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Accueil du site > Actualités > Europe > Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne (...)

Ubu Roi : Sarkozy et Merkel veulent déjà modifier le traité de Lisbonne !

Sarkozy Ubu Roi UBU ROI, dessin d’Alfred Jarry, revu et corrigé aux couleurs de l’européisme.

Avec 27 États, 27 intérêts nationaux et géopolitiques divergents, 23 langues officielles, 3 alphabets différents, 506 combinaisons possibles de traduction, 54 chefs d’État et de gouvernement, plus d’une centaine de chefs d’État, de ministres et de dirigeants de la Commission européenne censés avoir tous le souci de “faire parler l’Europe d’une seule voix” sur la scène internationale, avec 230.000 pages de réglementations communautaires parues à ce jour au Journal Officiel des Communautés Européennes, et une prolifération de 100 pages de réglementation supplémentaire par JOUR ouvrable (soit 12 nouvelles pages de textes réglementaires à l’heure), avec une seule monnaie et un seul taux d’intérêt pour 16 économies de plus en plus exsangues dont les besoins sont opposés, la construction européenne est bel et bien entrée dans une phase critique de son histoire.

Chaque jour qui passe révèle un peu plus que l’Union européenne est bien arrivée au stade du blocage absolu. Ce blocage est la conséquence logique et imparable du “Stratagème des chaînes”, théorisé depuis des siècles par les stratèges chinois et intelligemment adapté à Washington, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, pour vassaliser l’ensemble du continent européen au profit des États-Unis. Ce stratagème machiavélique, qui fait partie des “36 Stratagèmes chinois” que j’expose dans mes réunions publiques devant des auditoires de plus en plus attentifs à travers toute la France, a permis d’annihiler toute la puissance créatrice d’un continent en lui “conseillant” aimablement de se ligoter dans une construction absurde et auto-bloquante. La démonstration de l’efficacité de cette ruse est désormais quotidienne.

La dernière démonstration en date est celle qui nous a été administrée ce 19 octobre 2010.

On a appris que les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord - un accord de façade, comme toujours - pour renforcer de façon drastique la gestion de leurs finances publiques, suite à la crise grecque et de l’euro du printemps. Le compromis présenté à la presse prévoit de nouvelles sanctions financières contre les pays qui, à l’avenir, afficheraient des niveaux de déficits ou de dette trop importants. Les sanctions pourraient être des dépôts bancaires forcés, des amendes, voire la privation de subventions européennes. Et il est prévu qu’elles devraient s’appliquer de manière plus automatique que jusqu’à présent. Un pays rappelé à l’ordre disposera de six mois pour corriger le tir avant d’être “puni”.

Le ridicule de ces coups de menton médiatiques tient au fait qu’ils appartiennent à un genre usé jusqu’à la corde. Les européistes aiment se donner des airs de Père Fouettard quand les problèmes ne se posent pas encore, et adorent promettre une rigueur sans faille quand les problèmes se poseront. Mais, dès que la prochaine crise surviendra, ces mêmes Matamores de la BCE et de la Commission passeront immédiatement sous le tapis. Imagine-t-on sérieusement qu’une poignée de technocrates sans la moindre légitimité démocratique et vivant comme des nababs au sein de la nomenklatura européiste puissent réellement “punir” tout un pays et tout un peuple pour mauvaise gestion, en lui faisant subir des amendes phénoménales ? Du reste, comment ces Messieurs de Francfort et de Bruxelles pourraient-ils “priver de subventions européennes” un pays contributeur net qui ne leur obéirait pas au doigt et à l’oeil, par exemple un pays comme la France qui verse chaque année des milliards d’euros en pure perte à l’usine à gaz bruxelloise ?

En vérité, l’illégitimité de l’ensemble de la construction européenne est devenue telle, et son sourd rejet par les peuples tellement massif, que l’on peut penser que la moindre tentative pour mettre en œuvre pour de bon une politique de sanctions drastiques à l’égard des “mauvais élèves” aurait toutes les chances de provoquer un feu d’artifice général qui mettrait à bas l’ensemble de l’édifice européen.

Cette simple remarque de bon sens ne semble pourtant pas avoir effleuré M. Sarkozy et Mme Merkel, puisqu’ils ont décidé, tous les deux comme des grands lors d’une escapade à Deauville, d’aller encore plus loin dans la mise en place de schémas coercitifs. Par la bouche de ces deux responsables, la France et l’Allemagne ont fait savoir qu’elles souhaitaient d’une part pérenniser un Fonds de sauvetage pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, mais qu’elles voulaient d’autre part en profiter pour introduire des “sanctions politiques” contre les États jugés “laxistes”, telles que des suspensions de droits de vote lors des réunions européennes.

On remarquera au passage que, l’Allemagne et la France étant les deux premiers “contributeurs nets” à la construction européenne [c’est-à-dire les deux pays dont les contribuables payent le plus pour les autres], cette déclaration Merkel-Sarkozy en dit long sur leur degré d’exaspération devant la saignée financière que l’Europe occasionne à leurs budgets nationaux et jette une lumière crue sur la prétendue “solidarité européenne” qui anime tout ce petit monde. Derrière les sourires de circonstance, ces menaces méprisantes de “sanctions politiques” et de “suspensions des droits de votes” sont animées par la rancoeur et l’antipathie. C’est d’ailleurs bien une“approche moralisatrice, voire raciste” qu’avait dénoncée Théodoros Pangalos, vice-premier ministre grec, le 5 avril dernier, en évoquant la façon dont l’Allemagne considérait le problème des finances publiques grecques.

upr-theodoros-pangalos-3

Θεόδωρος Πάγκαλος
(Theodoros Pangalos), vice-premier ministre grec, a mis les pieds dans le plat de la prétendue “solidarité européenne” dans une interview donnée au quotidien portugais Jornal de Negocios le lundi 5 avril 2010 en déclarant au journaliste : “Certains pays, tels que l’Allemagne, par exemple, ont choisi une approche moralisatrice de notre problème. Les Grecs ont des problèmes. Pourquoi ont-ils des problèmes ? Parce qu’ils ne travaillent pas suffisamment. Pourquoi donc ? Parce qu’ils bénéficient d’un bon climat, aiment la musique et sont portés sur la boisson, et, à la différence des Allemands, ils ne sont pas sérieux. C’est une approche moralisatrice, voire raciste, qui n’a rien à voir avec la réalité. »

Quoi qu’il en soit, et pour se donner les moyens de placer ainsi totalement sous tutelle économique, financière et politique, des peuples souverains dont la gestion nationale n’aurait pas eu l’heur de plaire, M. Sarkozy et Mme Merkel ont annoncé sans vergogne qu’ils s’étaient mis d’accord pour modifier“d’ici à 2013″ le traité de Lisbonne.

Franchement, il faut relire à plusieurs reprises les dépêches de presse et se pincer pour croire à cette déclaration. Quand on pense au Chemin de Croix politique et diplomatique que fut l’élaboration de la Constitution européenne, puis sa signature par les 27 États, puis sa ratification, puis son échec du fait des Non français et néerlandais, puis l’élaboration du traité de Lisbonne en remplacement, puis sa ratification par les 27, et la forfaiture que sa ratification par le Congrès a constituée pour la France, et quand on songe que ce calvaire a duré quelque 7 ans, on reste sans voix en apprenant que le président français et la chancelière allemande ont décidé, un an après l’entrée en vigueur au forceps de ce traité de Lisbonne, de le remettre sur le chantier.

Cette stupéfaction a aussi, semble-t-il, été celle des autres “Européens”, d’ailleurs certainement furieux de prendre connaissance d’une semblable incartade en écoutant la radio.

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, qui est également président de l’Eurogroupe et qui prend volontiers la pose du Sage de l’UE, a laissé tomber d’un ton blasé que “pour avoir assisté à tant de révisions des traités, mon goût pour reprendre cet exercice est assez limité”. Le gouvernement britannique a fait savoir qu’il “ne soutiendra pas” un changement du traité européen s’il “implique un transfert de pouvoirs” de Londres à Bruxelles. Ne sachant pas très bien quoi dire, le ministre des Finances belge Didier Reynders, dont le pays préside l’UE, s’est contenté d’enfoncer une porte ouverte en déclarant que “maintenant il faut un débat entre les chefs d’État et de gouvernement, puisque l’on passe à des changements de traité”.

En fait, tous les dirigeants européistes savent bien qu’un nouveau changement de traité ouvrirait une nouvelle boîte de Pandore, en offrant l’occasion à de nombreux autres pays de réclamer d’autres changements institutionnels en Europe, chacun les siens bien entendu. La déclaration Sarkozy-Merkel a donc toutes les chances de soulever une tempête lors des prochains sommets européens et des empoignades à n’en plus finir si leur idée devait perdurer.

Pourquoi donc M. Sarkozy et Mme Merkel ont-ils pris le risque d’ouvrir une énième guerre de tranchées entre les 27 États-membres de l’UE, en proposant une réforme d’un traité dont l’encre est à peine sèche après 7 ans de conflits ?

Les imaginatifs qui aiment voir des coups fourrés suspecteront peut-être les deux responsables français et allemand d’avoir l’idée de créer délibérément une déflagration pour favoriser une sortie anticipée de l’euro ? C’est un scénario qui ne serait pas totalement impossible en Allemagne, où l’on ne se fait plus nulle illusion sur la pérennité de l’euro à long terme et où une “task force” secrète préparerait, selon la rumeur, des scénarios de sortie unilatérale de l’euro par Berlin.

Mais c’est un scénario totalement improbable en France, où toute pensée libre sur cette question est taboue, je suis personnellement bien placé pour l’avoir appris à mes dépens.

Alors ? Eh bien alors, il faut se résoudre à envisager que M. Sarkozy et Mme Merkel n’ont tout simplement plus les pieds sur terre. Qu’ils ne comprennent pas l’évolution souterraine des opinions publiques en Europe, et notamment pas celles de leur propre pays. Complètement déconnectés de la réalité, ils ne voient sans doute d’échappatoire aux innombrables blocages de l’Europe que dans une fuite en avant toujours plus irréelle.

Tels UBU ROI s’entourant de ses “Larbins des Phynances”, les dirigeants français et allemand seraient alors l’illustration de cet adage terrible des anciens Romains qui avaient noté que le pouvoir poussait à leur propre perte ceux qui n’en étaient pas dignes : QUOS VULT PERDERE JUPITER DEMENTAT PRIUS, “Jupiter commence par rendre fous ceux qu’il veut détruire”.

François ASSELINEAU


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153 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 21 octobre 2010 10:58

    Quel noir tableau ! au secours ! courage fuyons ! Le ton de votre intervention me navre pour vous, je ne crois pas un seul instant que les européens aient envie de se tirer des coup de révolver dans les pieds (ni ailleurs, d’ailleurs !) A force de dresser un tableau sombre de l’Europe on peut se demander si vous n’êtes pas « à la solde d’une puissance étrangère » Votre pensum n’est qu’à charge et donc sans l’équilibre du pour et du contre vous ne pouvez prétendre à l’objectivité (ou tout du moins à la subjectivité la moins pesante) Cependant en bon « démocrate » je vous salue sur le plan humain amicalement mais certainement pas sur le plan politique.


    • kiouty 21 octobre 2010 11:06

      Il y a deux arguments dans ce commentaire, qui relèvent de la fantaisie et de la pure forme :

      - c’est trop noir pour être vrai, la vérité est forcément plus orthodoxe
      - le conspirationisme (à la solde d’une puissance étrangère)

      Vous vous rendez compte, zelectron, que ça ne vaut rien du tout ? Je ne suis pas forcément d’accord avec l’article, mais votre commentaire est bien plus pauvre sur le fond.


    • NîmoisNiToi 21 octobre 2010 12:42

      Et vous vous êtes a la solde de qui ? Du NOM au nom duquel ces deux pantins sont en train de laminer les peuples qu’ils gouvernenet ?


    • pierrot123 21 octobre 2010 14:04

      Si vous vous teniez informé un minimum, vous sauriez que F.Asselineau est un des critiques les plus constants et pertinents des abus de l’administration Européenne.
      Il donne à ce sujet des conférences de très haut niveau.

      Et vous, « Zelectron », vous faites quoi, dans le civil ?


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:40

      Bonjour,

      « on peut se demander si vous n’êtes pas à la solde d’une puissance étrangère »

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance européenne.

      Avez-vous jeté un œil au CV des commissaires européens ?

      Saviez-vous que la construction européenne a été financée par les services d’une puissance étrangère ?

      http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=6744

      Tout cela ne vous gêne pas ? smiley

      Salutations,


    • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:43

      C’est plutôt les décideurs européens qui sont à la solde d’une puissance étrangère smiley


    • zelectron zelectron 21 octobre 2010 14:55

      Ce n’est pas parce que les valets qui servent l’Europe ne sont pas toujours à la hauteur de leurs tâches respectives que les aspects positifs ne l’emportent pas. D’autre part permettez moi d’être pro-européen ne vous en déplaise Enfin dans ma carrière j’ai produit un certain nombre de composants industriels alors que vous comptiez les points...mais il n’y a pas de sot métier.


    • Kalki Kalki 22 octobre 2010 12:43

      Et vous qu’est ce que vous dites de ca ?

      hxxp ://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27abondance

      « Les robots ont volé mon travail ! : Vous pensez ne pas pouvoir être remplacé par une machine ? Détrompez-vous[5]. Les robots sont de plus en plus adroits, capables de faire un nombre croissant de tâches exigeant de la précision et de la force, et les systèmes informatiques sont de plus en plus intelligents, capables de s’attaquer aux emplois nécessitant des compétences de reconnaissance[6][7][8] et de créativité[9][10][11]. Le travail des êtres humains est encore moins cher, pour le moment, mais cette avancée technologique exerce une pression pour la baisse des salaires - et la vieille règle selon laquelle les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux domaines de travail à l’homme ne sera pas toujours vraie. Des machines plus intelligentes, et plus capables prendront également ces emplois. »

    • kama kama 21 octobre 2010 11:26

      Et si plus simplement ces soubresauts démocratiques n’étaient que le reflet de la difficulté qu¡il y a à construire une Union entre pays si différents ?

      Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.
      L’Europe et l’ONU sont les graines démocratiques du premier Etat Mondial que nous aurons un
       jour (encore que je ne sois pas là pour le voir).
      Et si cette vision est ambitieuse, demesurée, si cet accouchement là se fait dans la douleur soit !
      Car enfin, pour qu’un jour nous ayons une économie effectivement intégrée, il faut bien que les moins faisant budgétaires en Europe se rangent du coté de la bonne gestion. Et si on doit leur imposer des sanctions, au dela de leur souveraineté, je ne vois pas où est le problème. Dans tout groupe, l’acceptation des règles est une nécéssité. Que l’on veuille renforcer le rôle de l’arbitre ne me paraît pas infondé.... Par ailleurs, nous ne parlons que d’abandon de souveraineté dès lors que l’on veut éviter toute manoeuvre coercitive de l’Europe. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit.....

      • nenyazor 21 octobre 2010 14:25

        Europe démocratique ? (Je me souviens d’un référendum pour un traité... )
        L’Europe c’est la seule solution à quoi ?
        L’Etat Mondial c’est la solution à quoi ?
        ONU démocratique ? (C’est les USA qui décident par des pressions que la France doit aller en Afghanistan mais en effet, c’est très démocratique.)

        Non mais franchement, faut arrêter de répéter des choses sans y réfléchir.
        L’Etat mondial n’est que la solution pour qu’une élite mondiale gouverne le monde entier sans contre-pouvoir vu que jusqu’à présent, on a pas encore trouvé de civilisation extra-terrestre.

        Imaginez un instant que, par hasard, un dictateur arrive au pouvoir de cet état mondial (c’est déjà arrivé même dans un état démocratique), quelle est la solution ? Si, comme en France, les armes sont interdites dans le monde entier et qu’il ne reste que la « police mondiale » qui est armée. On aurait l’air malin non ?
        L’Etat mondial est l’une des pires choses qui pourrait arriver à l’espèce humaine : plus aucune possibilité de faire une erreur sans que le monde entier n’en subisse les conséquences, plus aucune diversité dans les manières de gouverner,... On mets les oeufs dans le même panier au risque d’en faire une omelette.

        Peut-être que le gouvernement mondial serait la solution à la faim dans le monde ? la fin des guerres ? etc...
        Pourtant, en France, il y a pas mal de sans abris, de pauvres, etc... à l’échelle du monde, ca donnerais quoi ?
        Les guerres civiles a l’échelle mondiale sera juste le remplacement des guerres inter-nations.

        Et puis , se rassembler dans une grande communauté pleine d’amour, ca fait 2000 ans que certains s’y essaient sans beaucoup de résultats il me semble...


      • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 14:36

        .


        Le commentaire de Kama est complètement inintelligible. Analysons donc cette phrase : Parce qu’enfin, l’Europe c’est la seule solution, et si je puis me permettre une audace, c’est de l’Europe a 300 et pas à 27 dont je parle.

        L’ Europe serait d’après lui la seule solution. Mais non, puisque les français ont voté majoritairement contre l’Europe lors du référendum ? Il existe donc une autre solution qui consiste maintenant à en sortir.

        Ensuite, il nous dit que l’ Europe se construira avec 300 pays et non pas à 27. Mais où va-t-il chercher tous ces pays ? En Asie ? Au moyen orient ? En Afrique ? En Amérique ? Pourquoi pas, puisque les départements d’outre mer de la France font partie de l’Europe....

        Pour finir, il s’exclame en disant que c’est de l’Europe à 300 etc... dont je parle. Comme si elle existait déjà. 

        Pauvre mec, ça n’existe que dans tes pensées. Et demain, t’auras déjà oublié ce que tu as dit aujourd’hui en nous disant une autre énormité.


      • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:38

        Brrrrr, ca vous réjouit peut-être mais moi ca me fait froid dans le dos.


      • lestarque 21 octobre 2010 11:46

        L’Europe, une graine démocratique ?! Faites tout de même attention à ce que vous écrivez pour que l’on vous lise avec sérieux.

        Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais elle ne l’a jamais était et n’envisage pas de l’être d’ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain. Il ne s’agit donc pas de graine, ni d’embryon car dans les faits il n’y aucun éléments qui en attestent.

        - Le Président du conseil n’est pas élu par le Peuple
        - Il n’y pas de séparation du pouvoir entre exécutif et législatif
        - Certains peuples ont rejeté par référendum la construction européenne. Leurs décisions ont été bafouées.
        - 80% des lois au parlement émanent des décisions européennes annihilant les démocratie populaires
        - ...

        Je continue ?

        Merci.


        • ali8 21 octobre 2010 12:06

          tout est dit

          n’oublions pas les décisions bafouées


        • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:44

          Ça je l’ai toujours dit, il ne faut pas pardonner le vol de notre vote sur la constitution européenne. En fait il ne faudra JAMAIS le pardonner (pas plus que l’Hadopi mais ca c’est une autre affaire).

          Quand je pense que quelques mois plus tard ces tartufes de journalistes s’indignaient devant les manifestations en Iran où l’on voyait des affiches « where is my vote ? » . C’est nous, français qui devrions défiler dans la rue avec des panneau « constitution européenne ? Where is my vote ? » mais bien sûr, TF1 nous pointeraient alors du doigt comme de dangereux intégristes anti-Europe.

          Je hais l’Europe presque autant que les USA.


        • liberta 21 octobre 2010 12:05


          Je pense que l’intrusion de la Chine venant en aide à la Grèce, est très gênante pour les Banksters qui nous gouvernent et de faire une annonce concernant des modifications au traité de Lisbonne relèvent d’effets de manches, et ils pensent avec cela donner l’impression d’aller dans le sens de ce que réclame le peuple

          L’avancée de la Chine sur tous les continents a déjà annoncé la couleur sur le changement de la puissance mondiale et , nous en Europe, nous aurons à passer par le déclin (nous y sommes déjà)

          http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101002.REU0623/la-chine-offre-son-aide-financiere-a-la-grece.html




           


          • Guido Falxius 21 octobre 2010 12:50

            Courage M. Asselineau ! Seul contre presque tous, mais vous avez raison ! 


            Tout le monde doit voir vos conférences sur l’histoire de France, les 12 impasses de l’Europe ou qui gouverne réellement la France.

            • liberta 21 octobre 2010 17:22



              les 12 impasses de l’Europe ici :

              http://u-p-r.fr/?page_id=255

              et pour information pour ceux qui l’ignorent, le coup d’état de la FED

              http://www.youtube.com/user/6toyenvid#p/u/36/Z4SkZXxAekM


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 octobre 2010 05:40

              @ Guido Faixius : Seul, aujourd’hui, …. mais avec a peu près tout le monde d’accord avec don diagnostic. Non seulement l’Europe n’est pas démocratique, mais avec 70 % de la population contre sa Gouvernance, la France elle-même ne l’est plus que de nom et la légitimité n’est nulle part qu’on puisse voir. 


              En fait, on est a chercher une façon pas trop brutale de mettre fin a ce régime et, qu’on le veuille ou non, ce ne sont plus les banquiers qui compte, mais ce que ce que feront d’abord la rue et ensuite l’armée. D’abord 68… puis 58. Pour un observateur attentif, Il faut à la France, vivement un gouvernement d’union nationale, une constituante, un referendum et la Sixieme République. Ce sera d’autant moins brutal que ce sera fait vivement.


               Pierre JC Allard

            • Internaute Internaute 22 octobre 2010 08:34

              Sur un autre fil vous pensiez que cela allait finir par une dictature mondiale, sur celui-ci que l’armée aura un rôle à jouer. Au contraire, nous voyons sur la scène internationale un monde unipolaire s’effacer devant un monde multipolaire, éloigant le risque de dictature mondiale. Quand à l’armée, la réduction régulière de ses budgets et de ses effectifs lui enlève tout rôle possible. Je suis plus optimiste que vous.


            • Fergus Fergus 21 octobre 2010 12:56

              « Il faut envisager que Sarkozy et Merkel n’aient plus les pieds sur terre » écrivez-vous. C’est une possibilité pour Merkel, en effet, mais pas pour ce qui concerne Sarkozy : empêtré dans son ego hypertrophié et soucieux de ses seuls intérêts personnes, lui n’a jamais eu les pieds sur terre, confondant en permanence tactique et stratégie, sans la moindre vision d’avenir. Ce type est définitivement nul !

              Bonne journée.


              • cathy30 cathy30 21 octobre 2010 13:12

                bonjour Fergus
                je dirai qu’il a une stratégie, c’est celle du chaos (pour mieux régner) et que sa vision sur l’avenir n’est pas la notre, parce qu’elle ne laisse aucune place à l’humanité.


              • Fergus Fergus 21 octobre 2010 17:14

                Bonjour, Cathy.

                Peut-être, mais en sautant du coq à l’âne, en disant le lendemain ce qu’il a dit la veille, bref en barrant le navire France comme un skippeur ivre. il est possible que cela fasse une stratégie du chaos qui lui est utile, mais le résultat est calamiteux pour notre pays.


              • Julien Julien 21 octobre 2010 13:10

                M. Asselineau,


                Le vrai problème n’est-il pas le fait que les Etats empruntent aux banques privées avec intérêt ? Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?
                Quel est le vrai problème : l’Europe, ou cela ?

                A mon sens, il faut tout faire pour garder l’Europe, afin de rapprocher le plus possible les peuples. Mais il faut supprimer le pouvoir des BANKSTERS.

                • Parchis Parchis 21 octobre 2010 14:36

                  Bonjour Julien,

                  Le problème dont tu parles commence à être connu de plus en plus et heureusement. Au nom de la dette, nous avons le droit aujourd’hui à une désolidarisation sans précédent de l’état vis-à-vis des citoyens et une finalisation de la destruction du modèle de l’état providence cher à une grande majorité de Français. On constate la baisse des budgets d’éducation, santé, justice. transport, investissements de l’état revus à la baisse, vente du patrimoine de la France, hausse des impôts directement ou indirectement ...

                  Et pourquoi tout cela ? pour rembourser une infime partie des intérêts d’une dette et faire plaisir à des agences de notation (sois-disant indépendantes) de peur de voir les taux d’intérêt augmenter.

                  Alors, aujourd’hui de nombreuses voix dénoncent ce dispositif sans expliquer qu’il est garanti juridiquement au niveau européen : traités de Lisbonne et de Maastricht.

                  Donc pour en sortir, oui il est nécessaire de sortir de l’Europe

                  Par rapport à cela et de ce que j’en sais, la proposition de l’UPR est sans ambiguïté :

                  "la ré attribution instantanée à la Banque de France du rôle central dans le financement de l’État et des collectivités locales, sans quoi tout contrôle de l’endettement public est illusoire et voué à l’échec"

                  source  : http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf&nbsp ; voir Page 30 même si l’ensemble de l’article est intéressant.

                  Maintenant, il y a d’autres enjeux aussi importants qu’il ne faut pas perdre de vue : démocratie, souveraineté politique, économique, sociale, internationale ... dont la France est privée aujourd’hui à cause de l’Europe. Par exemple : Sais-tu que 80 % des décisions prises par la France ne sont en fait que l’application de décisions de commissaires européens (même pas élus) : retraite, dé - réglementation du marché d’entreprise, ouverture du marché à la concurrence, baisse des remboursements de la sécurité sociale, allocation chômage ... 

                  Difficile à croire mais ce n’est que la vérité

                  http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/16407
                  http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:195:0001:0054:FR:PDF

                  Au passage merci à un certain Lior pour son excellent blog http://theorie-du-tout.blogspot.com/ et la qualité de ses efforts et travail citoyen.

                  Donc oui le problème est l’europe est la solution est la sortie de l’europe.

                  Je t’invite à regarder les conférences de M. Asselineau pour bien comprendre dans quel carcan la France est empêtrée et élargir ton champs de vision  smiley

                  Salutations,


                • Jaime Horta Jaime Horta 21 octobre 2010 13:33

                  Pourquoi ne pas emprunter directement à la BCE à taux zéro ?

                  Il serait peut-être temps de se rendre compte que les lobbys banquiers ont réalisé une OPA sur les états nation et leur peuple, à leur profit de forme unilatérale.

                  Mais nous en sommes encore très loin, et vent ne souffle même dans ce sens, dans mesure où dans l’agenda de l’UE la privatisation de BCE est prévue à terme. Comme ça la boucle sera bouclé.

                  Et si quelqu’un déclarait ceci en place publique, il serait aussi tôt qualifié d’antisémite.


                  • bartelby 21 octobre 2010 13:59

                    Ceci est un autre combat que celui de sortir de l’UE mais pour aller dans votre sens, avant de pouvoir combattre le système financier il faut d’abord récupérer notre souveraineté.

                    Si on n’a pas pris en compte notre vote pour la constitution, pensez-vous qu’ils vous écouterons pour une réforme hypothétique du système bancaire ?


                  • JahRaph JahRaph 21 octobre 2010 13:38

                    Merci M. Asselineau pour votre travail d’analyse, de veille, et de vulgarisation.

                    Effectivement, il est ubuesque que nos élites politiques cherchent à modifier une constitution, qu’ils ont eu du mal à nous imposer, et aussi tôt après son entrée en vigueur...

                    A bas leur Nouvel Ordre Mondial, VIVE LE PEUPLE !!!


                    • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 21 octobre 2010 13:38

                      Il ne faut pas dire Union européenne, il faut dire union des républiques libérale soviétique. :->


                      • fonzibrain fonzibrain 21 octobre 2010 13:40

                        Asselineau PRÉSIDENT !!!!!!!



                        • Gotch 21 octobre 2010 15:53

                          ....de quoi ? du camembert ?


                        • non666 non666 21 octobre 2010 14:18

                          La véritable raison des initiatives markel/sarkozy est dans la prise de conscience (GRACE a INTERNET pour large part) du type d’Europe dans laquelle certains etaient en train de nous enferrer.

                          « Que veut cette horde d’esclaves,
                          De traîtres, de rois conjurés ?
                          Pour qui ces ignobles entraves,
                          Ces fers dès longtemps préparés
                           ? (bis)
                          Français, pour nous, ah ! quel outrage
                          Quels transports il doit exciter !
                          C’est nous qu’on ose méditer
                          De rendre à l’antique esclavage ! »

                          La Marseillaise nous avait pourtant prevenue....
                          Elle designe pourtant presque nommement sarkozy !
                          (« ces rois conjurés »)

                          Merkel, comme sarkozy est dans l’examen des sondages et sait qu’un mouvement de fond est
                           en train de se lever dans toute l’Europe du Nord ( pour certaines raisons)
                          et dans toute l’Europe du sud (pour d’autres raisons).

                          Ce qui risque tres clairement de sauter,
                          ce sont tous les verroux anti-reglementation financiere imposés par les « élites »,
                          mais aussi, toutes les reglementation europeenne sur les regles de vie locales.
                          L’Europe a legiferé en masse sur les details et « oublié » le stratégique,
                          la defense commune, la reglementation des multinationales des banques et des grands groupes
                           qui financent tant de campagnes electorales...

                          Merkel lache donc du lest en Allemagne pour ne pas etre debordée par le retour d’un nationalisme allemand trop longtemps opprimé.


                          • armand armand 21 octobre 2010 14:29

                            Pas surprenant que Totenkopf soit incollable sur la Marseillaise.

                            Faut-il rappeler que ce chant fut entonné par les hordes de fédérés avinés qui ont déferlé sur Paris en août 1792 pour abattre le gouvernement légitime de la France et porter au pouvoir une bande de psychopathes.
                            Le tout dans le contexte d’une guerre aux frontières qu’ils ont eux-mêmes provoquée.
                            Ah, il est vrai que la filiation entre la Terreur et les régimes totalitaires du XXe siècle n’est plus à démontrer.


                          • Heil Cartman Heil Cartman 21 octobre 2010 14:53

                            Tient, encore un royaliste. C’est comme la mauvaise herbe, il en reste toujours.

                            Personnellement je suis bien content qu’on se soit débarrassé des Bourbon, ils étaient aussi consanguins que les Habsbourg ces dégénérés là.


                          • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 15:23

                            Armand des pacotilles. Dés que tu me vois arriver, tu trembles des pieds jusqu’à la tête. La Marseillaise, je doute que tu la connaisses dans sa version entière. J’aime bien le dernier couplet qui lui a été rajouté. Normalement, si l’on respecte sa signification lorsque l’on le chante, le ton doit devenir grave puisque on y parle des enfants qui devront prendre la relève des anciens mais rarement, il est chanté. C’est un scandale.

                            Voici donc ce couplet que j’irai copié sur le site officiel de l’Élysée pour te l’offrir gratuitement. Ne me remercie pas. Ho merde alors. Sur le site officiel, voici ce que j’ai pu lire à la place de la marseillaise : Page non trouvée

                            Désolé, la page que vous cherchez est indisponible !

                            Je ne vais pas crier à la censure. Le site est peut être en maintenance mais qu’importe, la marseillaise est aussi publiée par l’assemblée nationale.

                            Youpi  !!!! Je l’ai trouvée sur le site du ministère des affaires étrangères où ils nous disent que : A l’origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s’est imposée progressivement comme un hymne national. Elle accompagne aujourd’hui la plupart des manifestations officielles.

                            T’as bien lu que notre hymne nationale est un chant de guerre et non pas une chansonnette. Bref voici le dernier couplet.

                            7

                            Nous entrerons dans la carrière

                            Quand nos aînés n’y seront plus,

                            Nous y trouverons leur poussière

                            Et la trace de leurs vertus (bis)

                            Bien moins jaloux de leur survivre

                            Que de partager leur cercueil,

                            Nous aurons le sublime orgueil

                            De les venger ou de les suivre

                            C’est beau, n’est-ce pas Armand. Ils ont prévu la relève. Je conseille au lycéens qui manifestent contre la réforme des retraites qui nous a été imposée par l’Europe de chanter ce couplet pour signifier à Sarkozy que les enfants savent qu’un jour, il leur faudra prendre la relève et se montrer devant l’adversité aussi digne que leurs arrières et arrières grands parents.... Il n’y a pas d’age pour mourir et quand la guerre éclate, elle éclate pour tout le monde.... même pour les nourrissons.

                            Si tu veux l’entendre interprétée intégralement ce qui est absolument rare, pas difficile, tu n’auras qu’à suivre ce lien.


                          • armand armand 21 octobre 2010 19:17

                            Djanel,

                            Trembler dès que tu arrives !!!! quel farceur tu fais !

                            La Marseillaise ne vaut pas mieux que les hymnes des deux autres factions qui se disputaient les faveurs des Français au moment où la troisième ruinepublique l’a imposée, sans doute parce qu’elle incarnait bien l’esprit guerrier de la revanche. Les deux autres étant, bien entendu, l’Internationale et Prends ton fusil Grégoire. En somme, le merveilleux legs de la Gueuse sanglante de 1792 c’était trois factions qui en appelaient toujours, cent ans après, à la guerre civile.

                            En tout cas, admettons que la Marseillaise se soit imposée. Mais les premiers faits d’armes qu’elle a scandé ont été des massacres tellement ignobles que même Bonaparte a parlé du plus horrible spectacle qu’il ait jamais vu.Et qu’elle a ensuite accompagné un des premiers génocides des temps modernes, celui de la Vendée.

                            Personnellement, je préférerai toujours la sonorité grave et digne de « Vive Henri IV », et, mieux encore :
                            http://www.youtube.com/watch?v=CJP-ZNXJ6po


                          • Waldgänger 21 octobre 2010 19:22

                            Salut Armand, 

                            Nous avons d’ailleurs parlé du brave Djanel il y a peu sur Disons. Content de voir que vous ne prenez pas les divagations de ce garçon trop au tragique. Tout village, même virtuel, a besoin de son bredin. 

                          • djanel Le viking- djanel Le viking- 21 octobre 2010 21:40

                            Bredin toi-même l’homme des bois.


                            Tu n’en as pas marre de ne bouffer que des champignons ?

                            La Marseillaise fut adoptée comme hymne nationale le 14 juillet 1795.

                            Vous avez l’air d’être de sacrés patriotes vous deux.

                            Parce qu’elle avait été occultée sous la restauration par le renégat Louis Philippe et aussi par cet autre calamité de Napoléon III, elle fut à nouveau proclamée hymne national sous la troisième république.

                            Aujourd’hui, elle l’est définitivement devenue.

                            Probablement l’hymne le plus connu au monde. Savez vous que l’international l’a remplacé comme chant révolutionnaire. Dommage !!!! Quoique l’international fut écrit par un français : Eugène Pottier mis en musique par un belge : Pierre Degeyter

                            Pour que vous puissiez en attraper des boutons voici L’international. C’est beau comme un sou tout neuf.


                          • armand armand 21 octobre 2010 21:51

                            Salut Wald,

                            Je ne manquerai pas de venir vous faire une petite visite, histoire de se sentir en bonne compagnie.


                          • armand armand 21 octobre 2010 21:55

                            Djanel,

                            Vous devriez citer une autre utilisation de la Marseillaise - à la Nouvelle Orléans pendant la Reconstruction quand les braves nervis esclavagistes ont élevé des barricades, lynché des noirs et des blancs votant républicain, et obligé l’ex-général Longstreet, commandant la garde nationale, à battre en retraite sous leurs balles. Là aussi ils ont braillé la Marseillaise, en 1868.

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