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Accueil du site > Actualités > Europe > Union européenne ou Désunion européenne ? Pourquoi l’Europe est-elle (...)
#88 des Tendances

Union européenne ou Désunion européenne ? Pourquoi l’Europe est-elle toujours divisée par des murs d’incompréhension ?

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L’Europe devrait être une dans toute sa diversité qui en fait son incomparable richesse.

En 2019, elle est plus divisée que jamais en dépit de l’existence de l’Union européenne.

Plus encore l’Union européenne en porte de moins en moins le nom s’apparentant de jour en jour à ce qui est une Désunion européenne.

Désunion au sein de l’Union européenne, mais aussi désunion entre pays membres de l’Union européenne et pays d’Europe n’appartenant pas à l’Union européenne.

Au sein de l’Union européenne, le fossé entre certains pays d’Europe de l’Ouest eux-mêmes et entre ceux-ci et un très grand nombre de nations d’Europe centrale et orientale semble s’élargir chaque jour davantage.

Entre certains pays d’Europe de l’Ouest, c’est-à-dire d’une part essentiellement l’Allemagne, la France et l’Espagne et d’autre part l’Italie et la Grande-Bretagne, sans parler des révoltes de nations non reconnues pour ce qu’elles sont comme la Catalogne hispanique.

Mais aussi entre ce fragile triumvirat germano-franco-hispanique et des pays du centre de l’Europe membres également de l’UE comme l’Autriche, la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, mais aussi la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie ou la Roumanie.

Encore faudrait-il ne pas regarder de trop près tous les sujets d’incompréhension entre la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Désunion au sein de l’Union européenne, mais aussi désunion entre ces trois pays et un certain nombre d’autres pays européens telle que la Suisse, la Serbie et bien entendu la Russie.

Le mur de Berlin n’existe plus, le “rideau de fer”, expression inventée par Winston Churchill, qui s’était abattu en son centre sur toute l’Europe en la divisant en deux parties pas davantage.

Mais ce mur matériel s’est aujourd’hui transformé et multiplié.

Il s’est transformé, car de physique il est devenu psychique.

Il s’est multiplié, parce qu’il ne coupe plus l’Europe en deux, mais en morceaux.

 

  • France et Allemagne

L’incompréhension entre la France et l’Allemagne est certes une constance de différenciation de vision du monde dont les origines historiques sont multiséculaires et qu’avait déjà rappelée en son temps la très fine psychologue qu’était Madame de Staël dans son remarquable ouvrage “De l’Allemagne”.

Mais elle s’est accentuée tristement d’abord avec la renaissance de ce pays à partir de l’ère bismarckienne suivie de l’horreur hitlérienne et enfin de par les conséquences innombrables de la bi-domination américaine et soviétique sur un peuple coupé en deux par des puissances étrangères uniquement préoccupées par la diffusion de leurs idéologies respectives.

L’implosion de l’Union soviétique a mis fin à la domination russe, mais non pas à celle des États-Unis, si bien que l’Allemagne reste le pays d’Europe qui, dans toutes les composantes de sa population, est le plus américanisée comme Régis Debray l’a magnifiquement démontré dans son ouvrage “Civilisation. Comment nous sommes devenus américains” qui ne pouvait avoir qu’un succès d’estime, les choses étant ce qu’elles sont.

Certes, la France a encore parfois quelque relent d’orgueil et de soif de liberté qui proviennent de la parenthèse unique qu’apporta Charles de Gaulle après-guerre et de 1958 à 1969 et que l’Allemagne n’a jamais connu depuis son écrasement si bien que son sentiment de culpabilité et de honte est, en dépit des conséquences innombrables de la décolonisation, moins puissant qu’en Allemagne.

.

  • Grande-Bretagne et Italie

La Grande-Bretagne, pour sa part, vainqueur de la Seconde Guerre mondiale sous l’aile des États-Unis, échappe à ces considérations mentales, ce qui explique en grande partie son attitude vis-à-vis de l’Union européenne et des autres nations d’Europe.

L’Italie sous-estimée par ses partenaires qui voient plus en elle l’alliée peu fiable que l’incomparable source de création artistique ressent profondément en elle-même ce mépris caché, mais néanmoins réel à son égard.

Mais l’incompréhension entre les mentalités des Européens s’est creusée encore davantage dangereusement entre l’ouest et l’est de l’Europe.

.

  • Pays d’Europe de l’Est membres de l’Union européenne

En particulier entre la France et l’Allemagne d’une part et presque tous les pays dits de l’Est qui ont adhéré à l’UE d’autre part.

Ces pays qui continuent à craindre une Russie qui n’est pourtant plus l’Union soviétique.

Des pays qui restent traumatisés par leur malheur passé, par cette prison stalinienne qui s’acharnait à vouloir détruire leur identité, leur liberté, leur spécificité, leur diversité.

Et c’est ce que ne comprennent pas certains Européens de l’Ouest qui, sous influence américaine, ne voient plus dans les peuples, dans les nations, dans les cultures spécifiques que les symptômes de la menace fasciste.

Tant et si bien que les pays d’Europe occidentale, sous influence politique, économique et surtout culturelle depuis la Seconde Guerre mondiale, condamnent ces pays de l’Est européen qui s’appuient sur leurs identités historiques que les Soviétiques avaient voulu détruire en leur reprochant de ne pas partager tous les idéaux de la société américaine, “l’American dream” dont la première valeur, déjà mise en exergue par Alexis de Tocqueville dans son ouvrage devenu célèbre “De la Démocratie en Amérique”, est la richesse :

« La passion profonde, la seule qui remue profondément le coeur humain, la passion de tous les jours, c’est l’acquisition de richesses. […] Aux États-Unis, dès qu’un citoyen a quelques lumières et quelques ressources, il cherche à s’enrichir dans le commerce et l’industrie ».

Ce mur entre valeurs radicalement opposées sépare désormais l’Union européenne en deux mondes qui sont incapables de se comprendre et se rajoute aux différences précédentes entre ces pays d’Europe de l’Ouest que sont la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie principalement.

.

  • Pays d’Europe centrale

À ces murs entre pays d’Europe de l’Ouest, entre ces derniers et ceux de l’est de l’Europe on pourrait également dresser celui qui sépare depuis longtemps l’Europe occidentale de l’Europe centrale, qu’elle soit ou nom membre de l’Union européenne (Suisse, Autriche, République tchèque, Slovaquie, Slovénie).

La Suisse étant l’exemple même de ce que pourrait être avec le temps l’Union européenne, exemple qui néanmoins reste magistralement ignoré et méprisé, les arguments les plus stupides tels la taille du pays étant invoqués pour mettre fin à tout débat.

Enfin comment ne pas songer à la Russie, à ce grand peuple européen systématiquement considéré comme extérieur à l’Europe alors qu’il en est une des composantes majeures, toujours vilipendé par l’immense majorité des politiques et médias dits “occidentaux”, c’est-à-dire alliés d’un pays, les États-Unis qui depuis toujours ont considéré que pour dominer l’Europe il leur fallait la diviser comme l’avait fait de tout temps leur mère, la Grande-Bretagne.

Un mur cette fois autant artificiel qu’idéologique et partisan au profit d’un seul et aux dépens de tous les autres.

.

La désunion des Européens est là. Elle est réelle.

Et il est illusoire de croire, même si l’extension de l’OTAN vers l’est de l’Europe a démultiplié celle des États-Unis, que l’Union européenne telle qu’elle est devenue pourra faire des pays d’Europe centrale ou orientale ce qu’elle a pu réaliser à l’Ouest.

Bien au contraire, ce sont désormais les mouvements dits populistes qui gagnent du terrain et se propagent là où on les attendait le moins.

Aussi le rassemblement de l’Europe ne pourra se faire que dans le respect de tous les peuples européens en les laissant libres de gérer les affaires de tous les jours et par conséquent entre égaux et seulement entre égaux dans le cadre d’une large confédération qui prendra en main les seuls pouvoirs régaliens qui font que l’union fait la force.

Alors et alors seulement l’Europe pourra enfin exister pour son propre bonheur et celui du monde.

*

 

*

Alain Renaud, le 23 novembre 2019.

*

Si cet article vous a intéressé, je vous invite à lire mes deux derniers ouvrages :

La France, un destin Editions l’Harmattan

L’Europe, un destin, Editions l’Harmattan.

*

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33 réactions à cet article    


  • Raymond75 26 novembre 09:21

    L’Union Européenne s’est livrée corps et âmes aux lobbies de la finance internationale. Désindustrialisation massive et concurrence de tous contre tous, dumping social et dumping fiscal ont achevés tous les espoirs qui avaient été mis dans cette organisation, nain diplomatique incapable d’assurer sa défense.

    Dans la pratique, nous assistons à un éclatement de fait, sans coordination ni objectifs.

    La solution pourrait résider dans la création de partis réellement européens, transnationaux, qui apportent une vision globale et non une représentation nationale.

    C’est ce qu’avait compris Ingrid Levavasseur, car les difficultés des Gilets Jaunes ne sont pas une spécificité française, mais la conséquence de cette Europe qui a abandonné tout progrès social. Mais elle fut conspuée,salie, insultée et menacée par des beaufs incultes.

    Qu’elle, et d’autres qui partagent ses opinions, n’abandonnent pas.


    • kimonovert 26 novembre 12:08

      @Raymond75 L’UE succède au Marché commun...c’est donc un marché stipulant que les marchandises sont en libre circulation à l’intérieur d’un espace géographique défini, autrement dit sans aucun protectionnisme ou droits de douane dissuadant de commercer, in fine, un espace de paix économique ! Il est stipuler pour faire bonne mesure la libre circulation des « hommes »...choses beaucoup plus intelligentes et mobiles que des colis sur palettes... L’organisation conçue semble foireuse mais partait d’un beau principe : assurer un développement de ces échanges de façon harmonieuse, en bref favoriser la survie des économies dans leurs secteurs faibles et en contrepartie limiter l’impérialisme des secteurs hégémoniques...exemple : dans l’hypothèse d’une interconnection des réseaux ferrés nationaux, augmenter l’attractivité des opérateurs de l’Est ex-communiste relativement aux opérateurs de l’Ouest en avance technologique tel TGV donc SNCF ! En fait, l’Ouest paie pour le développement de l’Est européen et ses corollaires ignorés au départ : absence d’espace social, judiciaire, policier, militaire européens en partie mal assurés par l’existant comme Interpol, l’OTAN...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 13:06

      @kimonovert
      assurer un développement de ces échanges de façon harmonieuse, en bref favoriser la survie des économies dans leurs secteurs faibles et en contrepartie limiter l’impérialisme des secteurs hégémoniques.

      Quelle propagande !
      La libre circulation avait pour objet principal, les délocalisations d’entreprises, pour qu’elles fassent plus de profits en produisant dans des pays à bas salaires.
      .
      Et aussi que les capitaux étrangers puissent faire leur marché dans le patrimoine français, comme Alstom, ou les aciéries achetées par Mittal.
      .
      La preuve qu’il ne s’agissait pas de favoriser l’économie, ce sont les millions de chômeurs et de pauvres, et la désindustrialisation du pays. Je sais bien que vous devez gagner votre vie, mais les résultats désastreux, tout le monde peut les voir.


    • Pierrot 26 novembre 13:56

      @kimonovert

      « in fine, un espace de paix économique »

      Non. L’UE est tout au contraire un espace de guerre économique totale, dans lequel elle a aboli tous les moyens de protection des économies locales, ce qui a naturellement durement porté atteinte à la plupart de ces dernières. Et il en va de même sur le plan social.

      C’était déjà l’idée de départ, conformément à l’idéologie défendue fanatiquement par cette institution. Et sans surprise, toute la construction européenne s’est déroulée en vertu de ce principe.

      Il me semble utile de rappeler que l’absence de « bon sentiments » avait été dénoncée très tôt, et que les dérives annoncées de longue date n’ont pu se concrétiser que grâce aux décisions des participants. Aujourd’hui on tente de nous faire croire que les choses vont mal parce qu’il n’y aurait « pas assez d’Europe », alors que tous les aspects cités dont l’absence sert aujourd’hui d’excuse à la mauvaise situation ont été ignorés volontairement, dès le départ et tout au long du développement de l’organisation : le problème, c’est tout au contraire qu’il y a eu beaucoup trop d’UE.

      Par ailleurs, le développement de l’Est européen ne coûte pratiquement rien à la France en comparaison des destructions infligées par l’UE à son économie, et plus généralement à tous les domaines dans lesquels elle a perdu sa souveraineté.

      (NB : de fait, l’OTAN n’est pas une institution européenne mais étasunienne, à laquelle l’UE a été subordonnée. C’est bien moins une organisation de défense de ses membres qu’un moyen d’agression au service de l’impérialisme américain. )


    • kimonovert 26 novembre 18:17

      @Pierrot

      Que disais-je ici « L’organisation conçue semble foireuse mais partait d’un beau principe : assurer un développement de ces échanges de façon harmonieuse, ... » Foireuse ! Car absence de vue d’ensemble de ce développement incluant une homogénéité des protections sociales (d’où le dumping) et des protections juridiques ( d’où les trafics ).

      Essayez de vous démarquer de madame Ubu de l’UPR qui ne sait pas lire, obsédée qu’elle est de se gonfler le dard et de lancer son venin, sur tout ce qui s’écrit ici ! Merci.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 18:39

      @kimonovert
      L’organisation conçue semble foireuse mais partait d’un beau principe :


      Ce n’est pas moi qui ait parlé « de beau principe de départ », c’est vous.
      C’est la version servie par la Gauche : « une Europe dévoyée ».
      Que, bien sûr,« il faut remettre sur les bons rails ».
      Et donc y rester,« pour la changer de l’ intérieur ». Voilà, vous avez toute la rhétorique de la Gauche, pour se disculper d’avoir trahi ses électeurs.

      Le PCF et la CGT savaient très bien ce qu’il en était.


      La construction européenne est exactement ce que ses créateurs ont voulu qu’elle soit. Et ses créateurs ne sont pas Victor Hugo, ni des utopistes, ou des humanistes, dont le temps aurait dévoyé le projet.

      Ce sont le cartel du charbon & de l’acier, les banquiers et les 200 familles.

      Et elle a été soutenue financièrement par la CIA.


    • EL Cirrhose (Droll de Crane) 26 novembre 19:01

      @Fifi Brind_acier

      Bien sur que non l’ UPR n’ est pas au main de la sphere politique , 
      aucune compromission avec les pouvoir en place , mais vraiment aucune .

      https://www.lesinrocks.com/2019/05/09/actualite/actualite/le-fils-de-carla-bruni-et-raphael-enthoven-est-un-fervent-soutien-de-francois-asselineau/

      Toute ressemblance avec des notable ayant squatter la fonction presidentiel est purement fortuite smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 19:13

      @Cirrhose (Droll de Crane)

      Vous devriez vous féliciter que les enfants ne ressemblent pas forcément à leurs parents ! Aurélien a adhéré à la France Insoumise, puis il a étudié les Traités européens, et il en a déduit qu’il n’était pas possible de les changer, et il a adhéré à l’ UPR, un parcours logique et sans faute.
      Je vous conseille vivement la lecture des Traités !


    • EL Cirrhose (Droll de Crane) 26 novembre 19:33

      @Fifi Brind_acier

      Je te conseille également de les lire en dehors de l’ interprétation du « grand chef » et de ses sbires.

      Lutter contre l’ europe , l’ euro et l’ otan ne veut pas dire se joindre a l’ UPR .
      Un jour un vrai parti émergera , fédérera et la cela sera le plebiscis.

      Plus on fouille l’ UPR , plus on as la nausée , au départ c’ est très attractif , 
      qui sait Aurelien avec un peut de bouteille s’ en eloignera peut etre et creera ce « fameux parti VRAIMENT populaire » .C’ est tout le mal que je lui souhaite smiley
       


    • Cadoudal Cadoudal 26 novembre 20:46

      @Cirrhose (Droll de Crane)
      Au moins avec ses nouvelles recrues, Jean Bedel est sur de pas être contaminé par le sang pourri des français...


    • Cadoudal Cadoudal 26 novembre 20:56

      @Cirrhose (Droll de Crane)
      « fameux parti VRAIMENT populaire »

      Punk à chiens, c’est une belle vocation...

      Même pété de thunes Aurélien embrasse la carrière, tu devrais être content...lol..

      Il finira journaliste burka fashion chez les bobos britonniques et vendra que des articles taille 50 :

      https://actu.fr/bretagne/quimper_29232/quimper-15-mois-prison-ferme-violences-contre-enfant-trois-femmes_29702650.html


    • Pierrot 27 novembre 11:38

      @kimonovert

      Essayez plutôt de comprendre ce que j’écris au lieu de suggérer que je confirmais vos propos.

      Lorsque vous disiez que l’idée de départ était bonne mais qu’elle n’avait pas pu être menée à bien, je vous répondais que l’idée de départ était mauvaise et que ce qu’il est advenu était conforme à ce qui avait été prévu. Ce qui nous manque aujourd’hui existait auparavant, mais a été volontairement détruit par l’UE. Il ne s’agit aucunement d’une erreur dans son développement.

      En d’autres termes, dans son principe l’UE n’a pas fini par « foirer ». Elle a tout au contraire très bien réussi, et continue d’ailleurs de progresser dans le même sens. Seulement, son but n’a jamais été de servir nos intérêts, mais de nous soumettre à une oligarchie supranationale et de nous imposer son idéologie.


    • kimonovert 27 novembre 17:51

      @Pierrot

      Quand me suis-je permis de confirmer quoique ce soit de vos propos...Je vous rappelle ce que j’ai dit et que vous mésinterprétez ! D’autre part c’est vous qui m’interpeler agressivement...Vous n’êtes pas d’accord grand bien vous fasse ! Un marché commun n’est pas un espace guerrier...Cela a été voulu au sortir de deux guerres mondiales succédant à des siècles d’histoire tourmentée...Pourquoi y avait-il des guerres sinon pour des raisons strictement économiques : accaparer des ressources, s’emparer de facilités commerciales...Au départ c’était la CECA, communauté européenne charbon acier, charbon et minerai de fer, ressources des régions (Nord et Lorraine essentiellement) convoitées par 3 guerres d’agressions prusso-allemandes. Bref si vous voyez l’histoire européenne autrement, c’est à dire comme une intrusion des USA dont votre vision complotiste, parlez en en tête à tête avec vous-même, vous serez sûrement d’accord !


    • Zolko Zolko 26 novembre 09:56

      Que dire de cet article ... Je suis allé en Italie la semaine dernière, en avion, et maintenant le contrôle aux frontières, en France, sont rétablies : l’espace de Schengen n’est plus. Alors qu’un auteur Français fasse la morale aux autres pays à propos de divisions, alors que c’est la France qui, en première ligne, sape tout ce qui touche l’Europe — et ce depuis février 2008 avec l’adoption du traité de Lisbonne et en violation du référendum de 2005 contre le TCE — fleure bon la franchouillardise des bas-du-front.

       

      La Suisse étant l’exemple même de ce que pourrait être avec le temps l’Union européenne

       

      la Suisse est une confédération d’états — la Confédération Helvétique — avec une neutralité absolue en politique internationale : l’Union Européenne en est presque l’antithèse, avec l’OTAN en première ligne.

      Pour qu’une organisation Européenne puisse ressembler à la Suisse il faudrait en premier lieu abolir l’Union Européenne. Quitte à, ensuite, batir la Confédération Européenne, et là oui, ce serait super. En fait, il faudrait revenir à avant la traité de Lisbonne et avant l’introduction de l’€uro.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 12:55

        @Zolko
        Non, le rétablissement des frontières intérieures est provisoire.

        Quitte à, ensuite, batir la Confédération Européenne, et là oui, ce serait super.


        Si on revient à la situation d’origine, ne vous faites aucune illusion, les pays repartiront vers leurs tropismes anciens.
        .
        L’Espagne & le Portugal regarderont vers l’Amérique latine ; les pays de l’est soit vers la Russie, soit vers l’Allemagne ; l’ Italie & la France se tourneront vers la méditerranée et l’ Afrique ; les pays du nord s’allieront à l’ Allemagne etc...
        .
        C’est l’histoire et la géographie qui mènent le monde. On a voulu pacser des pays anciens ensemble, alors qu’ils n’ont pas grand chose en commun, sinon de se trouver sur le même continent.
        .
        Comme disait de Gaulle : « On ne fait pas d’omelette avec des oeufs durs ! »
        On ne fait pas un pays nouveau avec des pays anciens, surtout sans leur demander leur avis.


      • kimonovert 26 novembre 13:17

        @Zolko « Je suis allé en Italie la semaine dernière, en avion, et maintenant le contrôle aux frontières, en France, sont rétablies : l’espace de Schengen n’est plus, »

        Oui, que voulez vous dire ?

        « la Suisse est une confédération d’états »

        Oui, une confédération mais de cantons...En France on appelle cela un département et en métropole les départements sont au nombre de 96 ainsi que 5 DOM...

        La Suisse est idéalement le coffre fort du monde ! Personne ne nie son utilité...


      • Zolko Zolko 26 novembre 13:34

        @Fifi Brind_acier :

        C’est l’histoire et la géographie qui mènent le monde

         
        Alors si vous (re-) lisez vos livres d’Histoire vous saurez que l’Europe va des îles Grecques aux fjords Scandinaves, et de la péninsule Iberique jusqu’à la Mer Noire. C’est ça l’Europe, depuis des millénaires. Les colonies esclavagistes ne sont qu’un épiphénomène de l’histoire.
         

        On a voulu pacser des pays anciens ensemble, alors qu’ils n’ont pas grand chose en commun


        A part les philosophes Grecs, les routes et l’alphabet Romain, les barbares Germaniques et Huns, la religion Catholique — ne vous en déplaise — les croisades, le moyen-âge, les druides, les chevaliers et les dragons, les Vikings et le Walhalla, le siècle des lumières, Newton, Shakespeare, Gallilé, Leonardo Da Vinci, Napoleon, Einstein, et même Hitler et Staline, malheureusement, vous voulez dire ? Pourtant ce sont eux qui ont fait l’Europe sur 2500 ans.
         
        Alors arrêtez de nous gonfler avec vos rêves d’empire colonial franchouillard : c’est fini et c’est tant-mieux. Pourquoi pensez-vous que vous faites 1% à chaque élection ?

      • Pierrot 26 novembre 14:18

        @Zolko

        Non. L’Europe, c’est juste un espace géographique défini par la tectonique des plaques, ou s’agissant de l’Union, défini par des traités internationaux.

        Si l’on devait considérer l’Europe comme vous le faites ici, que ce soit au travers du commerce, des guerres ou de la civilisation, alors il n’y aurait aucune raison d’en fixer les limites à l’Oural ni aux frontières de l’UE. Il faudrait l’étendre jusqu’en Afrique et jusqu’en Asie, voire au-delà, ou au contraire considérer une multitude de territoires plus petits qui ont connu des Histoires et des cultures diverses, probablement interdépendantes mais certainement pas identiques.

        Il n’y a ni nation ni civilisation « européenne », c’est un fait.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 19:00

        @Zolko
        Pourquoi pensez-vous que vous faites 1% à chaque élection ?

        Si l’ UPR disposait des temps de parole à la télé du FN, il ferait 20% aussi.
        Les élections, c’est très simple, arrivent en tête ceux qui ont bénéficié d’un maximum de temps de parole à la télé :
        «  Les résultats électoraux pour les nuls ».
        .
        Allez demander à un espagnol ou à un portugais, s’il sait où se trouve la Lettonie sur une carte, vous serez étonné, ils n’en n’ont rien à faire des lettons. Par contre, ils savent situer le Brésil ou l’Argentine sur une carte des Amériques. Parce que c’est leur histoire. Cela ne veut pas dire qu’ils veulent refaire la colonisation.
        .
        Si l’Europe éclate, ce n’est pas à cause des valeurs, ni des racines, c’est à cause de l’histoire de chacun de ses pays. Ils ont tous une langue différente, une culture différente, une économie différente, et des intérêts géostratégiques différents.
        .
        A cause de leur histoire, ce que vous vous refusez à admettre. Ce n’est pas parce que les européens ont des racines communes qu’ils sont identiques.

        Ils sont tous différents, et on les a plongés dans un système concurrentiel en les opposant les uns aux autres, par du dumping social et fiscal.


      • Zolko Zolko 27 novembre 11:51

        @Fifi Brind_acier :

        Allez demander à un espagnol ou à un portugais [...] ils savent situer le Brésil [...] Parce que c’est leur histoire

         
        que vous ne connaissez visiblement pas : si le Brésil est indépendant aujourd’hui, c’est à cause de Napoléon qui avait envahi toute l’Europe, y compris le Portugal, et la famille royale a fui au Brésil, où le fils est resté quand Napoleon a été défait. Le drapeau de l’Italie : encore Napoléon. Le code civil dans TOUS les pays Européen a 2 origines : le code civil de Napoléon ou l’heritage du code civil Anglais.

        Parlons du Pays Basque, voulez-vous : il s’agit du royaume de Navarre, et depuis qu’il a été rattaché à la France on parle de « France et de Navarre ». Ou intéressez-vous plus à la Corse, l’Alsace, la Savoie ? Savez-vous d’où viennent les Francs, qui ont fait la France ? Ce ne sont pas les Gaulois, mais un peuple Germanique, et d’ailleurs il existe encore une région Allemande qui s’appelle « Franken ».

        Savez-vous d’où venait Marie-Antoinette ? Indice : pas du Mail, ni de Dakar, ni du Brésil. Savez-vous ce qui a déclenché la première Guerre Mondiale ?

        Moralité : toutes le frontières nationales Européennes que vous semblez chérir datent d’une histoire commune Européenne qui remonte à plus de 2000 ans. Le chiffon rouge de la Lettonie que votre gourou agite continuellement ne prend pas avec moi : il a trouvé un os à ronger, qu’il le ronge.


      • Odin Odin 26 novembre 11:52

        Bonjour,

        Vu le CV de l’auteur je m’attendais à une autre analyse :

        « dans le cadre d’une large confédération qui prendra en main les seuls pouvoirs régaliens qui font que l’union fait la force. »

        Je rappelle que « les seuls pouvoirs régaliens » sont : 

        La Défense / les Affaires étrangères / la Justice / les Finances / l’Intérieur et qu’ils sont déjà dans les mains de l’UE (avec l’OTAN). Nous en voyons chaque jour les effets dévastateurs

        Seule la totale souveraineté de chaque État fera de l’Europe un continent fort avec des accords pays par pays (avec la Russie).

        Laisser des commissaires non élus à la solde de la finance internationale au lieu du peuple est de la perfidie. 

        Un commentaire précédent sur les souverainetés :

        « Militaire  : nous sommes, grâce à l’ashkénaze hongrois, talonnette 1er, sous-traitant de Washington..

        Économique : nous ne l’avons plus depuis la loi Rothschild du 03/01/1973 (Pompidou/Giscard) et les con-tribuables paient chaque année près 50 Mrd d’€ rien que pour les seuls intérêts de la dette pour l’usure des banques privées.

        Le budget doit être validé par des commissaires européens non élus qui demandent des coupes franches sur les retraites, la protection sociale, la vente des bijoux de famille à des multinationales etc…

        Politique : les sénateurs et députés ne sont plus que des administratifs qui nous coûtent « un pognon de dingue » et retranscrivent dans le droit français les directives de ces non élus à Bruxelles (GOPÉ). Pour devenir 1er de cordée passage obligé par la FAF (young-leader) GODF et validé par le groupe Bilderberg. Ils se permettent même de nous déféquer sur la gueule (référendum de 2005) etc...

        Culturelle : tout est nivelé vers le bas, l’art contemporain n’est plus qu’une diarrhée fétide propagé par des LGBT etc... 

        Frontières une gigantesque passoire où tout doit circuler librement pour mieux dégénérer les autochtones (Kalergi) et où les dividendes spoliés aux gueux peuvent se diriger librement vers les paradis fiscaux etc... »


        • Zolko Zolko 26 novembre 12:04

          @Odin :

          « Militaire : nous sommes, grâce à l’ashkénaze hongrois, talonnette 1er, sous-traitant de Washington..

           
          gardez vos débiles : Sarkozy est Français, un pur produit Neuillyois de la bourgeoisie Française. N’essayez pas de justifier vos tares en essayent de refourguer vos politiciens corrompus. Les Hongrois n’y sont pour rien dans le traité de Lisbonne.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 12:57

          @Zolko
          Vous pouvez enlever Sarkozy, cela ne change rien au fait que la France n’a plus de souveraineté, ni d’indépendance.


        • Odin Odin 26 novembre 14:11

          @Zolko

          Ai-je écrit que Sarkozy n’était pas français ? NON

          Ai-je critiqué le peuple hongrois ? NON

          S’il y a une tare, regardez-vous dans une glace, peut-être que vous la trouverez en réfléchissant un peu.


        • Zolko Zolko 26 novembre 16:23

          @Odin :

          grâce à l’ashkénaze hongrois, talonnette 1er

           
          vous avez écrit que Sarkozy était Hongrois, ce qu’il n’est pas.

        • Odin Odin 26 novembre 19:54

          @Zolko

          Bonsoir,

          Il ne vous est pas venu à l’esprit que je me référais à ses origines

          De plus, ses origines ne sont pas qu’en Hongrie mais aussi en Salonique. Avec le droit du sol, en naissant sur le sol français (comme à Mayotte) on obtient la nationalité française mais cela ne veut pas dire que nos origines sont françaises.

          J’aurais préféré que vous m’informiez de mon erreur sur ses origines, en réalité, elles ne sont pas ashkénaze mais sépharade.

          Si vous voulez en savoir plus à ce sujet :

          https://www.egaliteetreconciliation.fr/Israel-France-la-vraie-famille-de-Nicolas-Sarkozy-les-Mallah-1248.html


        • Alain Renaud Alain Renaud 27 novembre 19:43

          @Odin
          Bonjour, 
          Je vous remercie de vos commentaires et tiens à préciser que la large confédération dont je parle est un objectif à long terme et ne peut s’envisager que si elle est, bien entendu, dirigée par des responsables élus par les peuples européens et non nommés. 
          On est donc très loin de l’UE d’aujourd’hui. 
          Par ailleurs, cette confédération laissera chaque pays s’occuper de ses propres affaires. Par conséquent la justice et l’intérieur resteront de la responsabilité nationale, sinon régionale dans certains pays.
          C’est l’idée de confédération qui avait été défendue par Charles de Gaulle en 1953. On en était loin. On semble en être encore bien plus loin…
          Mais c’est vers quoi il nous faut tendre. 


        • av88 av88 26 novembre 15:36

          Le mode de fonctionnement de l’UE est gravé dans les Traités (TFUE et TUE).

          Le problème est que les idéaux portés par ces traités datent d’une époque révolue où l’on pensait que la libre circulation des biens, des services, des personnes, des capitaux (la mondialisation heureuse en miniature) était la solution pour un avenir radieux.

          Depuis, l’eau à coulée sous les ponts, mais les principes fondamentaux de l’UE sont toujours les mêmes.

          Apparaissent et sont apparues des entités politiques et économiques (Chine, Inde) qui ne croient pas et n’appliquent pas ces principes, même la puissance initiatrice de ce libéralisme, n’y croit plus (USA).

          l’UE date, est sclérosée, incapable de s’adapter.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 19:06

            @av88
            Les Français sont surpris d’apprendre qu’aucun referendum n’a demandé l’avis des citoyens lors de la signature du Traité de Rome, traité fondateur.
            L’absence de démocratie est inscrite dès le départ.
            .
            Les référendum ensuite, n’ont porté que sur des aménagements :
            Voulez-vous la GB ?
            Voulez-vous l’ UE & l’euro ?
            Voulez-vous d’une Constitution européenne ?


          • Alain Renaud Alain Renaud 27 novembre 23:12

            @Fifi Brind_acier
            Vous avez totalement raison. Et cette absence de démocratie élective se retrouve en France depuis les années 70.
            Au point que, même à cette époque, on demanda aux Français s’ils acceptaient la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark au sein de la Communauté économique européenne.
            Et si on était d’accord pour l’Irlande et le Danemark, par exemple, mais pas pour la Grande-Bretagne, on faisait quoi ? 


          • Kapimo Kapimo 27 novembre 16:47

            L’UE a été présentée comme une construction destinée à empêcher le retour des guerres entre nations européennes, qui auraient été dues aux nationalismes.

            Il n’y a effectivement pas eu de guerres européennes depuis le traité de Rome, si l’on excepte la destruction contrôlée de la Yougoslavie (avec des rivalités germano-franco-américaines). 

            Ceci étant dit, si on analyse les guerres mondiales, on se rend compte que le nationalisme en soi n’aurait pu générer ces guerres sans le soutien financier d’un certain nombre d’acteurs de la banque internationale qui ont permis entre autres la montée du nazisme, du bolchevisme, du sionisme et du fascisme.

            Ce n’est pas l’UE qui a maintenu la paix, c’est simplement le nouvel agenda des réseaux de la finance/banque internationale qui ne comportait plus de guerre. Les objectifs relatifs à l’UE ont été d’organiser au bénéfice des grands intérêts économique et de la puissance impériale le pillage des pays d’Europe de l’Ouest, d’une part en permettant les délocalisations, et d’autre part en mettant en vente toutes les activités publiques qui sont des rentes de situation. Accessoirement, diluer les souverainetés dans un grand bloubi-boulga administratif et non démocratique comparable en ce domaine à la défunte URSS.

            Aujourd’hui, les peuples européens n’ont plus voix au chapitre, et sont désarmés face à l’entreprise de démantèlement des solidarités sociales nationales pour le plus grand intérêts des ….financiers.

            L’UE est une entreprise oligarchique de destruction qui a réussi, comme le montrent certains documents issus des cercles fondateurs ; et comme le démontre l’évolution catastrophique des 30 dernières années.

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