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Accueil du site > Actualités > Europe > Le coût caché de l’élargissement de l’Union européenne

Le coût caché de l’élargissement de l’Union européenne

La Suisse sera amenée, le 26 novembre prochain, à se prononcer, par référendum, sur l’octroi d’une aide d’un milliard aux nouveaux Etats membres de l’Union européenne. Contrepartie sciemment omise dans les discours officiels, l’élargissement à un coût évalué pour l’Union elle-même à cent milliards. La note sera salée pour la France qui devrait perdre de nombreux avantages.

Que la Suisse soit amenée à contribuer au financièrement à l’élargissement de l’Union représente déjà une première surprise. Même si l’aide helvétique passe inaperçue pour les Etats bénéficiaires, face aux cent milliards promis par l’UE, elle constitue, dans les faits, un ticket d’entrée au bénéfice de l’extension du marché unique. Pudiquement baptisée contribution, elle sera affectée à la réduction des disparités économiques et sociales dans l’Union. Mais c’est bien dans les limites territoriales de cette dernière que les bouleversements seront le plus importants.

De six pays en 1951 à vingt-cinq aujourd’hui, l’UE a connu cinq vagues d’adhésion de nouveaux Etats membres. La disparition progressive du bloc de l’Est a permis au continent européen de se réunifier. Dans les années 1990 treize pays se sont lancés dans un processus d’adhésion à l’Union : Chypre, Malte, dix pays d’Europe centrale et la Turquie. Le Conseil européen de Copenhague de décembre 2002 a décidé que Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République slovaque et la Slovénie respectaient les critères pour entrer dans l’Union européenne. Ces pays ont intégré l’Union le 1er mai 2004. La Bulgarie et la Roumanie devraient suivre le 1er janvier 2007. La question de la Turquie est plus que jamais d’actualité.

Deuxième contributeur au budget européen derrière l’Allemagne, la part de la France (15,6 milliards d’euros en 2005, soit 260 euros par Français) était jusqu’alors pratiquement proportionnelle à sa part dans le PIB total. Bénéficiant d’avantages supérieurs à ceux des pays comparables, grâce notamment aux 9 à 10 milliards annuels des crédits de la politique agricole commune (PAC), la France était dans une position enviable qui atténuait le coût net de la construction européenne, de 2 milliards d’euros en moyenne annuelle sur les trois dernières années. Mais ça, c’est fini.

En juillet 2005, la Commission européenne a livré ses orientations stratégiques pour la période 2007-2013. Deux objectifs principaux sont à retenir : simplifier les procédures et concentrer les aides sur les régions les plus démunies des Etats membres. Ainsi, la politique de cohésion est amenée à devenir la première des politiques communes de l’UE avec 36% du budget. La France devrait être la première victime des arbitrages en faveur des nouveaux entrants. Pour de nombreux partenaires, la France et la PAC constituent « une anomalie budgétaire ».

Certes, l’accord conclu à Bruxelles en juillet 2002, a permis de sauver la PAC jusqu’en 2013, mais globalement, l’enveloppe des crédits restera la même, alors que le nombre de demandeurs sera beaucoup plus important. Ainsi, devant l’ampleur des besoins des nouveaux Etats membres, les subventions aux régions en difficultés des Etats riches sont menacées, et avec elles, les fonds structurels pour les régions françaises (15 milliards d’euros entre 2000 et 2006).

Des sujets malheureusement encore absents des débats des élections présidentielles de 2007.


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83 réactions à cet article    


  • LE CHAT (---.---.75.49) 15 novembre 2006 11:30

    supprimons la PAC !les aides vont pour l’essentiel aux gros agriculteurs pratiquant le productivisme au détriment de la qualité et de l’environement . Trop de fonds européens de toute façon pour seulement 1% de la population , il y aurait nettement mieux à faire avec !


    • Romain Baudry 15 novembre 2006 14:40

      Je suis bien d’accord. Sans compter que la PAC contribue à étrangler les pays du tiers-monde en leur imposant une concurrence déloyale.

      Bien sûr, aucun politicien français n’aura jamais les tripes de remettre la PAC en cause. Il y a des tas de gens pour se plaindre des avantages acquis des fonctionnaires, mais ceux des gros agriculteurs font l’objet d’une curieuse omerta.


    • thetoinou (---.---.151.2) 15 novembre 2006 12:59

      Que la France contribue a aider ces voisins en transition vers la democratie et l’economie de marche ne me choque pas plus que de verser des montants considerables a une minorite d’assistes enclins au productivisme debride et sans plus de considerations environnementale.... Nous avons tout a gagner a ce que ces pays se developent !! tant pour la paix que pour notre croissance. smiley


      • Henry Moreigne Henry Moreigne 15 novembre 2006 13:42

        Vous avez incontestablement raison. Le plus grand succès de la construction européenne c’est d’avoir réussi à faire du vieux continent une terre de paix, tout le monde est d’accord là-dessus. Mais ce qui est dramatique c’est qu’en dépit du désaveu manifesté lors du dernier référendum, on ne tienne pas un discours vérité aux citoyens à savoir que cette paix et cette prospérité ont un coût et que celui-ci sera croissant. Ce mensonge par omission ne peut que contribuer au développement d’un sentiment nationaliste et du anti-européen.


      • Neos 15 novembre 2006 15:05

        Cher Monsieur,

        Quand je lis : « Mais ce qui est dramatique c’est qu’en dépit du désaveu manifesté lors du dernier référendum, on ne tienne pas un discours de vérité aux citoyens à savoir que cette paix et cette prospérité ont un coût et que celui-ci sera croissant », (..) je ne peux que vous rappeler une évidence qui est bien peu rappelée, même si... nos médias devraient s’en inspirer :

        L’Union européenne n’est pas le projet de la France seule. Jusqu’ici, je pense que l’on est d’accord.

        Ce projet, qui vise à permettre à 25 Etats/peuples de mener des politiques en commun, dans des domaines utiles, a un budget.

        Ce budget est élevé. Il concerne 450 millions d’habitants. Et tout autant de consommateurs et citoyens.

        Chaque Etat participe, à travers une contribution nationale, au bon fonctionnement de l’édifice de cette vie commune. Jusqu’ici, nous sommes toujours d’accord ?

        Le coût de cette contribution se trouve ici (p.112 dans le document) :

        http://ec.europa.eu/budget/library/documents/revenue_expenditure/agenda_200 0/allocrep_2005_fr.pdf

        Les recettes par Etat (en terme de dépenses de l’UE) se trouvent ici (p. 20 dans le document)

        http://ec.europa.eu/budget/library/documents/revenue_expenditure/agenda_200 0/allocrep_2005_fr.pdf

        En 2005, la France a versé 15.516 millions d’euros au titre des ressources propres. Elle a percu 13.617 millions d’euros au titre des dépenses de l’UE.

        Vous conviendrez que ces dépenses sont élevées, mais il faut toutefois, je pense, considérer que les recettes perçues au titre d’une participation française à l’activité européenne sont également notoires.

        Avec l’élargissement de 2004, les anciens Etats contribuent + aux recettes de l’UE, mais perçoivent en retour des recettes importantes du fait de l’ouverture de nouveaux marchés qui font fonctionner l’économie nationale de nos Etats.

        Il faudrait regarder les conclusions du ministère de l’économie français sur le commerce extérieur, mais je pense qu’il est tout à fait possible que celui ci soit excellent, notamment grâce aux recettes perçues suite à cet élargissement à l’est.


      • Neos 15 novembre 2006 15:14

        A l’auteur, vous dites : « La France devrait être la première victime des arbitrages en faveur des nouveaux entrants. »

        Ceci est faux, puisque le 1er contributeur aux recettes de l’UE est l’Allemagne.

        Je serai curieux de savoir où vous vous êtes procuré l’information pour rédiger votre article.

        Pouvez-vous me répondre et nous éclairer sur vos sources ?

        Merci.


      • Henry Moreigne Henry Moreigne 15 novembre 2006 15:19

        deux bémols à votre scénario :
        - le décalage entre « le sacrifice financier » et « le retour sur investissement » d’une part,
        - le fait d’autre part que je reste sceptique sur une redistribution de cet enrichissement collectif au citoyen lambda. D’une façon simpliste je poserai la problématique en disant que « les riches » vont en profiter et faire du business, pour les autres c’est peut être moins sûr.


      • Neos 15 novembre 2006 15:27

        Il me semble difficile d’associer une analyse macro économique de cette ampleur avec une répercussion visible à l’échelle du citoyen lambda, ne croyez-vous pas ?

        Il faut, selon moi, voir les choses concernant l’élargissement d’une autre manière : il y a 10 ans, j’ai rencontré, par exemple, mon amie à Prague, Rép. tchèque. J’étais étudiant. Pas d’argent. Mais un sentiment très fort de vivre quelquechose d’exceptionnel et qui n’aurait pas ete possible auparavant !

        Certes, l’application de l’élargissement à une logique économique n’est pas visible dans mon exemple, mais faut-il vraiment rechercher les retombées positives de l’élargissement pour le citoyen au niveau économique ??

        Rien n’est moins sur... Aider les peuples d’Europe centrale à rattraper, peu à peu, notre niveau de vie occidental me semble (et meme si cela coute tres cher) un projet louable et plein d’éthique.

        Allez visiter Prague ou Budapest pour vous faire votre propre opinion sur les aspects positifs de cette « reunification » européenne.


      • Henry Moreigne Henry Moreigne 15 novembre 2006 15:27

        finances-europe.com entre autres. Il n’ya pas d’opposition entre le fait qu’on soit le deuxième contributeur et le 1er perdant.


      • Neos 15 novembre 2006 15:34

        Pour ma part, je ne pense pas voir, à travers une contribution naturellement élevée au budget européen, de lien quelconque avec une perte économique en soi, surtout à l’échelle du citoyen.

        La balance commerciale française me semble positive... Elargissement couteux ou pas.

        N’est ce pas ici l’essentiel ??


      • Bill Bill 15 novembre 2006 15:39

        @ l’auteur

        Pardonnez moi de vous reprendre : « Le plus grand succès de la construction européenne c’est d’avoir réussi à faire du vieux continent une terre de paix, tout le monde est d’accord là-dessus. »

        Qu’est ce que je peux me marrer quand je lis des trucs pareils !!! Après la dernière guerre la France et l’Allemagne étaient à genoux, l’Angleterre aussi, on venait de découvrir toutes les horreurs des camps nazi, tout le monde avait souffert et l’Europe, qui s’était déjà affaibli dans cette horrible guerre de 1914-18 perdait tout son avantage au profit des USA dans le monde... On venait de larguer little boy (?) sur Hiroshima... Et la Russie occupait la moitié de l’Europe ! Quel chef d’état inconscient aurait déclenché une nouvelle guerre au risque de faire entrer l’URSS dans ce qui restait d’Europe ou les USA qui avait déjà fait des plans pendant le débarquement (avec un mayor pour Toulouse, etc, etc...) et des dollars européens. Puis la France s’est dotée de la Bombe. Quel fou irait attaquer notre pays au risque de voir le sien disparaitre ?

        En revanche je vous rappelle qu’en plein coeur de notre continent il y a des guerres juste à nos portes, que la Turquie occupe une partie de Chypre et que ça n’empèche pas l’Euroland de discuter avec elle...

        Bref, vous l’avez deviné, l’Euroland ne me plait pas !

        Vous ne m’en voudrez pas de vous avoir un peu repris,

        cordialement.

        Bill


      • René Job (---.---.131.23) 22 novembre 2006 15:12

        @Henry Moreigne

        « Une terre de paix », je trouve que vous oubliez un peu vite, la manière dont l’ex-Yougoslavie s’est démembrée.

        Il y a eu des tentatives de génocides juste à nos portes.

        Le Kosovo est dans une situation encore incertaine. Je trouve que les prix acquittés sont un peu lourds.

        Et que se passera-t-il, le jour où il va falloir expliquer à la Turquie que finalement elle n’entrera pas dans l’Europe comme promis ?

        Que deviendra la question Chypriote ?

        Quels seront nos rapports avec les peuples de sensibilité musulmane ?

        Quels seront nos rapports avec des peuples culturellement éloignés ? Comment nous percevront-ils ?

        Enfin, je dirai que je ne crois pas encore au caractère pacifique de certains des nouveaux venus. Je pense aux Polonais. Ils n’ont trouvé rien de mieux que de se fâcher avec les Russes. Les vieilles querelles resurgissent.

        Personnellement, je pense que si nos alliés et protecteurs américains se retiraient maintenant, nous pourrions faire face à des problèmes insoupçonnés. La paix, ce n’est pas comme vous le dites le résultat de l’Union Européenne, c’est le résultat de la confrontation soviéto-américaine.

        Si les soviétiques n’existent plus, si leurs troupes se sont retirées, celles des américains sont toujours bien présentes. Je crois que d’une certaine manière l’OTAN assure la paix sous l’égide US. C’est tout.

        Le jour où pour des raisons cumulatives à la fois budgétaires et géostratégiques, l’OTAN sera démantelée, alors là, çà sera l’heure de vérité.

        En Europe, ce qui est vital, c’est l’alliance et l’amitié des français et des allemands. Tant que celle-ci dure, tout va bien. Et çà tient seulement aux qualités personnelles des dirigeants des deux pays.

        « L’Europe » en dehors de cette relation centrale n’est rien du tout. Et autour de cette relation vient se greffer celles avec les Belges, les Hollandais, les Danois, les Luxembourgeois, les Autrichiens, les anglais et les Italiens.

        Tous ces États ont intérêt à s’entendre pour éviter des conflagrations.

        çà se fait dans le cadre de l’OTAN, dans le cadre de relations bilatérales ou multilatérales intelligentes : les fameux sommets.

        Cessez donc de vous « inventer » une Europe vertueuse qui n’existe pas. La vérité, c’est que l’Europe qu’on nous fait vivre a tendance à produire peu à peu des effets exactement contraires. Les pays vont commencer à jouer des parties solos comme autrefois...pour survivre économiquement.

        Le technocratisme consiste à se noyer dans des flots d’irréalité sous couvert de « technicité ». Les psychologues appellent çà : la logorrhée. Toujours plus de discours, de textes, d’incantations, de visions salutaires enjouées pour conjurer les problèmes évidents. En face : la lassitude de plus en plus générale.

        « Le Roi est nu ! » . Ne riez pas.


      • rjolly (---.---.227.38) 15 novembre 2006 13:06

        pourquoi la suisse donnerait de l’argent à l’UE alors qu’elle n’en fait pas partie ? je ne comprends pas.


        • tmd 15 novembre 2006 13:44

          La Suisse a signe des accords bilateraux avec l’Union Europeenne. Ces accords portent sur de nombreux points, (circulation des personnes, des marchandises, ...) et font que la Suisse est un partenaire privilegie de l’UE. En etant mauvaise langue on pourrait dire que la Suisse, dans ces ’bilateralles’ a pris ce qui l’interessait de l’UE sans devoir tout accepter.


        • Neos 15 novembre 2006 15:29

          La Suisse va décider si oui ou non elle contribue par une action NATIONALE à l’activité de coopération avec les Etats d’Europe centrale.

          Cette décision est indépendante de l’Union européenne. Les Suisses ne sont en effet pas membre de l’UE, et donc ne contribuent pas au budget communautaire.


        • (---.---.16.25) 15 novembre 2006 15:31

          Ce n’est pas vraiment être mauvaise langue. C’est la réalité.Les suisses ont eu l’opportunité de se prononcer pour l’entrée dans l’UE. Ils ont refusé. Cela fait d’ailleurs débat, en Suisse en ce moment, puisque le pays se retrouve isolé.

          Les suisses sont pour la libre circulation des biens, mais pas des personnes. Si, lors des bilatéraux de 2002, la limitation concernant les frontaliers a été levée, il n’en reste pas moins que seule une société peut demander un permis de travail (vous devez donc trouver un employeur pour avoir le droit de demander un permis de travail, et ce si vous résidez dans l’une des communes francaises situées en zone frontalière, les cantons publiant la liste de ces communes). Pour devenir résident, il faut soit disposer d’un emploi à long terme, soit disposer d’un bon capital liquide (donc pas immobilier). La frontière, bien que perméable au niveau français (pour les plaques « qui vont bien »), n’est pas ouverte : immatriculé en région parisienne (voiture de société), je suis systématiquement contrôlé. Bref, on est loin de la libre circulation des personnes.

          L’accord met en place, en particulier, une discrimination entre vieux et nouveaux européens, avec pour contrepartie ce financement. En clair, si un allemand ou un francais est a priori bien reçu en Suisse (besoin d’un carte d’identité pour entrer en Suisse), un Bulgare sera, au premier abord, traité comme un non européen (démarches classiques d’un étranger souhaitant entrer sur le territoire helvétique), sauf bien sûr s’il sort sa Platinium. En particulier, besoin d’un passeport/visa, beaucoup plus difficile de devenir résident, ....


        • albert (---.---.102.40) 19 novembre 2006 15:08

          SURPRISE !SURPRISE ! En tous cas Bravo et merci pour nous (m’)avoir éclairé


        • troulalère (---.---.75.144) 15 novembre 2006 13:23

          j’ai voté « non » à la question « article interessant » car ce n’est pas la première fois que je lis un de vos écrits et c’est pratiquement le même constat :

          prose polie et bien tournée mais sournoisement polémiste par des propos flous, peu ou mal étayés, mal argumentés ; sans chercher l’ouverture vers un débat sain ;

          vous avez le droit d’avoir votre point de vue sur la politique européenne et vous cachez mal ou ne cachez pas que vous êtes anti ; ce qui me chagrine c’est que vous aimez bien agiter le chiffon rouge de la zizanie ;

          vous êtes fonctionnaire, vous travaillez ainsi avec vos collègues ? beurk....


          • parkway (---.---.18.161) 15 novembre 2006 14:48

            de toutes façons, Suisse ou pas, pac ou pas, le problème environnement ne sera pas règlé, tant qu’on ne mettra pas les points sur les i aux ultra-libéraux de tous bords qui ne pensent qu’à la rentabilité de l’argent et à la fameuse croissance soi-disant bénéfique pour les peuples...

            le non au référendum sur le TCE n’est pas écouté, on est dans la merde jusqu’au cou !

            heureusement pour nous, il est encore autorisé de ne pas s’asseoir !


            • Neos 18 novembre 2006 11:01

              Si, il est écouté. Mais par 2 Etats sur 25 + par une élite qui a bien conscience qu’il faut l’unanimité des peuples pour faire ratifier un traité.

              Ne pensez pas qu’il n’y a qu’une seule ’vision’ de l’UE en Europe. De +, c’est bien de voter ’non’, encore faut il que l’on réfléchisse maintenant à ce que l’on propose comme alternative constructive pour relancer le processus.

              Sans l’UE, la France est knock down. Que cela plaise ou pas, l’UE doit fonctionner pour que l’on puisse continuer à bien vivre sur le continent européen.


            • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 17:13

              Pourquoi sans l’UE serait on KO ???? Encore une affirmation gratuite. Je le pensait avant, mais je pense maintenant que l’UE ne joue absolument aucun role, qu’avec ou sans l’UE c’est kiff-kiff.


            • candide (---.---.145.106) 18 novembre 2006 20:37

              « Sans l’UE, la France est knock down. »

              - l’affirmation est gratuite, non fondée, démagogique , ne s’appuie sur rien du tout sinon sur la peur ’infondée’ d’une remise à plat en profondeur de sa légitimité.

              Cette Europe Bruxelloise c’est vraiment sauve qui peut !

              A l’image de « certains fonctionnaires » en France, pour vivre heureux et un peu plus riche, allons tous travailler dans les officines Bruxelloises. A défaut de savoir concrètement à quoi elles servent, au moins on percevra une partie de ses subsides grassement payées avec les Contributeurs nets (dont la France est).


            • Neos 19 novembre 2006 12:36

              Sauf votre respect, « l’Europe bruxelloise » comme vous dites, vous en faites, quoi que vous pensez, partie.

              Ce sont vos ministres français au gouvernement qui « pondent » les lois, comme certains disent de façon grossière ci et là, sans trop savoir de quoi ils parlent(...) Interessons donc nous à ce que font nos ministres à Bruxelles pour constater que ... l’Europe, c’est aussi nous !


            • candide (---.---.210.90) 20 novembre 2006 23:45

              N’est ce pas un sophisme qui cache son nom que de dire que ceux qui interviennent (et si j’ai bien compris ils sont ici majoritaires) contre l’Europe de Bruxelles, ne savent pas de quoi ils parlent ? Qu’est ce qui vous permet de dire cela ? A quel titre intervenez vous sur ce forum pour vous ériger constamment en juge et en censeur, sans apporter une contradiction circonstanciée ?

              Assez étrange le « ce sont vos ministres français » et le nos « ministres à Bruxelles ». Connaissez vous donc le taux de participation minable à chaque élection « Européennes » . Je ne pense sincèrement pas, sinon vous relativiseriez le rôle ou l’intérêt que les français portent à l’Europe. Egalement, vous montreriez aussi un peu plus d’estime pour les Institutions Française. Assez étonnant pour un « juriste »...passons.

              -  Et c’est bien parce que je suis un citoyen libre, dans un pays prioritairement démocratique : La France (bien avant de me sentir Européen, ou me plaçant plus précisément dans la lignée de Sapiens sapiens puisque vous avez manifestement besoin de reperts orthonormés) que j’invite tout un chacun à œuvrer pour le démantèlement urgent de ce monstre Stalinien qu’est Bruxelles .
              -  Possible que cela contrarie quelque peu vos aspirations de juriste européen ou les espoirs « poétiques » que vous avez , de façon erroné, placé en l’UE. Vous ne représentez finalement que vous-même. J’exprime ma préférence dans un cadre National avec la nationalité qui est la mienne, en l’occurrence Française. Bruxelles, son parlement, sa commission, ses Institutions, je m’assois DEMOCRATIQUEMENT dessus.

              Non l’Europe, ce n’est pas nous, ce n’est pas les citoyens, c’est l’espace libre et consenti que s’offre les Lobbys affairistes, les démocrates à la petite semaine (entrée de la Turquie ( !)), les groupes influents qui pactisent au nom du tout « économique » avec la Chine tortionnaire , irrespectueuse des droits de l’homme, de l’enfant etc....

              Si vous avez un argument valable, n’hésitez surtout pas !


            • seb59 (---.---.180.194) 15 novembre 2006 15:48

              Si je sais bien lire le tableau des depenses europeenes (je me suis pas consultant europeen),

              total des depenses ’administratives’ en 2005 : 6191 millions d’euros.

              J’ai un leger doute sur le coté necessaire pour la paix et pour l’economie francaise de la poursuite de notre adhesion à l’europe, mais pour le coté éthique et juteux du buisness europeen j’en suis convaincu !

              Rien qu’un tel budget demanderait de tout remettre à plat.


              • faxtronicf (---.---.127.45) 15 novembre 2006 17:15

                Francais vivant en belgique et passant mon temps a voyager en europe pour le travail, je vois de moins en moins a quoi sert l’europe, enfin je veux dire l’organe administratif europeens. Il s’agit en fait d’une vaste organisation de taxation et de detournement d’argent. La libre ciculation des personnes, laisser moi rigoler. J’ai besoin d’un contrat de travail pour vivre en Belgique, je ne peux pas y voter (selon les lois si, mais pas selon l’administration locale), je perds mes droits francais, je n’ai pas de droit belges. C’est tout aussi difficile pour un mexicain (mon collegue) que pour un francais. Donc vive l’europe : non a l’UE.


              • Bill Bill 16 novembre 2006 09:15

                Tout à fait d’accord avec vous ! Et puis d’ailleurs avec ou sans l’Euroland nous pourrions avoir des accords européens pour circuler et échanger pas besoin d’une armée de fonctionnaires extraterritorialle pour ça ! Le reste : comment faire ou ne pas faire nos fromages, et autre bêtises dans le même genre ! Même les plus grandes réalisations se sont faites avant cette construction artificielle, je pense notament à ce qui concerne l’aéronautique.

                Autrefois les européens voyageaient déjà, ils partaient en pélerinage en traversant les autres pays, ils partaient construire (se sont surtout les français) les cathédrales des pays européens !Et que dire de ses architectes italiens durant la renaissance et à qui nous devons Chambord par exemple.

                L’euroland ça me doucement rigoler !

                Cordialement à vous !

                Bill


              • Neos 18 novembre 2006 11:03

                Cet argent sert à gérer les dépenses administratives de 450 millions d’hts.

                Faites le calcul des dépenses françaises pour l’administration française et on en reparle...


              • Antoine Diederick (---.---.21.138) 18 novembre 2006 14:11

                @FAXTRONIC

                Profitez en pour prendre un statut d’expatrié, cela vous fera des rentrées fiscales smiley


              • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 16:43

                Et bien justement, j’ai un statut d’expatrié, offert gracieusement par sa majesté le prince Laurent smiley. Expatrié en Belgique, pour un français, alors que l’on est censée etre au coeur de l’europe, et donc il serait normal que je sois considere comme un « belge ou assimilé ». Et ben non, je suis un expatrié. Content, je paye certes moins d’impots que mon belge voisin, je m’en plains pas, mais cela manque de logique. Mais bon je reste un etranger, autant que mon voisin le turc ou ma voisine la philippine, avec le meme statut et les memes droits, ni plus ni moins. C’est quoi l’europe alors ??


              • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 17:04

                Ce qui est affligeant, c’est le fait que j’ai ce statut d’expatrié. C’est un cadeau de la Belgique. Ok, mais cela ne devrait pas etre possible. Libre circulation des personnes, je l’entend par : je suis français vivant en belgique, je suis donc belge. Je suis belge vivant en france, je suis donc français. Et ben non, c’est hyper compliqué. A telle point que nul en ce plat pays ne sait quet est mon statut. Donc simplification administrative : n’etant pas belge, je suis un non-belge, ce qui en soit un non-sens. J’ai donc les memes statuts qu’un turc ou un argentin. Donc pourquoi l’Europe. Hein, pourquoi s’emmerder, separont le monde en deux entités : la belgique et la non-belgique. Separons encore la belgique en deux entites : la non-flandre et la non-wallonie. Ainsi les lions et les poulets seront bien gardés, nom de nom !

                Je ne l’ai pas demandé (mon statut d’expatrié), il m’est tombé du ciel ex-nihilo. Question : est-ce que je peux demander la nationalité belge ? Mag ik de belgie nationaliteit hebben ? Si jamais il y a le petit Nicolas a la barre de l’Hexagone, puis-je demander l’asile politique. Si je me marie et ai un enfant avec une chinoise en belgique, il est quoi mon gamin ? Et puis je suis francophone, mon gamin il sera quoi franco-sino-neerlandophone, le pôvre ? Puis je remplacer avantageusement la mayonnaise des frites par du camembert coulant ? Pourquoi les belges mettent-ils du sucre dans leur vinaigrette ? Et quid de la partition de la Belgique ? Saviez-vous que Godeffroy de Bouillon etait français, oui Môssieur ! Il parait que les eclairs au chocolat belges sont bien plus savoureux que les français, dixit une gantoise ! En plus ils appellent leurs beignets fourrés a la vanille Boule de Berlin, bigre ! Que de questions.

                Decidement, l’Europe est au milieu du gué. Trop compliqué et opaque, entre le souverainisme et le federalisme. Il ne faudrait pas un deluge, sinon on va se noyer.


              • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 17:09

                A neos :

                sachant que chaque nation en europe s’occupe de ces habitants grace a son administration plus ou moins efficaces, ne me dites pas qu’il y a une seconde rangée qui s’occupent de nous mais au niveau europeen, plus ou moins efficacement. Ou alors vous voulez dire que je suis gere deux fois, par deux armees de fonctionnaires (dans mon cas trois), l’un nationale, et celle au dessus. Mais a quoi sert celle au dessaus. A quoi ?????

                L’administration europeenne serait comme la machoire d’un requin, avec deux rangées de dents ? Misere.....


              • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 17:35

                Vous rendez vous compte qu’il y a 25 nations de couillons sur la planete qui se permettent le luxe un doublons d’adminstrations. Ah l’UE veut la France fassent un chasse au gaspi au niveau administration. Qu’elle prenne garde que l’on n’y pas gout, a la chasse au gaspis administratif.

                Eh quoi, l’UE preconise une Tatcher en France,ma foi pourquoi pas, sachant l’europhilie de la dame de fer, j’imagine le scenario : Adieu la PAC (je n’aime pas d’ailleurs), mais une ristourne telle que l’ont nos amis britanniques.

                L’UE, c’est prete moi ta montre pour que je te dise l’heure. C’est gentil, mais ne serait-ce pas plus efficace de garder sa montre alors ?


              • Neos 19 novembre 2006 12:39

                Faxtronic : « Mais bon je reste un etranger, autant que mon voisin le turc ou ma voisine la philippine, avec le meme statut et les memes droits, ni plus ni moins. »

                Renseignez vous, car en tant que citoyen européen, vous n’avez assurément pas les mêmes droits que vos voisins smiley


              • Neos 19 novembre 2006 12:42

                Faxtronic :

                L’administration européenne ne gère pas vos droits individuels, elle s’occupe (pour rester simple) de la coordination des activités collectives des Etats et des peuples.

                Elle va par exemple discuter et légiférer sur le droit du travail en Europe, sur la mise en place d’une politique énergétique européenne, sur le renforcement du ferroutage dans les Etats membres (etc)...

                La plupart de vos dossiers personnels (sociaux notamment) sont gérés par l’Etats où vous résidez, cad la Belgique.


              • faxisa (---.---.127.45) 20 novembre 2006 12:54

                A neos :

                je me suis deja renseigne. Sur les site web en effet oui, mais sur le terrain non. Tous ce a quoi je devais avoir droit (droit de vote au municipal, droit de residence sans contrat de travail) me furent refuser. Evidemment j’aurais les poursuivre au tribunal..... Mais ou vois t’on un citoyen poursuivre en justice l’administration d’un pays qui n’est pas le sien. je ne suis pas suffisamment arrogant pour faire cela.


              • Job (---.---.131.234) 15 novembre 2006 18:15

                Thème important. C’est une bien d’en parler. il faut que chacun ait conscience de la réalité de cet ensemble institutionnel, de ses fonctions et de ses coûts. Après tout, c’est une association, et comme telle on a un droit d’examen quant à la pertinence de son existence.

                Mais j’aimerais répondre à chacun que les spéculations sur les bienfaits à venir de l’Europe ne seront bientôt plus d’actualité.

                Le gouvernement allemand, en effet, vient de changer de stratégie économique : on baisse la fiscalité et la pression sociale sans changer le niveau de couverture sociale en taxant les produits importés.

                Du coup leurs produits sont compétitifs, les produits étrangers sont plus chers, les équilibres sociaux sont maintenus et la machine redémarre. Le hic, c’est que nos produits subissent le contre-coup et donc nos entreprises.

                Voilà les limites de la solidarité européenne. Nous devrions faire la même chose.

                L’Europe est une affaire perdue. Il aurait fallu s’y prendre autrement et surtout d’une manière beaucoup plus modérée.

                Je ne suis pas anti-européen, bien qu’ayant voté « NON », par contre je vois autour de moi de plus en plus de personnes qui en ont assez. Et qui elles, sont franchement contre.

                La surprise va être mauvaise.

                Je suis pour une renégociation en urgence, et surtout pour la définition d’un espace politique commun stable (sans nouvel élargissement). De règles sociales, économiques et écologiques communes. Soucieuses du bien être des populations. D’institutions communes transparentes et démocratiques.

                Mais vu le temps que cette idée fasse son chemin, je crois bien que beaucoup de gens n’en voudront plus du tout. Ce qui n’est pas non plus une bonne chose au point où nous en sommes.

                Et je rappelle à chacun que la politique européenne actuelle favorise les déséquilibres sociaux et la montée inexorable des forces extrémistes. Il s’agit de faits et non d’un discours fantaisistes.


                • Bill Bill 16 novembre 2006 09:19

                  Job

                  Je ne crois pas du tout à l’Euroland, pourtant je suis sûr que nous pouvons récupérer quelque chose de ce fatras ! D’accord avec vous, pas la peine de tout jeter non plus ! Mais ce que vous dites de l’Allemagne est intéressant, question : ont ils demandé à l’Euroland pour rétablir leur taxes douanières ?


                • René Job (---.---.131.30) 16 novembre 2006 12:49

                  @ Bill

                  Ont-ils demandé la permission ? Non, pas besoin. Il suffit de montrer à la commission qu’on reste dans les critères de gestion de la valeur de l’EURO. Les fameux 3% de déficit. Vous présentez un plan qui respecte ces conditions. Et vous faites ce que vous voulez. C’est de la politique de fait pas de droit.

                  Mais çà prouve une chose : les intérêts des Etats « européens » vont commencer à diverger fortement.

                  Il suffit de considérer les situations de chacun des pays suivants (tous fondateurs) : La France (forte diminution de la cohésion sociale), l’Allemagne (forte diminution de la cohésion sociale), la Belgique (risque de sécession Wallons/Flamands), l’Italie (risque de sécession Nord/Sud), la Hollande (risque de xénophobie généralisée).

                  L’espagne (risque de sécession des provinces en cas de problème de succession monarchique), le Portugal (risque de récession économique), l’Irlande (pratique le dumping social contre les autres Etats de la CE), le Luxembourg (un paradis fiscal qui travaille contre les intérêts européens au profit des élites), l’Autriche (risque de xénophobie généralisée). Les pays du Nord : Danemark/Suède/Finlande (risque de fermeture des frontières et recentrage de leurs intérêts en direction de la Russie). La Grèce muselée et ignorée qui a été lâché par la CE lors de l’élargissement aux 10 nouveaux pays (nous n’avons pas tenu nos engagement envers elle).

                  Voilà, le tableau partiel de la situation. Les élites de la CE vivent dans une bulle de savon. Ils délirent sur leur grandeur passée et phantasme sur les joies quotidiennes de la CE.

                  De Gaulle avait prévenu que ce n’était pas une panacée.

                  Je ne suis pas du tout optimiste. Nous n’avons plus le choix. Soit nous formons un État Fédéral (socialisant et protectionniste), très vite, avec des institutions complètement démocratiques. Et tout ceci au terme d’un processus citoyen :

                  Choix de représentants au suffrage universel (unité électorale de référence : les régions ou les provinces en incluant les DOM et les TOM). Désignation d’une ville européenne intelligemment choisie (pas une capitale) où on installe un nouveau Parlement intitulé « Constituante » avec pour mission d’élaborer un texte Constitutionnel Européen dans les trois ans. Texte qui devra alors être présenté aux citoyens européens. Puis voté en même temps, le même jour, au terme d’une même campagne par tous les citoyens européens.

                  Même si ce plan semble coûter cher, il en vaut le prix et la peine.

                  Soit on ne le fait pas. Alors, les jours de cette Europe sont comptés. C’est certain car les Gouvernements ne peuvent plus payer le prix économique et social de ce foutoir pan-libéral qui détruit toute la culture européenne en défaisant les solidarités. Sarkozy, chez nous, veut faire durer encore (pour ses copains du MEDEF. Ne pas oublier que Sellières Antoine est Président du « MEDEF » des MEDEF européens) en pratiquant la politique d’Angela M. donc en brisant la solidarité européenne. Tout en contradiction.

                  On n’échappe au réel, même en économie.

                  Donc, fin des choix des générations mitterrandiennes. Ils auront leurs noms dans l’Histoire mais pas forcément comme des visionnaires. Plutôt comme sacrificateurs de peuples. La misère et la pauvreté ont été reconduites par le processus européen dérégulant.

                  Bientôt tous conviendront que j’ai raison. Les économistes sérieux dénoncent tout cela depuis des années. Mais leurs voix discordantes et désagréables sont reléguées à de simples pré-supposés. On continue de manière imbécile, aveugle et fanatique à se précipiter vers le gouffre.

                  On nous dit que le TCE a été voté par les autres pays. Oui, les parlementaires parfaitement circonvenus (achetés) par les lobbys financiers. Pas par les citoyens. La chute va faire très très mal. Car le déni implique la violence à terme.

                  Et Le Pen en incarne une version. La gauche aussi va finir par se radicaliser.

                  Et les phénomènes sociopolitiques que j’ai énumérés concernant les pays ne sont pas des vues de l’esprit.

                  Plus le temps s’écoule, plus le libéralisme demeure, plus les réactions seront extrémement violentes. Et, çà me fait peur, car les pauvres et les travailleurs (privés ou publics) paient toujours au maximum ce genre de situation.


                • Bill Bill 16 novembre 2006 17:50

                  @ René Job

                  Votre analyse est tout à fait pertinente ! Mais je ne comprends pas très bien : vous paraissez être encore pro-européen... ! Cela fait longtemps que je n’y crois plus moi-même, non pas seulement à cause de tout cela, mais parce que c’est un vrai foutoir à organiser dès la base ! Aucune langue vraiment commune si ce n’est l’anglais (imaginez 25 traductions à faire à chaque fois...), nous mettant d’office dans l’orbite des USA, et pas de vrais intérets communs ! Tout cela me parait courru d’avance, d’autant que les peuples ne sont manifestement pas vraiment pro-européens ! Faire un immense marché en Europe ? Pour quoi faire, les états peuvent d’eux-mêmes prendre des accords !

                  Pourquoi vous qui me paraissez tout à fait intelligent êtes vous pour que nous continuions dans cette aventure qui est si mal partie, au risque de voir notre pays s’enfoncer ???

                  Bill


                • René Job 16 novembre 2006 21:40

                  @ Bill Première réponse :

                  J’aime cultiver mes propres contradictions.

                  Deuxième réponse :

                  Lorsque j’envisage l’Europe actuelle, je vois bien que, si l’affaire a été mal engagée dès le départ, en sortir pourrait être périlleux. Ce que je veux dire, c’est que çà nous plaise ou non, les eurocrates nous ont lié les uns aux autres de telle façon qu’on se ferait du mal les uns les autres si on cherchait à sortir du pack.

                  Par exemple, en ce qui concerne la monnaie : on nous dit qu’il faut revenir au franc. L’opération est devenue quasi-impossible. Çà reviendrait à pratiquer une dévaluation sans précédent. Nous aurions une facture énergétique impayable. Notre économie s’arrêterait de tourner provisoirement. Et nos entreprises seraient des proies faciles pour des multinationales voraces. Ce qui nous obligerait à immédiatement geler les flux boursiers et à nationaliser temporairement les actifs de ces entreprises. Je ne parle même pas des implications financières du fait de l’existence de la BCE.

                  Il faut donc aller de l’avant et forcer les représentants à négocier l’existence d’un véritable État Fédéral qui tiendrait compte de sa cohésion sociale, c’est-à-dire de son unité politique. Çà suppose d’autres personnels politiques que ceux que nous avons en ce moment un peu partout en Europe.

                  Le plus dur en effet est de trouver ce qui pourrait être un langage véhiculaire commun. Çà ne peut pas être une langue officielle. Çà reviendrait à admettre qu’un peuple à le primat sur les autres. Une sorte d’ascendant culturel, donc un ascendant moral et politique.

                  J’ai longtemps pris les tenants de l’esperanto comme des rêveurs. Mais je crois aujourd’hui qu’effectivement çà serait une bonne solution car relativement neutre sur le plan politique. Tout le problème serait d’être audacieux en la matière.

                  En conclusion :

                  J’aime mon pays. Je voudrais que nous vivions paisiblement. Et je ne peux pas souhaiter un désastre annoncer. Même si je n’aime pas du tout les discours servis par nos « élites ». Et leur politique.

                  Changer de monnaie n’est pas la solution.

                  La solution consiste à reprendre tout le contrôle des outils économiques. Dégagez les monétaristes (les fameux néo-libéraux). Mais pour cela, il faut affronter les banques et les assurances qui ne veulent pas (pour l’instant). Et revenir sur la politique de dérégulation, c’est une bêtise. Il faut harmoniser les sociétés européennes vers le haut et non pas pratiquer le libéralisme ravageur. çà pousse les gens dans l’extrémisme par simple désespoir.

                  Je suis tendanciellement caméraliste-keynésien. Je suis pour le développement des peuples, pas pour celui d’infimes minorités qui se servent de la notion d’intérêt général pour satisfaire leurs propres intérêts. Il faut du changement. Une sorte de « new deal », et donc des événements qui nous y conduisent.

                  G. Soros a commencé à enclencher ce mouvement. Sera-t-il compris ? C’est une autre question. Mais, c’est déjà un bon signe que son positionnement.

                  Nous manquons de visionnaire(s), voilà tout. Nous sommes gouvernés par des chefs de bandes dont l’intellect pour certains frôle le zéro absolu tellement ils sont absorbés par des calculs médiocres.

                  En ce moment, pour beaucoup d’entre eux, solution économique = problème sécuritaire. C’est le niveau zéro de la pensée. Des petits « Bush ».


                • Antoine Diederick (---.---.21.138) 18 novembre 2006 14:13

                  @René Job (IP:xxx.x8.131.30) le 16 novembre 2006 à 12H49

                  faire un état fédéral ou conféderal...


                • René Job (---.---.131.125) 18 novembre 2006 16:29

                  @ Antoine

                  « faire un état fédéral ou conféderal... »

                  C’est indécidable a priori. Il faudrait un débat public et général en Europe. Donc la décision politique d’instituer une assemblée constituante. De faire une grande campagne européenne pour choisir des représentants. Et éventuellement réfléchir à un mandat partiellement impératif pour les obliger à rester dans certaines limites voulues par les électeurs.

                  Je préfére un État Fédéral. Les confédérations à grande échelle n’ont rien donné de bon. Mais, c’est aux électeurs de décider de ce point en choisissant des représentants. Etre démocrate, c’est aussi admettre qu’on vivra autrement idéalement.

                  Ce que je voudrais, surtout, c’est que la fédération ne se constitue pas dans le cadre d’une guerre civile meurtrière qui pourrait durer 4 ou 5 ans.

                  Je suis un démocrate pacifiste. Ce qui ne veut pas dire que je suis anti-militariste ou anti-police. Je ne veux pas que nous nous entredéchirions comme en ex-Yougoslavie. C’est tout.

                  Tout le monde a par définition le droit à l’existence. définir un projet commun du vivre-ensemble suppose de demander à chacun son opinion puis d’en débattre pour arriver à une position acceptable par tous.

                  Et puis un bon texte doit être « vivant », on peut commencer doucement puis plus confiant (avec l’expérience) déléguer plus de pouvoirs. Pas de manichéisme juste une progressivité prudente. Ne pas choquer les esprits et corriger les erreurs inévitables sans dogmatisme. On a juste l’obligation de se mettre d’accord sur ce qu’il faut faire et comment il faut le faire.

                  Je ne sais pas si ma réponse vous satisfait, mais c’est juste mon opinion sur la question.

                  Et par dessus instituer une gouvernance économique efficace pour protéger nos entreprises et nos emplois. L’État doit veiller sans s’adonner au lobbyisme qui n’est rien d’autre qu’une forme de corruption des élus et des fonctionnaires.

                  Il doit aussi punir sévèrement la délinquance en « col blanc ». Ces gens commettent des actes bien plus dévastateurs que les actes de jeunes sur le carreau qui détruisent des biens meubles ou immeubles. Je ne les excuse pas mais quelqu’un qui part avec des millions d’euros, c’est bien des choses que le gouvernement ne peut plus faire pour éviter que des gens ne désespérent faute de moyens disponibles. Et c’est aussi une politique plus favorable aux entreprises (et donc aux emplois) qui ne peut pas être menée sérieusement. La corruption est un fléau qui empêche les sociétés de se développées.

                  A l’échelle européenne, les magistrats, les policiers et les services de renseignement pourraient travailler bien plus efficacement contre ces phénomènes. Je ne parle même pas du terrorisme, étant donné que beaucoup de personnes autour de la planète nous détestent cordialement.

                  L’Europe, il faut bien la faire. Mais autrement.


                • candide (---.---.210.90) 21 novembre 2006 00:40

                  Euréka un état fédéral ou co fédéral !Ouais ! Champagne !

                  Qst : modèle Soviétique, Américain, Helvétique ?


                • René Job (---.---.131.62) 21 novembre 2006 10:53

                  « Qst : modèle Soviétique, Américain, Helvétique ? »

                  Cher Candide,

                  Celui que nous inventerons. Quelque chose qui n’existe peut être même pas encore.

                  En tout cas, je préfèrerai prendre modèle sur les Suisses. la démocratie y est beaucoup plus aboutie que chez nous.

                  Savez-vous de quoi se plaignent les Suisses que je connais ?

                  - > de ne pas être asses compétents pour répondre aux questions parfois « techniques » des nombreux référendums auxquels on les convie pour décider de leur modèle de vie.

                  Cher Candide, quand nous en serons là, nous-mêmes, quelque chose aura vraiment changé en France.

                  Toutefois la qualité des études en Suisses est réelle. On peut y changer de métier et refaire des études pour cela. Ils sont bien organisés.

                  Mais il est vrai que contrairement à nous, ils discutent beaucoup entre eux. L’avenir de la société, chez eux, ce n’est pas de la compétence d’apparatchiks. Il y en a mais ils ne pullulent pas comme ici.

                  Quant à l’Europe actuelle, c’est une eurocratie où on retrouve toutes les intelligentsias autorisées de nos pays - comme quelqu’un l’a parfaitement dit. Le modèle actuel est un modèle de type « soviétique ».

                  Ce que je propose, c’est de revenir au projet initial en formant un ensemble défini et bénéficiant d’une dynamique économique, sociale et écologique de qualité. Pas le « truc » que nous vivons actuellement.

                  Je reconnais que si le schéma non démocratique actuel se poursuit, il n’est pas impossible que je rejoigne le groupe déjà très nombreux des anti-européens. Quand un projet n’a pas d’avenir autant y renoncer.

                  L’Europe actuelle n’apporte aucune satisfaction aux populations, hormis celles qui reçoivent des subventions, et encore pour le temps des dites subventions.

                  Cette Europe est un jouet à l’usage des technocrates et des financiers. C’est tout. Il finira par se casser.

                  ****************************

                  Cher Candide

                  Mais, je vous sens plutôt hostile au projet européen en soi.


                • candide (---.---.83.225) 23 novembre 2006 20:59

                  Bonsoir Job,

                  Je vous ai longuement répondu, mais mon message a été effacé. La Médiocratie n’est pas l’apanage de Bruxelles, je vous rassure. Les vents vont commencer à souffler....dans le mauvais sens si cela continue.


                • René Job (---.---.131.104) 23 novembre 2006 22:18

                  Bonsoir Candide,

                  Je regrette que votre réponse ait été effacée.

                  Je ne suis pas non plus très rassuré sur notre avenir. Et être démocrate suppose de savoir faire des efforts de compréhension. Ce n’est pas toujours évident. Je le reconnais.

                  Nous avons tous des limites mais nous ne sommes pas tous prêts à les dépasser.

                  Je ne sais pas ce qu’il adviendra. Sinon que nos dirigeants vont encore une fois nous imposer leur vision, leur traité.

                  Je ne crois pas non plus à un changement significatif dans nos vies. je pense que ceux qui nous dirigent se fichent complètement de nos existences. Et c’est exactement sur ce point qu’ils se trompent. Nous ne sommes collectivement pas des quantités négligeables.

                  Je crains le vote protestataire.


                • Internaute (---.---.201.93) 15 novembre 2006 20:45

                  La valse des milliards se trouve en partie décrite dans le TCE auquel nous avons dit NON, Titre III - Les dispositions temporaires, Article 18, Article 19 et 20.

                  Le véritable coût se situe dans les conséquences de la politique de Bruxelles. Toujours dans le TCE on décrit comment l’industrie métallurgique Polonaise et Tchèque (les deux seules qui comptent en Europe de l’est) doit être démantelée et combien touchent les sociétés nommées à titre d’indemnisation. L’idée des euroconnards était qu’Arcelor allait avoir le monopole de l’acier en Europe en échange d’indemnisation multi-milliardaires payées par le contribuable. La vérité est plus prosaïque : les euroconnards n’ont pas résisté au rachat d’Arcelor par un indien, lequel a viré Guy Dollé comme un malpropre et a en définitive pris les postes de président du directoire et directeur général, c’est à dire les pleins pouvoirs, sans contre-pouvoirs. La première mesure a été de mettre un coup de frein aux activités de laminage en Europe, au profit d’autres usines à l’étranger.

                  En résumé, la politique de Bruxelles a été la suivante : 1 - ponctionner le contribuable pour mettre Arcelor en situation de monopole en Europe. 2 - détruire l’industrie mettalurgique polonaise et tchèque. 3 - laisser racheter Arcelor par une compagnie indienne sous prétexte qu’elle a un bureau en Hollande. 4 - fermer à terme les usines sidérurgiques en Europe.

                  Est-ce que le public européen va encore continuer longtemps à se laisser plumer de la sorte ?

                  Avec Bruxelles, c’est du perdant-perdant. Il faut urgemment couper les budgets aux euroconnards. NON à chaque élection européenne, quelque soit le sujet. C’est une simple question de survie.


                  • (---.---.16.25) 16 novembre 2006 00:18

                    2 petites corrections, si vous le permettez.

                    1) le titre III du TCE vient ... du traité de Nice ... qui est de toute facon en vigueur, TCE ou pas. D’ailleurs, tout se qui concerne les nouveaux entrants est antérieur au TCE, et est donc en vigueur ... TCE ou pas.

                    2) Concernant Arcelor... Mittal a racheté Arcelor, en faisant des concessions pour ne pas froisser l’équipe dirigeante d’Arcelor. Il n’est pas content de la gestion, il change le DG. D’un point de vue strictement juridique, les actionnaires peuvent mettre qui ils veulent en place.

                    Il cumule les fonctions sans contre-pouvoir ? Tiens. Aucun administateur ? Pas de conseil de surveillance ? Pas d’autres actionnaires que Mittal ? Soyez honnête, dans une société « pas à directoire », on appellerait son « cumul » de postes sous le titre rarissime de « Président Directeur Général », ce qui est le cas le plus courant tout de même. Votre entreprise, elle a un Président et un Directeur Général séparés ou un PDG assisté éventuellement d’un DG adjoint ?

                    Je trouve aussi bizarre votre remarque sur le fait que Mittal ait son siège en Hollande. Elle aurait eu son siège à Tombouctou, ca ne changeait rien. Mittal avait les moyens de proposer un rachat d’Arcelor et les actionnaires ont apporté leurs titres. Point barre. Sinon, ca doit vous choquer qu’Alcatel puisse racheter Lucent, que la BNP puisse racheter une banque chinoise, ...


                  • Internaute (---.---.212.250) 16 novembre 2006 09:41

                    Le rachat d’Arcelor par Laskmi Mittal s’est fait dans les règles, nul doute là-dessus. Cependant, la prise de pouvoir personnel par Mr. Laskmi (excusez l’orthographe, pas le temps d’aller vérifier) est contraire aux « promesses » initiales mais ceci n’est qu’un point de détail. Le véritable problème qui suscite ma colère est justement l’établissement de règles commerciales et financières par Bruxelles qui font fi des intérêts de la population européenne. Vous nous parlez d’Alcatel. D’une manière plus générale les rachats internationaux de sociétés ne sont bénéfiques qu’aux actionnaires de ces sociétés. Tant mieux pour eux, je n’ai contre les actionnaires, mais force est de constater qu’ils ne constituent pas la majorité de la population. En échange de la possibilité de réaliser ces grands coups internationaux, les bruxellois ont dû accepter de l’OMC toute une législation de libre circulation des biens et des personnes entre l’Europe et le tier-monde qui met en faillite nos PME. Or, ce sont elles et pas des boîtes comme Alcatel, qui font vivre nos pays. Les PME emploie 75% des travailleurs en France. Coulons-les au profit de grands groupes multinationaux et que gagne-t-on ? Je n’ai toujours pas compris. Où est l’industrie du cuir, du bois, du textile, des jouets, de la chaussure, de la confiserie etc etc. Quel est l’intérêt pour les pays européens de rentrer dans ce genre d’autodestruction massive ?

                    Je comprends bien que le problème vient à la source de surcapacité de production (l’acier est un bon exemple). La mauvaise gestion de la productique a conduit les sociétés grandissantes à rechercher des débouchés extérieurs. cette course en avant nous montre aujourd’hui ces limites. Il faudrait que les politiques se penchent sur la réorientation de la production. Par exemple, la moitié à peu prés des terres cultivables sont plantées de maïs uniquement parceque Bruxelles subventionne ces cultures qui servent principalement à l’exportation. On rencontre des problèmes d’eau, des problèmes de disparition des végétaux en France (3 variétés de tomates industrielles, 3 pommes et 2 poireaux) et tout cela pour avoir vidé nos campagnes des paysans, ceux-ci ne représentant plus que 500.000 personnes. Quel est le gain ? On se rend dépendant des importations alimentaires, on ruine la paysannerie et on manque maintenant d’eau.

                    Des catastrophes comme celles-ci on peut en imprimer des pages entières. En plus de ces problèmes économiques graves, l’UE nous amène des problèmes politiques insurmontables qui contribuent à la disparition de nos nations en tant que telles, de nos cultures et de notre façon de vivre. C’est un autre sujet, mais tout aussi important.


                  • René Job (---.---.131.30) 16 novembre 2006 13:43

                    « Mittal »

                    est une entreprise à caractère familial et c’est aussi un monopole mondial en cours de constitution. Contre lequel, il n’y a rien à faire. Sinon regarder.

                    *************************************************

                    Extrait de Wikipédia :

                    Mittal Steel Company NV est une société multinationale à capitaux indiens de droit néerlandais. Ayant son siège social à Rotterdam, elle est spécialisée dans la production d’acier.

                    Ce groupe, dont le PDG est Lakshmi Mittal et le Directeur Financier son fils Aditya Mittal, est coté à la Bourse de New York (NYSE) et à la Bourse d’Amsterdam (Euronext). Son chiffre d’affaires pour 2004 devrait atteindre 32,4 milliards de dollars US. Sa capitalisation boursière théorique s’élève à 18 milliards de dollars US, mais le capital effectivement coté est beaucoup plus faible (15% de l’actionnariat, soit 2,5 milliards de dollars), ce qui ne permet pas d’estimer la valeur de marché réelle du groupe.

                    Il est présent industriellement dans 18 pays, notamment en Chine, en Inde, en Indonésie, aux États-Unis, au Mexique, au Canada, en France, en Allemagne, en Pologne et en Algérie.

                    Il emploie 165 000 salariés.

                    Le groupe est issu de la fusion de deux sociétés :

                    * Ispat International, 11e producteur mondial d’acier, propriété du milliardaire indien Lakshmi Mittal (huitième fortune du Royaume-Uni, où il réside) ; * LNM Holdings NV, société néerlandaise, déjà détenue à 77 % par Ispat International.

                    Avec l’acquisition, annoncée le 25 octobre 2004, de la société sidérurgique américaine International Steel Group (ISG), Mittal devient le premier producteur mondial d’acier (57 millions de tonnes par an), devant Arcelor (42,8 Mt) et Nippon Steel (31,3 Mt).

                    * 27 janvier 2006 : la société lance une OPA hostile contre le groupe sidérurgique Arcelor. * 19 janvier 2006 : elle bonifie son offre sur Arcelor, la faisant passer à 25,8 milliards d’euros. Certains observateurs spéculent que Mittal tente de faire contrepoids à une prise de participation dans Arcelor du complexe sidérurgique russe Magnitogorsk ([1]).

                    *************************************************

                    En résumé, c’est la compétition entre russes et indiens pour contrôler l’approvisionnement mondial en métaux. On ne s’étonnera pas des hausses de ces matières.

                    Il y a certes les croissances des industries chinoises et indiennes, mais il y a aussi qu’en situation de monopole, on impose ses propres prix et qu’on joue sur la capacité de production globale. On entretient une offre globale plus petite que la demande globale et par conséquent, on voit les prix des consommations intermédiaires (les produits fabriqués) croîtrent rapidement en fonction du nombre de demandeurs, des quantités demandées et des qualités attendues pour chaque type de produits.

                    Grosso modo.

                    Après on ne s’étonne pas non plus du retour au « patriotisme économique » de certains bonshommes de la droite qui constatent leur impéritie...pour ne pas dire leurs incompétences intrinsèques.

                    Nous étions bien placés...nous ne le sommes plus. Merci Villepin et tous ces abrutis qui ont toujours eu la tête dans la bêtise des grandes écoles. Il y a plus de 20 ans, on a fermé de force les hauts fourneaux en expliquant que c’était du passé. Nous sommes dirigés par des crétins congénitaux qui s’expliquent de génération en génération qu’ils sont les meilleurs et qu’ils sont les plus capables de diriger.

                    Napoléon aurait sûrement dit d’eux : « des merdes dans des bas de soie ! ». Moi, je dis « trop de costards trois pièces et trop d’élitisme ! ». Un philosophe parlerait quant à lui de « bêtise »...ce qui pour lui est une forme de la déchéance humaine.

                    Moi, je dis des salopards qui ont jeté des populations et des régions dans la misère de manière stupide et aveugle.

                    Gouverner, c’est prévoir. Il faut être un visionnaire sinon on fait comme les autres, on suit.

                    Regardez les anglais : ils n’aiment plus leur pays totalement désindustrialisé.

                    Et les banquiers tous les jours expliquent qu’il faut désindustrialisé que l’avenir, c’est uniquement le tertiaire. Eux aussi sont des cons. Combien d’argent se sont-ils faits sur le dos des citoyens à chaque opération ?

                    C’est quoi leurs commissions.

                    Et maintenant, on demande à nos magistrats et à nos policiers de régler les problèmes créés. Et bien sûr comme ils ne peuvent rien faire car ce n’est pas leurs missions : on les insulte. Et comme ils sont incompétents, on en appelle aux militaires dont ce n’est pas non plus les missions.

                    Et il n’empêche qu’on parle aussi de moins d’État donc de moins de fonctionnaires. Donc de moins de services publics. Donc de plus de territoires locaux abandonnés aux hors-la-loi.

                    bravo bravo.

                    Et je ne suis pas extrémiste. Alors imaginez, la rage cumulée des gens...

                    Si vous ajoutez les discours culpabilisants au sujet des « assistés » et des « pollueurs » (= les citoyens), vous avez des combinaisons très dangereuses qui vont nous conduire à des gouvernements réactionnaires et excessifs.

                    le problème de la France : ses élites.

                    Résoudre les problèmes : fermer le réseau ScienPo, l’ENA et l’ENM. Obliger les personnes qui font polytechnique à servir l’Etat, donc un examen des vocations et un brassage social dans cette institution. revalorisation des universités.

                    Pour avoir des magistrats : recruter des personnes ayant au moins 30 ans (et du vécu). Des personnes ayant exercées des responsabilités : commissaires de polices, Préfets, directeur d’administration, chef d’entreprise, cadre sup., professions libérales, etc. (des deux sexes).

                    Plus de recrutement direct, par le haut. On s’impose parce qu’on a exercé différentes fonctions : des plus simples au plus complexes au sein d’une organisation donnée ou d’un secteur économique donnée dans des fonctions précises. L’évolution des carrières doit être la règle. Quant on dirige, on a fait ses preuves, et pas en accéléré mais à un rythme normal pour le milieu professionnel et pour quelqu’un de dynamique. un ouvrier, un employé, un agent de base peut espérer par son travail et par on intelligence atteindre des fonctions aujourd’hui fermées car réservées. On peut être simple soldat et finir Général.

                    Le Président du Brésil, Lula est un ancien syndicaliste. Il n’a pas fait ScienPo ou X.

                    Les français ont peur. Ils croient que des « fabriques d’élites » leur garantiront la qualité. Ce qui est garantie : c’est la constitution d’élites incompétentes. c’est comme çà depuis les civilisations de l’Indus et de la Mésopotamie. C’est du proto-archaïsme mental.

                    Les français ont oublié une leçon essentielle : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Et non pas en apprenant à spéculer a priori sur les conditions de possibilité de la forge.

                    On veut de bons dirigeants ? On veut la qualité ? Alors il faut se poser la question en termes de formations initiale et continue : On veut des bons profs ? On veut faire le tri entre la poignée de mauvais et la majorité de bons ? Alors il faut supprimer cette idée des concours. En réalité, les concours ne sont qu’un mode de recrutement parmi d’autres. Et les études sociologiques sur la question sont déprimantes : les concourants sont fréquemment les descendant d’anciens concourants en poste ou non. Donc on reproduit des états sociaux à travers les implicites non-écrits non-dits des jurys des concours. çà s’appelle de la cooptation sociale sous couvert d’égalité de traitement (c’est çà le corporatisme : « dit moi ce que faisaient tes parents, je te dirai ce qu’il t’est permis d’espérer et de faire ! »). Vous ne pouvez pas posséder la culture familiale idoine que vous ressortirez le jour du concours avec le naturel qui convient. Le jury ne peut pas être insensible à sa propre culture. Donc nos formes de mobilité sociale constituent des formes de reproductions sociales. Et étant de gauche, pour moi, ce constat vérifié, une fois admis, impose une réforme révolutionnaire.

                    Mais les institutions européennes et nationales sont commandées par les créatures de ces systèmes cooptatifs. C’est donc impossible de changer quoique ce soit. Et c’est ainsi qu’on va droit dans le mur, tous ensemble. Faute de pouvoir opérer les changements profonds que la société actuelle impose. Le libéralisme conduit à l’impossibilité de toute réforme et à la reconduction des états sociaux initiaux par le renforcement et le creusement des écarts entre individus, familles et groupes sociaux.

                    *******************************************

                    [pardon pour les coquilles, le style, la grammaire et parfois l’orthographe]


                  • candide (---.---.150.154) 16 novembre 2006 21:15

                    « 1) le titre III du TCE vient ... du traité de Nice ... qui est de toute facon en vigueur, TCE ou pas. D’ailleurs, tout se qui concerne les nouveaux entrants est antérieur au TCE, et est donc en vigueur ... TCE ou pas. »

                    - Pour ce qui est de la correction ou des corrections (TCE ou pas...), il ne vous aura point échappé ,non plus, que 54% des français et 60 % de Néerlandais en refusant le TCE en 2005 ont aussi et surtout refusé la IIIème partie, quand bien m^me le traité de Nice les applique de facto en totalité.

                    D’un point de vu strictement démocratique voir m^me éthique, n’êtes vous pas « interpellé » par la Vox populi qui s’est exprimée au travers des suffrages référendaires, au delà de toute allégation mettant en avant des considérations électoralistes ou un mouvement d’humeur contre Mr Chirac qui s’est personnellement engagé ?

                    Ma question est très simple : Que faisons nous aujourd’hui de ce NoN à la Constitution Européenne et plus précisément du NON à cette Europe là exprimé très clairement et justement par les électeurs français et Néerlandais ?


                  • René Job 17 novembre 2006 14:48

                    @ Candide

                    Je ne sais pas à qui vous posez vos questions. Mais je vous réponds de mon point de vue. Bien que je pense que ce soit à l’auteur de le faire.

                    *********************************************************

                    >>> « Pour ce qui est de la correction ou des corrections (TCE ou pas...), il ne vous aura point échappé ,non plus, que 54% des français et 60 % de Néerlandais en refusant le TCE en 2005 ont aussi et surtout refusé la IIIème partie, quand bien m^me le traité de Nice les applique de facto en totalité. »

                    * Oui, ils ont refusé une politique économique d’inspiration ultra libérale (le monétarisme). Sur ce point, je crois que le rejet était important mais pas sans contradiction(s). Les français ne sont pas anti-libéraux, ils espèrent toujours s’enrichir individuellement par le biais de cette politique. Ils ont rejeté un projet qui ne marche pas, pour faire une politique libérale dans le cadre national. Ce qui est voué à l’échec.

                    Angéla M. sans le dire vient d’ailleurs d’engager l’Allemagne dans cette voie. Ils pourraient bien y avoir un consensus à terme pour en finir avec l’Europe et se replier sur des accords bilatéraux type « coopération renforcée ». Le Traité de Nice permet cela. Mais ce n’est pas encore très clair. Ils essaieront encore une fois de produire le TCE tel que prévu afin de produire le Grand Marché Européen. On reviendra sur les votes « français » et « néerlandais ». Prévisiblement en 2008. Avant de lâcher l’affaire, ils vont pousser jusqu’au bout l’intégration marchande européenne. Çà se fera au prix de nombreux emplois et de la perte de nombreuses entreprises. Ils espèrent que els soldes globaux seront positifs pour financer la casse inévitable.

                    Çà porte un nom : la méthode coué.

                    Le Traité de Nice devra être renégocié. Les français sont ambigus. Si une politique de corrections sociales intervient, ils seront satisfaits (en majorité) et ils souscriront au TCE ou à un texte similaire. C’est ce qui est en cours.

                    *********************************************************

                    >>> « D’un point de vu strictement démocratique voir m^me éthique, n’êtes vous pas « interpellé » par la Vox populi qui s’est exprimée au travers des suffrages référendaires, au delà de toute allégation mettant en avant des considérations électoralistes ou un mouvement d’humeur contre Mr Chirac qui s’est personnellement engagé ? »

                    • Si mais, ce ne sert à rien de parler de cette dimension. Les français sont prêts à voter pour des gens qui ont appelé à voter OUI : Sarkozy, Royal et Bayrou. Seuls Le Pen et la Gauche sont cohérents sur ces questions. La solution de Le Pen : la préférence communautaire à l’instar de la préférence nationale. C’est « réaliste » et c’est surtout ce que proposent les économistes sérieux depuis longtemps. Ce qui est triste c’est qu’en face la gauche n’est rien à proposer pour l’instant. Ils sont empêtrés eux aussi dans leurs contradictions internes alter-mondialistes et internationalistes. Reste donc en ligne les libéraux. Car évidemment, les économistes censés sont « grillés » du fait de la récupération de leur position par Le Pen. Et il est clair que la dérive des libéraux sera sociale et non pas économique. La France sera bien ordonnée dans un espace ouvert aux quatre vents. Les libéraux vont donc pratiquer de la répression sociale pour affermir leur choix. La « démocratie » et « l’éthique » dans ces conditions me semblent vider de leurs sens.

                    Nous avons les politiques que la majorité veut. Et je pense que les contradictions sont les effets directs des égoïsmes cumulés.

                    *********************************************************

                    >> « Ma question est très simple : Que faisons nous aujourd’hui de ce NoN à la Constitution Européenne et plus précisément du NON à cette Europe là exprimé très clairement et justement par les électeurs français et Néerlandais ? »

                    Si vous m’avez compris, l’opération en cours est de retourné ce NON en OUI. RDV en 2008-2009 au plus tard. Ségolène = OUI ; Sarkozy = OUI ; Bayrou = OUI ; Le Pen = NON ; La gauche désunie = NON. Bref la majorité se détermine pour un leader du OUI. Et aucun ne désavoue le projet « OUI ». Donc on aura habilement le OUI voté par des parlementaires élus à la proportionnelle et donc soi-disant repésentatif. Les députés Le Penistes voteront NON, les députés LCR-LO-PC voteront NON et les députés Verts seront partagés. PS + UDF + UMP = OUI = Europe libérale du TCE. Je laisse de côté des formations politiques mineures. De villiers, Chevènement etc. Ils auront, à ce moment là, un impact très secondaire. Ils feront de beaux discours mais les électeurs ne votants pas, les députés passeront outre. Le scénario à quelques variations près est déjà pré-écrit. Non pas par moi d’ailleurs. Suivre les positions des grands leaders, exprimées régulièrement depuis le référendum. Ils sont objectivement d’accord entre eux. Lutter contre le libéralisme : un slogan électoral pour rassurer les consciences bonnes ou mauvaises.

                    *********************************************************

                    c’est mon opinion.


                  • Neos 18 novembre 2006 11:07

                    Pour votre gouverne, le Titre III en question dont vous faites l’étalage est en application depuis le 1er janvier 1958. Il est, pour la grande majorité des stipulations, issu des Traités de Rome, qui ont été signés en 1957.

                    Les 4 grandes libertés, ainsi que le principe de libre concurrence, sont en vigueur en Europe et donc en France depuis 1958 (...)


                  • René Job (---.---.131.125) 18 novembre 2006 14:30

                    @ Neos

                    Oui, il est déjà en vigueur. Mais la BCE n’est pas encore totalement indépendante du politique. Ni même la commission. Toute l’astuce du TCE était justement de rendre ces deux institutions « indépendantes » avec l’accord direct ou indirect des citoyens. C’était une abdication de souveraineté « librement » consentie et irréversible. Les autres traités sont parfaitement réversibles.

                    Au passage depuis la démocratie Athénienne, on sait qu’un de ses risques majeurs (et donc une tentation de ses dirigeants) est de faire voter un texte qui conduit le peuple à renoncer de lui-même à son propre pouvoir. En Démocratie, tout est possible, même le pire. C’est pourquoi, chez nos « pères » du passé, il était prévu à la fois de lourdes sanctions envers ceux qui induisaient le peuple en erreur pour lui faire renoncer à sa propre souveraineté et bien sûr à l’annulation immédiate des Lois ainsi votées.

                    En matière juridique (droit civil positif), tromper autrui de la sorte s’appelle un « dol ». Ce Traité n’était rien d’autre qu’une habile manoeuvre dolosive. Tout était bien écrit, fallait-il encore pouvoir décrypter. Un vrai travail d’orfévre.

                    Si tel n’était pas le cas, ne vous en déplaise, le TCE aurait été INUTILE.

                    Alors arrêter de charrier des idées en faisant comme si çà ne changeait rien. Mais il est vrai que la prochaine fois qu’on nous re-proposera ce texte sous une forme ou sous une autre, on pourra le voter tout de suite puisqu’il est déjà « appliqué en droit » qu’on en convient...et que surtout c’est ringard d’être « critique ».

                    Je ne suis pas anti-européen mais avec ce genre d’argument, je vais finir par faire comme une majorité de gens et le devenir. Je n’aime pas la « dictature ».

                    En démocratie, on a le droit de discussion. On a le droit de critique. On a le droit de renégociation et surtout on a le devoir de ne pas laisser des « technocrates » et des « lobbystes » décidés de notre devenir. L’Europe telle qu’elle est me déplaît. Je n’aime pas ses institutions actuelles. Je n’aime pas son fonctionnement. Je n’aime pas apprendre en regardant Euronews que la Moldavie veut entrer dans le Club et quelle a le soutien discret de la Commission. Je n’aime pas apprendre que les Polonais et les Russes se « battent » derechef aux motifs que l’industrie d’élevage polonaise ne peut écouler sa production depuis un 1an sur le marché Russe parce que ses derniers très légitimement protègent leur marché en cours de réorganisation. Et que toute cette affaire émerge parce que, comme je l’ai écrit dans un autre commentaire de ce topic, les Finlandais (et les Suédois) veulent se développer en direction de la Russie (leur grand voisin) mais qu’il faut l’accord des Polonais pour se faire.

                    Je n’aime pas voir que la Turquie va rester sur le carreau alors que depuis 1959 (je crois que c’est la date), ils postulent. Je n’aime pas me dire qu’on va avoir un grand conflit avec eux lorsqu’on leur dira « NON » alors que Chypre a été intégrée dans la CE sans précaution bien qu’on sache qu’un conflit avec la Turquie à propos de la souveraineté sur le nord de l’île est très fort en cas d’échec. Bien qu’on sache que c’est l’ONU qui fait le travail de séparation des parties.

                    Je n’aime pas apprendre que les serbes et les croates vont entrer dans la CE : des barbares génocidaires praticiens de l’épuration ethnique. Et là toutes les preuves de leurs actes sont sur la place publique. Mais comme ils sont chrétiens catholiques et orthodoxes. On leur pardonne.

                    Je n’aime pas cette Europe qui ne fait rien de sérieux sur le plan écologique sinon des discours en trompe l’oeil.

                    Je n’aime pas cette Europe gouvernée par des irresponsables qui dérégulent sans se soucier des effets et des conséquences. Je n’aime pas lire dans le TCE que finalement les services publics pourraient bien être « privatisés ». Après tout pourquoi pas. On a pas tous la même conception du « Service Public » et surtout les enjeux économiques sont très forts. Et puis pour un monétariste convaincu : moins l’Etat intervient mieux on se porte. Donc on tourne les phrases de telles sortes qu’on pourra les interpréter comme on l’entend. Le lecteur-citoyen aura mal compris le problème. On dit bien que l’erreur commune fait droit. Et puis nul ne va se vanter de son illettrisme. L’affaire est donc pré-pliée.

                    Et par dessus tout, je n’aime pas le bourrage de crâne consistant à nous expliquer que tout va bien : circulez, il n’y a rien à voir. Çà ne vous concerne pas, ce n’est pas de vôtre niveau, vous ne comprenez rien.

                    Voilà pourquoi entre autres choses les gens deviennent anti-européens convaincus. Ce que je ne suis pas.

                    Le manichéisme consiste à imposer un point de vue. A ne jamais discuter franchement. A pratiquer le déni systématique et à taxer l’autre, poliment, d’obscurantiste.

                    Monsieur Neos, si vous réfléchissiez sérieusement à cette Europe qui nous rend si heureux et si libre, vous vous rendriez compte de certains dangers qui lui sont inhérents.

                    Je vous en donne un : Si demain dans une majorité de pays, l’extrême droite prend les reines des gouvernements par les jeux normaux des élections, de la persévérance et du désespoir généralisé ; réalisez-vous que l’Europe deviendra naturellement « Nationaliste ». On aura abouti à exactement l’effet inverse projeté par les pères fondateurs. Au lieu que certains pays soient « résistants », tous les pays seront en même temps soumis à la même gouvernance. Et ce sera légitime et légal. Les commandes du pouvoir seront dans leurs seules mains. Ils feront les Lois par le biais des directives et autres avis. Ils feront la politique économique pour tout le monde. Et par ces biais, ils définiront un nouvel ordre sociétal.

                    Il est dangereux de ne pas discuter. Il est dangereux d’opter pour une doctrine économique partisane. Il est dangereux de renvoyer toute discussion à de l’au-delà sous la forme des cabinets ou « de demain il fera beau pour tous, vous verrez ».

                    Kant vous direz de bien vouloir considérer que sortir du réveil dogmatique européen serait en ce moment une bonne chose.

                    De Gaulle lui vous direz qu’il vous avez prévenu, l’Europe peut très bien aboutir à des résultats très contrariants.

                    Cordialement.


                  • Et surtout ne nous appelle plus. (---.---.97.120) 18 novembre 2006 16:02

                    vous me faites très peur . Vous êtes à lire votre curriculum vitea un de ce technocrate type sovietique qui profite un max du fromage . Comment dès lors attendre de vous le moindre sentiment sur des notions de souverainté, de liberté , de résponsabilité , de joie de vivre , de participation de tous les êtres d’une nation .Votre mode est la fourmi. Pas très interessant. L’europe sait pondre que des règlements , de la pointure des souliers ,au sperme de cochon , en passant par l’inclinaison des bétaillère. Elle sait pomper des impôts , arroser au moyen du lobbing. C’est un remaque de la tour de Babel et finira comme elle. Vous ne savez donc pas après tant d’études que si vous excluer les gens du pouvoir sur le vie , leur travail , leur économie , leur facon de manger, de parler , vous les rendez malheureux. Europe ou est ta victoire avec 70 millions de chômeurs. Pour illustrer me propos voila un film de propagande fait par et pour les ’Euroconnard ?. A pleurer cette vaccuité de projets .

                    http://www.whathaseuropedone.org/

                    WHAT EUROPE DONE FOR YOU ??? : NOTHING

                    pour finir un extrait d’un pamphlet :

                    L’Europe : projet majoritaire et destructeur. europe majorité versus multitudes

                    décembre 2001 Intersidérant/e/s

                    L’EUROPE : PROJET MAJORITAIRE ET DESTRUCTEUR.

                    Train à grande vitesse, liberté, monnaie unique, mobilité : hymne à la joie !

                    Europe, vieille séductrice fardée, tu n’es qu’une sale pub.

                    Tu te rêves en riche et cossue province de l’Empire - exploitante de nos puissants désirs et de nos forces productrices. Notre vie sera souple, flexible et libérée. Ni entrave, ni frontière. Tu nous promets le paradis all inclusive : du ski en plein été, 30° en décembre et tous traider à London. La paix éternelle gérée par ta police intégrée. La super promo.

                    De nos territoires sans confins - virtuels, multiples et superposés. Steppe, montagne et vallée à la fois. -, nous, les cybermandailles, peuplades bâtardes de l’Empire, nous ne croyons pas à tes vulgaires clins d’œil de maquerelle fanée. Nous sommes les proies de la grande chasse qu’organisent tes gendarmes. Les chiens sont lâchés. Rusant et feintant, nous fuyons la capture et tes prisons dorées, les modèles majoritaires.

                    Ni masculin ni féminin, ni humain ni robot, ni clandestin ni indigène, ni salarié ni assisté :

                    Processus de production imprévisible et indéterminé de subjectivité. Minorités.

                    NOUS N’ACCEPTERONS PLUS D’ÊTRE BRISÉ PAR TON DÉLIRE D’UNIVERSALITÉ ET DE NORMALISATION. COMBIEN DE SINGULARITÉS INDÉFINIES SACRIFIERAS-TU ENCORE SUR L’AUTEL DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL - QUI N’EST QUE LE POISSEUX DÉGUISEMENT DONT TU AFFUBLES TON MODÈLE ?

                    IL N’EST QU’UN UNIVERSEL : L’AFFIRMATION DE LA PUISSANCE CRÉATRICE ET DÉSIRANTE DE CHACUN.

                    Aujourd’hui, l’interminable fuite nous fatigue. Les terrains que nous arpentons sont truffés de mines anti-personnelles - minutieusement placées par tes milices. Alors épargnes-nous ton numéro d’entraîneuse de bar. Europe, nous n’avons que faire de ton affection schyzogène : cesse de nous parler d’amour quand c’est la guerre.

                    Et surtout ne nous appelle plus.


                  • Et surtout ne nous appelle plus. (---.---.97.120) 18 novembre 2006 16:07

                    vous me faites très peur . Vous êtes à lire votre curriculum vitea un de ce technocrate type sovietique qui profite un max du fromage . Comment dès lors attendre de vous le moindre sentiment sur des notions de souverainté, de liberté , de résponsabilité , de joie de vivre , de participation de tous les êtres d’une nation .Votre mode est la fourmi. Pas très interessant. L’europe sait pondre que des règlements , de la pointure des souliers ,au sperme de cochon , en passant par l’inclinaison des bétaillère. Elle sait pomper des impôts , arroser au moyen du lobbing. C’est un remaque de la tour de Babel et finira comme elle. Vous ne savez donc pas après tant d’études que si vous excluer les gens du pouvoir sur le vie , leur travail , leur économie , leur facon de manger, de parler , vous les rendez malheureux. Europe ou est ta victoire avec 70 millions de chômeurs. Pour illustrer me propos voila un film de propagande fait par et pour les ’Euroconnard ?. A pleurer cette vaccuité de projets .

                    http://www.whathaseuropedone.org/

                    WHAT EUROPE DONE FOR YOU ??? : NOTHING

                    pour finir un extrait d’un pamphlet :

                    L’Europe : projet majoritaire et destructeur. europe majorité versus multitudes

                    décembre 2001 Intersidérant/e/s

                    L’EUROPE : PROJET MAJORITAIRE ET DESTRUCTEUR.

                    Train à grande vitesse, liberté, monnaie unique, mobilité : hymne à la joie !

                    Europe, vieille séductrice fardée, tu n’es qu’une sale pub.

                    Tu te rêves en riche et cossue province de l’Empire - exploitante de nos puissants désirs et de nos forces productrices. Notre vie sera souple, flexible et libérée. Ni entrave, ni frontière. Tu nous promets le paradis all inclusive : du ski en plein été, 30° en décembre et tous traider à London. La paix éternelle gérée par ta police intégrée. La super promo.

                    De nos territoires sans confins - virtuels, multiples et superposés. Steppe, montagne et vallée à la fois. -, nous, les cybermandailles, peuplades bâtardes de l’Empire, nous ne croyons pas à tes vulgaires clins d’œil de maquerelle fanée. Nous sommes les proies de la grande chasse qu’organisent tes gendarmes. Les chiens sont lâchés. Rusant et feintant, nous fuyons la capture et tes prisons dorées, les modèles majoritaires.

                    Ni masculin ni féminin, ni humain ni robot, ni clandestin ni indigène, ni salarié ni assisté :

                    Processus de production imprévisible et indéterminé de subjectivité. Minorités.

                    NOUS N’ACCEPTERONS PLUS D’ÊTRE BRISÉ PAR TON DÉLIRE D’UNIVERSALITÉ ET DE NORMALISATION. COMBIEN DE SINGULARITÉS INDÉFINIES SACRIFIERAS-TU ENCORE SUR L’AUTEL DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL - QUI N’EST QUE LE POISSEUX DÉGUISEMENT DONT TU AFFUBLES TON MODÈLE ?

                    IL N’EST QU’UN UNIVERSEL : L’AFFIRMATION DE LA PUISSANCE CRÉATRICE ET DÉSIRANTE DE CHACUN.

                    Aujourd’hui, l’interminable fuite nous fatigue. Les terrains que nous arpentons sont truffés de mines anti-personnelles - minutieusement placées par tes milices. Alors épargnes-nous ton numéro d’entraîneuse de bar. Europe, nous n’avons que faire de ton affection schyzogène : cesse de nous parler d’amour quand c’est la guerre.

                    Et surtout ne nous appelle plus.


                  • René Job (---.---.132.75) 18 novembre 2006 19:05

                    Aux comiques de service :

                    2 Extraits de Wikipédia :

                    ******************************************************

                    [Le traité instituant la communauté européenne, souvent appelé traité de Rome ou traité CE, est l’un des deux traités fondamentaux des institutions politiques européennes avec le Traité sur l’Union européenne.

                    Nommé à l’origine « traité instituant la Communauté économique européenne », il a constitué l’acte fondateur de la Communauté économique européenne (CEE). Il a été signé le 25 mars 1957 par l’Allemagne, la France, l’Italie et les trois pays du Benelux : Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Il a institué le marché commun et a défini les bases de la politique agricole commune (PAC) mise en œuvre en 1962.

                    C’est le seul traité de paix signé entre puissances belligérantes européennes à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

                    Le même jour, les mêmes pays ont signé le traité Euratom.]

                    Le Traité a été signé entre SIX pays aux niveaux de développement socio-économiques proches.

                    ******************************************************

                    Il faisait suite à une première intégration de la politique énergétique et industrielle :

                    [Le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) a été signé à Paris le 18 avril 1951 par la Belgique, la France, l’Italie, la République fédérale d’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas. Initié par Jean Monnet, il avait une validité de 50 ans ; il est entré en vigueur le 23 juillet 1952. La CECA n’existe donc plus depuis le 23 juillet 2002.]

                    Déjà entre les mêmes SIX pays.

                    ******************************************************

                    Depuis nous sommes 25. Les niveaux de développements socio-économiques sont énormes. Le dumping social est forcément la norme. Si on ajoute à cela le décloisonnement du monde qui se traduit par le phénomène de la mondialisation : le processus actuel de construction européenne est un suicide économique qui finira par un conflit majeur entre les différents partenaires.

                    Pour ceux qui ne comprennent rien à ces choses regardez l’état des différents pays en présence. Pour développer tout le monde combien de décennies d’investissements massifs et de dumping faudra-t-il encore supporter ? Trente ans ? Plus ? Moins ? Qui peut le dire. Sinon qu’il faudra plusieurs générations pour aboutir un projet dont on ne sait même pas les limites.

                    Et quelles sont les limites exactes de l’Europe économique ?

                    Partageons nous vraiment les mêmes valeurs ?

                    Quelles langue commune parlerons-nous ?

                    Il est temps d’envisager de répondre sérieusement à ces questions.


                  • candide (---.---.145.106) 18 novembre 2006 20:22

                    Egalement pour votre gouverne, il ne vous aura point échappé que les français ont le 29 Mai 2005 au suffrage universel direct refusé avec plus de 54 % des votes le TCE qui reprenait dans sa IIIème partie « la grande majorité des stipulations, issu des Traités de Rome, qui ont été signés en 1957 ». Pourquoi minimiser à ce point l’ampleur du désaveu, quand bien m^me le sacro saint traité de Rome apparaît en toute lettre dedans ? Otez moi d’un doute, ce traité de Rome n’est pas d’inspiration Biblique ou divine ? il peut être remis en question dans un état de droit ? Comme tout traité, celui de Rome, soumis çà l’approbation lors de ce scrutin, a également été REJETE, puisque figurant dans le traité constitutionnel (IIIeme partie).

                    Intéressantes vos 4 libertés ! Au fait Lesquelles ?


                  • candide (---.---.145.106) 18 novembre 2006 20:29

                    Bonsoir René Job,

                    je l’entendais bien ainsi ....

                    Merci pour la qualité de votre contradiction

                    Cordialement


                  • Internaute (---.---.73.157) 18 novembre 2006 21:20

                    @ par Et surtout ne nous appelle plus. (IP:xxx.x19.97.120) le 18 novembre 2006 à 16H07.

                    J’aime bien votre message qui dit poétiquement une vérité terrible. L’Union Européenne telle que l’organise Bruxelles n’est rien d’autre qu’une nouvelle Union Soviétique avec ses apparatchiks, son centralisme démocratique, son présidium suprême et surtout, le plus profond mépris des administrés que l’on infantilise et dont on essaye d’uniformiser la vie jusque dans les moindres détails.


                  • Neos 19 novembre 2006 12:57

                    A René Job : le rôle de la Banque centrale est unique : assurer la stabilité des prix en Europe. Ce principe a été mis en place avec la politique monétaire de l’UE qui, comme vous le savez sans doute, a été lancé au début des années 90’ pour s’achever en 2002 avec la mise en circulation de l’euro.

                    Les traités de Rome ont instauré d’autres principes, en vigueur depuis 1958 tels que : la libre circulations des personnes et des biens, des capitaux et des services. Il y a aussi la libre concurrence, qui, gouverne notre droit depuis cette époque.

                    Le rôle de la Commission est de préparer les dossiers commandés par le Conseil et de faire appliquer les décisions prises par le Conseil et le Parlement européen. Pour pouvoir faire son travail, elle agit en toute indépendance et a pour seule préoccupation de ne pas privilégier un Etat ou un peuple + qu’un autre, c’est à dire d’agir dans l’intérêt général des Etats et des peuples.

                    Bien évidemment, certains des dossiers préparés ne conviennent pas toujours ni au Conseil ni au Parlement.Ceux ci réclament souvent des modifications, posent des amendements, ou demandent la rédaction d’une nouvelle mouture. Ces dossiers ne sortent pas du système des institutions sans que nos ministres n’aient donné leur accord.

                    La Commission est un outil au service des Etats et des peuples, elle ne décide rien.


                  • René Job (---.---.131.106) 19 novembre 2006 16:01

                    @ Neos

                    Je sais tout celà. Et justement, je ne suis pas d’accord.

                    Ces Institutions maximisent ce qu’il se passe dans nos Etats : la démocratie à minima.

                    Votre discours consiste à nous parler du point de vue de la cohérence interne de ces textes et des processus afférents. Votre argumentation est une pétition de principe circulaire.

                    Je ne la rejette pas. Je vous comprends et j’admets qu’on puisse adhérer à ce point de vue.

                    Toutefois, je me positionne extérieurement. Mon point de vue est que tout celà est très bien si on a part aux réseaux décisionnels. On a là des accès à de nouvelles positions de pouvoir qui pris dans une perspective de carrière individuelle se défend très bien.

                    Quant aux valeurs affichées, « liberté de ceci » ou « liberté de cela », je vous ferai une réponse très simple : pour bien aliéner les gens, le mieux est de leur revendre leur propre liberté. L’illusion est le meilleur levier du politique.

                    Les libertés dont vous nous parler sont surtout utilisées au quotidien par des personnes appartenant à des groupes sociaux formant les fameux réseaux dirigeants. Les simples citoyens, la masse, elle voudrait déjà travailler, se loger et disposer d’un horizon. Mais elle est tout bonnement sacrifiée.

                    Et votre statut de la BCE me déplaît. La doctrine économique en arrière plan qui informe ce statut me déplaît.

                    Point de vue d’un observateur externe.


                  • candide (---.---.209.91) 15 novembre 2006 21:10

                    Permettez moi juste de vous rappeler pour aller dans le sens du message de « Job » plus haut, que l’Allemagne n’a pas été consultée par voix référendaire pour valider le TCE (les référendums sont constitutionnellement interdits depuis l’accession d’Hitler en 33). C’est donc le Bundestag qui a voté alors qu’Eurostat indiquait à l’époque une grande défiance dans les sondages au sein de la population Allemande. Mais quel crédit accorder à des sondages ? En France plus concrètement, 90 % des parlementaires ont voté Oui et 54 % des français ont refusé le projet du TCE (qui reprenait dans sa IIIeme partie tous les traités signés depuis Rome )- ce qui pose, à mon sens ,à terme un gros problème de fond sur la Légitimité démocratique de cette Europe là (Elargissement, Euro, Opacité des institutions européennes).Sans compter le Ras le bol généralisé et perceptible d’une Europe qui se fait vertueuse dans les discours de façade et l’humanisme gluant affiché, et tellement plus cassante et destructrice dans les faits.

                    Autre petit rappel qui ne fera pas plaisir concernant les prétendues intentions de paix ou de stabilité en Europe, la Yougoslavie en 1995 et la tiédeur consensuelle du parlement Européen, de la Commission, du conseil de l’Europe qui n’ont rien fait pour pérenniser leur leitmotiv : LA PAIX. Résultat : ce sont les F16 Américains qui sont intervenus sur le sol Européen pour faire cesser les combats - puis la force d’interposition de l’ONU (casques bleus) .

                    Autre point de friction et pas des moindres : l’ouverture des négociations avec la Turquie qui occupe militairement une partie d’un état souverain depuis 1974 : Chypres Nord non reconnu par l’Onu !

                    Continuons TOUS à nous battre contre cette Europe dévoyée, anti démocratique, corporatiste, de la finance du business du Bakchich et de l’impérialisme .Réapproprions nous NOTRE EUROPE à TOUS !


                    • cdg (---.---.210.226) 15 novembre 2006 21:44

                      L elargissement va couter cher. Et alors ? Quand la maison du voisin brule, vous attendez que le feu arrive chez vous ou vouls l aidez a eteindre l incendie ?

                      Lors de l effondrement du bloc de l est, on a propose une perspective a ces pays. C etait une bonne chose pour eux mais aussi pour nous (envie d avoir un irak a coté ?)

                      Si en plus c ets la PAC qui va payer c est meme une bonne nouvelle pour la france, moins de polution (pesticides et engrais), moins d elevage industriel de cochons en bretagne qui rende l eau non potable

                      A mort la PAC !!!


                      • René Job (---.---.131.30) 16 novembre 2006 14:07

                        « A mort la PAC !!! »

                        voilà, il y a 20 ans, on disait « à mort les houillères », « à mort la sidérurgie-métallurgie ».

                        Quand on aura en effet mis à mort l’agriculture française, on verra des indiens, des chinois, des brésiliens venir acheter les terres, les aménager pour les valoriser et faire beaucoup de profits sur les marchés alimentaires mondiaux avec des technologies agraires écologiques (et donc évoluées).

                        Tout çà dans la plus parfaite légalité, avec nos dirigeants auto-satisfaits qui distribueront des subventions à des propriétaires terriens étrangers parce qu’il feront travailler « au champ ses propres gueux de français inadapté ». Ces entreprises très françaises auront leurs sièges sociaux dans des paradis fiscaux et nourriront les peuples solvables avec le produit de nos terres. Et nous aurons nous autres nos restaurants du coeur et nos soupes populaires...avec les descendants de nos ex-agriculteurs.

                        Notre agriculture a besoin de devenir scientifique. D’utiliser moins d’eau, moins de produits chimiques au profit de produits biologiques, de pratiquer l’élevage de toutes les espèces consommées (ne plus taper dans la bio-masse), etc.

                        Bref nos agriculteurs ont besoin de soutien économique, de formations (il faut augmenter leurs niveaux de compétences) et d’aides à l’exportation.

                        Ceux sont NOS AGRICULTEURS qui NOUS NOURRISSENT dans UN MONDE où les TERRES EXPLOITABLES (fertiles) sont RARES et dans UN MONDE où il y a déjà SIX MILLIARDS D’HUMAINS.

                        Nous sommes DANS UN MONDE où LA DÉSERTIFICATION EST UN PHENOMENE IMPORTANT qui REND NOS TERRES NÉCESSAIRES A LA SURVIE DE L’HUMANITE.

                        Et demain , il y en aura encore plus à nourrir. Et il faut les solvabiliser donc les aider à se développer rapidement, maintenant.

                        mais on peut aussi dire un tas de conneries. Et attendre que d’autres qui n’en ont rien à faire des français viennent exploités nos terres, légitimement et légalement, pour nous montrer ce qu’il faut faire.

                        La France le Premier Pays Sous-Développé anciennement Développé ou PPSDAD contracté en PEDPI pour « Pays En voie de Développement Post Industriel » ou pour ceux qui n’aiment pas les euphémismes : PSDPI pour "Pays Sous-Développé Post Industriel.

                        Il y a d’autres possibilités. Vive l’Europe, vive la France, vive nos élites et leurs serviteurs. Ils feront de nous une collection de sous-développés borgnes et stupides qui se demandent ce qu’ils leur arrivent.

                        Il n’y a pas de déclin : il n’y a que de mauvais gouvernants. Mal inspirés par de médiocres intellectuels.


                      • faxtronic (---.---.189.250) 18 novembre 2006 17:36

                        A cdg :

                        Pour l’instant c’est la France qui brule.


                      • Guilhem (---.---.237.19) 15 novembre 2006 22:00

                        Vaste débat et intéressant en plus pour s’en tenir au cœur de l’article, je dirais que les fond structurels ne sont pas perdus pour tout le monde, en effet historiquement c’était nos ‘champions’ nationaux qui en bénéficiaient (Aéroport d’Athènes construit par Bouyges etc).

                        Des spécialistes du goinfrage de subventions publiques (bénéficiant de plusieurs décennies d’entraînement made in fr...) mais la France en bénéficiait en terme d’emplois (au moins via le siège) les capitaux c’est une autre histoire (plutôt au Luxembourg c’est pas pour rien que la première ‘libre circulation’ était pour $$$$).

                        Malheureusement cette ‘bonne’ habitude a tendance à se perdre avec par exemple l’achat de F16 par la Pologne.

                        Ce n’est pas une route mais vu le tarif, sans les fonds européen pour huiler le budget ça aurait été difficile. Et oui, les élites de l’est envoyant leurs rejetons aux US (après l’URSS) ça créé des liens...

                        Je vous propose d’essayer de vendre des rafales (même à 1€ pour faire du volume) à la Californie ou même au Mexique et on reparle...

                        Au moins pendant le temps des versements des fonds structurels :

                        Pourquoi ne pas imposer en contrepartie de ces fonds que les appels d’offres des pays bénéficiaires soient réservés au Européens ?

                        Pourquoi ne pas imposer un minimum fiscal et social, pour au moins limiter le dumping ?

                        Pourquoi ne pas interdire à ces pays de nous donner des leçons de bonne tenue budgétaire aux voisins, comme l’Espagne il y a quelques années (ça énerve quand vous êtes contributeur net de leur croissance).

                        (Pour toutes ces questions, j’ai mon idée mais c un autre débat)

                        Je suis plutôt d’accord avec Job quand il prône la définition d’un espace politique commun stable (sans nouvel élargissement), je dirais plutôt un recentrage économique et social.

                        Par contre pour moi, la réforme fiscale Allemande participe plutôt d’un mouvement de fond entamé depuis la fin des années 70. Avec une grosse accélération en 89 et la fin d’un ‘modèle’ alternatif de société (les guillemets c’est pour le résultat...), car depuis ‘on’ ne prend plus de gants, plus besoin...

                        En effet, baisser l’impôt sur les bénéfices des entreprises allemandes qui produisent moins cher dans les pays voisins et augmenter en même temps la TVA c’est tout simplement transférer les charges sociales aux ménages.

                        Une réforme des institutions européennes est urgente, mais la ‘Constitution’ n’était que l’aboutissement d’une politique dont nous avons (nous c’est pour le type ordinaire comme moi) aujourd’hui pu constater les premiers résultats négatifs.

                        Qui n’a pas remarqué que la pièce d’1€ a remplacé la pièce de 1FF ? Donc une inflation bien réelle de 657,957 % mais officiellement niée conjuguée à une stagnation des salaires et une croissance faible, grâce à un BCE ‘indépendante’ censée lutter contre l’inflation, mais officielle celle-ci. Un cocktail explosif quoi...

                        Pourquoi ne pas élire la commission européenne sur une liste présentée par les différents courants politique européens....

                        Le fait est que les membres sont nommés et que le président est M.Barroso, le même qui a organisé le sommet des Accores avant l’entrée en guerre contre l’Irak avec, Busch, Blair, Aznar et Berlusconi.

                        Il fallait bien le caser après qu’il se soit fait botter le cul par les électeurs Portugais, autant vous dire qu’il est au minimum atlantiste, j’aurais préféré qu’il soit européen mais je n’ai pas pu voter contre lui...

                        Sa mission est officiellement : ‘Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, le président définit les orientations politiques pour le collège dans son ensemble. Le nouvel article 217 du traité de Nice renforce encore le rôle du président.

                        Il lui appartient désormais de décider de l’organisation interne de la Commission afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action. Ainsi, le principe de collégialité trouve pour la première fois une expression formelle dans les traités.

                        Le président attribue les tâches aux commissaires et peut remanier la répartition des responsabilités au cours du mandat. Le président nomme les vice-présidents après approbation du collège. Tout membre de la Commission doit présenter sa démission si le président, après approbation du collège, la lui demande.’

                        Sachant que c’est la commission qui propose les lois européennes, que vote les parlementaires, qui priment sur le droit français, je n’ai plus vraiment l’impression de vivre en démocratie.

                        Pour ce qui est des Suisses (valable aussi pour les Anglais) qui veulent bien les avantages mais pas les inconvénients, je dirais que nous avons largement assez de paradis fiscaux intra Européens. Vraiment, il ne faut pas se sentir obligé...Amicalement smiley

                        Pour ceux qui sont allé jusqu’au bout, merci d’avoir suivi mes divagations et désolé pour la longueur.

                        PS : Au fait, la directive Bolkestein vient de (re)passer édulcorée parait t-il, mais je vous parie que quelques ‘astuces’ ont été prévues.

                        Qui (sur)vivra verra...


                        • Internaute (---.---.212.250) 16 novembre 2006 09:49

                          « Pourquoi ne pas imposer en contrepartie de ces fonds que les appels d’offres des pays bénéficiaires soient réservés au Européens ? »

                          Tout simplement parceque ceux qui refusent obstinément la préférence nationale en France sont les mêmes qui siègent à Bruxelles. On ne peut pas leur reprocher d’être cohérents avec eux-mêmes.


                        • Candide (---.---.210.125) 18 novembre 2006 02:51

                          Merci pour votre réponse « Job » - le message auquel je répondais initialement n’avait pas d’auteur....

                          « Oui, ils ont refusé une politique économique d’inspiration ultra libérale (le monétarisme). »

                          -  Non, il me semble qu’ils ont refusé avant tout un projet supranational qui subtilisait au Parlement Français ses prérogatives. La forme la plus aboutie d’un état démocratique est jusqu’à preuve du contraire l’Etat Nation. Le français (surtout Lambda) n’est point dupe de la supercherie Européenne. L’argument économique « concurrence libre et non faussée » vaut pour ce qu’il est et couronne à ce titre une politique ultra libérale érigée en leitmotiv dans une constitution avec quelques gages soporifiques de « démocratisation » , de sécurité sociale pour faire passer la couleuvre . Une première depuis la Constitution de feu l’URSS. Les Français et les Néerlandais ont peut être aussi dit NON à cette forme de gouvernance avec la lucidité citoyenne qui s’imposait. C’est un choix, qu’il convient de respecter dans un système prétendument démocratique n’est ce pas ?

                          « Ils ont rejeté un projet qui ne marche pas, pour faire une politique libérale dans le cadre national. Ce qui est voué à l’échec. »

                          Avec 20 % des lois qui sont votées par le Parlement Français, et les 80 % restants à Bruxelles, je ne vois pas vraiment de quelle manière les Français pourraient infléchir sur leur avenir, surtout dans le cadre national ? Peut être était ce, au-delà des clivages politiques et des nauséabondes calcules électoralistes, une résultante de l’imposture consommée par les technocrates ? Force est de constater qu’ils n’arrivent pas en tirer les conséquences. Ce qui va être désastreux pour l’Europe. Je ne pense par ailleurs pas que le rejet du TCE par les Français ait eu pour résultante un libéralisme plus sauvage que celui qui était inscrit dans son marbre.

                          « Ils pourraient bien y avoir un consensus à terme pour en finir avec l’Europe et se replier sur des accords bilatéraux type « coopération renforcée ». »

                          Ce qui est à n’en point douter la meilleure des solutions si l’on s’en réfère ne serait qu’aux pays « hors zone euro » qui semblent atteindre des taux de croissance assez enviables au regard de nos économies sclérosées par le diktat de la BCE. L’harmonisation est un vœu pieu. Il semblerait que l’impérialisme (-pouvoir- puissance - force autant d’arguments « guerriers et vindicatifs » retrouvés dans les discours des Eurocrates) soit le but ultime du chemin. La Turquie et sa force militaire montée en étendard par les Turcophiles trahissent manifestement ce désir PUANT d’hégémonie.

                          « Le Traité de Nice permet cela. Mais ce n’est pas encore très clair. Ils essaieront encore une fois de produire le TCE tel que prévu afin de produire le Grand Marché Européen. On reviendra sur les votes « français » et « néerlandais ». Prévisiblement en 2008. Avant de lâcher l’affaire, ils vont pousser jusqu’au bout l’intégration marchande européenne. Çà se fera au prix de nombreux emplois et de la perte de nombreuses entreprises. Ils espèrent que els soldes globaux seront positifs pour financer la casse inévitable. Çà porte un nom : la méthode coué. Le Traité de Nice devra être renégocié. Les français sont ambigus. Si une politique de corrections sociales intervient, ils seront satisfaits (en majorité) et ils souscriront au TCE ou à un texte similaire. C’est ce qui est en cours. »

                          Vous accréditez la thèse du grand marché européen pérennisé en cela par le « passage forcé » du TCE. Ce qui donne manifestement raison aux Nonistes qui l’ont refusé, et au Non débat qui a surtout brillé par son absence par la suite.

                          « Les libéraux vont donc pratiquer de la répression sociale pour affermir leur choix. La « démocratie » et « l’éthique » dans ces conditions me semblent vider de leurs sens. »

                          Vous posez la Démocratie et l’éthique comme des conséquences, alors que je les place comme des postulats de départ. D’ailleurs le Grand marché européen devrait être un vecteur d’enrichissement et de prosperité pour les Européens, et force est de constater qu’il ne l’est que pour une infime minorité. Le système éprouve ses limites . A Bruxelles d’en tirer toutes les conséquences et aux français de sauver ce qui n’a pas été encore lâchement et crétinement bradé sur l’autel du « grand marché unique » !


                          • René Job (---.---.131.125) 18 novembre 2006 14:42

                            Cher Candide,

                            Nous sommes d’accord sur tous les points.

                            Je m’efforce d’essayer d’énoncer les positions de ceux qui nous gouvernent et qui décident. Je peux me tromper mais je les écoute et je les lis. Comme tout citoyen qui se respecte.

                            Je suis comme vous, d’abord la démocratie et les valeurs, ensuite une maîtrise des outils économiques assorti d’un projet viable pour un développement cohérent et pérenne. Lequel ne laisse personne sur le côté.

                            Ma position : un voeu pieu.


                          • Internaute (---.---.73.157) 18 novembre 2006 21:42

                            « Vous accréditez la thèse du grand marché européen pérennisé en cela par le « passage forcé » du TCE. Ce qui donne manifestement raison aux Nonistes qui l’ont refusé, et au Non débat qui a surtout brillé par son absence par la suite. »

                            Si c’était le cas on aurait enfin trouvé quelque chose à mettre au crédit de Bruxelles. Malheureusement il se passe exactement l’inverse. Bruxelles a abandonné le marché commun et la préférence communautaire au profit du pire des mondialismes, celui de la libre circulation des biens et des personnes du monde entier en Europe. A partir de 2010, les pays d’Afrique du Nord pourront exporter librement sans taxes leurs produits chez nous. Les entreprises n’auront plus qu’à délocaliser à 1/2 heure de l’Espagne ou disparaître. Bruxelles leur économise même les coûts de transport.

                            Une seule attitude est raisonnable. Délocalisons les eurocrates avant qu’ils ne nous délocalisent.

                            Ils nous ont dit, en compensation de la perte de nos industries traditionelles - Airbus et la haute technologie, c’est cela l’avenir de l’Europe ! Aux dernières nouvelles, Airbus va remplacer les 3.000 sous-traitants qu’il a actuellement par 500 dont seulement 250 en Europe. On prévoit 10.000 licenciements secs, soit la moitié de l’effectif allemand d’Airbus. L’impact sur la sous-traitance sera terrible.

                            La seule solution est de relancer l’Europe comme une association de nations constituant le premier bloc économique mondial. Il faut donc savoir se protéger des autres blocs, prendre les mesures immédiates de protection du marché intérieur pour arrêter la saignée de nos industries et, s’il le faut, sortir de l’OMC. Cela suppose du courage et la volonté de dire Non. Les politiques de l’UMP et du PS en restent à financer un soit-disant développement en Afrique en réponse à nos maux alors que notre misère n’est pas due à l’Afrique.


                          • René Job (---.---.131.106) 19 novembre 2006 16:35

                            Pour comprendre la vision du « grand marché européen » de ces gens, lire d’abord Milton Friedman.

                            Nous n’avons pas les mêmes représentations car nous n’avons pas les mêmes définitions et donc les mêmes conceptions en tête.

                            Le malentendu est un art à cultiver. Il permet d’avancer sans trop de problème(s)..jusqu’à un certain point.


                          • candide (---.---.145.106) 18 novembre 2006 21:56

                            j approuve enierement ce que vous dites internaute :

                            « Une seule attitude est raisonnable. Délocalisons les eurocrates avant qu’ils ne nous délocalisent. »


                            • Antoine Diederick (---.---.243.26) 18 novembre 2006 23:14

                              wouarfffff ...excellent !


                            • Jean (---.---.15.188) 19 novembre 2006 15:39

                              Je ne sait pas si Agoravox est representatif de l’opinion, mais sur l’Europe il me semble que c’est le cas...

                              Bon sang dire que j’y ai crue a mort !

                              J’ai voté comme on me disait, j’ai suivi les oukazes socialistes qui nous racontaient que c’etait aussi comme ça qu’on allait construire une Europe sociale... Que fallait pas s’inquieter l’Euro ne changerais rien a notre pouvoir d’achat. Qu’on pourrait mieux se defendre contre les groupes economiques internationaux....

                              Comment ils nous ont enfumés grave les Euro decideurs.

                              Comme beaucoup j’ai arreté de voter pour l’Europe avec le TCE.

                              Comment peuvent ils croirent un instant que nous allions avaliser ce salmigondis indigeste ? Comment ont ils pu penser que faire rentrer des pays par douzaine allais nous laisser indifferents ? Que croyaient-ils sur l’Euro ? qu’on ne s’appercevrais de rien ?

                              Quand je les vois nous injurier constament...Ce Baroso qui continue a faire croire que le TCE a été accepté par d’autres pays, alors que si il passe la bas , c’est tout simplement parceque l’on interroge pas le peuple...

                              Quand un an apres, je les entend encore nous dire : « alors vous avez vu ya pas eu de plan B hein ? On vous avais prevenus bande de veaux, vous n’aviez qu’ a voter comme on vous disait » etc..etc...

                              Coment ont ils reussit a casser notre reve de cette façon ?

                              Ce ramassis d’incompetents, engoncé dans leurs certitudes liberales, dont l’atlantisme le dispute a la lacheté et a la veuleurie la plus obscene vis a vis des USA.

                              La France a 2000 ans d’histoire, elle s’est sortie de bien pires situations. Ca va nous couter chere, mais moi qui ait voter toute ma vie en faveur de l’Europe, je n’ai plus qu’un seul objectif, voter pour celui qui me prometera que l’on va enfin sortir de ce goufre.

                              Plus jamais je ne voterais en faveur de l’Europe, et je pense que la cassure est beaucoup plus profonde que nos politique le pense.


                              • René Job (---.---.131.106) 19 novembre 2006 16:31

                                @ Jean

                                J’essaie de réfléchir et je lis avant de voter.

                                N’étant qu’un pauvre paysan provincial aux yeux de beaucoup, je fais ce que je peux en la matière.

                                Toutefois, j’ai voté NON à Maastricht. J’ai voté NON au TCE.

                                Dans les deux cas, avant/pendant/après, j’ai examiné ce qu’on nous proposait. C’est donc à l’éclairage de ma faible raison que j’ai dit NON.

                                Pourtant, et étonnamment pour beaucoup ici, je suis proEuropéen. Je suis plutôt pour une Fédération. Mais je ne suis pas libéral. Je suis caméraliste-keynésien pragmatique. Je ne suis pas non plus républicain. Je suis démocrate.

                                Ma pensée est simpliste : Tous pour un, Un pour tous. Ou bien encore : l’Union fait la force.

                                Le projet qu’on nous présente depuis le début est le projet de la « corbeille ». Il ne satisfait que les intérêts particuliers des groupes libéraux qui sont les financiers (et non les industriels) et les hauts fonctionnaires hors classe qui sont issus des grandes écoles occidentales et Nord américaines.

                                Pour eux « citoyen » est un mot. Ils nous méprisent tous. Et ce n’est même pas un jugement de valeur. C’est de la physique sociale.

                                Tant que les gens voudront leur ressembler, ces modèles fonctionneront toujours.

                                Je crois que les gens vont voter pour Ségolène qui est un parfait produit de ces groupes sociaux. Elle fera passer le TCE d’une manière ou d’une autre dès que le Parlement sera élu. Les français, euphoriques et « en transe » accepteront sans mot dire la ratification parlementaire du projet européen version TCE.

                                De toute manière, Sarkozy le fera aussi. Et je crois même que Le Pen, pour obtenir la Présidence ou des sièges à l’Assemblée, se convertira à son tour. Chevènement est déjà près à se rapprocher de Ségolène alors qu’il sait parfaitement ce qu’elle fera.

                                Ce que je dis, c’est que l’affaire « TCE » est déjà pré-jouée à 80%.

                                Nos cartes d’électeurs ou d’électrices n’ont pas de valeur en soi. D’ailleurs, la preuve, le peuple inculte et ignorant à encore une fois manifestement voter n’importe quoi.

                                La prochaine fois, quand on aura viré cet idiot de Chirac qui n’a pas osé passer outre, on fera voter le texte par une assemblée circonvenue.

                                La VIème République est voulue par les tenants du OUI au nom de la démocratie pour éviter d’en recourir au Peuple sous prétexte de la tyrannie et de l’arbitraire du Président-Monarque qui n’a pas eu le courage d’en passer par la voie parlementaire pour ratification du TCE alors que dans presque tous les autres États européens se fût le cas. La singularité est un danger.

                                Nous allons mettre les « meilleurs » au gouvernement et à l’assemblée. Le tout porter par une liesse populaire légitimante.

                                Au nom de la Rose, des femmes et de l’amour universel très chrétien qui nous fait rejeter nos amis non-chrétiens.

                                Finalement dans tout çà, je me demande comment le cas des Albanais va être résolu. Ils sont musulmans les bougres...çà fait désordre. Peut-être une conversion générale. Après tout, ils ne sont pas loin du Vatican.


                                • (---.---.170.121) 19 novembre 2006 17:54

                                  Saviez-vous qu’en 2002, 20% des exploitants agricoles (les céréaliers, les exploitants forestiers...) se partageaient 73% des 9 milliards d’euros d’aides de l’Union européenne :

                                  20% de 1 546 826 = 309 365 exploitants agricoles

                                  73% de 9 milliards = 6, 570 milliards

                                  6,570 Milliards d’euros : 309 365 = 21 237,05 euros par an

                                  21 237,05 (de l’UE) + 3 420,55 (reçus du RG et des régimes de fonctionnaires) = 24 657,60 euros (161 743,25 F) par an

                                  Quelle rente, n’est-ce pas ?


                                  • Le Hérisson (---.---.121.162) 19 novembre 2006 19:46

                                    Le prince Charles récupère 400 000 euros d’aide de la PAC par an, pour chouchouter ses élevages et ses terres... Je suis de ceux qui pensent que l’élargissement à 25 était prématuré. Il valait mieux conforter une Europe politique digne de ce nom à 15. Du coup, on aboutit à une zone de libre échange ouverte à tous les vents... Je suis aussi de ceux qui pensent que l’indépendance de la BCE est extravagante. Elle vient encore d’augmenter ses taux d’intérêt alors qu’il n’y a aucune menace d’inflation dans le seul intérêt des marchés financiers.


                                    • ouste Europe (---.---.98.239) 20 novembre 2006 07:35

                                      il faut être un sacré vicieux ou avoir une belle place dans le fromage pour voir UN SEUL avantage à cette europe de M :

                                      EURO SOTTISE

                                      ’La Constitution constituera un bouleversement par rapport au concept d’Etat-nation. C’est un changement à l’échelle des siècles de l’histoire’, Romano Prodi Voici les perles que nous ont offert les oui-ouistes depuis quelques années. Déjà en 1992, la même élite éclairée annonçant au peuple le meilleur des mondes avec Maastricht. Déjà, le terrorisme intellectuel prédisant le chaos. Et puis, les déclarations fort lucides des Barroso, Prodi et Solana, qu’aucun oui-ouiste n’oserait sortir en meeting en France. De quoi se faire un joli collier avant d’aller voter.

                                      Ils ont osé le dire...

                                      « Le traité de Maëstricht fait la quasi-unanimité de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels ! », Elisabeth Badinter, septembre 92.

                                      « Le traité de Maëstricht est le premier traité européen qui comporte un grand volet social », Michel Rocard, septembre 92.

                                      « Pour la France, la monnaie unique, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage », Michel Sapin, septembre 92.

                                      « Il faut savoir que les pays ne peuvent plus faire ce qu’ils veulent », Pedro Solbes, alors Commissaire européen, origine espagnole, février 2001.

                                      « En oeuvrant de concert, l’UE et les EU peuvent constituer une formidable force au service du bien dans le monde », Javier Solana, juin 2003.

                                      « Faire l’empire européen, tout le monde le veut », Dominique Strauss-Kahn, juin 2004.

                                      « Ce référendum est une connerie. Nous avons fait la connerie de le demander et Jacques Chirac a fait la connerie de le convoquer », Dominique Strauss-Kahn, janvier 2005.

                                      « Si le non gagne, tout le monde va quitter la France », Johnny Halliday, 2 mai 2005.

                                      « Si la réponse est non, il faudra recommencer le vote car il faut absolument que ce soit oui ! », Jean-Luc Dehaene, ancien premier ministre belge, juillet 2004.

                                      « Les délocalisations sont des décisions que les entreprises peuvent et doivent prendre », Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, février 2005.

                                      « Oui, mais ce que nous devons faire, c’est favoriser les délocalisations au sein de l’Europe », Danuta Hübner, Commissaire européen (origine polonaise), février 2005.

                                      « Si le non est si haut dans les sondages, c’est que l’on n’entend plus partout que ses partisans », Alain Duhamel, avril 2005.

                                      « La Constitution nous apportera un ministre des affaires étrangères qui nous permettra de parler d’une seule voix tout en gardant la nôtre », Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, février 2005.

                                      « Si le non l’emporte, on ne pourra plus revenir sur la doctrine Bolkestein parce qu’elle est incluse dans le traité de Nice », Jean-Marc Ayrault, Président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale et spécialiste des « n’importe quoi », France Info, 10 h 35 le 3 mai 2005.

                                      « Il n’y a pas de raison de financer éternellement l’agriculture européenne. Les Européens doivent apprendre à acheter leur vin en Australie ou en Californie, leur viande en Argentine ou au Mexique, leur blé en Ukraine ou aux Etats-Unis », Pascal Lamy, août 2003.

                                      « Pour faire l’Europe, il faut défaire un peu la France », Rudolf Von Thadden, ancien coordinateur des relations franco-allemandes, juin 2001.

                                      « La Constitution constituera un bouleversement par rapport au concept d’Etat-nation. C’est un changement à l’échelle des siècles de l’histoire », Romano Prodi, alors Président de la Commission européenne, novembre 2003.

                                      « Le concept traditionnel de citoyenneté a été dépassé au XXIème siècle. Nous assistons aux derniers soubresauts des politiques nationales », Miguel Moratinos, Ministre des affaires étrangères espagnol, février 2005.

                                      Posté : 02 Fév 2006, 19:28 Sujet du message : poisson européen

                                      J’ ai vu au JT que les pêcheurs français étaient obligés de jeter des tonnes de coquilles saint jacques , et il en est de mème pour le poisson , lorsque le produit de la pêche reste invendu . La raison est qu’il faut qu’ils justifient la destruction du bien pour recevoir des subventions européennes . Ils préfèreraient le donner à des associations du type restau du coeur . Ah elle est belle l’europe .


                                      • julien (---.---.17.122) 8 décembre 2006 21:45

                                        Je vois malheureusement une trop grande simplicite dans les commentaires qui parlent de la Pologne. Je peux lire ici que la Pologne n’a rien trouve de mieux a faire que de se facher avec la Russie, les vieilles querelles. Excusez-moi, mais quelle naivete de penser cela.

                                        Non, le vrai probleme, c’est une attitude extremement hostile de la Russie envers l’occident, la democratie, la liberte de presse...etc. Le gouvernement Russe forge chaque mois une nouvelle histoire delirante pour punir tel ou tel pays qui ne lui plait pas. Ukraine, Georgie, Pologne, pays Baltes.

                                        Par exemple l’histoire de la viande. Je suis tres surpris de voir ici des personnes qui defendent la position Russe, qui serait soit-disant tout a fait legitime. Figurez-vous que la Russie refuse tous les produits carnes de Pologne, sous quel pretexte ? ils ne respectent pas les normes Russes. Mais ils respectent les normes Europeennes, qui sont pourtant 10 fois plus severes ! Comment prendre de tels delires au serieux. Les produits carnes Polonais ont ete bannis du marche Russe suite au changement de gouvernement en Ukraine, a cause du delire paranoiaque du gouvernement Russe.

                                        L’an dernier en plein hiver, la Russie a decide de couper le gaz a l’Ukraine. La Pologne, au bout du tuyeau elle aussi, s’est retrouvee sans prevenir avec une chute de gaz tres importante. Il a fallu immediatement bloquer toute l’industrie pour permettre aux gens de continuer a se chauffer. Comportement scandaleux de la Russie qui ne respecte ni contrats ni traites.

                                        Aujourd’hui, c’est la chasse aux Georgiens a Moscou. La Georgie a deplu a Poutine...les Georgiens sont expulses, les routes, et avions bloques. La encore les memes arguments fallacieux comme pour la viande...le courrier des Georgiens ne respecterait pas les normes de securite.

                                        La Russie veut distribuer les bons points et punir. Les Nachis, jeunesses Poutiniennes aident avec zele le gouvernement a chasser en plein delire paranoiaque « l’Occident fasciste qui mene des campagnes de denigrement de la Russie ». Les listes de gens a abattre fleurissent sur les sites des Nachis. Celui qui leve le petit doigt recevra sa punition. Il ne se passe pas une journee sans que Moscou explique que l’enquete (pourtant legitime, on parle la d’irradiations dangereuses) menee par Scotland Yard a Moscou est une campagne de denigrement anti-Russe.

                                        Alors voila ou nous en sommes. La Pologne est actuellement le pays qui defend peut-etre le mieux l’UE contre les volontes de domination economique, energetique et politique de la Russie. Il serait peut-etre temps de se reveiller...ca n’est pas la Pologne qui cherche des noises a la Russie la Pologne a bien autre chose a faire...c’est la Russie qui etend son domaine de nuisance.


                                        • René Job (---.---.132.185) 9 décembre 2006 23:30

                                          Bonsoir Julien,

                                          Votre intervention est vraiment intéressante.

                                          Je vous dirai que peu importe de savoir lequel est « responsable ». La réalité est qu’en vous lisant, j’ai vraiment l’impression d’un retour en arrière.

                                          Il est clair qu’en Europe nous avons un problème grave d’approvisionnement énergétique. La dépendance à l’égard des Russes n’est pas une bonne chose. Ce que vous décrivez est dans la logique régionale. Il fallait s’y attendre.

                                          L’Europe subit de plein fouet la mondialisation. Les institutions européennes actuelles comme celles proposées dans le TCE ne permettent pas de faire face à la Russie.

                                          L’ingénuité des technocrates nous renvoie à une situation d’avant seconde guerre mondiale. La tentation des allemands va être forte de s’entendre avec les Russes sur le dos des Polonais qui eux mêmes au lieu de se doter de gouvernement démocratique sombrent dans le catholicisme dur. Bis repetita.

                                          Julien, vous devez être conscient que les Européens de l’Ouest n’ont plus les moyens de faire la police. Les Russes le savent et ils en jouent. Les Polonais doivent être prudents, habiles et rusés. Ils ne le sont pas.

                                          Je ne suis pas heureux de cette situation ni pour eux ni pour nous. Mais en étendant les frontières, il fallait s’attendre à ce genre de problématique.

                                          Les Polonais doivent vendre leurs produits en Europe ou bien où ils veulent. Partout sauf en Russie. Ils doivent se réorganiser commercialement, autrement ils risquent de déclencher un conflit régional. En ce qui concerne l’énergie, c’est un problème général, les solutions existent : centrales hydrauliques, éoliennes, panneaux solaires, centrales électriques, carburants bio. Il va falloir s’affranchir des dépendances rapidement. Idem pour les voitures. C’est devenu une question stratégique de survie.

                                          Les gouvernements servent normalement à ça...quand ils réfléchissent et qu’ils ne sont pas corrompus.


                                        • euromarseille (---.---.72.107) 11 décembre 2006 00:14

                                          Certes, « L’Europe n’est toujours pas une terre de paix et de prospérité »... mais la construction européenne contribue à éloigner le spectre de la guerre, n’est-ce pas ? Les traités de Paris (1950), de Rome (1957)... et les autres, semblent y contribuer. Le traité de Rome est le seul traité de paix conclu entre des belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale. Sans la volonté de construire « l’Europe » (un terme qui définit mal le projet de Jean Monnet), nous serions probablement dans la même situation matérielle et morale qui prévaut dans des territoires de l’ex-Yougoslavie (où tout est loin d’être réglé : l’incendie peut repartir). On peut faire la fine bouche quand on ne connaît ni rationnement, ni famine, ni horreurs de la guerre. Quand sa dignité est protégée par des lois sanctifiées par des institutions européennes crédibles.

                                          Il est aussi de bon ton aujourd’hui de dénigrer le traité de Rome. On le juge trop « libéral » (à cause de ses 4 libertés de circulation ?) N’en déplaise aux esprits chagrins, dans l’Union européenne on n’a pas besoin de demander une autorisation au poste de police pour déménager. Pas besoin d’un passeport intérieur pour se déplacer entre Marseille et Aix, entre Paris et le Kremlin-Bicêtre... Libre circulation des personnes donc, des marchandises, des services... et des capitaux. Cette dernière liberté sent toujours le souffre. Pourtant, la libre circulation des capitaux profite à tous. Fini le racket des États au passage de leurs frontière ! Un Français peut retirer de l’argent dans un distributeur automatique de billets en Italie, en Espagne et ailleurs. C’est aussi ça l’Euroland ! Pour les riches, ça ne change pas grand chose, c’est vrai. Leurs capitaux n’ont pas attendu le traité de Rome pour circuler et, quelquefois, filer vers la Suisse.

                                          Au début des années 80, j’ai eu l’occasion d’établir une comparaison entre le régime « libéral » de la « petite Europe » et celui « anti libéral », « socialiste », des pays « démocratiques » des pays du Pacte de Varsovie. Une étudiante polonaise (dont les parents faisaient partie de la Nomenlatura) disait au chômeur (sans indemnités ni RMI) que j’étais : « Chez nous, on fait des queues interminables pour entrer dans les magasins. Une fois à l’intérieur, on se rend compte que les prix sont très peu élevés... mais il n’y a rien à acheter ! » Sur quoi, je lui ai répondu : « Chez nous, c’est l’inverse : il y a toute sorte de choses à acheter mais on trouve toujours que c’est trop cher. On fait la queue pour sortir ! »

                                          L’économie de marché, la libre circulation qui a multiplié les échanges... et même la PAC, ont quand même eu des effets positifs, pas vrai ? Bien sûr, il convient de tenir compte des nécessaires évolutions à entreprendre (comme une réforme profonde de la PAC) mais est-il vraiment utile de jeter le bébé avec l’eau de la baignoire ? Enfin, qui se souvient que le traité de Rome accorde un statut identique à l’homme et la femme, dans le monde du travail ? le Traité de Rome consacre le principe « à travail égal, salaire égal ». Il reste encore à faire entrer dans les faits ce principe qui est loin d’être appliqué en France ! Un pays qui a, au bas mot, deux dizaines d’années de retard à rattraper dans pas mal de domaines : la dignité, la parité, la justice sociale, l’aide au démarrage des entreprises, la formation professionnelle... sans parler de l’État corporatiste... des oligopôles...des statuts privilégiés... des « syndicats » pas représentatifs, des partis qui mènent des campagnes dignes du feuilleton « Le Prisonnier » et dont certains nous vantent les mérites d’une prétendue « alter mondialisation »... et l’économie du père Noël (pas du père fouettard ?) ... Une presse qui se comporte souvent comme la roue de secours du pouvoir. « C’est pourtant les citoyens de ce pays, (mes concitoyens !) qui veulent en remontrer aux autres Européens... » Je doute que la compatriote du plombier polonais se laisse séduire par cette arrogance.

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