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Accueil du site > Actualités > International > Alep est réunifiée. Les masques tombent

Alep est réunifiée. Les masques tombent

La guerre en Syrie n'est pas finie mais le peuple syrien peut voir l'avenir avec optimisme. Les rebelles islamistes renforcés par les brigades internationales djihadistes, ces bandits de grand chemin qui tuent, violent et volent en toute impunité, ne prendront pas le pouvoir en Syrie et n'imposeront pas la loi du coran dans tout le pays. 

Alep

 

Rappel de l'origine de la guerre en Syrie.

Que ceux qui croient que le peuple syrien s'est spontanément révolté contre le gouvernement de leur pays en 2011 se détrompent. Les Syriens, dans leur grande majorité, craignaient qu'un « printemps arabe » i ne vit le jour en Syrie. Ils pouvaient voir les résultats de ces troubles en Tunisie, en Libye et surtout en Égypte et ils savaient que les conséquences seraient pires si cela advenait chez eux.

Sous l'initiative de Bachar al-Assad et sous la pression occidentale, la Syrie se dirigeait vers un abandon progressif de la doctrine socialiste baasiste iiet s'orientait vers le libéralisme qui devait l'intégrer dans le système globalisé mondial qui semblait devoir inéluctablement s'imposer en ce début de XXIe siècle.

La conséquence de ce bouleversement en Syrie fut l'émergence de ce qu'on appelle une société à deux vitesses.

Il y avait d'un côté, une bourgeoisie urbaine qui tirait profit de l'ouverture libérale et de l'autre, une campagne qui souffrait d'être laissée à elle-même et dont les habitants venaient grossir le prolétariat urbain en s'installant dans les banlieues des grandes villes. Les grandes sécheresses des années précédant la révolte instrumentalisée des campagnes de 2011 favorisa aussi cet exode.

C'est une situation tout-à-fait habituelle dans un contexte de passage d'une économie conservatrice-protectrice vers une économie libérale et c'est une constante depuis le XVIIIe siècle.

Une présidence syrienne autoritaire mais ouverte à l'économie libérale pouvait très bien convenir aux puissances occidentales mais il fallait alors aussi que la Syrie changeât d'alliance.

C'est Nicolas Sarkozy et le Qatar iii qui furent chargés de cette mission.

Dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy invita Bachar al-Assad à participer aux festivités du 14 juillet 2008 à Paris.

Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad à Paris en 2008.

 

Avec le Partenariat oriental qui devait arrimer six pays d'Europe orientale et du Caucase à l'Occident et lancé à l'initiative de la Pologne et de la Suède en 2009, l'Union pour la Méditerranée devait faire du pourtour de cette mer une totale zone d'influence occidentale.

Ce fut un échec, Bachar al-Assad iv refusa de rompre l'alliance de son pays avec la Russie, l'Iran et le Hezbollah.

C'est à partir de ce moment que s'ourdit un véritable complot contre le régime syrien v dont Roland Dumas a révélé le premier l'existence dans une vidéo célèbre vi. Cela se passait en Angleterre mais nous savons grâce aux révélations de WikiLeaks que le Département d’État sous la direction d'Hillary Clinton était à l'initiative d'une conspiration pour renverser Bachar al-Assad.

Cela faisait partie de la doctrine « Obama », le « Leading from behind », qui consiste à ne plus déployer de troupes étasuniennes pour occuper le terrain et à déléguer les interventions directes à des pays alliés en ne fournissant que les assistances techniques et militaires.

Les Occidentaux avaient la conviction que le régime syrien ne tiendrait pas longtemps devant une révolte populaire.

Plusieurs puissances régionales préparèrent le terrain pour une rapide prise de pouvoir en Syrie .

  • L'Arabie saoudite qui avait progressivement pris le contrôle des mosquées du sud du pays se servit de ses nombreux imams salafistes pour faire des prêches incendiaires contre le régime laïc syrien responsable selon eux de la détérioration des conditions de vie des populations les moins aisées.

  • Le nord de la Syrie fut « travaillé » de la même manière par les Frère musulmans soutenus par la Turquie et le Qatar.

  • Les réseaux sociaux s'adressaient à la bourgeoisie urbaine laïque pour l'inciter à manifester pour la libération des prisonniers politiques et pour le pluralisme politique.

Les deux principales zones d'influence furent ainsi bien répartie et la future partition de la Syrie se dessinait clairement. Un Sud salafiste sous influence saoudienne, un Nord aux mains des Frères musulmans proches de la Turquie et un éventuel réduit alaouite sur la côte méditerranéenne.

Il manquait l'étincelle et elle viendra de Deera où de jeunes adolescents furent molestés par la police pour avoir taguer des slogans hostiles au régime. Il est évident que n'importe quel autre prétexte aurait pu servir pour lancer une révolte, tous les éléments avaient été mis en place.

Des milliers de manifestants, parfois encadrés par des hommes armés, déambulèrent dans les rues des banlieues tous les vendredis après la prière de midi en ce début 2011.

Manifestation de soutien au régime à Damas en 2011.

Ces manifestations furent contrebalancées par des défilés rassemblant des centaines de milliers de personnes à Damas et dans d'autres villes de Syrie qui venaient en soutien au gouvernement syrien. Ces défilés furent ignorés par les médias occidentaux. Cette comparaison entre les nombres de manifestants indique que les opposants étaient minoritaires et que la lutte armée qu'ils entamaient était illégitime.

Les reportages « bidons » des chaînes de TV satellitaires qatarie (Al-Jazeera) et saoudienne (Al-Arabiya) vinrent semer le trouble et la sédition en Syrie et ils furent relayés sans vérification par les médias mainstream occidentaux.

Manifestation de soutien au régime à Tartous en 2011.

Dès les premières victimes civiles, les chefs d’États occidentaux, la France en tête, exigèrent le départ du président Assad avant toute négociation comme si la Syrie était une de leurs colonies.

On peut dire à présent que ce fut la plus grande et la plus longue manipulation des esprits de tous les temps et une tache indélébile qui marquera à jamais la crédibilité des journalistes et des experts de plateaux de télévision.

 

Le rôle plus qu’incohérent des États-Unis.

C'est un président sans expérience internationale qui arriva à la tête des États-Unis en 2009. Barack Obama avait été élu sur base d'un programme de désengagement militaire des États-Unis en Irak et en Afghanistan et sur la promesse de fermer le camp de prisonniers de Guantánamo.

L'espoir qu'il suscita alors avait été ponctué la même année par un Prix Nobel de la Paix.

Son discours du Caire du 4 juin 2009, « A new Beginning », marque un tournant politique après les années W Bush qui avait fait de la lutte contre Al-Qaïda une excuse pour une occupation militaire de la région.

Ce discours de Barack Obama, un véritable éloge à l'islam, marque une volonté d'alliance entre les États-Unis et le monde islamique en ne mettant en exergue que les côtés positifs de la civilisation islamique et en omettant ce qui est négatif et notamment ce qui concerne le statut de la femme et les châtiments corporels. Ce discours avait d'ailleurs été très critiqué par des mouvements féministes vii.

Avec le recul, on comprend mieux que sa doctrine consistait à un rapprochement politique avec l'islamisme « modéré » représenté par les Frères musulmans et les salafistes saoudiens. C'est le retour à l'alliance de 1945 viii qui fut provisoirement malmenée après le 9/11.

 

Pourquoi l’État islamique est combattu par les États-Unis .

L'objectif de l’État islamique est la création d'un califat qui reformerait le pays de Cham historique (Bilad al-Cham) qui allait de l'ouest de l'Irak à la Méditerranée.

Ce projet de califat islamiste est contraire au projet étasunien de découpage de la région en petites entités ouvertes au libéralisme, sans poids politique et sous l'influence de puissants alliés des États-Unis. Il est aussi contraire aux intérêts des saoudiens pour qui un califat mettrait leur légitimité comme gardien des deux principaux lieux saints de l'islam en question.

D'un autre côté, les États-Unis voulaient la chute du pouvoir syrien actuel et l'EI pouvait être un des instruments pour y arriver.

Le jeu trouble des États-Unis consiste pour le moment à secrètement aider l'EI en Syrie et à mollement le combattre à Mossoul.

Il faut souligner que l'EI est né grâce à une mauvaise estimation des États-Unis en Irak.

Il faut revenir en 2007 quand le général David Petraeus a présenté son nouveau plan, le « Surge ».

Il s'agissait de former des milices chargées de maintenir l'ordre dans la partie sunnite de l'Irak de façon à faire baisser la violence et à préparer une partition du pays. Ce plan reçut le soutien saoudien parce qu'il confiait la sécurité des zones sunnites à des sunnites. C'est le ralliement de ces milices souvent composées d'anciens soldats de Saddam Hussein à des idéologues qaïdistes qui a formé l'ossature de l’EI.

C'est pour cela qu'on dit souvent que les États-Unis sont à la base de la création de l'EI vu que ce sont des instructeurs étasuniens qui ont formé les soldats de l'EI.

 

Le libération d'Alep. Est-ce Stalingrad... ou Koursk ?

Jusqu'en juillet 2012, la ville d'Alep était restée à l'écart de l'agitation qui secouait le pays. Les multiples tentatives de soulèvements populaires se soldèrent toutes par des échecs au point qu'il y avait très peu de forces armées dans la ville.

Quand, en coordination avec un assaut sur Damas, 2000 rebelles venant de la province investirent Alep, l'armée fut prise par surprise et ne put résister. Les quartiers orientaux majoritairement peuplés de sunnites et le quartier historique tombèrent très vite. Des renforts militaires envoyés d'urgence par le gouvernement syrien arrivèrent à temps pour empêcher la prise de l'ouest de la ville.

La ville restera divisée avec l'Est sous la coupe de multiples milices qui imposèrent leur loi et l'ouest qui mena une vie normale sous la protection de l'armée syrienne mais perturbée par les coupures d'électricité et d'eau ainsi que par les bombardements que leur imposèrent les forces rebelles.

Avec 400 à 600 mille habitants ayant fui les islamistes et s'étant réfugié à l'Ouest, la partie occidentale de la ville comptait environ 1,6 million d'habitants. Il ne restait que 200 à 250 mille habitants à l'Est mais les médias mainstrean continuaient à en parler comme s'il s'agissait de la partie essentielle d'Alep. Nous ne vîmes presque pas de reportages des TV occidentales de la partie de la ville tenue par les troupes loyalistes.

Les 2000 rebelles du départ furent renforcés par de nouveaux rebelles islamistes issus de la province et par des brigades internationales djihadistes. Ils finirent par former des groupes hétéroclites de plus d'une dizaine de milliers de combattants qui s'installèrent avec leurs familles dans les logement laissés vacants.

C'est pour cela qu'on peut dire que les récentes évacuations (cinquante mille personnes) ne concernait que très minoritairement des habitants alépins d'origine.

La défaite militaire des rebelles islamistes est sévère. Ils ont perdu des chefs et beaucoup de leurs meilleurs éléments dans la bataille ainsi que leur matériel lourd.

L'arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants occidentaux les privera de soutien politique.

De l'avis des experts militaires, la défaite d'Alep marque un tournant et les forces loyalistes et leurs alliés ont maintenant la possibilité de rester à l'initiative jusqu'à la défaite finale des djihadistes.

Tous les férus d'histoire savent que ce n'est pas la bataille de Stalingrad qui a marqué le début de la débâcle nazie mais bien la bataille de Koursk. C'est pour cela que je pense que la défaite d'Alep est le Koursk des islamistes.

 

Le quatrième pouvoir remis en question.

L'expression « quatrième pouvoir » avait été attribuée à la presse et aux médias car ils exerçaient un contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État.

Les médias mainstream actuels n'incarnent plus un contre-pouvoir car ils font partie du système dont ils dépendent financièrement.

  • La publicité est une part importante du financement des médias. Cela a deux conséquences. 

    • 1. Il ne peut y avoir de sujets nuisant aux intérêts des annonceurs.

    • 2. Comme les recette publicitaires sont calculées en fonction des ventes ou de l'audimat, les médias ont davantage intérêt à sortir des sujets accrocheurs qui font vendre plutôt que des analyses de fond plus critiques. N’oublions pas que le lecteur ou l'auditeur moyen aime à être rassuré dans ses convictions et que la vérité lui importe peu, elle le dérange même.

  • Une autre part non négligeable des aides vient de l’État. Il est difficile de mordre la main qui vous nourrit.

  • Les grands médias appartiennent à des milliardaires. Qui peut penser que les journalistes sont libres d’écrire des articles contraires aux intérêts de leur patron ?

Il faut ajouter que les journalistes, les chroniqueurs et les hommes politiques vivent dans un microcosme coupé de la réalité dans lequel ils se persuadent en boucle.

Leur présentation de la guerre en Syrie aura été particulièrement déformée. C'est uniquement un point de vue partisan qui est présenté.

Ce sont les médias alternatifs en ligne qui sont maintenant devenus le véritable contre-pouvoir. C'est pour cela qu'ils subissent une campagne de diffamation pour chercher à les discréditer. On voudrait les traiter de complotistes alors que bien au contraire, ce sont eux qui dénoncent les complots.

Le système a même publié les noms de plus de 200 sites sensés nous désinformer ix. Je ne peux que les remercier de nous fournir cette précieuse liste de sites où nous ne manquerons pas de trouver des analyses et des informations alternatives.

Il faut cependant remarquer que cette liste inclut des sites fantaisistes ou des lanceurs de PSYOP que tout lecteur attentif décèlera aisément. Cette méthode d'amalgamer du sérieux et du farfelu pour discréditer les informations honnêtes est bien connue et elle est d'une malveillance crasse.

 

Les enfants d'Alep.

Nous devrions avoir la même compassion pour tous les enfants du monde qui meurent à cause de la responsabilité d'adultes que celle que les médias mainstream en ont eu pour les enfants d'Alep qui sont morts dans cette guerre.

La mort d'enfants est toujours inacceptable mais dans le cas des enfants tués à Alep, pourquoi ne pose-t-on pas la bonne question. Que faisaient ces enfants en zone de guerre alors que des couloirs humanitaire étaient ouverts vers la destination du choix de leurs parents ?

Cette question des enfants d'Alep a été instrumentalisée à des fins politiques pour discréditer les armées russe et syrienne. Les journalistes occidentaux sont complices de cette machination.

Je ne crois pas un seul instant en leur sincérité quand ils évoquent ce drame.

S'ils veulent parler de morts d'enfants, je leur propose trois sujets qu'ils n'évoquent jamais et qui ont été ou qui sont autrement plus dramatiques.

  • L'embargo sur la Syrie lui interdit d'acheter des médicaments de première nécessité et il est responsable de la mort de milliers d'enfants syriens tous les ans.

  • Madeleine Albright reconnaît la responsabilité des États-Unis dans la mort de cinq cents mille (oui, vous avez bien lu 500 000) enfants irakiens. Elle estime, avec regrets, que cela en valait la peine x. Si ce n'était pas si dramatique, on en rirait vu la situation actuelle de l'Irak.

  • D'après l'Organisation des Nations-Unie pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), six millions d'enfants (6 000 000) de moins de cinq ans, soit au minimum 30 000 fois plus qu'à Alep, meurent chaque année dans le monde des suites directes ou indirectes de la faim xi. Il y a un responsable qui se nomme le système économique libéral qui préfère cultiver les terres pour produire des agrocarburants (3,1 % de la consommation mondiale du carburant des transports routiers) et qui s'interdit de réquisitionner les surplus agricoles.

6 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans dans le monde à cause de la malnutrition

 

Maintenant que les journalistes mainstream sont au courant, on attend avec impatience leurs reportages sur le sujet.

 

Ce que vous ne devez pas savoir.

  • Brita Hagi Hassan, un maire d'Alep sorti d'un chapeau de magicien est le énième scoop médiatique des rebelles islamistes et est en même temps un illustre inconnu dans sa ville. Il aurait été élu (par qui ?) en 2013 à la présidence du Conseil civil d'Alep (qui sert à quoi ?). Après le dernier hôpital, le denier clown, le dernier pédiatre, le dernier maire, à une semaine près, nous aurions connu le dernier Père Noël d'Alep.

  • J'espère que les journalistes mainstream ont remarqué que l'Arabie saoudite n'accueille pas de réfugiés syriens. Les Saoudiens ont pourtant des infrastructures permanentes près de La Mecque pouvant accueillir 3 millions de personnes et elles ne servent qu'une fois par an lors du Hadj. Auraient-ils peur d'une contagion révolutionnaire ?

Hébergements pour pélérins en Arabie saoudite.

 

  • L'armée de l'air syrienne ne lance pas des frappes aériennes contre les objectifs terroristes comme les aviations occidentales. Elle largue des barils d'explosifs. Qui va nous expliquer la différence entre des bombes et des barils d'explosifs ? Une bombe n'est-elle pas par définition un baril d'explosifs ?

  • La Syrie serait peuplée de sunnites, de chrétiens, d'alaouites, de chiites et de diverses autres minorités religieuses. Ensemble, d'après les experts de plateaux de TV, ils formeraient 100 % de la population. Il n'y aurait donc pas d'athées en Syrie ? Il y a quelques années, la principale opposition au baasisme était le parti communiste syrien et il n'y a pas plus athée qu'un marxiste.

  • Comme tout le monde semble l'ignorer, la Syrie a une constitution. La nouvelle constitution de 2012 est même exemplaire et unique dans la région xii. Une éventuelle négociation avec les rebelles « modérés » ne peut amener que plus de références à la charia et éloignerait la constitution syrienne des standards occidentaux. C'est pourtant la voie que favorisent les Occidentaux et leurs alliés régionaux. Je pose une question très simple : est-ce que les Européens ou les Américains seraient heureux d'avoir plus de charia dans leur constitution ? Je crois que la réponse est non. Alors, de quel droit veut-on l'imposer aux Syriens ?

  • Plus de trois ans après le drame du bombardement chimique sur la Ghouta orientale, aucune preuve irréfutable de la responsabilité de Bachar al-Assad ou de l'AAS n'a été produite. Le principal argument présenté par les Occidentaux est que la Syrie était seule à posséder des armes chimiques or cela a été démenti par un témoignage de première importance. Il s'agissait de Carla Del Ponte xiii qui affirmait trois mois plus tôt que les rebelles avaient utilisé des gaz innervant dans le nord de la Syrie. Une étude du prestigieux MIT a aussi démontré que les roquettes improvisées qui sont responsables du massacre n'avaient pas la portée suffisante pour avoir été tirés à partir des lignes syriennes xiv. C'est comme si on possédait des fusils de précision récents et qu'on s'était mis en tête de s'enfoncer dans les lignes ennemie pour tirer avec un vieux mousquet. Cette étude a été publiée sur le site de l'université et sur celui de Tesla international. Il n'y a jamais eu d'étude infirmant ce rapport. Carla Del Ponte a depuis été priée de se taire.

  • Les médias mainstream ont produit une abondante littérature sur la situation à Alep Est sans y avoir le moindre reporter pour la bonne et simple raison qu'un journaliste occidental en zone islamiste est un journaliste sans tête. Les reportages en zone gouvernementale sont rares parce que les journalistes répugnent à y aller pour des raisons politiques. En général, les journalistes traitant du sujet résident à Beyrouth ou en Turquie et ils reçoivent leurs informations de correspondants locaux dont ils ne peuvent garantir l'impartialité.

  • Les casques blancs ont disparu avec l'arrivée de la neige à Alep. De héros chouchoutés par les occidentaux, ils sont devenus d'obscurs détrousseurs de cadavres. Encore faut-il parfois regarder RT pour l'apprendre xv

 

Conclusion.

Contrairement à ce qu'affirme les Occidentaux, une victoire militaire des forces loyalistes est possible en Syrie. Il suffit d'une rupture des aides financières xviet militaires des parrains actuels de la rébellion djihadiste et du départ ou de la mise hors de combat des dizaines de milliers de mercenaires étrangers.

Le président élu des États-Unis, conseillé par Michael Flynn, semble décidé à en finir avec l’État islamique et avec les autres groupes terroristes.

La Turquie essaie de tirer son épingle du jeu en acceptant une solution négociée avec le maintien provisoire de Bachar al-Assad mais elle n'a pas beaucoup d'atouts dans son jeu et n'a pas encore de position très claire.

L'Arabie saoudite, le principal fauteur de troubles qui veut exporter son wahhabisme dans la région et bien au-delà, va entrer dans une période difficile. Ses déficits budgétaires sont du niveau de ceux de l'Ukraine et il n'y a pas de perspectives d'amélioration. Les coupes dans les dépenses vont immanquablement créer des troubles dans le pays xvii.

Les 28 millions de saoudiens n'acceptent la dynastie des Saoud que parce que la redistribution des revenus du pétrole leur permet d'atteindre un des plus haut niveau de vie dans le monde. Les autorités religieuses peuvent devenir un recours contre les abus de la famille royale en cas de détérioration de la situation économique.

De plus, la prise de pouvoir actuelle par le clan des Soudairi xviii ne va pas tarder à provoquer une réaction du clan des Chammar xix qui sont écartés du pouvoir malgré qu'il représentent la plus importante tribu de la région. Le succession du roi Salmane, atteint de la maladie d’Alzheimer, ne se fera pas sans heurt et ce sera un dossier à tenir à l’œil parce que la sécurité énergétique européenne actuelle et les cours actuellement bas du pétrole dépendent en grande partie du Golfe.

L'ONU et son secrétaire général Ban Ki-Moon auront démontré leur incapacité à influer sur le dossier syrien. Sous l'influence des ONG droits-de-l'hommistes occidentales, l'ONU aura failli à sa mission de défendre un de ses membres contre une déstabilisation menée de l'étranger.

L'Union européenne et la France en particulier sont complètement marginalisées. La politique étrangère de la France est un fiasco dont elle aura difficile à se relever.

Les États-Unis de Donald Trump ne tarderont pas à trouver un accord avec la Russie, l'actuel maître du jeu dans la région. Le monde unipolaire est mort et il faudra dorénavant composer avec d'autres puissances et tenir compte de leurs intérêts vitaux.

L'importance de l'arrivée de Rex Tillerson, un homme dont la carrière est liée au monde du pétrole, au Secrétariat d’État n'a pas encore été bien évaluée par les médias.

Rex Tillerson.

 

Cela indique que les enjeux énergétiques vont devenir prioritaires avec des changements d'alliance probables.

A mon avis, les pays du Golfe vont perdre de leur influence et vont être remplacés par d'autres acteurs pour l'approvisionnement en pétrole de l'Europe. L'immense potentiel de l'est de la méditerranée sera développé dès que la crise syrienne sera résolue. Les pays bénéficiaires de cette nouvelle donne seront Chypre, Israël, la Grèce, la Syrie et la Turquie. Ils profiteront du tarissement des gisements de la mer du Nord.

La Ligue arabe, sous l'influence de la diplomatie du dollar saoudienne, ne se relèvera pas rapidement de cet échec. Elle a été impuissante à éviter les guerres civiles et elle se retrouve divisée comme jamais.

Israël a tenu un rôle ambigu et son rôle dans le drame syrien est encore à étudier. Depuis l'intervention russe, il semble que les Israéliens ont mis un bémol à leurs interventions en Syrie

Il faut aussi mentionner deux autres perdants de ce conflit. Deux groupes qui n'auront pas fait les bons choix dans leur alliance.

  • Le Hamas dont le président Khaled Meechal en s'alliant avec les pays du Golfe a trahi le pays qui l'avait accueilli.

  • Le PKK et le YPG syrien qui auront été instrumentalisés par les États-Unis et qui n'obtiendront ni l'unification ni l'indépendance espérée pour le Kurdistan.

Bachar al Assad bénéficiera de l'aura du vainqueur et se maintiendra. Il serait quand-même préférable qu'il cède la présidence pour favoriser une réconciliation nationale même s'il ne fait aucun doute qu'il serait largement réélu en cas d'élection présidentielle anticipée.

Vu le prestige de l'armée syrienne, une solution à l'égyptienne n'est pas à exclure dès que les armes se seront tues. Il y a des généraux qui se sont distingué pendant cette guerre et notamment le major-général Souheil al-Hassan xx dit « Le Tigre ».

Il reste une question en suspens. Qui financera la reconstruction de la Syrie ?

La Syrie avait une économie saine avec très peu de dettes avant la guerre. Ses actuelles réserves d'hydrocarbures, si elles étaient exploitées, devraient lui permettre de ne pas dépendre des aides occidentales.

Selon les accords signés, la mise en exploitation des gisements offshores syriens revient à la Russie mais il faut tenir compte de l'ensemble du gisement et les États-Unis de Donald Trump vont bien se placer pour exploiter les autres zones qui sont tout aussi prometteuses.

Quand je disais que l'arrivée de Rex Tillerson à la tête du Département d’État doit encore être mesurée à l'aune d'une nouvelle stratégie étasunienne de l'énergie...

 

i « Printemps arabe » ! Quelle expression mal choisie pour un mouvement qui n'a apporté que la division, la mort et le chaos dans le monde arabe.

ii Le baasisme est un mouvement nationaliste qui prône l'unité du monde arabe. C'est un mouvement socialiste non marxiste. http://www.universalis.fr/encyclopedie/baath-ba-th-baas/

iii Le Qatar était intéressé par une entente avec la Syrie pour permettre le passage d'un gazoduc destiné à approvisionner l'Europe.

iv On ne peut savoir si Bachar al-Assad qui a fait ses études en Grande Bretagne aurait pu accepter cet accord s'il était libre de ses décisions. C'est le Commandement régional du Parti Baas qui détient le pouvoir réel en Syrie et celui-ci est sous l'influence des militaires qui ont fait leur formation en Russie (ou en Union soviétique).

v Je n'utilise pas le terme « régime » dans un sens péjoratif. Je l'emploie dans le sens « manière de gouverner et d'administrer un État » ce qui est le sens qu'en donnent les dictionnaires. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Regime.htm

vi Roland Dumas ne peut être considéré comme un mythomane. Il est scandaleux que les médias mainstream occidentaux ne prennent pas ce document en compte pour expliquer la guerre en Syrie. https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I

vii « C'est la raison pour laquelle le gouvernement des États-Unis a été au tribunal pour défendre le droit des femmes et des filles de porter le hijab et de punir ceux qui le leur refusent.  » Extrait du discours de Barack Obama. http://www.lapaixmaintenant.org/Discours-d-Obama-au-Caire-texte

viii « Le pacte du Quincy » est un accord fondamental entre les États-Unis et le roi Ibn Séoud qui permettra aux États-Unis de contrôler le commerce du pétrole et de faire du dollar la devise mondiale de référence. https://www.herodote.net/14_fevrier_1945-evenement-19450213.php

ix http://www.propornot.com/p/the-list.html

x https://www.youtube.com/watch?v=lbLCY4iHDRE&feature=youtu.be

xi http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/9703-fr.html

xii Il est regrettable qu'il n'existe pas de traduction en français sur Internet de cette constitution à part celle du Réseau Voltaire. http://www.voltairenet.org/article173036.html

xiii http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html

xiv http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-et-le-rapport-du-mit-147902

xv https://www.youtube.com/watch?v=DT7adMyWCbg

xvi Les rebelles islamistes et les mercenaires des brigades internationales djihadistes perçoivent des soldes en dollars. Une partie de cet argent provient de trafics divers et de rackets mais le principal est payé soit par des pays du Golfe, soit par des associations islamistes qui recueillent les dons de riches personnalités de cette même région.

xvii En 2011, pour se prémunir des effets du « printemps arabe »dans le royaume, le roi Abdallah annonça l'octroi d'aides diverses à la population pour un montant total de 130 milliards de dollars. http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_sl.pdf Les difficultés budgétaires actuelles sont la cause d'un revirement et un mécontentement populaire n'est pas à exclure.

xviii Le roi Salmane et les deux princes appelés à lui succéder font parties du clan des Soudairi.

xix La tribu des Chammar représente environ 4 millions de personnes et est une des plus importantes du Moyen-Orient. Feu le roi Abdallah faisait partie de la tribu des Chammar.

xx https://fr.wikipedia.org/wiki/Souheil_al-Hassan


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140 réactions à cet article    


  • baldis30 2 janvier 12:20

    Mes meilleurs vœux à l’auteur

    « La libération d’Alep. Est-ce Stalingrad... ou Koursk ? »

    les deux mais avec des nuances dans le choix des articles .... ! 

    c’est à la fois la fin d’un début, celui de l’échec d’une tentative de recolonisation. 

    A Stalingrad on arrête !

    C’est le début de la fin, de l’information tronquée, dirigée, aseptisée ( aleptisée si le néologisme peut passer sans effaroucher les nombreuses vierges qui hantent les rédactions occidentales) !

    A Koursk, on balaye c’est le début de la fin.


    • Pierre Pierre 2 janvier 12:41

      @baldis30
      Merci pour votre contribution. Il est évident que les deux événements ne sont pas strictement comparables et je suis d’accord avec vous. Je voulais surtout souligner qu’à partir de maintenant, les forces loyalistes et leurs alliés vont avoir l’initiative militaire comme l’Armée rouge l’a eue après Koursk.

      Je vous souhaite pareillement mes meilleurs vœux.

    • izarn izarn 2 janvier 23:31

      @Pierre
      Non, je pense que dés la fin 1941, l’Armée Rouge avait repris l’initiative.
      Elle l’a largement démontrée par la suite. Certes la résistance allemande  fut forte, ils eurent quelques succés de reconquète, mais la situation était pliée.
      Ni Stalingrad, ni Koursk ne sont significatifs, sauf en volonté délirante de l’armée nazie de croire encore à une victoire impossible.
      Mais aussi en propagande américaine vantant la médiocre assistance à l’URSS qui parvient en 1942...Ce n’est pas ça qui a fait la victoire finale de l’URSS à Berlin.
      Stalingrad : Grosse connerie hitlérienne, à tel point que Von Paulus se rendra aux soviètiques, désobéissant au fuhrer.
      Il ne fallait pas attaquer l’URSS. Erreur fatale du IIIième Reich. (Les nazis comptaient sur la trahison de généraux russes, mais ceux-ci ont été « purgés » juste à temps par Staline)
      Quand à Alep, cela n’a rien à voir, vu la confrontation militaire assez dérisoire, en comparaison avec la Grande Guerre Patriotique.
      Koursk :
      Trois armées allemandes regroupant 900 000 hommes6 soit 50 divisions dont 19 blindées et motorisées (plus 20 divisions de réserve), 10 000 canons et mortiers7, plus de 2 000 avions7 et 2 700 chars7 se lancent à l’assaut de deux armées blindées soviétiques épaulées de 4 corps blindés8 de 3 300 chars9 et d’une armée d’infanterie regroupant 1,337 million d’hommes, 19 300 canons et mortiers8 , 2000 avions ; soit 2 millions de combattants sur un front long de 270 km. Le Reich y engage 2 000 avions dont les 1 800 avions des 4e et 6e flottes aériennes et plus de 50 % de ses blindés disponible.

       Alep n’a rien à voir avec les destructions effrayantes des allemands en Russie, et les non moins destructions apocalyptiques des anglo-américains en Allemagne...Des dizaines de bombes A équivalentes.
      Les merdias « font du bon boulot » pour faire d’une mouche un éléphant....

      Les forces russes : 36 bombardiers Su-25/Su-24 et 6 bombardiers Su-34....
      Et cela a suffit...OK ? Prière de ne pas trop déconner dans les comparaisons historiques. Merci !
      Alors Hollande et sa guerre avec 1200 hommes ?
       smiley smiley smiley

      Allez bonne année les guignols !


    • @izarn

      la misère en afrique du nord au moyen orient en ethiopie ne doit pas nous faire voiler la face et regarder ailleurs

      ce sont des gens COMME TAKKIEDINE MAM ET CIE qui ont appauvri les peuples pour enrichir des TYRANS COMME ASSAD ... KHADAFFI

      NOS SENATEURS ET DEPUTES SONT DE VRAIS LOBBYISTES REMUNERES PAR LES MARCHANDS D ARMES ruinant les peuples qui en crèvent ET ENRICHISSANT LES TYRANS QU ON RECOIT LE 14 JUILLET A PARIS

      NOUS SOMMES DEVENUS UNE REPUBLIQUE BANANIERE QUI TRAITE AVEC DES REPUBLIQUES
      BANANIERES DIRIGES PAR DES DESPOTES AFRICAINS QUI SE PRENNENT POUR DES DIEUX VIVANTS ( khadafi bokassa ect...........................°


    • JC_Lavau JC_Lavau 8 janvier 13:10

      @TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE. Je te suggère qu’au lieu d’étaler ça en public, tu l’exposes à ton psychiatre, dans le secret de son cabinet. Il est soumis au secret professionnel. Il ne divulguera pas tes délires, lui.


    • Garibaldi2 8 janvier 20:15

      @izarn

      Petit rectificatif : ce n’est pas VON Paulus, mais Paulus tout court.


    • Hecetuye howahkan howahkan 2 janvier 12:28

      Salut pierre....vite lu en diagonale, j’ai été entre autre sponté par ceci :

      Bachar al Assad bénéficiera de l’aura du vainqueur et se maintiendra. Il serait quand-même préférable qu’il cède la présidence pour favoriser une réconciliation nationale même s’il ne fait aucun doute qu’il serait largement réélu en cas d’élection présidentielle anticipée.

      donc largement réélu il devrait partir,genre il est très bien ne le gardons pas donc !???

      La réconciliation nationale n’a même pas a avoir lieu des que l’occident hors Russie et alliés se casse...

      ...je ne vois aucun élément derrière une telle affirmation,sauf que cela rappelle tant de choses dites par l’occident comme par fabius etc qui veut encore à tout prix dans ce propos continuer a se mêler encore et encore de ce qui ne le regarde pas du tout..si je puis me permettre

      quand aux enjeux énergétiques il suffit d’arrêter la compétition qui élimine, qui est la guerre, qui est les crimes de masse, qui est la destruction, qui est la torture, qui est le conflit, qui est la violence etc et de partager........

      je crois que c’est la masse des peuples qui est encore la moins prête pour cela... smiley..sauf exceptions, car c’est cette masse qui a permis que ce désastre planétaire prenne corps par son refus de coopérer et de partager volontairement ....ce qu’elle fait alors sous la contrainte du maître qu’elle a elle même créé, car coopérer collectivement est bien sur absolument incontournable....plus con tu meurs !!

      Salutations... smiley


      • Pierre Pierre 2 janvier 13:12

        @howahkan
        Bonjour, Je savais que cette idée allait être controversée alors je vais m’expliquer en quelques lignes et c’est mon côté réaliste qui parle.

        A travers le départ de Bachar al-Assad, c’est aussi le départ d’une cinquantaine de dirigeants syriens qui est demandé par ceux qui veulent voir tomber le régime.
        Voir les vainqueurs s’effacer devant les vaincus est évidement irréaliste et cela ne se produira pas. 
        Si dans un geste volontaire, pour une réconciliation nationale et suite à des élections, il s’effaçait et qu’il laissait la place à un militaire comme en Egypte par exemple, il est possible que cela faciliterait la fin de la guerre. 
        Je constate que la population libérée et celle qui est restée sous le contrôle des loyalistes remercient l’armée de les avoir protégés et que l’AAS est très respectée par la plupart des Syriens.
        Voyons comment la situation en Syrie va évoluer dans les prochains mois et laissons cette option ouverte.
        Il est clair que si Bachar al-Assad se retirait, il faudrait que ce soit avec les honneurs, en laissant le pays débarrassé des terroristes et en laissant la main à quelqu’un qui de compétent pour poursuivre la tâche. Ce serait aussi une preuve qu’il ne s’accroche pas au pouvoir.


      • Hecetuye howahkan howahkan 2 janvier 13:58

        @Pierre

        Salut Pierre....Le président élu Syrien a dit et répété que tant que il avait le soutient populaire il resterait face à cette demande...c’est le cas, point barre..sauf de vouloir faire rentrer par la porte ceux qui voulaient tout détruire pour nos intérêts..financier mais aussi de démence pure..

        mais je le redis nous français n’avons rien a voir sur la situation en Syrie, nous qui sommes sous contrôle des us, de l’ue et des sionistes et acceptons cela, n’avons de mon avis rien du tout à suggérer à la Syrie.....ni aucune option ouverte à proposer...ouste les néocolonialistes,dehors c’est tout...

        nous ne sommes plus rien pour même oser suggérer..

        quand a s’accrocher ou pas au pouvoir, je ne vois pas très bien, c’est encore un concept occidental pourri de plus, on en a vu les résultats brillants en Irak, en Libye etc etc..je crois que l’ occidental devrait la fermer en fait et balayer chez lui, enfin chez les autres car il n’a plus de chez lui...lui qui n’a en fait plus rien chez lui pour continuer a essayer de dominer le monde...

        on est a un tournant pour les humains et sérieusement que le président Syrien élu parte est , de mon avis, sans aucun intérêt sauf pour essayer encore une fois de « blouser » les Syriens eux même...quand on a un tel homme d’état , on le garde...

        sur le fond l’excellent Chirac avait bien sur vu juste ...

        cela dit, merci de la réponse..donc du dialogue smiley

        salutations


      • Pierre Pierre 2 janvier 14:23

        @howahkan
        Loin de moi l’idée de donner le moindre conseil au président syrien ou de penser que quiconque d’autre que les Syriens devrait décider de l’avenir de leur pays.

        C’est simplement une réflexion intellectuelle et conditionnée par la tournure que va prendre à présent la guerre en Syrie.
        Si je peux me permettre une comparaison, je vois cela comme un champion sportif qui est au faîte de sa gloire et qui se retire avant de voir sa suprématie mise en question.
        Considérez aussi le caractère versatile des arabes. Ce n’est pas un cliché, ils le reconnaissent eux-même. Et le sens de l’honneur ! Il n’y a rien de pire pour un chef d’Etat arabe que d’être battu lors d’une élection et de devoir le reconnaître.

      • Hecetuye howahkan howahkan 2 janvier 14:54

        @Pierre

         smiley.....


      • izarn izarn 2 janvier 23:38

        @howahkan
        « désastre planétaire »
        Ho ! Ho ! Calmons nous !
        Un désastre pour la Syrie, nous sommes tous d’accord ; mais inutile de fumer la moquette, comme Valls « la tremblotte »...


      • izarn izarn 2 janvier 23:42

        @Pierre
        Inutile de nous remachouiller le « Assad doit partir ».
        Je crois Bassam Tahan qui a dit ; il n’y a personne pour remplacer Al Assad.
        Ne revez pas !


      • izarn izarn 2 janvier 23:51

        @Pierre
        Il me semble que les « rebelles » n’existent pas. Il n’ y a pas eu de « révolution » tout simplement !
        Vos rebelles auront juste la chance de rester en vie. Je crois que ce que veulent dire Bachar et Poutine smiley


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 janvier 09:25

        @Pierre
        « Il n’y aura pas de partition de la Syrie »

        " (...) Mais Bachar el-Assad comprend quelque chose que les analystes occidentaux, les journalistes et les hommes politiques n’arrivent pas à saisir. Les alliés de la Syrie dans cette guerre – l’Iran, le Hezbollah, l’Irak, la Russie, la Chine – n’ont maintenu que deux lignes rouges tout au long du conflit :

        - la première est que Bachar el-Assad ne peut être destitué que par une élection nationale, par une majorité de Syriens.

        - La seconde est l’intégrité de la Syrie.

        Leur logique est simple. Le changement de régime, le retraçage des frontières, les combats de mercenaires par procuration, diviser pour régner… les vieux trucs de l’hégémonie occidentale devaient cesser d’être utilisés en Syrie. Sinon, ils trouveraient à qui répondre à Moscou, Pékin et Téhéran.

        En bref, un nouvel ordre mondial devrait apparaître sur les cendres du conflit syrien et pour cela, les alliés devront soigneusement contrecarrer les objectifs de l’OTAN et du Conseil de coopération du Golfe et maintenir à tout prix l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat syrien.(...)



      • Pierre Pierre 3 janvier 09:43

        @Fifi Brind_acier
        La position de la Russie est on ne peut plus claire sur les deux points que vous citez. De plus, c’est conforme à la légalité et donc inattaquable.

        Les Occidentaux se font beaucoup d’illusions sur la moindre faiblesse russe sur ces deux points. Cela ne se produira pas quel qu’en soit le prix.
        Sinon, Bonne Année et continuez à commenter comme vous le faites.

      • Hecetuye howahkan howahkan 3 janvier 14:32

        @izarn

        tu dis :@howahkan
        « désastre planétaire »
        Ho ! Ho ! Calmons nous !
        Un désastre pour la Syrie, nous sommes tous d’accord ; mais inutile de fumer la moquette, comme Valls « la tremblotte »...

        salut, mentalement c’est un désastre humain qui se produit., une régression sans précédent dans l’histoire humaine..physiquement aussi pour pas mal...

        je ne fume pas, bois très peu, pas de drogues, de médicaments, je fais du sport tous les jours à 62 ans etc..voila pour ton information..


      • Layly Victor Layly Victor 4 janvier 12:21

        @howahkan

        Je comprends votre point de vue. Mais aussi celui de Pierre.
        L’acharnement aveugle des sionistes à faire tomber Bachar el Assad (et l’acharnement de leurs auxiliaires occidentaux, journalistes et solfériniens entre autres) risque d’aboutir à un fait unique et primordial : pour la première fois dans l’histoire, un héros du monde Arabe sera aussi un héros du monde Persan.
        C’est ça, la connerie des sionistes et la stupidité de leur orgueil bouffi.
        La répercussion de la victoire sera tellement immense que Bachar n’aura même pas besoin de rester au pouvoir. Il pourra se permettre de se retirer, pour désamorcer définitivement la fixation des sionistes-occidentaux sur sa personne.
        De toute façon, l’acharnement de ces derniers est tel que, après leur défaite, ils n’auront aucune chance de mettre les djihadistes au pouvoir à Damas.

        Je suis d’accord que la bête essaie encore de bouger : le gros salopard Vincent Peillon a dit qu’il « regrettait que l’on n’ait pas bombardé Damas quand il était encore temps ». C’est juste pour essayer de faire encore un peu de mal. Juste pour nous faire encore honte, mais c’est sans importance.

      • Hecetuye howahkan howahkan 5 janvier 10:02

        @Layly Victor

        Salut..c’est la première fois que nous nous croisons directement...

        je comprends le propos...ne pas oublier que El Assad n’est pas seul bien sur....il y des personnes, des pouvoirs , des organisations derrière lui...

        Personnellement je dis que quand on a un tel homme, on le garde...point, moi quand je crise une « vraie vérité » donc qui n’est pas mienne, sur mon chemin et bien je ne la jette pas..

        quand à Peillon en tant que chien de garde sioniste, il bave, laissons le baver...il y a un certain temps je voyais que la ligne droite des sionistes qui ne peut que se faire a découvert leur serait nécessairement fatale...

        salutations..


      • Pierre Pierre 5 janvier 15:40

        @howahkan

        J’ai eu une discussion sur le sujet du départ de Bachar al-Assad sur un autre forum. Ce n’est pas étonnant que cela ne convienne pas à tous ceux qui on soutenu le président syrien depuis cinq ans.
        Il y a cependant une réalité qu’il faut prendre en considération : l’armée syrienne est épuisée et elle manque d’hommes. Certes, elle est motivée et elle est équipée de matériel performant mais seule, elle n’est pas en mesures de venir à bout des rebelles islamistes et des djihadistes internationaux surtout que ses soldats commencent à devenir âgés. Après, il restera encore à vaincre l’Etat islamique et à recouvrer la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Cela veut dire encore de nombreuses années de guerre.
        Les alliés iraniens, du Hezbollah, irakiens et autres ont aussi subi des pertes et aspirent à rentrer dans leur pays. 
        Les Russes voudraient lever le pied et trouver une solution politique qui augmenterait encore leur prestige dans la région.
        Il y aura des changements avec l’arrivée de Donald Trump mais va-t-il faire faire un virage à 180° à la politique syrienne des Etats-Unis ? Rien n’est moins sûr.
        Une éventuelle alliance avec l’Egypte est aussi sur les rails. On attend une rencontre al-Sissi / al-Assad pour en savoir plus.
        La nouvelle politique turque est l’opportunité la plus sérieuse pour enfin ouvrir des négociations avec les rebelles « récupérables » pour mettre fin à la guerre avec une grande partie de ceux de nationalité syrienne.
        Si ces négociations ont lieu, l’essentiel est de sauver la constitution de 2012. Faire du maintien de Bachar àl-Assad une condition non négociable reviendra à devoir faire des concessions sur d’autres points. 
        Une solution que j’imagine : a la fin des négociations, on organiserait des élections présidentielles et législative. Bachar al-Assad se présenterait et à mon avis gagnerait largement ces élections.
        Il pourrait alors assez vite démissionner pour par exemple céder la place à un militaire. Sur ce point, je ne suis pas d’accord avec Bassam Tahhan, les Syriens ont une grande reconnaissance pour la protection qu’ils ont reçue de leur armée. Je vois très bien un militaire succéder à Bachar al-Assad.
        Vous me direz : et la démocratie, peut-on la bafouer. Je vous répondrai qu’il n’y a rien de démocratique au Moyen-Orient et qu’il est vain de vouloir l’instaurer. Il faut oublier de jouer au néo-colonialiste et se buter sur des principes. Cela ne marche pas.










      • JMBerniolles 8 janvier 10:57
        @Pierre

        A partir du moment où la solution militaire a été choisie, par nécessité, par La Syrie, l’Iran et la Russie, il ne peut plus y avoir de véritable retour en arrière d’autant que cette option marche. Et la Chine est dans les coulisses. Pour elle non plus il n’est pas question de perdre en Syrie.

        Vous avez raison, la Syrie ménage ses troupes. Mais le rapport de force militaire a basculé. Les pertes des takfiris sont élevées parce qu’ils sont amenés à lancer des actions désespérées contre des lignes de défense solides la plupart du temps (il y l’exception de Palmyre, mais c’était circonstanciel). C’est une guerre d’attrition, je crois que c’est un fait reconnu.

        L’apport de combattants pour les salafistes s’est aussi considérablement tari. Les appuis aériens dont ils bénéficiaient de la part d’Israël et des USA se sont raréfiés... les turcs semblent aussi sur une ligne réelle de combat de Daesh.




         

      • leypanou 2 janvier 12:40

        Bel article de l’auteur comme d’habitude.

        Je retiens cependant ceci : "Bachar al Assad bénéficiera de l’aura du vainqueur et se maintiendra. Il serait quand-même préférable qu’il cède la présidence pour favoriser une réconciliation nationale même s’il ne fait aucun doute qu’il serait largement réélu en cas d’élection présidentielle anticipée." : pour quelle raison céder aux demandes des vaincus ? En vertu de quoi un pays quelconque, aussi puissant soi-il, devrait-il décider qui pouvait diriger un autre pays ? En vertu de quoi des personnes qui n’ont aucune chance de gagner des élections devraient-ils participer au gouvernement dans un gouvernement de transition et qu’ils puissent saboter de l’intérieur ou même pire l’état ? Cette idée même de gouvernement de transition est très discutable.

        La Syrie a perdu suffisamment de gens importantes -hauts-gradés, médecins, etc, etc- pour ne pas faire très attention aux solutions proposées par des pays qui n’ont pas payé de leur chair.


        • Pierre Pierre 2 janvier 13:47

          @leypanou
          Merci pour votre commentaire. J’ai répondu à votre questionnement dans mon commentaire à Howahkan ci-dessus.

          J’ajoute une chose. La diplomatie russe fait de louables efforts pour parvenir à une réconciliation nationale en Syrie. On apprend en même temps que des dizaines de milliers de rebelles, on parle de 70 000 pour le moment, acceptent le principe alors je pense que toutes les options pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien doivent être évaluées. L’important, c’est de ne pas donner le pouvoir aux islamistes et de ne rien lâcher sur l’essentiel. 


        • alinea alinea 2 janvier 12:53

          Beau travail, merci Pierre, et... Bonne Année


          • Pierre Pierre 2 janvier 16:29

            @alinea
            Je ne peux que me féliciter que mon article vous ait plu et vous aussi vous souhaiter une bonne année.


          • alinea alinea 2 janvier 17:53

            @Pierre
            Il ne m’a pas « plu » !! il m’a intéressée, a ravivé mes connaissances et a suscité mon admiration pour votre travail ! smiley
            ( disons que plaire est plus superficiel !!)


          • eric 2 janvier 14:13

            Cet article part de partis pris, mais qui n’en a pas.
            Les bio carburant ne sont pas le résultat d’une recherche de profit libérale dans la mesure ou, hors Brésil, ils coûtent plus cher que le pétrole et ne sont vendu qu’avec un aide de l’état ( par exemple fiscalité privilégiée) pour des raisons idéologiques. Ce sont des subventions bureaucratiques qui entraînèrent l’éviction de certaines cultures vivrières par de carburant écolo bio pour riche.

            Sur tous le reste il y a des points sur lesquels je ne suis pas d’accord, mais il y a un vrai grand travail d’info et d’objectivité trop rare sur cette question.


            • Pierre Pierre 2 janvier 15:24

              @eric
              « Les bio carburant ne sont pas le résultat d’une recherche de profit libérale dans la mesure ou, hors Brésil, ils coûtent plus cher que le pétrole et ne sont vendu qu’avec un aide de l’état »  

              Sur ce point, je vous donne raison si on se réfère au libéralisme de l’école autrichienne de Hayek qui refuse toute intervention de l’Etat.
              Je crois que nous sommes d’accord pour dire que la production d’agrocarburants a été encouragée pour diminuer notre dépendance aux pays producteurs de pétrole.
              Il n’empêche que des millions d’hectares ont été soustraits à la culture céréalière et que dans une économie dirigée, ces terres auraient pu servir à nourrir la population mondiale. 
              Voici un site qui donne une idée de l’ampleur de la production de biocarburants dans le monde. On y lit que en 2007, 54 %de la récolte de cannes à sucre au Brésil était destinée à la production d’éthanol. (lien)

            • JC_Lavau JC_Lavau 2 janvier 14:23

              Les tunnels dans la banlieue de Dimashq aussi avaient été creusés, avec du matériel tunellier américain, au moins un an avant le déclenchement des opérations militaires djihadistes de 2011.


              • Patrick Samba Patrick Samba 2 janvier 15:00

                Beau travail précis et intéressant.
                Étonnant qu’il ne soit pas en « une ».


                • Pierre Pierre 2 janvier 17:19

                  @Patrick Samba
                  Merci. Je viens de voir qu’il a été placé en « une ».


                • wesson wesson 2 janvier 15:20

                  bonjour pierre, bonne année.

                  Comme d’habitude un papier brillant et fouillé. 

                  J’y ajoute un élément que je n’y ai pas vu, et je rebondis honteusement sur une comparaison par un (petit) hors sujet sur l’Ukraine.

                  Le Qatar semble s’être fait une raison, et se rallie à la position Russe : Le fond d’investissement Qatari vient de prendre 19% de participation dans Rosneft. ça s’est passé au lendemain de la reprise d’Alep. Les Qataris qui sont à mon sens bien plus pragmatiques que les Saoudiens entérine l’échec de leur politique Syrienne, et essaient de se placer auprès des vainqueurs. Ce faisant, ils rejoignent la Turquie, ce qui d’ailleurs ne va pas sans problèmes. Avoir si longtemps misé sur les « frères musulmans » pour ensuite devoir les laisser tomber, il n’est pas certains que ceux-ci se rendent sans combattre. La Turquie va aller vers une sale période d’instabilité politique, d’autant que Erdogan devra faire le ménage dans son propre parti où il avait laissé les frères musulmans s’installer.

                  Et venons-en au hors sujet : vous évoquez la situation économique des Saoud en la comparant avec celle de l’Ukraine. Ce n’est pas correct. L’Arabie saoudite a encore assez de marge de manœuvre pour se ressaisir (pourvu qu’elle mette un peu de coté le radicalisme religieux), ce qui n’est pas le cas de l’Ukraine. Je suppose que vous avez suivi la nationalisation de la banque Privat (de Kolomoïski), dernier avatar de la chute libre dans laquelle l’économie Ukrainienne se trouve. Et l’on fait mine de découvrir horrifié que 80% de tous les crédits que cette banque a accordé l’ont été à son actionnaire de référence. En d’autre terme, Kolomoïski a braqué sa propre banque, et c’est le contribuable Ukrainien qui va payer la note.
                  Et tout état de cause, ce sauvetage in extremis va faire bondir la dette extérieure Ukrainienne au delà de 100% du PIB, ce qui va rendre inévitable un autre défaut du pays. Et dans un contexte où le FMI ne paie plus rien, justement à cause de la zizanie qui règne dans le secteur bancaire Ukrainien, et de l’incapacité à régler la corruption endémique qui le règle. 

                  Donc comparaison n’est pas raison. L’économie Saoudienne peut être sauvée avec la vente d’une partie des bijoux de famille (genre Saudi Aramco), tandis que pour l’Ukraine, il n’y a pour moi plus rien qui puisse l’empêcher de s’effondrer à relativement court terme. Je dirais que Trump une fois arrivé au pouvoir ne devrait pas tarder à sortir la prise du mur.

                  • Pierre Pierre 2 janvier 16:23

                    @wesson
                    Bonjour wesson et bonne année aussi.

                    Si l’Arabie saoudite conserve ses parts de marché dans le domaine du pétrole et si sa guerre au Yémen reste du même niveau, on prévoit un déficit budgétaire de 53 milliards de dollars pour 2017 et cela au prix de sérieuse coupes budgétaires dans tous les programmes. A ce rythme, l’Arabie saoudite peut tenir le coup pendant 2 ou 3 ans.
                    Ce qui est cocasse, c’est que c’est plus les Saoudiens que les Russes qui ont besoin de voir le cours du pétrole remonter.
                    J’ai suivi l’histoire de l’investissement du Qatar dans Rosneft et je n’arrive pas à saisir l’impact géopolitique que cela aura sur sa relation avec la Russie. C’est sans doute un peu tôt pour s’avancer.
                    Attention sur un point. La Turquie a retiré ses protégés d’Alep et les a redéployés dans la zone qu’elle occupe en Syrie bien avant l’offensive de l’AAS.
                    Vous m’apprenez qu’avec la privatisation de PrivatBank, la dette extérieure ukrainienne va dépasser les 100 %. Avec l’Europe qui autorise le passage de plus de gaz par le Nordstream qui va encore diminuer les recettes ukrainiennes pour le passage du gaz et avec les caisses vides pour se fournir en gaz de chauffage, on sait d’où va venir la prochaine vague migratoire en Europe.




                  • wesson wesson 2 janvier 16:36

                    @wesson

                    ça également en complément :

                    « L’Union européenne et la France en particulier sont complètement marginalisées. La politique étrangère de la France est un fiasco dont elle aura difficile à se relever. »

                    C’est une sous-estimation. Je pense que non seulement les USA mais également l’Europe en totalité viennent de se faire purement et simplement éjecter de Syrie. Ils ne sont même pas invités à Astana.
                    D’ailleurs, la presse reflète bien cet état des choses : La Syrie est pratiquement totalement sorti de l’information, et ne semblent même pas avoir envoyé 2 ou 3 journalistes à Alep pour aller compter les monceaux de cadavres qui doivent se trouver empilés dans les rue des quartiers Est...

                    Et pendant ce temps l’Allemagne indique que OK, Al Assad peut rester, mais à condition qu’il cède une partie substantielle de son pouvoir. Je crois qu’ils se pensent encore en 1942-43, lorsque par exemple les nazis qui occupaient le Danemark les autorisèrent à mener des élections libres - sans les communistes quand même faut pas déconner. Ce sont les sociaux-démocrates - centre gauche - gagnèrent haut la main. Cette petite digression d’ailleurs pour dire que faire des élections ne veut pas dire être en démocratie.


                  • wesson wesson 2 janvier 16:52

                    @Pierre
                    « Vous m’apprenez qu’avec la privatisation de PrivatBank, la dette extérieure ukrainienne va dépasser les 100 %. »


                    Voici la source (En Russe, mais vous le lisez bien mieux que moi il me semble)

                    Rapidement pour les non Russophones, c’est selon l’ancien directeur de la banque centrale d’Ukraine (2010-2012) qui estime l’émission obligataire pour renflouer Privat sera de 150 milliards de Hryvnia, qui fera donc dépasser la dette extérieure de 100% du PIB et la rendra insoutenable sans un nouveau défaut.

                    Sur le Qatar, avec cet investissement ils pourront revenir au projet de pipeline permettant d’acheminer le gaz du méga-gisement qatari-iranien vers l’Europe, et qui devait passer par la Turquie et la Syrie, et cette fois avec l’accord que Assad ne manquera pas de leur donner si ils mettent assez de chiffres sur le chèque. Ils n’auront pas l’exclusivité comme ils le voulaient, mais au moins ils auront l’accès à l’infrastructure, et à l’avantage géopolitique (l’UE en client obligé) qui va avec.

                    Sur le redéploiement des Turcs d’Alep, effectivement là je ne sait pas trop où ils ont été envoyés : autour d’Al Bab dans la zone convoitée par les Kurdes, ou alors vers Idlib, dans une zone qui est encore sous leur contrôle mais dont je pense qu’elle sera reprise à plus ou moins court-terme.

                    De toute manière, la question du recyclage de tous ces djihadiste va se poser de manière assez rapide et cruelle à tous leurs commanditaires.

                  • Pere Plexe Pere Plexe 2 janvier 21:27

                    @wesson
                    « Je dirais que Trump une fois arrivé au pouvoir ne devrait pas tarder à sortir la prise du mur. »

                    J’aime l’image.
                    Mais à mon avis ce qui ce prépare c’est que la prise reste connecté et que Trump fasse que se soit l’UE qui paye la (grosse) facture...
                    La trouille d’une vague d’immigration et la perspective d’avoir une sorte de Libye à sa frontière devrait suffire à ce que l’UE crache au bassinet. 

                  • izarn izarn 3 janvier 00:01

                    @Pierre
                    Ce qui est cocasse, c’est que c’est plus les Saoudiens que les Russes qui ont besoin de voir le cours du pétrole remonter.

                    Non, c’est logique : Gaz et pétrole ne representent que 30% du PIB russe.
                    En saoudie combien ?

                    Ben voyons !

                    (Ils fabriquent quoi les saoudiens ? J’aimerais savoir...)


                  • izarn izarn 3 janvier 00:03

                    @izarn
                    Ha oui la Mecque : Combien de divisions ?
                     smiley


                  • izarn izarn 3 janvier 00:12

                    @Pere Plexe
                    Les ukrainiens sont tout de meme des européens. Ne confondons pas tout.
                    Et oui, il y a des civilisations différentes, et oui la « disparité », la « mixité » c’est de la connerie.
                    Ce sont des blancs chrétiens.
                    Et pof !
                     smiley


                  • Layly Victor Layly Victor 4 janvier 12:31

                    @wesson
                    Je pense que la Merkel en fait trop. Elle est trop imbue de la supériorité germanique, et elle ne voit pas que la tournure que prennent les conflits en Syrie et en Ukraine préfigurent peut-être la fin du quatrième reich.

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