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Accueil du site > Actualités > Europe > Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (...)

Traité de Maastricht : l’euro approuvé par le peuple français (3)

« Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates. (…) Chacun a estimé que l’Europe était suffisamment connue et c’est une erreur d’appréciation. On voit bien au moment où, pour la première fois, on s’adresse véritablement au peuple pour qu’il décide, on lui donne, on lui restitue son pouvoir, on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation, d’explication considérable à faire, parce qu’on a pris trop de retard. Espérons qu’on le comblera. (…) Aujourd’hui, dans la plupart des quartiers, des communes, partout en France, on discute de l’Europe. C’est la première fois ! » (François Mitterrand, le 3 septembre 1992 sur TF1). Troisième et dernière partie.



Le référendum sur la ratification du Traité de Maastricht a été l’occasion du premier grand débat national sur l’Europe pendant l’été 1992 en France. Après avoir évoqué l’aspect purement institutionnel et les arrière-pensées politiciennes, je propose ici deux extraits de discours parlementaires.

L’histoire retiendra donc que l’euro a été adopté démocratiquement par le peuple français et encore en 2017, les sondages montrent qu’il resterait majoritairement favorable au maintien de l’euro, ou plutôt, contre son retrait qui provoquerait une crise financière et coûterait très cher aux Français.

C’est peut-être sur ce thème que le Front national est en train de se déliter politiquement, entre les deux lignes, la ligne Marion Maréchal-Le Pen de FN d’extrême droite voulant faire une alliance avec la droite dure, et la ligne Florian Philippot clairement d’extrême gauche opposée à l’euro. Beaucoup de voix au FN réclament le maintien de l’euro dans le programme du parti extrémiste pour la seule raison que sans cela, il serait voué à demeurer dans l’opposition. D’autres, au contraire, considèrent que la sortie de la zone euro est le fonds de commerce du FN qui se distinguerait ainsi des autres partis.

En quelques sortes, l’élection présidentielle de 2017 a été la consécration et surtout, la confirmation du vote populaire du 20 septembre 1992 en faveur de l’euro. Surtout avec l’arrivée à l’Élysée de premier partisan enthousiaste de la construction européenne depuis une vingtaine d’années, à savoir Emmanuel Macron.

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Pour finir, je ne résiste pas à retrouver quelques archives parlementaires.

Il y a eu bien sûr le fameux discours de Philippe Séguin prononcé à l’Assemblée Nationale le 5 juin 1992. Philippe Séguin, qui était pour le "non" au Traité de Maastricht, avait d’ailleurs reconnu qu’il s’était trompé et que l’euro contribuait à rendre plus puissante la souveraineté de l’Europe et donc celle de la France dans le monde.

Dans ce discours du 5 juin 1992, Philippe Séguin a exprimé sa foi en la nation française : « Dans cette affaire éminemment politique, le véritable et le seul débat oppose donc, d’un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d’organisation sociale désormais dépassée dans une course à la mondialisation qu’ils appellent de leurs vœux et, de l’autre, ceux qui s’en font une tout autre idée. La nation, pour ces derniers, est quelque qui possède une dimension affective et spirituelle. C’est le résultat d’un accomplissement, le produit d’une mystérieuse métamorphose par laquelle un peuple devient davantage qu’une communauté solidaire, presque un corps et une âme. Certes, les peuples n’ont pas tous la même conception de la nation : les François ont la leur, qui n’est pas celle des Allemands ni des Anglais, mais toutes les nations se ressemblent quand même et nulle part rien de durable ne s’accomplit en dehors d’elles. La démocratie elle-même est impensable sans la nation. De Gaulle disant : "La démocratie pour moi se confond exactement avec la souveraineté nationale". On ne saurait mieux souligner que pour qu’il y ait une démocratie, il faut qu’existe un sentiment d’appartenance communautaire suffisamment puissant pour entraîner la minorité à accepter la loi de la majorité ! Et la nation, c’est précisément ce par quoi ce sentiment existe. Or la nation, cela ne s’invente ni ne se décrète, pas plus que la souveraineté ! ».

Et de continuer : « Le fait national s’impose de lui-même sans que personne puisse en décider autrement ; il n’est ni repli, ni rejet, il est acte d’adhésion. Car la nation, ce n’est pas un clan, ce n’est pas une race, ce n’est pas une tribu. La nation, c’est plus fort encore que l’idée de patrie, plus fort que le patriotisme, ce noble réflexe par lequel on défend sa terre natale, son champ, ses sépultures. Car le sentiment national, c’est ce par quoi on devient citoyen, ce par quoi on accède à cette dignité suprême des hommes libres qui s’appelle la citoyenneté. (…) Tant pis pour les intellectuels de salon qui montrent dédaigneusement du doigt ceux "qui ont cette conviction obsessionnelle que la nation française est porteuse d’un message universel de valeur supérieure et d’une mission salvatrice". Oui, la France a une vocation messianique. (…) L’avenir de la France ne dépend pas seulement du succès de l’Europe, mais passe certainement par le redressement de la France. En entravant sa liberté d’agir, en la contraignant à renoncer un peu plus à elle-même, on rendrait un bien mauvais service à l’Europe. Car la République française pourrait être l’âme ou le modèle de cette Europe nouvelle, aujourd’hui aspirée par le vide et qui hésite entre espoir et angoisse, goûte de la liberté et peur du désordre, fraternité et exclusion. ».

Un autre discours intéressant est à présenter aujourd’hui, c’est celui d’un imposteur qui s’est découvert révolutionnaire alors qu’il n’a jamais été autrement qu’un simple apparatchik du Parti socialiste pendant plusieurs décennies, pendant toute sa vie active d’avant novembre 2008. Jean-Luc Mélenchon était en effet un sénateur qui était favorable au Traité de Maastricht et il regrettait même que les communistes ne fussent pas autant favorables que lui.

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Dans son discours au Sénat le 9 juin 1992, voici ce qu’il disait : « N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée. En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. ».

Et de poursuivre : « Politique politicienne, paraît-il. Nous gouvernerions ce pays l’œil rivé sur le rétroviseur, nous demandant ce que les uns ou les autres vont penser de ce que nous avons conclu. Vous plaisantez ! Aucune cause franco-française, à plus forte raison, aucune cause de lutte politicienne ne parvient au niveau auquel se situent les enjeux de Maastricht. S’il en résulte un peu de désordre parmi vous, nous ferons avec ! ».

L’argument sur le fond : « Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité, comme aujourd’hui le dollar porte la violence dans les rapports simples et brutaux qu’entretiennent les États-Unis d’Amérique avec le reste du monde. (…) L’alternative au monde violent et injuste, où la chute du mur de Berlin reçoit en écho les émeutes de Los Angeles, c’est l’avènement de la nation européenne porteuse de paix, de civilisation et de solidarité. Et nous ne serons jamais autant Français qu’en y jetant toutes nos forces. ».

Enfin, sur la citoyenneté européenne : « Tout se tient dans la tradition française entre la démocratie et la nation. Si le pouvoir réel de maîtriser notre destin ne peut prendre toute sa réalité économique et sociale qu’à l’échelle de l’Europe, alors, les vrais démocrates ne peuvent que vouloir l’avènement de la nation européenne, et avec elle, de la citoyenneté européenne. (…) Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle. ».

Je trouve que cela méritait d’être rappelé. Ce discours, je le répète, était celui de Jean-Luc Mélenchon le 9 juin 1992 devant ses collègues sénateurs…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 septembre 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le Traité de Maastricht.
Le débat François Mitterrand vs Philippe Séguin le 3 septembre 1992.
Helmut Kohl, le grand Européen.
Simone Veil l’Européenne.
Le Traité de Rome.
Justin Trudeau à Strasbourg (16 février 2017).
Le pape François à Strasbourg (25 novembre 2014).
L’Europe n’est pas un marché.
Davos.
Le Traité de Vienne.
Fêter l’Europe.
Le projet Erasmus.
L’élection du Président du Parlement Européen le 17 janvier 2017.
La "déclaration d'amour" de Barack Obama à l'Europe.
La "déclaration d'amour" de Jean Gabin à l'Europe.
La "déclaration d'amour" de Winston Churchill à l’Europe.
Jean-Claude Juncker.
José Manuel Barroso.
Le Brexit.
Le souverainisme, c’est le déclinisme !
Peuple et populismes.
Le défi des réfugiés.
Les Français sont-ils vraiment eurosceptiques ?
Le Traité constitutionnel européen.
Victor Hugo l’Européen.
La crise grecque.
Monde multipolaire.
Tournant historique pour l’euro.
La transition polonaise.
La libération d’une partie de l’Europe.
La parlementarisation des institutions européennes.
Le Traité de Lisbonne et la démocratie.
La France des Bisounours à l’assaut de l’Europe.
Faut-il avoir peur du Traité transatlantique ?
Le monde ne nous attend pas !
L’Europe des Vingt-huit.
La construction européenne.
L’Union Européenne, c’est la paix.

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19 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 19 octobre 18:29

    Je trouve que cela méritait d’être rappelé. Ce discours, je le répète, était celui de Jean-Luc Mélenchon le 9 juin 1992 devant ses collègues sénateurs…

    Et oui, mais c’était il y a 25 ans ! Depuis ce traité, comme prévu par certains, dont je suis, notre pays est allé de mal en pis. Mélenchon a eu le mérite de reconnaitre son erreur.


    • Le421 Le421 21 octobre 15:23

      @Laulau
      Non seulement il a reconnu ses erreurs, contrairement à quasiment tous les autres, mais il s’en est expliqué.
      Les français, globalement, ne sont pas contre l’euro ou contre l’Europe, tel que les escrocs et les jean-foutre de la politique ont voulu l’expliquer au référendum de 2005.
      Les français sont contre l’euromark, les français sont contre l’Europe des inégalités, les français sont contre l’Europe des profiteurs et du dumping social, les français sont contre l’Europe des « moins disant », etc, etc...
      Mais, comme je ne vous suppose pas comme complètement con, vous le savez parfaitement.
      Peut-être que Sylvain n’est pas au courant !!  smiley


    • Ouallonsnous ? 21 octobre 15:41

      @Le421

      Non Sylvain est au courant et il joue la provoc, mais il ne perd rien pour attendre ;

      La France n’est plus Un pays Libre disposant de sa pleine et entière souveraineté qu’elle a perdu contre la volonté de son peuple qui a refuse la constitution supranationale a 55% en 2005, Grace a des politiques qui ont trahis les idéaux de liberté, et ont soumis notre pays au parti de l’étranger.

      Notre pays et son industrie sont pilles, sa culture niée et vilipendée, notre liberté d’expression et de conscience est supprimée,

      Comme au début des années 40, IL nous faut, nous peuple de France, épris de liberté, libérer notre pays pour récupérer notre droit fondamental à l’expression de notre volonté.

      Et c’est la volonté du Peuple qui prévaudra, et ceux qui l’ont bafoue et veulent soumettre la France au diktat du parti de l’étranger auront des comptes a rendre, et ce jour la, la privation de liberté voire de la vie et la mise au banc de la société feront partie du prix à payer.

      Ce n’est juste qu’une question de temps : chaque jour qui passe nous rapproche de cet échéance.

      L’histoire nous a prouve que tous ceux qui ont voulu aller contre ont toujours perdu ; ils ont choisi le camp de la dictature : “il ne saurait y avoir de traités au dessus de la démocratie”.

      Redoublons d’effort, l’échéance n’en sera que plus proche, et leur perte assurée.


    • Laulau Laulau 19 octobre 18:43

      Mélenchon a d’ailleurs assez vite compris son erreur. Ci dessous une interview de Mélenchon, en 1996

      Alors que le PS entame un débat sur l’Europe, Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l’Essonne, plaide, avec ses amis de la Gauche socialiste, aile gauche du parti, pour un nouveau traité européen. Il s’en explique.

      « Maastricht, c’est fini », écrivez-vous. Qu’est-ce que ça veut dire ?

      Il est derrière nous, le traité de Maastricht. C’est l’échec sur toute la ligne. Nous avons voulu l’Europe, la monnaie unique (indispensable pour faire face à la puissance de la finance internationale), nous l’avons voulu pour protéger les acquis sociaux, culturels, politiques de notre modèle de civilisation. Or la preuve est faite que, pour arriver à cette monnaie unique, pour remplir les critères de convergences, il faut précisément démanteler tout ce pourquoi on avait construit le système.

      C’est le capital financier transnational qui rythme le bal. Dorénavant, l’intégration économique ne produit plus mécaniquement de l’intégration politique comme au XIXe siècle : c’est-à-dire frontière, loi, gouvernement ou Assemblée nationale. Et ça change tout. Jusqu’à présent, les socialistes ont vécu dans l’idée que l’intégration économique, c’était le point de passage nécessaire et suffisant. Ce n’est pas le cas.

      Donc, plus question de modifier le calendrier ou les critères de convergences, vous plaidez pour un nouveau traité...

      Le moment est venu de passer à un nouveau traité qui inverse les priorités. C’est-à-dire qui parte du social et de la nécessité de la construction politique. On ne peut pas faire la monnaie unique sans avoir ficelé un certain nombre de critères sociaux. Par exemple, la monnaie unique sans salaire minimum garanti unique, c’est absurde. C’est comme si le Smic était à 3.000 francs à Marseille et à 6.000 à Paris.

      Il y a aussi urgence à reparler d’intégration politique. L’élargissement à dix-huit a été acté, de même que l’élargissement progressif à l’ensemble des pays de l’Europe orientale. De facto, ce qui se met en place, c’est un grand marché unique, point final. Si on reste sur cette pente-là, dans quinze ans, nous n’aurons plus aucun moyen de décider de notre sort.

      Votre Europe risque ne pas être très consensuelle...

      Il faut reprendre les problèmes par la politique, par les rapports de force. L’Europe s’est construite par un accord entre les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates. J’ai le sentiment que les démocrates-chrétiens savent où ils veulent aller, ils sont de plus en plus sous l’emprise de l’idéologie libérale. En revanche, on ne voit plus du tout de quel côté les socialistes essaient de tirer l’Europe. Les partis socialistes européens ont fait un pas vers leur intégration réciproque, puisque nous sommes passés d’une union à un parti en tant que tel, le Parti socialiste européen (1), mais ce parti est absolument impuissant à proposer quelque coordination que ce soit.

      Les socialistes français, sauront-ils, à l’issue de leur réflexion, se montrer plus clair dans leur projet européen ?

      Certains (Jacques Delors, ndlr) proposent un gouvernement économique à côté de la banque centrale indépendante, je trouve que, pour un socialiste, c’est une sacrée reculade idéologique. Qu’est-ce qu’un gouvernement économique à la fin du XXe siècle qui ne serait pas en même temps un gouvernement du social, du culturel et du reste ? Et qu’est-ce qu’un gouvernement qui n’est pas contrôlé par une Assemblée ?

      Nous nous battons pour être au pouvoir en 1998, soit un an avant la mise en place de la monnaie unique. Est-ce que le discours des socialistes de retour au pouvoir va être : compte tenu de ce qui a déjà été signé par la droite auparavant, on n’y peut rien et on laisse aller ? On se retrouverait quelques années en arrière : pleins de bonnes intentions, mais sans aucun moyen. Les socialistes ne peuvent avoir pour seul mot d’ordre de s’adapter, de plaider le moindre mal sur le plan social. Parce que s’adapter, c’est régresser. C’est à coup sûr passer à côté de l’objectif principal.

      Vous restez marginal au sein du PS. Vous n’avez pas l’air très optimiste sur l’issue du débat au sein de votre parti...

      Je ne préjuge de rien. Il y a une sérieuse prise de conscience au sein du PS que ça ne peut pas continuer comme ça. Il y a aussi un saut de génération. Pour la génération précédente, la motivation essentielle de l’Europe, c’était : non à la guerre. Les gens de mon âge l’ont complètement intégrée. Notre problème à nous, c’est plutôt : l’Europe, pour quoi faire ?.


      • Ouallonsnous ? 21 octobre 15:44

        @Laulau

        Les socialistes français, sauront-ils, à l’issue de leur réflexion, se montrer plus clair dans leur projet européen ?

        Pour cela il faudrait que ceux qui se disent socialistes ne soient pas les socialos de la droite comme cela a été le cas depuis Miterrand !


      • gaijin gaijin 19 octobre 21:36

        Je crois que l’erreur est dans le fait que pendant quarante ans, on n’ait jamais vraiment saisi notre peuple sur des choix européens, de telle sorte que peu à peu, ce problème a été traité entre spécialistes, diplomates."

        sauf que c’est pas une erreur c’est délibéré
        c’était déjà expliqué là :

        https://www.youtube.com/watch?v=o6pcBGpag2o

        faire l’ europe des intérêts industriels contre celle des peuples .............


        • sweach 20 octobre 15:19

          @gaijin
          Soyons pragmatique, ces peuples parlent des langues différente et ils ont chacun une vision différente de leur société, (des lois différentes). Historiquement parlant ils se sont fait la guerre durant des siècles voir des millénaires et nos grand parents se battaient encore il y a 70 ans


          Qu’elle belle idée de vouloir tous nous réunir sous un même drapeau en maintenant et en amplifiant nos différences.

          L’Europe n’existe tout simplement pas, je ne peux pas acheter acheter une voiture, un logement, épouser une femme, trouver un travail dans un autre pays de l’union, comme je le ferai dans mon pays.

          Faire des coopérations et des ententes cordiale avec nos voisins est tout à fait jouable, mais vouloir faire une union déséquilibré en terme de loi est voué à l’échec, c’est juste une question de temps avant l’explosion.

        • zygzornifle zygzornifle 20 octobre 09:37

          j’ai voté OUI au départ car c’était alléchant et ensuite quand j’ai vu ce que ça donnait NON et Sarko c’est torché son cul tout maigrichon avec le résultat du référendum .....


          • sweach 20 octobre 09:53
            Petite histoire :
            Lors de ce vote, je n’étais qu’un enfant, mais on m’a raconté une histoire que je trouve fort étrange.

            Le problème de ce référendum ce trouve lors du dépouillement, normalement cela se fait dans chaque bureau de vote, hors apparemment pour le traité de Maastricht, ce dépouillement aurait eu lieu dans les préfectures, il a donc fallu transporter les bulletins des bureaux vers les préfectures, puis procéder au dépouillement.

            La personne chargé du transport fut stupéfait que le président Mitterrand annonce le résultat du « OUI » à 51% à 20H, alors que les bulletins n’étaient toujours pas dépouillé.

            Je ne sais pas si cela est vrai ou non, mais je trouve que cela donne à réfléchir.

            • Franck Einstein Franck Einstein 20 octobre 10:20

              D’ailleurs Onfray affirme que le vote a été trafiqué (qui lui a dit ?)


            • damocles damocles 20 octobre 16:24

              A l’ auteur : vous racontez n’importe quoi pour apporter de l’eau à votre moulin


              -Seguin contrairement à ce que vous affirmez n’a jamais dit qu’il s’etait trompé , il a dit qu’il s’inclinait devant le resultat du referendum

              -Melenchon a LUI , RECONNU S’ ETRE TROMPE ET VOUS CITEZ SON DISCOURS DE 1992

              -Vous ne citez pas les discours de DELORS veritable catalogue de PROMESSES FALLACIEUSES QUI ONT LARGEMENT INFLUENCER LES ELECTEURS : plus de protection sociale , plus de securité , moins de chômage , prosperité à tous les etages ....ect.....on sait ce qu’il en est advenu !!!

              ....d’ailleurs le boumerang vous est revenu en pleine poire quelques années après 45/55 , 10points d’ecart , en depit d’une PROPAGANDE INTENSIVE DE LA PRESSE UNANIME , aussi bien ecrite qu’ audiovisuelle !!!

              Il a fallu la trahison sarkozyste et la complicité du PS pour bafouer le vote populaire par des élus menacés de retrait d’investiture (avec seulement 3voix de majorité )

              En conclusion ,vous êtes aussi menteur que DELORS !

              • Nolats Nolats 20 octobre 17:51

                Pendant la campagne pour la ratification du traité de Maastricht, il avait été annoncé qu’après le « volet monétaire », il y aurait un « volet social ». Or loin de là, les « critères de convergence » ont amené à serrer la vis. Lors du referendum de 2005 sur le projet de constitution, les citoyens ont été ulcérés de découvrir que l’Union renonçait explicitement à l’harmonisation fiscale et sociale, et que la libre concurrence dérégulée était la règle. En outre, entre 1992 et 2005, il y a eu le processus d’élargissement de l’UE aux pays de l’Est, qui ont introduit une concurrence low cost intégrée.
                Les Français restent favorables à l’euro pour des raisons pratiques (stabilité des cours, utilisation à l’étranger...), et par ailleurs, l’actuelle direction de la BCE a desserré les cordons, les taux sont extrêmement bas et l’émission monétaire abonde (surtout pour le circuit financier). Mais globalement, la méfiance envers l’UE est prédominante (plus de la moitié des suffrages du premier tour des présidentielles ont été aux candidats eurosceptiques), la « divine surprise » pour le système euromondialiste que constitue l’élection de Macron est un trompe l’œil,


                • Laulau Laulau 20 octobre 18:05

                  @Nolats
                  « divine surprise » pour le système euromondialiste que constitue l’élection de Macron est un trompe l’œil,

                  Et une escroquerie permise par notre système électoral complètement vicié.


                • Nolats Nolats 21 octobre 12:25

                  @Laulau
                  c’est, me semble-t-il, surtout la mauvaise stratégie des autres courants politiques, telles que la défaite de Juppé à la primaire de droite et la division de la gauche, qui a conduit aux deux finalistes, dont le vainqueur a été un choix « par défaut » avec une faible proportion d’adhésion à son programme.
                  On ne sait pas quelle est la part de manoeuvres et de chance dans cette situation, qui paraissait hors de portée pour Macron quelques mois plus tôt. Ceci étant, Juppé qui était grandissime favori auparavant était également libéral pro-européen.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 octobre 19:50


                  Bonjour,
                  .
                  Quelques rappels à l’auteur qui semble souffrir d’amnésie.
                  .
                  1. IL Y A 12 ANS, 55% DES FRANÇAIS REJETAIENT LA « CONSTITUTION EUROPÉENNE »
                  Il y a 12 ans, le 29 mai 2005, 55% des électeurs français (54,87% exactement) votaient non au référendum sur le projet de traité dit « de Constitution européenne » (TUE et TFUE).
                  .
                  UNE PROCÉDURE CONSTITUTIONNELLEMENT LICITE, MAIS UNE FORFAITURE POLITIQUE

                  La procédure utilisée par l’UMP, le PS, le MODEM et EELV pour faire ratifier un traité que le peuple français avait rejeté à 55% n’a pas formellement violé la Constitution française puisque notre Loi fondamentale n’interdit pas, hélas, qu’un texte rejeté par référendum puisse ensuite être adopté par les parlementaires.
                  .
                  Cependant, si la procédure utilisée ne fut pas juridiquement et constitutionnellement illégale, elle constitua une véritable forfaiture d’un point de vue politique et moral.

                  Depuis le 8 février 2008, les européistes français ont jeté le masque et sont apparus en pleine lumière pour ce qu’ils sont : des collabos de l’empire euro-atlantiste, des apprentis dictateurs qui conduisent la France à la ruine et à la soumission à l’étranger, et cela contre la volonté profonde du peuple français.
                  .
                  Cette mascarade ayant été conçue et approuvée par Nicolas Sarkozy et les principaux dirigeants de l’UMP, François Hollande et les principaux dirigeants du PS, du MODEM et de EELV, ceux-ci firent ainsi ratifier ce traité de Lisbonne dans le dos des Français.
                  .
                  La révision de la Constitution française, rendue nécessaire par la ratification de ce traité, fut effectuée par la voie du Congrès, réuni à Versailles, le 4 février 2008.
                  .
                  La ratification du traité lui-même fut ensuite adoptée par la voie parlementaire le 8 février 2008 et violent ainsi la volonté des français au référendum de 2005 !
                  https://www.upr.fr/actualite/29-mai-2015-il-y-a-10-ans-jour-pour-jour-55-des-electeurs-votaient-non-au-referendum-sur-la-constitution-europeenne
                  .
                  2. L’euro est trop fort de 6,8% pour la France et trop faible de 18% pour l’Allemagne selon le FMI
                  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
                  .
                  EN ANNONÇANT PUBLIQUEMENT QUE L’EURO EST SURÉVALUÉ (de 6%) POUR L’ÉCONOMIE FRANÇAISE ET SOUS-ÉVALUÉ (de 15%) POUR L’ÉCONOMIE ALLEMANDE, LE FMI VALIDE AVEC 9 ANS DE RETARD LES ANALYSES DE L’UPR SUR L’EURO.
                  .
                  L’euro est-il une monnaie commune ou une monnaie unique ?
                  La plupart des Français pensent que l’euro est une monnaie unique. Or, ce n’est pas le cas !
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                  Il n’y a pas qu’en France que l’opinion générale se trompe sur ce sujet ; quel que soit le pays, pratiquement tout le monde – y compris les dirigeants politiques et économiques – est convaincu que l’euro est une monnaie unique. Pourquoi n’est-ce pas exact ?
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                  Les lettres figurant sur chacun des billets en euro témoignent du lieu de fabrication, c’est-à-dire du pays d’origine. Elles ne correspondent pas à des créances sur chacun des pays en question, cela tendrait à accréditer l’idée « euro = monnaie unique ». Mais la situation est plus compliquée et il faut regarder les choses dans le détail.
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                  Les billets en euro – pris dans leur globalité – sont des créances sur chacune des banques faisant partie de l’Eurosystème et cela au prorata de leur part dans celui-ci. Les billets sont donc des créances sur la Banque centrale européenne (BCE) à hauteur de 8 % de leur masse, les 92 % restants étant ventilés en créances sur les 17 banques centrales nationales.
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                  Ce qui est vrai au niveau « macro » est faux au niveau « micro » : nonobstant le point précédent, chaque billet pris individuellement n’est pas attribuable à une banque centrale nationale en particulier.
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                  Le système européen force toute banque centrale nationale (BCN) à accepter tout billet comme si c’était « les siens ». Chaque billet est donc une créance sur la BCN à laquelle il est présenté.
                  https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/l_euro/euro-monnaie-commune-ou-unique
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                  Est-que le français se rendent t-ils compte que l’euro et le symbole même de l’abandon de notre souveraineté monétaire ?
                  Cette souveraineté monétaire est un levier important pour pourvoir influencer notre économie.
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                  Baisse du pouvoir d’achat des ménages en 2012, une première depuis 1984
                  http://www.midilibre.fr/2013/03/27/baisse-du-pouvoir-d-achat-des-menages-en-2012-une-premiere-depuis-1984,667531.php
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                  Pouvoir d’achat, accès aux soins… La parole est aux retraités de Dordogne
                  Revenu et pouvoir d’achat

                  Le revenu moyen par retraité se situe entre 1000 et 2000 euros selon les personnes interrogées.Le pouvoir d’achat des retraités baisse de plus en plus, à cause de plusieurs éléments qu’ils ont classés par ordre d’importance. Ils dénoncent en premier la non-revalorisation de leurs retraites. Vient ensuite, la hausse des prix, puis le coût de plus en plus grand des factures d’électricité et de gaz, avant « le montant exorbitant » des complémentaires santé.
                  http://www.sudouest.fr/2017/04/19/pouvoir-d-achat-acces-aux-soins-la-parole-est-aux-retraites-de-dordogne-3379265-5458.php
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                  Évolution des prix : depuis le passage à l’euro, une catastrophe pour le pouvoir d’achat
                  http://se-preparer-aux-crises.fr/evolution-des-prix-depuis-le-passage-a-leuro-une-catastrophe-pour-le-pouvoir-dachat/
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                  La baisse du pouvoir de l’achat des français et l’explosion des prix pour couvrir les besoins élémentaires de la vie est le résultat de la politique européenne voire celle imposé par la TROÏKA.
                  Les hommes politiques français ont transféré notre souveraineté politique et monétaire aux instances européennes.
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                  Viviane Reding : 75 à 80% des lois nationales viennent de l’UE
                  https://www.youtube.com/watch?v=c0IqaAhF_YA&t=18s
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                  Il n’y a plus de politiques intérieures nationales
                  https://www.youtube.com/watch?v=yBRCZPypyyM
                  .


                  • Nolats Nolats 21 octobre 12:40

                    @eau-du-robinet
                    Bonjour. Je n’ai pas compris l’argumentaire sur la question « monnaie unique versus monnaie commune », mais ce n’est pas grave. Plus important est la remarque du FMI que vous indiquez sur la surévaluation de l’euro par rapport aux caractéristiques de l’économie française (et j’imagine idem pour Italie, Espagne, etc.) et sa sous-évaluation par rapport aux caractéristiques de l’économie allemande (et autres pays nordiques probablement). Là est le problème, c’est que la monnaie européenne aurait du venir APRES une certaine convergence fiscale, sociale, et du tissu industriel, et ainsi s’appliquer dans un espace économique homogène.
                    Finalement le dilemme semble être : soit davantage d’Europe [mais dans un espace homogène forcément plus restreint] , soit pas de monnaie commune/unique. 


                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 21 octobre 21:00

                    Bonjour Nolats,
                    .
                    Merci pour votre commentaire.
                    .
                    Voici une vidéo pédagogique qui explique de manière compréhensible quelle est la différence entre la monnaie commune et une monnaie unique.
                    https://www.youtube.com/watch?v=7nHnHtC362s
                    .


                  • Nolats Nolats 24 octobre 23:29

                    @eau-du-robinet
                    Merci pour la vidéo, j’ai ensuite été consulter différents articles où effectivement le rôle des Banques Centrales nationales par rapport à celui de la BCE n’est pas explicité, mais ça a l’air encore plus compliqué car les banques privées nationales peuvent emprunter directement auprès de la BCE, par ailleurs, seule la BCE peut créer de la monnaie supplémentaire pour acheter de la dette souveraine d’état membre, non les BC nationales -sauf pour le compte de la BCE-.

                    Mais derrière le terme « monnaie commune », on entend généralement un autre type de monnaie, réservée aux échanges entre états


                  • Parrhesia Parrhesia 6 novembre 19:04
                    >>>on s’aperçoit qu’il y a un travail pédagogique d’éducation, d’explication considérable à faire, parce qu’on a pris trop de retard. Espérons qu’on le comblera. (…) <<<

                    çà suffit  !!!
                    Ce « travail pédagogique etc... », nommons-le plutôt par son nom, c’est-à-dire : « intensification d’un bourrage de crane » de plus en plus inadmissible.
                    Les résultats négatifs concrets de cette contre-europe sont désormais plus évidents et plus incontestables que toutes ces manoeuvres dialectiques de politiciens mondialistes !!!

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