• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Les peuples au bout du rouleau mais les politiques ont respecté (...)

Les peuples au bout du rouleau mais les politiques ont respecté l’agenda des banksters

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/la-crise-europeenne/201112/06/01-4475245-la-grece-prolonge-la-cure-dausterite-en-2012-et-au-dela.php

Nos médias sont très discrets sur les évènements qui se déroulent en Grèce et les autres pays comme l'Espagne, l'Irlande. Il ne faut pas faire peur aux Français. On leur parle des élections Ivoiriennes, de la Russie. Ils ont beaucoup parlé des fraudes des élections en Russie, des manifestations, des arrestations musclées, d'une dictature, etc. Mais quid de l'Europe, des indignés, de la tentative de sabotage orchestrée par les banques.

Cela fut prévisible. Il n'est pas agréable de jouer les Cassandre, et encore moins quand les prévisions se réalisent. Si l'on nous parle de crise, c'est pour nous endormir, à mon avis la crise est une création pour avancer des réformes autrement non acceptables par les peuples. De deux choses l'une, soit les politiques sont de mèche avec les institutions financières, les banksters, soit ils sont incompétents.

Les politiques peuvent êtres incompétents, mais ils sont généralement entourés par des conseillés. Supposons qu'ils soit incompétents, ils ont eu le loisir de constater leur œuvre. Et de se rendre compte que la voix dans laquelle ils persistent est très dangereuse et ruineuse pour les peuples et la démocratie. Puisqu'ils s'entêtent, ce n'est plus de l'incompétence, mais bel et bien de la complicité avec des voleurs et des escrocs.

La crise est faite de toute pièce, une création, du pain béni pour les ultra-libéraux, et alibi pour les politiques. La crise n'est rien qu'un moyen pour spolier en toute tranquillité les peuples. Et ce n'est pas fini. De sommet en sommet, d'urgence en urgence, et la dépossession démocratique et économique des peuples se fait par petits bouts. Une révolution par le haut, bien calculée et bien programmée. Un agenda que les politiques ont l'obligation de respecter et d'appliquer.

J'avais proposé un article à la modération d'Agoravox au début de mois de juin 2011 que j'ai intitulé « Jean-Claude Trichet ministre des finances de l'Union européenne  ». Son discours passa inaperçu dans les médias et chez les politiques. Je n'ai pas douté un instant que le discours de Trichet fut un discours basé sur un agenda. Il savait ce qui allait se mettre en place, qu'il ait crise ou non.

D'abord, Trichet a utilisé le verbe « devoir  » tout au long de son discours. À sa lecture, on ne peut plus douter qu'il donne une injonction, qu'il sait ce qui doit ou devait se mettre en place dans un prochain avenir. Ce que le gouvernement propose comme « règle d'or » et « les sanctions automatiques » ne sont que la traduction des injonctions de Trichet.

Voici des extraits de qu'il a dit le 02/06/2011 lors de son discours prononcé à Aix-la-Chapelle :

« Il est primordial de mener à bien les réformes et de procéder à un ajustement structurel de l’économie. Dans les pays en crise, le gouvernement et l’opposition doivent être unis dans l’effort. Les pays contributeurs, quant à eux, doivent examiner minutieusement la mise en œuvre du programme. » donc, comme ce qu'a vécu et vit toujours la Grèce pendant maintenant plus de sept mois d'une manière flagrante. On lui impose des réformes structurelles, qui la mettent à genoux Notre gouvernement nous parle de l'union nationale, par ailleurs dans les pays soumis aux diktats de l'Europe, du FMI et la BCE. Il n'y a plus d'opposition et de majorité, mais des représentants des intérêts d'organismes et d'institutions financières. Le gouvernement invite le PS à signer la règle d'or, en donnant en exemples les autres pays européens.

Le leitmotiv est l'union sacrée, l'union nationale contre les déficits. Le PS est prêt bien sûr, mais il joue la vierge effarouchée.

«  Mais si un pays n’obtient toujours pas les résultats attendus, je pense qu’une deuxième étape s’impose et qu’elle devra être d’une tout autre nature. Serait-ce aller trop loin que d’envisager, dans cette deuxième phase, de permettre aux autorités de la zone euro d’exercer une influence beaucoup plus forte et plus décisive sur l’élaboration de la politique économique au sein du pays concerné si celle-ci dérape dangereusement ? Une influence directe, allant bien au-delà de la surveillance renforcée que l’on propose actuellement ?  » Hors de question d'un referendum pour les Grecs. Les responsables politiques européens ont été sidérés par une telle annonce. Et par ailleurs ils ont tout fait pour mettre à la porte celui qui a eu l'idée saugrenue de consulter son peuple, et ont mis à sa place des technocrates bien aptes de sang froid et prendre de hauteur leur peuple.

« Pour justifier une telle approche, il conviendrait de trouver un équilibre entre la souveraineté des États et l’interdépendance de leurs actions, en particulier dans des circonstances exceptionnelles. En effet, l’appartenance à l’Union européenne, et plus encore à l’UEM, implique l’exercice de la souveraineté à un niveau collégial. L’interdépendance signifie que les États ne jouissent pas, de facto, d’un contrôle total sur les conditions économiques nationales. Ils peuvent se trouver confrontés à des crises causées entièrement par les politiques économiques inadaptées menées par d’autres. » Vous avez eu l'occasion d'entendre le mot souveraineté prononcé par Sarkozy et les médias. Un mot banni du vocabulaire français chez les politiques, puisque ils estiment qu'il est synonyme d'extrême droite. Voici ce qu'a dit Sarkozy lors de son discours de Toulon «  Il y a une réalité que chacun doit comprendre, que chacun doit accepter : la souveraineté ne s’exerce qu’avec les autres. L’Europe, ce n’est pas moins de souveraineté, mais davantage de souveraineté.  » « niveau collégial » ou dit autrement « avec les autres », l'idée est la même. Ils parlent de souveraineté partagée.

Continuons donc avec le discours de Trichet : « Je pourrais imaginer que les autorités européennes aient le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale. Cette compétence pourrait en particulier concerner les principaux postes de dépense budgétaires et les facteurs déterminant pour la compétitivité du pays. » On y est. Le retrait de la Grande Bretagne a éclipsé la question du veto et de la sanction à certaines décisions nationales. Mais au-delà des sanctions, qui sont une aberration puisque cela suppose de ponctionner un État déjà exsangue, comme avec l'exemple de la Grèce. La réforme des traités c'est l'ingérence dans les affaires internes de l'État. En clair l'État n'a plus de souveraineté et par conséquence n'a aucune possibilité de suivre une politique différente de celle imposée par les institutions financières. La démocratie c'est le consentement à l'impôt. C'est la base de la démocratie. Comment un État peut financer son armée et sa défense s'il y a une surveillance de l'extérieur ?

Il ajoute : « Dans cette Union que nous aurons demain, ou après-demain, il y aura bien évidemment un marché unique, une monnaie unique et une banque centrale unique. Serait-ce une idée trop hardie que d’envisager, sur le plan économique, un ministère des finances de l’Union  ?  » Je parie que bientôt Trichet serait le premier ministre des finances de l'Union. Une Union européenne non démocratique, ayant fait les poches aux peuples, satisfait les marchés, et des intérêts particuliers. Et par dessus tout, ils comptent renforcer la BCE, comme si elle n'est pas assez forte, assez indépendante.

http://finance-krach-survivor.com/

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10475&lg=fr


Moyenne des avis sur cet article :  4.83/5   (24 votes)




Réagissez à l'article

12 réactions à cet article    


  • al.terre.natif 12 décembre 2011 17:41

    ca c’est de l’argumentaire !


  • Richard Schneider Richard Schneider 12 décembre 2011 17:12

    @ Frida :

    Contrairement à Complottoutestcomplot (?), je trouve votre article très bien documenté et très clair.Certes, c’est un article « engagé », mais justement c’est pour cela qu’il est intéressant.
    Dans votre introduction, vous semblez croire que les médias ne parlent plus de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne. Ce n’est pas uniquement parce que cela est actuellement « politiquement incorrect » ; mais parce que les peuples concernés sont comme « choqués » par ce qui leur est tombé dessus. Ils n’ont plus les ressources morales et psychologiques de se révolter. Ils acceptent la Crise, les privations, la pauvreté, le chômage de masse comme une fatalité.
    Trichet fait partie de ces acteurs de la « vaste manipulation des peuples » qui, en Europe du moins, ne prennent même plus la peine de se cacher : ils agissent maintenant au grand jour (Draghi, Monti, Papdimos etc ...), certains que la victoire finale est en vue.
    Évidemment que l’avis des peuples est totalement bafoué ! Trichet n’en a cure de ce que veut la plèbe ! Au fond, les peuples, qu’est-ce-qu’ils comprennent à la BCE, au MES, au FFS etc ... Pécresse s’est déclarée « heureuse d’une ratification légère » (par les parlements, mais surtout pas par référendums !) d’un nouveau traité européen - qui met les états à la botte des milieux financiers !
    Il n’est pas impossible, en effet, que notre bon Trichet ne se retrouve pas un de ces jours à la tête d’un « super-ministère des finances » de l’Euroland, nommé par les Allemands et agréé par les banksters.

    • al.terre.natif 12 décembre 2011 17:47

      Très bon article !

      Merci de ce petit rappel sur les orientations en cours au niveau européen.

      Nous allons bien vers un gouvernement supra national européen, qui supprimera cette fois toute possibilité de sortie, et toute possibilité d’action « nationale ».

      Pour certains, cette situation paraitra certainement favorable, notamment sur les questions de défense, et (ce dont il est question aujourd’hui) sur les questions économiques.
      Sauf que la manière dont tout ceci se met en place laisse uniquement présager des catastrophes (ou « crises ») encore plus fortes, jusqu’à ce que nous, peuples, ayons enfin acceptés de plier genoux, et de faire entière révérence aux marchés, au libre capital. 

      Heureusement que le capital libre oeuvre pour le bien de l’humanité ....


      • FRIDA FRIDA 12 décembre 2011 19:04

        Bonsoir et merci pour les commentaires

        @complottoutestcomplot

        Vous avez le droit de ne pas croire aux soucoupistes, restez dans ce que les médias vous servent comme soupe.


        @Richard schneider

        L’Europe court à sa ruine, ou tout au moins certains pays. J’ai entendu cette information que dois « sourcée », l’espérance de vie des Allemands a diminué de plus d’un an sur dix ans, suite aux programmes d’austérités appliqués depuis l’ère Schröder. Ce dernier a été récompensé par un poste dans une multinationale. Il y a bien une guerre économique mais elle livrée contre les peuples.
        Par ailleurs, la BCE est un instrument contre la démocratie et un outil d’appauvrissement, ne pas voir cela relève de la politique de l’autruche.
        je vous renvoie vers un article de la tribune qui montre à quel point les banques se paître sur le dos des peuples
         
        http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111211trib00067 0314/selon-bloomberg-un-plan-secret-de-la-fed-a-accorde-un-soutien-massif-aux-banques-americaines.html

        Les Etats donnent de l’argent presque gratuitement aux banques, ces dernières se font de l’argent sur le dos des Etats lesquels font les poches aux gens par les impôts les réductions des dépenses sociales des services publics, ne pas vouloir faire face à cette réalité est d’un manque de discerenement incroyable .


        • FRIDA FRIDA 12 décembre 2011 19:06

          erratum

          lire « les banques paissent »


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 12 décembre 2011 20:46

            Excellent article.



            • FRIDA FRIDA 12 décembre 2011 21:21

              @Bonsoir Segurane

              Je renvoie (ceux qui croient que ma thèse n’est qu’une parmi tant d’autres des complotistes )vers ces liens, je n’ai pas eu le temps d’en faire un article c’est hallucinant, mais la nouveauté c’est que ce sont des mathématiciens qui parlent de concentration et de réseau, à écouter également l’émission de Susan George du date 21/11/2011


              http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4348781



              http://www.swissinfo.ch/fre/economie/Une_poignee_de_firmes_controle_l_econo mie_mondiale.html?cid=31495932


            • BA 12 décembre 2011 22:16

              Lundi 12 décembre 2011 :

               

              Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.

               

              Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en train de quitter la France à vitesse grand V.

               

              De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…

               

              On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.

               

              Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »

               

              Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :

               

              « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »

               

              http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o# !

               


              • FYI FYI 13 décembre 2011 00:29

                Oui et beaucoup de banquiers et de millionnaires quittent les US, ce n’est pas çà qui les sauvera car tout sera récupéré en tant utile en cas de gain frauduleux.


              • FYI FYI 13 décembre 2011 00:24

                « Puisqu’ils s’entêtent, ce n’est plus de l’incompétence, mais bel et bien de la complicité avec des voleurs et des escrocs. »

                Il faut savoir qu’en août 2011, 57 pays précurseurs se sont réunis au large de Monaco sans inviter aucun représentant des mondialistes que vous citez.

                Tous ces ministres des finances ont décidé de combattre cette oligarchie litigieuse et infecte. Ce qui prouve que certain gouvernement ont désormais compris la supercherie, en coulisse çà travaille fort et les escrocs oligarchiques commencent déjà à sentir le vent tourner.

                Depuis, 107 pays ont signé un protocole d’accord contre ces mondialistes incestueux. Seul reste entre leur mains les pays du G7 et leurs satellites soumis. Uniquement dans ces pays du G7 & co il y a des problèmes financiers qui biensûr ; comme vous le signalez, est voulu, mais le reste du monde cherche leur ruine sans affecter la finance internationale.

                Conséquences :

                Si les incestueux perdent les US, ils perdent l’armée,

                Si les incestueux perdent le japon, ils perdent la finance (à elle seule, elle pourrait financer la fin de la pauvreté dans le monde),

                Si les incestueux perdent la France, ils perdent la politique et sa diplomatie, je pense que vous commencez à comprendre le rôle de l’affreux à talonette... 

                Donc pas de panique, c’est un requiem pour eux, ils veulent un WW3, aucune armée au monde n’y consent, et c’est pas blackwater qui y arrivera.

                Prochaine étape : Assenir les médias ...


                • Ptetmai 13 décembre 2011 08:34

                  Toutes ces décisions des politiques n’affectent en rien leur train de vie personnel


                  Et à la rigueur si elles leur faisaient perdre les élections, ils resteraient très riches et pas à plaindre

                  C’est là le paradoxe de notre pseudo-démocratie par délégation .

                  En sus vu le culte totalement irrationnel et quasi religieux, et même globalement nuisible, qu’on nous a inculqué très jeune qui voudrait qu’un vote « majoritaire » (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte ou d’action, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :

                  « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, ex-directeur du Commissariat général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )


                  • sasquash 16 décembre 2011 01:35

                    Gardez espoir et engagez vous

                    Maintenant que le constat est fait, il nous faut devenir acteur plutot que spectateur

                    Rejoignez les mouvements des indignés et des ANONYMOUS, adhérez aux associations militantes comme ANTICOR

                    Cherchez et vous trouverez les solutions, ou bien restez à jamais des moutons

                    Et ne doutez pas que nous finirons pas juger nos politiques corrompus et autres banquiers verreux pour haute trahison...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

FRIDA

FRIDA
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès