• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Europe > Paris outragé, mais Paris libéré !

Paris outragé, mais Paris libéré !

« Le Général Leclerc vous fait dire : Tenez bon, nous arrivons. » (Télégramme du 24 août 1944 à 16 heures 50 du lieutenant-colonel Crépin, commandant l’artillerie de la 2e DB à FFI Préfecture de Police, Paris).



Il y a soixante-quinze ans, le vendredi 25 août 1944, la Ville de Paris, occupée depuis plus de quatre ans par l’Allemagne nazie, fut libérée par les troupes du Général Leclerc. Forte émotion dans ce symbole si éclatant de l’histoire de France et également, de l’histoire du monde.

Le point d’orgue de cette journée fut l’arrivée du Général De Gaulle, le premier résistant, sur les marches de l’Hôtel de Ville de Paris, reçu par Georges Bidault, le successeur de Jean Moulin, Président du Conseil National de la Résistance, futur ministre et chef du gouvernement quelques années plus tard, et son discours si célèbre sur le Paris libéré. Y a-t-il eu une ville libérée dans l’histoire du monde qui a pu recevoir un tel discours si mémorable ? Probablement pas. Du moins, depuis que le son peut être enregistré et conservé. Il symbolise à lui seul la victoire de la souveraineté d’un pays et le début de la reconquête.

J’ai souvenir de ce discours, dont je connaissais déjà le texte et l’intonation depuis longtemps, qui était au "programme" d’histoire en classe de terminale quelques décennies plus tard. Je me rappelle ce professeur d’histoire qui a demandé à l’un de mes camarades de lire ce discours retranscrit dans notre manuel scolaire. Quel carnage !

C’est vrai, entre ne pas y mettre le ton (le camarade aurait lu une liste de courses qu’on n’y aurait pas entendu la différence) et faire une imitation de De Gaulle à la limite de la caricature, il y a tout un monde, mais ce qui était sensible dans ce texte, c’était à la fois l’émotion, une triple émotion, celle que la Résistance avait finalement porté ses fruits, celle de la libération de la capitale, celle de la perspective d’une fin de guerre si longtemps attendue, et aussi, l’incarnation désormais évidente, historique, exceptionnelle, d’une nation, d’un pays, la France, par un homme, le Général De Gaulle.

Le vrai commencement de la libération de Paris fut le Débarquement en Normandie le 6 juin 1944 où les troupes alliées ont commencé à libérer la France de l’occupation nazie. Le débarquement en Provence le 15 août 1944 a poursuivi et renforcé la reconquête des territoires occupés. Le commandant en chef des forces alliées fut le Général Eisenhower, le futur Président américain.

Dans la stratégie du généralissime américain, il n’était pas question de perdre du temps à reconquérir la ville de Paris. Il s’agissait de contourner la capitale et de foncer vers l’Est pour rattraper l’armée allemande en pleine retraite et surtout, arriver avant les Soviétiques à Berlin.

Ce n’était pas du tout la stratégie de De Gaulle qui voulait au contraire reprendre Paris le plus rapidement possible pour y rétablir l’État et un gouvernement reconnu par tous, éviter la mise en place d’une administration américaine tout autant qu’un coup d’État communiste. Pour cela, il était essentiel de rétablir la souveraineté nationale par le retour de Paris comme capitale de la France.

_yartiLiberationParis02

Ce ne fut que le 20 août 1944 que De Gaulle a reçu l’autorisation d’Eisenhower de laisser les troupes du Général Leclerc se diriger vers la capitale. Leclerc était alors le gouverneur militaire de Paris par intérim depuis décembre 1943. Cependant, les Parisiens n’ont pas attendu Eisenhower et dès le 10 août 1944, ils ont commencé l’insurrection. Elle a commencé par une grève des cheminots, suivie d’une grève des chauffeurs du métro et des policiers le 15 août 1944 et d’une grève des postiers le 18 août 1944. Dès le 19 août 1944, les Parisiens ont commencé les combats de rue contre l’occupant nazi.

Le matin du 25 août 1944, vers 7 heures, les Allemands inondèrent les rues de Paris de tracts demandant la fin de l’insurrection : « Paris vit des instants éminemment critiques ; que nous tenions la ville ou qu’elle soit occupée un jour par les Américains et les Anglais ! Instants où la populace tente de s’emparer du pouvoir, instants que chaque citoyen redoute avec une frayeur panique. La racaille spécule sur le temps où les troupes allemandes évacueront Paris et où les troupes alliées ne seront pas encore arrivées. Laps de temps relativement court, mais assez long cependant pour menacer la vie de chaque citoyen. (…) Staline, lui, aurait mis le feu aux quatre coins de la ville. (…) Nous exigeons la cessation immédiate et inconditionnelle de tout acte d’hostilité envers nous ou entre citoyens. ». C’était signé : le commandant de la Wehrmacht du Grand Paris.

Comme promis par le télégramme de la veille, la 2e Division Blindée de Leclerc et la 4e Division d’infanterie américaine sont entrées dans Paris (les troupes américaines laissant les troupes françaises arriver les premières). Les combats furent parfois violents. Devant la gare Montparnasse, à 15 heures 30, les Allemands ont finalement capitulé. L’acte fut signé par le général Dietrich von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée allemand, par Leclerc ainsi que par le colonel Henri Rol-Tanguy, chef parisien des Francs-tireurs (FFI).

_yartiLiberationParis04

Une heure plus tard, De Gaulle a rejoint Leclerc qui lui a remis l’acte de capitulation en main propre. Reçu par Georges Bidault, comme rappelé plus haut, il a prononcé son célèbre discours devant le peuple de Paris fou de joie et malgré encore des tirs sporadiques de snippers nazis : « Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris levé, debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains ? (…) Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies. ».

_yartiLiberationParis03

Puis, cette tirade qui fut souvent parodiée : « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la vraie France, de la France éternelle. ».

Poursuivant : « Eh bien ! Puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits. ».

Effectivement, il n’a pas oublié que la guerre n’était pas encore finie, et qu’il avait besoin de l’aide des Alliés : « L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables Alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé. (…) C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète. ».





Un peu plus tard dans la soirée, De Gaulle s’installa rue Saint-Dominique, au Ministère de la Guerre, et décida que ce fût le siège du gouvernement, devenant ainsi le seul représentant officiel de la France, Président du Gouvernement provisoire de la République française. Le lendemain, samedi 26 août 1944, De Gaulle a rendu hommage au soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe et a descendu les Champs-Élysées aux côtés de Georges Bidault et Leclerc notamment, au milieu d’une foule très émue. Il se rendit à la cathédrale Notre-Dame de Paris où il assista à une messe avec un Te Deum, entrecoupée encore de tirs sporadiques.

Ce qui est à la fois curieux et regrettable, c’est que la visite de De Gaulle à la cathédrale n’est pas mentionnée dans le site du gouvernement pour célébrer ce soixante-quinzième anniversaire, probablement au nom d’une laïcité qui fait fi des faits historiques. Il est vrai que Clemenceau, le Père la Victoire, avait, lui, refusé obstinément de se rendre à Notre-Dame de Paris le 11 novembre 1918, au nom de son anticléricalisme de toujours.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 août 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

Source : site gouvernement.fr sur la libération de Paris.

La Libération de Paris.
Discours du Général De Gaulle le 25 août 1944 à l’Hôtel de Ville de Paris (texte intégral).
Débarquement en Normandie.
Hubert Germain.
Daniel Cordier.
Le programme du Conseil National de la Résistance (CNR).
Stéphane Hessel.
Daniel Mayer.
Roland Leroy.
Antoine de Saint-Exupéry.
Joseph Kessel.
Premier de Cordier.
Daniel Cordier, ni juge ni flic.
La collection Cordier.
Georges Mandel.
Jean Zay.
Simone Veil.
Antisémitisme.
Maurice Druon.
Général De Gaulle.
Joseph Joffo.
Anne Frank.
Robert Merle.
L’amiral François Flohic.
Jean Moulin.
André Malraux.
Edmond Michelet.
Loïc Bouvard.
Germaine Tillion.
Alain Savary.
Être patriote.
Charles Maurras.
Philippe Pétain.
L’appel du 18 juin.
Marie-Jeanne Bleuzet-Julbin.
Raymond Sabot.
François Jacob.
Pierre Messmer.
Maurice Schumann.
Jacques Chaban-Delmas.
Yves Guéna.
Général Leclerc.

_yartiLiberationParis05
 


Moyenne des avis sur cet article :  1.5/5   (24 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • confiture 24 août 17:39

    Paris libéré..... en 44 peut être, mais s’il revenait il serait foudroyé.


    • JulietFox 27 août 09:33

      @confiture

      Sauf que, la 2 ème DB a eu l’ordre de virer -comme les autres unités-tous ses Africains , pour entrer dans Paris, sur ordre des américains.
      https://www.france24.com/fr/20140820-liberation-paris-combattants-noirs-2e-division-blindee-africains-mademba-sy


    • kimonovert 24 août 17:42

      ...et le mythe de l’insurrection populaire, qui qui s’y colle ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 août 20:14

        @kimonovert
        Pour Toulon et Marseille, ce n’était pas un mythe.


      • Clocel Clocel 24 août 17:45

        Roko toujours cramponné à ses vieux livres d’Histoire...

        Z’emmerdez-pas, l’Histoire n’intéresse plus personne, et ceux qu’elle intéresse encore n’en sont plus là...

        Aujourd’hui, s’il fallait tondre tous ceux qui se sont couchés...


        • Parrhesia Parrhesia 25 août 13:30

          @Clocel
          De grâce, pour une fois que Sylvain Rakotoarison sonne absolument juste à mon modeste sens, ne gâchez pas mon plaisir !
          Et pour autant que mon modeste sens ne compte que pour 1/65 millionième de sens français, je m’intéresse toujours à l’Histoire…
          Je me doute bien que cela ne va pas vous empêcher de dormir, Clocel, mais... bonne journée à vous.


        • Clocel Clocel 25 août 13:40

          @Parrhesia

          Qu’il en soit ainsi,,, de nos plaisirs respectifs !
          Bonne journée à vous aussi ! smiley


        • foufouille foufouille 24 août 17:51

          article qui sent le collabo libéral de la macronie.


          • Parrhesia Parrhesia 25 août 13:38

            @foufouille
            Alors là, foufouille, je serais curieux que l’on comptabilise ceux qui, parmi ce qui reste de gaullistes en Frônce, sont en même temps collaborateurs de la macronie…
            Il ne devrait pas y avoir foule !
            Mais… bonne journée !


          • Raymond75 24 août 18:16

            Les historiens s’accordent aujourd’hui à dire que l’insurrection de la préfecture de police de Paris n’avais qu’un seul objectif : ne pas se faire lyncher après avoir passé quatre ans à arrêter les juifs (pour les livrer aux nazis) et les résistants ... Ma mère m’avait raconté que lorsque la caserne de gardes mobiles située boulevard Henri IV (aujourd’hui Garde Républicaine) a hissé le drapeau français sur son toit peu de temps avant la libération, cela à fait rire tout le monde.

            Autre anecdote : la garnison allemande de Paris était abandonnée. Les troupes qui refluaient de Normandie (les seuls ponts pour traverser la Seine étaient à Paris) ne s’arrêtaient pas pour la soutenir.

            Cela n’enlève rien au courage de la population, et aux vrais résistants qui ont pris les armes pour se libérer, et ont obligé ainsi les Américains à intervenir sur Paris.

            Les premières troupes de la deuxième DB qui sont entré dans Paris étaient composées de soldats républicains espagnols, qui n’avaient jamais cessé de combattre le fascisme. C’était la compagnie appelée ’la Nueve’ (la neuvième) :

            https://www.youtube.com/watch?v=T8v_bNdz8H8


            • confiture 24 août 18:27

              @Raymond75
              " et ont obligé ainsi les Américains à intervenir sur Paris.

              " et Strasbourg et Colmar, les ricains n’avaient qu’un but ; Berlin et avant les Russes


            • JP94 25 août 16:05

              @confiture
              Complétons : l’auteur de l’article ment lorsqu’il affirme que le Gl Leclerc a libéré Paris : Paris s’est libéré à l’approche de la division Leclerc : c’est la Résistance armée ( essentiellement communiste) qui a libéré Paris, le chef de l’Insurrection étant le communiste Rol Tanguy, fait historique que l’auteur, anticommuniste viscéral, cherche à masquer, au mépris de la vérité historique.

              Ensuite, la Libération est un acte final, mais qui a résisté, les armes à la main, dans Paris et sa banlieue, durant toute l’Occupation et la Collaboration, face aussi à la Police française qui a filé ses fichiers à la Gestapo ? eh bien cette résistance populaire communiste essentiellement ( ce que la toponymie parisienne efface), et même immigrée communiste ( FTP-MOI) : ce qui s’est traduit à la Libération dans les mairies.

              Enfin complétons : oui, les Républicains espagnols sont les premiers de cette armée de Libération à entrer dans Paris ( encore des immigrés !! très politisés).
              Mais il y a la question des uniformes, sur les photos.
              Lorsqu’on nous dit que la population parisienne salue des soldats américains venus en libérateurs, non, ce n’est pas cela en fait.

              Les soldats revêtus de l’uniforme américain sont des combattants français, y compris des communistes, intégrés à l’armée alliée à qui, au début, les généraux alliés avaient filé des uniformes souillés de soldats morts. Les Français, choqués de ce mépris, ont refusé de les porter et en ont exigé de neufs. On a fini par leur en donner. Ceci m’a été rapporté par un camarade dont le grand-père, communiste, avait porté cet uniforme. Il a expliqué aussi que ça explique les échanges avec la population, car tous parlaient français, alors que les Anglo-saxons et le peuple français ne parlaient pas la langue de l’autre...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 août 10:01

              @JP94
              La résistance n’était pas uniquement communiste.
              Cf la liste des mouvements de résistance


            • njama njama 24 août 18:20

              Le lendemain, samedi 26 août 1944, De Gaulle a rendu hommage au soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe et a descendu les Champs-Élysées

              et le 26 avril 1944, soit 4 mois avant la France acclamait Pétain ! « Vive Pétain ! »

              vidéo du 26 avril 1944 archives INA (7’28) : https://www.youtube.com/watch?v=508EWoNE4fM

              Il ne faut parfois pas très longtemps pour retourner sa veste smiley


              • njama njama 24 août 18:26

                28 avril 1944 LE MARÉCHAL PÉTAIN À PARIS

                ÉDITION SPÉCIALE : - Passage du Maréchal Pétain en voiture dans les rues de Paris. Les tours de Notre-Dame où Monsieur de Brinon accueille une personnalité allemande sur le parvis. Arrivée du Maréchal Pétain en voiture. Les GMR sont alignés et les Gardes républicains sabre au clair. Pierre Laval et le Cardinal Suhard accueillent le Maréchal et entrent à Notre-Dame où va se dérouler un service funèbre à la mémoire des victimes des derniers bombardements. Le Cardinal Suhard prononce une allocution : "...Dans votre dernier message, Monsieur le Maréchal, vous avez dit :« Que la France reste cette âme, une âme qu’on ne saurait tuer ». Cette âme vit ici, elle se dresse dans la souffrance." Le Maréchal se rend ensuite en voiture à l’Hôtel de Ville où il prononce un discours :"...Je viens vous faire une visite. Je ne peux pas m’adresser à chacun de vous particulièrement, c’est impossible. Vous êtes trop nombreux...Je pense beaucoup à vous...Mais soyez sûrs que, dès que je le pourrai, je viendrai, et alors, ce sera une visite officielle. Alors, à bientôt j’espère !« Acclamations : »Vive Pétain« et chant de »La Marseillaise" chantée par la foule. Le Maréchal se rend ensuite à l’Hôpital Bichat où il visite les blessés, leur adresse quelques mots. Sortie de l’Hôpital et passage dans les rues de Paris. Foule sur le parcours.

                Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel


              • Raymond75 24 août 18:51

                @njama

                Oui, mais ce n’étaient pas les mêmes : lorsque l’on regarde les archives, ceux qui acclament Pétain sont des vieux, restés fidèles au général de la première guerre mondiale, et ceux qui acclament De Gaule sont des jeunes.


              • chantecler chantecler 24 août 19:03

                @Raymond75
                Non en avril/ mai 44 la population acclamait majoritairement encore P Pétain .
                Après le 6 juin , cad le débarquement anglo saxon puis courant juin , juillet,retraite et débâcle allemande , août les mêmes acclamaient De Gaulle .
                De Gaulle est arrivé au pouvoir avec tous ses potes mais il a démissionné assez vite , je ne me souviens plus pour quelles raisons : pleins pouvoirs refusés , rejet des communistes ?
                Les vainqueurs de 40 devenaient les vaincus , et le condamné à mort de P. Pétain ,cad De Gaulle devenait le sauveur .
                Notre pays a vécu une immense trouille et aussi une occupation palpitante : des bonnes affaires pour les uns ,(collaboration, marché noir) , la misère et la famine plus un régime insupportable pour les autres .
                Paris libéré certes , mais Parisiens tous libérés c’est une autre affaire ...


              • Parrhesia Parrhesia 25 août 15:01

                @chantecler
                La vérité est un peu différente.
                Pétain a été condamné à mort non par de Gaulle, mais par la Haute Cour de Justice.
                Il a, par contre, bien été gracié par le général de Gaulle.


              • Parrhesia Parrhesia 25 août 15:20

                @Raymond75
                Importante et exacte nuance !
                Me permettrez-vous en outre d’ajouter, concernant le Maréchal Pétain, que nous pouvons imaginer que celui-ci estimait avoir conduis personnellement suffisamment de Français à la mort en 14-18 pour en épargner le plus possible en 39-45...
                Ce que le général de Gaulle, qui avait vécu les deux guerres sur le terrain, a sans doute grandement pris en considération en décrétant sa grâce !
                Bonne journée à vous !



                • njama njama 24 août 18:37

                  @Raymond75
                  Les espagnols de « La Nueve », la plupart communistes ou anarchistes, les premiers à entrer dans Paris !
                  Merci je ne connaissais pas

                  Les Espagnols de la « Nueve », héros effacés de Paris libéré
                  Par Cyril Fourneris 24/08/2019
                  (extraits)
                  Le 24 août au soir, cela fait quatre jours que Paris se soulève contre l’occupant allemand. L’ordre est donné aux hommes de la 9e compagnie d’avancer dans la capitale par la Porte d’Italie. Les 160 hommes de la Nueve, parmi lesquels 146 Espagnols, avancent dans des véhicules blindés portant le nom de villes espagnoles telles que Guadalajara, Brunete, Teruel ou encore Guernica.

                  Les soldats de la Nueve ne seront rejoints que le lendemain par les chars du général Leclerc. Paris est officiellement libérée le 25 juillet. Triomphalement accueilli à Paris, le général de Gaulle se garde de remercier les soldats espagnols dans sa première allocution. Le 26 août, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, il déclare : « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France ».

                  lire l’article

                  https://fr.euronews.com/2019/08/24/les-espagnols-de-la-nueve-heros-effaces-de-paris-libere


                • Raymond75 24 août 18:33

                  Dernier témoignage, la colonne ’Dronne’ (du nom de son capitaine) entre avec la Nueve dans Paris :

                  https://www.youtube.com/watch?v=QKqwL84Ir3Q


                  • San Jose 24 août 21:16

                    Alors, ce peuple français léger et versatile acclamait Alcazar ou Tapioca ? 


                    • Surya Surya 25 août 10:07

                      "(le camarade aurait lu une liste de courses qu’on n’y aurait pas entendu la différence)’

                      Soit le gamin était mort de trac, soit en effet il ne comprenait pas l’importance du discours qu’il lisait (ou soit il s’en fichait). Le prof aurait sans doute mieux fait de lire le discours lui-même en prévenant qu’il allait le lire sur le même ton que De Gaulle à l’époque, pour justement montrer aux élèves l’émotion qui s’en dégageait, et puis sans doute aussi un certain soulagement.


                      Je crois qu’il est faux de dire que les gens (en tout cas certains) ne s’intéressent plus à l’histoire. Ils ne s’intéressent plus à l’histoire froide et factuelle qu’on trouve dans les manuels, peut-être, mais l’histoire est en nous, on porte tous, qu’on s’en rende compte ou pas, la mémoire des événements récents (je veux dire par là les événements qui se sont produits une ou deux générations avant nous, plus ancien c’est peut-être moins flagrant en effet). Il n’y a qu’à voir comment sur internet les gens ironisent ou pestent, encore aujourd’hui, contre ceux qui ont de leur temps acclamé Pétain, il n’y a qu’à voir les débats qui ont encore lieu de nos jours, pour voir que ce dont on parle, c’est bien sûr quelque chose qui s’est passé il y a 75 ans, mais c’est aussi quelque chose qui continue de vivre en nous. C’est encore très présent dans nos mémoires, c’est encore très vivant.


                      Et puis, il reste encore des témoins de cette époque. Trop peu, malheureusement. J’appréhende le moment où il n’en restera plus aucun. Non seulement c’est passionnant de les écouter parler, mais il m’a toujours semblé que, sans que personne ne s’en rende vraiment compte au quotidien, leur seule présence (et bien sûr leurs témoignages) contribue à ce que des événements comme ceux là ne puisse pas se reproduire. C’est peut-être inconscient, mais j’ai l’impression que leur seule présence parmi nous nous empêche de dépasser certaines limites. Et le jour où ils sont tous partis, malheureusement ça fait sauter certains verrous, et c’est là qu’on est en danger ; c’est plus facile de reproduire les mêmes erreurs et horreurs, ou de réécrire l’histoire, s’ils ne sont plus là.


                      Quelqu’un connaîtrait-il un site internet où seraient regroupées et diffusées des interviews de tous les témoins, quels qu’ils soient (résistants, déportés, soldats...) de la seconde guerre mondiale en Europe ? Un site qui ne s’intéresserait qu’à la parole des témoins, et rien d’autre ?


                      • Parrhesia Parrhesia 25 août 15:05

                        @Surya
                        Merci pour tout ce qui se dégage de ce plaidoyer pour l’Histoire..
                        Bonne journée à vous.


                      • Raymond75 26 août 10:10

                        @Surya

                        En tapant ’témoins de le 2ème guerre mondiale’ sur Youtube, on trouve de nombreux témoignages :

                        https://www.youtube.com/results?search_query=t%C3%A9moins+de+la+2%C3%A8me+guerre+mondiale


                      • Raymond75 26 août 10:13

                        @Raymond75

                        Idem avec ’témoins de la libération de Paris :

                        https://www.youtube.com/results?search_query=t%C3%A9moins+de+la+lib%C3%A9ration+de+Paris

                        On peut cibler d’autres témoignages.


                      • Surya Surya 26 août 18:34

                        @Raymond75

                        Merci beaucoup pour ces deux liens. Je vais visionner autant de vidéos que possible, sachant que parfois certaines vidéos sur YouTube sont retirées de la plateforme. 
                        Si ça n’existe pas déjà, ce qui m’étonnerait, je pense que des historiens devraient créer un site internet uniquement consacré aux témoins de l’histoire, avec des textes et des photos aussi, et bien sûr regroupant toutes les vidéos de leurs interviews. Les profs dirigeraient leurs élèves vers ce site, qui garderait la mémoire de toutes ces personnes qui ont eu tant à nous apprendre, tant à nous transmettre, afin qu’elles ne soient jamais oubliées.

                        Bonne soirée à vous  smiley

                        @Parrhesia

                        Pas de quoi, bonne soirée à vous aussi  smiley



                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 août 19:20

                          @Adibou
                          Exact, mais on ne parle que rarement du 2e débarquement qui a eu lieu en Provence, et là on retrouvait les soldats de l’ armée d’Afrique et les soldats d’Afrique du nord, parmi les 200 000 hommes de ce 2e débarquement.


                        • Raymond75 26 août 13:54

                          @Adibou

                          Les troupes qui ont participé à la bataille de Normandie ont transité par l’Angleterre, et les Américains ont exigé leur ’blanchiment’.

                          Idem lorsque les troupes qui ont débarqué en Provence sont arrivées à hauteur de Lyon.

                          Et dans les troupes US, la ségrégation était en vigueur, et les noirs américains étaient affectés à la logistique, ils n’avaient pas l’honneur de mourir au combat !!! sauf de rares exceptions :

                          https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuskegee_Airmen


                        • pierre 27 août 18:39

                          @Fifi Brind_acier
                          pas le deuxième, sauf si vous prenez en compte le premier en Algérie....


                        •  C BARRATIER C BARRATIER 25 août 21:15

                          C’est bien la 9 ème compagnie, aguerrie, que LECLERC a envoyé nettoyer le terrain et prendre l’Hôtel de ville. La 2 ème DB est arrivée le lendemain. De Gaulle en oubliant les premiers libérateurs, la Nueve, ainsi que Tanguy chef des Francs Tireurs Partisans, communistes, DE GAULLE donc a falsiifié l’Histoire en gommant des faits essentiels.

                          "Ce qui est à la fois curieux et regrettable, c’est que la visite de De Gaulle à la cathédrale n’est pas mentionnée dans le site du gouvernement pour célébrer ce soixante-quinzième anniversaire, probablement au nom d’une laïcité qui fait fi des faits historiques« 


                          Les catholiques avaient soutenu Pétain, la laïcité n’a rien à voir avec cela. N’oublions pas que Pétain avait imposé dans la totalité des écoles l’’enseignement des »devoirs envers Dieu"..ce n’était pas par laîcité. Franco en Espagne avait précédé Pétain, et imposé le catholiicsme. Cette messe gaulliste n’a rien eu d’essentiel dans la libération de Paris......La mettre sur le site favoriserai les réactions comme la mienne.....


                          Les Résistants qui ont joué un rôle de premier plan dans la libération de la France, la mise au pouvoir de De Gaulle à Alger, et le sauvetage de l’indépendance de la France ne sont pas cités non plus. Pourtant, compagnons de la Libération, De Gaulle savait ce qu’il leur devait

                          Viur

                          France, terre de Résistance, agoravox


                          • troletbuse troletbuse 27 août 11:45

                            Rototo admire tous les anti-gaullistes qui se prévalent du gaullisme. Quelle naïveté !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès