalités nouvelles : TRUMP joue une partition protectionniste et suprématiste qui nous inquiète et qui déplait aux Chinois. Comme POUTINE il ne veut pas d'une Europe forte, mais ce dernier n'a pas les moyens de ses ambitions car il est incapable de résister seul à la poussée de la Chine dans la Sibérie Orientale, l'arrière-cour de la Chine. Cette dernière se confronte de plus en plus aux USA et elle ne peut et ne doit plus financer les déficits américains : alors la neutralité bienveillante si ce n'est amicale de l'Europe est une nécessité pour les Chinois, neutralité qui se monnaie ! On doit donc se réjouir de cette offre amicale de la Chine, et la diriger aux mieux de nos intérêts comme le financement intégral de la dette du Portugal aux mêmes conditions à long terme. Cela montrera aux marchés financiers que les ÉTATS en se concertant n'ont plus à passer sous leurs fourches caudines. De plus, sans plus attendre le rôle nouveau que Trump dévoluera à l'OTAN, il est nécessaire pour l'UE de s'affirmer en renouant des relations amicales politiques, économiques et financières avec la RUSSIE, en desserrant l'étau d'engins balistiques et antibalistiques à ses frontières actuelles : car la Russie ne pourra s'affirmer économiquement et militairemen,t et résister aux poussées expansionnistes chinoises que si elle dispose d'un véritable soutien amical et fraternel de l'Europe !"

Et de poursuivre son intervention par un plaidoyer pro domo :

- "le FMI créé sous l'amicale protection et participation financière des USA, est dénoncé en tant que tel et du fait de la montée en responsabilité des nouvelles grandes puissances économiques telles l'UE, la Chine, les Monarchies pétrolières. De plus, certains pays privilégient les relations directes bi-nationales. Au vu du désengagement partiel probable des USA de Trump, j'invite donc l'UE et l'Eurozone non seulement à s'impliquer davantage dans le FMI, mais surtout à persuader les grandes économies performantes à rejoindre les instances du FMI."

La Présidente doit se contenter de hochements de têtes approbateurs, sans plus ! Le sauvetage du FMI peut attendre des jours plus sereins !

Les participants échangent de vertes amabilités, des raisons pour réagir et affirmer la puissance de la zone euro. Des points d'accords se concrétisent, de possibles ou souhaitables hypothèses sont évoquées et critiquées sans être immédiatement et irrévocablement rejetées. La nécessité de réagir à la "provocation grecque" est impérative. En résumé la réunion se termine avec la mise au point d'un commmuniqué :

- La BCE, au vu de l'état insuffisant d'harmonisation et d'intégration au sein de l'Eurozone, ne peut prétendre à toutes les prérogatives d'une Banque Centrale  ; en particulier elle ne peut émettre de la monnaie au profit d'un État membre, ni souscrire sur ses fonds propres aux bons du Trésor émis par un État.

- L'opération d'émission de "QE" au profit des banques de la zone euro, en créant de la monnaie pour racheter des titres de créances émis par les États membres, titres négociables sur les marchés financiers, est maintenue dans le cadre du cahier des charges initial et restrictif. Les titres rachetés aux banques doivent être intégralement remboursés à leur échéance et les intérêts versés annuellement.

- Pour éviter que les États, en absence de croissance suffisante, restent embourbés avec un endettement excessif et insupportable, il est décidé que la BCE remboursera les intérêts perçus dès le remboursement du capital à l'échéance ou par anticipation.

- Les remboursements en capital viendront gonfler le potentiel de QE, jusqu'à ce que l'Eurozone retrouve la situation saine qui prévalait avant la crise financière.

- Pour récompenser les États qui ont mis en oeuvre des mesures salutaires d'austérité, dés que leur budget "primaire" (avant prise en compte de la dette publique) sera redevenu positif ou en excédent, la BCE pourra alors racheter la moitié des créances disponibles sur les marchés financiers au lieu du tiers selon le cahier des charges actuel.

- Les États de l'eurozone qui bénéficient de taux d'emprunts proches de zéro (Allemagne, inférieur à 0,5% ; France inférieur à 1%,...) sont invités à souscrire, selon ces taux, des emprunts à 10 ans ou plus, sur les marchés financiers pour les mettre à la disposition des partenaires matraqués par des taux élevés.

- Les financements des dettes des Étas membres, comme celui des entreprises, sont ouverts aux fonds étrangers privés ou publics.

 

À la lecture de ce communiqué il est visible que l'Eurozone reprend en main la situation catastrophique découlant de la crise des subprimes et de la cupidité des marchés financiers. La discussion achoppe sur deux points :

- le premier concerne le moment de publier le communiqué, soit le jour même, soit le lendemain ou un autre jour, étant donné que le Président "petite blague" a émis l'hypothèse d'un possible canular, un poisson d'avril ! Il a fait une analyse de la situation qui a emporté la décision : si c'est un poisson d'avril, les dirigeants de Pékin, de facto au courant, testent la capacité des dirigeants européens à réagir rapidement à une possible immixtion de la Chine au sein des finances de l'Eurogroupe, en espérant des divergences internes ; soit c'est une proposition sincère, non confirmée "volontairement" à laquelle une réponse doit être apportée rapidement. Dans les deux cas, s'impose une prise de position le jour même, valable pour les deux hypothèses et surtout réaffirmant la volonté de reprise en main, solidairement, des difficultés économiques et financières des États membres.

- Le second concerne le porte-parole : comme Donald TUSK, le Président de l'Eurogroupe, confirmé dans ses fonctions malgré l'ostracisme de la Pologne, son pays d'origine, a rejoint sur le tard la réunion d'urgence à la BCE, ce Président est donc chargé de présenter le communiqué aux medias déjà fort nombreux sur le parvis de la BCE. A priori, aucun commentaire n'est prévu, si ce n'est de réaffirmer que l'Eurozone reste ouverte aux collaborations économiques et financières avec toute Nation, dans le respect des Peuples et de leurs spécificités et selon un code de bonne conduite en termes d'échanges et de concurrence. 

 

AINSI, la JOURNÉE du PREMIER AVRIL s'achève dans un flot de conjonctures et de balivernes des journalistes et des experts rameutés en urgence par les chaînes de Télévision.

DEMAIN, avec ou sans canular avoué, les RELATIONS au sein de l'EUROGROUPE et au NIVEAU MONDIAL, ne seront plus les MÊMES !!!! L'improbable, l'impensable d'aujourd'hui deviendra envisageable et réalisable demain !!


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5 réactions à cet article    


  • Leonard Leonard 1er avril 08:17

    Les MAJUSCULES signifient crier normalement...


    • Plovdiv Plovdiv 1er avril 21:02

      @Leonard : Les capitales et non les majuscules.


    • Parrhesia Parrhesia 1er avril 09:10
      Au Fait !
      Quel jour sommes-nous, ce jourd’hui ???

      • alinea alinea 1er avril 12:18

        Bravo ! quel boulot !!
        Un petit bémol : dommage que vous ayez vendu la mèche, car tout le monde sait quel jour on est, et le ton de l’article suffisait.
        Mais re-bravo quand même !


        • zygzornifle zygzornifle 1er avril 14:01

          Les Grecs sont fatigués d’être humiliés et écrasés .... qu’ils déclarent la guerre a l’Allemagne et jettent Merkel en prison .....

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hugo BOTOPO


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