• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Les Gaulois sont des Celtes, les Celtes sont de vastes Européens

Les Gaulois sont des Celtes, les Celtes sont de vastes Européens

La Gaule exista, et elle contenait différentes associations courant des Pyrénées jusqu'à la Belgique, en passant par la Suisse. C'est dire, comme les Gaulois sont déjà européens. Mieux : les Gaulois sont des Celtes, dont le peuplement court du Portugal à la Grèce, en montant par les Îles Britaniques. Il est vrai, l'aire outre-Rhin jusqu'en Russie, est germano-slave, mais les Celtes ne connaissaient pas de nationalisme (pas plus que les Germano-Slaves) et les associations à proximité s'alliaient parfois contre des associations ressortants de leurs propres aires culturelles.

Bref, quand notre adorable président s'en prend aux Gaulois, il s'en prend au projet européen qu'il veut défendre. C'est juste tordu.

 

Ces assertions basiques, se fondent sur le visionnage d'innombrables vidéos à jour du monde celtique et particulièrement gaulois disponibles sur YouTube, sur des lectures encyclopédiques, ainsi que sur le Que-sais je ? un peu suranné (donc utilisé avec précaution) d'Emile Thrévenot, Histoire des Gaulois (1981) mais surtout le valable La Civilisation celtique, de Chrisitan-J. Guyonvarc'h et François Le Roux (1990-2001).

C'est-à-dire qu'un projet pan-européen tel que l'U.E. aurait tout intérêt à réactiver le vieux fond pré-romain de l'Europe de l'Ouest et du Sud, surtout dans le contexte du Brexit et des gouvernements populistes italien, hongrois et grec, afin d'activer cette fibre européenne faisant tant défaut actuellement sur le continent. Et pour des raisons connues : Non a l'Europe néolibérale, c'était acté depuis 2005 en France, et bafoué ensuite sous la présidence Sarkozy dont le macronisme n'est qu'une suite post-hollandiste.

Et c'est drôle alors, comme notre adorable président convoque anachroniquement le luthéranisme danois, la Réforme protestante, contre l'Antiquité. S'il est assez clair que ça veut renvoyer les Français mille ans en arrière devant les Danois, ça réactive tout aussi bien les nationalismes, les caractères nationaux, tout en voulant pourtant défendre le projet pan-européen censé fédérateur. Comment dire autrement que c'est encore plus tordu ? Pour ne pas utiliser une saloperie insultante, mais qui aurait la gauloiserie d'être franche devant ces distorsions.

Ces distorsions, c'est le paralogisme déjà bien relevé du en-même-temps, qui n'est autre qu'un double bind (injonction contradictoire) traumatique jusqu'à la schizophrénie, voire jusqu'au trouble dissociatif d'identité (personnalités multiples) théorisé par Gregory Bateson. C'est de crime psychique, et assurément de crime moral et culturel. Les pro-LREM en semblent fort atteints, conformément à ce que Gilles Deleuze disait avec Felix Guattari, dans Captialisme & schizophrénie I et II.

Mais il y a encore plus simple, comme explication. Depuis des années, on entend régulièrement parler de société narcissique, d'hypernarcissime et de perversion narcissique. Quand même ce serait surfait, c'est symptomatique : symptomatique d'une présidence qui se mire au miroir de ses humbles supériorités, salace, propre à tout un centrisme désireux d'hégémonie de son bonheur - et de nul autre (il fallait peut-être bien en passer par là, historiquement ?). Ainsi de dédaigner les récalcitrants tels que Nicolas Hulot, en les taxant de burn-out (comme si le burn-out était un vilain défaut, mais c'est toujours aussi tordu dans la critique).

Et tout cela au nom de l'européisme actuel ? ... Hélas, il se prend un peu trop pour Dieu cet européisme, précisément un dieu chrétien protestant (absolument pas romain, d'ailleurs, absolument pas jupitérien). Ceci dit non au nom d'un dieu chrétien catholique quant à cet article, mais d'un autre principe divin, plus celtique quant à lui : Lug, polyvalent, quasi-monothéique et en tout cas hénothéique.

Mais c'est déjà plus de l'ordre d'un principe sacré que d'un dieu en propre (cf. les références citées au début de l'article) sans oublier le principe sacré nommé Brigit, qui n'est pas si loin de Madame Macron quand on y pense paradoxalement : mère, épouse et fille sacrée, elle honore et incarne tout à la fois les compétences. Toutes les compétences.

Encore une fois, notre adorable président gagnerait à faire référence aux Gaulois et, loin de se comparer aux Romains, il eût mieux fait fanfaronner en Lug.


Moyenne des avis sur cet article :  3.71/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

58 réactions à cet article    


  • NEMO Dr Faustroll 30 août 18:11

    Pas besoin d’aller chercher si loin : il dore dire aux étrangers qu’ils peuvent se moquer de nous. Il l’a fait en Algérie (la culture française n’existe pas), au Vatican (la mafia bretonne) et il le fait au Danemark. C’est sans doute comme ça que s’amusent les pâtissiers du Touquet, en dénigrant leurs domestiques. Ca n’a rien à voir avec l’histoire ou la géopolitique. C’est de la dérision de la part d’un paltoquet prétentieux. C’est tout. Il va s’en prendre plein la musette bientôt, ne vous inquiétez pas.


    • Morologue Morologue 31 août 09:19

      @Dr Faustroll. J’entends. Hélas, il a le statut qui rend symboliquement sa parole significative, serait-il un grand irresponsable.


    • Étirév 30 août 18:41

      Des Celtes aux Gaulois.
      Commençons par préciser que l’histoire du pays sur lequel nous vivons et qui s’appelle actuellement la France, la Belgique, et la Grande-Bretagne, a eu quatre périodes très distinctes les unes des autres :
      1° La première époque fut la période celtique ou pré-celtique ; l’âge divin (féminin).
      2° La seconde fut la période gauloise, que les historiens appellent l’âge du fer. C’est le millénaire qui précéda notre ère ; l’âge héroïque (masculin).
      3° La période gallo-romaine.
      4° La période franque.
      Notre pays a accompli, à travers ces périodes diverses, tout le cycle de l’évolution humaine.
      Voyons maintenant l’origine du mot « gaulois ».
      Plusieurs étymologies ont été données. Voici celle qui est proposée par Fabre d’Olivet.
      Le vieux mot français ost signifie un peuple, une multitude armée ; il s’écrit ask, osk ou esk. Le mot armée en dérive.
      Le mot wander, réuni au radical esk, signifie un peuple errant ou égaré. Il vient du primitif wand, tourbillon. De cette dernière racine se sont formés le saxon, l’anglais, l’allemand wind, le français vent et le latin ventus. Du radical Osk (un peuple) dérive notre terminaison moderne ois. On disait autrefois Gôl-osk ou Ghol-land-isk pour Gaulois ou Hollandais (Ghol, bas ; land, pays ; osk, peuple). Et cela voulait dire peuples des terres basses. Pôl-land-ost est devenu Polonais, peuples des hautes terres.
      Gaule est formé de Gallia, corruption de Wallia.
      Les Grecs et les Romains n’ont pas la lettre W dans leur écriture, ce sont eux qui ont changé les mots celtiques en remplaçant les noms commençant par W par des noms commençant par un g ou par un v simple. C’est ainsi que Wallia, Wallon sont devenus Gallia. Wallia dérive de Wallien, Wal-land ou Wel-land. Les Allemands disent Welsch-Land, Walsch-Land ; tout cela signifie bon pays, pays heureux.
      Wal-halla signifie paradis.
      Les Scandinaves ont toujours donné à la France le nom de Wal-land.
      Les Romains désignent les Celtes par le nom de Galli, ceux d’Occident comme ceux d’Asie Mineure.
      Gallus, d’après W. Stokes, signifierait « étranger ».
      Les Gaulois sont appelés Galathoi par les Grecs. On a cherché la racine du mot galathoi dans gala (lait), alors qu’il fallait la chercher dans gala (galanterie) ; la terminaison thoi l’indique, c’était le culte du divin.
      C’est pour imiter l’oiseau phénix qui est un emblème féminin et aussi la colombe de Vénus que les Gaulois prendront pour emblème un coq (gallus), qui est un symbole masculin. Ils vont pratiquer le système du renversement, qui consiste à mettre au masculin ce que les Celtes avaient mis au féminin. Mais le coq sera mal vu, ses partisans seront appelés des coquins.
      C’est ainsi que, à ceux qui leur montraient que l’ancienne Wallia était le pays heureux, ils opposaient la Gaule comme étant le bon pays, le pays heureux.
      Gallia apparaît pour la première fois dans les Origines de Caton, vers l’année 168 avant notre ère.
      La Province fut appelée « Gallia Bracata ». Le nom de Celtes, qu’il faut prononcer Keltes, était une appellation qui désignait la supériorité. Il resta pour désigner les réguliers du régime primitif. Mais ceux qui s’étaient révoltés contre la loi morale étaient désignés sous le nom de Scythes, qui signifiait, au contraire, les impurs, les réprouvés. Cependant, les Scythes étaient des descendants des Kymris. Donc les Celtes et les Scythes n’étaient au début qu’un même peuple boréen, désigné différemment pour les louer par les uns, pour les réprouver par les autres.
      Il n’est donc pas étonnant que l’on ait fait confusion entre Celtes et Gaulois ; ce n’est pas une différence de race qui les sépare, c’est surtout une différence de vie morale.
      « Les historiens latins, dit M. Rougon, donnent à ces hommes les noms de Gaulois ou de Celtes d’une manière indifférente. Les Grecs paraissent préférer les mots de Celtes et de Galates, les Latins celui de Gaulois. Les anciens, surtout à l’époque où les Gaulois étaient bien connus, les distinguent très soigneusement des Germains également blonds ; d’où il faut conclure que les Celtes ou Gaulois étaient une race blonde particulière et les Germains une autre, mais toutes deux aryennes d’origine. Plus tard, il fut question d’une Gaule Belgique et d’une autre Celtique ; ceci a fait penser qu’il y avait deux races gauloises, une gaélique et une kymrique. On a même été jusqu’à soutenir que les Gaëls étaient bruns et les Kymris blonds.  »
      Les Grecs et les Romains, qui ont toujours confondu les Celtes et les Gaulois, parce que les uns et les autres venaient du Nord, désignent les Gaulois de la mer du Nord par le mot Cimmériens.

      Les Grecs faisaient sur eux et sur leur pays mille récits contradictoires et tantôt les redoutaient comme les fils de la nuit et les protégés des dieux infernaux (les Déesses pour les misogynes), tantôt les célébraient comme ayant propagé jusqu’en Grèce le culte du Dieu de la lumière et de la poésie (Hemœra), que les masculinistes confondront avec Apollon. Les Grecs ne distinguaient pas entre les Celtes et les Gaulois.

      • Morologue Morologue 31 août 09:29

        @Étirév. Après vous avoir lu, on se demande vraiment pourquoi une « femme », Dame Nature, engendra du masculin, et l’on se dit qu’il y eut une erreur dans l’Évolution. Vous nous réactivez l’âge d’or, vous dîtes même divin, que vous attribuez au féminin. Naturellement, c’est un mythe. Il fut déliré au XIXème siècle, début de la démocratisation et de l’affaiblissement patrimonial (par quoi il fut momentanément compensé par un survirilisation qui touche même le féminin, comme on voit désormais, le féminin de concurrencer le masculin comme vous faîtes, le masculin d’être progressivement sorti du patrimonialisme européen chrétien). La figure du macho est particulièrement récente, dans l’Histoire universelle : encore au Moyen-Âge, les hommes pleuraient allègrement, et les courtisans d’Ancien Régime sont des modèles de maniérisme stéréotypiquement « efféminés ». Bref, vous cultivez le rêve qui vous chante, mais merci pour votre participation (l’important, c’est de participer) et merci pour les éléments plus factifs dans votre exposé. Quant aux Gaulois, ils étaient certes relativement paritaires, rapport à la judéo-chrétienté et la gréco-romanité, d’accord.


      • Et hop ! Et hop ! 31 août 10:53

        @Morologue : «  Après vous avoir lu, on se demande vraiment pourquoi une « femme », Dame Nature, engendra du masculin »


        Qu’est-ce qui vous étonne, dans la nature, ce sont les femmes qui engendent les hommes ?

        D’autre part, vous confondez le sexe (naturel) et le genre (grammatical) qui sont deux réalités très différentes. En Anglais c’est le même mot gender qui désigne les deux, mais dans leur langue les deux notions se superposent exactement, seuls les objets sexués ont un genre masculin ou féminin (he she), tout le reste est de genre neutre (it).

        Au départ dans les langues indo-européennes, il n’y avait que deux genres : le masculin pour les êtres animés, et le neutre pour les choses inanimées (comme en latin et en allemand), et pas de genre féminin. 

        Le neutre s’est dédoublé pour marquer, parmi les choses inanimées, les principe abstraits ou généraux, par rapport aux choses materielles et concrètes, au moyen d’un ajout ou d’une mutation de voyelle (o / a). Il faut noter que l’invention des catégories abstraites s’est faite par métaphorisation et généralisation de notions qui ont toutes été d’abord concrètes, comme il y a le noir couleur et la noirceur morale. Ces principes moraux étant considérés comme spirituels et éminents : la force, la fécondité, l’étendue, la grandeur, la réputation, la gravitation, la colère, la vengeance, la parole, la vérité, la beauté, l’autorité, la ruse, la virilité, la bêtise, la colère, la vengeance, la personne, l’âme, la pureté, la nature, etc.. Il y avait donc pour désigner les choses, un neutre du materiel et du concret, et un neutre du spirituel et de l’abstrait.

        Par la suite, ce genre spirituel a été donné par analogie à la femme et à tout ce qui est féminin, considérée comme plus spirituelle, moins matérielle que l’homme, et on l’a considéré comme un troisième genre, le féminin.

        Les catégories abstraites, considérées à juste titre comme les principes qui régissent le monde, ont été considérées comme des divinités ou des attributs de divinités, et personnalisées. D’où les déesses de la Nature, Pomone, Gaïa, les Parques, etc... 

        Ce sont les catégories abstraites comme la nature qui ont engendré celle de féminin.




      • Morologue Morologue 31 août 10:58

        @Et hop ! La nature n’est femme que par métaphore, et je ne parlais pas des mères, fichtre, ni non plus des genres, etc. C’est sympa mais ça comprend tout de travers, votre intervention. Néanmoins, si ça fait plaisir de gloser linguistiquement ... à tout le moins, ça ne donne pas raison à Étirev, puisque « l’âge divin du féminin » n’est pas primordial, et qu’il n’y a tout simplement pas « d’âge divin du féminin », puisque les divinités féminines viennent parmi les divinités masculines, etc.


      • kirios 31 août 11:03

        @Étirév
        merci pour cet exposé qui m’intéresse beaucoup !


      • Morologue Morologue 31 août 11:08

        @kirios. Elle ne dit pas que des bêtises, je l’ai dit ^^


      • Morologue Morologue 31 août 11:17

        Cela dit c’est sectaire, et sexiste.


      • la source pour les Mérovingiens : Godefroid KURTH. Parole de Mélusine,...par Godefroid de Bouillon,..https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1895_num_56_1_447830_t1_0150_0000_1


        • Morologue Morologue 31 août 09:40

          @Mélusine ou la Robe de Saphir. OK.


        • jalin 30 août 19:30

          Les romains appelaient gaulois tout ce qui n’était pas romain, ce qui incluait les populations du nord de l’Italie.


          Les Celtes s’étendaient aussi en Allemagne du Sud, Pays-Bas, Autriche, Hongrie et Turquie( Galates ).



          • NEMO Dr Faustroll 30 août 20:20

            @jalin

            « Les Celtes s’étendaient aussi en Allemagne du Sud, Pays-Bas, Autriche, Hongrie et Turquie( Galates ). » - vrai - et en Grèce du nord également


            « Les romains appelaient gaulois tout ce qui n’était pas romain » - faux - ce qui n’était pas romain était qualifié de « barbare », c-à-d celui qui ne sait que bredouiller et faire des « Br Br » en parlant (terme déjà utilisé par les Grecs), d’où le nome des « berbères » qui eux appelaient les romains « roumis », mot dont les maghrébins affublent toujours les européens.

            Même si le phonème Gal concerne plusieurs peuples celtes dont les Gallois, les Galates et les Gaulois qui étaient les Belges celtes et la population comprise entre la Seine et la Loire, les autres peuples celtes qui vivaient sur le territoire que César a appelé la Gaule en généralisant s’appelaient eux-mêmes par le nom de leur propre tribu (Séquanes, Eduens, Bitturiges, Arvernes, etc) mais avaient conscience d’appartenir à une communauté linguistique celtique et se différenciaient des Latins ou des Grecs par le terme de « Keltoi » (les grands). Les historiens travaillant à partir des écrits et non pas de l’ethnographie, ils ont adopté le terme utilisé par César dans ses écrits qui sont restés et restent la principale référence pour ce sujet, même si l’on sait qu’il s’agissait de documents destinés à justifier les décisions du général romain auprès du sénat et non pas de faire oeuvre d’historien. Comme il se trouvait que le mot « gallus » existait en latin et désignait le coq, un animal considéré comme orgueilleux et sans cervelle, le nom de deux peuples celtiques est devenu le sobriquet des celtes dont César venait de coloniser les territoires. Il s’agissait d’un surnom péjoratif comme ceux que les européens se sont toujours plus à utiliser pour désigner ceux qu’ils avaient soumis en les méprisant.


          • Morologue Morologue 31 août 09:39

            @jalin et @DrFaustoll. Non mais, d’accord, mais cet article est un article de circonstance, qui cible très bien ses objectifs, rapport au Brexit et aux populismes d’Europe du Sud/Centrale. Il est publié dans la section Europe, et non Culture, d’AgoraVox.


          • Et hop ! Et hop ! 31 août 11:23

            @Morologue


            Votre analogie entre l’Union Européenne et l’Europe celtique est un énorme contre-sens.

            Les peuples des différentes cités celtes parlaient la même langue, ou plus exactement se comprenaient, ce qui n’est plus le cas de l’Europe qui est composée de nations avec une centaine de langues différentes qui ne se comprennent pas du tout : irlandais, français, hongrois, allemand, russe, espagnol, lithuanien, bulgare, suédois, il n’y a pas de langue européenne, donc pas de peuple européen, donc pas de possibilité de faire un État européen. C’est très différent des USA qui sont un pays repeuplé avec des migrants déracinés qui parlent tous la même langue.

            D’autre part les Celtes n’ont jamais cherché à former un empire, ou une confédération générale, chaque cité était un royaume avec un sénat souverain, farouchement jalouse de son indépendance, libre de passer des traités d’alliance avec qui elle voulait.

            Ce sont donc ceux que vous appelez avec mépris les populistes qui sont dans tradition politique des celtes, pas du tout la bureaucratie impérialiste et dictatoriale de l’UE.

            Ce sont les conquêtes par l’empire romain, puis les conversions par l’Église catholique héritière de cet impérium, qui ont unifié l’Europe politiquement et culturellement, réorganisant chaque nation en royaumes. En France, les circonscriptions territoriales qui nous viennent directement des Celtes par l’intermédiaire des diocèses, puis des généralités, ce sont les département qui sont les anciennes cités gauloises, avec un chef lieu qui porte encore très souvent l’ancien nom du peuple gaulois.

            Il y a eu depuis 4 000 ans un processus de diversification culturelle et linguistique qui fait que le continent Europe est maintenant composé d’une cinquantaine de nations avec une langue, une culture, des institutions politiques et religieuses, des architectures, des droits, des mentalités, des civilisations originales et différentes. C’est cette diversité culturelle qui fait la richesse de l’Europe et que l’UE veut détruire pour imposé une consommation standardisée mondiales.

          • Morologue Morologue 31 août 11:46

            @Et hop ! C’est vous, qui faîtes des contresens, même si vos connaissances font plaisir, encore qu’elles laissent à désirer. Bref, je n’ai pas fait d’analogie, j’ai dit qu’au titre d’un prétexte politique contemporain, il valait mieux récupérer le fond celtique. D’ailleurs, une langue commune, ce serait encore mieux alors, à ce titre. Vous êtes gentil-les.


          • Et hop ! Et hop ! 31 août 13:46

            @Morologue : 


            Non, une langue commune et une standardisation des civilisations nationales ne serait pas mieux, ce serait un apauvrissement. D’ailleurs quelle serait cette langue ? L’anglais des aéroports, des bilans et des powerpoint. Vous avez une conception utilitariste de la langue, vous la réduisez à l’information alors que c’est la forme qui est essentielle.

            Un Aquitain n’a aucun besoin de pouvoir parler la même langue qu’un Lithuanien, ils ne vivent pas en relation, ils n’ont aucune occasion de communiquer, ils faut parler la même langue que tous les autres citoyens de la même ville, de la même région.

            Qui est-ce qui a besoin que tout le monde parle la même langue ? Ceux qui s’adressent aux gens de tous les pays, les firmes multinationales pour simplifier leur management du personnel et leur commercialisation.

            Chaque nation a ses propres visions du monde, de la société, de l’avenir, du beau, de ce qui vaut et de ce qui ne vaut pas, de ce qui est juste, chaque nation réalise son projet de société qui s’incarne dans une organisation de la famille, des villes, de la vie politique, dans sa cuisine, dans son architecture, dans son histoire, dans son costume, dans sa littérature, dans ses villes, dans sa musique, dans son industrie, dans ses loisirs, dans sa conception de l’élégance, de la propreté, de la décence, de la vérité, de la réussite, dans son folklore, dans son génie propre. Les Portugais ne sont pas des Allemands, les Anglais ne sont pas des Suisses, les Français ne sont pas des Danois, ni des Espagnols, ce qui est primordial pour les uns est secondaire pour les autres. Et c’est très bien comme ça, leur cinéma, leur littérature, leur humour, leurs productions, leurs mode de vie sont différents, toute cette incarnation de leur génie dans leurs oeuvres forment un ensemble cohérent et harmonieux. Chaque nation est une expérience originale faite par l’Humanité pour son devenir, comme chaque vie d’homme.

          • Morologue Morologue 31 août 14:51

            @Et hop ! Je doute que, du Portugal à la Grèce, en passant par les Îles Britaniques, les Celtes parlaient la même langue : c’était le point faible de votre exposé. Après, vous pouvez bien souhaiter ce que vous voulez, je ne redis rien ; je disais juste que l’inter-celtisme est une mode pan-européenne bien plus serviable que l’anti-celtisme dégagé par le propos macronien, humour ou pas, philosophie ou pas, façon de parler ou pas. C’est un article de circonstance, point. Vous vous doutez bien que je ne veux pas plus voir M. Macron fanfaronner en Jupiter qu’en Lug, enfin.


          • Et hop ! Et hop ! 1er septembre 11:19

            @Morologue : D’après les auteurs anciens, ils se comprenaient. On ne peut pas le vérifier parce que la langue gauloise-cltique de ces époques est entièrement perdue, on n’en a conservé que quelques centaines de mots, sans connaître la grammaire ni les flexions.


            En fait les Celtes n’on pas peuplé ou repeuplé l’Europe, ils ont diffusé un système politico-économique, une civilisation, sans qu’il y ait un apport démographique notable, comme ce qui s’est passé avec les Romains et les Francs. Leurs apports techniques et politiques ont été considérables, c’est l’usage du fer, donc des outils et des armes beaucoup plus performants facilitant l’agriculture, la traction animale, l’invention des étriers permettant la cavalerie et la messagerie, etc. 

            Avant l’expansion celtique, la Gaule était déjà complètement peuplée compte tenu des capacités d’alimentation de l’âge de bronze. Cette population, descendante de celle de l’époque des grottes de Lascaux et de la topnymie pré-indo-européenne, est restée le fonds de peuplement de la Gaule, augmenté à cause des progrès de l’agriculture permettant de nourrir plus de gens, mais pas à cause de migrations celtes qui sont restées limitées à une classe dirigeante qui s’est alliée puis fondues dans l’aristocratie locale, comme l’avaient fait les Romains et les Francs.


          • Et hop ! Et hop ! 1er septembre 11:31

            @Et hop ! 


            On sait que tous les druides formaient une corporation inter-cité puisqu’ils envoyaient des représentants qui se réunissaient une fois par an au lieu d’un sanctuaire situé dans la forêt des Carnutes, y compris les cités de (grande) Bretagne, donc ils se comprenaient. 

            Tous les druides avaient un savoir commun qui était très étendu, dont on pense qu’il était proche de celui de la philosophie pythagoricienne, avec une formation qui était très longue et qui se faisait par des voyages d’initiation comme les anciens compagnons. Ce sont très probablement eux qui ont diffusé les techniques, les arts et l’organisation celte auprès des populations autochtones.

          • Et hop ! Et hop ! 1er septembre 11:38

            @Et hop ! 


            Le lieu de réunion des druides est très certainement celui où a se trouve le choeur de la cathédrale de Chartre, puisque Chartres est comme son nom l’indique l’ancien chef lieu des Carnutes, que la Beauce était une forêt, et que les plus anciennes cathédrales et églises ont toujours été construites dans la continuation des anciens sanctuaires gaulois (comme c’est prouvé pour Paris avec le pilier des fautes). C’est là qu’il faudrait réunir le futur parlement pan-européen.

          • Pour y voir plus clair, en rappelant au passage qu’HERGE a manipulé l’inconscient de toute une jeunesse, étant proches des nazis. Voici qui pourrait vous éclairer sur une immense manipulation qui pratique le double-bind. Utilisant de GRANDS symboles pour les pervertir. https://lemediademarie.wordpress.com/2017/04/03/lelection-2017-macron-le-pen-la-grande-manipulation-cachee-le-duo-satanique/comment-page-5/. Hergé était toujours dans la matrice ou double dimension. D’ailleurs, en belgique, on connaît le fonctionnement autistique de toute la famille,....Certains en ont fait les frais,...


            • Hergé a parfaitement manipulé le CULTE PHALLIQUE, comme le fait parfaitement Macron. BRI-BRI un folklore celte qui n’en a que les nom. Hitler fit de même avec les hyperboréens,....Tout l’inverse de René HAUSMAN,....la véritable renaissance,...


              • Mais un psy dirait aussi. Sous la couche du déni se profile à l’horizon lointain pour ceux qui sont en énergie 11.... Sous le macaron, mûrit LE VERITABLE BLE,...


                • Les Celtes englobent même l’ARMENIE,....Uranus dans le signe des OR« IGINE » avec sa ceinture d’ORION (le chasseur chassé : HULOT-. Comme un Hulot en cache un autre, le vrai : JACQUES TATIE,....sous les jupes de NICOLAS. S’il y a déni, c’est bien qu’il y a quelque chose à cacher,....Le secret de la LI« CORNE »


                  • URANUS dans le signe du TAU reau. 


                    • Morologue Morologue 31 août 09:59
                      @Mélusine ou la Robe de Saphir. Non mais, à supposer qu’une partie seulement de ce que vous avancez soit vrai (pour ne pas dire la totalité), ne croyez-vous pas que votre déterminisme symbologique confine au complotisme et au défaitisme ? A quoi sert d’être alors « lanceur d’alertes » à ce compte ? Et quid de la part de contingence sociale-historique ? ... Précisément, il suffirait de s’en prendre à l’anthropologie occidentale moderne et contemporaine : la critique du progressisme sociotechnique y suffit, qui rêve d’un « homme nouveau » (et surtout d’une « femme nouvelle », actuellement, « enfin débarrassée du masculin »). Aussi s’en prendre à la prégnance du phallisme, est aussi le fait d’hystériques. Les hommes sont plus calmes avec cela, non parce qu’ils en jouiraient (plus que les femmes, ça les encule) mais essentiellement parce qu’ils s’y entendent péniennement - si vous me suivez. En tout cas, vous pourrez multiplier les synchronicités, que cela n’ôtera rien à l’indéterminisme (quantique, par exemple, et pas que quantique : nul ne maîtrise toute la donne, et l’inconscient n’est pas une machine dont il suffit d’actionner les leviers pour mécaniquement produire les effets escomptés, quoi qu’on en veuille). Macron a surtout été élu parce qu’on descendit François Fillon, pour une raison qui concerne tous les dirigeants : cette tendance à s’entourer des siens. C’est-à-dire que Fillon serait probablement sorti, s’il n’y avait pas eu acharnement médiatique soucieux de démontrer sa qualité de quatrième pouvoir. Ceci dit sans parler du ralliement de François Bayrou, qui en eut pour son anus, dans l’Histoire. Vous savez, l’exotérisme suffi, et si Hergé était proche des nazis, comment s’étonner du phallisme à l’œuvre chez Tintin ? Soyons sérieux une seconde. Et qui, aujourd’hui, ne se fonde sur rien ? Nous-mêmes, il faut bien que nous parlions sur la base de références communes, etc. A vrai dire, votre lien m’a éclairé sur les raisons pour lesquelles, même enfant, j’éprouvais une récalcitrance instinctive en lisant telles BD pourtant. Ça me gênait, et quelque chose en moi shuntait, purement et simplement (je n’ai pas dit refoulait, j’ai bien dit shuntait, c’est-à-dire passait tout simplement à autre chose, et je n’ai aucun souvenir précis d’une histoire de Tintin, en dehors d’images çà et là, alors que je ne les ai certes pas lus dans ma petite enfance, et que j’en lisais encore ado). Bref,

                      Il n’y a pas de miracle
                      Il n’y a pas de secret
                      Mais rien que des effets
                      Mais rien que des obstacles

                      Vous m’étonnez après, que vous voyiez de la paranoïa partout : vous en êtes, aussi, et vous déniez. La magie n’existe pas, mais uniquement des pratiques qui s’en veulent. Un peu de scepticisme (de préférence antique, et non moderne et contemporain ès zététique forcenée confinant au scientisme) ne fait pas de mal.

                    • @Morologue


                      A la différence du paranoïaque, j’ouvre simplement des PORTES" de réflexion, autorisant toutes les routes de l’imaginaire. A l’inverse du parano qui lui affirme : rationnellement : c’est ainsi,...amusons-nous de ces synchronicités qui invitent aux jeux, aux spéculations,...hasardeuses ou non,...L’auteur dans l’article cité plus haut, préfère s’inscrire dans la voie du grand COMPLOT SATANISTE. Surréaliste dans l’âme et possédant le livre acheté chez Posada (l’almanach surréaliste de Labisse). Ces synchronicité m’amusent plus qu’elles ne m’inquiètent d’aucune manière. Toute vérité étant double, ou même triple. Car franchement : comment pourrions-nous organiser ou même préparer une synchronicité,...bien doué celui qui se plaçant devant un plan historique, décide : tel attentat aura lieu à tel moment précis, avec tel acteur,... A part DIEU,...ou l’inconscient collectif dont nous ne pouvons imaginer le pouvoir,...L’inconscient nous manipulerait-il à l’insu de notre plein gré ?? Alors si c’est ainsi : jouons l’avenir aux dés,...et c’est bien mieux ainsi. 

                    • @Morologue


                      Ne me confondez pas avec Etirev qui imagine une société matriarcale. Je suis hermétique. Hermès ou le Dieu Lug, n’est pas justement représenté par un taureau ityphallique, intégrant : masculin et féminin sans idée de domination de l’in sur l’autre. Rien à voir avec la théorie du genre qui tente au contraire d’effacer la différence. ICI , il s’agit de l’intégrer,..Passer de UN à 11. Mélusine et l’éternel féminin (celle qui est DU côté de l’homme)
                      Livre d’Audrey Fella

                      Comme tous les mythes, celui de la femme idéale a un rôle à la fois historique et éternel. Plus qu’une histoire de fée, la légende de Mélusine véhicule un héritage ancestral : l’image de la Femme 

                    • @Morologue


                      Je vais vous avouer une chose. A quatre ans (plus ou moins en 1958, j’ai commencé à avoir vraiment les « boules » pleurant et même frissonnant à la lecture de l’IL ENOIRE. Je m’en souviens comme si c’était hier,..ma mère a dû me clamer en me faisant un prendre un bon bain. Et me disant, arrête de lire HERGE. Tiens, voici quelques Pieds Nickelés. Le rire a repris le dessus sur la PHOBIE,....psychologies.com/Famille/Relations-familiales/Parents/Articles-et-Dossiers/Les-secrets-de-famille-ils-pesent-sur-notre-destin/Serge-Tisseron-a-decouvert-le-secret-de-Herge

                    • Morologue Morologue 31 août 14:53

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir. D’accord, mais j’ai déjà une Mélusine à mon côté ^^ Pour le reste, tant mieux, tant mieux.


                    • Ken_le_sous-vivant Ken_le_sous-vivant 30 août 21:06

                      C’est dire, comme les Gaulois sont déjà européens

                      Mais quelle ré-écriture de l’histoire !

                      C’est l’inverse qui est vrai : Ce sont les « Belges » et les « Suisses » qui sont « Gaulois ».

                      Quant aux lignes imaginaires que César à tracer en Gaule, aucune n’a survécu...


                      • jalin 30 août 22:29

                        @Ken_le_sous-vivant

                        Manifestement, tu n’y connais rien.

                      • Ken_le_sous-vivant Ken_le_sous-vivant 31 août 08:50

                        @jalin

                        Mais je ne demande qu’à apprendre et progresser, je suis quelqu’un d’ouvert et si vous me démontrez que j’ai tort, je le reconnaîtrai et vous en serais reconnaissant d’avoir comblé mes lacunes.

                        Mais on se vouvoie, faut pas déconner quand même, y paraîtrait même que ça s’appelle le respect et la politesse.


                      • Morologue Morologue 31 août 10:03

                        @Ken_le_sous-vivant. C’est l’œuf et la poule, votre contradiction sans importance. Ou bien, c’est une contradiction nationaliste, qui veut tout ramener à la France. Mais, en cette époque-là, il y a implantation indo-européenne des Celtes, dont proto-Français, proto-Belges et proto-Suisses ressortent. Voilà tout.


                      • troletbuse troletbuse 31 août 10:43

                        La culture française n’existe pas Ou plutôt il ne l’a pas trouvée. A entendre ses imbécilités, on s’en rend compte aisément.


                        • Morologue Morologue 31 août 11:00

                          @troletbuse. Amusant.


                        • Loatse Loatse 31 août 11:34

                          Bob


                          Le contexte était différent.. si ma mémoire est bonne, lorsque les grands bretons s’installèrent en armorique fuyant les saxons, la région était vaste, quasiment vide, très arborée... et personne n’est venu les enquiquiner avec un quota de sangliers à respecter...

                          Après, certaines migrations tournèrent au vinaigre.. ce fut le cas des vikkings avec qui in fine, l’on fit des alliances une fois christianisés et qui sont à l’origine de la normandie, des vandales (tous zigouillés), des réfugiés climatiques helvètes bien accueillis dans le sud ouest, mais que cesar extermina, des sarrazins installés dans le massif des maures avec qui également il y eut des alliances au sens propre comme au sens figuré mais qui furent chassés du royaume..

                          hormis cela, l’ensemble a pu former des siècles durant un tout même disparate, grâce au christianisme romain, et ce, malgré ses défauts, ses excès.. Quand l’équilibre fut rompu avec la réforme, cela déboucha sur les guerres de religion, et quand l’édit de nantes fut révoqué, les massacres reprirent de plus belle poussant les protestants à l’exil..

                           Je crois qu’il serait stupide de croire que la révolution française à changé quoique ce soit dans le fond, malgré la forme (loi sur la laicité) . Que le francais ou l’européen, sente sa culture mais surtout sa liberté de vivre comme il l’entend, menacées, il peut devenir redoutable...

                          Même si parfois il finit par s’applatir.. ce que déjà certains font en reniant leur identité profonde..

                          ne plus oser souhaiter joyeux noel, mais de « joyeuses fêtes », c’est déjà disparaître un peu en récoltant en prime non pas de la reconnaissance, du respect, mais plutôt du mépris..

                          La haine de soi , c’est terrible !





                          • Morologue Morologue 31 août 11:49

                            @Loatse. Cette haine de soi est de culpabilité judéo-chrétienne, notoirement, mâtinée de châtiment gréco-latin. Cela dit, les Celtes pratiquaient aussi l’esclavagisme et une sorte de féodalisme tribal ; néanmoins, ils se mêlaient plus entre classes sociales. En France notamment, sur la haine de soi, nous avons eu La Rochefoucauld.


                          • cathy cathy 31 août 12:25

                            @Loatse
                            Les maures sont les romains d’Orient. Cela s’appelait la Maurétanie plus tard l’empire byzantin. Ils recrutaient des africains pour les razzias sur l’Europe. Nous avons été en guerre avec eux jusqu’au 15e siècle, jusqu’à la découverte des Amériques. Ces africains violaient et brûlaient. On les appelait les maures, les sarrazins, les agaréniens ( Hoggar, d’où viendra le nom de l’Algérie plus tard par la France). Nous avons toujours des traces par le nom lors du fruit des viols, surtout dans le Sud de la France : Maurin, Morel, Moretti, Maure, Maurane, 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès