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Le supplice de la Grèce et des nationaux européens (fin de la crise grecque ?)

Les Grecs (prolétaires, petits-bourgeois et capitalistes nationaux) versent leur tribut aux banquiers et ils continueront de le faire sous le joug de leurs créanciers sauf que les montants de la rançon versée couvrent à peine les intérêts de la dette, qui ainsi se prolongera pour l’éternité. Ne riez pas, le « modèle » grec sera généralisé au monde entier.

La Grèce, premier supplicié

Voici ce qui s’écrit dans les médias alternatifs à propos de l’odyssée de la Grèce en faillite :

« Les contribuables européens ont versé 289 milliards d’euros de prêts à la Grèce lors de trois plans de sauvetage, la part française s’élevant à 40 milliards d’euros. La dette publique grecque s’élève à 180 % de son PIB et le système bancaire est en faillite puisque 98 milliards d’euros, soit 44,9 % des créances bancaires, sont douteuses. Le PIB grec a chuté de 23 % entre 2008 et 2017, tandis que le salaire minimum est passé de 794 à 684 euros, que les prix de l’immobilier ont brutalement chuté de 50 %, que les systèmes d’éducation et de santé se sont effrités, que les jeunes ne pensent qu’à quitter le pays, d’où une amélioration apparente d’un taux de chômage de seulement 20 %. Les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI) ont usé d’un subterfuge honteux pour retarder la faillite inéluctable de la Grèce. Ils ont repoussé de dix ans, à 2032 au lieu de 2022, la date à partir de laquelle la Grèce devra commencer à rembourser sa dette. » (1)

Cette dernière phrase est tendancieuse puisque les Grecs (prolétaires, petits-bourgeois et capitalistes nationaux) versent leur tribut aux banquiers et ils continueront de le faire sous le joug de leurs créanciers sauf que les montants de la rançon versée couvrent à peine les intérêts de la dette, qui ainsi se prolongera pour l’éternité. Ne riez pas, le « modèle » grec sera généralisé au monde entier – l’Italie est menacée de lui succéder, ce que doit préparer le parti des Étoiles.

« L’Italie, c’est dix fois la Grèce, une situation économique, bancaire et financière catastrophique tandis que, depuis mars 2009, le Dow Jones et l’indice NASDAQ ont progressé respectivement de 300 et de 500 %, soit à un niveau plus élevé, respectivement, de 88 % et 55 % que celui d’avant la crise des « subprimes » (2007-2008). » (2)

Et la France sera le pays suivant prétend notre correspondant (voilà une perspective drôlement plus menaçante que les humeurs de Nicolas Hulot ce pion politique) :

« Le déficit public français est de l’ordre de 3 % (…). La France, avec 56,4 % des dépenses publiques par rapport à son PIB, est devenue le pays le plus dépensier du monde (…) l’application complète du rapport CAP 22 nous ferait économiser à peine 30 milliards d’euros. La France, face à un déficit public de 59,7 milliards d’euros et de 67 milliards d’euros de sa balance commerciale, a besoin de réformes structurelles pour retrouver la compétitivité internationale et reprendre des parts de marché. (…) Le défi des dépenses publiques à réduire est donc, en réalité, de 200 milliards d’euros. » (3)

Les fondements économiques du nationalisme

Comme le présente cet article, le grand capital international s'oppose au petit capital national (souvent sous-traitant et dépendant) sur la question du pillage de la plus-value produite par les prolétariats nationaux. La petite noblesse capitaliste n’en revient pas qu’on la traite comme le dernier des prolos et qu’on lui fasse la peau. Elle s’attendait à plus d’égard de l’oligarchie financière internationale qu’elle a toujours servie. Les différentes phalanges nationalistes du petit capital local protestent contre ce cadeau de grec qui consiste à se partager communalement la dette souveraine des pays de l’Union. Mais c’était effectivement l’objet de l’Union européenne, comme il en est des provinces canadiennes, des Länder allemands, des États américains et des régions italiennes ou espagnoles.

LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE WEBMAGAZINE : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-supplice-de-la-grece-et-des-nationalistes-europeens-fin-de-la-crise-grecque/

Dans le « modèle » de l'arnaque grecque, ce sont les États et les banques de l’Union qui assument les risques et fournissent les crédits alors que ce sont les flibustiers financiers internationaux qui ramassent les traites que paient les galériens grecs, aussi bien le prolétariat, le petit-bourgeois que le petit capital hellénique.

L'auteur a raison de souligner que jamais la population grecque ne remboursera complètement cet emprunt croissant (avec la hausse des taux d’intérêt) malgré les sacrifices qui lui sont imposés. La racaille boursière et bancaire mondiale n'a jamais eu l'intention de "libérer" le peuple grec de sa dette. Pour ces requins de la finance mondiale - obtenir chaque mois leur livre de chair est l’objet de ces opérations de « refinancement ». Le remboursement intégral serait pour eux immoral et semblable à une remise de peine carcérale accordée aux galériens helléniques condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

Propager le « modèle » grec

Suivant le « modèle » grec, le petit capital national - sous-traitant et subordonné européen - américain - canadien – français - russe - japonais ou chinois - doit se résigner, et il doit comprendre que lui aussi boira la tasse pour renflouer le paquebot mondial échoué sur les rives de la mer Égée, de la Méditerranée et de tant de mers démontées.

La go-gauche aura beau se lamenter, pleurnicher que ces dettes souveraines sont imméritées et devraient être répudiées - rien n'y fera et tous les États larbins se soumettront à la dictature du capital représenté par les banquiers. Tremblez peuple italien, vous pourriez être le prochain qui sera convoqué devant le tribunal des usuriers à Francfort (la City s’étant disqualifiée) et à Bruxelles (l'un représentant le pouvoir immanent de l'argent et l'autre son bras séculier - juridique et militaire).

Tous auront compris pourquoi l'industrie de l'ONG stipendiée s'agite en mer Égée et en Méditerranée à propos de migrants que le capital pétrolier et minier international a engendré au Levant et en Afrique avec la complicité de la France-Afrique, de l’Amérique, et de la Chine. Comme le prolétariat grec, le prolétariat italien aura bientôt à se battre contre un spectre bien plus coriace que ce lobby d'ONG subventionnées. Qu’on se le dise, les récriminations du petit capital national – soutenue par la petite bourgeoisie réformiste – ne sont pas de même nature que la révolte du prolétariat de ces États-nations. Les premiers voudraient renflouer le navire du capital échoué ; les seconds veulent le couler définitivement. Aucun ‘front uni’ bourgeoisie-prolétariat n’est concevable puisqu’il constituerait un compromis alors qu’une conciliation entre la vie et la mort n’est pas envisageable ce que nous avons déjà explicité dans ce cahier : « Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne ». (4)

 

NOTES

  1. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/denoncez-les-mensonges-detat-sur-la-faillite-grecque-et-les-depenses-publiques/
  2. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/denoncez-les-mensonges-detat-sur-la-faillite-grecque-et-les-depenses-publiques/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/denoncez-les-mensonges-detat-sur-la-faillite-grecque-et-les-depenses-publiques/
  4. Robert Bibeau (2017) Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne. L’Harmattan. Paris. 155 pages. Pour commander https://www.amazon.ca/Question-nationale-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-limp%C3%A9rialis/dp/2343114749/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1496234995&sr=8-1&keywords=Robert+Bibeau

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24 réactions à cet article    


  • NEMO Joker 1er septembre 10:40

    « Ne riez pas, le « modèle » grec sera généralisé au monde entier. »


    c’est déjà fait !
    endetter un pays pour percevoir une rente éternelle sous forme de remboursements d’emprunts par l’agent public, c’est-à-dire les impôts directs ou indirects, est plus sûr que le racket ou l’attaque d’une banque à main armée
    ça revient à utiliser les états comme intermédiaires pour percevoir des taxes sur tous les échanges commerciaux

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er septembre 15:18

      @Joker



      En effet vous avez raison 
      Mais réalisez-vous que ce que vous décrivez si succintement est la synthèse du mode de production capitaliste en ce qui a trait au rôle de l’État bourgeois que la go-gauche adule tellement 

      Merci de votre post 




    • NEMO Joker 1er septembre 16:07

      @Robert Bibeau

      J’en suis même totalement conscient !

      L’état est une entreprise politique à caractère institutionnel tant que sa direction administrative revendique dans l’application des règlements le monopole de la contrainte physique « légitime ». 
      Le monopole résulte de ce que les sujets de l’état consentent, par tradition ou par un désir d’égalité, à ce que celui-ci soit le seul à pouvoir exercer une violence sur son territoire, de façon « légitime », en s’appuyant sur les forces policières, militaires ou juridiques. 
      C’est cette « violence légitime » et la diffusion de leur idéologie qui permet aux dominants de maintenir leur position de prédateurs en constituant une classe sociale solidaire et organisée dans le but de spolier ceux qui produisent les richesses qu’ils accaparent, de plus en plus loin sur la planète, par des méthodes de plus en plus compliquées, indirectes et difficiles à pister. 
      Mais il suffit de comprendre le mécanisme pour ne pas être dupe.
      Salutations fraternelles

    • cyborg 1er septembre 11:45

      Il y a un truc que vous ne comprenez pas, pourtant dont le mouvement réel est évident :
       
      La nation est morte dans le mondialisme glands remplacement. Les capitalo-gogochons l’ont vidée et s’en font un costume de peau de mime (Pour notre Bichon c’est Ricoeur qui a développé cette idée de ranimer la fausse-conscience nationale comme enfumage)
       
      Donc la fausse conscience qui prend l’Occident de Trump à Poutine (« les blancs disparaissent », Poutine Valdaï) n’a rien de « nationale », elle est raciale et civilisationnelle. Contre le mondialisme car lecapitalo mondialisme a trahi les blancs, effectivement.
       
      Il y a un auteur marxiste français qui avait dit : « Ce que la bourgeoisie capitaliste n’a pas pardonné aux nazis, c’est d’être traitée comme un vulgaire nègre. » smiley
       


      • JL JL 1er septembre 11:55

        @cyborg
         

        ’’La nation est morte dans le mondialisme’’ 
         
        Non, ça c’est que les zélites voudraient nous mettre dans la tête, afin que nous finissions par nous résigner. Et tous les moyens sont bons.
         
        Parce qu’ils savent que les peuples ont compris leur jeu, et qu’ils ont entrepris de tuer les nations ; et ces mouvements de révoltes auxquels on assiste ici et là, c’est ce qu’ils appellent les populismes. 
         
         Pierre Rosanvallon a pris son bâton de pèlerin pour aller gloser sur les radios nationales contre les populismes lesquels selon lui « haïssent les contre-pouvoirs » ! Sic ! A quoi un journaliste sérieux qui en a entre les oreilles devrait répondre : Nicolas Sarkozy qui haït la Justice serait donc un populiste ?
         
         
         « Entre le fort et le faible c’est la liberté qui opprime et la loi qui protège ».
         
        Rosanvallon a tout faux. Le populisme est un contre-pouvoir ... à l’argent !
         
        Ce sont les « élites », aujourd’hui tous devenus néo-libéraux, qui haïssent viscéralement les contre-pouvoirs, ce n’est pas notre petit spartacus ici qui me démentira. 

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er septembre 15:31

        @JL



        Vous avez tout faux CYBORG 

        1) La mondialisation est la vocation - l’objectif - du développement capitaliste qui pour apparaitre et triompher a du ériger temporairement des frontières nationalistes chauvines dont il n’a plus besoin - qui sont même devenues des entraves à son développement 

        2) la petite-bourgeoisie - toujours 3 pas en retard - se divise en deux segments - un segment a pris acte de l’évolution irréversible du capital international (le vrai boss derrière le rideau) Ce premeir segment tente de se tailler un job en portant le message de leur patron au reste de la « nation »

        3) et un second segment n’a pas encore compris et reste accrocher au passé auquel est attaché leur cynécure qui disparait peu à peu. 

        4) N’ayez crainte l’industrie des ONG et des contre-pouvoirs citoyens y viendront tous petit à petit mais les retardataires risquent d’arriver trop tard car le nombre d’emplois mondialisé est limité - chez les ouvriers comme chez les petits-bourgs chargés de l’intendance et de la propagande

        Merci pour votre post 

         

      • cyborg 1er septembre 18:38

         
        « L’État a été l’instance superstructurale de la répression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’État-nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique. » Clouscard
         
        On est pas dans un schéma marxiste car le communisme devait arriver dans des peuples constitués (« La haine des nations est l’internationalisme des imbéciles » Lénine, comme je vous ai déjà dit). Or les peuples ont été remplacées par des multiethniqués, des particuliers incognito narcissiques.
        La nation est morte : Le Kaiser serait à Marseille en 15 jours face aux épilés d’aujourd’hui. smiley Avec elle est mort la raison du communisme. Qui dit universel dit indéterminé, dit rien. qui dit Humanité veut tromper (Proudhon) Aucun blanc ne se battra pour le prolétaire bantou... Le particulier incognito est seul, et l’évolution de la société le montre : les gens se font livrer leurs courses pour éviter le contact, tout se passe par l’écran indifférenciant, le village réel est mort pour laisser place à la place du village virtuel C’est « demain les chiens » de Simak... si vous connaissez. Le substrat peuple a disparu. Il n’y a pas de communisme sans identité. Aucun animal n’a de solidarité à travers toute l’espèce. Encore moins quand l’Espace Vital part en couille, dans la surpopulation etc. Ne reste que l’entre-soi de la bande bobo.
         
        Les seuls anarchistes de l’Histoire qui gagnèrent (un tps) furent des paysans ethnicisés, en Ukraine, en Espagne, au Mexique.
         
        Quand l’ « entraide abstraite » (la nation, Durkheim) est effacée, le mir, le peuple, régression à l’individu et sa substance. Quand le surmoi a disparu reste le moi et le ça. Tout le mvmt réel actuel n’est que ça smiley La fin des partis politiques, des syndicats, des nations, des idéologies etc... pour le supermarché où la race (la religion n’étant qu’un masque), le corps capital à entretenir par coach sportif et produits de beauté homme , la race fierté qui ne peut être enlevée
         
        Une société, encore moins une démocratie, ne peut pas évoluer dans un système ouvert. Le « nationalisme » actuel n’a rien à voir avec la nation, mais avec l’oxymore d’une évolution universelle. Aussi les mvmts populistes essayent de ressusciter la politique, décrédibilisée face au Caddie mondialiste omnipotent. Et on ne remonte pas le fleuve de l’Histoire.
         
         
        « Le racisme ne s’interprète nullement comme une pathologie du nationalisme, mais au contraire comme une idéologie ayant pour but de fournir un « ersatz de nation » à une époque où s’annonce déjà la crise ou le déclin de l’Etat national. Le racisme fournit la base idéologique la plus adaptée pour faire tenir ensemble une masse déracinée d’individus atomisés, privés de liens sociaux par la désagrégation des structures organiques et des solidarités traditionnelles induite par la modernité. C’est cette masse déracinée qui va fournir le terreau des totalitarismes, avec leur volonté de « mobilisation totale », d’arrêt de l’histoire et de création d’un « homme nouveau » L’impérialisme va alors de pair avec le racisme. » Hannah Arendt


      • JL JL 2 septembre 08:13

        @cyborg
         

        ’’L’État a été l’instance superstructurale de la répression capitaliste.’’ 
         
        A Cloustard, on pourrait objecter que ce n’est pas le capitalisme qui a donné naissance à l’État mais, si ce n’est pas l’inverse, c’est au moins la poule et l’œuf.
         

      • JL JL 2 septembre 08:28

        suite : dès lors, on ne voit pas où, l’État aurait pu être une instance de répression d’un système qu’il a lui-même sécrété. Je n’y vois au pire, qu’une volonté de contrôle, de régulation de ces excès récurrents qui conduisaient les nations à se faire des guerres destructrices. Tu parles d’une répression !
         

         Cloustard écrit : ’’Pour faire pièce au progressisme issu de la Résistance, écouler les surplus, il s’agissait pour le capitalisme, avec le Plan Marshall, de créer un modèle « permissif pour le consommateur », mais toujours aussi « répressif envers le producteur ’’
         
        Bigre ! Répressif envers les producteurs ? C’est comme cela que les capitalistes voient la soial-démocratie ? M’étonne pas ! C’est pour cela qu’à l’inverse, dans le tournant des années 80, le néo-libéralisme a pris partout une direction ’opposée ? Même etsurtout dans les pays anglo-saxon, pas réputés pour faire dans le social ! Direction opposée du genre : « Tout est permis pour les producteurs » ? 
         
         
         Un excès qu’on veut fuir fait passer à l’excès opposé, et ce n’est qu’après avoir été d’une extrémité à l’autre que l’on revient au milieu. Citation de Cécile Fée ; Les maximes et pensées (1832) 

      • cyborg 2 septembre 13:34

        @JL
         
        Rothschild n’a pas de divisions blindées en nom propre... smiley
         
        Le capitalisme est « encapsulé » dans une idéologie, nation, religion, empire, c.a.d jusqu’à présent état. Dans le mondialisme l’état et ses frontières est obstacle. Il doit trouver une encapsulation globale : sauver la planète par ex... smiley
         
        Le capitalisme par principe est a-politique, seul la marchandise compte. C’est une contradiction pour conquérir le monde. L’écologie, le transhumanisme sont des idéologies globales dans lesquelles le capitalisme peut se camoufler.
         


      • cyborg 2 septembre 13:43

        @JL
         
        Au 19eme siècle le capitalisme se vantait de pourvoir aux besoins essentiels, bouffer se loger (le tps de Marx), le tps religieux où l’ostentatoire et le gaspillage étaient mal vus (le capital est encapsulé dans la pensée traditionnelle bourgeoise et ds la nation) puis il a du inventer les besoins : « le produit crée le besoin » et créer la mentalité gogochonne apolitique : il impose la morale du jouir sans entrave = surmoi, il devient « total » (et prostitution généralisée comme dit Marx)
        Dans la crise, le manque de ressource, la destruction de la Planète, le capitalisme doit se redéclarer « économe écolo », il revient au 19eme, mais dans le discours seulement : green washing
         
        « Le néo-fascisme sera l’ultime expression du libéralisme social libertaire, de l’ensemble qui commence en Mai 68. Sa spécificité tient dans cette formule : « Tout est permis, mais rien n’est possible. » [ Puis ], à la permissivité de l’abondance, de la croissance, des nouveaux modèles de consommation, succède l’interdit de la crise, de la pénurie, de la paupérisation absolue. Ces deux composantes historiques fusionnent dans les têtes, dans les esprits, créant ainsi les conditions subjectives du néo-fascisme. De Cohn-Bendit à Le Pen, la boucle est bouclée : voici venu le temps des frustrés revanchards. » Clouscard, Les 30 honteuses,
         


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 septembre 18:36

        @cyborg

        j’AIME CE SLOGAN SYNTHÈSE « RIEN N’EST INTERDIT MAIS RIEN N’EST POSSIBLE » 

        J’adore votre association Con Bendit - Le Pen comment peut-on mieux cristalliser ce qui est advenu de ce mouvement populaire spontané - récupéré par l’appareil du système Récupération qui fut rendu possible par la non maturité historique des conditions objectives de l’insurrection - DONC - de l’immaturité des conditions subjectives.

        Pensez- donc = qu’un déchet humain -pédophile - comme Con Bendit sévisse encore aujourd’hui en dit long sur l’avortement de ce mouvement MAI-68 

        robert bibeau : À LIRE À PROPOS DE L’INDUSTRIE DES ONG MIGRATOIRES : http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-ong-sont-des-associations-de-voyous/

      • cyborg 2 septembre 18:55

        @Robert Bibeau
        Dans les années 70 Clouscard avait vu venir le purinement 68ard , la fin des vrais communistes dans le « fascisme » de l’idéologie du désir, et la frustration en cas de crise (un libidineux épilé n’encaisse pas l’adversité comme un poilu) :
         
        « Sous les pavés, Le Pen ! »
         
        (détournement de « Sous les pavés la plage »)
         
        La fin des nations en Occident a entraîné la fin de la lutte des classes, non pas seulement dans la désindustrialisation, mais par la nécessité de remplir un surmoi éliminé par le mouvement réel devenu juste économique, le libéral-libertaire.
         
        Dans le monde il n’y a jamais eu autant d’ouvriers, mais les seuls mvmts forts prolétariens sont dans les pays encore nationalistes du 1/3 monde. Avant on disait « je suis français » et ça suffisait et on passait à la lutte des classes françaises.... Maintenant « je suis pédéraste transgenre, rappeur noir, végan et hipster...du 16ème et d’Ibiza... et plutôt Bmw plutôt qu’Audi » ne nécessite pas de politique.
         


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 septembre 18:56

        @cyborg



        Bon travail Cyborg = mais vous apportez trop d’idées et on ne sait plus par quel bout vous prendre = soyez plus sélectif = une idée à la fois

        Ainsi je ne prendrai que l’un de vos multiples développement  : Vous rapportez un auteur qui écrit : nul prolétaire blanc ne se battra pour un prolétaire bantou FIN DE CITATION.

        Vous ne comprenez rien à la lutte des classes. La mondialisation = l’internationalisme du capital = fait en sorte que le prolétaire français (blanc est un concept arriéré car le bantou est possiblement ouvrier à la raffinerie du Havre) qui bloque la raffinerie TOTAL du Havre frappe les profits de TOTAL qui extrait son pétrole du « bantoustan » de l’Ouganda - du Bostwana ou d’ailleurs.

        IDEM quand le prolétaire arabe brise la machinerie du puits d’extraction de la cie TOTAL situé au Koweit ou l’iranien qui fait grève contre TOTAL en Iran d’où Total ne s’est pas réellement retiré. 

        Dites à LÉNINE d’aller se faire foutre avec ses slogans chauvinistes-opportunistes sur la haine des nations qui serait un INTERNATIONALISME 

        Je lui répond à Lénine que les prolétaires révolutionnaires n’ont pas de haine DES NATIONS - CE SERAIT SE HAIR SOI-MÊME - Nous ne professons que la HAINE DES NATIONALISMES comme idéologie réactionnaire d’aliénation de notre classe = FORCÉE D’ÊTRE INTERNATIONALISTE PUISQUE nos patrons sont mondialisés 

        Merci quand tu décides de t’exprimer en français je comprends tes propos et ils sont intéressants

        Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



      • cyborg 2 septembre 18:59

        C’est d’ailleurs un peu la critique de Marx des droits de l’homme, quand il n’y a plus de citoyen de l’état mais juste l’homme tombé du ciel qui a tous les droits « virtuellement », il n’ y a plus de politique, d’état à constituer.
         
        Les africains n’ont pas à se sortir le doigt du cul pour faire un état à eux, chez eux, comme ils le souhaitent, ils ont le joker droit de l’homme... smiley
         

         


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 septembre 19:09

        @cyborg



        tout à fait je trouve la métaphore intéressante ENCAPSULÉ - DISSIMULÉ CAMOUFLAGE - « SAUVONS LA PLANÈTE » QUELLE MERDE EN EFFET - l’écologie = beurk ( smiley

        Faut être petit-bourg pour avaler cette couleuvre 

        C’est pas la planète que je veux sauver - c’est la race humaine que je voudrais contribuer à sauver - désaliéner - libérer sans « libéraliser » 

        Mais me dira-t-on le bobo juste à côté dit la même chose que vous Bibeau. Faux, le bobo crois qu’il faut RÉPARER LE SYSTÈME pour qu’il fonctionne MOI je dis jetez bas ce mode de production dont seul les moyens de production mérite de survivre mais aucun des rapports de production - ou presque -



      • cyborg 2 septembre 19:28

        @Robert Bibeau
        Au contraire, Lénine dit « la haine des nations est l’internationalisme des imbéciles » veut dire que le gauchiste ne voit pas que la solidarité du peuple est substrat essentiel au communisme. Et Marx dit que le prolétaire n’a pas de pays car le capital lui a volé.
         
        Les US sont votre modèle du bantou et de l’arabe pour Total, le libéralisme triomphant, Sombart écrit « Pourquoi l’Amérique ne sera jamais socialiste » en 1901, des communautés ne font pas un peuple. Plus un pays est multiethnique moins il a de sécu (étude Harvard 2001)
         
        La nation meurt avec son peuple et son histoire, et la lutte des classes avec. C’est le citoyen qui meurt dans le multiethniquage, on ne va pas contre l’instinct. Les japonais sont des communistes holistes génétiques smiley ... les coréens aussi, pas des multiethniqués américians. Le blanc a un instinct holiste autoritaire (conférences de Macy) ce n’est pas un hasard si le fascisme et le communisme sont nés en Europe (Engels parle des civilisations du tps immobiles ailleurs ds le monde, comme Hegel). Aussi fallait il le glands remplacer.
         
        En fait on se retrouve dans ce que craignait Tocqueville, un individualisme de mous égoïstes sous une dictature molle, des gens sans idéal, sans surmoi. Il y a un bouquin Le rivage des Syrtes où par emmerde existentiel, ne sachant plus que trouver comme surmoi à leur existence, les gens vont faire la guerre, histoire de faire qqchse ! smiley On pourrait parler de Demain les chiens de Simak (super bouquin de SF), où les gens finissent seuls ds ds châteaux nourris par des robots, où hibernés, en attendant que qqchse se passe...
         
        La situation occidentale s’est plutôt ça que la grande internationale... smiley
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Demain_les_chiens


      • cyborg 2 septembre 19:42

        Il est facile de voir les « idéologies » capitalo-mondialo-compatibles, de l’insignifiant anti-spécisme, au NOM pour sauver la planète.
         
        Capital Bernard l’Hermite Marx :
         
        « Mais quel que soit le caractère non héroïque de la société bourgeoise, il a pourtant fallu l’héroïsme, le sacrifice, la terreur, la guerre civile, et les batailles des nations pour la mettre au monde. » Marx, le 18 brumaire
         
        C’est une contradiction du capital total, devenu a-politique
         
        Sur le transhumanisme, je pense que le capitalisme se tirera une balle dans la tête, e voulat sauver l’humanité.
         
        Le « naturalisme » écolo et le « jouir sans entrave » bobo ont la même source : nier la nécessité de l’organisation sociale, 2 régressions //
         
        Marx en parle mais ça vient de Hegel (philo technique)
         
        GOGOCHON, LE SINGE VERT REMONTÉ DANS L’ARBRE à COOKIES (Hegel)
         
        Le gogochon se contente de la familiarité des choses sensibles (le jouir sans entrave) sans rechercher au delà de l’expérience singulière. Comme la Nature apporte maintes expériences extérieures à l’animal qui en ignore les universaux, la jungle Carrouf et ses cookies d’InterBEnet de la société algorithmique du Capital, précèdent tous les besoins du gogochon.

         
         
        « Les conceptions de l’innocence de l’état de nature [bonobobo ver(t)], de la simplicité de mœurs des peuples primitifs [décroissance du hippie fils à papa se branlant derrière son cheval de traie], et d’autre part la sensualité [branlette] pour qui les besoins [Sartre, Cohn le tripoté, gogochon, jouir sans entrave], leur satisfaction, les plaisirs et les commodités de la vie particulière sont des buts absolus, ont toutes les deux un même corollaire : la croyance au caractère extérieur de la culture [l’état, thèses sur Feuerbach]. On la considère dans le premier cas comme corruptrice, dans le second comme un simple moyen. L’une comme l’autre opinion dénotent la méconnaissance de la nature de l’Esprit et des buts de la raison [...] Le but rationnel n’est donc ni cette simplicité de mœurs naturels, ni les plaisirs que l’ont obtient par la civilisation d’un développement de la particularité [branlette de chaque gogochon], c’est au contraire de soumettre à un travail de défrichement [historicisme Marx] la simplicité de la nature, c.a.d la passive privation de soi et l’inculture [Hanouna] du savoir et de la volonté, où encore l’immédiateté et l’individualité [Sartre] où l’Esprit fait naufrage et de donner d’abord à cette extériorité [naturelle] la rationalité extérieure dont elle est capable, la forme de l’universel à la conformité à l’entendement."
        PPD Hegel


      • JL JL 3 septembre 07:27

        @Robert Bibeau

         
        ’’ j’AIME CE SLOGAN SYNTHÈSE « RIEN N’EST INTERDIT MAIS RIEN N’EST POSSIBLE »’’
         
         Encore faut-il préciser à qui cela s’applique : pour les multinationales et même les « nationales », tout est possible. Sauf évidemment, vendre à des gens qui n’ont pas d’argent. Quoique : si un tiers paie pour eux, ce qui est le cas de l’industrie pharmaceutique pour ne citer que ça.

      • zygzornifle zygzornifle 1er septembre 13:33
        Le supplice de la France depuis l’élection de Macron .... Très mauvais Karma la France pour mériter cela ....

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er septembre 16:07

          @zygzornifle



          Il s’agit du même karma qu’autrefois - lors des premières et secondes guerres mondiales - le tout se poursuivant irrémédiablement puisque la situation inter-puissances impérialistes évolue.

          1) Au cours de la 1ere guerre L’Allemagne a tenté de chasser la puissance française de ses chasses gardées (Europe de l’est et Russie) La Grande-Bretagne et l’Amérique ont laissé faire jusqu’à ce que il devienne apparent que l’Allemagne aillant briser le tsarisme allait parvenir à ses fins et devenir trop puissante. Alors ils sont intervenus pour rabattre le pouvoir allemand mondialement menaçant 

          2) Lors de la 2e guerre l’Allemagne a frappé la puissance impériale française puis a hésité a) Écraser l’empire britannique et favoriser les USA ou écraser la puissance russe (URSS) et favoriser l’impérialisme britannique contre l’impérialisme USA. Nous savons quel fut le choix du gouvernement allemand forçant l’engagement des USA dans le conflit afin de rétablir l’équilibre en Europe et s’emparer du leadership impérialiste mondial en détronant la Grande-Bretagne 

          3) La 3e guerre mondiale surviendra à un moment charnière où les USA ne peuvent plus se maintenir hégémonique à la tête du grand concert impérialiste mondial. Mais alors chaque État-nation en voie d’intégration continental (Europe, Amérique du Nord, Russie et satellites, Chine - Asie du Sud-est) doit impérativement choisir son camp avant la grande bataille internationale

          4) Nous vivons présentement ce réalignement difficile et qui se dessine à partir de deux variables a) les guerres locales et régionales où les camps se mesurent et se jaugent (Syrie notamment) b)guerre commerciale - financière - monétaire (dont nous traitons dans le texte ci-haut) et qui sera déterminé en définitive par le niveau d’intégration économique qui relie les divers États entre eux. 

          5) Analysez les relations commerciales et financières entre les divers États et vous saurez dans quel camp un État-nation risque de se retrouver alors que par ailleurs cet État-nation ne peut que présider à son auto-destruction et son intégration dans un consortium régional puis mondial.

          6) L’Union européenne est en avance sur tous ses concurrents internationaux car ne l’oublie pas c’est en Europe qu’est né le mode de production capitaliste et c’est peut-être là qu’il trépassera en premier 


           

        • Passante Passante 1er septembre 16:16
          @Robert Bibeau

          il y a une autre suite possible à tout ça :
          le cas où des Etats-Unis en difficulté deviennent des mercenaires
          au service d’autres puissances, pour d’autres guerres.
          le simple exemple de la récente modification globale des plateformes internet
          (genre apple google facebook etc) en instruments d’oppression en occident même,
          et cela pile après avoir finalement accepté l’idée de s’adapter au marché chinois,
          ce seul préalable devrait être médité jusqu’à ses dernières conséquences
          militaires.

        • Robert Bibeau Robert Bibeau 1er septembre 16:56

          @Passante



          Mais vous ne décrivez = présenter = pas une autre suite possible mais la même suite que j’ai présenté ci-dessus mais en nous indiquant une activité spécifique de ces puissantes corporations qui font foi de la mondialisation du monde.

          Ces PLATEFORMES NUMÉRIQUES - semblables aux grandes villes-portuaires commerciales de l’époque - plaques tournantes des échanges (ici échanges de capitaux financiarisés) sont apparues aux USA d’abord car cet État-nation est le centre hégémonique du capitalisme mondialisé. 

          Mais, et c’est là l’objet de mon texte les USA n’ont plus la capacité économique et financière de se maintenir dans leur position hégémonique - ce que Donald Trump a admis - accepté - et dont il a reçu mission de négocier la redistribution des cartes - des marchés en réalité - ce qu’il accomplit avec brio présentement.

          Les canadiens sont à même d’apprécier la goulache trumpiste - ce sont aux qui sont dans le cabinet du médecin Donald en ce moment.

          Les mégaentreprises du net (Google etc.) tentent présentement de se positionner en prévision de ce rééquilibrage des puissances qui se fera à travers la guerre commerciale que l’Amérique vient d’intensifier et possiblement à travers une 3e guerre mondiale 

          Robert Bibeau


        • zygzornifle zygzornifle 1er septembre 18:08

          Propager le « modèle » grec


          Désolé mais j’ai encore mon assise intacte et non fécondée ....

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