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Biélorussie – Les jeux politiques dangereux de Loukachenko avec la Russie et l’Ukraine

Dans la nuit du 29 juillet, la Biélorussie a annoncé avoir arrêté 33 citoyens de la fédération de Russie travaillant pour une société de « sécurité » (c’est-à-dire de mercenaires en réalité), pour avoir prétendument planifié de déstabiliser l’élection présidentielle. Certains ayant été des citoyens ukrainiens par le passé, l’Ukraine s’est jetée sur l’occasion et a exigé l’extradition de ceux impliqués dans la guerre du Donbass. Résultat Loukachenko est en train d’essayer de faire monter les enchères entre la Russie et l’Ukraine dans un jeu des plus dangereux, dont les conséquences pourraient être bien plus lourdes pour la Biélorussie que ce que son Président imagine.

Arrestation étrange de citoyens russes pour des motifs bidons

Alors que l’élection présidentielle bat son plein en Biélorussie, les autorités de Minsk ont annoncé avoir arrêté 33 citoyens russes, appartenant à la fameuse société Wagner, sous prétexte qu’ils planifiaient de déstabiliser la situation dans le pays. Mais dès le départ ce scénario prenait l’eau, tel le Titanic.

En effet, les hommes en question n’étaient pas armés, et étaient entrés légalement en Biélorussie. Ils avaient été à l’hôtel où ils avaient fourni leurs passeports, puis sont allés dans un sanatorium. Et c’est là prétendument qu’ils ont attiré l’attention des autorités parce qu’ils… ne buvaient pas, ne faisaient pas la fête, et se baladaient en tenue militaire.

Ben oui, c’est vrai que c’est « anormal » des mercenaires, en transit pour un autre pays, qui ont une sérieuse expérience du combat, sont en tenue militaire, et ne picolent pas, ou ne font pas le tour des boîtes de nuit. Quelle société de sécurité un tant soit peu sérieuse embaucherait des débutants et laisserait ses employés boire de l’alcool ou aller faire la fiesta alors qu’ils partent en mission ? Allons, un peu de logique s’il vous plaît.

Devant un puits aussi insondable de bêtise abyssale la plupart des gens sensés se sont dit que cette histoire s’effondrerait rapidement comme un château de cartes. Moscou a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises l’inanité des charges pesant contre les 33 citoyens russes en Biélorussie, et exigé qu’ils soient renvoyés en Russie.

Surtout que leurs billets d’avion pour la Turquie (pour le 25 juillet) ont été trouvés par les journalistes russes de Regnum et publiés en ligne. Il y a même des billets retour pour le mois d’octobre 2020.

La Biélorussie a alors argué qu’ils ne sont pas partis comme prévu le 25 juillet, ce qui prouve qu’ils n’étaient pas en transit, tout en disant dans le même temps que les messages que les Russes s’échangeaient indiquaient qu’ils attendaient un autre groupe de leurs compatriotes. Ou comment tirer une balle dans la tête de l’hypothèse bidon du « Maïdan à la russe ».

S’ils n’ont pas pris le vol du 25 juillet, c’est certainement justement parce qu’ils attendaient les autres pour partir tous ensemble vers leur destination. Alors à quoi rime ce cirque envers la Russie de la part de la Biélorussie ?

Une élection présidentielle totalement chaotique

C’est dans la situation politique interne de la Biélorussie qu’il faut chercher l’origine de cette attaque délirante contre la Russie. La réélection de Loukachenko ne se passe pas aussi bien qu’il aurait pu l’espérer, alors plusieurs candidats potentiels ont été évincés pour des prétextes douteux, un a été arrêté, le mari d’une opposante à Loukachenko aussi, et un autre candidat a fui en Russie pour éviter le même sort !

Les élections présidentielles de 2020 en Biélorussie semblent donc définitivement marquées par le sceau de la fraude. D’ailleurs dès le premier jour de vote, plus de 2 000 violations ont été enregistrées par des observateurs indépendants.

Et au milieu de cette gabegie, Loukachenko tient des propos complètement paranoïaques et contradictoires, à propos de l’utilisation d’armes nucléaires contre son pays, menaçant à mots à peine voilés son grand voisin, se plaint du fait que les relations avec la Russie sont passées de fraternelles à des relations entre partenaires, disant que Moscou a peur de perdre la Biélorussie, car elle n’aurait pas de réels alliés à part elle (ce qui contredit le point précédent), et délirant complètement sur l’histoire des citoyens russes arrêtés, ajoutant encore plus d’entropie au chaos ambiant.

La Biélorussie a même poussé l’hystérie jusqu’à convoquer ses réservistes pour des exercices militaires près de la frontière russe le lendemain de l’élection présidentielle !

Et après avoir créé lui-même cette hystérie collective sur base d’une menace inexistante, Loukachenko est allé jusqu’à reprocher la « politisation » de tout cela (par la Russie), et les prétendues tentatives de lui faire peur avec les Américains et l’OTAN, et les conséquences des actes de la Biélorussie, en disant qu’il les connaît parfaitement.

Le plus incroyable c’est qu’après avoir dit lors de cette déclaration qu’il ne servait à rien de lui faire peur avec les États-Unis et l’OTAN, car ce ne serait pas eux qui ont envoyé des hommes déstabiliser la situation en Biélorussie, il a ensuite déclaré avoir arrêté aussi des gens ayant des passeports américains et qui sont mariés à des femmes travaillant pour le département d’État américain.

Après avoir accusé la Russie d’avoir voulu influencer l’élection présidentielle en Biélorussie, voilà que Loukachenko fait volte face et accuse aussi les États-Unis, histoire de prouver à son électorat qu’il n’est pas à la solde de ces derniers (de telles accusations ayant fleuri après l’arrestation des citoyens russes). Si c’est cela que Loukachenko appelle l’approche multi-vectorielle de la Biélorussie, j’ai le regret de lui annoncer qu’essayer de s’asseoir le cul entre deux chaises se finit rarement bien.

Et ce n’est pas le « menacer » concernant les conséquences de ses actes que de le dire, c’est une mise en garde ! Si l’exemple du Maïdan en Ukraine ne lui a pas suffi comme leçon, il est à craindre pour lui qu’il finisse bien plus mal que Viktor Ianoukovitch. Car en tentant de jouer la carte occidentale en négociant ouvertement avec l’Ukraine l’extradition potentielle de certains des Russes arrêtés, Loukachenko a franchi le Rubicon et trahi ouvertement la Russie.

La Biélorussie tente de faire monter les enchères entre la Russie et l’Ukraine, détruisant la plateforme de négociation de Minsk au passage

En effet, Loukachenko dans ses envolées paranoïaques ne semble pas avoir compris qu’il est allé trop loin dans son délire. En rendant public les noms, prénoms, dates de naissance et passifs des hommes arrêtés, la Biélorussie a attiré l’attention de l’Ukraine, qui a vu là une occasion en or de mettre la main sur certains anciens combattants du Donbass.

Kiev a demandé l’extradition des citoyens russes concernés, en arguant que certains étaient originellement des citoyens ukrainiens. Sauf qu’ils ont obtenu la citoyenneté russe, et que cet argument ne tient donc pas la route, comme l’ont souligné les autorités russes, qui ont insisté une fois encore pour leur retour en Russie.

Le problème c’est qu’au lieu d’éconduire l’Ukraine, Loukachenko a discuté ouvertement de l’extradition de ces citoyens russes avec Volodymyr Zelensky, le Président ukrainien, avant d’accorder une interview à Dmitri Gordon, le propagandiste en chef de Kiev !

Une interview à l’issue de laquelle Gordon a déclaré que la Biélorussie serait d’accord pour extrader les citoyens russes demandés par l’Ukraine.

Si beaucoup en Russie refusent de considérer cela possible (à cause du fait que cela mettrait fin à l’union qui existe entre les deux pays, et que cela aurait des conséquences désastreuses pour Minsk), le simple fait que la Biélorussie ait même lancé des discussions officielles à ce sujet, sans la participation de la Russe, a été considéré comme inacceptable par Tatiana Moskalkova, la médiatrice aux droits de l’homme russe.

Et au lieu de calmer le jeu, Loukachenko a jeté de l’huile sur le feu, en lançant ce qui n’est ni plus ni moins qu’un ultimatum, en demandant à la Russie et à l’Ukraine d’envoyer leurs procureurs généraux en Biélorussie pour discuter de tout cela, mais que s’ils ne le faisaient pas, Minsk déciderait du sort des gens arrêtés toute seule ! Si cela vous semble être du chantage, c’est normal, c’est parce que ça en est !

En fait Loukachenko essaye de faire monter les enchères pour obtenir quelque chose de la Russie. Si certains experts pensent qu’il s’agit d’obtenir la reconnaissance officielle des résultats de cette élection présidentielle totalement frauduleuse, d’autres pensent que Loukachenko veut bien plus, et voudrait en fait obtenir de la Russie qu’elle « rase gratis » la Biélorussie (c’est-à-dire qu’elle lui fournisse du gaz et du pétrole à vraiment pas cher, pour ne pas dire gratuitement), espérant renouer de bonnes relations avec la Russie après !

Et pour cela il compte sur « l’amitié » qu’il pense avoir avec Vladimir Poutine, comme il s’en est vanté dans l’interview qu’il a accordée à Gordon.

Sauf que Loukachenko a oublié une chose : s’il y a un crime impardonnable aux yeux de Vladimir Poutine, c’est bien la trahison ! Comme il l’avait déclaré en 2019 lors d’une interview au Financial Times, la trahison est « le plus vil crime qu’on puisse imaginer  ». Croire qu’après avoir ainsi franchi le Rubicon, il pourra recoller les morceaux avec la Russie, même en lui rendant ses citoyens, montre que Loukachenko n’a pas l’intelligence qu’il se prête.

Car même s’il ne va pas jusqu’au bout de la démarche et rend les 33 mercenaires à la Russie, le fait même d’avoir publiquement envisagé d’en extrader certains vers l’Ukraine pour leur implication dans la guerre du Donbass, vient de faire voler en éclats la neutralité de la Biélorussie dans le conflit.

Or c’est cette neutralité qui avait permis à Minsk de devenir la plateforme de négociation, aboutissant aux accords qui portent son nom ! Sans cette neutralité, Minsk n’est plus un lieu sûr pour mener les négociations concernant le conflit du Donbass une fois que l’épidémie de coronavirus sera terminée, et que les discussions entre l’Ukraine et les deux républiques populaires ne se tiendront plus au format vidéo-conférence !

Si l’Ukraine a détruit totalement le processus de négociation, c’est la Biélorussie qui a détruit la plateforme où elles se menaient, enterrant pour de bon les accords de Minsk ! Car comment la RPD et la RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk) pourraient-elles envoyer leurs représentants négocier en Biélorussie après ça ? Comment les deux républiques pourraient-elles risquer de voir leurs ministres des Affaires étrangères arrêtés sous un prétexte bidon et extradés vers l’Ukraine ?

Qu’il aille jusqu’au bout de sa démarche suicidaire ou non, Loukachenko a déjà enclenché l’engrenage qui risque de provoquer le chaos et la descente aux enfers de la Biélorussie et de ses habitants. Tout ça pour garder sa place de Président, essayer d’extorquer plus de privilèges de la part de la Russie, et obtenir l’attention des autorités russes !

La grenouille biélorusse qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf russe

Le problème c’est que pour mener un tel chantage contre un pays comme la Russie et la faire plier, il faut avoir les reins suffisamment solides et pas juste 33 otages. Car si Minsk peut titiller Moscou, la Russie peut faire plonger la Biélorussie dans le chaos si elle le souhaite.

Pour rappel, près de 40 % des exportations de la Biélorussie sont à destination de la Russie, et 60 % de ses importations viennent de ce même pays. On ne fait pas de chantage à un pays qui représente une telle part de marché, sauf à être suicidaire.

Et si Loukachenko croit pouvoir compenser la perte du marché russe par le marché ukrainien, ou même occidental, je lui conseille de regarder l’état de l’économie ukrainienne pour voir ce qui l’attend : mendier des miettes au FMI, et devoir tout vendre et tout passer à la moulinette de l’austérité pour obtenir ces miettes !

La Russie a d’ailleurs tenu à tirer un coup de semonce afin de donner à la Biélorussie un avant-goût de ce qui l’attend si Loukachenko va trop loin. Il faut savoir que la frontière entre la Russie et la Biélorussie ressemble peu ou prou aux frontières dans l’espace Shengen.

Jusqu’au 1er août, les chauffeurs de camion n’avaient qu’à montrer leur passeport aux gardes frontière depuis la cabine de leur poids lourd et ils passaient sans plus de formalité. Mais le 1er août, la Russie a changé les règles, obligeant les chauffeurs à descendre de leur camion et à faire la queue au guichet pour présenter leur passeport, et tout faire enregistrer par ordinateur. Officiellement c’est à cause du coronavirus, mais on se doute bien vu la date d’entrée en vigueur de ces mesures que c’est surtout un avertissement à destination de Minsk.

Résultat des files d’une dizaine de kilomètres se sont formées à la frontière entre la Biélorussie et la Russie ! Or, une grosse partie des exportations de la Biélorussie vers la Russie, ce sont des produits alimentaires, le plus souvent périssables. Et ce n’est encore rien, il ne s’agit que de files d’attentes.

Si la Biélorussie extrade certains des citoyens russes arrêtés vers l’Ukraine, alors Minsk pourrait goûter à la même soupe que la Turquie après qu’elle a abattu un avion militaire russe en 2015. Les sanctions économiques imposées par la Russie à Istanbul ont coûté plus de 10 milliards de dollars de pertes économiques à la Turquie. De quoi calmer Erdogan et le pousser à s’excuser pour l’avion abattu afin d’empêcher une catastrophe économique totale !

La Biélorussie est-elle réellement prête à perdre 12 milliards de dollars d’exportations annuelles vers la Russie, mais aussi le fait que Moscou accepte régulièrement de repousser le remboursement des dettes de Minsk ?

Dans son interview accordée à Gordon, Loukachenko se plaint des relations avec son voisin, disant que la Russie étrangle la Biélorussie et que c’est une erreur de la part de Moscou d’avoir de telles relations avec Minsk. Mais en réalité ce dont il se plaint c’est de ne pas se faire entretenir aux frais de la princesse ! S’il veut voir ce qu’est un réel étranglement économique de son pays, il lui suffit d’aller jusqu’au bout de sa démarche stupide.

En voyant Loukachenko faire monter les enchères avec son ultimatum concernant l’envoi des procureurs généraux russe et ukrainien, on a la sensation que le Président biélorusse cherche à obtenir l’attention de son homologue russe. Or depuis le début de cette crise, Vladimir Poutine reste d’un calme olympien et n’a pas contacté Loukachenko pour régler le problème, ce qui montre bien que l’amitié dont ce dernier se targue avec le Président russe n’existe que dans sa tête !

Si leur relation était ce qu’il clame, il aurait immédiatement contacté Vladimir Poutine dès le début de l’incident pour régler ça en privé. Au lieu de cela, Loukachenko a lui-même organisé la dramatisation et l’hystérisation de cette histoire pour des visées électorales sordides.

Résultat la Russie a pris ses distances avec le chaos qui règne en Biélorussie, et refusé d’envoyer ses observateurs surveiller l’élection présidentielle.

Et à vouloir jouer sur les deux tableaux (russe et occidental), Loukachenko pourrait bien perdre le soutien des deux partis ! À tenter de s’asseoir le cul entre deux chaises on finit souvent par terre. Le Président biélorusse semble avoir oublié qu’on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière et son sourire avec.

Même s’il gagne cette élection, cette dernière est entachée de tellement d’irrégularités et de violations que Loukachenko n’aura aucune légitimité. Pire, en voulant manger à tous les râteliers, le Président biélorusse pourrait bien avoir scié la branche sur laquelle il est assis.

Et en s’aliénant la Russie, il vient de se fermer la seule porte de sortie qu’il avait en cas d’échec aux élections, ou de renversement ultérieur. Car l’Occident n’accueillera pas « le dernier dictateur d’Europe » s’il tombe de son piédestal, et contrairement à Ianoukovitch qui avait ménagé de bonnes relations avec la Russie, il ne pourra pas non plus compter sur cette deuxième option.

Contrairement à certains analystes je n’exclus pas que Loukachenko puisse aller jusqu’au bout de sa démarche stupide et extrader certains des citoyens russes arrêtés à l’Ukraine. Car la Russie ne rentrera pas dans son jeu de chantage. Moscou ne négocie pas avec les terroristes et les preneurs d’otages. Un autre fait que Loukachenko a oublié.

Et au vu de l’instabilité manifeste du Président biélorusse (il suffit de lire ses déclarations des derniers jours qui se contredisent les unes les autres), il ne faut exclure aucun scénario sous prétexte qu’il est totalement suicidaire pour un pays. L’Ukraine a prouvé en 2014 qu’il y a des hommes politiques assez fous pour se lancer dans de tels plans débiles.

Si Loukachenko va jusqu’au bout de cette démarche mortifère et qu’il est réélu, alors que Dieu vienne en aide au peuple biélorusse. Pour l’instant la Russie attend patiemment le résultat des élections en Biélorussie, et de voir si Loukachenko ira jusqu’au bout de sa démarche folle. Ce n’est qu’une fois que la situation sera claire que Moscou réagira, et que l’on pourra mesurer à quel point la Biélorussie souffrira ou non de l’attitude lamentable de son Président.

Christelle Néant

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8 réactions à cet article    


  • leypanou 7 août 13:00

    Merci Christelle pour cet article très instructif : je commençais à me poser des questions sur ce que veut vraiment Lukaschenko, et là, çà s’éclaircit vraiment.

    A mon humble avis, Lukaschenko est en très mauvaise posture car j’ai lu ici ou là que Washington, depuis longtemps déjà, voulait sa peau avec la fameuse « dernière dictature » -répétée ad nauseam par les journalistes- .

    Les exemples d’Yanoukovitch et d’Erdogan ne lui ont pas suffi apparemment.


    • Christelle Néant Christelle Néant 7 août 14:08

      @leypanou
      De nouvelles infos sont sorties et ensuite Poutine l’a appelé. Je vais faire une deuxième analyse sur base de ces dernières infos.


    • La Hyr La Hyr 7 août 18:55

      A propos de ….des relations Russo-Biélo….


      News-front écrit le 23.03.2020 que Loukachenko a soutenu ses troupes pour lutter contre les provocations de l’OTAN….

      Et d’expliquer….en regard des manœuvres « Trident Juncture ».de l’OTAN...

      « L’armée biélorusse a pris sa position de départ dans le cadre de manœuvres à grande échelle, qui sont devenues une réponse urgente aux manœuvres provocatrices de l’Alliance de l’Atlantique Nord aux frontières de la République... »

      « Comme l’a rapporté News Front plus tôt, l’armée biélorusse a organisé des exercices conjoints avec les militaires du Royaume-Uni…. »

      D’un côté Loukachenko manœuvre à ses frontières Ouest, publicitant des manœuvres anti-provocations face aux déploiement de l’Otan...

      De l’autre côté,il flirte avec l’armée de sa Majesté….dite...la belle « angloise »….

      affirmant une liaison future plausible...

      « la communauté d’experts n’a pas exclu que l’armée britannique puisse également recueillir des informations sur l’état de préparation au combat des soldats biélorusses…. »


      https://fr.news-front.info/2020/03/23/loukachenko-a-soutenu-les-troupes-pour-lutter-contre-les-provocations-de-lotan/


       la nuit du 29 juillet, la Biélorussie a annoncé avoir arrêté 33 citoyens de la fédération de Russie

      pour se prémunir d’un hypothétique  « Maïdan à la russe ».

      Ce la ressemble à l’étrange affaire « Skripal » pilotée par les « anglois » d’un agent double Russe à la retraite en Angleterre qui aurait subi une tentative d’empoissonnement par la Russie.

      Pour Loukachenko la belle ...« angloise » est présente sur le terrain, et sa collecte d’informations sur l’état de préparation des soldats biélorusses l’autorise à des travaux pratiques non pas pour suspicion d’empoissonnement mais sur un hypothétique « maîdan à la russe. ».

      Le grand échiquier ou le billard à 3 bandes...Angleterre, Biélorussie...Ukraine….la véritable histoire du loup et des 3 petits cochons…..ce conte anonyme du folklore anglo-saxon( encore eux) reprit par les studios Disney en 1933.


      Merci Christelle pour ces informations précises sur cette région stratégique.




      • Christelle Néant Christelle Néant 8 août 01:11

        @La Hyr
        De rien. Sachant que le SBU a été formé entre autre par les Anglais ce que je dis ici ne vous étonnera pas http://www.donbass-insider.com/fr/2020/08/07/implication-du-sbu-dans-lincident-en-bielorussie-poutine-offre-une-porte-de-sortie-a-loukachenko/


      • Guy19550 Guy19550 8 août 05:13

        @Christelle Néant
        Je viens de lire et c’est effectivement une pièce manquante du puzzle...


      • DantonQ DantonQ 7 août 22:53

        « Mais en réalité ce dont il se plaint c’est de ne pas se faire entretenir aux frais de la princesse !  »

        Loukachenko est un vieux Stal, nostalgique de l’URSS, il n’a pas compris que le monde avait changé depuis la fin de l’URSS. Il se comporte toujours comme du temps où la Biélorussie faisait partie de l’URSS et attendait tout de Moscou ! La Russie est devenu un pays capitaliste, pour ne pas dire libéral, comme la Chine. Là Biélorussie, elle est restée bloquée au XXème siècle...


        • Guy19550 Guy19550 8 août 03:41

          La vue des choses par Christelle est intéressante. J’en ai une autre, et je n’ai pas encore terminé l’analyse car les news se suivent avec à chaque fois quelques faits ou propos tenus un peu nouveau.

          C’est vrai qu’il donne l’impression d’être une girouette, mais comme il y a des élections à venir, ces élections peuvent être la cause des propos tenus. 

          Son attitude ressemble assez fort à celle de Yanu en Ukraine et je suis assez d’accord avec Christelle pour ce qui est de fricotter avec les parties. 

          Faut pas oublier que dans le passé récent, l’homme a eu des entretiens avec un envoyé américain que Trump a balancé par la suite et que le calme était revenu avec la Russie. Faut pas oublier non plus que le personnage n’a pas hésité non plus de dire qu’en fait il est d’accord avec l’arrivée des cowboys dans les dialogues de Minsk. Pour rappel il a dit « in any format » ce qui est très clair. Faut pas oublier non plus qu’une des premières choses à avoir été dite par la Russie a été de voir s’il ne s’agissait pas d’une provocation. Et enfin, en debut de la nuit dernière, il a écarté la possibilité d’une extradition, dumoins en un premier temps.

          Cela fait beaucoup pour un seul homme et je voudrais en savoir plus, notamment sur la provocation car cela correspond aux habitudes de l’Ukraine et les cowboys aiment bien cela aussi. Alors, moi j’attend que les élections soient derrière le dos et je collectionne les infos disponibles. Un autre élement que je crois être important est que le personnage cherche des sous, il espère avoir des cadeau de la Russie et je suppose que si cela ne vient pas, il va en demander aux occidentaux. Les russes se rebiddent et prennent déjà des mesures en prévoyant du pire à venir selon ce que Christelle met dans son article.


          • Guy19550 Guy19550 8 août 05:22

            Je n’ai trouvé aucune traces des boches et des collabos, cela semble se limiter à l’Ukraine et les cowboys. M’enfin, je n’ai rien contre à ce que les boches et les collabos se joignent à la partie car plus on est nombreux, plus on peut en rire. C’est pas de baffes qui se perdent, mais des missiles !

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