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Le nouveau gouvernement russe … Une évolution indispensable mais pas une révolution

Le nouveau gouvernement russe …
Une évolution indispensable mais pas une révolution

https://lesakerfrancophone.fr/le-nouveau-gouvernement-russe

La composition du nouveau gouvernement russe Michoustine répond à plusieurs des inquiétudes déjà exprimées par Andrieï Raievskiï : le bloc atlantiste est démantelé au point de ne plus pouvoir faire grand mal, et les nouveaux venus sont des professionnels reconnus. Raievskiï attend probablement aussi de prochaines bonnes nouvelles du côté de la banque centrale.
A lui la parole à présent.

Par The Saker − Le 22 janvier 2020 − Source Unz Review via thesaker.is

 Le suspense est terminé et nous connaissons maintenant les noms de tous les membres du nouveau gouvernement russe. Vous pouvez, par exemple, consulter ce bon résumé publié par Russia Today.


Ce qui est important en ce moment, ce n’est pas seulement ce qui s’est passé, mais aussi ce qui ne s’est pas produit. Je vais commencer par deux choses extrêmement importantes qui ne se sont pas produites :

  • le gouvernement russe n’est pas resté inchangé. Les opposants avaient prédit que rien du tout ne changerait, que les mêmes personnes seraient assises dans des sièges peut-être différents, mais que les changements seraient principalement cosmétiques. Cela ne s’est pas produit. En réalité, douze personnes ont conservé leur siège et neuf autres ont été remplacées.
  • ce n’était pas une éviscération totale du bloc Intégrationniste atlantiste. Plus visiblement, Anton Siluanov est resté à la tête du ministère des Finances. Cependant, Siluanov a été rétrogradé de son poste de premier vice-premier ministre de la Russie, qui est maintenant occupé par Andrei Belousov, un énorme changement en effet. Quant à Medvedev, il a reçu une « promotion dorée » pour le poste largement technique de vice-président du Conseil de sécurité de la Russie.

Alors qu’est-ce qui s’est passé ?

La plupart des observateurs russes remarquent deux choses clés :
 

  • il s’agit d’un gouvernement hautement compétent et techniquement qualifié. Vraiment, et sans doute pour la première fois, chaque poste dans le nouveau cabinet est désormais occupé par un professionnel dont l’expertise est reconnue par tous.
  • il s’agit bien d’un gouvernement non idéologique. Cela ne veut pas dire que les politiques sociales et économiques de la Russie ne changeront pas, elles changeront et le nouveau gouvernement l’indique clairement, en particulier avec les nominations du Premier ministre Mishustin et de son premier vice-premier ministre Andrey Belousov, qui sont tous les deux reconnus comme très partisans de ce qu’on appelle le « capitalisme d’État » en Russie. Cela signifie une philosophie économique dans laquelle l’État n’étouffe pas l’entrepreneuriat privé, mais est directement et fortement impliqué dans la création des conditions économiques nécessaires au développement du gouvernement et du secteur privé. Plus important encore, le « capitalisme d’État » subordonne également le seul objectif du monde des affaires – faire des profits – aux intérêts de l’État et, par conséquent, aux intérêts du peuple.

En d’autres termes, au revoir le turbocapitalisme des intégrationnistes atlantistes !

La Russie a désormais fait de la lutte contre la pauvreté une priorité stratégique nationale, ce que le peuple russe voulait depuis des années et que le précédent « bloc économique » n’avait jamais considéré comme une priorité.

En outre, l’ensemble du bloc des Souverainistes eurasiens du gouvernement est resté inchangé. Cela indique deux choses :
 

  • La sécurité nationale et la politique étrangère de la Russie resteront inchangées – Sergueï Choïgou et Sergueï Lavrov, respectivement, sont encore là.
  • les Souverainistes eurasiens ont finalement affaibli les intégrationnistes atlantistes à un point tel qu’un Medvedev bien « cantonné » au Conseil de sécurité russe ou un Siluanov, lui-même « ancré » dans le nouveau gouvernement russe ont cessé de représenter une menace sérieuse pour l’avenir de la Russie.

En d’autres termes – nous pouvons nous attendre à ce que le nouveau gouvernement déploie encore plus d’efforts vers l’objectif ultime de la souveraineté totale de la Russie. Cet objectif se reflète également dans les nouveaux changements constitutionnels qui placeront désormais les lois nationales russes au-dessus de tout traité ou accord international, autre demande de longue date des Souverainistes eurasiens.

Tout ce que je peux dire ici, c’est « pas trop tôt ! ».

Une autre chose importante que nous pouvons noter est que Poutine a décidé d’avancer par l’évolution, pas par la révolution. En fait, il a décrit ce nouveau gouvernement comme un gouvernement « équilibré ». Nombreux sont ceux, y compris moi-même, qui auraient préféré ne pas revoir les noms de Medvedev et Siluanov, mais il y en a aussi beaucoup – peut-être beaucoup plus – qui, voyant ces noms encore présents, pourraient être rassurés que la Russie n’est pas sur le point de se lancer dans une direction politique différente. Franchement, je pense qu’au cours du siècle dernier, la Russie a connu suffisamment de révolutions, de guerres, de grands bouleversements et de terribles tragédies. Il y a, évidemment, matière à argumenter pour la stabilité et une correction progressive.

En outre, un nouveau gouvernement qui semble avoir été formé uniquement sur le mérite de ses membres individuels peut probablement générer beaucoup plus de soutien qu’un gouvernement radicalement idéologique.

Où tout cela mène-t-il la Russie ?

Je dirais que les Souverainistes eurasiens ont enfin obtenu le plein contrôle sur l’État russe et que la disparition des Intégrationnistes atlantistes est désormais une nouvelle réalité. Étant donné que dans ce nouveau gouvernement, le seul groupe clairement identifiable, outre les Souverainistes eurasiatiques, sont les technocrates, cela donne à la Russie une bien meilleure chance de se tenir forte et unie face à un empire anglo-sioniste devenu clairement imprévisible et donc très dangereux, l’assassinat mafieux revendiqué de Soleimani est le pire exemple des actions d’un Empire qui a totalement perdu tout sens de la réalité.

Il est également intéressant de noter la réaction des organes de propagande pour l’Empire. Voici deux de mes préférés :


Poutine le tsar est plus dangereux que jamais.


Poutine, un président criminel et incompétent est un ennemi de son propre peuple.

Alors que les « experts de la Russie » à l’Ouest – sans jeu de mot – sont généralement des gens qui ne savent presque rien de ce pays, et du peu qu’ils en savent ne comprennent rien, il est rassurant – et, soyons honnêtes ici, revigorant – de voir la rage impuissante ressentie par les défenseurs de l’Empire anglo-sioniste qui ont clairement perdu le contrôle de la Russie – malgré leur contrôle total sur celle-ci dans les années 1990 !

Enfin, la nomination de ce nouveau gouvernement laisse l’opposition russe – à la fois l’opposition parlementaire « officielle » et l’opposition dite « non-système » – dans un désarroi total : le premier groupe ne fait que simuler son opposition à la politique du Kremlin tandis que le second est tellement discrédité, en fin de compte, qu’il ne peut même pas entrer au parlement. Cette absence d’opposition crédible peut sembler souhaitable, en particulier pour ceux qui, comme moi, soutiennent le Kremlin, mais en réalité ce n’est qu’une autre facette d’un problème beaucoup plus profond : la Russie reste un pays incarné par une seule personne, Poutine, et non par un système sain et stable. Les dernières réformes ont fait quelques très grands pas dans la bonne direction, les pouvoirs et les responsabilités de la Douma ont été accrus, mais la Russie restera « le pays de Poutine » dans un avenir prévisible.

The Saker

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone


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25 réactions à cet article    


  • QAmonBra QAmonBra 29 janvier 13:46

    Merci @ JC_Lavau pour avoir relayé sur AV cet excellent article du Saker, un des sites incontournables pour celles et ceux désireux de s’informer correctement.


    • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 16:37

      @QAmonBra. Raievskiï demeure faillible. Certains ont critiqué ses vues sur la chose militaire. Même ainsi, la chance nous a donné là un analyste de valeur rare.


    • V_Parlier V_Parlier 29 janvier 18:35

      @QAmonBra
      Je plussoie. J’avais déjà un très bon avis sur cette réforme mais le fait que les organes de propagande de l’empire (au départ un peu perdus) se mettent à nouveau à crier au grand méchant me rassure encore plus : La Russie est sur la bonne voie.


    • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 21:31

      @V_Parlier. V. V. Poutine confirme par ses actes qu’il est juriste de formation, et qu’il persiste à penser Droit, ici droit constitutionnel. Ailleurs droit international, etc.


    • McGurk McGurk 29 janvier 13:56

      le bloc atlantiste

      Ainsi donc les divinations de Blake et Mortimer étaient donc vraies !

      Il y a, sans que je le sache (ni personne d’ailleurs), des nations sorties de l’océan atlantique ! Et qui font bloc en plus !

      C’est quoi votre recette ? La dissection des entrailles de poulet ? smiley


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 janvier 14:48

        @McGurk

        Je peux vous prédire la fin de cette épopée : Poutine, suivi d’une horde de barbares va pénétrer dans la chambre de commandement. Mais la CIA va réussir à atteindre le palais par un passage secret, et Poutine va enclencher accidentellement l’ouverture des vannes qui retenaient l’océan : l’Atlantide sera définitivement perdue, et les Atlantes partiront pour une autre planète. Poutine devra faire face à la montée des eaux, et les agents de la CIA seront libérés et évacués par un drone télécommandé depuis Israël, la seule démocratie où règne encore la liberté. De retour sur la terre ferme, dans la caldeira de Sete Cidades, ils assisteront au départ majestueux des vaisseaux atlantes.


      • McGurk McGurk 29 janvier 15:17

        @Séraphin Lampion

        Je vote pour ce scénario...une belle paraphrase mais qui a au moins le mérite d’être, à l’origine, inventif et imaginatif !


      • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 15:24

        @McGurk. Tu nous rappelles sur les ordres de qui la France a refusé de livrer les Mistral payés ?


      • McGurk McGurk 29 janvier 15:55

        @JC_Lavau

        Ma remarque ne concernait que l’utilisation d’un certain vocabulaire inapproprié où on mélange tout et n’importe quoi.

        Vous faites sans doute référence aux USA, éternel ennemi du site avec Israël, mais les « deux blocs ennemis » sont tout aussi dangereux l’un que l’autre pour les raisons que l’on connaît déjà depuis longtemps, pas la peine d’épiloguer.

        J’aimerais donc que, pour une fois, le public d’AV puisse faire la part des choses au lieu de tomber dans l’habituel complotisme/haine de « l’ennemi héréditaire », pensant que « la Russie est un pays ami ».

        En politique internationale, comme en diplomatie qui plus est, l’amitié n’existe pas, n’a jamais existé et n’existera jamais. Toute offre d’assistance a des conséquences politico-économiques sur les relations des pays et crée donc, au final, une dépendance du pays « assisté ».

        Concernant la France, elle a perdu son industrie et donc son pouvoir sur le monde.


      • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 16:33

        @McGurk. Qu’est ce qui t’empêche de te faire plein d’amis au delà de la Biélorussie ?
        Tu soulèves un problème essentiel : la désindustrialisation forcenée de notre pays.
        Fifi-Brindacier soulevait souvent la cause monétaire. Du terrain, j’en ajouterais une autre : l’extrême morgue des zélites à la française, qui méprisent la formation professionnelle et la formation des techniciens, et qui méprisent ouvriers et maîtrise. Et leur morgue entraîne leur ignorance et leur incompétence.


      • McGurk McGurk 29 janvier 17:11

        @JC_Lavau

        Comme je le soulignais, l’amitié n’existe ni en politique ni en diplomatie. Il n’y a que des relations d’intérêt.

        Durant mes études, mes amis venaient des quatre coins de la planète et c’était un bonheur d’apprendre d’eux et d’échanger. Mais là, on est à un autre niveau qui n’a effectivement rien à voir.

        La monnaie n’est que l’un des maillons d’une très longue chaîne du désengagement du monde politique au sujet de leurs responsabilités. Juste avant cela, c’était l’adhésion à l’UE et donc le transfert de l’autorité...à l’étranger...

        Quant au domaine la formation que vous citez, j’y connais quelque chose étant donné que je suis encore dans le piège sans fin appelé chômage/Pôle emploi.

        Les formations sont coordonnées aux besoins des entreprises et non des chômeurs, comme une logique de marché. Ceux étant « hors cadre » (minuscule qui plus est) sont virtuellement morts. Et malheureusement, j’en suis...

        Si les élites avaient à coeur de nous aider à ce sujet, PE serait la meilleure agence nationale et aurait les moyens (hors financiers) d’influer sur le cours des évènements ce qui n’est, évidemment, pas du tout le cas.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 janvier 14:01

        Je ne retire rien à ce que j’avais écrit le 17 janvier :

        17 janvier 11:35

        La proposition de Poutine de renforcer le Conseil d’État (qu’il a créé en 2000 et dirige) ne fait qu’imiter le modèle chinois où le Conseil d’Eta est l’une des trois principales branches du pouvoir (avec le Parti Communiste et l’armée). Cela lui permettra, tout en affaiblissant le caractère présidentiel du système, de rester au centre d e la vie politique pour les années à venir. Il

        En fait, les changements proposés pourraient avoir des effets à long terme sur le système politique russe en renforçant le parlement.

        Aujourd’hui, la Douma ne fait qu’entériner les décisions gouvernementales. Comme en France dans un système présidentiel, ce ne sont pas les députés qui font la politique, et les électeurs sont déconnectés du processus politique parce que leurs représentants ne sont pas là pour les représenter. Si la Douma devient plus puissante, la concurrence aux élections législatives pourrait créer une émulation et faire évoluer la « représentativité », on peut rêver.

        Poutine est aujourd’hui âgé de 67 ans. Il va rester l’acteur politique majeur en Russie encore un certain temps. Mais il finira par quitter la scène et, si les réformes annoncées ont lieu, il laissera derrière lui un système politique qui peut déboucher sur une véritable compétition politique qui ne sera pas la loi de la jungle de la période Eltsine. 


        • McGurk McGurk 29 janvier 15:33

          @Séraphin Lampion

          Je ne suis pas vraiment d’accord avec votre analyse.

          Je pense que c’est une tactique pour rester maître du pouvoir sans pour autant en être le centre et donc être la cible des acteurs internationaux/nationaux et de leurs critiques. Exactement comme les PDG qui sont détestés tandis que les actionnaires, dans l’ombre, sauvent leur réputation car pas sous le feu des projecteurs.

          Tant qu’il ne sera pas grabataire, il aura une influence notable sur le cours des évènements. Tous ceux qui goûtent le pouvoir surtout dans un pays semi-démocratique ne souhaitent plus le quitter (ex : Sarko, Hollande, etc.).

          D’autre part, les Russes souhaitent, comme toujours d’ailleurs, un « homme fort » qui prend les choses en main (faiblesse aussi bien intellectuelle qu’institutionnelle ou démocratique du système). A savoir quelqu’un qui ait tous les pouvoirs pour agir, donc contre cette idée d’un parlement fort et qui ne fait que discutailler.

          Je serais étonné qu’ils souhaitent un renforcement du parlement alors que leur vision de l’Etat est, finalement, très...royaliste (sans le roi).


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 16:22

          @McGurk. Va jusqu’au bout de ton idée : C’était une ruse pour rester maître du pouvoir, quand Charles de Gaulle a démissionné le soir du référendum de 1969 ?
          Tu as du mal à imaginer que des gens te dépassent de très haut sur le plan moral.
          Moi simple ingénieur, je n’ai pas oublié qu’une des tâches d’un cadre est de former son successeurs ou ses successeurs, car sa mission dépasse sa petite personne.
          Vladimir Vladimirovitch non plus ne l’a pas oublié.


        • McGurk McGurk 29 janvier 19:48

          @JC_Lavau

          CDG n’est absolument pas Poutine. Tout les sépare. Impossible de comparer.

          Le plan moral, quésaco ? On ne parle pas de la vie normale et du pékin lambda. On parle de politique, une autre réalité. Le pouvoir rend à la fois accro et fou.

          Je n’ai d’ailleurs rien à voir avec tout ceci, merci de me laisser en dehors du sujet.


        • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 19:56

          @McGurk. Je suis d’accord que les limitations de Charles de Gaulle étaient atteintes beaucoup plus vite. Par exemple, dans la vie militaire comme dans la vie civile, il était facilement méprisant. Qu’il ait autant méprisé ces militaires factieux d’Algérie n’a pas arrangé la suite. Qu’il ait autant méprisé et abandonné les harkis, c’est difficile à admirer.
          Il a mal réussi à s’entourer.


        • JC_Lavau JC_Lavau 30 janvier 13:31

          @JC_Lavau. Là où j’admire vraiment De Gaulle, c’est quand il a donné l’ordre à Pierre Mendès-France de quitter l’aviation et venir le rejoindre pour du travail politique.
          Ou antérieurement, quand il a fait sortir Philippe-Marie de Hautecloque de l’Action Française, tout en le promouvant commandant pour prendre le Gabon. Le futur Leclerc était resté quinze ans capitaine. On sait comment Leclerc s’est reporté deux galons de la manche gauche à la manche droite, pour obtenir le ralliement d’un lieutenant-colonel au Gabon.


        • Parrhesia Parrhesia 9 mars 10:54

          @JC_Lavau
          Personne ne peut affirmer que le général ait jamais méprisé les Harkis !
          Qu’il les ait sacrifiés à au moins deux motifs de paix civile intérieure est un autre problème !
          Un problème discutable peut-être, mais autre  !!!
          Dommage, d’ailleurs, que cette décision pénible aient été rendue inutile par des glands tombés du chêne, cette fois-ci pour des motifs de politiques subversives importées d’ailleurs !!!


        • San Jose 29 janvier 14:40

          Pourvu que le nouveau gouvernement fasse bien avancer les réacteurs de quatrième génération ! 


          • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 15:22

            Il est remarquable que quand un article n’est pas de moi, mais qu’il relaye quelqu’un d’autre, il passe assez vite. Tandis que mes propres articles sont systématiquement barrés. En effet, je prend ouvertement parti contre les guerres civiles dans mon pays, guerres de religions et guerre sexiste, et ça sur Gorgonavox, c’est un délit d’opinion qui ne pardonne pas.


            • JP94 29 janvier 16:33

              Le seul moyen d’avoir une réelle politique sociale, c’est le socialisme. 

              En attendant, en Russie, on se fait licencier comme en France...

              Le pays n’est pas aligné sur les Etats-Unis, pays discrédité bien au-delà de la Russie. 

              Aucun Russe de ma connaissance et j’en connais de nombreux  n’est partisan de l’homme fort en général, à qui on déléguerait tout pouvoir. Justement, il y a du débat, mais la critique porte surtout sur les dérives de l’Occident, dont tout le monde ne mesure pas la portée ici. 

              Je n’ai jamais rencontré de Russe fasciné par la figure de Poutine, ni qui l’exècre. On n’est pas dans le binaire comme ici.

              La période à laquelle tous les Russes de ma connaissance se réfèrent est la période socialiste, dans tous les domaines. 

              Les mirages de l’Occident n’ont pas prises, pas plus que les figures adulées des « dissidents », dont certains sont discrédités ( les pro-Occidentaux), les autres appréciés pour leurs qualités extra-politique, en toute objectivité.

              Parmi ces « dissidents », des provocateurs, comme on en a ici : et comme ici, on les apprécie à leur juste valeur, et on n’en fait pas des martyrs.

              Imaginez un « Charlie » en Russie : ici on aurait dit que c’était commandité par Poutine...

              On regarde beaucoup trop les choses par le petit bout de la lorgnette ici alors que les Russes jugent « sur pièces ». 

              Donc pour le remaniement ministériel, une chose est ce qu’en disent les médias, une autre la réaction « qui attend de voir » et se soucie avant tout de son pain quotidien de la population.


              • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 22:41

                @JP94. Je n’approuve pas ton YAKA.
                Là je lis la biographie de Léon Blum, et je suis atterré des paralysies du cartel des Gauches (1924-1925) puis du Front Populaire. Obsédé de l’unité du parti SFIO, Blum n’en finissait pas d’acrobaties verbales pour tenir ensemble un parti qui ne cessait de se contredire, se diviser et se trébucher.
                Depuis on a vu d’autres variétés de croyants messianiques, cela devrait rendre lucide et désabusé. Ce qui ne marchera jamais, c’est la classe messianique, ni même le sexe messianique. La JUSTE dictature du Femellariat, ou la JUSTE dictature des escrologistes télécommandés sont autant de garanties de grands malheurs.


              • machin 29 janvier 19:11
                « Une évolution indispensable mais pas une révolution »

                Faux.

                Une évolution est une révolution qui n’en a pas l’R.


                • JC_Lavau JC_Lavau 29 janvier 21:28

                  Voir aussi cet article plus ancien au moment de sa rédaction, mais traduit après :Poutine a durablement désinfecté le Kremlin de ses atlantistes nuisibles


                  • Pierre Pierre 30 janvier 13:13

                    Vladimir Poutine reste le maître des horloges et il va sans doute procéder à une réforme constitutionnelle par étape. 

                    Si ce nouveau gouvernement n’arrive pas à élever le niveau de vie en Russie, il faudra s’attendre à un nouveau tour de vis et à encore plus de perte d’influence des néolibéraux.

                    Les prochaines législatives seront décisives pour déterminer la voie que prendra la Russie. 

                    Pour Vladimir Poutine, je suis persuadé qu’il n’a encore rien décidé quant-à son avenir. Cela dépendra de la situation de la Russie dans le concert international dans trois ans. Il a beaucoup d’options devant lui.

                    Je constate avec le Saker l’extrême incompétence des éditorialistes quand ils parlent de la Russie alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds.

                    Je suis tombé sur un article du Monde sur le niveau ultramoderrne de la capitale russe. Quand vous mettez cela en parallèle avec Bloomberg qui dit « Poutine le tsar est plus dangereux que jamais », on peut se demander pour qui il est dangereux.

                    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/01/30/moscou-championne-du-monde-des-villes-connectees_6027728_3210.html

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