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Accueil du site > Actualités > Europe > Pour le FREXIT progressiste antifasciste et internationaliste

Pour le FREXIT progressiste antifasciste et internationaliste

Le 19 mai dernier, au nom du PRCF, Benoit Foucambert, militant du PRCF, syndicaliste enseignant, intervenait lors d’un débat orgnisé par le PRCF 84 à L’Isle sur la Sorgue dans le Vaucluse. Un débat réunissant un large panel éventail d’organisation politiques et syndicales de l’arc progressistes. Avec notamment la présence de la fédération 84 du PCF, des représentants d’ATTAC 84, de la France Insoumise, du Front Syndical de Classe ou du POI-D. La vidéo de l’intégralité des interventions avait été diffusé en direct par Initiative Communiste. Voici en détail la transcription de l’intervention de Benoit Foucambert.

Nous nous trouvons à quelques jours de l’anniversaire du 29 mai 2005, date du référendum sur la constitution européenne durant lequel le peuple travailleur de France avait infligé une défaite cuisante à l’oligarchie capitaliste.

13 ans après, nous vivons un printemps de lutte contre un ensemble de contre-réformes imposées par le gouvernement Macron dans le droit fil des injonctions européennes.

Aujourd’hui comme hier, la question de l’UE est d’une actualité brûlante et elle est au cœur de la casse du modèle social français instauré par les grandes conquêtes populaires de 1936, 1945 ou 1968.

C’est en 1957 qu’est créée la CEE par le traité de Rome, dans le contexte de la guerre froide. Elle fait suite à la CECA et à la tentative avortée de la CED. Derrière tous ces épisodes, nous trouvons le capital nord américain et les grosses entreprises du continent européen (chimie allemande en tête). Il s’agit pour toutes ces forces de construire une vaste zone de libre échange arrimée à Washington et à l’OTAN, faisant face au bloc soviétique. Il s’agit aussi de commencer à populariser l’idée d’Etats-Unis d’Europe dissolvant les Etats-Nations.

Des décennies de bourrage de crâne font passer les fondateurs de l’Europe pour de généreux altruistes un peu idéalistes. En réalité, les Schumann et autres Monnet étaient des agents intéressés du capital, et leur projet loué par la droite et les socialistes s’attirait de très vives critiques du PCF et de la CGT.

Ainsi Benoit Frachon alors secrétaire général de la CGT déclarait-il dès 1957 : « Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l’économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l’ensemble de ces pays (…) il ne peut aboutir qu’à l’hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l’occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains. »

Aucun divination ici, seulement la stricte analyse de classe de ce qu’était la construction européenne, nous allons le voir.

La CEE s’est ensuite peu à peu élargie et approfondie avec le vote de du Marché Unique européen en 1986 soutenu par le FN qui instaure la déconstruction du marché national et du service public.

En 1992, suite à la chute de l’URSS et à la réunification allemande, la CEE devient UE avec le Traité de Maastricht qui approfondit l’intégration européenne par une construction politique et économique. La formule emblématique du traité de Maastricht est : « l’UE est une économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ». Elle signifie que l’UE est par nature et par essence capitaliste et qu’elle vise essentiellement à la marchandisation de tous les biens et services ainsi qu’à l’affaiblissement des États et des services publics. Ce qui faisait dire alors à Alain Madelin, que l’Europe, c’est « l’assurance tous risques contre le socialisme » .

Le pilier monétaire est mis en place par la préparation puis le passage à l’Euro avec ses critères budgétaires austéritaires, géré par la Banque Centrale européenne déconnectée des peuples et directement dirigée par le capital financier principalement allemand. L’euro est à la fois UN DISPOSITIF MONETAIRE, une police budgétaire continentale et un ARRANGEMENT INTER-IMPERIALISTE entre la zone mark et la domination du dollar.

En 2007, le traité de Lisbonne sanctifie la construction européenne capitaliste et il constitue une véritable forfaiture puisqu’il reprend la constitution européenne pourtant rejetée par le peuple français en 2005. Le tout est verrouillé par l’impossibilité de changer les traités puisqu’il faudrait l’unanimité des 28 états de l’UE, ce qui est tout bonnement impossible.

Enfin, en 2012 est adopté le Pacte budgétaire européen (officiellement appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et son mécanisme de convergence des politiques économiques et monétaires de la zone euro.

Dans cette UE désormais en place, la commission de Bruxelles, non élue, est l’organe central avec de très larges prérogatives. Le parlement lui n’est qu’un parlement croupion qui ne dispose pas de l’initiative des lois. Il est surtout un parlement qui ne représente aucun peuple et qui n’exprime donc en aucune manière la souveraineté populaire.

L’UE légifère par le biais des règlements communautaires, des décisions et des directives ainsi que par des recommandations et autres grandes orientations des politiques économiques (appelés GOPÉ) adressées chaque année aux États membres.

L’ensemble de sa politique est défini par les traités et les textes annexés, en particulier la stratégie de Lisbonne rebaptisée « stratégie Europe 2020 » qui supervise tous les domaines de la vie de tous les pays : marchés financiers, éducation, finances publiques, protection sociale, emploi, salaires… .

Bien évidemment, un système de sanctions et la cour de justice sont prévus pour les Etats qui voudraient mener une politique alternative comme ce fut le cas en Grèce il n’y a pas si longtemps. Car en vertu des traités, la Commission peut notamment infliger à un pays une amende allant jusqu’à représenter plusieurs points de PIB en cas de non suivi de ses recommandations.

Ce qu’il faut donc bien saisir, c’est que les traités supranationaux sont de nature TOTALITAIRES : en effet, ils ne fixent pas de manière neutre, « technique », le fonctionnement des institutions européennes en laissant aux peuples le soin de décider des orientations politiques. Au contraire, ils définissent une politique unique du capital, ils inscrivent les pays qui y appartiennent dans l’application obligatoire du néo-libéralisme et dans l’affiliation au bloc otano-occidental en piétinant si nécessaire les souverainetés populaires comme l’avouait très récemment le commissaire européen socialiste P. Moscovici à propos du CETA : « le CETA continuera à s’appliquer même en cas de rejet d’un des parlements nationaux ». Comme le dévoilait sans fausse pudeur JC Juncker, président de la commission européenne et grand ami de l’évasion fiscale des multinationales, à propos de la Grèce : « il ne peut y avoir de choix démocratiques hors des traités européens ».

Dans la réalité des textes et des politiques menées, nous assistons donc à une planification et à une imposition européennes des régressions sociales, déclinées nationalement avec la complicité des gouvernements en fonction du degré de résistance des peuples.

Nous pourrions développer l’exemple de l’austérité budgétaire, de l’agriculture, de la Sécu, des retraites, des mutuelles, des services publics, de l’assurance chômage, de l’Education, de l’architecture institutionnelle de ce qu’ils appellent les « territoires », des salaires, … Nous nous en tiendrons rapidement à deux sujets sujets d’actualités : délocalisations et SNCF.

Concernant les délocalisations, l’UE impose le droit pour une entreprise de s’installer n’importe où en Europe ; ainsi que la circulation illimitée des travailleurs, des marchandises et des services. De l’autre côté, elle interdit l’harmonisation sociale, organisant une véritable tenaille anti-sociale et une gigantesque course au dumping fiscal et social via la possibilité, pour toute grande firme, de se domicilier là où la fiscalité est la plus basse ; d’exploiter la main-d’œuvre là où les salaires sont les plus bas ; et de faire appel à des sous-traitants là où le droit du travail, le droit social, sont les plus faibles.

Quant aux transports ferroviaires, la matrice européenne est tout aussi claire avec l’utilisation de « paquets ferroviaires » depuis 2001 incluant des directives contraignantes pour les Etats-membres.

Après les 3 premiers paquets ouvrant à la concurrence le fret et le transport international des voyageurs, le 4e paquet ferroviaire adopté en 2016 entend achever l’ouverture totale à la concurrence du rail dans l’Union Européenne d’ici 2019, ce qui explique la précipitation du gouvernement dans son projet de casse de la SNCF et du statut des cheminots. Souvenons-nous de France Telecom, Laposte ou Air France : transformation du service public en entreprise publique avec casse des statuts, puis transformation du secteur en marché avec privatisation et installation d’un oligopole entre grandes firmes en position de rente : l’engrenage est toujours le même.

Au final, l’UE dévaste les droits sociaux et démocratiques, met les peuples en concurrence et frappe très durement les milieux populaires. Elle entretient une violence sociale et idéologique terrible qui, derrière les discours de façade, promeut le modèle libéral de la guerre de tous contre tous et de la responsabilité individuelle totale des destins de chacun en même temps qu’elle s’attache à criminaliser le communisme et le syndicalisme de lutte. Cette promotion permanente de la réussite et de la concurrence individuelle et donc du plus fort et des premiers de cordée se traduit inévitablement par la valorisation de l’extrême-droite au pouvoir dans de nombreux pays (et pas seulement à l’Est) qui prône ces mêmes valeurs. Cela détermine un processus de fascisation extrêmement préoccupant avec par exemple la stricte limitation du droit de grève en Grèce à la demande de Bruxelles pour continuer à y martyriser le peuple travailleur ou avec la répression de plus en plus violente dans notre pays des mouvements sociaux et des étudiants avec le concours des officines d’extrême-droite. Ou encore avec la fusion en cours entre extrême droite et droite réactionnaire sous l’œil bienveillant de l’aile fanatiquement euro-atlantique de la grande bourgeoisie, adepte de la marche forcée vers l’Europe fédérale avec sa« défense européenne », sa « souveraineté européenne », son « gouvernement de l’euro ».

Alors, face à cette UE, quelles solutions pour les travailleurs et les peuples ?

Certains militent pour une réorientation progressiste de l’Europe, font campagne sur le thème de l’Europe sociale voire sur l’internationalisme inhérent à l’UE. L’UE a d’ailleurs mis en place des organisations chargées de promouvoir l’Europe sociale à l’image de la Confédération européenne des syndicats au niveau syndical.

Rappelons d’abord que l’UE supranationale n’a rien à voir de près ou de loin avec l’internationalisme. Le supranationalisme, c’est justement la dissolution des souverainetés et la négation des peuples et des nations alors que l’internationalisme est au contraire la libre association et la libre coopération entre peuples souverains.

Et disons les choses clairement : l’UE n’étant rien d’autre que ce qu’établissent ses traités, on ne peut « réorienter l’UE vers la gauche », ni même d’ailleurs « sortir des traités supranationaux », sans… sortir de l’UE elle-même. L’UE n’est ni amendable, ni ré-orientable, elle est l’outil construit par les puissances capitalistes pour mener leur politique antisociale, anti-démocratique et impérialiste à l’échelle continentale.

Un empire supranational à l’abri des peuples, une thérapie de choc anti-sociale permettant de mettre les travailleurs en concurrence pour réduire le prix de la force de travail et subventionner massivement le capital, des Etats balkanisés et des euro-régions, une politique impérialiste appuyée sur l’Otan et sur l’augmentation des dépenses militaires offensives, une criminalisation du communisme et du syndicalisme de lutte, voilà la feuille de route européenne du capital et voilà l’essence de l’UE.

Pas plus qu’un tigre ne saurait devenir végétarien ou l’OTAN un champion de la paix, l’UE ne peut devenir sociale. Toute politique favorable aux intérêts populaires suppose ipso facto la sortie de l’UE et de l’Euro (sans même parler de l’Otan).

C’est pourquoi, pour le PRCF, il n’y a qu’une alternative, que nous résumons par : En sortir pour dessiner une perspective populaire de changement de société ou… « y rester » pour mourir noyés dans les eaux glacés du calcul égoïste !

Pour en sortir et s’en sortir, nous proposons la démarche de constitution d’un Front de Résistance Antifasciste, Patriotique, Pacifique, Populaire et Ecologiste (F.R.A.P.P.P.E.). Associant les couches moyennes au monde du travail pour isoler l’oligarchie capitaliste , ce regroupement à vocation majoritaire viserait clairement un Frexit progressiste, antifasciste et internationaliste, une sortie par la gauche de l’UE-euro-OTAN pour « mettre le monde du travail au centre de la vie nationale » comme y invitait le CNR dans son programme, tout en déployant des coopérations transcontinentales tous azimuts. Et, chemin faisant, de rouvrir concrètement dans le droit fil du rassemblement populaire majoritaire, la voie du socialisme pour notre pays.

Ainsi, alors que les couches populaires rejettent largement l’UE en France et dans la plupart des pays européens, le PRCF propose donc d’agir concrètement pour qu’émerge en France et en Europe un pôle progressiste 100% opposé à l’UE fascisante et belliciste, de l’impérialisme et de l’oligarchie capitaliste.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/avec-le-prcf-frexit-progressiste-antifasciste-et-internationaliste-par-benoit-foucambert-video-frexit/


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55 réactions à cet article    


  • Christ Roi Christ Roi 15 juin 18:16

    Très bonne initiative ! Essayez de rejoindre L’URL pour associer vos forces. smiley 


    • Christ Roi Christ Roi 15 juin 18:17

      Pardon L’UPR 


    • Christ Roi Christ Roi 15 juin 21:19

       Et dès que nous aurons retrouver notre souveraineté, il faudra trouver un roi et le sacrer à Reims pour effacer la décapitation de Louis XVI. La France deviendra alors un monarchie communiste. Ce n’est pas incompatible. Je vous rappelle que le communisme originelle et authentique était CATHOLIQUE. C’est Karl Marx qui la dévoyé en l’accaparant et en faisant croire que le communisme s’associait nécessairement avec l’athéisme. C’est un mensonge. Tout le message du Christ est profondément communiste. 

      Matthieu 19:24 "Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu."
      Ce n’est pas communiste, ça ? De la pure lutte des classes ! smiley

    • Attila Attila 15 juin 21:57

      @Christ Roi
      « Ce n’est pas communiste, ça ? De la pure lutte des classes ! »
      D’après le livre de Frédéric Lenoir « Le Christ philosophe », Jésus était entouré de marginaux et d’exclus, notamment des femmes qui n’avaient pas ou plus de statut social : veuves, prostituées.
      Au deuxième siècle après J-C, le philosophe romain Celse décrivait le christianisme comme « une religion de palefreniers et de blanchisseuses ». Des prolos, quoi.
      .
      C’est après que les bourgeois ont dévoyé le christianisme.

      .


    • Yanleroc Yanleroc 16 juin 23:36

      @Christ Roi
      Essayez de rejoindre L’UPR pour associer vos forces.

      AF a un mot pour ça« le mariage de la carpe et du lapin »

      Communisme et Kisme « régulé-redistribué », pourquoi pas après tout, ça pourrait être une étape vers un Communisme Planétaire, un raccourci !

      C’ est d’ ailleurs, la seule solution accompagné d’ un changement-remise à niveau, complet des paradigmes !!

    • Yanleroc Yanleroc 16 juin 23:39

      La vielle guimbarde de Juppé est justement là pour nous le rappeler !


    • ppazer ppazer 18 juin 11:00

      @Attila
      Le Christianisme a été dévoyé par Constantin 1er.


    • Attila Attila 18 juin 23:50

      @ppazer

      D’un côté, Constantin a fait cesser les persécutions contre les chrétiens.
      De l’autre, en adoptant la religion chrétienne en tant qu’empereur, il a mis le christianisme au pouvoir. C’est peut-être l’alliance du christianisme avec le pouvoir qui l’a dévoyé.

      En tout cas, d’après des témoignages qui viennent de ma famille, du temps de mes grand-parents, avant la seconde guerre mondiale, les curés n’étaient pas vraiment du côté des pauvres.

      .

    • ppazer ppazer 19 juin 10:27

      @Attila
      Certes. Mais le christianisme après Constantin n’a plus rien à voir avec le christianisme originel. La bible a très largement été modifiée, pour ne pas dire réécrite. Constantin a créé le dogme chrétien, répondant à des intérêts administratifs.
      Peut-on encore appeler cela du christianisme ? Moi je ne le pense pas, même si c’est le nom que l’on a donné à ce courant doctrinaire. De tout temps il y a eu du novlangue.


    • malitourne malitourne 15 juin 18:29

      Une sortie par la gauche pourquoi pas ? Mais pourquoi pas non plus une sortie tout court ?


      • Yanleroc Yanleroc 16 juin 23:57

        @malitourne, 

        Après, les communistes auraient du mal avec Asselineau pour virer à gauche plein pot , une fois la BDF, les services redevenus publics et le référendum d’ I.P. validés !

        A moins que justement le Référendum d’ IP ne le permette !


      • malitourne malitourne 17 juin 10:16

        @Yanleroc
        Et pourquoi il ne le permettrait pas. Ces référendums d’IP seraient d’authentiques avancées démocratiques...


      • Yanleroc Yanleroc 17 juin 11:53

        @malitourne, oui, ça fait rêver !

        Mais ce sera aussi bien sûr une porte grande ouverte aux opposants du Souverainisme, d’ autant que le Kisme est le cheval de Troie de l’ Oligarchie..pour l’ instant !

        Car quand en sera venu le moment, le communisme ne leur posera aucune problème, puisqu’ il est inscrit par essence, dans le nouvel Ordre mondial ! 

        Communisme pour la plèbe survivante, s’ entend.

      • Attila Attila 15 juin 20:23

        Un copié/collé des analyses de l’UPR sans jamais citer l’UPR, est-ce bien honnête ?
        .
        " Ainsi, alors que les couches populaires rejettent largement l’UE en France et dans la plupart des pays européens, le PRCF propose donc d’agir concrètement pour qu’émerge en France et en Europe un pôle progressiste 100% opposé à l’UE fascisante et belliciste, de l’impérialisme et de l’oligarchie capitaliste "
        Il faudrait dire à Benoit Boucanfer que les classes populaires rejettent aussi la gauche, elles s’abstiennent majoritairement.

        .


        • Attila Attila 15 juin 22:00

          @belin
          « On connait les arguments du Gourou par cœur maintenant. »
          Reste plus qu’à les comprendre.

          .


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 juin 11:51

          @belin

          Quand on voit les divisions au sein de l’ UE, la montée du mécontentement, et l’incapacité des Mamamouchis à régler les problèmes, ce château de cartes artificiel peut s’effondrer bien plus tôt que vous ne le pensez ....


          Les divisions ont atteint un point tel, que la moindre idée de réforme est rejetée pour ne pas ouvrir la boîte de Pandore ... « Les 27 veulent éviter l’ornière d’une réforme des Traités »

          Le fonctionnement européen repose sur le consensus, sur l’unanimité, tous les pays doivent s’unir pour tirer dans le même sens. Quand les pays sont divisés, non seulement l’ UE ne fonctionne plus, mais elle n’a aucune chance de réformer quoi que ce soit.
          Les « réformistes de l’ UE » devraient mesurer l’utopie de leurs propositions.



        • PRCF PRCF 22 juin 23:48
          @Attila
          Dans la mesure où le PRCF existe depuis 2004 sous ce nom, qu’il a toujours défendu exactement la position exposé ici. Qu’en 2004 M asselineau émargeait encore au coté de l’UMP. Que son groupe n’a été créé qu’en 2007. Soit plus de 3 ans après le PRCF. Qui a copié qui ?

          Dans la mesure où le score à la présidentielle et à l’ensemble des dernière élection démontre que l’UPR n’est pas un rassemblement, pourquoi venir ici diviser, cliver et faire ici votre vieille retape partisane dont les français ne veulent pas ?

          Le PRCF prend ses responsabilités. Il propose des solutions, il les met en débats et sans rien cacher à personne. Il propose pour un vrai rassemblement un front, garantissement de continuer à faire vivre les indispensables et nécessaires débats tout en mobilisant pour le Frexit.


        • Jean Roque Jean Roque 15 juin 23:09

           
           
          Frexit ? « Fre » c’est pour la colonie Boobaland ?
           
           
          « Gogochon ne fait pas la différence entre internationalisme et supranationalisme, c’est un crétin pratique. »
           
          Soros
           
           
           
          « DES SOUMIS GLANDS REMPLACÉS  ? ON LEURS BOTTE LE CUL ! »
           
          Bichon de Trump


          • Attilax Attilax 15 juin 23:44
            Vous devriez rajouter deux trois adjectifs en « iste » en plus, histoire d’être bien sûrs d’être tout seuls.
            Putain les mecs, je suis pour le frexit, je partage votre analyse de la situation de l’UE et là franchement, présenté tel quel, j’y vais pas ! Trop de conditions, trop d’idéologies, trop de « iste » tue le « iste », et ouste. Et alors le « frappe » final, bravo, c’est la cerise sur le gâteau. Quel génie de la com a pu trouver un truc pareil ? Il a douze ans ou quoi ?
            Vous vous coupez vous-même toute possibilité de rassemblement en exigeant que ça se fasse « comme-ci’ ou »comme-ça« , avec untel mais pas avec untel qui n’est pas de la maison, sous telle et telle condition. Vous voulez le frexit mais exclusivement de gauche ? Un frexit »entre vous", c’est ça  ? Vous en êtes toujours à faire la fine bouche alors que le pays est littéralement dépecé...
            waow.

            Bonne chance, camarades !


            • malitourne malitourne 16 juin 08:35


              @Attilax
              C’est clair et d’ailleurs ils ne sont même pas raccord avec leur idéologie. Leur « Frappppppe » est estampillée antifasciste mais pas anticapitaliste... C’est une « Frapppppe » résistante mais pas révolutionnaire... Un cocktail qui balance entre un marteau stalinien et une faucille trotskyste, c’est ça votre tentative de rassemblement pour un Frexit populaire au PRCF ?


            • Yanleroc Yanleroc 17 juin 00:28

              @malitourne


              Ils essaient de doubler Asselineau sur sa gauche, il y a un créneau.. mais surtout virtuel, théorique !

              Ils cherchent aussi à piocher chez les abstentionnistes, mais ils n’ ont pas encore compris que les abstentionnistes aimeraient bien l’ UNITÉ des partis anti-système avec l’ Art.50, seule sortie possible de l’ UE !

              Transpartisans : Au dessus de tous les partis. L’ UPR ne l’ est plus puisque Le PRCF est à côté !

              Il faut donc maintenant que souffle un Esprit Transpartisan et passer à l’ étape au dessus ! Mais cela jamais FA ne le voudra, c’ est qu’ il y tient à son Timon !

              Surtout que je suis bien certain qu’ il ne ferait confiance à personne pour assurer la Présidence à sa place !






            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 juin 07:53

              @Yanleroc

              Il faut donc maintenant que souffle un Esprit Transpartisan et passer à l’ étape au dessus ! Mais cela jamais FA ne le voudra, c’ est qu’ il y tient à son Timon !

              Le mensonge ne vous fait pas peur ! Bien sûr que l’ UPR souhaite des alliances, mais avec des conditions que le PRCF ne remplit pas, par exemple, le Frexit par l’article 50, le PRCF n’en veut pas, il attend la révolution et veut faire « Un Frexit de Gauche ». Le PRCF ne veut pas non plus d’un rassemblement du peuple français, comme l’était le CNR.

              Le PRCF est plein de contradictions. Il fait sans cesse référence au CNR, alors que le programme du CNR n’a jamais été un programme communiste. Lisez-le, il ne contient aucune référence à la dictature du prolétariat, ni à l’appropriation collective des moyens de production. C’est un programme de consensus pour libérer la France.

              Quant aux signataires du Programme du CNR, c’était la totalité des organisations françaises, pas seulement de Gauche, les signataires allaient du PCF à la Droite la plus conservatrice.
              Le PRCF ne veut pas non plus d’un tel rassemblement.



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 juin 07:59

              @Yanleroc

              Si vous étiez mieux informé, vous sauriez qu’en 2012, un meeting commun a eu lieu à Aix en Provence, justement pour envisager un nouveau CNR, avec :

              - François Asselineau (UPR)

              - Georges Gastaud (PRCF)

              - Jacques Nikonoff (M’PEP)

              - Jacky Omer (Front syndical de classe)

              - Jean-Luc Pujo (Clubs Penser la France)

              Asselineau leur proposé une alliance, ils ont tous refusé sous des prétextes divers.

            • malitourne malitourne 17 juin 09:52

              @Yanleroc
              La question n’est pas Asselineau. La question est que le Frexit est la seule issue positive à court et à long terme. Pour l’obtenir il faut rassembler le peuple le plus largement possible pour atteindre cet objectif. A l’UPR, tout le peuple est invité et bienvenu, et tous les communistes y compris bien évidemment.

              Le Frapppe veut rassembler sous certaines conditions idéologiques, c’est une proposition de rassemblement qui implique qu’on ne rassemblera que les éléments du peuple qui adhèrent à ces conditions. C’est au mieux compliqué au pire utopique. 
              Il n’y a que l’UPR qui propose de rassembler tout le monde, qui offre la possibilité d’un rassemblement patriotique national qui est l’unique moyen de s’affranchir du piège populicide de la mondialisation.
              Contre les Romains, on a besoin de Cétautomatix et d’Ordralfabétix et du village entier pour les faire déguerpir. On recommencera à se foutre sur la gueule après le banquet.

            • Yanleroc Yanleroc 17 juin 11:04

              C’ est pratiquement sûr, et si ça peut plaire à certains, je pense que la majorité est surtout effrayée par cette perspective, c’ est pourquoi elle s’ accroche à cette UE protectrice à leurs yeux !

              Je suis favorable à l’ UPR, mais je préfère « un front » plutôt qu’ un regroupement « sous l’ égide de » !
              Ils finiront bien par y venir, quand l’ ennemi sera clairement défini pour tous ! 

            • malitourne malitourne 17 juin 11:13

              @Yanleroc
              Si j’adhère et je milite à l’UPR, ce n’est pas pour les beaux yeux d’Asselineau. C’est pour me compter avec tous les volontaires qui veulent mener la bataille politique du Frexit. Ceux qui attendent que les choses se fassent toute seule sont les mêmes que ceux qui attendaient les russes ou les américains pour libérer notre pays. Nous devons nous rassembler et agir. Ou se soumettre.


            • Yanleroc Yanleroc 17 juin 12:31

              @malitourne, c’ est tt-à-fait honorable !

              J’ avais il y a quelques années, dit, qu’ il faudra bien expliquer aux français, comment ça va se passer ensuite, car on sait que certains sont durs d’ oreille ! 

              Et en vérité, comment cela se passerait après le Frexit, on n’ en sait rien du tout, et ça n’ a rien à voir avec les capacités d’ A. ni de l’ Economie, 
              mais avec le fait que les français ne sont jamais d’ accord bien longtemps, d’ où la nécessité de leur dire, où et comment faire ! 

              Alors que nous ne devons pas attendre les élections !

              Fiorile veut lancer des mandats sur nos dirigeants traites aux intérêts du peuple, ce n’ est pas plus irréaliste que d’ attendre des années encore des élections, si la Fi, le FN et autres ne s’ allient pas pour une sortie sèche !
              Les gens attendent cette union apparemment contre nature, 
              mais nous sommes un pays perverti par l’ individualisme, l’ orgueil et le fluor, sans unité, ni conscience nationale !!
              Et Asselineau en a encore pour un moment avant de siphonner tous les partis.
              sans compter que les abstentionnistes, ne se fédèrent pas comme des Charlies sur un False Flag !




            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 juin 17:47

              @Yanleroc

              comment cela se passerait après le Frexit, on n’ en sait rien du tout,

              Si, si, on sait. Asselineau n’est pas Thérésa May, qui est incompétente. Il estime que les négociations de sortie ne devraient pas prendre plus de 6 ou 8 mois. Ensuite, il y a aura l’application du programme de l’ UPR.

              Fiorile veut faire un coup d’état, surtout qu’il ne se gêne pas !


            • Yanleroc Yanleroc 17 juin 18:33

              @Fifi Brind_acier
              Fiorile veut faire un coup d’état, surtout qu’il ne se gêne pas ! 

              Ah non, il est dans la légalité d’ après lui !

            • PRCF PRCF 23 juin 00:06

              @Fifi Brind_acier

              répéter 1000 fois un mensonge n’en fait pas une vérité. Ne prenez pas les lecteurs d’agoravox pour des gogos. Ils savent que l’UPR refuse depuis sa création en 2007 la moindre action commune avec une quelconque autre organisation. La preuve ? il n’y en a eu aucune. Le PRCF, le M’PEP, les CPF, le POI, le MS 21, le CNR RUE etc. ont tous mené des actions conjointes pour la sortie de l’UE. Préférant défendre l’intéret des travailleurs du pays à des calculs électoraux partisans au service d’une ambition personnelle.quelques précisions utiles :https://www.initiative-communiste.fr/articles/rectification-propos-de-francois-asselineau-prcf-communistes-ont-toujours-milite-frexit/



            • Ouvert 16 juin 09:34

              Excellente analyse aboutissant à une conclusion logique. Les critiques sur le fonctionnement de l’UE fusent dans tous les partis d’opposition mais rares sont ceux qui en tirent les conclusions. Je ne suis pas communiste mis je salue cette prise nette de position.


              • zygzornifle zygzornifle 16 juin 09:50

                Pour faire le freexit il faut déjà gigler la bande a Macron et ses mougeons et demander aux membres du PRCF qui ont veautés pour lui de rendre leurs cartes .....


                • mursili mursili 16 juin 12:17

                  @zygzornifle


                  S’ils l’ont fait c’était pour faire barrage à la bête immonde et éviter le retour aux heures les plus sombres...

                • zygzornifle zygzornifle 16 juin 15:46

                  @mursili


                  Ouais mais on dirait qu’il se sont trompés de personnage les adeptes du sursaut républicain , moi je l’ai fait mon sursaut en votant contre Macron et chaque jour qui passe me conforte dans mon choix , les heures les plus sombres VS la dictature d’un arriviste adepte de la casse sociale , le menu de la cantine Française du second tour a vraiment un gout de chiotte .... 

                • Albert123 16 juin 10:21

                  « le PRCF propose donc d’agir concrètement pour qu’émerge en France et en Europe un pôle progressiste 100% opposé à l’UE fascisante et belliciste, de l’impérialisme et de l’oligarchie capitaliste. »


                  progressiste = filles à cheveux bleus hystériques et autres travelos aussi complexés que sidaiques, allocation à tout va pour les racailles, le tout en paupérisant l’ensemble de la population, quel programme !!!

                  vous êtes opposé à une UE fascisante, mais vous ne proposez rien d’autre car l’antifascisme est fasciste par nature.

                  en gros on devrait chasser ceux en place pour vous permettre de prendre leur place et le faire avec le sourire car vous nous promettez tout et son contraire.

                  ne parlons même pas du caractère anti belliciste et anti impérialiste de votre projet, qui démontre juste que vous ne savez pas de quoi vous parlez et que l’aspect géostratégique en matière de relation internationale vous échappe complètement.

                  on finira avec votre dent contre une oligarchie capitaliste qui se résume encore une fois à prendre la place de ceux que vous dénoncez, le capitalisme d’état des communistes n’étant en rien différent de ce qui se passe aujourd’hui.

                  En gros votre projet est encore pire que celui que nous vivons actuellement et nous devrions avoir pleine confiance dans votre équipe de bras cassés.

                  quand il s’agit de gérer une nation ou un groupe de nation, utiliser des mots de plus de 4 syllabes que l’on ne comprend pas soi même ne suffit pas, inventer des sigles et des logos dans une réunion entre potes qui s’auto congratulent non plus. 


                  • Julien30 Julien30 16 juin 15:35

                    @Albert123

                    « le capitalisme d’état des communistes n’étant en rien différent de ce qui se passe aujourd’hui. »
                    Il y a tout de même de réelles différences entre les deux, celui des cocos vous amène irrémédiablement à la ruine, et à vitesse grand V.


                  • Yanleroc Yanleroc 17 juin 00:47

                    @Julien30
                    Communisme et Kisme « bridé », au début puis disparation progressive du Kisme au profit d’ une Economie « automatique gérée par l’ IA » !


                    De tte façon le Communisme Planétaire avec sauvegarde des particularismes régionaux, est le but à atteindre.

                     Là aussi, un NOW repris en main par les peuples, comme une UE devrait aussi en faire l’ expérience.

                     L’ UE en l’ état, est réellement un instrument du NWO, mais qui peut se retourner contre Les Responsables, si le populo en prenait conscience !

                    Car pour ce qui est de Sauvegarde des particularismes locaux, un comité de veille avec les pleins pouvoirs est impératif ! Quand tous les gars du...♪.

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 juin 11:25
                    Merci pour ce texte, un copié/coller des analyses de l’ UPR, à destination de la Gauche européiste qui croit qu’il est possible de « changer les Traités », et qui confond l’ UE avec de l’Internationalisme...

                    Les divisions au sein de l’ UE sont de plus en plus visibles, sur tous les sujets essentiels, ce qui empêche toute unanimité pour changer les Traités.
                    Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant.

                    Ceci dit, la sortie de l’ UE ne concerne pas que la Gauche. Elle concerne tous ceux qui ne supportent plus le manque de démocratie, ceux qui ont perdu leur boulot, ceux qui sont consternés par les décisions de Bruxelles en matière d’écologie, ceux qui vivent mal l’abandon du milieu rural par les services publics, ceux qui rejettent les guerres d’ingérence de l’ OTAN et leurs cortège de morts et de vagues migratoires etc.

                    Cela fait du monde, bien au delà de la Gauche... !

                    Reconstruire la Gauche peut se faire de pair avec une sortie légale, organisée et pacifique de l’ UE & de l’ OTAN. L’UPR a un programme copié et actualisé du programme du CNR. Elle attend que le PRCF veuille bien se manifester...


                    • izarn izarn 16 juin 14:05

                      @Fifi Brind_acier
                      De toute façon l’UE est bloquée par ce concept totalement totalitaire et inepte :
                      Un pays une voix....
                      Il suffit qu’un caca de mouche sur la mer : Malte ; refuse un traité epour que tout retombe.
                      Face à 200 millions d’européens, les connards de Malte (Qui assassinent des journalistes), du Luxembourg(Qui volent les contribuables d’autres pays), etc...
                      En France seulement 18% des gens ont voté Macron...
                      En UE, il suffit de 0,005% pour fiche tout par terre.
                      Ce n’est pas de la démocratie, c’est du n’importe quoi !
                      Donc l’UE bloquée ne pourra jamais réagir correctement.
                      Donc l’UE est fasciste.
                      Donc l’UE est TOTALITAIRE, bien pire que la Chine, que la Russie, que la Corée du Nord !
                      UE DELENDA EST !


                    • izarn izarn 16 juin 14:15

                      @izarn
                      Je propose à Asselineau ceci :
                      S’associer à l’Allemagne pour provoquer un ultimatum et éliminer l’unanimité.
                      Ensuite la France et l’Allemagne, peut-etre avec l’Italie, créent une autre UEbis, qui reprends tout les traités, SAUF l’UNANIMITE...
                      Ainsi cela rouvre la porte à la démocratie, et à la révision des traités par la majorité des peuples.
                      On pourra ensuite, par referendum modifier les traités, les lois, et faire exploser le marbre délirant du Junker de malheur...
                      Pour ça il ne faut ni Macron, ni Merkel...
                      Bien sur !!!
                      Et puis Malte et le Luxembourg : Qu’ils aillent se faire mettre chez les grecs...
                      Et autres ex-pays de l’Est otanistes jusqu’au trognon...
                      Alors Trump n’aime pas l’UE ?
                      Pour le coup, il a raison !
                      L’UE sans Trump c’est quoi ?
                      Le début de la FIN !

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